person:patric jean

  • « Hier encore on a fermé une usine, alors qu’en face on construit une prison » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Hier-encore-on-a-ferme-une-usine-alors-qu-en-face-on-construit-une-prison

    Sorti il y a presque quinze ans, en 2003, La raison du plus fort aurait pu avoir été réalisé aujourd’hui. On ne ressort pas indemne de ce film documentaire dont le propos pourrait être résumé par la première phrase du synopsis : « Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. » Posant sa caméra de Bruxelles à Marseille, en passant par Amiens et Lyon, le réalisateur Patric Jean nous emmène d’une fermeture d’usine à une prison en passant par un tribunal et des quartiers populaires. C’est le cheminement d’un cercle infernal qui est dépeint à travers ce film que nous vous proposons en accès libre. Chronique par l’association Les Lucioles du Doc.

    Visionner La raison du plus fort, c’est prendre conscience du système global qu’il met en lumière, mais c’est aussi se rendre compte à quel point ces films sont rares et précieux. Dans ce documentaire, Patric Jean n’entend pas seulement montrer les conditions de logements dans les quartiers ou celles d’incarcération dans les prisons, mais avant tout lier des situations entre elles et nous rappeler pourquoi et comment elles participent à la création d’un système : de quelles manières une politique néolibérale produisant délocalisation et chômage engendre misère sociale et accroissement des tensions au sein de la population ?

    https://vimeo.com/223530190

    #documentaire

  • La #Domination_Masculine

    « Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle », c’est ce que disait Patric Jean en tournant « la domination masculine ».

    Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du #patriarcat : les #femmes à la cuisine et les #hommes au #pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du #pénis, « comme on achète une grosse #voiture » ?

    Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours. L’illusion de l’#égalité cache un abîme d’#injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où chacun joue un #rôle.

    A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité.

    « La Domination masculine » jette le trouble à travers le #féminisme d’un homme qui se remet en question. Une provocation qui fera grincer des dents…

    Après le déterminisme social (Les Enfants du Borinage, lettre à Henri Storck) et la criminalisation de la pauvreté (la Raison du plus fort), Patric Jean s’attaque à nouveau à un phénomène social tabou : le patriarcat.

    https://www.youtube.com/watch?v=22e8cI6Q9Ww

    #film #documentaire #domination_masculine #féminisme

    Site du film :
    https://ladominationmasculine.wordpress.com

    • Patric Jean, La domination masculine

      Pour présenter le système de la domination masculine, Patric Jean a choisi volontairement de partir de ses « petits signes » pour en arriver aux aspects les plus tragiques tels que les violences conjugales ou encore le massacre de l’Ecole polytechnique de Montréal au cours duquel 14 jeunes filles en phase de devenir ingénieures ont été tuées car elles étaient féministes.

      https://lectures.revues.org/1173

    • La Domination masculine : les principaux thèmes

      Le film s’ouvre sur la séquence de l’allongement du pénis. On y voit un médecin et un patient en consultation. Ces deux personnes sont ensuite interviewées et leurs paroles vont dans le même sens : l’intervention n’a pas de but thérapeutique, ni esthétique, mais bien psychologique. « Un centimètre dans le pénis, c’est un kilomètre dans la tête » dit le médecin, ce qui est confirmé par le patient qui déclare « je vais enfin pouvoir être moi-même, crier mon nom, gonfler le buste ».

      Ainsi, le médecin semble intervenir au niveau d’un symbole plutôt que d’un organe, un symbole de virilité évidemment et par extension un symbole de pouvoir. (Un patient dont on entend seulement la voix fait une comparaison avec le pouvoir que procure le fait d’avoir une plus grosse voiture que les autres, plus rapide et plus chère.)

      Le médecin généralise sans doute l’intention d’une telle intervention en référence à la majorité des hommes qui le consultent et le patient paraît exemplaire dans sa démarche et ses paroles. En effet, les images de l’opération sont accompagnées de voix : celles d’autres hommes candidats à cette opération que Patric Jean a rencontrés et interviewés.

      Cette séquence illustre la force du symbole que représente le pénis et plus encore le phallus[1]. Elle est immédiatement suivie par une autre, d’un registre différent où l’on voit Patric Jean, le réalisateur du film[2], coller des images sur un mur. Toutes ces images représentent des phallus, de manière directe (représentation de Priape, caricature de satyre au sexe énorme, portrait d’un personnage historique dont le costume marque nettement les parties génitales… ) ou indirecte (mobilier urbain, motif décoratif, immeuble…). L’accumulation de ces objets, motifs ornementaux, constructions qui évoquent de manière plus ou moins directe la virilité illustre l’omniprésence du symbole.

      Pourquoi le sexe masculin est-il un symbole si fort ?
      Ce symbole est-il aussi omniprésent que le film le laisse entendre ?
      Le sexe féminin est-il un symbole lui aussi ?
      Quelles conséquences pour les garçons et les filles d’avoir ou pas un tel organe ?

      On donne ensuite la parole à un artiste, #Miller_Levy, créateur de l’œuvre intitulée Haute Fidélité, qui consiste en une sorte d’instrument composé de deux blocs, l’un, « homme », ne comporte qu’un interrupteur, l’autre, « femme », comporte toutes sortes de boutons, de voyants lumineux et de commandes, représentant la complexité de la femme. Mais c’est l’interrupteur « homme » qui commande en définitive l’allumage de l’appareil « femme »… Le même artiste est aussi l’auteur de petits dessins sur chewing-gum, représentant en général des femmes nues (qui deviennent ainsi aussi jetables et éphémères que les chewing-gums…)

      Voici la « haute fidélité » de Miller Levy :

      http://www.grignoux.be/dossiers/302

  • « Hier encore on a fermé une usine, alors qu’en face on construit une prison »
    https://www.bastamag.net/Hier-encore-on-a-ferme-une-usine-jetant-sur-les-routes-des-milliers-de

    Sorti il y a presque quinze ans, en 2003, La raison du plus fort aurait pu avoir été réalisée aujourd’hui. On ne ressort pas indemne de ce film documentaire dont le propos pourrait être résumé par la première phrase du synopsis : « Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. » Posant sa caméra de Bruxelles à Marseille, en passant par Amiens et Lyon, le réalisateur Patric Jean nous emmène d’une fermeture d’usine à une prison en passant par un tribunal et des quartiers populaires. C’est le (...)

    #Chroniques

    / #Classes_populaires, #Inégalités, #Fractures_sociales

  • Un réseau d’hommes pour avancer avec les femmes - Happy Men
    http://www.happymen.fr/reseau-hommes-pour-avancer-avec-les-femmes

    Un réseau d’hommes, uniquement d’hommes, pour plus d’égalité hommes-femmes et de mixité ? Quelle idée paradoxale !

    90% des postes de membres de CODIR ou de COMEX sont occupés par des hommes. 75% des cadres dirigeants sont des hommes, comme 60% des cadres : les hommes concentrent entre leurs mains l’essentiel des leviers de pouvoir. Ce sont ces leviers qui peuvent faire évoluer les cultures d’entreprises, les comportements et les pratiques managériales. Il est donc essentiel que les hommes, en particulier les hommes managers ou dirigeants, soient moteurs de l’égalité entre hommes et femmes.

    Pourquoi un réseau uniquement composé d’hommes ? Parce que qu’une prise de parole libre, entre soi, favorise - beaucoup - la prise de conscience. Et que cette prise de conscience est essentielle pour progresser vers plus d’égalité. Les critiques ou les oppositions doivent aussi pouvoir s’exprimer pour trouver une réponse ce qui n’est pas le cas dans les réseaux mixtes. L’idée de réseaux pour l’égalité mais non mixtes, les femmes l’avaient d’ailleurs eue bien avant les hommes : la plupart des grands groupes internationaux comptent aujourd’hui un réseau de femmes. On a parfois besoin de ne pas être dans un environnement mixte pour mieux progresser vers la mixité !

