person:olivier besancenot

  • Mais où est donc passée l’extrême gauche ? - Altermonde-sans-frontières
    http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article40323

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    Mais où est donc passée l’extrême gauche ?*
    jeudi 31 janvier 2019
    par Patrick Mignard

    Il s’agit ici, au travers de l’attitude, d’une partie du champ de la pensée politique (l’extrême gauche), de comprendre comment le Mouvement social actuel contribue à remettre, de fait, à plat toutes les stratégies de changement social.

    L’absence des groupes d’extrême gauche (le NPA, mais aussi LO qui a d’ailleurs pratiquement disparue) dans le conflit actuel, et leur silence assourdissant doit nous interroger sur ce qu’il y a de nouveau dans cette révolte populaire. En effet, jusqu’à présent, tout mouvement social, même si c’était à la marge, voyait s’exprimer en termes tactiques, mais aussi stratégiques ces groupes aux « analyses carrées » et aux « stratégies depuis longtemps théorisées ». Leur silence interroge ! Aujourd’hui, si l’analyse générale des contradictions inhérentes au système dominant sont toujours les mêmes, et justes (voir les entretiens avec Olivier Besancenot) leurs expressions stratégiques en terme de changement sont inexistantes. Pourquoi ?

    Pourquoi un mouvement de révolte populaire tel que celui-là ne trouve aucun écho en terme de mobilisation chez ces organisations qui ont pourtant fait de leur théorie du changement un élément essentiel de leur discours ? Parce que, c’est une hypothèse, la sociologie de celles et ceux qui se mobilisent, de même que leur rapport aux institutions existantes (partis politiques et syndicats) ne correspond pas/plus au schéma habituel. Si le mécontentement général était présent au cœur des analyses politiques de l’extrême gauche, elle ne s’attendait pas qualitativement et quantitativement à un tel mouvement.

    Qualitativement, par sa composition sociale (ouvriers, employés, chômeurs, retraités, jeunes, vieux, hommes, femmes…), bref, une hétérogénéité qui tranche avec les conflits classiques, d’origine sectorielle, échappant à la traditionnelle analyse fondée sur l’ « origine de classe » et un secteur particulier en lutte, privilégiant le salariat industriel concentré en grandes unités (les bastions ouvriers). Quantitativement par la généralisation rapide et massive au travers du territoire. Un autre facteur a « déboussolé » l’extrême gauche, c’est la « revendication d’apolitisme » des révoltés, leur refus d’organisation, de leaders… Le drapeau rouge ne s’est, sur les ronds point, jamais substitué au drapeau tricolore, de même que l’Internationale n’a jamais remplacé la Marseillaise. Tout cela a de quoi désorienter un militant révolutionnaire de la « vieille école ». Bref, on pourrait dire une révolte « hors norme » au regard des modèles classiques de mobilisation sociale.

    L’extrême gauche est restée sur le modèle classique issu du 19ème siècle, et qui finalement n’a jamais marché, celui de « La classe ouvrière qui se paupérise, se révolte, renverse le système capitaliste en s’emparant de l’outil de production et instaure une société sans classes ». L’achat, par les possédants, de la « paix sociale » durant la période faste, suivi de l’ « atomisation » de la classe ouvrière par la robotisation et la mondialisation a fait perdre à celle-ci le rôle déterminant qui devait être le sien dans le changement social. Il n’y a pratiquement plus, en France de « bastions ouvriers » au sens où le modèle classique le définissait. Le processus de paupérisation massive d’une partie de plus en plus importante de la population s’est poursuivi… l’explosion sociale inévitable s’est produite suivant un scénario imprévu, atypique.

    Que les partis électoralistes, de l’extrême droite à la gauche aillent à la « pêche à la ligne » à l’électeur, dans le mouvement de contestation, n’a rien de surprenant, c’est d’un classique affligeant. Mais que l’extrême gauche reste muette, interroge. L’interrogation, et là est le point essentiel, porte sur l’obsolescence de fait d’un modèle stratégique que le mouvement révolutionnaire traîne depuis le 19ème siècle, et qui n’a jamais fait ses preuves. Le problème, c’est que l’extrême gauche n’a plus de stratégie à proposer… et en proposer une, est encore un tabou, voire vécu comme une trahison au regard de l’Histoire.

    Le drame politique et social actuel, et qui dépasse évidemment largement l’extrême gauche qui n’est qu’un révélateur, c’est qu’il n’y a pas une pensée collective stratégique offrant une issue positive à la crise, à la mobilisation. L’énergie est présente, mais ne sait pas vers quoi s’orienter. La phobie des organisations politiques et syndicales – au demeurant compréhensible – qui fige l’action des acteurs du mouvement, stérilise aussi leurs perspectives stratégiques. Ils errent dans des actions spontanées, sans but précis, sans méthode de lutte contre leurs adversaires (le Pouvoir et ses alliés) et sans projet d’avenir pour changer la société.

    Refusant de se constituer en « intellectuel collectif » pour penser leur action, ils mènent le mouvement à sa désagrégation et à sa perte. Tiraillés par les forces hostiles (les partis qui les infiltrent), les ambitions personnelles (listes pour les élections), la stagnation de l’action, la fatigue et la répression… le mouvement ne peut que s’éteindre. On dira alors, avec un brin d’amertume… TOUT ÇA POUR ÇA ?

    (Illustration : Gilets jaunes réunis Place de la Bourse à Bordeaux samedi dernier)

    Patrick MIGNARD
    Toulouse - janvier 2019


  • « Gilets jaunes « : Besancenot se joint à l’appel à une « grève générale illimitée » le 5 février
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/23/gilets-jaunes-besancenot-se-joint-a-l-appel-a-une-greve-generale-illimitee-l

    M. Besancenot propose, en outre, que « l’ensemble des responsables politiques de gauche » se retrouvent « dans une grande rencontre unitaire lundi pour soutenir la grève générale du 5 et lutter ensemble contre la répression ». Il a notamment invité « Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin, Benoît Hamon, [Fabien] Roussel, Nathalie Arthaud, les Verts, la gauche syndicale ».


  • « Affaire de Bure » : Dénonçons le scandale d’Etat et mettons fin aux contrôles judiciaires
    https://www.bastamag.net/Affaire-de-Bure-Denoncons-le-scandale-d-Etat-et-mettons-fin-aux-controles

    Dénonçant l’enquête pour « association de malfaiteurs » à Bure comme un « scandale d’État », plus de 100 personnalités, parmi lesquelles Marie-Monique Robin, Jean-Luc Mélenchon, Émilie Hache, Eduardo Viveiros de Castro, Isabelle Stengers, Ludivine Bantigny, Olivier Besancenot ou José Bové appellent à mettre fin aux contrôles judiciaires qui ciblent les personnes mises en examen, à la veille d’une audience en Cour de cassation le 28 novembre. Jeudi 15 novembre, l’ampleur monumentale de l’enquête pour « (...)

    #Débattre

    / #Justice, #Nucléaire


  • [Rap] Olivier Besancenot - Diviser pour mieux régner (feat. Jo)
    https://www.youtube.com/watch?v=k6yeig34Y38

    Le premier acte de ce nouveau gouvernement, exécuté le jour même du remaniement, est un signal donné à toutes celles et ceux qui lui résistent. À l’évidence, en Macronie, mieux vaut être dans la cour de Jupiter que dans son opposition politique et sociale.

    https://npa2009.org/communique/perquisitions-le-deux-poids-deux-mesures-sauce-macron

    • Les paroles :

      Diviser pour mieux régner (#Olivier_Besancenot et Jo, 2018)
      https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-olivier-besancenot/paroles-divier-pour-mieux-regner.html

      [Olivier Besancenot]
      Les uns contre les autres ils nous dressent
      Nous stigmatisent nous oppressent
      En victimes ils voudraient que l’on pose
      S’attaquer aux effets jamais on cause
      Pouvoir non partagé
      Richesses non partagées
      8 milliardaires au sommet
      3 milliards et demi se font spolier

      Financiers n’est pas cagoulés
      Sponsors officiels de l’Élysée
      Place les pions sur l’échiquier
      Dans les media beaucoup de chiqué
      Dans vos ??? des manettes de billets
      Dans nos quartiers le mal-être par milliers
      On ne sait même plus à qui se fier
      En vrai pour Macron t’es qu’une planche à billets

      Et tu voudrais qu’on reste tranquille
      Après tout ça
      Qu’on ne mente pas, ne vole pas, ne triche pas
      Après tout ça
      Tu voudrais qu’on reste docile
      Après tout ça , tout ça
      Le carnage de tes lois

      Diviser c’est la technique pour mieux régner
      Diviser

      [Coluche]
      On est vachement balèze, pas tout mais y’a des trucs on est vachement balèze, y’ des trucs.. Ah si ! En politique on est vachement balèze, surtout en politique française. On est parmi les plus balèzes du monde.

      [Ous-D-Ous]
      On vit au quartier avec toutes les communautés.
      Mais être stigmatisés, c’est c’qu’on m’a écopé (?)
      Dans leur François t’es Charlie ou t’es dans l’néant

      [Ous-D-Ous]
      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple il sera temps d’virer ces rois
      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      Le pouvoir au peuple on fera respecter nos droits

      [Ous-D-Ous]

      Si on traficotte c’est pour faire le plein d’blé
      Mener la grande vie squatter dans les soirées huppées
      A l’instar des flambeurs sur la Côte d’Azur
       ??? dans l’rouge car on a grandi à la dur
      Déboires, c’est là d’ssus qu’on a battu
      Pour nos mère la haute couture s’arrête aux rayons de Tati
      Archi d’accord qu’on doit monter en grade
      Mais j’s’rai pas c’porc de service de service qui pousse ses frères à la noyade
      Le panorama c’est pas l’Panama ou Singap’

      Et c’est pas des lingots d’or que cache le fond du sac
      Des mômes dans un système qui tourne pas rond
      Aucune loyauté c’est normal que le peuple soir marron
      Les manuels de l’ENA vous apprennent les bonnes moeurs
      Donneurs de l’çons pour les magouilles vous êtes les first
      Hé p’tit choisis bien tes amis dans la cour
      Squatte le premier rang et tu seras une Betancourt

      [Ous-D-Ous]
      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple il sera temps d’virer ces rois

      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple on fera respecter nos droits

