person:orson welles

  • https://www.theguardian.com/artanddesign/2019/feb/02/st-ivo-portrait-rogier-van-der-weyden-master-forger-eric-hebborn-nation

    The painting is thought to represent the patron saint of lawyers and advocate of the poor. The figure appears to be holding what the gallery describes as “a legal document, which would be appropriate for Saint Ivo”.
    Wright ridicules the haircut of the figure who is reading a text that is “gobbledegook” – “an impossibility for a long inscription in that period when artists only wrote inscriptions to be read”.

    Autant les nombreux arguments de Christopher Wright sont effectivement ceux d’un expert quand ils sont relatifs à la peinture, autant en matière capillaire, on voit bien qu’il n’y connait rien. Les Beatles n’ont jamais été coiffés comme l’homme qui lit de Rogier Van Der Weyden. Sinon je suis assez troublé, je suis allé contempler ce tableau comme bien d’autres flamands de la National Gallery du temps où je vivais en Angleterre, et c’est un sentiment étrange d’apprendre aujourd’hui que ce tableau est un faux éhonté.


  • Orson Welles’ « Voodoo Macbeth » - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=9wmWBki06yc

    Orson Welles’ “Voodoo” Macbeth, which transposed the medieval violence and witchcraft of Shakespeare’s “Scottish play” into 19th century Haiti … it opened at Harlem’s Lafayette Theatre on April 14, 1936, some 10,000 people surrounded the venue, blocking traffic on Seventh Avenue; when the show toured the country after a three-month run in Harlem, the playbill boasted that the original engagement played to 150,000 people.


    Directed by a 20-year-old Orson Welles… [his] audacious staging of Macbeth replaced the three witches with a troupe of Voodoo drummers and dancers.

    https://dangerousminds.net/comments/orson_welles_voodoo_macbeth_on_film


  • http://www.desordre.net/bloc/vie/reprise/2018/201812.htm

    Un extrait de Ja de Thomas Bernhard, un extrait de Barbe bleue de Georges Mélies, Shoot de Chris Burden, le Rosebud d’Orson Welles, les grands boulevards à Paris filmés depuis un bus en 1913, L’Etreinte d’Adrien Genoudet, Hard Eight de Paul Thomas Anderson, Le Temps des arbres de François-Xavier Drouet, Perdre le Nord avec Hamsih Fulton, un piano qui prend cher, L’Insoutenable Effervescence du fantôme de JLG, Premières Solitudes de Claire Simon, les vingt ans de l’Atelier du Tampon, le fameux mouvement de zoom dans l’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville tel qu’il est décrit et décortiqué par Grégoire Bouillier dans Le Dossier M., L’Esprit de la ruche de Victor Erice, Les Chatouilles d’Andréa Bescond et Éric Métayer, Théo Girard et Les Pensées rotatives, Nina dans le Désordre, Eve Risser et Naïny Diabeté, Orsay contre le PUC, Sarah Murcia joue My Favorite Things, la visite des expositions d’Egon Schiele, Jean-Michel Basquiat et Tomas Saraceno, de la musique, Leto de Kirill Serebrennikov, dont je ne pense pas grand-chose, Shimmer Lake d’Oren Uziel dont je pense le plus grand bien, Une Affaire de famille de Hirokazu Kore-eda qui m’a fait pleurer de bonheur, une collaboration avec B., céramiste, Pupille de Jeanne Herry dont je pense le plus grand mal et un banquet végétarien, préparé par Zoé et moi, avant qu’il ne soit dévoré par personnes qui mangent de la viande.

    Un mois de décembre 2018, bien rempli. La Vie, quoi.


  • Fustel de Coulanges et la Femme du boulanger
    http://www.dedefensa.org/article/fustel-de-coulanges-et-la-femme-du-boulanger

    Fustel de Coulanges et la Femme du boulanger

    Restons dans le panégyrique du génie populaire. Pagnol alors.

    On commence par un rappel de Fustel de Coulanges, car c’est le seul moyen de comprendre la Femme du boulanger par-delà la célébration de notre cinéma de papa, des dialogues avec accent ou de l’extraordinaire Raimu, acteur préféré d’Orson Welles :

    « La maison d’un Grec ou d’un Romain renfermait un autel ; sur cet autel il devait y avoir toujours un peu de cendre et des charbons allumés.

    C’était une obligation sacrée pour le maître de chaque maison d’entretenir le feu jour et nuit. Malheur à la maison où il venait à s’éteindre ! Chaque soir, on couvrait les charbons de cendre pour les empêcher de se consumer entièrement ; au réveil, le premier soin était de raviver ce feu et de l’alimenter avec quelques (...)


  • Le n°15 de notre Revue de l’écoute arrive !
    http://syntone.fr/la-revue-de-lecoute

    – Au programme de ce numéro d’automne, une expérience radiophonique en accueil thérapeutique : c’est Radio Sans Nom, petite sœur de la Colifata (première station née dans un hôpital psychiatrique, à Buenos Aires). Un reportage de Léna Burger.
    – Ora Nichols, la bruiteuse en chef du Mercury Theatre on the Air d’Orson Welles, fait l’objet du premier portrait de femmes dans la création sonore par Juliette Volcler.
    – Nous continuons notre dossier « radio et prison » avec une chronique, par Clément Baudet, du podcast Ear hustle, réalisé depuis un pénitencier californien.
    – En cahier central, Images-mouvements sonores : une expérimentation son+sténopé d’Alexandre David et Étienne Noiseau.
    - Juliette Volcler poursuit sa Petite histoire de la prise de son naturaliste où l’on continue d’apprendre autant sur l’évolution de notre rapport à la technologie que sur celle de notre rapport à la nature.
    – Le documentaire Enfermée à l’EHPAD d’Amandine Casadamont est l’ « œuvre ouverte » de ce numéro, choisie et chroniquée par Étienne Noiseau.
    – Sans oublier la suite du feuilleton de Laure Egoroff, Acoufitness ou comment j’ai rééduqué mon oreille, le son de saison de Marc Namblard (le Grillon des bois) et le traditionnel conseil d’écoute pour les « petites oreilles ».