    Je découvre cette structure via un article de libé sous paywall dont je n’ai vu que le titre.
    Ce forum non-mixte masculin a été cloturé par Marlene Schiappa et c’est donc une forme de non-mixité validé par le gouvernement. Je suis plutot opposé à la non mixité entre dominants et ici ca me semble suspect. Je pense que c’est une manière de récupéré les budjets qui devraient etre à destination des femmes. Pour les entreprises sponsor ca fait du lessivage féministe pas cher.
    Comme par hasard cette non-mixité là ne terrifie pas SOS racisme ni la LICRA et Anne Hidalgo ne pense pas à faire interdire cet événement.
    #non-mixité

    • http://www.liberation.fr/france/2017/06/02/happy-men-ou-la-complainte-des-males-blancs-cravates_1574012

      "Jeudi 1er juin se tenait au ministère des Solidarités et de la Santé (ex-ministère des Affaires sociales), dans le VIIe arrondissement de Paris, le troisième forum des Happy Men, un réseau masculin « engagé pour l’égalité hommes-femmes ». L’événement, auquel Libération a assisté, a fait, à raison, tiquer certains utilisateurs de Twitter (plusieurs d’entre eux, dont l’auteure de ses lignes, s’étonnaient d’ailleurs d’avoir été bloqués de manière préventive par le compte de @HAPPY_MEN_Fr). Lancé en 2013, le mouvement au nom mi Oui-Oui mi Bisounours (trouvé par l’agence de pub BETC), qui avait fait l’objet il y a deux ans d’une double page dans Libération, revendique désormais environ 500 membres. Parmi eux, des managers et des cadres dirigeants, issus de douze grands groupes, du secteur de la banque, de l’énergie ou encore des télécoms : BNP Paribas, Orange, EDF, SNCF, Caisse des dépôts, Caisse d’épargne… Douze entreprises toutes dirigées par des hommes, à l’exception d’Engie, dont la patronne, Isabelle Kocher, est depuis l’année dernière la première (et seule) femme à la tête d’un groupe du CAC 40.

      Dans l’assemblée, des mâles encravatés (et quasi exclusivement blancs) mais aussi des femmes, le forum – qui s’est conclu par une intervention élogieuse de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes (et fondatrice de Maman travaille) –, étant ouvert également aux réseaux féminins. Les « cercles » Happy Men, en revanche, sont exclusivement masculins – comprenez non mixtes. Lors de ces réunions régulières, les collègues se retrouvent, souvent « autour d’un bon déjeuner », pour « parler librement » entre couilles, pardon, entre hommes. Des rendez-vous qui ne doivent pas vraiment ébranler leurs habitudes, les hommes trustant massivement les postes de cadres dirigeants et les entreprises partenaires du forum étant régulièrement épinglées pour leurs comités exécutifs ou de direction très testostéronés. Antoine de Gabrielli, fondateur du réseau, défend cet entre-soi : « On est plus en confiance entre hommes, ça libère la parole », assume-t-il sans ciller. Evidemment, cette non-mixité entre privilégiés ne provoque aucun remous, aucune polémique, aucun communiqué du Front national ou de la Licra, contrairement aux controversés ateliers du festival afroféministe Nyansapo, organisés, eux, entre personnes discriminées.

      On est loin des initiatives d’hommes féministes existantes
      Que revendiquent exactement ces « hommes heureux » ? Davantage de femmes dans leur conseil d’administration, moins de discriminations à l’embauche, d’inégalités salariales, de temps partiel subi ? Pas vraiment. Le credo du mouvement est d’abord d’« harmoniser le temps consacré à la vie personnelle et à la vie professionnelle » (des salariés masculins, donc). « Et si le sujet, c’était aussi les hommes ? » interroge le manifeste à propos de l’égalité. Le texte prône candidement la « confiance », la « bienveillance » et le « partage », pour plus de « bonheur » (des hommes, toujours, si vous suivez). Si on ne peut pas accuser le réseau de masculinisme, idéologie ouvertement misogyne, on semble ici loin des initiatives déjà existantes qui cherchent à impliquer les hommes dans le combat féministe (on pense au collectif antiprostitution Zéromacho ou à la campagne HeForShe de l’ONU).

      Les Happy Men veulent par exemple pouvoir quitter plus tôt leur poste de travail pour aller chercher leur progéniture à l’école ou pour « dîner avec leur femme ». Qui cuisine et fait la vaisselle ? L’histoire ne le dit pas. Les problématiques de la « charge mentale » qui pèse sur les femmes ou du partage des tâches domestiques (auxquelles les femmes consacrent trois heures et demie par jour contre deux pour les hommes, selon l’Insee) sont seulement effleurées. A la place, les membres, pin’s jaune façon smiley (le logo du réseau) épinglé à la boutonnière, prennent le micro pour raconter leurs bonnes actions (mise en place du télétravail, respect du congé parental…). « J’essaye de ne pas couper la parole aux femmes en réunion », avance un des participants, tandis qu’un autre jure traquer les blagues sexistes (dont les hommes « souffrent », on l’apprend, aussi), avant d’être applaudi par l’assistance (à ce moment-là, on se dit qu’il manquerait juste une petite distribution de cookies).

      Pas besoin d’être Simone de Beauvoir pour bondir face à certaines des punchlines prononcées : « Le système qui discrimine les femmes ne rend pas les hommes heureux », « l’égalité des femmes fait la liberté des hommes », ou encore « la frustration des hommes à quelque chose à voir avec celle des femmes » (sic). Quand les Happy Men opposent au « plafond de verre » théorisé par des sociologues féministes dans les années 70 le concept osé de « plancher de verre », on s’étrangle carrément. Difficile de se prétendre engagé pour l’égalité et d’occulter à ce point les rapports de domination à l’œuvre dans la société. Les membres du réseau se disent aussi victimes des stéréotypes de genre (leur manifeste dénonce le cliché des « hommes forts, qui assurent, qui se battent, qui protègent ») sans remettre en question à aucun moment le modèle patriarcal… pourtant responsable de cette répartition genrée des rôles. Les chercheurs qui explorent depuis des années les préjugés autour du masculin et du féminin, de la virilité ou des masculinités le montrent bien (Libération s’en est fait l’écho dans ses pages, ici ou là). Les Happy Men, eux, font l’erreur d’aborder l’égalité femmes-hommes uniquement sous l’angle du développement personnel, alors même que cette question est hautement politique."

    • Waaa, sur cette idée de décrocher les hourras financiers de nouveaux #imposteurs, je propose
      – un réseau de nucléocrates pour l’énergie éolienne
      – un réseau de camionneurs pour la défense du vélo
      – un réseau de bus pour la défense du train (ah zut, déjà fait)
      – un réseau de pollueurs pour défendre le bio

      et tout ça sans inviter ni les acteurs de l’éolien, du vélo, du train ou du bio bien entendu

    • Comme dit une copine, pour que des dirigeants d’entrepisse se mettent à fomenter de telles choses, c’est qu’ils y trouvent leur intérêt.

    • Pour les articles de libération c’est pas compliqué de lire sans s’abonner, il suffit de désactiver le javascript sur leur site. moi j’utilise un plugin mais sinon par défaut sur Firefox faut passer par about:config

      On tape about:config dans la barre d’adresse de Firefox, puis faire Entrer.
      Sur la page de mise en garde qui s’affiche, cliquer sur « Je ferai attention, promis ! ».
      Dans le champ de recherche de la page qui ouvre, taper : javascript.enabled.
      Passer la valeur de l’option à false (en double-cliquant ou en faisant un clic droit sur la valeur, Inverser) pour désactiver JavaScript.
      Puis repasser la valeur à true (toujours en double-cliquant ou en faisant un clic droit sur la valeur, Inverser) pour activer JavaScript quand vous aurez fini de lire votre article

      Je crois que sous Chrome il y a une option dans les menus qui permet de désactiver. Je n’utilise que Firefox donc je ne sais pas.
      Forcément, rechargez la page après avoir désactiver javascript. Et après vous pourrez lire autant d’articles que vous voulez.

