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  • Qui est Nicolas Berggruen, le milliardaire « philanthrope » qui a financé Sylvie Goulard ? Investigaction - Laurent Daure - 29 Jun 2017

    Prise dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, Sylvie Goulard a quitté le gouvernement Macron. L’éphémère ministre des Armées a dit vouloir être en mesure de « démontrer librement sa bonne foi ». Et voilà que le Journal du Dimanche dévoile que l’ancienne eurodéputée a été rémunérée à hauteur de 10.000 euros par mois par l’Institut Berggruen. Ruptures s’est penché sur le profil de Nicolas Berggruen, l’homme à la tête du think tank particulièrement généreux à l’égard de Sylvie Goulard. (IGA)


    L’information était disponible depuis 2014, mais Le Journal du dimanche l’a actualisée et mise sur le devant de la scène le 25 juin dernier : Sylvie Goulard a reçu de l’Institut Berggruen plus de 10 000 euros par mois d’octobre 2013 à janvier 2016, période au cours de laquelle elle était députée européenne (voir notre article). Dans la rubrique « Mon parcours » de son site personnel, l’éphémère ministre des Armées présente ainsi son activité au service du  think tank américain : « Conseillère spéciale du Council for the Future of Europe  [Conseil pour l’avenir de l’Europe] », un groupe de réflexion qui dépend du  « Nicolas Berggruen Institute for Governance  [Institut pour la gouvernance] ».

    Sylvie Goulard précise ensuite qu’il s’agit d’une  « association à but non lucratif visant à promouvoir une meilleure gouvernance mondiale et européenne. »  Elle ajoute que le Conseil pour l’avenir de l’Europe  « est présidé par Mario Monti »  et qu’il  « comporte des personnalités de sensibilités politiques diverses telles que, notamment, Jacques Delors, Guy Verhofstadt, Pascal Lamy, Romano Prodi ou Jean Pisani-Ferry. »  On imagine les débats enflammés entre ces anticonformistes que tout oppose…

    Un milliardaire « philanthrope » de plus
    Basé en Californie, l’Institut Berggruen a été fondé en 2010 par le milliardaire américano-allemand – qui a grandi en France – Nicolas Berggruen, fils du richissime collectionneur et marchand d’art Heinz Berggruen (décédé en 2007). Le magazine  Forbes  évalue la fortune personnelle du  golden boy  à 1,81 milliard de dollars. Mais, à 55 ans, cet ancien jet-setter est quelque peu blasé, il a l’argent triste et veut désormais être reconnu en tant qu’intellectuel.

    Nicolas Berggruen aspire même à une vie d’ascète :  « Je ne suis pas si attaché aux biens matériels […]. Je possède très peu de choses. […] quelques papiers, deux ou trois livres et quelques chemises, vestes et pulls », déclare-t-il en 2012 au Daily Mirror. La preuve de son détachement des biens de ce monde : il a longtemps vécu « sans domicile fixe », c’est-à-dire dans des hôtels cinq étoiles, ce qui fascine les médias. Le Figaro est tombé sous le charme de ce bourlingueur de luxe qui  « sillonne le monde dans son jet privé Gulfstream IV. Ce nomade richissime peut ainsi résider dans 14 villes différentes en un mois. »  Sans doute en phosphorant durant les vols sur les moyens de réduire l’empreinte carbone des gueux.

    Financier à la réputation d’excentrique se piquant de « philanthropie » et d’ « idées », Nicolas Berggruen reste avant tout un homme d’affaires. Avec sa holding personnelle, qui fait des investissements immobiliers et financiers dans le monde entier, il est l’actionnaire majoritaire du premier groupe de médias espagnol Prisa (qui possède notamment le quotidien  El País ). Ce géant des médias présent dans 23 pays détient 15 % du groupe Le Monde. D’après Mediapart, M. Berggruen  « siège au conseil d’administration du Monde » . On peine à comprendre la discrétion du « journal de référence » sur un si prestigieux compagnonnage.

    L’amicale de la « mondialisation heureuse »
    Quand  L’Obs  – alors encore  Le Nouvel Observateur  – publie un portrait du  « loup de Wall Street repenti en berger philanthrope », qui est sollicité pour faire l’éloge du  « milliardaire qui voulait sauver le monde » ?… L’indispensable Alain Minc bien sûr ! Le chantre de la « mondialisation heureuse » semble parler de lui-même lorsqu’il plaide en faveur de Nicolas Berggruen :  « Un businessman arpentant le domaine des concepts ne fait-il pas œuvre plus utile qu’un intellectuel se lançant dans les affaires ? »  Pur hasard : Alain Minc est lui aussi membre du Conseil pour l’avenir de l’Europe, ainsi que du 21st Century Council (Conseil du XXIe siècle), un autre groupe de réflexion issu de l’Institut Berggruen, dont la description et la composition valent le détour.

    Ancien président du conseil de surveillance du  Monde, il se trouve qu’Alain Minc a représenté Prisa et… Nicolas Berggruen lorsque le groupe espagnol voulait racheter le quotidien vespéral en 2010, une offre concurrente de celle portée par le trio finalement victorieux Bergé-Niel-Pigasse (cf. le livre  Un si petit Monde  d’Odile Benyahia-Kouider, Fayard, 2011). Un banquier de chez Rothschild épaulait alors secrètement M. Minc dans cette opération tout en prétendant par ailleurs travailler gratis pour la Société des rédacteurs du  Monde . C’était Emmanuel Macron. Le futur président était même allé jusqu’à se cacher au dernier étage d’un immeuble pour éviter – en vain – que son double jeu ne soit découvert.

    Le portrait au cirage de Nicolas Berggruen brossé par  L’Obs  serait incomplet si l’irremplaçable Jacques Attali n’y avait pas apporté sa touche :  « C’est un garçon étrange, extrêmement gentil, extrêmement cultivé et extrêmement curieux, dans tous les sens du terme » . Et le grand mage médiatique surenchérit : « C’est un honnête homme au sens du XVIIIe siècle. Quelqu’un qui a décidé de mettre son argent au service de l’intérêt général. Je le crois sincère dans sa démarche. »  Même si elle a touché 300 000 euros d’émoluments, Sylvie Goulard devrait être décorée pour avoir servi un si précieux personnage.
    Le financier qui voulait être philosophe
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    Macron pour les Nuls

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    http://www.investigaction.net/fr/qui-est-nicolas-berggruen-le-milliardaire-philanthrope-qui-a-finance
    Ruptures : https://ruptures-presse.fr/actu/nicolas-berggruen-institut-milliardaire-philanthrope-sylvie-goulard

    #Sylvie_Goulard #Nicolas_Berggruen #MoDem #gouvernement_Macron #eurodéputée #Institut Berggruen #Prisa #El_País #Le_Monde #Alain_Minc #21st_Century_Council #Rothschild #Emmanuel_Macron #mécène #Huffington_Post #WorldPost #philanthrope #mondialisation #Europe_de_la_Défense

  • « Pascal Lamy : « Je suis inquiet car l’euro pourrait ne pas résister !! » » L’édito de Charles SANNAT
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13373-pascal-lamy-je-suis-inquiet-car-l-euro-pourrait-ne-pas-resister-l-e

    La revanche de Maurice Allais..... ; )))))))))))

    Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

    Lamy est un ex-grand mamamouchi du libre-échangisme et vous avez la vidéo de sa dernière intervention tout en bas de cet article.

    Pascal Lamy est l’ancien directeur général de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce. À la base, c’était un socialiste bon teint, ayant traîné ses guêtres de gauche dans les sillages de la « mittérandie ».

    Comme tous les mondialistes et les globalistes, le rejet de cette mondialisation par les peuples les inquiète au plus haut point.

    Pour eux, on est parti pour des années de chaos et de conflits, avec une augmentation du terrorisme, des problèmes immenses en Afrique, de gros problèmes de territoires, etc.

    Si vous osez exprimer ne serait-ce qu’une seule idée un peu gaullienne (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Protectionnisme économique, guerre & paix
    http://www.radiopanik.org/emissions/on-est-des-pigeons/protectionnisme-economique-guerre-paix

    Quand on ne trouve pas de solution à un problème, c’est peut-être que le problème est mal posé

    Pascal Lamy, Mario Draghi, François Hollande ou encore des patrons de multinationales dénoncent le protectionnisme.

    La liste est longue mais semble représenter les intérêts de ceux qui nous conduisent à la ruine.

    Mais alors... le protectionnisme ne serait-il pas une des solutions à nos problèmes ?

    Pourtant, autour de nous, quand on dit le mot « protectionnisme », on est immédiatement associé à Marine Le Pen, au nationalisme, voire à Hitler mais surtout... à la Guerre !

    Oui, le protectionnisme semble mener tout droit à la Guerre !

    C’est d’ailleurs un des arguments développés par Pascal Lamy, Mario Draghi, François Hollande et les patrons des multinationales.

    Pourtant, l’histoire montre que c’est (...)