    Librairies, abonnement, tout ça :
    http://syntone.fr/la-revue-de-lecoute/#abo
    http://syntone.fr/la-revue-de-lecoute/#librairies

    #création_sonore


  • Un Lion d’or pour Netflix, ça change quoi ?
    https://www.telerama.fr/cinema/un-lion-dor-pour-netflix,-ca-change-quoi,n5799775.php

    En consacrant une production Netflix (“Roma”, d’Alfonso Cuarón), la 75e Mostra de Venise ouvre la voie à un nouveau regard de la profession sur l’ambition artistique de la plateforme.

    Ironie du sort : pile à l’heure où le Lion d’or de la 75e Mostra de Venise était remis à Roma, du Mexicain Alfonso Cuarón, premier film #Netflix à triompher dans l’un des trois grands festivals, les spectateurs du 44e festival de Deauville regardaient, eux, le film de clôture. Et il s’agissait aussi d’un film Netflix : Opération finale, de l’Américain Chris Weitz. Il n’est pas sûr que ce récit romancé (et suranné) de la traque du nazi Adolf Eichmann par des agents du Mossad fasse cesser, malgré quelques jolies scènes entre Oscar Isaac (le chasseur) et Ben Kingsley (la proie), l’habituelle rengaine du « Netflix bashing » : les séries Netflix, OK ; les films présents sur la plateforme, une majorité de navets…

    Mais la simultanéité des événements prouve l’influence grandissante de la plateforme et le Lion d’or vénitien rebat les cartes : oui, des films d’auteur et même des films d’auteur réussis vont être proposés aux abonnés Netflix (130 millions dans 190 pays dont plus de 3,5 millions en France) ; oui, comme un studio de Hollywood, la plateforme de S-VOD offre films grand public formatés et œuvres plus ambitieuses.

    https://www.youtube.com/watch?v=HBy4cjQEzLM

    Justement, cette chronologie est actuellement en renégociation, sous la houlette énergique (pour une fois) de la ministre de la Culture : le Lion d’or attribué à Roma sera sans doute au cœur des dernières discussions, mais le projet actuel ne résout rien. Très favorable à Canal+, qui, c’est vrai, contribue fortement à maintenir le niveau de production en France, la chronologie mise à jour n’autoriserait au mieux Netflix (sous réserve de multiples engagements, assez improbables) à diffuser les films que quinze mois après leur sortie. Netflix ne s’y pliera évidemment pas.

    Et maintenant ? Le grand gagnant du jury vénitien est, d’abord, Thierry Frémaux. Le patron de Cannes a toujours été farouchement partisan de considérer les films Netflix comme des œuvres à part entière, et c’est, selon lui, la meilleure manière de négocier avec la plateforme – y compris d’éventuelles sorties en salles. Il n’a pas caché avoir voulu montrer Roma à Cannes ; le règlement l’en a empêché. Le succès du film valide son goût et la venue d’Alfonso Cuarón à « son » Festival Lumière de Lyon, où sera montré également le dernier film d’Orson Welles, De l’autre côté du vent, restauré et achevé par Netflix, pimente singulièrement l’événement cinéphile de l’automne.

    Les aléas de la sortie en salles

    Ce n’est pas tout à fait nouveau, mais peut-être n’avait-on pas voulu le voir : en 2017, le Festival de Cannes avait présenté, en compétition, Okja, du Coréen Bong Joon-ho, et The Meyerowitz Stories, de l’Américain Noah Baumbach. Sifflets à l’apparition du logo de Netflix, œuvres sous-estimées par la critique, immédiat rétropédalage du conseil d’administration du Festival, au grand dam, sans doute, du délégué général, Thierry Frémaux. La décision était prise d’interdire les films Netflix en compétition à Cannes. Ou, plutôt, d’interdire de faire participer à la compétition des films sans sortie salles programmée en France. Or, à la différence d’Amazon, Netflix veut servir d’abord ses abonnés et refuse, à une poignée d’exceptions près, l’exploitation traditionnelle de ses films.

    Et Roma ? Alfonso Cuarón rêve de la salle, qui permet le mieux d’apprécier l’esthétique soignée de son film (noir et blanc, objectifs des vieilles caméras 70 mm). Netflix ne serait pas contre un « day-and-date » (sortie simultanée en salles et sur le site) a condition qu’il fût surtout symbolique : on apprenait ainsi hier soir que Roma serait projeté dans un #cinéma bruxellois le 12 décembre prochain. En France, c’est pour le moment impossible : toute sortie intègre le film à la #chronologie_des_médias, fixant des écarts temporels précis entre la salle, la télé, l’exploitation en ligne. Si Roma sort en salles, il ne sera sur le Netflix français que trois ans plus tard… Impensable pour la plateforme.

    Vers une Palme d’or Netflix ?

    Il n’est pas non plus impossible que, malgré l’hostilité réitérée des exploitants (représentés au conseil d’administration), Cannes songe à assouplir ses règles. Si The Irishman, de Martin Scorsese, financé par Netflix (parce qu’aucun studio américain ne voulait le faire) est prêt pour mai 2019, le sélectionneur fera tout pour l’avoir… Une Palme d’or Netflix ? En 2017, le scandale eût été à son comble. Aujourd’hui, le précédent vénitien crée une grosse brèche. Comme, peut-être, l’annonce prochaine que Le Livre d’image, le nouveau film de Jean-Luc Godard, en compétition au dernier Festival de Cannes, ne sortira malgré tout pas dans un circuit traditionnel…

    Les dirigeants de Netflix, eux, vont continuer leur politique effrénée d’acquisition et de production : l’arrivée prochaine d’entrants (Apple, Disney) sur le nouveau marché, très lucratif, de la VOD par abonnement, va changer la donne, mais la plateforme de Ted Sarandos a de l’avance. D’autres cinéastes vont aller y chercher de quoi faire des films ambitieux et différents – à condition que la concurrence ne pousse pas à la surenchère de blockbusters, une hypothèse possible. Mais les auteurs verront toujours qu’une fois sur Netflix leurs créations seront englouties dans un catalogue géant, jamais exploitées en DVD, jamais diffusées à la télévision. Même si le CNC donne un visa exceptionnel à Roma, pour une sortie « hors chronologie » dans une poignée de salles, cela changera à peine le destin du film.