      On vous enverrait tous au trou
      Dans nos rêves les plus fous
      C’est du matraquage fiscal, pas d’phobie qu’on crève nous
      Tôt l’matin on souffre pour l’économie
      Alors bafouer nos droits pour certains c’est une belle connerie
      Ni larme ni compassion on a la tête sous l’eau
      Et c’est pas un discours bobo qui nous fera sortir du flot
      C’est si facile de jacter dans sa villa cozy
      Vous détestez les pauvres, aimez qu’les riches, les stars aussi
      Ni taulards ni cancres on veut voir nos gosses finir en haut
      Enfants du monde, pas d’histoire de race pour nos marmots
      Radine parfois est la vie, c’est pas Disnyland
      Laissez tomber si vous êtes mous comme un fromage d’Hollande
      En froid avec le peuple arrive bientôt le tourbillon
      Même si faire tout beau tout neuf à priori c’est l’bon filon
      En soit racistes au fond d’leur âme alors ils veulent qu’on s’casse
      Les Roms, les musulmans c’est bizarre toujours la même valse

      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple il sera temps d’virer ces rois

      2017 on prend les mêmes et on r’commence
      2017 politiciens dans l’opulence
      2017 on fera entendre nos voix
      Le pouvoir au peuple on fera respecter nos droits

      [Olivier Besancenot]
      Hé ouais 2017 on prend les mêmes et on r’commence
      Ecoute les parler tu verras l’visage de la finance
      Il est grand temps qu’on prenne nos propres affaires en main
      Qu’on se laisse plus représenter par ces politiciens
      Qui parlent en notre nom alors qu’ils ne connaissent pas nos vies
      Leurs promesses sont bidon et l’atmosphère devient pourrie
      Ils ne doutent de rien pourtant rien n’se passera comme prévu
      Car le système nous saigne pour des rebuts et corrompus
      C’est pas vraiment d’chef ou d’leader dont on est orphelin
      Simplement d’la conscience qu’on peut écrire notre destin

      #Musique #Musique_et_politique #Rap #France


  • Olivier Besancenot : « #Gauche et #migrants, parlons clairement ! »
    https://www.nouvelobs.com/des-idees-et-des-actes/20181012.OBS3851/olivier-besancenot-gauche-et-migrants-parlons-clairement.html

    A ceux qui accusent les partisans de la liberté de circulation et d’installation – dont je suis – de faire trop de bruit sur ce sujet depuis la rentrée au point de participer à ne faire des prochaines élections européennes qu’un référendum sur l’immigration – « jouant ainsi le jeu » du FN – en reléguant les questions sociales eu second plan, je voudrais dire fraternellement deux choses. Qui, dans les rangs de la gauche, a décidé de donner de la visibilité à cette question ? Ceux qui ont sciemment décidé de donner le change en modulant leurs discours, en bazardant les répertoires idéologiques et en brouillant les positionnements politiques en la matière ? La toute récente organisation de Madame Wagenknecht en Allemagne, qui dit vouloir en finir avec « la bonne conscience de la gauche sur la culture de l’accueil » ? Djordje Kuzmanovic, ex-conseiller de Jean-Luc Mélenchon, qui propose d’"assécher les flux migratoires" ? Ou bien les initiateurs du « Manifeste pour l’accueil des migrants » promu par « Regards », Mediapart et « Politis », manifeste qui n’a fait que coucher sur le papier le rappel basique de ce qui constituait il y a encore peu le patrimoine génétique prédéterminant de notre ADN commun ?

    De cette boîte de Pandore ne pouvaient sortir que des maux. Et si nos réactions vous paraissent prévisibles, dites-vous bien que les vôtres étaient bien plus attendues encore par les tenants de l’ordre établi, voire inespérées pour ceux que l’on trouve le plus à droite sur l’échiquier politique… Mettons-nous donc d’accord définitivement pour dire qu’il ne s’agit pas d’évoluer dans une cour de récréation, en cherchant à savoir qui a commencé, car l’enjeu est trop important.


  • Vers une civilisation de la gratuité Observatoire international pour la gratuité - Septembre 2018
    http://appelgratuite.canalblog.com/archives/2018/09/21/36722740.html

    Alors que le vieux monde de la marchandisation systématique s’achève, expliquent les auteurs de cette tribune, il est temps de faire place à une nouvelle civilisation, celle de la gratuité économiquement, socialement, écologiquement et politiquement construite.

    L’Observatoire international de la gratuité (OIG) lance une mobilisation continue pour mettre la question de la gratuité du service public au cœur des prochaines élections municipales et de la reconstruction d’un projet global d’émancipation.

    Cette mobilisation se fait en trois temps forts : la publication début septembre du livre-manifeste #Gratuité vs #Capitalisme, signé par Paul Ariès au nom de l’OIG (éditions Larousse), le lancement d’un appel national le 1er octobre et l’organisation d’un forum national le samedi 5 janvier 2019 à Lyon.

    Vous pouvez signer cet appel en suivant ce lien : http://appelgratuite.canalblog.com/archives/2018/09/21/36722740.html

    Le vieux monde s’achève et ne peut prolonger artificiellement son existence qu’en sacrifiant le climat, les écosystèmes, les communs et plus d’un milliard d’êtres humains. Ce vieux monde crève de la marchandisation systématique de tout ce qui peut l’être. Il ne s’agit pas seulement d’un changement de politiques ni même de société mais de civilisation. Un autre monde existe déjà autour des expériences de gratuité qui se développent mondialement.

    Nous parlons bien sûr d’une gratuité construite, économiquement construite, mais aussi socialement, écologiquement, anthropologiquement et bien sûr politiquement construite. Le livre-manifeste Gratuité vs Capitalisme, signé par l’Observatoire international de la gratuité, rend compte de toutes les formes de gratuité existantes et à développer dans une perspective d’égalité sociale, de préservation du climat et des écosystèmes et de démocratie réelle. Comme nous y invitait le poète Rimbaud, il y a urgence à redevenir des voyants et à prendre conscience que des milliers d’ilots de la gratuité peuvent devenir demain des archipels et après-demain de véritables continents.

    Nous, toutes et tous, amoureux et amoureuses de la gratuité de l’#eau et de l’#énergie élémentaires, des #transports en commun urbains et des TER, de la restauration scolaire, des services culturels et funéraires, etc., nous clamons que l’heure est venue d’en finir avec une gratuité d’accompagnement du système, la gratuité pour les seuls naufragés, une gratuité qui ne va jamais sans condescendance ni flicage, pour passer à une véritable gratuité d’émancipation qui commence non seulement à démarchandiser, à démonétariser, mais aussi à sortir d’une conception individualiste des besoins. La gratuité est un chemin qui conduit à une société des usagers davantage maîtres de leurs usages.

    Nous voulons la gratuité du bon #usage face au renchérissement du mésusage. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et pour remplir sa piscine privée ? Ce qui vaut pour l’eau vaut aussi pour l’ensemble des communs.

    Nous voulons que la gratuité soit la condition pour repenser le contenu social, écologique, démocratique du #service_public dans le but d’en finir avec le capitalisme et son monde.

    Au moment où les débats fleurissent à propos des prochaines élections municipales, nous vous invitons à faire de la défense et de la promotion de la sphère de la gratuité un enjeu essentiel des prochains scrutins, nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à partager les fruits des mille et une formes de gratuité et à coopérer pour faire pousser cette belle idée.

    http://appelgratuite.canalblog.com

    Les initiateurs de l’appel

    Paul Ariès (Observatoire international de la gratuité, OIG, rédacteur en chef de la revue Les Zindigné.e.s), Gabriel Amard (Co-président d’une association nationale de soutien à la gestion citoyenne et publique de l’Eau. Orateur national de la France insoumise), Danielle Simonnet (coordinatrice du PG, conseillère municipale de Paris), Eric Coquerel (coordinateur du PG, député France Insoumise), Viktor Dedaj (administrateur du site Le Grand Soir), Pierre Zarka (Observatoire des Mouvements sociaux, OMOS, Association des Communistes Unitaires/Ensemble !, ancien député communiste, ancien directeur du journal L’Humanité), Nathalie Perrin-Gilbert (Maire du 1er arrondissement de Lyon, conseillère municipale et métropolitaine de Lyon), Clémentine Autain (Députée FI, Ensemble !), Olivier Besancenot (dirigeant national du NPA), Jean-Michel Drevon, (Institut de recherche de la FSU), Alain Coulombel (secrétaire national adjoint EELV), Thomas Coutrot (économiste, ATTAC-France), Laurence de Cock (coordinatrice générale de la Fondation Copernic), Christophe Aguiton (sociologue, militant syndical et politique), Agnès Sinaï (Président de l’institut Momentum), Aurélie Trouvé (économiste et ingénieure, ATTAC-France), Francine Bavey (Coopérative Ecologie sociale), Myriam Martin (Ensemble !, Conseillère régionale FI d’Occitanie), Magali Giovannangeli (Présidente de la communauté d’agglomération d’Aubagne de 2011 à 2014), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Julien Bayou (EELV, Conseiller régional île de France), Maud Assila (secrétaire national du PG), Claudio Calfuquir, secrétaire national du PG), Laurence Pache (secrétaire nationale du PG), Sarah Legrain (secrétaire nationale du PG), Emilie Marche (conseillère régionale RCES, PG-FI), Jean-Christophe Sellin (secrétaire national du PG et membre du conseil régional d’Occitanie), Benoît Schneckenburger (Philosophe, FI), Mounia Benaili (PG), Corinne Morel-Darleux (Secrétaire national du PG et Conseillère régionale), Leila Chaibi (oratrice nationale de la FI, Co-fondatrice des collectifs jeudi noir et Génération précaire), Julien Poix (PG), Sophie Rauszer (PG), Theophile Malo (PG), Marie Laure Darrigade (PG), Hélène Le Cacheux (secrétaire national du PG), Fabienne Grebert (élue régionale RCES), Andréa Kotarac (Conseiller régional FI), Patrick Le Moal (Fondation Copernic), Noël Mamère (ancien député EELV et ancien Maire de Bègles), Patrick Farbiaz (Coopérative Ecologie sociale), Jean-Francois Pellissier (co porte-parole d’ ENSEMBLE !), Vincent Buard (Porte-parole de la cellule Ensemble ! des français de l’étranger), Serge Latouche (professeur émérite d’économie politique, courant de la décroissance), Germain Sarhy (village Emmaüs Lescar-Pau), Philippe Boursier (Fondation Copernic), Christine Poupin (porte parole du NPA), Denis Vichérat (co-président de la maison d’édition Utopia), Marc Humbert (Professeur émérite d’économie politique, vice-Président de l’association des amis des convivialistes), Pierre-François Grond, Sophie Wahnich (historienne), Jean Gadrey (économiste, ATTAC), Gustave Massiah (économiste, altermondialiste), Roger Martelli (historien, directeur de la revue Regards), Fabrice Flippo, Alain Véronèse, Jean-Louis Sagot-Duvauroux (homme de théâtre, penseur de la gratuité), Jacques Testart, Christian Vélot, Florent Bussy (philosophe et rédacteur les Zindigné.e. s/OIG), Thierry Brugvin (OIG, courant antiproductiviste), Bernard Gensane (administrateur du site Le Grand Soir), Maxime Vivas (administrateur du site Le Grand Soir)