    • @ninachani, j’interdis tous scripts avec l’extension firefox noscript https://noscript.net, tu peux autoriser les scripts que tu veux et tu vois aussi tous les sites d’administration français qui sont surveillés par google et autres sniffeurs … tiens dernièrement c’était le site des impots …

  • « Et qui va faire la vaisselle, on fait des manifestations »
    https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-womens-power-les-nouveaux-feminismes/et-qui-va-faire-la-vaisselle-fait

    AVEC :

    –La Barbe, groupe d’action féministe
    –Prenons la Une, collectif de femmes journalistes pour une juste représentation des femmes dans les médias et l’égalité professionnelle dans les rédactions
    –Bas les pattes, collectif de femmes journalistes politiques contre le sexisme
    –Femmes en lutte 93, collectif féministe de Seine Saint Denis
    –Michelle Perrot, historienne et militante féministe
    –Rachel Silvera, économiste, co-directrice du MAGE, groupe de recherche Marché du travail et Genre.
    –Patric Jean, auteur et réalisateur
    –Les animatrices du projet Egalicrêche à Toulouse

    Texte d’introduction :
    Marie Cardinal
    Les Mots pour le dire, 1976

  • Prisme Social : Féminisme Radio Campus Lille
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/prisme-social-feminisme
    – Les inégalités économiques entre les hommes et les femmes (lafinancepourtous.com)
    Françoise Milewski - L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE)
    – Féminisme noir.
    – L’appropriation des idées féministes.
    – Voyage au pays des sables.

    Patrick Jean, La domination masculine, le film
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    "}[/embed]

     » Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle " , c’est ce que disait Patric Jean en tournant La Domination masculine.
    Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un " compagnon dominant " ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, " comme on achète une grosse voiture " ?
    Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours.
    L’illusion de l’égalité cache un abîme d’injustice quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où vous jouez votre rôle.
    A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité.

    Les inégalités entre les femmes et les hommes - lafinancepourtous.com - Françoise Milewski
    http://www.lafinancepourtous.com/Outils/Mediatheque/Videotheque/Les-interviews-de-l-IEFP/Les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes
    Françoise Milewski est économiste à l’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Économiques). Coresponsable du Programme de Recherche et d’Enseignement des Savoirs sur le Genre (PRESAGE) et membre de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, elle a réalisé de nombreuses études sur les inégalités entre les femmes et les hommes. Elle répond ici aux questions de lafinancepourtous.

    Les indicateurs
    http://www.dailymotion.com/video/xrmkxq_les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes-1-3_webcam


    Un premier indicateur des inégalités économiques entre les femmes et les hommes est l’insertion des femmes sur le marché du travail qui se mesure par le taux d’activité.

    Depuis les années 60, les femmes se sont fortement insérées sur le marché du travail. Pour la tranche d’âge des 25-49 ans, le taux d’activité des femmes est de l’ordre de 80 %. L’écart avec celui des hommes s’est réduit. Cependant, globalement, il y a toujours 10 points de différence. Les femmes ont investi le marché du travail mais leur insertion n’est pas encore équivalente à celle des hommes.

    Temps partiel
    Deuxième indicateur, le temps de travail : « Le temps partiel est une affaire de femmes », souligne Françoise Milewski. En France, 80 % des temps partiels sont occupés par des femmes et environ un tiers des femmes travaille à temps partiel. On peut distinguer le temps partiel « contraint » c’est-à-dire imposé par les entreprises et le temps partiel « choisi » mais celui-ci, explique-t-elle, est un choix par défaut à cause des conditions sociales.

    Troisième indicateur, la ségrégation professionnelle : les femmes n’exercent pas les mêmes métiers et ne travaillent pas dans les mêmes secteurs que les hommes. Schématiquement, les hommes travaillent majoritairement dans l’industrie et le bâtiment et les femmes travaillent majoritairement dans le secteur tertiaire.

    Réduction des inégalités en panne
    Tout cela a des conséquences très importantes en matière d’écart de salaire et d’écart de retraite. L’écart de salaire entre les hommes et les femmes est en moyenne d’environ 25-27 %.

    Cela s’explique d’abord par le temps de travail. Mais, même à durée de travail équivalente, il existe des écarts de salaire entre les femmes et les hommes dus aux discriminations subies par les femmes sur le marché du travail et dans les entreprises. Celles- ci sont liées par exemple au fait que les femmes sont considérées comme s’investissant moins dans leur emploi, qu’elles prennent ou risquent de prendre des congés maternité voire des congés parentaux ou des congés pour garder les enfants malades, etc.

    Françoise Milewski souligne que la réduction des écarts de salaire s’est interrompue depuis le début des années 90, avec le développement du temps partiel et la discrimination des femmes. On assiste à un accroissement des inégalités et on voit apparaître de nouvelles formes d’inégalité.
    Inégalités entre les femmes

    Des différenciations parmi les femmes elles-mêmes se sont développées. Depuis les années 60, d’un côté, les femmes qui ont investi l’éducation supérieure acquièrent des diplômes. Même si elles sont soumises au « plafond de verre », elles obtiennent des emplois de « bonne qualité ». D’un autre côté, une précarité massive des femmes sur le marché du travail s’est également développée. Cette précarité est liée au temps partiel contraint, aux emplois peu qualifiés ou non qualifiés. « la précarité, en France et en Europe aujourd’hui, a un sexe » note Françoise Milewski. « Les femmes constituent l’essentiel des temps partiels, l’essentiel des emplois peu qualifiés et donc l’essentiel des bas salaires. Les smicards sont en fait des smicardes. ». 70 % des smicards sont des femmes, même si on raisonne en taux de salaire horaire.

    Inégalités de pouvoir
    D’autres indicateurs permettent également d’appréhender l’accès des femmes au pouvoir politique et au pouvoir économique.

    Au niveau politique, les femmes sont sous-représentées dans les parlements, dans les cabinets ministériels, dans les gouvernements, etc. Le partage du pouvoir économique est également très inégalitaire. Les femmes accèdent peu aux postes de responsabilités dans les entreprises et les progrès sont particulièrement faibles dans ce domaine. Que ce soit dans les entreprises privées ou que ce soit dans la fonction publique, seules entre 10 et 13 % de femmes accèdent véritablement au pouvoir économique. C’est le résultat d’inégalités qui interviennent dès le début de la carrière. Le parcours de carrière est différent entre un homme et une femme. Pourtant, « si on voulait nommer des femmes à des postes de responsabilité, on en trouverait » précise Françoise Milewski.

    Une part des écarts de salaires est ainsi liée à l’inégalité des parcours de carrière.

    Les causes
    http://www.dailymotion.com/video/xrmhdx_les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes-2-3_webcam


    Pour Françoise Milewski, le premier fondement des inégalités entre les femmes et les hommes, se déroule dès la petite enfance, au travers de l’éducation, par la famille et par l’école.

    Dès la petite enfance
    L’image des petites filles et des petits garçons n’est pas la même : « On apprend aux petites filles à être des petites filles et on apprend aux petits garçons à être des petits garçons. Un petit garçon, ça ne pleure pas, une petite fille, ça peut pleurer et un petit garçon, c’est plus violent qu’une petite fille ». Cette éducation se retrouve ensuite dans les choix d’orientation scolaire puis professionnels. Les élèves, les familles et les conseillers d’orientation orientent plus facilement les filles vers « le soin aux autres », alors que les garçons sont orientés vers les mathématiques, la physique.

    On assiste ainsi à un paradoxe : les filles réussissent mieux à l’école, mais l’orientation selon les filières reste très différenciée. Par exemple, dans les écoles d’ingénieur, il y a encore très peu de filles et leur part progresse très peu.
    Des métiers diversement valorisés

    Tout cela se traduit dans l’insertion professionnelle par des métiers qui sont diversement valorisés. Dès l’entrée dans la sphère professionnelle, en dehors des discriminations qui se produisent dans l’entreprise elle-même, la situation est différenciée est cela a des répercussions sur la carrière professionnelle.

    L’articulation vie privée vie professionnelle
    Les relations entre la sphère professionnelle et la sphère privée, familiale constituent un autre facteur important d’inégalités. La règle restel’inégal partage des tâches domestiques. Malgré l’insertion croissante sur le marché du travail, les inégalités dans la sphère privée se sont très peu réduites. Les femmes font un petit peu moins de tâches domestiques mais cela est dû principalement au recours aux appareils ménagers, voire des aides pour garder les enfants ou pour le ménage. Ce n’est pas dû à la plus grande implication des hommes dans les tâches ménagères. De plus, on peut distinguer les tâches ménagères entre elles. Françoise Milewski précise : « On peut s’occuper des enfants pour faire les devoirs, faire du sport ou pour aller faire des activités. Autre chose est de s’occuper de faire tourner une machine à laver, de faire à manger tous les jours et pas simplement quand on reçoit des amis ». « Le poids des stéréotypes reste important »conclut-elle.