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/on-est-des-pigeons/protectionnisme-economique-guerre-paix_03284__1.mp3

  • Paul Magnette : « Le traité #CETA est déjà en train de se découdre lui-même » RTBF Jean-Claude Verset - Mercredi 19 octobre 2016
    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_non-au-ceta-la-commission-n-a-pas-compris-l-importance-des-convictions-w

    La Wallonie ne donnera pas son accord à la signature du traité commercial avec le Canada avant la date fatidique de vendredi. Paul Magnette ne reviendra pas là-dessus. Mais le Ministre-président ne ferme pas la porte et, selon lui, quelques semaines de discussions permettraient de déboucher sur une solution définitive permettant de déboucher sur un traité où « les normes sociales très élevées profiteront à tout le monde ». 

    The Final Countdown
    L’Union Européenne donne encore à la Belgique deux jours, pas un de plus, pour signer l’accord CETA de libre échange avec le Canada. Mais rien n’y fait, Paul Magnette dira non : « Il est Impossible de donner notre accord d’ici vendredi, même si je suis conscient que cela aura des conséquences politiques ». Il n’y aura donc pas non plus de sommet, fin octobre, entre les Européens et le Canada, assume le ministre-président wallon qui estime « raisonnable » de reporter ce conseil sans en fixer la date.

    Je ne veux pas de confrontation, mais…
    Paul Magnette réfute l’accusation de vouloir la confrontation, « mais ce n’est pas parce que les Canadiens sont nos amis qu’il faut tout accepter ». La faute de ce retard ne viendrait d’ailleurs pas de la Wallonie, mais de la Commission elle-même qui n’a pas compris l’importance des convictions wallonnes. « Cela fait un an que j’ai indiqué à la commissaire Cecilia Malmström , les problèmes majeurs que j’avais avec ce traité. Mais, pendant un ans, l’attitude de la Commission a été de nous dire que nous n’avions pas compris les clauses du traité et qu’il suffisait de nous les réexpliquer. Et cela sans jamais accepter de modifications. Depuis quelques jours, il y a eu des vraies avancées, mais ce n’est pas suffisant ».

    Quelques semaines de plus suffiraient
    Pourtant, Le ministre-président l’assure, la Wallonie pourrait signer l’accord au traité CETA dans les prochaines semaines « Nous ne sommes, bien sûr, pas contre les accords de commerce. Il faut aider les entreprises wallonnes à exporter davantage ». Mais il dit refuser un traité qui contient de véritables menaces pour les normes sociales et environnementales.

    La mobilisation wallonne contre le traité actuel aurait même permis des avancées considérables dans l’élaboration du texte : « Le représentant canadien avait accepté que l’Europe puisse réguler en matière environnementale et sociale, mais à la condition que des entreprises puissent poursuivre les Etats et obtenir des réparations financières. C’était insensé. On ne peut pas dire à une société démocratique qu’elle peut réguler, mais en payant des indemnités aux multinationales. » C’est dans ce domaine précis que Paul Magnette revendique une avancée de taille.

    Tribunal d’arbitrage : le point qui fâche
    Un autre sujet sensible est le mécanisme d’arbitrage qualifié de
    « choquant » _ . Soutenu par des associations de juristes et de magistrats, le ministre-président soutient que les systèmes juridictionnels des Etats de l’Union Européenne et du Canada n’ont pas besoin de mécanismes d’arbitrage qui donneraient davantage de droits aux multinationales.

    Et si les tribunaux d’arbitrage sont un point essentiel du refus wallon, il reste celui de la clause de sauvegarde unilatérale de la politique agricole canadienne. Le Canada veut pouvoir se protéger en cas d’exportation trop importante depuis l’Europe. Paul Magnette dit comprendre cette demande, mais à la condition qu’elle soit réciproque et donc valable aussi en cas d’exportation massive depuis le Canada. Ce qui n’est pas le cas dans le texte actuel.

    Le Cheval de Troie américain
    Une autre clause litigieuse prévoit que des entreprises américaines installées de manière substantielle au Canada pourrait utiliser le CETA pour bénéficier des clauses canadiennes. C’est ce que les opposants au CETA nomment « le cheval de Troie ». « A ce jour, personne ne peut me dire ce qu’est une ’présence substantielle’  ».

    Les conditions d’un « oui » wallon
    L’accord wallon n’est pas impossible, rassure Paul Magnette, mais à certaines conditions, dont la première est de rouvrir les négociation : « Le traité est déjà en train de se découdre lui-même. Hier (mardi) au Luxembourg, une clause a été acceptée pour faire plaisir à l’Allemagne. Désormais, une cour constitutionnelle qui rendra un jugement dans un pays pourra suspendre le traité. Et par extension d’autres pays pourront suivre ce jugement par un vote en parlement. Avec des clauses comme celles-là, on est conscient que cela ne marchera pas. Prenons quelques mois. On parle d’un traité qui va concerner des millions de gens. Si on fait un traité qui fixe des normes (sociales et environnementales ndlr) très élevées, tant mieux pour tout le monde. »

    Tant pis pour les menaces *
    Le ministre-président wallon assure n’avoir reçu des menaces que du monde des affaires : « L’argument est toujours le même : la menace de désinvestir. C’est un risque, mais il y a des principes sur lesquels on ne doit jamais transiger. Il faut pouvoir dire que l’on n’accepte pas les menaces. On voit bien avec Caterpillar qu’il n’est pas nécessaire de prendre des normes pour subir des conséquences épouvantables. Une société sérieuse, installée chez nous pour travailler, ne va pas quitter le pays par mesure de rétorsion. Il y a des moments d’échauffement, mais ensuite on en revient à la raison. »

    Et si la Belgique signe malgré tout le traité, sans l’accord wallon, comme le propose le libéral flamand Karel De Gucht ? « Je le regretterai et j’utiliserai toutes les voies légales pour faire valoir les droits de la Wallonie. Mais je me réjouis d’entendre que le fédéral écarte cette piste. » 

    #union_européenne #canada #etats_unis #Wallonie #arbitrage #normes_sociales_et_environnementales #Cecilia_Malmström

    • Traités transatlantiques de libre-échange : la Bulgarie « ne signera pas » non plus s’il n’y a pas de levée des visas RTBF Belga - mercredi 19 octobre 2016
      http://www.rtbf.be/info/monde/detail_traites-transatlantiques-de-libre-echange-la-bulgarie-ne-signera-pas-non

      Le gouvernement bulgare a prévenu mercredi qu’il ne signerait pas le traité de libre échange entre l’UE et le Canada (CETA) s’il n’obtenait pas d’exemption de visa pour ses ressortissants désireux de se rendre dans ce pays.
      Sofia « ne signera pas le CETA sans un engagement irréversible du gouvernement canadien à accorder une exemption de visa à tous les citoyens bulgares » , a indiqué le gouvernement.

      La Bulgarie et la Roumanie réclament depuis plusieurs années une levée de l’obligation de visas canadiens pour leurs ressortissants.

      Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov avait indiqué la semaine dernière avoir obtenu, lors d’une conversation téléphonique, un accord de principe de son homologue canadien Justin Trudeau pour une exemption totale de visas pour les Bulgares fin 2017.

      Mais Sofia a souligné mercredi attendre une confirmation formelle et définitive en échange de sa signature.
      La voix discordante de la Bulgarie s’ajoute à celle de la Wallonie, qui a annoncé mercredi exclure de donner son feu vert au gouvernement fédéral pour qu’il approuve le CETA cette semaine et qui a demandé une « réouverture » des négociations.

      La Commission européenne s’est fixé pour objectif de réunir l’unanimité des Vingt-Huit pays de l’UE en faveur du texte d’ici la fin du sommet européen vendredi, en vue d’une signature le 27 octobre à Bruxelles en présence de M. Trudeau.

      Le gouvernement roumain a lui aussi indiqué mercredi qu’il ne « pouvait pas soutenir à ce stade les démarches visant à la signature et l’application provisoire de l’accord CETA ».
      Le président Klaus Iohannis a ajouté que la question de l’exemption totale des visas en 2017 était « toujours en négociation ». Il a toutefois dit espérer une « solution raisonnable » permettant la signature de l’accord.

      #Roumanie #Bulgarie

    • Démondialiser Le Devoir(ca) - 20 octobre 2016 |Gérard Bérubé
      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/482630/perspectives-demondialiser

      Le vote de blocage de la Wallonie rappelle, d’abord, la complexité de la mécanique européenne. Ensuite, l’intérêt réel des Européens pour un accord avec les États-Unis. Enfin, l’opposition montante dans la société civile à ces grands accords creusant les inégalités. Il a incité les tenants de la démondialisation à se remettre à rêver éveillés.