    Les « premiers signataires »

    Ian Brossat (PCF, maire adjoint de Paris), Pierre Laurent (secrétaire national du PCF), André Chassaigne (Président des députés communistes à l’Assemblée nationale), Alain Bruneel (député communiste du Nord), Yvon Quiniou (philosophe), Raymond Zaharia (ATTAC, réseau Semences paysannes), Isabelle Granjon (conseillère municipale et conseillère du 1er arrondissement de Lyon), Elliott Aubin (Adjoint à la maire du 1er arrondissement de Lyon), Laurence Boffet (Conseillère du 1er arrondissement de Lyon), François Geze, Geneviève Azam (économiste, ATTAC-France), , Christine Bergé, Gilbert Rist, Didier Harpagès, Brigitte Giry (EELV), Sandrine Larizza (militante CGT, membre de la coopération intégrale du lyonnais), Tony Ferri, Jean-Pierre Garnier, Laurence Lyonnais, Laurent Paillard (Philosophe, rédacteur les Zindigné.e.s), Yann Fiévet (socio-économiste, rédacteur les Zindigné.e. s), Michel Husson (Economiste), LAURO Silvio (Adhérent à l’April pour la liberté de l’informatique, de l’information pour la coopération), Sylvie Larue (Association des Communistes Unitaires/Ensemble !), Roland Scheer (ACU/Ensemble !), Makam Rafatdjou (ACU/Ensemble !), Pierre Golberg (ACU/Ensemble !), Catherine Bottin-Destrom (ACU/Ensemble !), José Touar (ACU/Ensemble !), Pierre Cours-Salies (ACU/Ensemble !), Luc Quinton (ACU/Ensemble !), Christiane de Dryuer (ACU/Ensemble !), Patrick Daré (ACU/Ensemble !), Michel Mourereau (Observatoire des mouvements sociaux, OMOS), Bénédicte Goussault (OMOS), Benoit Borrits (OMOS), Daniel Vergnaud (OMOS), Josiane Zarka (OMOS), Laure Pascarel (co-Présidente de la maison d’édition Utopia), David Flacher (porte parole du mouvement Utopia), Jean-Pierre Hardy (membre d’Utopia, conseiller municipal d’Auzeville (31)), Franck Pupunat (co-animateur du mouvement Utopia), Jean-Luc Pasquinet (Objecteur de croissance), Enzo Traverso, Cyril CINEUX (Adjoint PCF au maire de Clermont-Ferrand en charge des transports), Martin Rieussec Fournier (cofondateur LJH et Generations Cobayes), Gilles Lemaire, Jean-Pierre Hardy (Conseiller municipal), Gérard Leras (ancien Vice-Président de la région Rhône-Alpes, Vice- Président d’AGTER), Pascal Franchet (président du cadtm France), Bruno Della Sudda (militant altermondialiste et autogestionnaire, membre d’Ensemble !-Nice), Pascal Boissel (psychiatre, Union syndicale de la psychiatrie), Catherine Samary, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac, Jérémie Nestel (fondateur de Libreacces), Patrice Grevet (Économiste, Professeur honoraire à l’université Lille 1), Josef Zisyadis (ancien député national suisse, Président de Slow food Suisse), Catherine Gonnet (OIG), Luc et Christian Terras (revue Golias), Simon Lecomte (OIG), Charlotte Belge (OIG), Michel Guibert (OIG), Maurice Levy (OIG), Camille Lecomte (OIG), Christian Sunt (objecteur de croissance, Décroissance Occitanie), Christian Causse (FI et militant CGT), Eliane Vioennot (linguiste), Benoit Reiss (codirecteur des éditions Cheyne et poète), Pierre Lafond (PCF), Michel Lepesant (Maison commune de la décroissance), Baptiste Mylondo, Chloé Landriot (enseignante, poétesse), Paul Zveguinzoff (psychologue clinicien, formateur et coordinateur de l’association Agir pour sa santé), Jean-Pierre Garnier (sociologue urbain), Jean-Luc Roques (Maître de conférence Université de Perpignan), Christopher Pollmann (Professeur des universités agrégé de droit public), Vincent Lhuillier (Maître de conférence en Economie), Sophie Ozanne (ancienne élue municipale NPA à Louviers), Olivier Tonneau (Enseignant-chercheur à l’université de Cambridge), Christian David (altermondialiste, ATTAC), Roger Winterhalter (Maire honoraire de Lutterbach, ancien conseiller régional et représentant de la Maison de la citoyenneté mondiale), Alain Desjardin, Jacques Bidet (Professeur émérite à l’université de Paris-Nanterre), Alima Boumédienne Thiery (avocate), Didier Epsztajn, Renda Belmallem (étudiante, objectrice de croissance), Willy Gianinazzi, Bernard Duterme (Centre Tricontinental), Abderrahim Afarti (bibliothécaire Paris), Emmanuelle Vibert (journaliste), Eliane Viennot (chercheuse et féministe), Benoit Reuss (éditeur et poète), Jean-Pierre Siméon, Nelly Pégeault, Loiseau Pierre., Antoine Math, chercheur, Janie Arnéguy (Conseillère Municipale Ensemble ! Nîmes), Noémie Moreaux (luthier), Gilbert Guilhem (CGT), Sylvie Colin, Lysianne Cavallo, Alice Grinand (coordonnatrice des communications au Comité de Solidarité/Trois-Rivières), Monique Kaiser, Pascal Taine, Guillaume Tanneux (FI) , Anne Quecy (retraitée EN), Caroline CHATEAUX, Elise Lowy, Olivier Montigny, José Tovar, Martine Auzou (enseignante retraitée), Didier Epsztajn, animateur du blog « entre les lignes entre les mots », Germain Anne (docteur en médecine), Catherine Peltier (Alternatiba et Attac 14), Dominique Bouchery (musicien, France Insoumise), Martin Rieussec-Fournier (co-fondateur #LesJoursHeureux et Générations Cobayes), Serge Seninsky, Jean-Luc FLAVENOT (Assistant de Conservation aux Archives Départementales du Rhône, Élu CGT des personnels du Département du Rhône, Membre du PCF), Stef Vincent, Juliette Bouchery (comédienne et auteure, Insoumise et membre de collectifs citoyens), Danielle Montel, Pierre Fauconnier (retraité, projets opensource et apiculture de loisir), Aurélien Murith, musicien, membre de la Fédération anarchiste, Sylvie Giosa (salariée précaire, membre de la SFEPM et du GMHL, associations pour la protection de l’environnement), Chrysis Caporal, élue à Champigny sur Marne (EELV), Françoise Boireaud (Citoyenne engagée et défenseuse syndicale CGT), Chantal Zamblera (psychologue à la retraite), membre de la France insoumise), Axel Bony (Professeur d’EPS, Militant Snep-FSU 91), Philippe Gastrein (agrégé en SVT, animateur de groupe d’action de la France Insoumise), Christophe Didion Employé de la fonction publique, Adhérent d’associations comme Attac, l’April et Sortir du nucléaire), Amandine Touzeau, Docteure en Biologie, Alain AUMONT, Pierre Goldberg, Hervé Gatignol, animateur bénévole de Lab’idouillerie, ressourcerie autogérée et atelier participatif (vélo, bidouille) de l’association Rien Ne Se Perd, Michèle Kiintz (ACU), Jean Brafman (LFI), Guillaume Dubourg, Brunet Marc (Attac 84), Hubert Nadin - Collectif citoyen du pays de Dieulefit, Monique et Jean-Pierre Jeannin, Claire Hilgers (Belgique), David LEMUHOT (Ingénieur formation), Clémence Dethier, Sylvain BERNARD, Pierre Namur, Jeanine Fradin, Bérangère Toussaint, Héléna Aerts, Michel Barthélémy, Michel G. Dehon (Belgique, Membre mpOC et du CADTM), Pauline Oppé, Jean-Pierre Quayret, Benjamin Roy, Cécile Daude (Maître de Conférences de Grec retraitée), Damien Pennetreau, Rosemarie OSTER-GRELLETY, Robin Pringels, Danielle Montel (OMOS, ACU, Technicienne pharmacologue Retraitée de SANOFI), Brigitte Bonnefille, Eric Soriano, Robin Gérard, Daniel Vergnaud, technicien, OMOS, Maxence GALLICE, Bruno THIERY, Pierre Sarramagnan-Souchier, Gérard Bertre (FI), Tereza Estarque (Institute d’ Étude de la Complexité), Bruno Cadez (Militant communiste), Jean-Jacques Pascal (Utopia), Jean Pires, Christian Demey, Anne Querrien, JP Denotte, Antoine De Santis (retraité), Damienne Derreumaux, DarrietLionel, Patrick flambard, Vincent Bruyère, Brun Ludovic, Marcel Lopez, Eric Goujot, Christophe BLANCKAERT, Liliane Guillerm , Franck Barske (anarchiste, décroissant, délégué syndical CGT),Valérie Carlenc, Gilles Guiniot, Jocelyne Prudhon, Joaquin Valdivielso (Université de les îles Baléares, Majorque, Spain), Jean-Michel Cléricali, Karinne Grennier, Michel Peyrache, Eole Bonneault, Jocelyne Guillochet, Simon Olivieri ( ingénieur commercial / Norvège), Fanny Dulin, Agnès Ricciardi, Maxime Malecki, Jean-Pierre Cattelain, Dominique Liot (Ex Robin des bois de l’énergie, Ex Monteur eRDF à la retraite ), Bertrand Dubard de Gaillarbois, Angela Bovo, Marco Candore, Cédric Azière, François Roux (FI Briançon), Chantal Behar, Odile VEILLERETTE, Claudie BLANC URBITA, Marie Pichevin, Pascal Bonnefond ( chercheur), Bernard Lombardo, Hafid El Mehdaoui, Patrice Moingeon, Jean-Pierre Gay (retraité - France Insoumise), Jean Lafont (Membre du Comité exécutif de Mouvement Ecolo), Lucile DAUMAS (Retraitée), Isabelle Catalan, Yves Jean, Nicole ROGER (Militante associative), Jean Paul VANHOOVE, François Bonnes, Etienne Adam syndicaliste militant des droits de l’homme Caen, Jean Rouveyrol, Alain steinberg, Bernard Clément, Marie-Line Clément, Anne Lamouille, Xavier Sengelen, Pierre-Yves Chatagnier, Catherine Peltier (retraitée, militante associative), Régine Pactat, Mohand ACHERAR (écologue et millitant altermondialiste), Philippe Bayer, Gwenhaël Blorville (docteur en sociologie et rédacteur en chef de La Gazette de Gouzy), Agnès Bonnaud , Valérie Dessey, Didier COUPEAU, Marie-Christine Callet, Jean-Michel Masson, Louis Moreau de Bellaing (membre du MAUSS), Laurent Eyraud-Chaume, comédien, Benoît de Cornulier, Caroline Guibet Lafaye (CNRS – Centre Émile Durkheim), Richard Larmenier, Pascal PAQUIN (Militant associatif), Bernard Clément (Mouvement politique Ensemble ! 52), François Caussarieu (mouvement ENSEMBLE ! ), Monique Demare, Vincent Buard, Claude Layalle, Daniel Lessard, Denys Piningre (Cinéaste documentariste)