    En vertu de quoi, les entreprises ne donnent pas de responsabilités à une femme car elles craignent qu’elles ne soient pas assez disponibles. Et de leur côté des hommes qui voudraient individuellement prendre des congés subissent aussi le poids des stéréotypes.

    Ainsi souligne Françoise Milewski, l’imbrication permanente entre la sphère professionnelle et la sphère personnelle est une caractéristique spécifique des inégalités entre les femmes et les hommes par rapport aux autres formes d’inégalités. S’il n’y a pas de partage au sein de l’entreprise c’est aussi parce qu’il n’y a pas de partage au sein de la famille et inversement, s’il n’y a aussi peu de partage au sein de la famille c’est parce que dans l’entreprise, les femmes sont discriminées.
    Image masculine du pouvoir

    Un autre facteur d’inégalités entre les femmes et les hommes relève du poids de stéréotypes : le pouvoir est considéré comme masculin. Une femme qui a un poste de pouvoir n’est plus considérée comme féminine. On dit parfois qu’elle « travaille aussi bien qu’un homme ». Ou bien on commente la façon dont une femme de pouvoir s’habille.

    Les femmes finissent par intérioriser ces contraintes. On peut assister à des phénomènes d’auto censure et d’auto éviction. Mais, selon Françoise Milewski, « ce n’est pas le phénomène majeur ». Il faut prendre en compte les phénomènes économiques et les processus de construction des inégalités et ne pas aboutir à considérer que ce sont les gens discriminés qui sont responsables eux-mêmes de leur discrimination.
    Evolution des structures familiales

    Les évolutions démographiques et des structures familiales sont également à prendre en compte : l’accroissement du nombre de séparations et donc le développement du nombre de familles monoparentales, presqu’exclusivement féminines constituent une cause nouvelle et importante des inégalités. La rupture conjugale peut faire basculer la femme qui a la charge des enfants, dans une situation de précarité, voire de pauvreté.

    La pauvreté n’est plus réservée aux chômeurs. Elle touche désormais les personnes en emploi, notamment les femmes en situation de famille monoparentale avec une charge d’enfants, ayant un temps partiel contraint, ou un niveau de bas salaire.

    Les politiques publiques
    http://www.dailymotion.com/video/xrmjdh_les-inegalites-entre-les-femmes-et-les-hommes-3-3_webcam


    Les politiques publiques peuvent d’abord agir au niveau de l’éducation, explique Françoise Milewski. Dans les écoles, les enseignants et les conseillers d’orientation doivent être formés aux inégalités entre les filles et les garçons. Si les uns et les autres reproduisent des stéréotypes, ils ne le font pas forcément de façon consciente. C’est le produit de la société dans son ensemble.
    Des lois contraignantes pour les entreprises

    Au niveau des entreprises, des lois contraignantes sont, selon elle, nécessaires. Ainsi, constate-t-elle, la loi sur les quotas de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises qui impose 40 % de femmes en 6 ans permet d’obtenir des résultats manifestes parce qu’elle est assortie de sanctions. En matière d’égalité de salaire, les lois s’accumulent mais les résultats se font attendre. Il faut contraindre les entreprises à agir mais la loi actuelle est limitée par ses décrets d’application.

    En effet, pour apprécier les discriminations, il ne faut pas seulement prendre en compte deux personnes qui ont le même emploi, la même fonction, il faut raisonner sur des emplois de valeur égale. Cela permettra, par exemple, de comparer un emploi dans une industrie avec un emploi dans le secteur tertiaire. De plus, le parcours de carrière doit être considéré dans sa globalité afin d’identifier les raisons de la disparité des carrières entre un homme et une femme qui ont démarré avec le même niveau de diplôme sur le même poste.
    Ingérence dans la sphère privée ?

    La loi peut-elle intervenir sur la sphère privée ? Certes explique Françoise Milewski ce n’est pas aux politiques publiques de dicter la répartition des taches domestiques. Mais elles peuvent avoir une influence et selon elle, les politiques publiques actuelles manquent avant tout de cohérence. D’un côté, elles affirment la volonté d’une parité hommes/femmes au sein de la famille, et de l’autre côté, les mesures prises sont inadaptées. Par exemple : les congés parentaux qui ne sont pas assez rémunérés sont essentiellement pris par des femmes. Les exemples scandinaves sont intéressants, souligne Françoise Milewski : le congé paternité est plus long, le congé parental comporte une part non cessible, c’est-à-dire que si l’homme ne prend pas sa part du congé, elle est perdue.

    Pas seulement le 8 mars
    Les politiques publiques doivent être suivies. La question ne doit pas être abordée publiquement uniquement un jour par an le 8 mars. Chaque politique publique -comme par exemple la réforme des retraites – devrait intégrer la préoccupation de l’égalité entre les femmes et les hommes et être mesurée à l’aune de son effet sur ces inégalités.

    Françoise Milewski souligne également l’importance que les femmes s’organisent elles-mêmes, comme elles le font de plus en plus par exemple dans les entreprises à travers des réseaux de femmes pour rendre « les inégalités visibles » essayer de faire pression notamment par des recours à l’ex Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. « Il faut en parler » conclut Françoise Milewski, tout en reconnaissant que « C’est un sujet qui est un peu plus sur le devant de la scène qu’il ne l’était il y a quelques années. »

    #audio #radio #Radios_libres #Radio_Campus_Lille #féminisme #feminisme #femmes #sexisme #sociologie #société #inégalités

  • Agressions sexuelles en réalité virtuelle (L’ADN)
    http://www.ladn.eu/inspiration/in-vivo/agressions-sexuelles-en-realite-virtuelle

    La question du #consentement et la réalité virtuelle… à pleurer.

    Là où le jeu devient franchement gênant, c’est qu’il permet d’agresser sexuellement les femmes, toutes virtuelles soient-elles, qui peuplent l’île. Oui, agresser sexuellement : elles expriment leur refus, leur volonté de voir le joueur les laisser tranquilles, et pendant ce temps le but est de trouver un moyen de leur toucher le nichon ou de voir ce qu’il y a sous leur culotte.

    #éducation_des_garçons #jeux_vidéos #culture_du_viol #sexisme

    • En fait, le vrai but du jeu c’est de mettre la trique à de jeunes (ou moins jeunes) mâles qui sont en période de famine sexuelle. Mais pourquoi sont-ils en période de famine, me direz-vous ? A 75 % parce qu’ils se comportent comme des goujats. En fait ce jeu, c’est du porno déguisé. Rien à voir avec le consentement.

      Éducation des garçons ? euh ...

    • @sombre
      La « famine sexuelle » comme tu dit est toujours au masculin et fait partie de la culture du viol.
      Montrer aux garçons qu’il est amusant de toucher les seins-fesses-soulever la jupe des filles/femmes fait partie de la culture du viol.
      Croire qu’il est « triquant » d’humilier sexuellement les filles et les femmes, de les forcer contre leur consentement, est vraiment grave.
      Ceci fait partie de l’éducation des garçons, les filles ne sont pas éduqué à cela et cette éducation donne les moyens et l’habitude aux garçons et plus tard aux hommes de dominer-opprimer-humilier les filles et plus tard les femmes.

      On apprend pas aux filles à s’amuser à tripotter les couilles des garçons et on ne leur propose pas de jeux vidéos dans lesquel elles sont invité à s’amuser à les humilié sexuellement.
      On apprend pas aux filles qu’elles sont en famine sexuelle - expression extrèmement sexiste. Les garçons ne sont pas en famine sexuelle, il n’y a pas de famine sexuelle, c’est une invention patriarcale pour justifier le viol et la prostitution.

      Et le mot « goujat » est un bel euphémisme pour dire qu’on leur apprend à dominer les filles et à les humilier.
      Enfin pour le consentement ca serais pas du luxe que tu t’informe un minimum sur ce que c’est... tripoter une fille ou une femme contre son consentement ca à un rapport avec le consentement !