    https://www.youtube.com/watch?v=pRwMrNAr0h0

    Dans une conférence qu’il a donnée au début de l’été au Festival Cinema ritrovato, à Bologne, Thierry Frémaux regrettait que les films Netflix n’appartiennent pas vraiment à l’histoire du cinéma. Il rappelait aussi les débats des deux inventeurs concurrents du septième art : « Lumière a triomphé d’Edison, il y a cent vingt-cinq ans, parce qu’il a eu cette idée de la projection collective. Edison soutenait, lui, que les images animées devaient êtres vues de façon individuelle et payante. C’est Netflix ! Peut-être assistons-nous à la victoire posthume d’Edison sur Lumière… » Ou plutôt, on l’espère, à une coexistence pacifique des deux visions complémentaires.

    via @lucile


  • Pour celles et ceux qui n sont pas sur FB, un billet de Mathieu Rob, prof de lycée

    Monsieur le proviseur adjoint,

    Puisque les élèves n’ont pas eu de prof devant eux depuis deux mois, la seule appréciation équitable et honnête me semble quelque chose du genre : « moyenne non représentative du niveau de l’élève, difficilement évaluable en raison d’une longue absence du professeur » (multipliée par 36). Je vous fais confiance pour trouver la bonne formule à destination des parents. Il m’est difficile d’évaluer individuellement les élèves après une absence de deux mois, mais n’hésitez pas à le faire si vous l’estimez nécessaire. M’est avis que tous les gamins méritent d’être encouragés.

    Par ailleurs et surtout, réalisez-vous l’incroyable sécheresse de vos voeux de prompt rétablissement ? J’ai passé la nuit à réfléchir à votre prose et j’en suis venu à formuler quelques questions purement rhétoriques. Lors des réunions de cadres au rectorat, vous arrive-t-il d’évoquer les « risques psychosociaux » liés aux politiques d’affectation des TZR et des contractuels ? Et plus généralement de réfléchir aux conditions de travail que vous participez à mettre en œuvre ? J’ai constaté que les chefs d’établissement souffrent aussi parfois de la brutalité administrative qui est leur « coeur de métier » et qui ne doit pas manquer d’être en décalage avec leur vocation et leurs aspirations... Mais depuis six ans que je suis TZR, les personnels de direction qui me supervisent ne cessent de me montrer que je ne suis pour eux qu’un volume horaire interchangeable, un bloc de moyens provisoires, bmp pour les intimes, et aucun d’entre eux ne semble entrevoir les effets produits par la pensée néomanagériale dont l’Etat les abreuve apparement. Plus simplement, aucun d’entre eux ne semble non plus se préoccuper des effets produits par cette distance physique et symbolique qu’ils maintiennent entre eux et nous à coups de costumes, de vouvoiement et de postures d’autorité. Sommes nous collègues, ou pas ? Sommes-nous des êtres humains, ou pas ? Pas un coup de fil en deux mois pour savoir comment j’allais. Ça vous indiffère ? ou bien vous préférerez ne pas savoir ?

    Dans une autre vie les cadres ne parleront plus sèchement à leurs collègues, il y aura de l’attention, de la chaleur, ils cesseront de gérer des flux et des masses numérotés. Je vous recommande à ce propos le film La question humaine de Nicolas Klotz, sorti en 2007. Le sort du personnage incarné par Michael Lonsdale n’est pas très enviable. Vous êtes jeune, il n’est pas trop tard pour vous éviter ça.

    Jusqu’aujourd’hui, j’étais assez bien parvenu à résister à la condition qui m’était faite, j’avais accepté ma place et je m’étais résolu à ne rien attendre de la part de « l’administration » qu’un salaire. Ni reconnaissance, ni protection. On m’a envoyé un peu partout pour boucher les trous, en me prévenant toujours au dernier moment et sans me demander mon avis (c’est pourtant prévu par les textes lorsqu’on est affecté hors de sa zone). C’était le contrat, en quelque sorte (!) et même si c’était déjà assez difficile je ne l’ai pas vécu trop mal. Avec les élèves je me sentais bien, avec certains collègues aussi. Mon existence administrative me pesait un peu, mais sans plus.

    Mais cette année, je me permets un petit craquage… Je n’ai pas réussi à tenir les trois jours à Carmaux/deux jours à Castres, deux affectations à deux heures de chez moi. Deux jours avant la rentrée de septembre (quand j’ai appris mes affectations), je vous avais fait part de mon appréhension, j’avais peur que vous ne parveniez pas à vous coordonner avec l’autre lycée pour m’éviter des trajets trop nombreux. « Vous n’avez qu’à acheter une voiture », m’aviez-vous rétorqué. « Et puis vous avez trois heures supplémentaires » avez-vous ajouté d’un ton impératif, comme si je ne pouvais pas en refuser, légalement, deux sur trois, et comme si les besoins du service vous dispensaient de vous inquiéter de mes conditions de travail, lesquelles ne peuvent pas manquer pourtant d’influencer l’exercice de mon métier et la réussite des élèves… Il avait fallu que je me dresse un peu contre vous, ce jour-là. Bref. Ai-je un problème avec l’autorité ? Pour la voiture, j’aurais peut-être dû vous écouter. Mais on m’aurait retrouvé au petit matin sur une départementale, contre un platane, avec la fatigue (j’ai beaucoup d’imagination). Et puis je préfère le train, on peut lire, travailler, somnoler, regarder les gens. Et puis je suis trop dépensier pour suspendre tout mon budget à mon travail (déjà qu’on finance les trois quart de nos livres et de nos fournitures...), je préfère acheter des cafés, des cigarettes et des billets de train qu’une sale voiture. Preuve de bonne santé mentale. Je ne suis pas du genre à fuir à pleurnicher à la moindre difficulté, ni à refuser toute contrainte, ce que vous avez sous-entendu d’une manière assez grotesque et injuste. Bref. Trois jours à Carmaux, deux jours à Castres. Il a fallu que je réclame dans les deux lycées des chambres d’internat, que l’intendance m’a louées généreusement 10 ou 15 euros la nuit (loyer supplémentaire entre Carmaux et Castres : 35 euros par semaine, 150 euros par mois). C’était ça ou le train, deux heures porte à porte entre mon domicile et les deux lycées, quatre heures par jour de transport à pieds en train et en bus. Pas tenable, et seulement à moitié remboursé, donc j’ai choisi la chambre, mais les trois nuits par semaines seul dans un mobilier de salle de classe se sont avérées un peu glauques. La solitude et les trajets c’est fatiguant et difficilement supportable à long terme.