    Repris par, entres autres :
    https://reporterre.net/La-gratuite-porte-de-sortie-du-capitalisme
    https://www.legrandsoir.info/vers-une-civilisation-de-la-gratuite-33870.html


  • A propos de la gauche anti-migrant
    https://melenchon.fr/2018/09/17/cest-tant-cest-trop

    Par exemple, nous ne sommes pas d’accord pour que l’immigration soit le débat central de la prochaine élection comme l’a proclamé Brossat au nom du PCF. Ce serait servir la soupe à Macron et Le Pen. Et nous ne sommes pas d’accord pour renoncer à traiter les causes de l’immigration comme l’affirme Brossat contre Quatennens au nom du devoir d’accueil inconditionnel de son grand père juif fuyant les nazis. Nous ne sommes pas d’accord pour taire le fait que le patronat utilise la main d’œuvre sans-papier pour la maltraiter et la sous-payer dans le but de se procurer de la main d’œuvre peu chère et de peser sur le salariat organisé. En le disant, cela ne signifie ni que nous rendons les migrants responsables des bas salaires ni du chômage comme nous en accusent calomnieusement Besancenot, Hamon, Brossat.

    Nous avons prévu de créer un statut de réfugié économique pour répondre au problème que posent les personnes dans cette situation sans sombrer ni dans l’expulsion générale ni dans le refus du contrôle. Nous nous prononçons pour la régularisation des travailleurs sans-papier et le même contrat de travail pour tous en opposition au statut de travailleur détaché. Nous ne sommes pas pour le droit de libre installation. En effet nous défendons la réalité des frontières parce que nous en avons besoin par ailleurs pour appliquer notre programme et faire du protectionnisme solidaire, de la relocalisation, de l’impôt universel, du contrôle des marchandises et de la douane. C’est une position de raison que la nôtre. Nous pensons qu’elle mérite d’être discutée en tant que telle et non disqualifiée par l’injure.

    Titre de moi, afin de relier ces propos de JLM aux débats qui ont eu lieu récemment à ce sujet.


  • « Macron veut démanteler notre modèle social et il le paiera un jour ! » selon Olivier Besancenot (Boursorama)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15057-macron-veut-demanteler-notre-modele-social-et-il-le-paiera-un-jour-

    Proposition de Valérie Pécresse d’augmenter le smic, privatisations, réforme de l’assurance-chômage, réduction du temps de travail... Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, revient sur l’actualité économique ainsi que sur son dernier ouvrage "La journée de travail et le règne de la liberté" aux éditions Fayard. Il était l’invité d’Ecorama le vendredi 22 juin 2018.

    La journée de travail et le règne de la liberté O. Bensancenot (Fayard)

    Source : Boursorama.com

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Un rapport fustige le montant des dividendes des entreprises du CAC 40...

    Crashdebug.fr : Plus d’un salarié sur deux en situation de « fragilité » professionnelle ou personnelle

    Crashdebug.fr : Alcool, cannabis, cocaïne… la prise de substances pour tenir au travail (...)


  • « Mai 68 n’a pas duré qu’un mois »
    Mediapart - 17 juin 2018 Par Olivier Besancenot, Sara Brücker, Florence Johsua et Tancrède Ramonet
    https://www.mediapart.fr/studio/documentaires/france/mai-68-n-pas-dure-qu-un-mois

    Dix actrices et acteurs de 68 reviennent sur ces événements qui ont changé leur vie. Par-delà la diversité des choix politiques et des parcours, ces femmes et ces hommes ont en commun de ne pas avoir renoncé à changer radicalement le monde. Aux antipodes des commémorations qui mettent à l’honneur anciens militants repentis et nouveaux convertis au libéralisme, la série aborde cette histoire pas si lointaine comme une occasion de rappeler les raisons – qui n’ont jamais été aussi actuelles – de se révolter. Elle permet aussi de confronter ces témoignages au regard des générations suivantes auxquelles appartiennent ses quatre initiateurs et auteurs, avec une diversité de parcours et une pluralité d’engagements.

    Mai 68 n’a pas duré qu’un mois - Charles Piaget
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=RRLqh-eiK3g


  • Samedi, c’est marée haute !
    https://la-bas.org/5101

    Un reportage de Dillah Teibi et Jonathan Duong avec Danielle Simonnet, conseillère de Paris (France Insoumise), Éric Beynel (porte-parole de l’union syndicale Solidaires), Laurence De Cock (coordinatrice générale de la Fondation Copernic), Olivier Besancenot (Nouveau Parti Anticapitaliste), Catherine Perret (secrétaire confédérale de la Confédération Générale du Travail), Annick Coupé (secrétaire générale d’Attac France), Benjamin Lucas (Génération·s), Nathalie Arthaud (porte-parole de Lutte Ouvrière).Continuer la lecture…

    #Vidéo #Luttes


  • #asile, #SNCF, université, #ZAD : treize voix de la mobilisation contre « Macron et son monde »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110418/asile-sncf-universite-zad-treize-voix-de-la-mobilisation-contre-macron-et-

    © Mediapart Mediapart Live fait le tour d’horizon des mobilisations en cours contre les politiques gouvernementales. #immigration, transports, enseignement supérieur, écologie… de nombreux invités, dont Olivier Besancenot et la députée LREM Delphine Bagarry, expliquent pourquoi et comment ils se mettent en mouvement.

    #France #Cheminots #Ecologie #Emmanuel_Macron #Gérard_Collomb #Notre-Dame-des-Landes #Parcoursup #Université


  • SNCF : à gauche, le « tous ensemble » prend forme
    https://www.politis.fr/articles/2018/03/sncf-a-gauche-le-tous-ensemble-prend-forme-38612

    C’est la deuxième conférence de presse unitaire en moins de dix jours. Ce matin, tout ce que la gauche compte de petits et de grands partis s’est retrouvée au centre de tri postal de la gare de Lyon. Dans la cour carré, lieu hautement symbolique – c’est là où sont d’ordinaire organisées les assemblées générales des cheminots –, douze représentants de douze organisations politiques (dont la France insoumise, Génération.s, le PCF, EELV, le NPA, Ensemble !, Alternative libertaire...) ont pris la parole tour à tour.

    C’est un syndicaliste de Sud-Rail qui a accueilli ce « club des 12 », le syndicat étant le seul officiellement représenté. Si quelques CGTistes étaient dans le « public » composé essentiellement de journalistes, la direction de la CGT avait décidé au dernier moment de bouder la rencontre après que des bisbilles entre centrales sont apparues sur les modalités de la grève – la CGT plaidant pour une grève deux jours sur cinq, Sud pour annoncer d’emblée une grève quotidienne longue.

    Si, à trois jours du début de la grève à la SNCF, ce n’est pas l’amour fou côté syndical, côté politique en revanche, l’heure est à une concorde qu’on n’avait pas vue depuis longtemps. Au micro, Éric Coquerel venu représenter la France insoumise aux côtés de Clémentine Autain, mais aussi de Danielle Simonnet, du Parti de gauche, a fait mine de s’étonner : « Je vois que certains journalistes sont surpris de nous voir tous ensemble ». Puis d’expliquer qu’« à attaque inédite [de l’État social], une réponse inédite » se devait de voir le jour.

    Premier à avoir pris l’initiative de lancer une mobilisation unitaire derrière les cheminots il y a quelques semaines, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, a insisté sur le fait que les cheminots n’étaient pas seuls :

    « Il y a aussi des mobilisations dans la finance publique, à Air France, dans les facs… Il y a quelque chose qui est peut-être potentiellement en train de déborder. C’est pour ça qu’il faut y aller ensemble, et pas en ordre dispersé. »


  • A La Poste, Pénicaud valide en force le licenciement d’un syndicaliste - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/03/27/a-la-poste-penicaud-valide-en-force-le-licenciement-d-un-syndicaliste_163

    Les services de Muriel Pénicaud ont autorisé, en son nom, la mise à la porte, pour faute grave, d’un responsable syndical de La Poste, demandé depuis 2010 par le groupe, et jusqu’alors refusé par l’inspection du travail.

    Xavier Bertrand, l’ancien ministre du Travail, lui avait sauvé la peau, en 2011, sous la présidence de Sarkozy. Sept ans plus tard, Muriel Pénicaud, la nouvelle locataire de la rue de Grenelle s’est montrée bien plus dure à l’égard de Gaël Quirante, secrétaire du syndicat Sud Poste (Union syndicale Solidaires) dans les Hauts-de-Seine, en autorisant son licenciement pour faute grave. Appelée à se prononcer sur cette procédure visant un salarié ayant des fonctions représentatives, dit « salarié protégé », l’inspection du travail avait pourtant jusqu’alors toujours refusé de valider sa mise à la porte.

    Pas de quoi arrêter la direction de la Poste, bien décidée à se débarrasser de cet employé, par ailleurs élu syndical zélé, et fer de lance de nombreuses mobilisations de postiers dans son département. Contestant la position de l’inspection du travail, le groupe a donc fait appel à la ministre qui, en dernier recours, peut trancher. Le 20 mars, elle a donné son aval.