      Je te conseil de lire attentivement ce poste ; https://seenthis.net/messages/523508

      #déni #domination_masculine #macho_de_gauche

    • @mad_meg

      On apprend pas aux filles à s’amuser à tripotter les couilles des garçons et on ne leur propose pas de jeux vidéos dans lesquel elles sont invité à s’amuser à les humilié sexuellement.

      Ah oui, j’avais pensé à écrire ça ... mais est-ce que ce type de jeu plairait aux filles ?

      On apprend pas aux filles qu’elles sont en famine sexuelle - expression extrèmement sexiste. Les garçons ne sont pas en famine sexuelle, il n’y a pas de famine sexuelle, c’est une invention patriarcale pour justifier le viol et la prostitution.

      Malgré tout je peux t’assurer que, personnellement, je connais ce syndrome de manque. Mais comme je suis une personne bien élevée et de surcroît extrêmement timide, je me débrouille « autrement ».
      #je_suis_malade_mais_je_me_soigne

      Et le mot « goujat » est un bel euphémisme pour dire qu’on leur apprend à dominer les filles et à les humilier.

      Je te propose « gros/petits/vieux cons libidineux » ...

      Je suis d’accord avec l’article que tu mentionnes en ce qui concerne la culture du viol et le consentement d’une personne à avoir des relations sexuelles avec une autre mais on dirait que tu ne comprends pas toujours mes intentions. C’est vrai que je m’exprime souvent de façon abrupte et elliptique mais tu t’énerves vite me semble-t-il.

      Pour faire obstacle à la culture du viol, les féministes ont imaginé une culture du consentement, où le consentement est valorisé. Dans une telle culture, il est primordial de s’assurer du consentement d’une autre personne avant de la toucher. On comprend que le consentement doit être continu, répété, clairement affirmé, et que la communication est donc nécessaire entre deux partenaires.

      Cela me paraît tellement évident.

    • C’est vrai que je m’énerve. C’est parce que je suis de l’autre coté du viol que toi et de l’autre coté du consentement et de l’autre coté de la misère sexuelle.

      C’est comme si tu était un patron bourgeois et que tu reprochait à un prolétaire au chômage de s’énerver quant tu lui parle de tes graves problèmes d’ISF et du fait que tu va avoir du mal cette année à partir en famille à Courchevel pendant 3 semaines.

    • Le fait que je sois un mâle me place donc du mauvais côté du viol. Admettons. Mon sexe (que je n’ai malheureusement pas choisi) me cantonne à n’être que compatissant envers mes « sœurs » qui sont potentiellement victimes. Je déconstruis pourtant mon éducation genrée qui aurait voulu faire de moi « un homme, un vrai ».
      Il y a longtemps, j’ai rencontré une fille du même âge que moi qui avait subi un viol. Elle était dans la colère contre les hommes qui, pensait-elle, étaient tous des violeurs potentiels. Cette colère elle me l’a fait partager : j’ai eu des envies vengeresses contre les connards qui lui avaient fait ça et j’ai eu honte pour mes congénères mâles. Seulement, on ne peut pas rester éternellement dans cette colère. Dénoncer, appuyer là où ça fait mal, c’est bien. Mais me comparer à un « patron bourgeois », là, je trouve que tu exagères. Mais bon, c’était sûrement un artifice de rhétorique.

    • Bah moi je parle de politique et toi tu me parle de toi. Si on parle de politique par rapport aux classes sociales je pense que tu comprend qu’il y a pas de temps à perdre à rassurer les gentils patrons pour leur dire qu’ils sont gentils. Ils profitent de privilèges et c’est de ca qu’on veux parlé.

      Tu dit qu’il y a une « famine » sexuelle chez les garçons. Pourtant la plus part des garçons ont des mains et peuvent s’en servir pour se masturber alors en quoi sont ils affamés ?

      Ici @heautontimoroumenos donne un exemple très claire de la construction de cette éducation masculine à la domination sexuelle des femmes et ton premier commentaire à été de nier ceci :

      En fait ce jeu, c’est du porno déguisé. Rien à voir avec le consentement.

      Éducation des garçons ? euh ...

      Et après tu as parlé de toi, qui est timide et gentil. Mais il y a des patrons timides et gentils tout comme toi et c’est pour ca que j’utilise cette comparaison parceque dans ce rapport d’oppression là tu comprend.
      Parler de ton cas c’est une dépolitisation du sujet et la misère (ou famine) à mes yeux elle est du coté des filles et des femmes qui sont violés, agressées, harcelées.
      Ce que tu appel misère sexuelle des garçons, les féministe appelent ca « male entitlement ».
      Tu dit que : En fait ce jeu, c’est du porno déguisé. Rien à voir avec le consentement.
      Mais il se trouve que le porno a tout à voire avec le consentement, car les femmes dans le porno ne sont pas consentantes (elle consentent à l’argent pas au sexe). C’est comme si un patron disait que ses ouvriers consentais au travail de nuit.
      Alors quant tu dit cette phrase sur le porno, sur ce jeu, sur le consentement et que tu nie que ce jeu est un moyen (parmis d’autres) pour apprendre aux garçons qu’ils ont droit aux femmes, qu’ils ont droit à l’accès aux corps des femmes et tu montre que tu as un point de vue de dominant (qui pense à ces problèmes de ski à courchevel).
      Tu dit aussi « mais est-ce que ce type de jeu plairait aux filles ? » pour moi c’est justement un problème car les filles on ne leur apprend pas à jouer à cela alors que les garçons on leur apprend et comment on leur apprend :
      – en leur disant qu’ils ont de la misère sexuelle
      – en les encouragant à trouver drole d’agresser des filles et des femmes
      – en leur donnant du porno
      – en leur donnant des prostituées
      – en leur disant qu’ils ont un droit aux corps femmes

    • @mad_meg et @aude_v : salut !

      On m’avait déjà dit que je ne savais pas communiquer mais je ne pensais pas que c’était aussi grave.

      Reprenons tout ça dans l’ordre :
      Vous me reprochez de parler de « famine sexuelle pour les garçons » (« jeunes ou moins jeunes mâles » comme je l’ai écrit dans mon commentaire). Vous pensez que je « trouve triquant » d’humilier sexuellement les filles et les femmes.
      Je parle de « famine sexuelle » comme d’autres parlent de « misère sexuelle », c’est tout. Que vous me disiez que c’est une notion construite culturellement sur une vision sexiste, j’en suis convaincu. Cela ne voulait pas dire que je m’arroge le droit de harceler des femmes (male entitlement) ou de les violer lorsque j’éprouve cette sensation.
      Vous me reprochez d’affirmer que ce jeu est « du porno déguisé » comme si j’étais dans l’approbation d’une telle démarche de la part des concepteurs de ce jeu. Où ai-je écrit que j’appréciais leur démarche. Au contraire je voulais dénoncer le mercantilisme de ce genre de producteurs qui justement profitent de la mauvaise éducation des garçons et, qui plus est, reçoivent l’approbation de la société tout entière, au détriment des femmes qui elles ne sont pas autorisées à s’amuser à mettre la main au paquet de ces messieurs car, non vraiment, ça fait « mauvais genre ».
      Je vous remercie pour le conseil de m’informer sur le consentement (et que même « ce ne serait pas du luxe »). Mais pourquoi imaginez-vous un instant que je serais capable de passer outre ce consentement si j’ai envie d’avoir une relation sexuelle avec une femme ? Là encore, quand ai-je dit cela ? Qu’est-ce qui vous permet d’interpréter dans ce sens ce que j’ai écrit.
      Et en quoi ai-je nié l’idée de @heautontimoroumenos quand j’écris « en fait, ce jeu c’est du porno déguisé. Rien à voir avec le consentement. ». Ce que je dis c’est ce que j’ai pensé : ce jeu joue sur les même ressort que la pornographie : humiliation des femmes, droit des hommes à disposer quand bon leur semble du corps des femmes, que les « actrices » porno sont tout sauf consentante mais bien au contraire exploitées, c’est ça que je voulais dire.
      « Éducation des garçons ? Euh ... » : là, c’était juste un trait d’ironie de voir relié cet article à ce tag, tellement il me semblait plus pertinent de substituer le mot « éducation » par « celui de « perversion ».