    Résultat : angoisse larvée, tension nerveuse permanente, creux au ventre, lumbagos, insomnies, troubles digestifs, nausées avant de partir au travail, et repli dépressif, libido fléchissante et ramollissante (si vous voyez ce que je veux dire), entre autres joyeusetés psychosomatiques. Le week end, quand je pouvais enfin être chez moi et auprès des miens, je n’avais aucune envie des voir, j’avais juste envie de m’anesthésier. Plus aucune libido amicale, amoureuse, sexuelle. Aucune libido sciendi non plus, ça la fout mal quand on est censé transmettre un minimum de curiosité intellectuelle à ses élèves… Pour résumer : angoisse qui creuse le ventre et démotivation générale et dépressive. Donc en janvier je me suis fait arrêté une semaine, puis deux, puis cinq, et deux mois après, je ne peux toujours pas reprendre : même la perspective d’arrêts successifs jusqu’aux vacances d’été n’a pas effacé cette tension nerveuse qui s’est installée en moi depuis la Toussaint. J’ai abandonné mes élèves. J’ai compris à quel point c’était mortifère et que ça allait prendre du temps pour me retaper. Et j’ai compris qu’il est au plus haut point légitime de chercher à s’émanciper de ce qui nous détruit et nous dévitalise. J’ai écrit à la DPE pour qu’ils suppriment une de mes deux affectations, aucune réponse. Au téléphone, aucune réponse. De votre part, rien non plus, mais il est vrai que je n’ai pas osé vous appeler. Les responsabilités de ce massacre administratif sont tellement diluées qu’on ne sait pas à qui s’adresser.

    Par bonheur mon médecin généraliste est d’une douceur infinie et m’a arrêté avant que je perde complètement pied. J’ai rendez-vous avec un psychiatre. Merci pour le cadeau !

    Était-ce à la médecine de régler le problème ?

    Je crois que la preuve de mon attachement à la continuité du service public n’est plus à faire. Six ans que je traverse en TER ma « zone de remplacement » et les « zones limitrophes », qui représentent un territoire de 12 000 km carrés (de quoi rendre verts de jalousie la plupart des tueurs en série américains !). Colomiers, Castres, Carmaux, Tarbes, Argelès-Gazost, Castelsarrasin, Valence d’Agen, Toulouse, presque toujours dans deux établissements à la fois. Allez-vous me suggérer de déménager chaque année pour suivre mes affectations ?

    Je vais finir par me prendre en exemple dans le chapitre sur l’intégration sociale en terminale. Existence fantomatique, liens distendus avec les collègues, impossibilité de me nourrir en participant à des projets pédagogiques de long terme... Parfois en fin d’année on me demande encore qui je suis ! Je paye des chambres tristes qui étaient gratuites il y a encore quelques années pour les personnels qui viennent de loin. Au passage : je vous signale que mes heures supplémentaires n’ont toujours pas été payées (depuis septembre) et que j’ai avancé plus de 1400 euros de billets de train entre septembre et janvier. Je ne suis pas loin d’envoyer des lettres d’insultes au rectorat pour réclamer mon argent, comme Céline à Gallimard (point commun : on met nos tripes sur la table, chacun dans nos métiers respectifs ! ). À mon grand père ouvrier qui s’esquintait à enfourner du charbon la nuit pour que l’usine à briques continue de tourner, on ne payait pas non plus ses heures sup. C’est triste de constater à quel point on continue d’être méprisés, dans la famille, malgré l’ascension sociale ! Il était en colère, et moi aussi, mais lui n’était pas allé à l’école, ne savait pas lire ses feuilles de salaire, sa colère était impuissante et vaine. Moi je me dis que je pourrais peut être attaquer le Rectorat devant le tribunal administratif et exiger le remboursement des chambres, et aussi vous facturer les 100 ou 200 euros dépensés en décontractants musculaires non remboursés que je suis obligé d’avaler depuis six mois pour ne pas enchaîner lumbago sur lumbago. Je plaisante bien sûr.

    Je suis désolé, ça ne se fait pas mais j’ai envoyé ce mail à tout les collègues et je décharge un peu de colère. D’ailleurs pourquoi pas aux élèves, à leurs parents, au ministre, à la presse ?! C’est un témoignage qui en vaut bien un autre... ! Il y a des tas de gens qui souffrent de leurs conditions de travail dans cet établissement, comme partout ailleurs dans ce paradis prolétarien qu’est devenue l’Education nationale, et personne ne dit jamais rien. Un jour on retrouvera quelqu’un pendu à l’un beaux arbres du lycée, le Rectorat dira qu’il avait des problèmes personnels, et cela vous touchera peut-être, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer. C’est maintenant qu’il faut faire attention, Monsieur le proviseur. Le ton de ce mail mérite peut être un blâme ? Peut être que je serai viré comme un malpropre parce que j’ai l’air de m’adresser à vous personnellement de manière ordurière ? Moi je suis convaincu que personne ne mérite la moindre déférence ! Les cadres encore moins lorsqu’ils prennent à cœur leur fonction de valets du gouvernement et du capital. Je ne dis pas que vous le faites. Mais vous outrepassez parfois votre autorité. Acheter une voiture, franchement ? Avec quel argent ? Pourquoi alors ne pas exiger le permis au concours ? En ce qui me concerne je ne vois aucun mal à dire que le roi est nu et je n’ai aucune intention de continuer à accepter n’importe quoi. Je m’attends à tout désormais de la part de l’administration. Je sais qu’il m’est interdit de refuser d’autres affectations délirantes, qu’on me menacera (« abandon de poste » disent-ils alors que c’est l’institution qui abandonne ceux qui sont en dernière ligne !). Faites. Tant pis.

    Je n’attends aucune réponse de votre part. Au contraire j’ai besoin de couper véritablement et complètement les ponts avec vous et votre administration, dans les six mois qui viennent. J’ai juste envie de vous mettre pour une fois en face de ce que vous contribuez très modestement et très invisiblement à produire, vous parmi d’autres qui accomplissent consciencieusement leur tâche dans les bureaux introuvables de cette architecture kafkaïenne du pouvoir. Dans le Procès, lorsque l’institution judiciaire s’empare du corps de K, il est incapable de résister, une force assez mystérieuse et intérieure au contraire l’attire toujours plus profondément dans des couloirs sombres et des interactions absurdes et cruelles. A la fin du livre, deux policiers égorgent K dans une carrière de pierre. Scène comique que je vous invite à relire ! Mais Kafka et Orson Welles sont des génies pessimistes, moi je m’évade.