    Recours contentieux

    « C’est une affaire qui remonte à loin », commente-t-on du côté de la Direction générale du travail (DGT), rattachée au ministère. En 2010, la Poste engage une procédure disciplinaire contre plusieurs postiers, dont Gaël Quirante. Elle leur reproche d’avoir séquestré des cadres, pendant deux heures, le 10 mai 2010, lors d’un mouvement de grève. Saisie, l’inspection du travail considère alors que les griefs ne sont pas suffisants pour justifier sa mise à la porte. La Poste se tourne vers le ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand, mais ce dernier, pour des raisons de vices de procédures, ne valide pas, à son tour, la mesure disciplinaire. Sauf que l’employeur n’a pas dit son dernier mot : il fait un recours contentieux devant le tribunal administratif, en 2014. Sans succès.

    Finalement, un énième recours devant la cour administrative d’appel, en 2017, casse la décision du ministre. Le dossier fait alors son retour à l’inspection du travail. A nouveau, l’inspectrice du travail oppose un « refus implicite » au licenciement, décision que l’employeur conteste auprès de sa hiérarchie, le 17 juillet 2017. C’est là qu’arrive, huit mois plus tard, la décision de Muriel Pénicaud. Ou plutôt « la décision de la DGT, au nom de la ministre », précisent ses services.

    Amende de 1 500 euros avec sursis

    « La matérialisation des faits reprochés était bien là, ainsi que leur gravité. Cela a été reconnu par deux ordres juridictionnels », argumente la DGT. Car en parallèle, l’affaire a aussi été portée au pénal. En février 2013, le militant Sud a été condamné, avec deux autres postiers, à une amende de 1 500 euros avec sursis. Une condamnation plutôt symbolique. Mais qui, pour la DGT, a notamment permis montrer que « Gaël Quirante a eu le rôle le plus actif lors de cette séquestration ».

    Mais, dans une tribune publiée le 14 mars dans Libération, les soutiens de Gaël Quirante racontent une toute autre historie. Ils dénoncent un « véritable harcèlement disciplinaire » prenant racine dès 2004. Cette année-là, le postier, en CDI depuis un an, reçoit sa première lettre préalable à un licenciement. On lui reproche, dit-il, d’avoir fait sa tournée avec un tee-shirt floqué d’un message à caractère politique. La procédure n’aboutit pas. Mais depuis, selon la tribune, il a fait l’objet, au total, de « dix tentatives de licenciement en quatorze ans, et presque un an cumulé de mises à pied », notamment pour « intrusion » dans des locaux ou « prise de parole non autorisée ».

    « Un climat social très tendu »

    Pour Quirante, nul doute que ces procédures sont liées à ses activités syndicales commencées en 2004 avec la CGT, avant qu’il ne rejoigne Sud en 2006. « La Poste est dérangée par notre organisation très combative sur le département », pointe le militant, aussi membre du NPA. Les postiers du 92 sont en effet habitués à des actions fortes. Exemple en 2014, avec une grève record de cinq mois. Une ténacité qui aurait, selon le syndicaliste, des répercussions sur tout le groupe : « Nos combats ont permis par exemple que certains droits syndicaux, tels que le droit de circulation des représentants syndicaux dans les centres, soient respectés sur l’ensemble du territoire national. »

    La DGT, elle, assure qu’« il n’y a pas de lien démontré entre le licenciement et le mandat syndical. Nous avons été très attentifs. Le dossier est solide et argumenté ». Un discours qui ne colle pas tout à fait avec la contre-enquête que lui a envoyée l’inspection du travail, en amont du dernier recours hiérarchique. Cette dernière souligne le « contexte compliqué au sein de la société » de l’époque, avec « un climat social très tendu ». En parallèle, elle note un point troublant : des trois postiers condamnés au pénal, Quirante « a été le seul salarié dont le licenciement a été demandé ». Interrogée par Libération à ce sujet, la Poste explique que les deux autres condamnés « ont chacun eu un blâme » en 2010 et qu’ils « sont toujours dans l’entreprise à ce jour ». Pourquoi cette différence de traitement ? « Leur dossier était "vierge" avant cette sanction », précise l’employeur, qui insiste aussi sur le « rôle spécifique de Gaël Quirante » et « son comportement personnel pendant les faits ».

    « Volonté répressive »

    L’intéressé, rejoint par Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, crie pour sa part à la « décision politique ». Là où Didier Gelot, syndicaliste et responsable de l’Observatoire de la répression et de la discrimination syndicales, voit « une affaire emblématique de la volonté répressive et de la recrudescence de l’intervention des employeurs et des pouvoirs publics, alors que des tensions sociales se font entendre dans la rue aujourd’hui ».

    Désormais, le sort de Gaël Quirante, soutenu par de nombreux syndicalistes, mais aussi par Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot, est entre les mains de la Poste. « Techniquement, elle n’est pas obligée de me licencier, précise Quirante. Pour l’heure, nous sommes en grève reconductible dans mon centre et dans d’autres villes du département. Après, on utilisera tous les moyens juridiques à notre disposition contre ce licenciement ». Un recours administratif devant le tribunal administratif, voire devant le Conseil d’Etat est encore possible. L’histoire qui dure depuis des années, pourrait donc, encore, s’éterniser.
    Amandine Cailhol

    Mais quelle ministre plus que zélée dans la déconstruction du peu de droits qu’il nous reste dans le monde du travail ! Quand on sait en plus comment elle a été allégrement rémunérée pendant ses fonctions précédentes, ça donne juste envie de péter un plomb. Et encore une preuve que ce gouvernement destructeur utilise la justice quand ça l’arrange. Quand ses décisions ne lui conviennent pas il passe outre et l’invoque quand elles lui permettent d’imposer son contrôle massif.
    #syndicalisme #Pénicaud #travail #poste #droits_du_travail


  • Pénicaud valide le #licenciement d’un syndicaliste, contre l’avis de son ministère
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260318/penicaud-valide-le-licenciement-d-un-syndicaliste-contre-l-avis-de-son-min

    La ministre vient de donner raison à #La_Poste, qui souhaite licencier #Gaël_Quirante, l’un des responsables du syndicat SUD et figure du mouvement #social. La procédure a été refusée à quatre reprises par l’Inspection du travail, qui juge que le licenciement est lié aux activités syndicales du militant. Gaël Quirante, en septembre 2017 © capture d’une vidéo du Front social - Youtube

    #France #Economie #grève #Solidaires #syndicats

    • La mauvaise nouvelle est arrivée au tout dernier moment. Mardi 20 mars, la ministre du travail Muriel Pénicaud a décidé d’autoriser le licenciement de Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD-Poste dans les Hauts-de-Seine. L’intéressé l’a appris samedi 24 mars, en allant chercher le recommandé qui lui était destiné. C’était la quatrième fois que La Poste demandait son licenciement depuis mars 2007, et l’inspection du travail, systématiquement saisie pour vérifier si les licenciements de représentants du personnel sont justifiés, a refusé cette procédure à quatre reprises. L’administration juge d’une part que les faits reprochés à Gaël Quirante ne sont pas assez graves pour le licencier et d’autre part qu’il est visé en raison de ses activités syndicales. Par deux fois, un ministre du travail avait confirmé ce refus de licenciement. L’actuelle occupante du poste vient donc de changer de position, et ce malgré un nouveau rapport issu de ses services qui recommandait de refuser une fois de plus le licenciement.

      Le courrier officiel a été rédigé le dernier jour où le ministère pouvait légalement trancher, et il n’est parti que deux jours plus tard, le 22 mars. « Ils ont sans doute voulu attendre que soit passée la journée de manifestation des agents de la fonction publique de jeudi dernier », s’agace Gaël Quirante. Joint par Mediapart ce lundi 26 mars au matin, le responsable syndical participait à une assemblée générale qui réunissait selon son décompte 200 postiers devant le siège de La Poste des Hauts-de-Seine, à Nanterre. « C’est une décision politique, on ne peut pas le dire autrement. Même Xavier Bertrand, ministre du travail de Sarkozy, avait refusé mon licenciement en 2011, rappelle-t-il. Il y a une volonté d’en finir avec les poches de résistance d’une entreprise qui veut multiplier les licenciements. »

      Dès lundi matin, le centre postal de Levallois, auquel est rattaché Gaël Quirante, était « en grève à 90 % », selon les comptes de SUD, et les grévistes étaient également « majoritaires » dans d’autres centres, comme Malakoff et Asnières. Un rassemblement est aussi prévu dans la soirée à 19 heures, devant le ministère (VIIe arrondissement de Paris). Un signe que l’homme de 42 ans est un symbole. Militant syndical omniprésent dans les contestations sociales à La Poste en Île-de-France et ailleurs, il est aussi militant du NPA et l’un des animateurs du « Front social ». Ce regroupement de militants politiques et syndicaux appelle à la grève générale pour contrer les réformes impulsées par Emmanuel Macron et a notamment organisé les premières manifestations du quinquennat.

      En 14 ans de présence à La Poste, Gaël Quirante est devenu l’une des bêtes noires de la direction, qui l’a convoqué à pas moins de 10 entretiens préalables à licenciement ou à sanction disciplinaire, et lui a notifié 264 jours de mise à pied dans cinq procédures distinctes, ainsi que quatre blâmes. Malgré tout, le militant indique que son syndicat et lui comptent « faire pression sur la direction de La Poste, qui n’est pas obligée de suivre l’avis de la ministre ». Dans une vidéo publiée sur Facebook dans la foulée de la réception du courrier qui lui était destiné, il dénonce « un choix politique de s’attaquer à des militants syndicaux qui se bagarrent, contestent le pouvoir de direction de l’employeur ».

      L’origine principale du conflit entre La Poste et le responsable syndical remonte au printemps 2010. Dans un contexte tendu dans les Hauts-de-Seine, un mouvement de grève a duré plus de deux mois et des occupations de locaux ont eu lieu. Le 7 mai 2010, alors que la direction venait d’annuler une réunion de négociation pourtant prévue, plusieurs militants ont retenu des cadres de l’entreprise, dont le directeur du centre d’Asnières, pendant 2 heures 30. L’affaire avait fait du bruit : des militants ont été poursuivis en justice, parmi lesquels Gaël Quirante, mais aussi le porte-parole du NPA Olivier Besancenot. En septembre 2011, 11 salariés, dont Olivier Besancenot et Gaël Quirante, ont écopé d’une amende de 1 500 euros avec sursis pour « séquestration ». Trois d’entre eux ont vu leur peine confirmée en appel en février 2013 : Gaël Quirante et deux autres agents.