      Donc voilà pour la première partie à partir de laquelle tout a commencé à partir en vrille.

      Ensuite, (non, je ne reviendrai pas sur le patron frustré de ne pouvoir partir à Courchevel, comparaison qui, somme toute, m’a plutôt amusé), vous me reprochez de « parler de moi alors que vous, vous parlez de Politique ». Pourquoi devrais-je en concevoir une quelconque gêne ? D’autres ici le font sans que ça ne pose trop de problèmes. Et à ce propos,je ne pense pas qu’on puisse faire de la politique « hors-sol ». Si on s’investit politiquement, c’est qu’on a subi soi-même des humiliations, des injustices ou qu’on a été révoltés par les injustices subies par d’autres personnes ou groupes de personnes. Je ne comprends pas pourquoi je devrais taire mes expériences de la vie.
      Vous me prétendez « gentil » : qu’est-ce qui dans mon discours vous permet de penser que je suis « gentil ». Le fait que je sois révolté par ce qu’a dû subir la fille dont je parlais ? Je vous rassure, je n’ai pas essayé de la séduire en me montrant « gentil ». On a même failli s’engueuler sur des thèmes que je retrouve ici dont (entre autre) « TOUS les hommes sont des violeurs potentiels ».

      Merci pour le texte mis en lien "seenthis". Je l’ai lu avec attention et ça m’a rassuré : je ne corresponds à aucun critère définissant un mec « gentil » selon son auteure. Je n’ai même jamais osé inviter une femme à boire un verre (un seul) ou un café à la terrasse d’un bistrot.

      Que j’ai parfois des « pulsions sexuelles », ça me regarde (et c’est peut-être ma pathologie qui veut ça mais je me soigne) mais je n’ai jamais cru un instant que cela m’autorisait à proposer un plan cul à une femme ni à la traiter de sale pute si elle refusait.

      Quant à toi @aude_v, je me fous comme d’une guigne que tu m’offres un de tes « petits gâteaux » pour ma magnanimité ( ??? en quoi ai-je là encore montré que je l’étais ?). Je n’ai pas besoin de « bon point » pour ne pas me « comporter comme un salaud ». Et si un jour j’avais envie de me comporter comme tel, je me passerais de ta permission. Je n’ai jamais eu besoin de directeur-trice de conscience.

      Le problème avec vous deux, c’est que vous allez vite en besogne pour prêter des intentions à des gens que vous ne connaissez que par quelques bribes écrites sur le Net. Donc si vous n’y voyez pas d’inconvénients, je vais retourner à ma triste condition de mâle potentiellement violeur victime de son éducation sexiste et à l’indécrottable mentalité embourbée dans les valeurs du « male entitlement » le plus détestable en vous souhaitant bonnes luttes pour promouvoir les valeurs du féminisme et sortir vos sœurs de l’emprise sordide du patriarcat. Que chacun-e retourne dans sa niche, dans l’entre-soi, bien à l’abri dans son cocon, les sales mecs phallocrates d’un côté de la barrière et les braves femmes exploitées de l’autre côté. Une chose me rassure, c’est qu’avec de braves petites soldates comme vous, la frontière restera bien gardée.

    • Non tu rêve pas @francoiscarmignola1
      @aude_v et moi sommes des féministes qui desservons la cause.

      @sombre tu t’exprime très bien, le problème viens de ta position de dominant qui regarde la question du genre avec ses yeux de dominant et parle avec des mots de dominant.

      C’est l’occasion de ressortir pour la 500000eme fois ce texte :

      Il y a un moment où il faut sortir les couteaux. C’est juste un fait. Purement technique. Il est hors de question que l’oppresseur aille comprendre de lui-même qu’il opprime, puisque ça ne le fait pas souffrir : mettez vous à sa place.
      Ce n’est pas son chemin. Le lui expliquer est sans utilité. L’oppresseur n’entend pas ce que dit son opprimé comme langage mais comme un bruit. C’est la définition de l’oppression [….] L’oppresseur qui fait le louable effort d’écouter (libéral intellectuel) n’entend pas mieux. Car même lorsque les mots sont communs, les connotations sont radicalement différentes.
      C’est ainsi que de nombreux mots ont pour l’oppresseur une connotation-jouissance, et pour l’opprimé une connotation-souffrance.
      Ou : divertissement-corvée. Ou loisir-travail. Etc.
      Aller donc communiquer sur ces bases. »

      C’est ainsi que la générale réaction de l’oppresseur qui a « écouté » son opprimé est, en gros : mais de quoi diable se plaint-il ? Tout ça c’est épatant.

      Au niveau de l’explication, c’est tout à fait sans espoir. Quand l’opprimé se rend compte de ça, il sort les couteaux. Là on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pas avant.

      Le couteau est la seule façon de se définir comme opprimé. La seule communication audible.[…]

      Christiane Rochefort

      #incommunicabilité #langage #sortir_les_couteaux #sans_espoir #dominant #oppresseur_masculin #féministes_hystériques #féministes_qui_desservent_la_cause

      Ce texte a aussi sa place ici :
      "Trois raisons de cesser d’accuser les féministes d’être « sur la défensive » "
      http://decolereetdespoir.blogspot.fr/2016/09/trois-raisons-de-cesser-daccuser-les.html

      #tone_policing

      et pour finir ce texte me semble aussi fort à propos :
      "Vouloir que les hommes comprennent, cette entrave à nos luttes"
      http://www.commentpeutonetrefeministe.net/2016/05/10/feminisme-hommes-pedagogie-viol-harcelement-militantisme

      Bonne lecture.

    • Merci @biggrizzly J’avais pas voulu me servir du rapport d’oppression racial ne sachant pas si @sombre comprendrait. C’est pour ca que j’avais choisi le patron qui parle de ses problèmes d’ISF pour essayé d’utiliser un rapport d’oppression qu’il devrait mieux connaître pour l’aider à comprendre ce qu’est être un homme dans le patriarcat. Mais il n’a absolument rien compris et à pris cela pour une plaisanterie et se prend pour une victime.

      je vais retourner à ma triste condition de mâle potentiellement violeur victime* de son éducation sexiste et à l’indécrottable mentalité embourbée dans les valeurs du « male entitlement » le plus détestable en vous souhaitant bonnes luttes pour promouvoir les valeurs du féminisme et sortir vos sœurs de l’emprise sordide du patriarcat. Que chacun-e retourne dans sa niche, dans l’entre-soi, bien à l’abri dans son cocon, les sales mecs phallocrates d’un côté de la barrière et les braves femmes exploitées de l’autre côté.

      Je vais tenté une traduction :

      je vais retourner à ma triste condition de blanc potentiellement agresseur victime de son éducation raciste et à l’indécrottable mentalité embourbée dans les valeurs du « néo-colonialisme » le plus détestable en vous souhaitant bonnes luttes pour promouvoir les valeurs de l’anti-racisme et sortir vos sœurs et frères de l’emprise sordide de l’ethnocentrisme blanc. Que chacun-e retourne dans sa niche, dans l’entre-soi, bien à l’abri dans son cocon, les sales blancs racistes d’un côté de la barrière et les braves racisé·e·s exploitées de l’autre côté.

      je vais retourner à ma triste condition de patron potentiellement oppresseur victime de son éducation bourgeoise et à l’indécrottable mentalité embourbée dans les valeurs du « classisme » le plus détestable en vous souhaitant bonnes luttes pour promouvoir les valeurs du communisme et sortir vos sœurs et frères de l’emprise sordide du patronat exploiteur. Que chacun-e retourne dans sa niche, dans l’entre-soi, bien à l’abri dans son cocon, les sales patrons exploiteurs d’un côté de la barrière et les braves prolétaires exploitées de l’autre côté.

      *dire que les violeurs sont « victime de leur éducation sexiste », c’est bien un point de vue de dominant. Les violeurs ne sont victimes de rien, ce sont les victimes des violeurs qui sont victimes. Les hommes ne sont pas victimes de leur éducation sexistes, comme les blanc·he·s ne sont pas victimes de leur éducation raciste et les bourgeois·es ne sont pas victime de leur éducation classiste. Ce sont les femmes, les personnes racisées et les personnes de classes sociales défavorisées qui sont victimes de l’education sexiste-raciste-classiste. Faut arreter de toujours faire passer les dominant pour des victimes et accusé les dominé·e·s d’opprimé les pauvres dominants avec leur « ton policing ».

