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  • Réponse à Pascal Lapointe - Le blog de Marie-Monique Robin | ARTE
    3 février 2018
    https://www.arte.tv/sites/robin/2018/02/03/reponse-a-pascal-lapointe

    Décidément ma visite annoncée au Québec pour le lancement de mon livre Le Roundup face à ses juges provoque quelques remous nourris de contre-vérités et d’arguments précipités que je me dois de commenter, voire de corriger. Pas de problème : à la différence de ceux qui écrivent un peu rapidement, en ne retenant qu’une petite partie de l’information disponible, j’ai passé deux ans sur le glyphosate : j’ai consulté des milliers d’études, de rapports, de documents de Monsanto déclassifiés, et j’ai interviewé une centaine de témoins (experts scientifiques, juristes, représentants des agences de réglementations, médecins ou victimes présumées) aux Etats-Unis, en Argentine, au Sri Lanka, mais aussi dans plusieurs pays européens.

    Voilà pour pourquoi, j’affirme sans aucune hésitation dès les premières pages de mon livre que le « scandale sanitaire » provoqué par la molécule active du Roundup de Monsanto est « d’une magnitude sans doute bien supérieure à celle du scandale de l’amiante. Car, à la différence de l’amiante, le glyphosate est partout : dans l’eau, les sols, l’air, la pluie et les aliments », ainsi que l’écrit Sarah Champagne dans un article publié dans Le Devoir, le 3 février. Je remercie ma consoeur d’avoir strictement cité mes propos sans les déformer, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas de ceux, tels Jean-François Cliche ou Pascal Lapointe , qui tirent à boulets rouges sur mon enquête sans l’avoir lue ni vue (c’est aussi un film), ni même avoir pris la peine de m’interviewer… Contrairement à ce que laisse entendre Pascal Lapointe, je n’ai jamais dit que « le glyphosate était aussi cancérigène que l’amiante », mais que le nombre de personnes atteintes par ses multiples effets toxiques (cancérigène, tératogène, perturbateur endocrinien, antibiotique, chélateur de métaux) étaient très largement supérieur aux victimes de l’amiante, car , encore une fois, il est partout. (...)