    Pour reprendre votre formule, je vous prie, dans la mesure du possible, de faire plus attention à l’avenir aux gens qui vous entourent. Ne prenez pas votre travail trop au sérieux, voyez comme on vous incite à nous traiter, c’est une imposture. Ce que l’institution fait aux élèves et aux personnels, vous finissez par ne plus le voir, parce que tout le monde préfère le taire… Il n’y a que la voix qui déraille parfois, quand un collègue en souffrance se confie à une oreille amicale dans un recoin du lycée. Le plus souvent il disparaît pour quelques semaines et baisse les yeux parce qu’il a honte et n’ose pas encore se révolter. Est-ce à la médecine de régler ce genre de problème ? Quant elle le fait c’est à sa manière individualisante. Aucun conflit, aucune prise de conscience collective et aucune forme d’action solidaires n’émergent jamais d’un arrêt de travail. C’est le degré zéro de la politique. Et puis c’est toujours déjà trop tard on a perdu l’un des nôtres.

    Bien cordialement,

    Mathieu Rob

    Le 8 mars 2018 à 17:31, XX a écrit :

    Mme XXX,
    M. Rob,

    Je vous prie, dans la mesure du possible, de remplir les appréciations trimestrielles en vue des conseils de classe à venir et vous souhaite un prompt rétablissement.

    Bien cordialement,

    XXX
    Proviseur Adjoint

    Lycée Polyvalent XXXXX
    XXXXXXXXX
    XXXXX

    #éducation #école #enseignement


  • Buñuel et le grand néant des sociétés modernes
    http://www.dedefensa.org/article/bunuel-et-le-grand-neant-des-societes-modernes

    Buñuel et le grand néant des sociétés modernes

    Je découvre enchanté le livre de sagesse de Luis Buñuel, mi ultimo suspirio. Il résume sa vie aventureuse et formidable, à la pointe de la modernité comme on dit ; mais aussi il décoche çà et là, comme un autre grand de la rébellion d’alors, Orson Welles, des traits remarquables contre notre monde (nos « sociétés ») moderne.

    Il commence par me rassurer, Don Luis : le moyen âge a duré plus qu’on ne le croit dans le milieu traditionnel !

    « On peut dire que dans la ville où je suis né (22 février 1900) le Moyen Age a duré jusqu’à la Première Guerre mondiale. C’était une société isolée et immobile, dans laquelle les différences de classe étaient bien marquées. Le respect et la subordination des travailleurs aux grands seigneurs, aux propriétaires terriens, (...)


  • L’#économie américaine au cinéma (3/4) : Le #Rêve_américain et le mythe du #self-made_man

    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/leconomie-americaine-au-cinema-34-le-reve-americain-et-le-
    mythe-du-self-made-man

    Partir de rien, construire sa fortune et sa réputation par la seule force de son travail... Voilà l’un des grands mythes des États-Unis, celui du #Rêve_américain (« #American_Dream »), et de sa figure idéalisée : le self-made man. Retour sur un concept qui constitue une partie de l’identité américaine.
    Un des plus célèbres exemples de « self-made man » au cinéma : le personnage de Charles Foster Kane (interprété par Orson Welles) dans le film « Citizen Kane » (1941) réalisé par Orson Welles.
    Un des plus célèbres exemples de « self-made man » au cinéma : le personnage de Charles Foster Kane (interprété par Orson Welles) dans le film « Citizen Kane » (1941) réalisé par Orson Welles.• Crédits : Collection Christophel © RKO Radio Pictures / Mercury Productions - AFP

    « Le mythe du self-made man s’est développé vers 1830 aux Etats-Unis, au moment de la démocratie jacksonienne, avec l’émergence de couches populaires qui n’avaient pas le pouvoir, qui n’étaient pas représentées : Jackson a été le premier a ne pas être issu des élites économiques ou intellectuelles [...] et s’est appuyé sur les nouvelles populations de l’Ouest, pauvres, pour développer cette possibilité de réussir d’abord en étant agriculteur, puis entrepreneur, etc. » (Anne-Marie Bidaud)

    #états-unis #inégalité #richesse #pauvreté #propagande #allégorie #images


  • Vu Pentagon papers ce soir.

    Pas de temps mort, beaucoup de suspense, même si on connait l’histoire. Du bon Spielberg ! et donc,…

    … le même malaise que pour tout bon Spielberg : on se laisse embarquer dans cette Belle histoire de l’Oncle Paul à la gloire du #quatrième_pouvoir et de la perfection du système politique états-unien avec tous ses checks and balances. On note toutefois que le système, comme le film spielbergien, a besoin de #héros et héroïne au cœur pur pour se dresser et s’opposer à l’arbitraire #stand_up_for_what_you_believe_in.

    En prime, on a, remarquablement jouée, l’épiphanie d’une femme : dans un milieu où la domination masculine est de tous les instants, de toutes les situations et dont la mise en scène rend parfaitement le côté écrasant. Et si on n’a pas compris, c’est subtilement (bon, c’est du Spielberg, hein…) souligné lors de son assomption à la sortie de la Cour suprême…

    Des séquences super bien bouclées (Spielberg, vous dis-je…) Entre autres :
    – l’ouverture au Vietnam
    – toutes la séquence d’imprimerie, mention spéciale à la composition à la linotype, l’incontournable, que dis-je mythique avec la rotative,
    – les diverses ouvertures de boîtes à chaussures (si, si,…)
    – la déclamation de l’opinion du Juge Black

    In the First Amendment, the Founding Fathers gave the free press the protection it must have to fulfill its essential role in our democracy. The press was to serve the governed, not the governors.[…]
    And paramount among the responsibilities of a free press is the duty to prevent any part of the government from deceiving the people and sending them off to distant lands to die of foreign fevers and foreign shot and shell.

    pour l’intégrale, c’est là
    https://www.law.cornell.edu/supremecourt/text/403/713

    Un choc, genre retour vers le futur, lors de la première apparition de Robert McNamara…


    pour les autres c’est pas mal non plus, mais ils sont nettement moins connus visuellement. Cf. ici
    http://www.indiewire.com/gallery/the-post-visual-guide-cast-real-journalists-steven-spielberg-meryl-streep-tom-hanks/#!10/bradleywhitfordthepost
    (pour une interview de « McNamara/Bruce Greenwood », http://pro.boxoffice.com/prism-absolute-truth-actor-bruce-greenwood-discusses-post-spielberg-h )