      Le veto wallon est venu doucher l’enthousiasme politique autour de l’AECG. Le petit territoire a exprimé la préséance de sa compétence exclusive en matière de développement économique, d’agriculture d’environnement sur les automatismes diplomatiques. L’ajout in extremis d’une annexe au document de 1600 pages, présentée comme une déclaration commune visant à clarifier les dispositions contestées dans un document juridiquement contraignant n’a, en définitive, fait qu’attiser les doutes ou les craintes. Le premier ministre du Canada pourrait éviter les frais d’un voyage à Bruxelles la semaine prochaine.
       
      Les tractations politiques se poursuivent. Un texte de La Presse canadienne nous indique que la ministre canadienne du Commerce international a rencontré mercredi le président de Wallonie pour tenter de dénouer l’impasse. Anne-Louise Chauvette, porte-parole de la ministre Chrystia Freeland, a rappelé que l’AECG constituait une priorité pour le gouvernement, « qui oeuvre d’arrache-pied avec ses partenaires européens afin qu’il soit ratifié cette année et mis en place l’an prochain » . Ottawa a aussi dépêché de toute urgence en Belgique Pierre Pettigrew, poursuit le texte de l’agence.
       
      Ballon d’essai
       
      L’intérêt économique du Canada est connu. Celui de l’Europe aussi, qui ne voit dans l’AECG qu’un « ballon d’essai » avec, dans la mire, la conclusion du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (en anglais TTIP). Un accord se voulant plus ambitieux avec les États-Unis, qui n’ont pour obsession que de contrer la montée en puissance et en influence économiques de la Chine en Asie. Le tout s’insérant dans un environnement politique bigarré avec, à la clé, le Brexit et de nombreux rendez-vous électoraux. Déjà que les relents du protectionnisme faisaient leur oeuvre, voilà une carte politique constituant un terreau fertile à la reprise du thème de la démondialisation.
       
      Un thème qui se présente en opposition à la « globalisation », selon son expression anglo-saxonne, et qui se nourrit de la chute des exportations et du commerce international dans cette conjoncture d’après-crise où la Chine et l’Inde priorisent le développement de leur marché intérieur. La chronique s’active, surtout en Europe, pour voir dans cette méfiance, voir cette contestation du libre-échange, une mise en oeuvre de la démondialisation.
       
      L’idée générale est reprise ici et là. L’ouverture des marchés n’est pas économiquement et socialement neutre. Elle fait des gagnants et des perdants, une dialectique qui se heurte à la faiblesse ou l’inexistence de mécanismes de compensation. Elle soumet également la souveraineté des États au diktat des multinationales et de la libéralisation du commerce.
       
      L’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce Pascal Lamy parlait, dans une entrevue au Devoir en juin , du tour qu’a pris le capitalisme ces dernières années et qui semble systématiquement faire « un petit nombre de gros gagnants et beaucoup de petits perdants » . Et même entre les gagnants, la répartition des retombées positives de la mondialisation se veut inégale, profitant davantage aux multinationales et aux actionnaires, moins aux PME et aux salariés, ont déploré des économistes. « La hausse du salaire moyen camoufle la stagnation du salaire médian » , a déjà illustré l’économiste français Jacques Sapir, pour qui la progression du commerce et du PIB ne fait pas nécessairement progresser le bien-être.
       
      Cela dit, les architectes de son antonyme se font rappeler que la mondialisation, c’est aussi fluidité des capitaux dont les États endettés ont bien besoin. Que c’est tertiarisation et financiarisation de l’économie. Et que le jeu des importations-exportations implique la multiplication de sous-traitants répartis ici et là sur la planète.
       
      Que tout est devenu imbriqué dans un monde multipolaire toujours plus numérisé où les grandes chaînes de production s’automatisent et se régionalisent. Et que les grands défis, notamment celui que pose l’environnement, sont mondiaux et donc contraires à une démondialisation synonyme de protectionnisme et de repli sur soi.
       
      Faudra démondialiser autrement.

      #démondialisation #mondialisation #TTIP #CETA #veto #AECG #union_européenne #Canada #Wallonie

    • Les Wallons refusent de céder _ Le Devoir(Ca) 20 octobre 2016 La Presse canadienne
      La Belgique paraît incapable de dénouer l’impasse *

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/482564/accord-canada-ue-la-wallonie-refuse-de-se-soumettre-a-la-date-butoir

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      Respecter le délai fixé par la Commission « me paraît très difficile » , a jugé M. Magnette, tout en assurant qu’il examinerait « avec le plus grand sérieux » d’éventuelles nouvelles propositions de la Commission mais qu’il ne « s’enfermait dans aucun ultimatum, aucun calendrier ».
       
      « Je ne cherche pas à créer une crise en Europe, il se fait juste que c’est en train d’arriver », a-t-il expliqué.
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  • Entre liberté et sécurité, le choix sacrificiel est déjà fait. Mais de quelle liberté parle-t-on ?
    http://chroniquescontrelideologiecreuse.unblog.fr/2015/11/30/entre-liberte-et-securite-le-choix-sacrificiel-est-deja-fait-mais-de-quelle-liberte-parle-t-on
    Depuis que la France est en état de guerre (ou d’urgence, on ne sait plus très bien), il n’est pas très difficile de deviner vers quel choix sacrificiel (entre celui de la liberté ou de la sécurité) nous conduisent la politique et le journalisme de notre temps. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter parmi la myriade d’exemples qui sévit dans les médias actuellement, Nicolas Demorand sur France Inter s’empresser d’offrir sur un plateau à son pendant politique, Pascal Lamy, les raisons prémâchées de ce sacrifice...

  • Quelques réflexions post #attentats, à transformer et à compléter, en vue d’une #RiposteDémocratique « Pacte de sécurité » vs « Pacte de stabilité » - Ce ce que j’en sais...ou pas
    http://cazueladepolo.canalblog.com/archives/2015/11/19/32949381.html
    Vous retrouverez l’ensemble de l’article ci-dessous, mais attention les nombreux liens servant à justifier l’argumentaire ne sont pas pris en charge par le copier/coller, je vous conseille donc d’aller faire un tour sur l’article original .

    L’importance donnée à la sécurité.

    En France, les maladies professionnelles et les accidents du travail tuent plus de 1.000 personnes par an (en 2012, 520 victimes et 557 victimes respectivement ; en 2011, 569 et 550 victimes, sources INSEE). Quel rapport avec le #pacte_de_sécurité ? Le gouvernement en place, au nom de la #compétitivité et donc du #pacte_de_stabilité, permet aux employeurs, dont l’entreprise emploie de 11 à 299 salariés, de supprimer les représentants des Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) pour les remplacer par des membres de la Délégation Unique du Personnel (source www.legifrance.gouv.fr).

    Rien n’empêche de considérer que la sécurité dans l’emploi, et par conséquent la mort pour cause d’emploi, n’est pas aussi importante que la sécurité dans la rue. À charge pour celleux qui ont cette opinion de nous en démontrer le bien-fondé. Pour ma part, un décès reste un décès, qu’il soit la conséquence de la politique sociale ou de la géopolitique de l’Exécutif français.

    Le président, le chef de guerre, François Hollande nous dit donc que « Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité » (source RFI). Bien sûr, dans son discours digne du début du XXème siècle, celui-ci ne parle pas de la sécurité des travailleurs, mais de la guerre contre le terrorisme, comme Bush Junior avant lui. Ce discours me semble pourtant archaïque, et dangereux, dans une société qui se veut démocratique et horizontale.

    Un ennemi extérieur et réactionnaire ou une idéologie conforme à l’infrastructure nationale contemporaine ?

    Pourtant, il faut bien admettre, malgré la propagande en cours, que ce ne sont pas des ennemis de l’extérieur (je précise tout de suite que je ne partage pas l’expression « d’ennemis de l’intérieur », il n’existe que des victimes de l’intérieur) qui ont perpétués les attentas sur le sol français, mais des enfants, des laissés-pour-compte, de la République. Je précise : oui, il existe en Irak et en Syrie des groupes de terroristes qui en appel à la violence au nom du salafisme, mais ce ne sont ni des Syriens ni des Irakiens qui viennent massacrer des innocents sur le sol français, mais bel et bien des citoyens locaux. J’ai bien peur qu’une fois l’État Islamique (EI ou DAESH ou ISIS) détruit – car il sera, au moins en Irak et en Syrie, avant de renaître ? – la colère, et la violence, de ces jeunes s’incarnera dans autre chose, ne serait-ce que dans le banditisme.