      C’est à la suite de cette action que La Poste veut virer le responsable SUD des Hauts-de-Seine. Pourtant, malgré sa condamnation judiciaire, son licenciement a été refusé successivement par l’inspection du travail en 2010, par le ministre du travail en 2011, puis par le tribunal administratif en 2014. Mais en avril 2017, la cour d’appel administrative de Versailles a annulé les trois décisions, relançant la procédure. Ce qui a permis à l’inspection du travail de se prononcer à nouveau, et de refuser une nouvelle fois le licenciement en juin 2017. Une fois encore, La Poste a contesté cette décision le mois suivant, en introduisant ce qu’on nomme un « recours hiérarchique ». Il revenait donc une fois de plus au ministère du travail de trancher. Comme le veut la procédure, la Direction générale du travail (DGT), le service compétent au sein du ministère, a donc réalisé une contre-enquête, recevant la direction de La Poste et Gaël Quirante durant l’été, et réétudiant toutes les pièces du dossier.

      Une condamnation en justice qui ne vaut pas un licenciement, selon l’administration

      L’analyse de la DGT, exposée dans un rapport rendu en décembre 2017, est on ne peut plus claire. Sur la forme, elle recommande certes « d’annuler la décision de l’inspectrice du travail » de juin, en raison du non-respect de certaines procédures. Mais elle propose surtout « de refuser le licenciement de Monsieur Gaël Quirante ». L’administration a en effet jugé que « compte tenu du contexte » de 2010 et notamment « du climat délétère qui prévalait à l’époque en raison notamment de la durée excessivement longue de la grève et du comportement de La Poste », l’occupation des locaux et la séquestration des cadres « ne sont pas d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement ». La DGT a également estimé qu’« il ressort de l’enquête contradictoire et de la contre-enquête l’existence d’éléments […] permettant d’établir un lien entre la demande et les mandats exercés par le salarié ainsi que son appartenance syndicale ».

      Autrement dit, aux yeux de l’administration, le licenciement de Gaël Quirante s’explique par le fait qu’il est responsable syndical. Selon la loi, il est donc illégal. Ce qui n’a apparemment pas gêné la ministre. « Dans son courrier d’autorisation, la ministre revient sur les faits de 2010, les jugeant d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement, mais elle ne dit rien sur le lien établi avec mon mandat », s’indigne aujourd’hui Gaël Quirante. Le ministère n’a pas donné suite aux demandes d’explication de Mediapart.

      Le rapport de la DGT donne par ailleurs particulièrement de grain à moudre au militant. Le texte souligne notamment que « le salarié a fait l’objet de nombreuses sanctions disciplinaires, dont certaines apparaissent comme particulièrement sévères, disproportionnées ou discriminatoires ». Par exemple, il lui a été régulièrement reproché d’entrer dans les centres postaux sans signer le registre des visiteurs. Il a été sanctionné à plusieurs reprises pour cela, alors même, rappelle la DGT, qu’il dispose « en tant que représentant du personnel au niveau départemental d’une liberté de circulation dans l’ensemble des établissements de La Poste du département ».

      Le rapport signale aussi que seul le responsable de SUD est la cible d’une procédure de licenciement, alors que deux autres postiers ont été condamnés par la cour d’appel en 2013. Enfin, juge le rapport, « la société a adopté un comportement discriminatoire vis-à-vis de Monsieur Quirante en exerçant des pressions sur d’autres agents afin d’obtenir des témoignages contre lui ». Deux témoignages de postiers sont cités en ce sens…

      Le 13 mars, le syndicat SUD-Solidaires avait publié (sur Mediapart notamment) un appel pour refuser le licenciement qui se préparait, signé par de très nombreux responsables syndicaux, associatifs et politiques, dont Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot. Les craintes de l’organisation se sont révélées fondées. Dans un communiqué, elle dénonce « une décision politique et un nouveau message adressé à notre union syndicale », après les poursuites qui ont visé une inspectrice du travail pour avoir participé le 12 octobre à « la chasse aux DRH » et s’être exprimée dans une vidéo publiée par le site de L’Humanité. Le syndicat s’indigne aujourd’hui de la décision « d’une ministre qui s’avère être bien plus celle du capital que du travail ».

      #licenciement_politique #Muriel_Pénicaud


  • BESANCENOT, 22 MARS, POUR UN NOUVEAU FRONT COMMUN
    https://la-bas.org/4992

    Extrait de l’émission à venir, « LA BATAILLE DURAILLE », avec, autour de Daniel Mermet : Olivier Besancenot, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) Bérenger Cernon, CGT Cheminots de Paris Gare de Lyon Vanessa Martinez, CGT Fabien Villedieu, SUD-RailContinuer la lecture…

    #Vidéo #Luttes #Mondialisation_libérale


    • Dans un formidable retournement c’est au nom de l’égalité que serait menée la réforme de la SNCF, pour mettre fin à l’injustice que serait le statut du cheminot présenté de manière mensongère comme une sorte de dolce vita. Cette stratégie pourrait prendre dans l’opinion et cela serait une catastrophe. Dans une séquence géniale, Olivier Besancenot a rappelé que l’on était tous le cheminot de quelqu’un et que si aujourd’hui vous cédiez à cette tentation de tomber sur les cheminots il ne faudrait pas s’étonner demain que personne ne se lève pour vous quand on s’attaquera à vous. Il a totalement raison. La logique du gouvernement s’applique même directement à la SNCF puisqu’il a annoncé que la suppression du statut de cheminot ne concernerait que les nouveaux travailleurs de l’entreprise, moyen de casser l’esprit d’entreprise et la conscience de classe bien présents au sein de la SNCF. Plutôt que de céder à la tendance mortifère de la division et de la jalousie, il est grand temps que nous nous unissions. Emmanuel Macron mène une attaque à un niveau systémique, c’est à ce niveau qu’il faut lui répondre en faisant notre la célèbre maxime camusienne, « je me révolte donc nous sommes ». Plutôt que de distiller le poison de la division, regroupons-nous pour battre la caste, il n’y a que la convergence des luttes qui leur fait peur. Angela Davies disait que les murs écroulés deviennent des ponts. Mes amis il est grand temps d’écrouler leurs murs, en allant manifester le 22 mars notamment.

    • c’est au nom de l’égalité que serait menée la réforme de la #SNCF, pour mettre fin à l’injustice que serait le statut du cheminot présenté de manière mensongère comme une sorte de #dolce_vita. Cette stratégie pourrait prendre dans l’opinion et cela serait une #catastrophe.

      La catastrophe a déjà eue lieu le 8 mai 2017. Cette réforme de la SNCF n’est qu’un étage de la fusée Macron ou du #rouleau_compresseur #LREM si seulement elle pouvait exploser en vol, quitte à prendre des débris sur la gueule.

      Le second tour de l’élection du président de la République s’est tenu le 7 mai 2017 avec près de 47 millions d’électeurs appelés aux urnes.
      Abstention/blanc/nul = 34%
      Macron = 44%
      Lepen = 22%

      https://lesolivensteins.bandcamp.com/track/maudit-temps-de-chien


      #inavalable #maudit_temps_de_chien


  • Naufrage de la télé publique

    Thomas Porcher a retweeté Guillaume Blardone :
    Oui voilà

    JMLP. THE référence internationale en matière d’Économie.

    Grand gestionnaire d’argent public avec le FN à Bruxelles.

    Ah forcément un Piketty ou un Porcher pour porter la contradiction à un Ministre des comptes publics en exercice c’était sans doute trop risqué.

    INFO JDD - L’invité surprise de Gérald Darmanin ce soir sera... Jean-Marie Le Pen #LEmissionPolitique lejdd.fr/politique/lemission-politique-gerald-darmanin-affrontera-

    https://twitter.com/porcherthomas?lang=fr



    • Je suppose qu’il s’agit de :

      Ce soir, dès 18h, « En direct de Mediapart » : Amandine Gay, Cédric Herrou, Olivier Besancenot, Octobre-17, solidaires des migrants
      #Médiapart, le 28 septembre 2017
      https://blogs.mediapart.fr/la-redaction-de-mediapart/blog/280917/ce-soir-des-18h-en-direct-de-mediapart-amandine-gay-cedric-herrou-ol

      Rendez-vous mercredi 4 octobre pour notre nouvelle émission vidéo, retransmise en direct et en accès libre, de 18 heures à 22 h 30. Au menu : retour sur nos enquêtes, un débat sur que faire de la révolution d’Octobre 17, et une soirée spéciale, avec Cédric Herrou, consacrée aux très nombreuses initiatives locales d’aide et de solidarité avec les migrants et réfugiés. Le détail du programme :

      et :

      20h30-22h30. #Réfugiés, #migrants : la #France des solidarités

      Soirée animée par Louise Fessard, Carine Fouteau et Edwy Plenel
      Des solidarités citoyennes contre l’égoïsme des politiques. Invités :
      –Judith Aquien, de l’école diplômante Thot.
      –Issouf, ancien étudiant de Thot.
      –Stéphane Broc’h, marin sauveteur à bord de l’Aquarius affrété par SOS Méditerranée.
      –Anne Gautier, membre du collectif de soutien aux migrants El Manba (la source) et de RESF à Marseille.
      –Agathe Nadimi, investie aux côtés des mineurs isolés à Paris.
      –Nan Suel, bénévole à Terre d’errance, active dans les Hauts-de-France.

      21h20-21h45 : Le grand témoin
      #Cédric_Herrou, agriculteur et militant de l’association Roya citoyenne.

      21h45-22h30 : l’Union européenne face à l’enfer libyen
      –Françoise Bouchet-Saulnier, directrice juridique de Médecins sans frontières, de retour de Libye.
      –Charles Heller, réalisateur et chercheur à l’université Goldsmiths de Londres, associé au projet de recherche Forensic Oceanography qui enquête sur les conséquences mortelles des régimes frontaliers militarisés en Méditerranée.
      –Sara Prestianni, photographe et membre de Migreurop et de l’association italienne ARCI.


  • Que faire de la #révolution d’Octobre 17
    https://www.mediapart.fr/journal/international/041017/que-faire-de-la-revolution-doctobre-17

    Vidéo dans l’article Sur le plateau de Mediapart, les historiennes Sophie Cœuré et Cécile Vaissié, Christian Salmon et Olivier Besancenot s’interrogent sur les effets et l’utilité de la commémoration du centenaire de la révolution russe de d’octobre 1917.