    Au moins une invraisemblance majeure : lors de ses brèves « apparitions » (toujours de loin, de dos et au téléphone) Nixon parle normalement ! Pas une injure, aucun terme ordurier ; pour le père spirituel de l’expression expletive deleted, ça fait quand même tout bizarre…


  • Comment la bureaucratie a détruit la nation espagnole
    http://www.dedefensa.org/article/comment-la-bureaucratie-a-detruit-la-nation-espagnole

    Comment la bureaucratie a détruit la nation espagnole

    Un texte est paru sur de nombreux sites antisystèmes. Certains ridicules se voulaient pro-catalans, contre le néofascisme espagnol (ben voyons !), d’autres tâtonnaient…

    L’auteur de ce texte qui se veut libéral de droite diabolise bien sûr Franco. Il aurait préféré une république marxiste-bolchévique dans son pays (je n’ai rien contre !) comme tous les libéraux. Je rappelle que dans les années cinquante-soixante l’Espagne était le plus heureux pays du monde (j’ai cent témoignages de petites gens), que Kubrick, Kirk Douglas, pouvaient tourner le marxisant Spartacus, que le gauchiste Orson Welles (qui adorait l’Espagne et ses traditions, comme Hemingway et mille autres) déclarait dans une interview que la démocratie avait détruit l’Espagne, pas le (...)


  • Pas le moindre rêve cette nuit
    Il va manquer quelque chose
    À cette journée, toute la journée

    Je dépose Sarah à la gare
    File fille de Phil !
    Comme du temps de l’école : on rit

    Tergiversations
    Atermoiements
    Valse-hésitation

    Est-ce que je peux vraiment conduire
    De front, une vie littéraire, une vie professionnelle
    Une psychanalyse, un conflit juridique, un régime ? Et le reste

    Et
    Le
    Reste

    Encore heureux
    L’absence de vie sentimentale
    Ne vient pas corser le mélange

    The mixture
    Is already rich enough

    (Orson Welles, F for Fake )

    Je reçois du spam
    Du Viagra™©®
    D’un certain Alan Moore

    Lundi et mardi, qu’est-ce que tu as fait ce week-end ?
    Mercredi, je ne sais pas je ne travaille pas
    Jeudi et vendredi, qu’est-ce que tu fais ce week-end ?

    Rafraîchir la page
    Des Disparitions
    Du site du Monde

    Se reprendre
    Se rendre compter
    Briser là

    Le récit des Fantômes
    Connait donc une fin prématurée
    Le 15 septembre 2017

    Le 15 septembre 2017
    Mort de Harry Dean Stanton
    J’ai croisé Romane Bohringer dans la rue

    « Qu’est-ce t’a fait aujourd’hui Papa ?
     ? J’ai travaillé à concevoir l’exportation automatique
    De données dans un fichier plat, déposé par ftp, et …

     ? Moi aussi j’ai passé
    Une bonne journée
    Papa ! », sortie d’école

    Dans la salle d’attente de la psychologue
    De Zoé, je noircis des pages
    Et des pages de Fantômes

    « Papa, tu vas t’y retrouver
    Dans ton brouillon ?
     ? Dans une semaine ce sera autodétruit »

    Je ris tout seul
    En lisant Toussaint
    Donc pas tout à fait tout seul

    Rentré en hâte
    Nouilles sautées aux légumes et basilic
    Poulet au soja pour les bouffeurs de cadavres

    Un beau soleil intérieur
    De Claire Denis
    Écrit par Christine Angot, hélas

    Un beau soleil intérieur
    De Claire Denis
    Avec Binoche, hélas

    Un beau soleil intérieur
    De Claire Denis
    Avec Depardieu, hélas

    Des dialogues creux
    Un timing faux
    Des acteurs contents d’eux

    Longtemps
    Que je n’avais pas été en colère
    En sortant du cinéma

    Echanges de messages textuels
    Avec Nicolas du Kosmos
    Je suis son indécrottable dernier situ

    Retournons
    À Made in China
    Sûr d’en rire, d’en pleurer de rire même

    #mon_oiseau_bleu


  • Finalement, non, je m’en doutais un peu
    Un rêve médiocre, une partie de volley-ball
    Dans une rame de métropolitain, c’est bien aussi

    Mon ordinateur le matin
    Tandis que je m’approche de lui
    « De quoi a encore-t-il rêvé cette nuit ? »

    Macron révise
    Sa stratégie
    De communication

    Le chef de l’État
    Estime que la phase de raréfaction
    De sa parole est terminée

    Un collègue a découvert Une fuite en Égypte
    On en parle en plein open space
    Tel est le cours, parfois surprenant, de ma vie

    Et tu écris à propos de quoi maintenant ?
    Et je lui montre mon écran
    Ouvert sur les Anguilles les mains mouillées

    Il fait soudain un temps de cochon
    Au café, relisant, écrivant
    Je détache mal ma pensée d’elle

    Il
    Faudrait
    Pourtant

    Sur le petit écran de mon appareil-photo
    Je retrouve les images de mes enfants cet été
    Cela redonne un sens à ma vie, un si petit écran

    Mon voisin à la terrasse du BDP
    Est un jeune ouvrier poussiéreux
    Qui mange de bon appétit son poulet massala

    J’aime le soin qu’il prend
    A disposer ses couverts
    Et assaisonner son repas

    Phil, fais-moi ce plaisir, cette grâce
    Détache ton esprit
    Tu n’as pas droit à ce malheur

    Le malheur
    C’est pour les opprimés
    Un peu de décence !