    Nous voyons ici à quel point l’État Islamique (EI ou DAESH ou ISIS) n’est pas une résurgence du passé, mais une organisation totalement contemporaine. J’en veux pour preuve, outre son aspect multinational, transfrontalier, son organisation en réseau, en petites unités liées entre elles par les NTIC, tout comme les entreprises actuelles. Ajoutons-y la forme de leur propagande, via le Web, qui reprend les codes de la communication la plus innovante, et qui ne s’éloigne pas tellement de celle fait par l’armée de terre à la recherche de nouvelles recrues (sur le recrutement de EI, vous pouvez regarder ce documentaire de LCP-AN Djihad 2.0 et comparer les analyses des « experts » avec les clips de l’armée française – par exemple ici ou là –, voire avec ce documentaire, réalisé par le ministère de la Défense, que cette même chaîne a passé à la suite de l’émission consacrée aux attentats du vendredi 13 novembre – Date symbolique dans le cinéma hollywoodien -, Opération Serval, une brigade au combat). Le caractère archaïque de cette organisation reste donc à démontrer, tout comme la stigmatisation des migrants comme principale force d’attaque. On me dira que ce sont les « valeurs » de EI/DAESH qui sont rétrogrades, réactionnaires, lesquelles me semblent être, notamment, le machisme – demandez aux féministes ce qu’elles pensent du machisme chez nous, ou regardez le traitement fait aux corps des femmes par la publicité et l’audiovisuel en général –, la célébration de la violence – regardez là encore l’audiovisuel et notamment le cinéma et les séries étasuniennes, ou la propension des grandes puissances militaires à justifier l’emploi de la force contre la diplomatie, sans parler des soutiens reçus par ce bijoutier (et donc lié structurellement, par exemple, aux trafics de diamants) assassin au nom de la propriété privée –, sa conception du monde à la fois universaliste et univoque – que dire de nos dirigeants et économistes médiatiques libéraux avec leur fameux TINA (There Is Not Alternative – Il n’y a pas d’alternative), etc. Là encore, la pensée réactionnaire semble plutôt bien partagée.

    Quand le libéralisme va trop loin, l’État retrouve sa légitimité par la guerre.

    L’ouverture des frontières aux marchandises et aux capitaux, parfois accompagnés de l’ouverture des frontières aux humains, met les peuples en concurrence. Précisons ici que ce ne sont pas les États qui sont en concurrence, ceux-ci seraient plutôt les cocréateurs de la règle du jeu, au nom de la « division internationale du travail » (voir, par exemple, les déclarations de Pascal Lamy dans cet entretien aux Échos). Cette concurrence internationale, voulue par les États, ne permet à ces derniers d’intervenir dans l’économie d’une seule et unique manière : s’assurer que le peuple bosse dans des conditions de plus en plus difficiles, et incertaines, sans broncher.

    Mais les travailleurs finissent toujours par s’indigner de cette situation, dès lors, ils se plaignent de leurs conditions de vie et se tournent vers l’État pour les protéger contre les capitalistes. Dans cette période, les travailleurs, si ce n’est le peuple tout entier, pointent, à juste titre, le problème de l’ouverture des frontières. Il y a donc une demande d’État de la part des travailleurs, mais aussi des capitalistes : il y a, dans les deux cas, une demande de protection des uns contre les autres.

    L’État démocratique, au risque de perdre sa légitimité (d’exister ?), doit être présent et répondre à ces demandes contradictoires. Ne pouvant alors apporter une réponse d’ordre économique, puisque c’est sur ce terrain que les exigences des uns et des autres sont irréconciliables, il répond avec ce qui le caractérise en propre, la violence légitime, incarnée par ses forces armées, civiles et militaires, avec comme objectif déclaré un ennemi extérieur, mais toujours avec des répercussions, négatives, sur la liberté de ses sujets, notamment sur la liberté de manifester, intimement liée à liberté d’expression dans l’espace public, mais aussi au droit des peuples de disposer d’eux-mêmes. Attention, je me place dans un cadre d’une réflexion socialiste, laquelle admet que les lois de la société et de ses institutions sont indépendantes de la volonté des individus particuliers. La reconnaissance de ces lois, au sens scientifique du terme, de la part de la pensée libérale – c’est-à-dire où seul l’individu rationnel, agissant pour ses intérêts bien compris, existe – s’appelle la théorie du complot ; je rejette cette pensée qui ne permet pas de comprendre les changements sociaux.

  • Un « #Erasmus pro » pour l’emploi des jeunes
    http://www.taurillon.org/un-erasmus-pro-pour-l-emploi-des-jeunes

    Dans une interview pour notre rédaction, Pascal Lamy, ancien commissaire européen et ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, plaide pour un Erasmus pro. Un dispositif qui doit venir compléter les programmes existants et permettre de lutter contre le chômage des jeunes en Europe.

    Économie & Société

    / Erasmus, #Emploi, #Education, Mobilité

    #Économie_&_Société #Mobilité
    http://www.institutdelors.eu/011-21234-Erasmus-Pro-pour-un-million-de-jeunes-apprentis-europeens-d

  • Du marché unique au TTIP, où va le projet européen ? Entretien avec Pierre Defraigne
    http://multinationales.org/Du-marche-unique-au-TTIP-ou-va-le-projet-europeen-Entretien-avec-Pi

    Avec la marche forcée vers un accord de libre-échange transatlantique, l’Union européenne est-elle en train de perdre définitivement son âme ? Ancien haut fonctionnaire européen, ancien directeur de cabinet d’Étienne Davignon puis de Pascal Lamy, Pierre Defraigne a été amené à prendre vigoureusement position contre le projet d’accord de libre échange entre #union_européenne et États-Unis (TTIP), ainsi qu’à dénoncer le poids du #Lobbying des grandes entreprises à Bruxelles. Une interrogation salutaire qui (...)

    #Invités

    / union européenne, #Accords_de_commerce_et_d'investissement, #accords_de_commerce_et_d'investissement, Lobbying, Corporate Europe Observatory (CEO), #influence, normes et (...)

    #Corporate_Europe_Observatory_CEO_ #normes_et_régulations
    « http://corporateeurope.org/fr/power-lobbies-economy-finance-international-trade/2015/04/commerce-international-lobbies-daffaires »

  • Accords transatlantiques : les lobbies au cœur des négociations commerciales
    http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article223

    Dans son discours de départ de l’OMC, son directeur général, le « socialiste » Pascal Lamy, regrettait ouvertement le temps « où les négociations commerciales pouvaient être menées et les accords pouvaient être conclus et même appliqués en grande partie à l’abri des regards du public [1] ». Il est vrai que négociations commerciales et démocratie font rarement bon ménage.

  • Pierrot Gourmand Gattaz traité d’ esclavagiste par Parisot, l’ ex tronnepa du Merdef /par Sam Telaam
    http://lesazas.org/2014/04/17/pierrot-gourmand-gattaz-traite-d-esclavagiste-par-parisot-l-ex-tronnepa-du-
    On hallucine !!! quand les libéraux sont à la manoeuvre, c ‘est du relou, du rude et du tatoué….
    Ca commence avec Pascal Lamy des bourges qui se voudrait le Dr Hartz sansfrais avec des petits boulots payés à l’ allemande et surtout à la demande, genre 1€ de l’ heure !!!.....

  • Pierre Gattaz évoque l’idée d’un salaire « transitoire » inférieur au SMIC - Challenges
    http://www.challenges.fr/economie/20140415.CHA2765/pierre-gattaz-evoque-l-idee-d-un-salaire-transitoire-inferieur-au-smic.ht

    Près de deux semaines après le plaidoyer de Pascal Lamy pour des « petits boulots » payés en dessous du SMIC, c’est au tour de Pierre Gattaz de relancer la polémique sur l’éventualité d’un salaire inférieur à ce plancher.

    « Une solution consisterait (...), quand on recherche du travail, quand on n’en trouve pas, quand on est jeune ou dans certaines configurations, à rentrer dans une entreprise avec un salaire adapté de façon transitoire, pas forcément le niveau du SMIC », a-t-il déclaré lors de sa conférence mensuelle. Le problème selon lui, déjà évoqué par Pascal Lamy, réside dans le montant trop élevé du SMIC, qui consiste un obstacle à l’emploi. Or, pour le patron du MEDEF, « quelqu’un qui a le pied dans l’entreprise est à moitié sauvé et c’est beaucoup mieux que de le garder au chômage ».

    Le public visé par cette mesure serait donc celui de personnes en difficulté, comme les sans abris. Mais les étudiants ne devraient pas être la cible privilégiée de ce système. « Certains jeunes peuvent faire partie de ces publics très éloignés de l’emploi, mais il n’est pas question de faire un ’SMIC jeune’, » a assuré l’entourage de Pierre Gattaz aux Echos.

    Reste à voir si cette déclaration restera au stade d’idée, ou trouvera une réelle application. Sans compter que l’accord des partenaires sociaux risque d’être difficile à obtenir. FO a d’ailleurs déjà fait entendre sa voix dans un communiqué. « Une telle proposition est indécente et sera combattue par Force ouvrière », a déclaré le syndicat, qui craint que Pierre Gattaz ne souhaite « ressusciter un SMIC jeunes ».

    #Pierre-Gattaz
    #MEDEF <— je n’aime pas les Majuscules !
    #salaire-"transitoire" inférieur au #SMIC
    #paupérisation
    –---------------------
    Gattaz n’a pas une autre idée à nous vendre ?
    #Esclavage par exemple ?