    #International #Culture-Idées #Octobre_17


  • Olivier Besancenot à Jean-Luc Mélenchon : « Il faut qu’on unisse nos forces pour battre le gouvernement
    https://positifvortex.wordpress.com/2017/09/12/olivier-besancenot-a-jean-luc-melenchon-il-faut-quon-unisse

    <b>En qualifiant de « fainéants, de cyniques et d’extrêmes » les opposants à la loi travail, Emmanuel Macron n’a-t-il pas involontairement renforcé la</b> …

    https://secure.gravatar.com/blavatar/aa7b7bc49b3fb116a5db9319fa9d3ac5?s=200&ts=1505232371


  • Loi travail XXL : les dates et cartes des mobilisations en septembre
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13950-loi-travail-xxl-les-dates-et-cartes-des-mobilisations-en-septembre

    Face aux régressions sociales mises en œuvre par les ordonnances réformant le droit du travail, plusieurs mobilisations sont déjà prévues en septembre : un meeting unitaire à Paris réunit des représentants de partis politiques de gauche et d’organisations du mouvement social le 9, une journée d’actions et de manifestations syndicales se déroule le 12 et « une marche contre le coup d’état social » est appelée le 23. Carte et lieux ci-dessous.

    Samedi 9 septembre, Paris : un « meeting unitaire » se tient à Paris à l’initiative de la Fondation Copernic avec le slogan « Tous ensemble, contre la casse du droit du travail ! ».

    Y participeront entre autres Clémentine Autain (députée France insoumise), Jacqueline Balsan (Mouvement national des chômeurs et précaires), Olivier Besancenot (NPA), Eric Coquerel (député (...)

    http://www.fondation-copernic.org/index.php/2017/09/02/9-septembre-tous-ensemble-contre-la-casse-du-droit-du-travail
    http://s688668789.onlinehome.fr
    https://solidaires.org/Code-du-travail-mort-sur-ordonnances
    https://www.facebook.com/events/118827602095213
    http://www.fnem-fo.org/actualite/fo-energie-et-mines-appelle-greve-12-septembre-contre-ordonnances
    http://www.udfo91.fr/category/mobilisation-du-12-septembre-2017
    http://f-i.jlm2017.fr/marche_contre_le_coup_d_etat_social


    • Déjà impliquée dans l’affaire dite de «  Las Vegas  », dans laquelle elle est soupçonnée de #favoritisme...

      on rappelle que #Muriel_Pénicaud était membre de la direction de Danone, de Dassault, du MEDEF, mais aussi de Business France, l’entreprise qui devait "valider" les dépenses du ministre de l’économie en 2016 (un dénommé Emmanuel Macron) lors de son déplacement d’une seule soirée à Las Vegas, sans appel d’offres, qui aurait coûté près de 400.000 Euros, donc 100 000 Euros d’hôtel...

      Soirée de Macron à Las Vegas. Pénicaud admet « une erreur de procédure »
      Ouest France, le 28 juin 2017
      http://www.ouest-france.fr/societe/justice/soiree-de-macron-las-vegas-penicaud-admet-une-erreur-de-procedure-50957

      Déjà là :
      https://seenthis.net/messages/608526

      Compilation ici :
      https://seenthis.net/messages/599891

      #Emmanuel_Macron #gouvernement_macron
      #Conflit_d'Intérêt #collusion #connivence #corruption #pantouflage
      #EnMarcheVersLeFN

    • Suite :

      Réactions en « stock » dans l’affaire Pénicaud
      Gérard Le Puill, L’Humanité, le 31 juillet, 2017
      https://seenthis.net/messages/619218

      Mais aussi sur #Christophe_Castaner, secrétaire d’Etat chargé des #relations_avec_le_Parlement et #porte-parole_du_gouvernement

      Né en 1961, ce député socialiste des Hautes Alpes, passé au service de Macron dès le lancement de son mouvement, a d’abord travaillé comme juriste à la BNP. Mais, dès 1995, il est directeur de cabinet du maire du Xème arrondissement de Paris .Il sera ensuite chef de cabinet de Catherine Trautmann au ministère de la Culture en 1997, puis de celui de Michel Sapin à la Fonction publique en 2000.

    • Pénicaud au Pré Catelan, le bois de Boulogne aux fainéants !
      Ludivine Bantigny, historienne ; Jacqueline Balsan, Présidente du MNCP ; Jérôme Baschet, historien ; Eric Beynel, porte parole de Solidaires ; Philippe Borrel, réalisateur ; Annick Coupé, syndicaliste et altermondialiste ; Sylvain Creuzevault, metteur en scène ; Alain Damasio, écrivain, ; Alessi dell’Umbria, écrivain et cinéaste ; Laurence De Cock, historienne, militante pédagogique ; Bernard Friot, économiste ; Gérard Delteil, écrivain ; Sylvain George, cinéaste, écrivain, metteur en scène, ; Noël Godin, entarteur, écrivain et encyclopédiste ; Eddy Guilain, militant CGT ; Manu Haze, syndicaliste paysan ; Jean-Yves Lesage, CGT du Livre ; Daniele Linhart, sociologue ; Philippe Marlière, politiste ; Xavier Mathieu, Comédien ex Conti ; Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste ; Ugo Palheta, sociologue ; Élisabeth Perceval et Nicolas Klotz, cinéastes ; Théo Roumier, syndicaliste Solidaires, Cahiers de réflexions Les Utopiques ; Yves Simon, syndiqué SNJ-CGT.
      Médiapart, le 21 septembre 2017
      https://seenthis.net/messages/631851

    • Petition. Une inspectrice du travail suspendue pour avoir critiqué la politique de Macron
      Révolution Permanente, le 6 décembre 2017
      https://seenthis.net/messages/650732

      La répression anti-syndicale devient-elle une pulsion du ministère du travail ?
      Médipart, le 13 décembre 2017
      https://seenthis.net/messages/650732

      Premiers signataires :
      Philippe Martinez, secrétaire général CGT ; Eric Beynel, co-délégué Union syndicale Solidaires ; Bernadette Groison, secrétaire générale FSU ; Laurence Blisson, Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ; Laurence Roques Présidente du SAF ; Jean-Luc Mélenchon, Député France Insoumise ; Benoît Hamon, Génération (s) ; Alain Coulombel, secrétaire national adjoint, EELV ; Pierre Dhareville, député PCF ; Pierre Cours-Salies, Ensemble ! ; Philippe Poutou, NPA ; Nathalie Arthaud, Lutte Ouvrière ; Adèle Dorada, Alternative libertaire ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Bruno Lamour, président du Collectif Roosevelt ; Jean-Baptiste Eyraud, DAL ; Jacqueline Baalsan, MNCP ; Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic ; Anne Eydoux, économistes atterrés ; Dominique Plihon, porte-parole d’ATTAC ; Arno Bertina, écrivain ; Emma, Dessinatrice ; Véronique Champeil-Desplats, juriste ; Philippe Corcuff, sciences politiques ; Benjamin Coriat, économiste ; Alexis Cukier, philosophe ; Emmanuel Dockès, juriste ; Stéphanie Hennette-Vauchez, juriste ; Frédéric Lordon, économiste ; Marie Laure Morin, juriste ; Olivier Neveux, historien du théâtre ; Michèle Riot-Sarcey, historienne.
      Clémentine Autain, Députée France Insoumise ; Guillaume Balas, Génération (s) ; Louis-Marie Barnier, Observatoire de la discrimination et de la répression syndicale ; Ludivine Bantigny, historienne ; Arno Bertina, écrivain ; Mathieu Béraud, économiste ; Eric Berr, économiste ; Pierre-Emmanuel Berthier, juriste du travail ; Olivier Besancenot, NPA ; Frédéric Boccara, économiste ; Vincent Bonnin, juriste du travail ; Mireille Bruyère, économiste ; Pascal Cherki, Génération (s) ; Pierre Cohen, Génération (s) ; Yves Contassot, Génération (s) ; Maxime Combes, économiste ; Annick Coupé, Solidaires ; Nathalie Coutinet, économiste ; Florence Debord, juriste du travail ; Véronique Dubarry, conseillère municipale – L’Île-Saint-Denis ; Josepha Dirringer, juriste du travail ; Adèle Dorada, Alternative libertaire ; Florence Fouvet, juriste du travail ; Alain Frappier, auteur de bande dessinée ; Désirée Frappier, autrice de bande dessinée ; Carole Giraudet, juriste ; Didier Gelot Observatoire de la discrimination et de la répression syndicale ; Cécile Gondart-Lalanne, co-déléguée Union syndicale Solidaires ; Laurène Gratton, juriste ; Philippe Guillaume, économiste ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Sabina Issehnane, économiste ; Esther Jeffers, économiste ; Anja Johansson, juriste ; Aurore Lalucq, Génération (s) ; Dany Lang, économiste ; Mathilde Larrère, historienne ; Nathalie Lebrun, SNESUP-FSU ; Jean-Yves Lesage, Livre-CGT ; Jonathan Marie, économiste ; Matthieu Montalban, économiste ; Claire Monod, Génération (s) ; Jean-Pierre Mercier, CGT PSA ; Thomas Porcher, économiste atterrés ; Mathilde Panot, Députée France Insoumise ; Michel Pigenet, histoire contemporaine ; Michel Pigenet, historien ; Christine Poupin, NPA ; Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC ; Michel Pouzol, Génération (s) ; Bastien Recher, Génération (s) ; Sandra Regol, porte-parole EELV ; Barbara Romagnan, Génération (s) ; Théo Roumier, Cahiers de réflexions Les Utopiques ; Stéphane Sirot, historien ; Henri Sterdyniak, économiste ; Morgan Sweeney, juriste ; Marie Toussaint, déléguée Europe et Jeunesse, EELV ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’ATTAC ; Marie-Pierre Vieu, députée européenne PCF ; Xavier Vigna, histoire contemporaine ; Marc Vericel, juriste du travail, Pierre Laurent, Secrétaire national PCF…

      Pénicaud, ministre à responsabilité limitée
      Frustration, le 16 décembre 2017
      https://seenthis.net/messages/650732


  • Réforme du code du Travail : Besancenot veut « une opposition sociale et politique XXL
    http://www.20minutes.fr/politique/2097715-20170702-reforme-code-travail-besancenot-veut-opposition-sociale-p

    Pas question de rester sans réaction face à ce qui se prépare… Le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot a appelé …

    https://img.20mn.fr/DyacuTPzT2qps0Ev-esqmA/310x190_manifestation-du-secteur-automobile-alsacien-avec-le-soutien-de-oli


  • Why Migration Will Not Destroy the #Welfare_State

    As part of the series ‘The Cost of Fair Refugee Policies,’ Behzad Yaghmaian argues that economists’ warnings that migration will undermine European welfare states are based on the same mistaken assumptions common to the anti-immigrant movements roiling the continent.

    https://www.newsdeeply.com/refugees/community/2017/06/02/why-migration-will-not-destroy-the-welfare-state
    #économie #coûts #migrations #asile #réfugiés #préjugés #mythe

    • « Migrations internationales et solidarités locales »

      Interview à #Mouhoud autour de son #livre
      L’immigration en France


      https://www.fayard.fr/documents-temoignages/limmigration-en-france-9782213704357

      3 idées :
      1. A l’échelle du monde, migration = relativement faible…

      Entre 1870 et 1910 : 6,5% de la population mondiale était migrante —> ça a été la grande période de la migration internationale
      Depuis 1960 : 2,5 à 3,5%.
      En termes absolus, par contre, les migrations ont augmenté durant les 20 dernières années, pour deux motifs :
      – Migrations humanitaires et migrations liées à des chocs (ex la chute du mur de Berlin) et à des conflits
      – Migrations familiales
      Très peu par contre pour des motifs de travail, car la migration de travail a été bloquée depuis les années 1970.
      Il y a donc eu un changement de la nature des flux migratoires

      2. Mythe : invasion du Sud au Nord

      Il y a 250 millions de migrants dans le monde.
      – 40-45% de migrations Sud  Sud (en très grande majorité, des migrations de conflit et de choc)
      – 40% de migrations Sud  Nord (surtout des migrations économiques et des liens coloniaux)
      – 20% de migrations Nord  Nord
      Pour ce qui est des réfugiés, 80% des flux sont Sud  Sud.