    Et ça va
    Tout de suite
    Un (peu) mieux. Presque

    Relisant Élever des chèvres en open space
    Jusqu’au bout tu dois te méfier de toi-même
    De ton désir de parler de ton train électrique

    Mais
    Tu touches
    Au but

    Tu fignoles
    Comme tu faisais enfant
    Avec tes maquettes d’avion

    Un des plaisirs pervers de ma vie
    Ecouter une conférence d’Onfray
    En voiture. En route vers Autun

    Sur la même route j’apprends
    Qu’Orson Welles s’est intéressé
    A l’affaire Dominici

    Et d’autres trucs
    Qui m’intéressent
    Moins

    Dans l’atelier d’Isa
    En m’installant je sursaute
    Une couleuvre, non un jouet en plastique

    À la table de mes amis
    On parle trois langues
    Et ce n’est pas simple

    Plaisir, toujours
    De baragouiner
    Un peu d’Allemand

    Ça fait du bien d’être à Autun
    Ca la repousse un peu
    Pas seulement elle

    Je m’endors d’un coup
    Comme si je m’enfonçais
    Dans mon lit, cela ne m’arrive jamais

    #mon_oiseau_bleu


  • 2月1日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-170201

    Top story: Michael M. Grynbaum on Twitter: "Cats to compete in this year’s West… twitter.com/grynbaum/statu…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 06:41:25

    Top story: The Reluctant Enthusiast: Orson Welles on ‘Casablanca’ www.theparisreview.org/blog/2017/01/3…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 04:38:07

    Top story: The Republican Fausts www.nytimes.com/2017/01/31/opi…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 02:36:49

    Top story: The incompetence displayed by Trump’s immigration orders will be ter… www.vox.com/policy-and-pol…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at (...)


  • Liquid assets: how the business of bottled water went mad
    https://www.theguardian.com/business/2016/oct/06/liquid-assets-how--business-bottled-water-went-mad

    In the early 20th century, however, a water revolution nearly killed the nascent business. After early attempts in Germany and Belgium to chlorinate municipal drinking water, a typhoid epidemic in Lincoln in 1905 prompted the public health crusader Alexander Cruickshank Houston to try out the first extended chlorination of a public water supply. His experiment worked, and soon, chlorination of municipal water had spread around the world. In 1908, Jersey City became the first US city to use full-scale water chlorination, and the practice quickly spread across the country.

    The bottled water industry almost collapsed as a result. In the past, buying clean water had been a necessity for the rich (the poor simply endured centuries of bad drinking water, and often died from the experience). Now it was freely available to all. Why would you continue to spend money on something that now came, miraculously, out of a tap in your kitchen?

    The answer arrived in 1977, in the form of what must be one of history’s greatest pieces of television advertising narration. “Deep below the plains of southern France,” rumbled Orson Welles in a voice that sounded as if it were bubbling up from some unreachable subterranean cave, “in a mysterious process begun millions of years ago, Nature herself adds life to the icy waters of a single spring: Perrier.” As viewers watched the water descend into a glass, and admired the glistening green bottle, marketing history was made. The advert was part of a $5m campaign across America – the largest ever for a bottled water – and proved a major success. From 1975 to 1978, Perrier sales in the US increased from 2.5m bottles to more than 75m bottles.”

    #eau #santé_publique #publicité


  • Thunderheart

    http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2013/08/11/sometimes-they-have-to-kill-us-they-have-to-kill-us-because

    Attila, ma fille aînée, m’a récemment demandé d’établir une liste de mes dix films préférés. L’exercice ne manque pas d’intérêt, mais j’ai eu bien du mal à ne pas lui répondre une bonne trentaine de titres, de Citizen Kane (1941, Orson Welles), à Zero Dark Thirty (2012, Kathryn Bigelow) de Rio Bravo (1959, Howard Hawks) à Mishima (1985, Paul Schrader), de Nocturne Indien (1989, Alain Corneau) au Magnifique (1973, Philippe de Broca), des Tontons flingueurs (1963, Georges Lautner) à Apocalypse Now (1979, Francis Ford Coppola), de Nomads (1986, John McTiernan) à La Belle au Bois Dormant (1959, Clyde Geronimi), de Blade Runner (1982, Ridley Scott) à Master and Commander (2003, Peter Weir), Et si je m’étais laissé aller, j’aurais pu aussi mentionner les films de Brian De Palma, Michael Mann, Sam Peckinpah, Alfred Hitchcock, John Carpenter, Christopher Nolan, Jacques Audiard, Steven Soderbergh, Woody Allen, etc. La malheureuse enfant ne m’en demandait évidemment pas tant…


  • JODOROWSKY’S DUNE
    En 1975, le #producteur français Michel Seydoux propose à Alejandro #Jodorowsky une adaptation très ambitieuse de Dune au #cinéma. Ce dernier, déjà réalisateur des films cultes El Topo et La Montagne sacrée, accepte. Il rassemble alors ses « guerriers » artistiques, dont Jean Giraud (Moebius), Dan O’Bannon et Hans-Ruedi Giger qui vont être de toutes les aventures cinématographiques de #science-fiction de la fin du siècle (Star Wars, Alien, Blade runner etc.). Le casting réunit Mick Jagger, Orson Welles, Salvador Dali, David Carradine ou Amanda Lear, mais également son jeune fils Brontis Jodorowsky, Pink Floyd et Magma acceptent de signer la musique du film… L’équipe de production recherche 5 millions de dollars pour finaliser le budget et se heurte à la peur des studios hollywoodiens qui craignent le tempérament de Jodorowsky...
    Les coulisses fascinantes d’un film-monument de la SF jamais tourné. A travers ce documentaire, Frank Pavich lui donne une existence presque tangible et prouve que de l’échec peut naître une belle leçon de philosophie sur l’art, la vie et l’ambition.
    https://youtu.be/01cvnGEqYmA



    http://www.franceculture.fr//emissions/ping-pong/jodorowsky-et-son-film-prophete-avec-brontis-jodorowsky-michel-seydoux
    #hollywood


  • 3月16日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-160316

    Top story: Snapchat Hires Tom Conrad as VP of Product | Re/code recode.net/2016/03/15/sna…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 13:48:33

    RT @facklernyt: Godzilla returns? Leafy kaiju spotted in suburban Tokyo by Sankei Shimbun photog: www.sankei.com/photo/story/ne… #Godzilla pic.twitter.com/ZHtYKQNTVM posted at 12:30:47

    RT @colebrax: Orson Welles at work with composer Bernard Herrmann, his collaborator on radio as well as ’Citizen Kane’ (1941). pic.twitter.com/vfwfcNZL5S posted at 12:30:09

    My Tweeted Times tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=rgp posted at 12:00:05

    Top story: Instagram May Change Your Feed, Personalizing It With an Algorithm www.nytimes.com/2016/03/16/tec…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 10:18:19

    Papier is out! paper.li/ChikuwaQ/13277… Stories (...)