  • Pascal Lamy favorable à des boulots « pas forcément payés au smic »
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/04/02/pascal-lamy-evoque-des-boulots-pas-forcement-payes-au-smic_4394559_823448.ht

    « Je sais que je ne suis pas en harmonie avec une bonne partie de mes camarades socialistes, mais je pense qu’à ce niveau de chômage il faut aller vers davantage de flexibilité, et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au smic », lance-t-il.

    « Je connais des gamins de 15 ans dont les parents n’ont jamais eu de boulot. Pour moi, c’est le signe d’une gangrène. Une société où ceci peut se produire, sans qu’il y ait la révolution, c’est vraiment très inquiétant », s’indigne-t-il, avant d’ajouter : « Un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot. »

    #parti_socialiste #ordure #bûcher #smic #travail #politique

  • « Attaque en règle contre le SMIC trop « cher » !… »
    http://www.brujitafr.fr/article-attaque-en-regle-contre-le-smic-trop-cher-123247701.html

    Mes chères contrariennes, mes chers contrariens ! Après les propos de Pascal Lamy, l’ancien directeur général de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce, appelant à la création d’emplois rémunérés en dessous du SMIC qui est trop cher et grand socialiste devant l’éternel, c’est au tour d’Hubert Védrine, autre grand socialiste épris de justice sociale de nous expliquer que décidément le SMIC, notre salaire minimum, est vraiment trop maximum. Il faudrait donc pour lui aussi le baisser. C’est donc à une véritable attaque en règle et à une préparation des esprits que se livrent nos amis socialistes. Essayons de comprendre, en dehors de tout débat passionné et irrationnel, ce qui se joue ici et de vous à moi, ce n’est pas joyeux ! Revenons d’abord sur les propos de (...)

    #ECONOMIE_/_FINANCE

  • Pascal Lamy et les bienfaits (involontaires) de la mondialisation - Chroniques du Yéti
    http://yetiblog.org/index.php?post/les-bienfaits-de-la-mondialisation

    Se doutait-il, le “socialiste” Pascal Lamy, qu’en appelant avec une rare impudence à la transgression du Smic, il accélérait — oh, bien involontairement ! — un des rares possibles bienfaits sociaux — tout aussi involontaires — de la mondialisation ?

    — Des bienfaits sociaux grâce… grâce à la mondialisation ?! Non mais ho, Yéti, t’es dingue, t’as fumé quoi ?

    Ne t’étrangle pas, rouge-gorge furibard. Je t’explique.

  • L’ancien ministre des Affaires étrangères socialiste Hubert Védrine lui aussi favorable à des petits boulots payés en dessous du Smic
    http://lelab.europe1.fr/L-ancien-ministre-des-Affaires-etrangeres-socialiste-Hubert-Vedrine-lu

    Socialistes, mais pas trop. Après Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce, l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine se déclare lui aussi favorable à des petits boulots en France, payés en-dessous du Smic.

    Interrogé par le Lab lors de l’émission PolitiqueS sur LCP, Hubert Védrine a néanmoins reconnu que cette proposition, telle quelle, pouvait être considérée comme « choquante ».

    Voir la réponse d’Hubert Védrine, en tout début d’interview :

    http://www.dailymotion.com/video/x1lzoz2_les-140-secondes-du-lab-avec-hubert-vedrine_news

    Les Français préfèrent que des gens aient la même somme en étant assistés sans rien faire, qu’en ayant cette même somme en travaillant. On préfère que les gens aient la même somme en touchant le chômage.
    Je pense que Pascal Lamy, même si c’est choquant, n’a pas entièrement tort. C’est une étape pour la réinsertion dans le marché du travail.

    Voilà ce pour quoi Pascal Lamy plaidait, admettant ne pas être « en harmonie » avec ses caramades :

    http://www.dailymotion.com/video/x1lmrgf_emploi-des-petits-boulots-payes-moins-que-le-smic_news

    #Hubert-Védrine
    #Smic
    #Pascal-Lamy

  • Blog gaulliste libre:
    SMIC : Pascal Lamy, « socialiste » tendance ordure sociale
    http://www.gaullistelibre.com/2014/04/smic-pascal-lamy-socialiste-tendance.html

    L’ancien patron de l’OMC a encore frappé : il vient de recommander à la nouvelle équipe au pouvoir de mettre en place des emplois payés sous le SMIC. Dire qu’en 2009, il avait réclamé une augmentation de 32% de son salaire d’alors, qui dépassait pourtant 300 000 euros…

    Néolibéral tendance antisocial

    Le raisonnement du Attila de l’OMC est simple : « à ce niveau de chômage il faut aller vers davantage de flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au SMIC (…) un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot ». S’il y a trop de chômage en France, ce serait uniquement parce que le coût du travail serait trop élevé (on oublie le fait que nous sommes beaucoup plus ouverts à la concurrence internationale qu’inversement) et il faudrait donc accepter de s’adapter et améliorer sa compétitivité, quite à faire baisser les salaires. On voit jusqu’où cette logique délétère a mené l’Allemagne, dont le taux de pauvreté a dépassé le nôtre, mais qu’elle remet en cause en mettant en place un SMIC.....

    #économie
    #compétitivité
    #FH
    #mondialisation
    #Pascal-Lamy
    #SMIC

  • Michéa face à la stratégie Godwin
    Récemment associé à la galaxie lepéniste par un dossier du « Point », le philosophe Jean-Claude Michéa, auteur d’"Impasse Adam Smith", répond à ses détracteurs et se défend face à la tentative d’annexion de sa pensée antilibérale par l’extrême droite.
    http://www.marianne.net/Michea-face-a-la-strategie-Godwin_a234731.html

    (...)Car, si le vide idéologique créé par les renoncements successifs de la gauche ne devait plus être rempli que par les seuls penseurs issus de la droite radicale (quels que soient leurs mérites individuels), ce serait, en effet, un jeu d’enfant pour les Godwin boys de convaincre les nouvelles générations (déjà privées par les réformes libérales de l’école de toute culture historique un peu solide) que ce qui constituait jadis l’essence même du socialisme ouvrier ne représente, en fait, qu’une idéologie « nauséabonde » et « réactionnaire ». Il suffirait, en somme, de marteler avec encore un peu plus d’aplomb que toute volonté de protéger les peuples de la folie du capitalisme globalisé ne peut être, par essence, que « barrésienne, avec juste ce qu’il faut de xénophobie » (Pascal Lamy, dans le Point du 19 janvier 2012).

    #Michéa, #idées #débat #libéralisme #capitalisme #critique

    • Passons très vite sur le cas des véritables « néoconservateurs à la française », c’est-à-dire cette fraction de la droite classique qui, selon le mot du critique américain Russell Jacoby, « vénère le marché tout en maudissant la culture qu’il engendre ». On comprend sans peine que ces « néoconservateurs » puissent apprécier certaines de mes critiques du libéralisme culturel (notamment dans le domaine de l’école). Le problème, c’est que leur vision schizophrénique du monde leur interdit d’utiliser ces critiques de façon cohérente. Si le libéralisme se définit d’abord comme le droit pour chacun de « vivre comme il l’entend » et donc « de produire, de vendre et d’acheter tout ce qui est susceptible d’être produit ou vendu » (Friedrich Hayek), il s’ensuit logiquement que chacun doit être entièrement libre de faire ce qu’il veut de son argent (par exemple, de le placer dans un paradis fiscal ou de spéculer sur les produits alimentaires), de son corps (par exemple, de le prostituer, de le voiler intégralement ou d’en louer temporairement l’usage à un couple stérile), ou de son temps (par exemple, de travailler le dimanche). Faute de saisir cette dialectique permanente du libéralisme économique et du libéralisme culturel, le « néoconservateur à la française » (qu’il lise Valeurs actuelles ou écoute Eric Brunet) est donc semblable à ces adolescents qui sermonnent leur entourage sur la nécessité de préserver la planète mais qui laissent derrière eux toutes les lumières allumées (analyse qui vaut, bien sûr, pour tous ceux, à gauche, qui vénèrent le libéralisme culturel, tout en prétendant maudire ses fondements marchands).