      #renversionite #inversion_patriarcale
      voire aussi : https://seenthis.net/messages/422488

    • Bonjour.

      Non, je n’étais pas en train de bouder dans mon coin. J’avais pas mal de choses à faire et je n’ai pas vraiment eu le temps de préparer une réponse. Toutefois ...

      Méfiance @mad_meg : reprendre les propos d’un troll comme @francoiscarmignola1 pour étayer ton propos peut s’avérer dangereux. Et en fait, non, je n’ai jamais dit que @aude_v et toi desserviez la cause du féminisme (qui suis-je d’ailleurs pour prétendre qui sert ou qui dessert la cause du féminisme ?) et je ne vous traite pas non plus de « bonnes femmes chtarbées ». Donc, laissons ce monsieur à ses rêves hantés par les méchantes sorcières.

      Merci @biggrizzly pour son lien « seenthis ». Et oui j’avais également pensé à ce rapprochement entre la lutte des femmes et celle des personnes racisées.

      Je lis et relis vos commentaires et vos textes mis en lien dès que j’ai un moment à moi et j’essaie d’en prendre de la graine.

      Même si cet échange un peu rude m’a posé question (mais je ne vais pas chialer non plus), je continuerai à m’intéresser aux luttes féministes ainsi qu’à celles de tou-te-s les opprimé-e-s de ce monde quand bien même ma position d’homme blanc européen ne me permettra pas toujours d’appréhender à sa juste mesure les combats qui sont les leurs.

  • Un nouveau recul pour les droits des femmes : le divorce sans juge | Patric Jean
    http://www.huffingtonpost.fr/patric-jean/recul-droit-femmes-divorce-juge_b_9855904.html

    C’est par un simple amendement auprès de la commission des lois de l’Assemblée nationale que le ministre de la Justice a provoqué les prémices d’un tremblement de terre dont personne ne semble mesurer les prochains dégâts. Le divorce sans juge aura des conséquences dramatiques pour les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants. Il s’agit d’ailleurs d’une ancienne demande des mouvements masculinistes.

    Hommes violents, femmes sous emprise : exit le juge, place à la loi du plus fort

    En effet, lorsqu’un couple désire divorcer sans qu’aucune violence n’ait été commise, on peut accepter l’idée qu’une signature au bas d’un document suffise à rendre à chacun sa liberté. La difficulté vient du fait que la procédure de divorce doit régler de très nombreux aspects aux conséquences incalculables : la résidence des enfants, la pension alimentaire, la prestation compensatoire, le partage des biens, l’attribution du domicile, etc. Or, les études montrent que dans de très nombreux cas, l’une ou l’autre forme de violence conjugale (psychologique, physique, sexuelle, économique et souvent plusieurs à la fois) existe dans le couple sans être révélée à la justice. Autrement dit, les parties ne sont pas sur un pied d’égalité pour négocier.

    C’est pourquoi, la loi prévoit que « le juge homologue la convention et prononce le divorce s’il a acquis la conviction que la volonté de chacun des époux est réelle et que leur consentement est libre et éclairé. » La procédure prévoit d’ailleurs que le juge rencontre d’abord les époux séparément pour vérifier leur volonté de divorcer mais aussi cette volonté dans chacune des modalités du divorce. Le manque de formation des magistrats à ces questions a souvent été dénoncé. Un lent travail de formation continue se met en place en France. Mais ce problème sera définitivement réglé si, selon la volonté du ministre Urvoas, la présence d’un juge n’est plus obligatoire pour prononcer un divorce.

    Qui empêchera un homme violent de forcer sa future ex-compagne à consentir à signer une convention que lui-même aura rédigée ? Comment une femme sous emprise (le principe de base de la violence conjugale) pourra t-elle s’opposer à la formule de garde des enfants qu’un homme lui imposera ? La loi prévoyait que le juge « peut refuser l’homologation et ne pas prononcer le divorce s’il constate que la convention préserve insuffisamment les intérêts des enfants ou de l’un des époux. » Exit le juge. On réglera le problème entre soi sans aucun garde-fou.

    1 femme sur 10 déclare avoir été victime d’une forme de violence conjugale dans les 12 derniers mois

    #divorce #domination #discrimination #masculinisme #injustice #patriarcat

  • La femme sex-toy pour l’Obs : une bouche, un sexe.
    http://blogs.mediapart.fr/blog/patricjean/160915/la-femme-sex-toy-pour-lobs-une-bouche-un-sexe

    L’image évoque toute la question de la pornographie et des sex toys intelligents que permettent la vidéo immersive, l’intelligence artificielle, etc

    Le docteur Richardson (une spécialiste des robots à la De Montfort University, Leicester) vient de lancer une campagne de sensibilisation à cette question. D’après elle, les sex-toys d’un nouveau genre ne font que « renforcer les stéréotypes à propos des femmes ».

    L’article de Patric Jean n’est pas terrible pour cause d’ #androcentrisme.
    #male_gaze #publicité #bad_market #misogynie #pornographie #pedocriminel

    • D’accord avec toi @mad_meg, #bienvu c’est pénible ce glissement du texte vers un lectorat qui serait uniquement masculin, et en exclut donc les femmes autant que de la relation critique. Cette « population » qui devient ON se transforme en NOUS et passe finalement au JE. Ce n’est certainement même pas conscient chez Patric JEAN …

      Comme on le voit ici, à très bas coût, il sera bientôt possible d’offrir à la population l’illusion d’une jouissance permanente avec des tops models totalement obéissants et que l’on pourra traiter comme on le désire. Chacun selon ses goûts, on pourra donc s’isoler du monde et de ses réalités (dont d’autres s’occuperont pour nous) pour se perdre dans une constante satisfaction pulsionnelle. Ceux qui ont vu Matrix savent de quoi je parle...

      Mais c’est aussi crispant par l’oubli de rappeler les chiffres de la consommation pornographique essentiellement masculine.

    • Mais c’est aussi crispant par l’oubli de rappeler les chiffres de la consommation pornographique essentiellement masculine.

      Ben justement, si on parle de chiffres, ça ne correspond pas forcément à ce que tu dis : au niveau « qualité » (hum) on peut possiblement dire que les « scénarios », les modes de sexualité montrées, sont conçus et destinés en priorité pour des hommes hétéros (c’est assez clair quand même), mais par contre au niveau quantité : les statistiques montrent que 1/3 (un tiers !) des visites des sites porno sont des visiteuses. Donc ça reste une majorité de mec, mais c’est fort loin d’être anodin et de n’être que essentiellement masculin. Et la proportion augmente chaque année un peu plus apparemment.

    • C’est pas le manque de statistiques qui me pose problème. Moi je m’etais arréter sur l’argument « ca fait aussi du mal aux hommes » qu’utilise Partic Jean et que je trouve mauvaise. Ca me fait pensé que si le sexisme ne faisait un jour plus de mal aux hommes alors les hommes n’auraient pas à s’en occuper, ou que dans les domaines qui n’affectent pas les hommes la lutte contre le sexisme serait moins importante. J’ai pas été plus loin de son texte.

      Que les femmes soient un tiers à consommer du porno me surprend peu. Les femmes sont elevés dans la culture du regard masculin et de la sexualité masculine, le porno en fait parti.

      La chose qui me frappe dans l’extrait posé par @touti c’est la parenthèse « (dont d’ autres s’occuperont pour nous ) ». Ces Autres sont à mon avis les femmes et les personnes racisées. Le Nous c’est les hommes à qui s’adresse Patric Jean et ce fantasme de la femme robot sexuel qu’on peu brutalisé sans crise de conscience. Ce fantasme me fait l’effet d’une menace. et ce fantasme n’est pas rare.

    • Il me semble que Patrick Jean s’emploie à noyer le poisson, par rapport au texte de Kathleen Richardson, laquelle articule (ou déconstruit) un minimum cet aspect de la technolâtrie avec le masculinisme. Dans celui de P Jean il ne reste plus que la vague crainte d’un client de ce marché devant la « matrice » (tiens, encore un mot pas innocent du tout, question genre...) A se demander s’il ne cautionnerait pas quasi-ouvertement le recours à de tels ’jouets".