  • « Quand la radio trompe l’oreille. Petite #histoire des #faux-semblants_radiophoniques, épisode 1 : les années 1920. »
    http://syntone.fr/quand-la-radio-trompe-loreille-petite-histoire-des-faux-semblants-radiophoni

    En 1938, en mettant en scène en direct sur les ondes états-uniennes une invasion martienne, Orson Welles inventait le #canular radiophonique et suscitait une panique générale. Cette phrase vous est familière. Vous l’avez entendue cent fois. Elle est fausse, et quadruplement : Orson Welles en était à peine l’auteur, ce n’était pas un canular, ce n’était pas une première et la panique fut très relative. L’épisode, avec ses approximations et même grâce à elles, pose néanmoins le mythe fondateur de la radio comme média de masse et, tout autant, comme outil de création. Quand la fiction fait l’évènement en passant pour le réel : retour, sous forme de feuilleton, sur près d’un siècle de faux-semblants radiophoniques, en nous en tenant aux pièces qui ont une visée artistique et qui questionnent les formes médiatiques, pour écarter, quoique les frontières soient parfois poreuses, ce qui relève de la propagande ou de la blague.

    Avec Maremoto de #Gabriel_Germinet et #Pierre_Cusy (#Radio_Paris), et Broadcasting the Barricades de #Ronald_Knox (#BBC)

    Cet article est paru dans nos derniers Carnets. L’épisode n°2 va sortir dans quelques jours pour les abonné·e·s - dans quelques mois pour les autres. A bon·ne entendeuse/eur... :)
    http://seenthis.net/messages/466866

    #fiction_radiophonique #radio



  • « La guerre des mondes d’Orson Welles » dans Samedi noir (#France_Culture)
    http://www.franceculture.fr/emission-fictions-samedi-noir-la-guerre-des-mondes-2015-10-31

    En même temps qu’à La Guerre des mondes, mythe radiophonique fondateur, c’est à la #radio elle-même que j’aimerais rendre hommage. La programmation en public de la Maison de la Radio me semble être une occasion propice à saluer, aux côtés du génie d’un homme, le génie d’un art. Celui de sa nature subtile et de ses coup d’éclats, de ses artifices et de ses bouts de ficelle, celui de la manière rusée dont il s’adresse au monde.

    Accompagnés de sept musiciens et de six comédiens, nous reconstituerons au studio 105 la facétie de Welles à travers un ensemble de techniques qui ont fait l’histoire de notre pratique : du quatuor à cordes au sampleur, de la bande magnétique aux technologies numériques en passant par les bruitages, nous parcourrons une histoire qui, aussi mouvante soit-elle, s’est voulue depuis son origine capable d’agir et d’influer sur notre imaginaire pour rendre compte et transformer notre réalité.

    #Alexandre_Plank [réalisateur]

    http://rf.proxycast.org/1090803620305182720/11496-31.10.2015-ITEMA_20830412-0.mp3

    #Orson_Welles #H.G.Wells #audio #radio #fiction_radiophonique #création_radio


  • 10月21日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-151021

    Top story: 富裕層の海外資産 3兆1000億円余 NHKニュース www3.nhk.or.jp/news/html/2015…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 10:06:39

    RT @CoquiBared: ? Ohh... It’s Lunch Time!!!? pic.twitter.com/MupgxyrQAP posted at 09:57:23

    Papier is out! paper.li/ChikuwaQ/13277… Stories via @dougcoulson @dtrindadescheer @michikokakutani posted at 09:14:49

    Top story: @WrongReel: ’Oja Kodar & Orson Welles working on ’The Deep’, a film … pic.twitter.com/OytXg47ffD, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp

    posted at 08:09:03

    Top story: Rubio’s energy plan is boilerplate conservatism, but his spin on it … www.vox.com/2015/10/20/957…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 06:08:02

    Top story: The Times Partners With Google on Virtual Reality Project www.nytimes.com/2015/10/21/bus…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp (...)


  • 10月20日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-151020

    Top story: Review: ‘Career of Evil,’ J.K. Rowling’s Grisly Crime Novel www.nytimes.com/2015/10/20/boo…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 11:22:13

    RT @syoujikisoujiki: Today we have to take its own 今日は自撮りしました Aujourd’hui, nous avons à prendre sa propre pic.twitter.com/WTiuDUJVZS posted at 10:49:40

    Top story: @colebrax: ’Orson Welles, Jeanne Moreau & Anthony Perkins at a party… pic.twitter.com/EeF0J3JFCV, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp

    posted at 09:16:02

    Papier is out! paper.li/ChikuwaQ/13277… Stories via @facklernyt @JustGoodMovies posted at 09:14:13

    Top story: Julian Assange lawyers may launch new appeal in light of published e… www.theguardian.com/media/2015/oct…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 07:28:56

    Top story: Dean Baquet Responds To Jay Carney’s (...)


  • « Unmade Movies » : la #BBC diffuse des adaptations #radio de #films restés dans les cartons des grands noms du #cinéma
    http://www.bbc.co.uk/programmes/b054yj22

    #Harold_Pinter ’s The Dreaming Child

    Adaptation of Pinter’s screenplay, based on Karen Blixen’s elusive story of love and loss.

    Harold Pinter’s Victory

    Harold Pinter’s screenplay of Josef Conrad’s last major novel, adapted by Sir Richard Eyre

    #Orson_Welles ’ Heart of Darkness

    Unproduced screnplay by Orson Welles of Conrad’s celebrated novel. Starring James McAvoy.

    #Arthur_Miller ’s The Hook

    A longshoreman decides to take on his corrupt union bosses on the Brooklyn waterfront.

    et #Alfred_Hitchcock

    Via @SeeingRadio, qui signale aussi le site « Listen to a Movie », qui propose la #bande-son de nombreux films ou séries télé
    http://www.listentoamovie.com/media

    #création_radio


  • Pour continuer sur l’#INA, la première #fiction_radio en France : Maremoto, de #Gabriel_Germinet
    http://www.ina.fr/audio/P12068495/evocation-de-maremoto-de-gabriel-germinet-interview-de-l-auteur-audio.html

    Quatorze ans avant la fameuse La Guerre des mondes d’Orson Welles, la diffusion de Maremoto sur #Radio-Paris, en octobre 1921 (1924 ?), déclencha en effet la première panique radiophonique de l’histoire. Un navire en perdition dans l’Atlantique y envoie par T.S.F. des appels désespérés : les auditeurs qui captèrent cette émission crurent assister en direct à un naufrage. L’émission fit la une des journaux le lendemain de sa diffusion, et fut interdite par... le ministère de la Marine.

    La fiction à proprement parler démarre à 5 min.

    #audio #histoire