      Tout autre est la critique du libéralisme par les héritiers modernes de l’extrême droite du XIXe siècle. Sous ce dernier nom, j’entends à la fois les ultras qui rêvaient de restaurer l’Ancien Régime et les partisans de ce « socialisme national » - né des effets croisés de la défaite de Sedan et de l’écrasement de la Commune - qui, dès qu’il rencontre les conditions historiques de ce que George Mosse nommait la « brutalisation », risque toujours de basculer dans le « national-socialisme » et le « fascisme ». Or, ici, l’horreur absolue que doivent susciter les crimes abominables accomplis au nom de ces deux dernières doctrines a conduit à oublier un fait majeur de l’histoire des idées. Oubli dont les moines soldats du libéralisme tirent aujourd’hui le plus grand bénéfice. C’est le fait que les fondateurs du socialisme partageaient consciemment avec les différentes droites antilibérales du temps un postulat anthropologique commun. Celui selon lequel l’être humain n’est pas, comme l’exigeait le libéralisme des Lumières, un individu « indépendant par nature » et guidé par son seul « intérêt souverain », mais, au contraire, un « animal politique » dont l’essence ne peut se déployer que dans le cadre toujours déjà donné d’une communauté historique. Bien entendu, en dehors de ce refus partagé des « robinsonnades » libérales (le mot est de Marx), tout, ou presque, séparait l’idéal socialiste d’une société sans classe dans laquelle - selon le vœu de Proudhon - « la liberté de chacun rencontrera dans la liberté d’autrui non plus une limite mais un auxiliaire », des conceptions alors défendues par la droite monarchiste et le « socialisme national ». La première, parce que son intérêt proclamé pour les anciennes solidarités communautaires masquait d’abord son désir d’en conserver les seules formes hiérarchiques (le « principe d’autorité » de Proudhon). Le second, parce qu’en dissolvant tout sentiment d’appartenance à une histoire commune dans sa froide contrefaçon « nationaliste » il conduisait à sacrifier l’idéal d’autonomie ouvrière sur l’autel ambigu de l’« union sacrée ». Comme si, en d’autres termes, un métallurgiste lorrain ou un pêcheur breton avaient plus de points communs avec un riche banquier parisien qu’avec leurs propres homologues grecs ou anglais.

    • Même si je ne suis pas d’accord à 100%, notons le seul commentaire intéressant qu’il y a en-dessous de l’interview (heureusement il est au début, ça évite de se taper les merdes ensuite) :

      Au fond, on a presque l’impression que Michéa se réjouit que sa pensée circule dans les caniveaux néo-fascistes. Bien entendu, on sent confusément que ce n’est pas vraiment ce combat-là qu’il veut servir. On comprend qu’il s’agit de combattre le libéralisme politique et économique dans une optique émancipatrice. Mais après tout ce n’est pas grave si l’extrême droite est l’antithèse absolue de toute émancipation. Ce n’est pas grave puisqu’elle aussi prétend vouloir combattre le capitalisme et qu’elle produit même des analyses « lucides » qui ont toutefois l’inconvénient d’être ambiguës et antisémites...

      Michéa ne semble pas voir que précisément si l’extrême-droite utilise cette rhétorique anticapitaliste, en puisant notamment dans ses écrits, c’est par ce qu’elle veut le pouvoir. L’extrême-droite a besoin de la masse pour accéder à l’État. Pour cela, elle se doit d’utiliser un discours vaguement anticapitaliste. Michéa constitue un penseur de choix pour ce faire car il cible la gauche bourgeoise sans remettre en cause l’État – l’anarchisme étant pour lui qu’une propédeutique, on ne saurait que trop l’encourager à passer aux études supérieures.

      C’est de sa responsabilité de ne pas dénoncer clairement cette utilisation par les nationalistes. Je dis clairement par ce que Michéa aime parler et écrire tout en circonvolutions à la manière d’un prof faisant d’interminables digressions pour placer telle ou telle référence. C’est au vrai très intéressant. Mais, il reste qu’il ne récuse pas sa récupération nationaliste de droite ou de gauche. Il ne la condamne pas un seul instant. Il préfère cibler seul le capitalisme oubliant que celui-ci a toujours su parfaitement utiliser le nationalisme lorsque cela s’avérait nécessaire.

      Orwell savait sublimer sa pensée en des romans qui s’adressaient à tous. Orwell a combattu physiquement le fascisme au péril de sa vie en Espagne. Il s’est refusé à toute récupération de droite lorsqu’il dénonçait les crimes staliniens. Orwell s’est toujours placé à gauche. Ce n’est pas le cas de Michéa dont l’expression tourne en rond et dont on est en droit de s’interroger sur ses actes. C’est toujours moins inquiétant dit-il d’être utilisé par le FN que par le MEDEF. Pas certain que préférer la peste au choléra relève du plus grand discernement intellectuel et combatif.

      –- Hichu

  • Selon le journal Lemonde, Pascal Lamy se positionnerait pour le poste de président de la Commission Européenne.. Peut-être même arpente-t-il à cet instant les couloirs de Davos, conscient qu’il est de la force de persuasion des groupes de pression sur les décideurs politiques. Avant que le Parti Socialiste et le SPD, ne lui accordent leur soutien , il serait utile qu’ils relisent ce que Maurice Allais , l’économiste « socialiste libéral », écrivait a propos du personnage

    Il faut délocaliser Pascal Lamy !

    Mon analyse étant que le chômage actuel est dû à cette libéralisation totale du commerce, la voie prise par le G20 m’apparaît par conséquent nuisible. Elle va se révéler un facteur d’aggravation de la situation sociale. À ce titre, elle constitue une sottise majeure, à partir d’un contresens incroyable. Tout comme le fait d’attribuer la crise de 1929 à des causes protectionnistes constitue un contresens historique. Sa véritable origine se trouvait déjà dans le développement inconsidéré du crédit durant les années qui l’ontprécédée. Au contraire, les mesures protectionnistes qui ont été prises, mais après l’arrivée de la crise, ont certainement pu contribuer à mieux la contrôler. Comme je l’ai précédemment indiqué, nous faisonsface à une ignorance criminelle. Que le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ait déclaré : « Aujourd’hui, les leaders du G20 ont clairement indiqué ce qu’ils attendent du cycle de Doha : une conclusion en 2010 » et qu’il ait demandé une accélération de ce processus de libéralisation m’apparaît une méprise monumentale, je la qualifierais même de monstrueuse. Les échanges, contrairement à ce que pense Pascal Lamy, ne doivent pas être considérés comme un objectif en soi, ils ne sont qu’un moyen. Cet homme, qui était en poste à Bruxelles auparavant, commissaire européen au Commerce, ne comprend rien, rien, hélas ! Face à de tels entêtements suicidaires, ma proposition est lasuivante : il faut de toute urgence délocaliser Pascal Lamy, un des facteurs majeurs de chômage !

    Source texte M. Allais www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais/

    #UE #commission_européenne #lamy

  • Revisiter la carte du monde

    http://www.etudes.cci-paris-idf.fr/publication/210-revisiter-la-carte-du-monde

    Ça m’a l’air très bien. Il y a hélas une analyse de Pascal Lamy, mais pour contrebalancer, on trouvera des textes des excellents géographes Christian Grataloup et François Durand-Dastès ainsi que du démographe qui nous avait aidé à publier le dosier Démographie dans le Monde diplo en 2012, Gérard François-Dumont

    Revisiter la carte du monde

    Collection : Cahiers de Friedland

    Numéro : 11

    1er semestre 2013
    Notre rapport à la géographie est aujourd’hui fondamentalement transformé par la mondialisation et la révolution numérique. Il en résulte une invitation à revisiter la carte du monde : parce que la cartographie du monde est, avant tout, le fruit d’une Histoire qui change et parce que les frontières sont, désormais, à la fois, des réalités tangibles et des faits transcendés par les technologies.

    Puisqu’il nous faut prendre le monde comme une région, comme « un objet de géographie globale », selon le géographe Christian Grataloup, les géographies thématiques - celles qui retranscrivent les équilibres ou changements d’équilibres démographiques, économiques, politiques ou encore environnementaux, industriels, etc. - en sont transformées comme jamais et nous amènent à regarder le monde avec d’autres yeux compte tenu des basculements dont il fait l’objet.

    Enfin - et ce n’est pas là moindre des évolutions -, si le 18ème siècle avait fait émerger des cartographies du monde par Etat, à la faveur du mouvement des nationalités, le 21ème siècle pourrait bien faire émerger, à la faveur de la globalisation et des innovations technologiques, des représentations du monde mettant en avant la montée en puissance de nouveaux acteurs : entreprises, réseaux voire individus, posant alors de réels défis à la gouvernance mondiale.

    Définitivement, il nous importe à tous, et notamment aux entreprises qui font plus que jamais partie des nouveaux explorateurs du monde, de changer nos représentations et de prendre acte de ces mutations. Les auteurs de ce numéro des Cahiers de Friedland nous délivrent là des clefs fondamentales.

    Quelques verbatim

    « Aujourd’hui, un planisphère centré sur les États-Unis ou la Chine serait tout aussi peu représentatif de la mondialité », Christian Grataloup

    « L’on passe à une géographie industrielle de plus en plus difficile à représenter sur des cartes », Joel Ruet

    #cartographie #représentation #imaginaire #perception #géographie #mondialisation

  • Vive l’internationale protectionniste ! | Babordages
    http://babordages.fr/?p=1681&fb_action_ids=10151817689010362&fb_action_ty

    Ne crie pas, je vais tenter un parallèle douteux :

    « Je pense que la thèse de la démondialisation est réactionnaire. Le monde ne revient pas à l’envers. » Pascal Lamy, directeur général de l’OMC, juin 2013

    « Aujourd’hui, alors que l’économie est cent fois plus mondialisée qu’elle ne l’était à l’époque de Marx, il est inepte et réactionnaire de proposer un repli national et il est d’autant plus essentiel de défendre l’internationalisme prolétarien. » Lutte ouvrière, février 2012

    Je te précise tout de suite. Il est hors de question de renvoyer dos à dos les libéraux et une partie de la gauche radicale. Il s’agit juste de souligner qu’au nom de l’internationalisme, peut être justifiée une des raisons profondes des problèmes sociaux, du Nord comme du Sud.