      En fait, je me demande pourquoi il poste ça : il me semble qu’il y avait amplement de quoi dire quant à un magazine qui prétend s’adresser aux femmes avec un tel titre et une telle couv ;
      et qu’il y avait amplement de quoi dire quant aux hommes qui auraient soi-disant « besoin » de pareils « sextoys ».

      Il me semble qu’au moins sur ce sujet, la question de la domination technologique vient en partie après, comme une conséquence de l’existence de ces hommes, et de l’entretien et du développement de leur masculinité dans ce qu’elle a de plus brutal et dominateur par des « besoins » qu’un sordide délire posthumaniste s’offre ainsi de satisfaire.

      Bref, au mieux, en le considérant avec indulgence, le texte de P. Jean me semble très mauvais, et ni fait ni à faire.
      Et je ne pense pas que l’indulgence soit ici de mise.

    • http://www.liberation.fr/economie/2015/09/18/les-robots-sexuels-dans-le-viseur-de-chercheurs-anglais_1385156

      Les robots sexuels dans le viseur de chercheurs anglais

      « Nous croyons que le développement de robots sexuels augmente l’objectivation des femmes et des enfants », peut-on lire sur la page dédiée à l’initiative. Ou encore : « Cette ambition de robot sexuel est soulignée par une référence aux échanges prostituée/client qui repose sur l’unique reconnaissance des besoins et désirs des acheteurs, les vendeurs étant réduits à l’état de choses (comme les robots). » Le groupe craint aussi une consolidation des inégalités entre hommes et femmes, du fait de la reproduction avec les robots d’un rapport de soumission.

  • Comment (et pourquoi) des hommes deviennent-ils des militants féministes ?
    http://www.slate.fr/story/101365/hommes-militants-feministes

    Dans les années 1870 à 1890 existait une véritable mixité, avec des figures masculines importantes, telles que celle de Léon Richer, qualifié par la militante Hubertine Auclert de « père du féminisme français » et même de « véritable fondateur du féminisme » par la philosophe Simone de Beauvoir.
    Nous sommes arrivés à la nécessité de la non-mixité. Nous avons pris conscience qu’à l’exemple de tous les groupes opprimés, c’était à nous de prendre en charge notre propre libération
    Les militantes du MLF en 1970
    Les femmes avaient besoin, à cette époque, de ces appuis de poids, elles qui étaient dépourvues de capital politique et économique. En 1870, les hommes représentent ainsi la moitié des membres du bureau de l’Association pour les droits des femmes, tout comme ils sont une moitié de signataires membres de la Société de revendication des droits de la femme en 1869. Des noms célèbres apportent leur soutien à la cause, à l’instar de Victor Hugo et de plusieurs députés.
    Mais après 1945, à mesure que les femmes s’affirment et s’organisent, conquièrent des droits et ont, in fine, moins besoin des hommes pour militer. Ces derniers sont aussi perçus comme moins légitimes. Cette exclusion des hommes du féminisme va atteindre son paroxisme dans les années 1970, où le Mouvement de libération des femmes (MLF) va leur interdire de participer aux réunions et à la plupart des actions, hormis les manifestations et quelques évènements​.

    #féminisme #historicisation

  • Aarrrrggghhhhhhh ! Publicis et Tefal invitent à la violence conjugale
    par Patric Jean qui analyse juste
    http://blogs.mediapart.fr/blog/patricjean/060115/publicis-et-tefal-invitent-la-violence-conjugale
    #hallucinant !

    Tefal vient de lancer une campagne publicitaire dont on se demande comment elle a pu être validée. Conçue par Publicis Conseil Paris (Creative Directors : Fabrice Delacourt, Olivier Desmettre) elle fait voir une femme dans une position dont les connotations sont très lisibles.
    On y observe donc une femme allongée sous la plance à repasser et menacée d’un fer qui s’apprête à la frapper. Le slogan « respect you clothes » (respectez vos vêtements) nous indique que la femme a mal fait son travail et qu’elle est ainsi punie. Les « créatifs » ont voulu montrer la femme, renversée sur le sol, maintenue par la chemise et la planche qui la prolonge (de la même couleur). C’est donc tout un corps qui l’écrase et lui fait violence. La femme terrorisée, détourne le visage et hurle.


    #pub #sexisme #violences_conjugales #bad_market #stéréotypes

  • Le blog de Patric Jean : Penser l’impensable - Egalité
    http://www.egalite-infos.fr/2012/11/16/le-blog-de-patric-jean-penser-limpensable

    Françoise Héritier raconte comment elle a observé des femmes africaines laisser pleurer leurs bébés filles alors qu’elles s’arrêtaient de travailler au premier sanglot des garçons. La raison était issue d’une croyance dans la fragilité du coeur des bébés mâles lorsqu’ils pleuraient. Leurs pleurs les mettaient en danger. Les filles au contraire devait être endurcies, on devine pourquoi.

    Pour prendre une conséquence extrême, dans les cas de violence conjugale, les exemples de femmes à qui leur mère leur a conseillé de subir, comme elle-même l’avait toujours fait, sont assez nombreux pour être éloquents.

    Nous les hommes n’avons pas ce destin. Il a longtemps été celui de la brutalité de la guerre à laquelle il fallait donner son sang. Mais pour le reste, une perfusion d’amour, d’estime, d’admiration, de valorisation de la part de nos mères puis de nos compagnes était la norme, pour ne pas dire la consigne.

  • L’#abolition de la #prostitution, une chimère ? - #Egalité
    http://www.egalite-infos.fr/2012/08/23/l%e2%80%99abolition-de-la-prostitution-une-chimere

    Pour Patric Jean « les signataires sont des intellectuel-le-s qui vivent dans les beaux quartiers. Ces personnes n’ont jamais rencontré de personnes prostituées, n’ont jamais envisagé la prostitution pour leur fille ou leur sœur. Il y a chez eux la volonté de se démarquer des féministes, pour eux le porno chic est à la mode, la prostitution c’est branché. Il y a là pour moi un #mépris social total. A force de prendre ce genre de prise de position qui va à l’encontre des droits des femmes, Elisabeth Badinter est devenue une icône pour le mouvement masculiniste québécois. »

  • Transmédia, émotion et poésie : l’équation non résolue par Patric Jean
    http://patricjean.blogspot.fr/2012/08/me-voila-au-point-mort.html

    Or, les expériences transmédia proposent justement l’inverse : picorer, rebondir, suivre des hyperliens, dans son salon ou dans le métro et de fil en aiguille participer, comprendre ou bien repartir vite vers autre chose. Le fameux « processus » découpe dans le temps la découverte de l’expression et ne permet pas le même empilement susceptible à la fin de provoquer l’émotion.

    D’où la question : comment écrire aujourd’hui un projet transmédia comportant processus, interaction, non-linéarité et défendant un point de vue avec la possibilité de provoquer des émotions (quelles qu’elles soient) et une expression aussi personnelle et poétique que nous connaissions dans le cinéma traditionnel ?

    #nouvelles_narrations

  • Oslo Montréal : bagatelle pour deux massacres (Le blog de Patric Jean)
    http://patricjean.blogspot.com/2011/07/oslo-montreal-bagatelle-pour-deux.html

    Quelques jours après le massacre d’Oslo, il est étonnant de ne pas lire partout la comparaison entre Anders Behring Breivik et Marc Lepine.
    Les deux cas sont assez comparables : un homme jeune, narcissique, en manque de reconnaissance, va trouver dans un groupe social la cause de mal qui ronge sa vie. Les femmes pour l’un, les Musulmans pour l’autre qui dans les deux cas commencent, à leurs yeux, à prendre trop de place dans sa société. A prendre donc un peu de sa place à lui. Les deux hommes sont donc des victimes, des combattants, des (...)

    • Ouh, je vois : le titre est un jeu de mot à partir du titre d’un pamphlet antisémite. Subtile, subtile.

      Je suggère donc : « Quand j’entends le mot “multiculture”, je sors mon révolver. »