      Les migrations économiques traversent les frontières, les migrations humanitaires sont plutôt des migrations de voisinage.

      3. Plus un pays est pauvre, moins il envoie des ressortissants à l’étranger… plus le taux de qualification des (rares) personnes qui arrivent est élevé

      C’est une idée-reçue qu’on « reçoit la misère du monde ».

      1960-1974 : L’immigration a été importée par les entreprises (mines, industrie textile, bâtiment, automobile, etc.) Les recruteurs sélectionnaient des gens non pas car ils étaient qualifiés, mais justement parce qu’ils n’étaient pas qualifiés, mais pour leur force physique.
      Les frais pour partir étaient prise en charge par les pays d’accueil. Il y avait la libre circulation, pas de frein à l’immigration de travail.
      Les migrations étaient non-qualifiées et les personnes partaient des anciennes colonies vers les anciennes métropoles comme une sorte de continuité historique du lien économique de domination.

      A partir de 1974 : Avec la fermeture des frontières, le coût de mobilité (coût de transport, coût avant le départ et à l’arrivée) est devenu prohibitif. A partir du moment où vous agumentez les coûts de mobilité fortement, les pays pauvres vont présenter des taux d’expatriation (part des migrants par rapport à la population) très faible, et quand les pays deviennent à revenu intermédiaire, alors le taux d’expatriation augmente. Et quand les pays rattrapent les pays développés, le taux d’expatriation diminue.

      Donc il est faux de dire que les migrants viennent des pays pauvres, ils viennent surtout des pays à revenu intermédiaire.

      Décomposition du taux d’expatriation par niveau de qualification :
      Dans les pays du Sud les plus pauvres, le taux d’expatriation des qualifiés va avoisiner les 50-60%. Dans les pays à revenu intermédiaire des qualifiés est beaucoup plus faible, pour la Chine c’est 5-6%. C’est beaucoup en masse absolue, mais rapporté à la population chinoise de qualifiés c’est en dessous de 10%.

      Mythe « Les immigrés prennent le travail des autochtones »

      Premier consensus de la littérature économique : l’immigration a peu d’impact sur le marché du travail local des pays d’accueil.

      L’emploi ou le taux de chômage est déterminé par d’autres facteurs beaucoup plus importants : la démographie du pays, les jeunes en âge de travailler, la question de la qualification, de la formation, la question des demandes par les entreprises, etc.

      Deuxième consensus : Les migrations n’ont pas un impact négatif sur le travail ni sur le salaire des autochtones car leurs caractéristiques ne tons pas les mêmes que celles des autochtones, ils sont en complémentarité.
      Quand les migrants arrivent, ils vont occuper des tâches d’exécution, même pour les gens qualifiés. Ces tâches vont permettre aux autochtones de se replier sur des tâches mieux rémunérées. L’effet est donc légèrement positif : environ une augmentation de 5% des salaires des autochtones.

      Les mythes qui font dire le contraire…
      – L’approche néoclassique du marché du travail où l’on considère que quand il y a un afflux de population sur le marché du travail, l’offre de travail par les travailleurs excède la demande par les employés, et à ce moment le salaire baisse. Mais c’est sans compter l’existence de protection sur le marché du travail, l’existence des législations, du SMIC, etc. Dans un marché qui n’existe pas, si les travailleurs migrants et autochtones étaient strictement identiques entre eux, alors on pourrait avoir un effet de pression à la baisse des salaires, quand l’offre de travail excède la demande, mais c’est le marché du travail est un marché protégé et reglementé et donc quand les travailleurs arrivent, ils ne contribuent pas à la réduction du salaire car ils sont complémentaires aux autochtones. Par contre, les vagues d’immigration peuvent se concurrencer entre elles.
      – Deuxième thèse, celle résuscitée par les approches d’une soit-disant gauche, la notion de « armée industrielle de réserve » de Marx. Ces thèses de concurrence à la baisse des salaires ont été conçues dans un contexte historique où l’exode rural poussaient par millions les personnes dans les villes dû notamment au progrès technique dans l’agriculture qui a mis au chômage des millions d’ouvriers agricoles ou de paysans. Là : pas de protection du marché du travail, des salaires journaliers, et effectivement la main-d’œuvre était comme une marchandise, et on pouvait mettre en concurrence entre eux les travailleurs. Cette thèse n’est pas confirmée par les faits aujourd’hui. Ce n’est pas l’immigration qui est à l’origine des baisses des salaires, c’est la déprotection des marchés du travail.

      Autre mythe : les migrations pèsent sur les budgets publics et sociaux

      Préalable : Les migrants sont sous-représentés dans les âges qui consomment et ne travaillent pas, et sur-représentés dans les âges en âge de travailler (72% des migrants sont en âge de travailler au niveau mondial, contre 56% poru la population non-migrante).

      Et ces personnes contribuent plus qu’ils ne reçoivent. Et puisqu’il y a moins d’enfants et de vieux, l’effet global eset positif de 5 à 10 milliards selon les années, mais qui peut être légèrement négatif dans les périodes de crise.

      Les migrants subissent un peu plus les effets de la crise que les non-migrants.

      Et les migrants contribuent à accroître la taille du gâteau, en contribuant au marché des biens.

      Les réfugiés qui arrivent coûtent davantage dans un premier temps, car ils n’ont pas le droit de travailler quand ils sont demandeurs d’asile… Pour cela, la politique d’accueil est fondamentale, notamment en augmentant leur niveau de formation, les compétences linguistiques (car généralement ils sont qualifiés, mais ils ne parlent pas la langue). Raccourcir les délais pour obtenir le statut de réfugié permet aussi aux réfugiés de rentrer vite sur le marché du travail. A ce moment-là, l’effet positif va l’emporter sur le coût transitionnel que les pays d’accueil doivent payer au départ.
      La migration économique, par contre, n’a pas de coût, car les migrants arrivent pour travailler et ils rentrent d’emblée sur le marché du travail.

      Alternatives/propositions

      Les propositions doivent être plus efficaces tout en respectant la règle de l’équité.

      Si vous mettez des migrants dans des situations de précarité juridique, avec des multiplications de statuts, vous les mettez dans des situations de précarité qui ne leur fait pas prendre des risques pour investir, pour se projeter dans l’avenir. Vous les mettez dans une situation où leur efficacité est moindre. Il y a un gain à la stabilité juridique, il y a un gain à l’application des droits, car sinon les gens sont mis dans des situations de précarité, voire de clandestinité forcée.

      La dureté de la politique, n’est pas une dureté, c’est simplement une trappe à la clandestinité.

      La première chose à faire c’est donc d’appliquer les droits et aller loin dans la reconnaissance de statuts à long terme, une fois qu’on a été sélectionné.

      Il n’y a pas de gain dans la politique de précarité des migrants, il y a des gains dans un politique d’accueil et de reconnaissance et amélioration des statuts.

      Le droit de vote des étrangers est quelque chose qui solidifie une communauté à la communauté d’accueil, donc ça a des effets favorables.

      Et il faut créer des autorités indépendantes, composées d’experts et de partenaires sociaux qui publieraient des rapports et qui seraient des organes de recours.

      http://www.radiocampusamiens.fr/migrations-internationales-et-solidarites-locales-leco-locale-27-o

    • #Olivier_Besancenot : « Gauche et migrants, parlons clairement ! »

      « Dans le capitalisme mondialisé, la règle d’or de l’économie de marché n’a pas changé : c’est encore le capital, et non l’immigration – même “instrumentalisée” –, qui fait pression sur les salaires des travailleurs français ou étrangers. »

      https://www.nouvelobs.com/des-idees-et-des-actes/20181012.OBS3851/olivier-besancenot-gauche-et-migrants-parlons-clairement.html

    • Penser l’immigration : #Olivier_Besancenot et #Danièle_Obono

      Pourquoi cette rencontre ? Parce que trois tweets. Le premier, signé Jean-Luc Mélenchon : « Nous disons : honte à ceux qui organisent l’immigration par les traités de libre-échange et qui l’utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux1 ! » Le second, quatre jours plus tard, en réponse au précédent et signé Olivier Besancenot : « Ce ne sont pas les immigrés qui font pression sur les salaires, mais le taux de profit que les capitalistes extirpent du travail des salariés, français ou immigrés, en France comme dans le monde entier. » Le troisième, enfin, signé Danièle Obono et invitant vivement Besancenot à relire le livre I du Capital de Marx et à s’unir contre Macron. Puisqu’il n’est d’échange que de vive voix et de débat qu’au prix du refus du « pour ou contre », nous avons convié l’ancien candidat NPA à la présidentielle, postier et auteur de 10 ouvrages, ainsi que la députée France insoumise, ancienne bibliothécaire et préfacière d’un recueil de Trotsky, à s’entretenir — loin des réductions médiatiques — sur la question migratoire. Comment penser l’immigration à l’heure de la poussée nationaliste aux quatre coins du globe ?


      https://www.revue-ballast.fr/penser-limmigration-olivier-besancenot-et-daniele-obono