    L’internationalisme peut non seulement cohabiter avec le protectionnisme, mais plus encore, il en est une condition, à court terme. Ne pars pas, je vais t´expliquer.

    Quelle différence y a-t-il entre un bon protectionniste et un mauvais protectionniste ? Quelqu’un pourrait-il m’éclairer parce que je ne suis pas très balaise en dialectique ?

    • Il y a le protectionnisme « égoïste » arôme nationaliste (Montebourg, en gros tirer son épingle du jeu et niquer les autres) et le protectionnisme « responsable » (lié à la souveraineté populaire qui doit primer sur l’économie : l’idée est qu’on ne produit et consomme qu’en fonction de nos besoins collectivement déterminés, au lieu de sa faire inonder par la merde des autres et tenter de les inonder de notre merde en retour dans un vaste merdier qu’on appelle marché (si possible « dérégulé », pour que ce soit encore plus visqueux..)

      Il ne faut pas (par mauvaise foi ou par paresse) confondre nationalisme et défense de la souveraineté populaire. La souveraineté est le nœud du problème. Sauf à attendre que les peuples du monde s’unissent et se révoltent en même temps pour renverser l’ordre libéral (je n’ai pas cette patience et les peuples sont trop occupés à être mis en compétition les uns contre les autres), la possibilité d’un renversement ne peut se former que dans un espace de souveraineté populaire, réel ou supposé.

    • Il y a aussi l’idée d’une « clause sociale » qui permettrait de donner des incitations financières à améliorer les droits des travailleurs — pour contrebalancer le jeu de la concurrence par les seuls prix, qui se fait au détriment de ces droits.

    • Certes, j’avais bien senti que le protectionniste égoïste façon US n’était qu’une arme de destruction massive comme les autres, qui, en faisant fluctuer le dollar au gré des ""Quantitative Easings" (facilités de caisse ?) permettent à leurs produits d’inonder le monde alors que la zone Euro se fait niquer. On a appelé tout ça « guerre économique » à une certaine époque (avant la monnaie unique/pensée unique). Maintenant, on parle de compétitivité, c’est moins brutal politiquement plus correct. On va tout de même pas continuer à « se faire la guerre », bordel !

      Aux antipodes de ceci, il y aurait un sain protectionnisme que l’on pourrait nommer coopération entre les peuples, ce qui présupposerait une révolution prolétarienne à l’échelle planétaire.

      J’illustre mon propos par un petit exemple.
      Prenons une marchandise comme la soie. Pourquoi pas ?
      Supposons que l’on réactive la production française comme au siècle dernier. Ce produit qui bénéficiera d’une aide de l’état sous forme de subventions ou niches fiscales aux entreprises pour améliorer le quotidien des ouvriers aura une valeur moyenne « Vm » . Ce même produit fabriqué en Chine avec une main d’oeuvre sous-payée, des machines antédiluviennes et des procédés peu élaborés reviendra obligatoirement moins cher et inondera les magasins français au détriment de la soie nationale qui plus est subventionnée par l’état qui n’est autre que l’émanation de la volonté populaire. Pour ne pas se laisser inonder, le vilain état français adepte du protectionnisme montébourgeois va donc taxer la soie chinoise pour ramener sa valeur à celle produite en France. On peut aisément déduire que le montant de la taxe en douane s’élèvera à Vm - Vchine.
      Mais les doctrines montébourgeoises ayant été remise en cause lors de la révolution prolétarienne de 2014, il a été décidé que ces taxes serviraient de fonds de soutien aux ouvriers chinois pour améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires même si l’état chinois se cramponne encore à l’économie de marché.
      Imaginons maintenant que le Tadjikistan ait des velléités d’envahir le marché avec de la soie à bas prix mais produite en très petite quantité car de façon fort artisanale. Je vois très bien notre nation révolutionnaire dépêcher des importateurs auprès de l’état tadjik (à qui on ne la fera pas parce que, hein, la révolution prolétarienne, il sort d’en prendre) pour subventionner grâce aux taxes perçues sur l’importation de la soie chinoise la production locale en permettant aux petits artisans du coin d’améliorer l’ordinaire.

      Conclusion : nous aurions désormais dans nos boutiques trois sortes de soie :
      – la soie française au prix moyen et de bonne qualité
      – la soie chinoise un peu moins chère mais de moindre qualité car hein, faut pas rêver, les chinois n’ont pas encore suffisamment amélioré leurs procédés pour fabriquer l’équivalent français.
      – la soie tadjik beaucoup plus chère que la moyenne (grâce aux taxes perçues sur l’importation et aux subventions versées aux petits artisans locaux) avec un argumentaire de vente vantant ce produit fait artisanalement donc d’une qualité irréprochable grâce aux savoir-faire ancestraux transmis de génération en génération.

      N’y aurait-il pas un petit goût de « fair trade » dans toute cette tambouille ?
      En espérant que le bon exemple donné par le peuple français incite les autres peuples à mener leur révolution dans leur pays : ainsi plus besoin de taxes et autres tours de passe-passe pour donner de la valeur aux choses car cette révolution globale aurait pour premier effet d’abolir l’utilisation de l’argent.

    • @sombre : c’est exactement ma façon de voir. Les institutions des autres pays ne sont pas à notre niveau, tant au niveau social qu’environnemental ? Très bien, au lieu de les pénaliser par des taxes d’importations, reversons aux peuples en question le produit de ces taxes pour leur imposer une protection sociale et la mise en place de normes environnementales. Et s’ils ne jouent pas le jeu, on ne fait plus commerce avec eux.
      Cela me semble possible techniquement. Passons la TVA à 2000%, et créons des niches pour les produits respectant les normes sociales et environnementales qu’on définit dans un cahier des charges, sans se préoccuper du lieu de fabrication. je ne vois pas comment c’est juridiquement attaquable (sauf bien sûr par la mauvaise foi des troupes d’avocats d’affaires qui pullulent à l’OMC)..

      « On ne peut pas exploiter toute la misère du monde », pourrait-on dire..

  • Une #recension d’Aude sur le dernier livre de #Michéa, publiée hier.

    Vu que c’est globalement positif, si elle se fait repérer par les « antifas », elle va se faire gourmander sévère. :D

    Les Mystères de la #gauche - Mon blog sur l’#écologie #politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Les-Mysteres-de-la-gauche

    Les Mystères de la gauche fait l’archéologie de la gauche au XIXe siècle, la cherche sans succès dans les mouvements révolutionnaires (ni Marx ni les mouvements ouvriers ne s’en réclament) et la trouve chez les libéraux et les radicaux, prêts à écraser la révolution de Juillet ou le soulèvement de la Commune au nom de leurs valeurs. Celles qui sont toujours au goût du jour : liberté individuelle, « démocratie » représentative. La petite #bourgeoisie éclairée lutte avec autant d’âpreté contre l’absolutisme monarchique que contre les soulèvements ouvriers, contre la vieille aristocratie que contre les classes populaires.

    #libéralisme #Histoire #philosophie #Lumières #signifiant #Jean-Claude-Michéa

    • http://www.les-crises.fr/michea-la-gauche-sa-vie

      La plupart des « gens ordinaires » – dont l’ambition première est de vivre décemment d’une activité ayant un sens humain – sont encore massivement attachés à l’idée qu’« il y a des choses qui ne se font pas » (Orwell) et, en particulier, à l’idée que la générosité ou l’esprit d’entraide – ne serait-ce qu’à l’intérieur de la famille – sont des vertus humaines fondamentales. Plus attachés à cette idée, en tout cas, que les membres de l’élite dirigeante pour qui – chacun peut le constater quotidiennement – tous les moyens sont bons pour accumuler de la richesse (business is business), du pouvoir et de la « célébrité ». C’est pourquoi cet attachement des gens ordinaires à un certain nombre de valeurs morales minimales (il ne s’agit évidemment pas de rétablir un quelconque « ordre moral ») constitue, à mes yeux, un point de départ privilégié pour quiconque entend mobiliser l’ensemble des classes populaires (qu’elles votent à gauche, à droite ou préfèrent s’abstenir) contre un système dont l’amoralité de principe conduit précisément à détruire tout ce qui donne encore un sens à leur vie.

      Quant à l’exaspération spécifique du « petit peuple de droite » (je ne parle évidemment pas ici de cette droite d’affaire que symbolisent Jean-François Copé et Christine Lagarde) je reconnais bien volontiers qu’elle prend des formes ambigües quand – du fait de sa diabolisation rituelle par les belles âmes de la gauche bourgeoise – elle en vient à tourner sa colère légitime contre des cibles secondaires et inadéquates.

      Mais ceci nous rappelle seulement que l’indignation morale n’est que le point de départ de la critique politique. Le simple fait d’être un individu décent dans sa vie quotidienne ne protège évidemment pas contre les effets de l’aliénation, ni ne rend spontanément intelligible l’essence de la société capitaliste (d’autant que la désinformation médiatique – notamment dès qu’il s’agit d’économie ou de réforme « sociétale » – a atteint aujourd’hui un stade industriel). Mais pour aider ce petit peuple de droite à surmonter ses confusions idéologiques, il est d’abord nécessaire de comprendre les racines réelles de sa colère. Or ce n’est certainement pas la gauche de Christiane Taubira et de Pascal Lamy – celle qui a définitivement échangé le socialisme de Jean Jaurès contre l’affairisme de Pierre Bergé – qui pourra s’acquitter d’une telle tâche. Surtout si elle persiste à juger des problèmes qu’affrontent quotidiennement les classes populaires à travers le seul prisme de la vie parisienne ou de celle des beaux quartiers.

      Ce serait un progrès humain évident que de proposer un nouveau pacte d’union civile accordant à tous les individus, quels que soit leur orientation sexuelle, les mêmes droits protecteurs (notamment en matière de séparation ou de décès de l’un des conjoints) que ceux qui sont garantis par le mariage traditionnel. A partir du moment, en revanche, où l’une des fonctions anthropologiques de ce mariage traditionnel est d’organiser officiellement la filiation (et, à travers elle, un nouveau système de parenté entre deux familles à présent alliées) il était clair que la volonté politique de substituer au projet d’un véritable « pacte pour tous » celui – purement libéral – du « mariage pour tous », allait faire surgir aussitôt toute une série de problèmes connexes, comme la procréation assistée, la « location » de « mères porteuses » ou l’élargissement du marché de l’adoption.

      Et ce n’est qu’à partir de ces problèmes apparemment connexes qu’il est possible de comprendre qu’avec cette revendication libérale d’un « mariage pour tous » il s’agissait beaucoup moins – pour la gauche – de lutter contre l’« homophobie » que de déstabiliser un peu plus tout ce qui, dans l’organisation familiale existante, fait encore obstacle au déchaînement des rapports marchands (la famille est, en effet, l’une des dernières institutions où la logique du don prend encore le pas sur celle de l’échange économique).

      Avec, à la clé, la possibilité d’un monde encore plus inégalitaire – comme celui que décrit Andrew Niccol dans Bienvenue à Gattaca – dans lequel finiraient un jour par coexister – sur fond de marchandisation généralisée de l’existence – deux races distinctes d’enfants : les « enfants de la nature » et ceux (supposés génétiquement plus « parfaits ») de la science et des nouvelles technologies. Nous sommes, certes, encore très loin de ce rêve taubirien. Mais nous savons aussi, malheureusement, que la dynamique aveugle du marché ne possède aucun principe interne de limitation. Ce n’est que du dehors qu’elle pourra être remise à sa place.

      et cc @aude_v et aussi @bug_in qui connaît le bonhomme
      vous en pensez quoi ?

    • Pas de souci pour le retard @aude_v, tu n’as pas à t’excuser :-)
      J’apprécie pas mal Michéa aussi sur son analyse de la disparition de la #logique_du_don et idem j’ai pas mal tiqué sur ce texte-là, notamment sa vision ici un peu angélique de la famille, perçue comme le "dernier bastion" de la logique du don, comme si les relations familiales ne pouvaient pas contenir de nombreuses formes de violence, d’exploitation et de chantage, et comme si on ne pouvait pas en dehors de la famille développer des liens d’amitié, d’entraide mutualisée etc. Je l’ai trouvé assez naïf sur ce coup, ça m’a surpris. Même si ce n’est pas la première fois que je le vois combiner analyses fines et aveuglements (il me semble parfois insister volontairement sur certaines postures « vieux-jeu » comme pour appuyer son démarquage vis à vis de a gauche libérale, quitte à perdre ce faisant en recul critique), là ça m’a semblé gros.

      Si je vois dans certains ethos ruraux et modestes des pratiques bien plus décentes qu’ailleurs où on se flatte avec de grands mots ►http://blog.ecologie-politique.eu/post/Do-it-yourself, je ne la lis pas comme un éthique de droite, mais comme une éthique modeste et non-libérale-libertaire

      Oui, je vois les choses comme ça également.

      Pour moi c’est de ce manque de soin, de ces prétextes de merde, qu’il s’agit avec le libéralisme, serait-il libertaire.

      Même avis.

      Sur la question "sociétale" tes constats rejoignent ceux de @le_bougnoulosophe qui disait récemment https://twitter.com/bougnoulosophe/status/428167503982780416 https://twitter.com/bougnoulosophe/status/428169112481574912 https://twitter.com/bougnoulosophe/status/428172840852918274 https://twitter.com/bougnoulosophe/status/428173215240691712

      Le PS s’est servi de combats minoritaires (antiracisme, féminisme...) de manière sociétale sans jamais les articuler avec la question sociale. Grâce au PS, ces combats minoritaires ont été discrédités, tandis que les conditions socio-économiques n’ont jamais été aussi mauvaises...
      Le « traitement sociétal », c’est le supplément d’âme, la danseuse, le gadget du néo-libéralisme de « gauche »... Comme « l’identité nationale » était le supplément d’âme du néo-libéralisme de droite...

    • Ben, je suis globalement d’accord hein, jvais pas dire le contraire.

      Je suis d’accord (ou plutôt « j’ai confiance en… » car je n’ai pas moi-même l’expertise pour être d’accord historiquement parlant) avec la plupart des diagnostiques de Michéa sur le libéralisme, et son histoire (philosophique et factuelle). Tout en étant très critique sur plusieurs points dont je pense
      – soit qu’il n’a pas creusé, qu’il a mal interprété, ou qu’il amalgame (le féminisme notamment, comme si tout était dans un même sac)
      – soit qu’il fait exprès pour choquer ou pour se mettre à l’écart, un peu comme le dit @koldobika

      Ça pourrait être bien de mettre en commun une liste de questions et/ou critiques formulées de manière bienveillantes. Et si un jour l’un de nous le rencontre (débat) ou a un moyen d’échanger avec lui (mail ou autre), on a cette liste sous la main.

    • @aude_v oui c’est vrai, c’est un aspect important de la famille aussi, comparé à ce que seraient des relations « stratégiques » ou se fait un réseau de potes en fonction de leur CV ou presque. Mais ça suppose que des liens et un sens du devoir et de la générosité subsistent au sein de la famille, et ça j’ai l’impression que ça se délite de plus en plus sérieusement. Dans certains endroits plus que dans d’autres peut-être mais je pense en tout cas que le #narcissisme a fait de gros dégâts dans la famille aussi.
      Et l’inclusivité peut aussi exister dans les liens amicaux. Je pense par exemple aux koadrila qu’on trouve ici en Pays Basque, c’est-à-dire la bande de potes qui se forme dans l’enfance et dure le plus souvent toute la vie, et qui apporte soutien et socialisation (et compagnie pour sortir boire des coups). (et en sortant boire des coups on fait caisse commune, on mégote pas sur qui paie quoi etc., ça relève aussi du don non comptable)

  • Pascal Lamy : « L’ouverture est plus dure à supporter par les faibles que par les forts » | La-Croix.com // Il y a là une forme d’honnêteté assez terrifiante…
    http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Pascal-Lamy-L-ouverture-est-plus-dure-a-supporter-par-les-faibles-que-par-

    P. L. : Depuis le traité de Rome de 1957, la politique commerciale de l’#Union_européenne vise l’ouverture des échanges internationaux. C’est écrit noir sur blanc dans les traités européens. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre. L’ouverture crée de la #concurrence, qui crée de la #spécialisation, qui créé de l’#efficience, qui créé de la #croissance, laquelle est porteuse de bien-être.

    #plo

  • L’OMC, après le FAO, sera dirigée par un brésilien
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1759

    Depuis quatre mois la désignation d’un nouveau directeur de l’OMC [1], l’Organisation Mondiale du Commerce, était sur rails. Mardi, 7 mai, l’opération de sélection a été lancée, débouchant en fin de semaine sur le choix du brésilien Roberto Carvalho de Azevêdo, comme successeur au français Pascal Lamy qui dirigeait cette importante organisation depuis le 1er septembre 2005. Début du mois prochain, ce nouveau directeur prendra fonction, après qu’une commission dirigée par l’ambassadeur pakistanais (...) (...)

    #Monde,_informations,_actualité,_international,_politique,_relations,_diplomatie,_affaires_étrangères, #diplomatie,_sécurité,_commerce,_économie_mondiale #économie,_politique,_arts,_corruption,_opposition,_démocratie