person:paul verhoeven

  • Blind Fury
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/samurai-gaijin/article/blind-fury

    Phillip Noyce, 1989, US, 35mm, VO 86’

    Quand l’occident reprends l’un des grands mythes du chambara en 26 épisodes, réadapté en 2003 par Takeshi Kitano, celui de Zatoichi, le sabreur aveugle, en prendra t’on plein la vue ? « Blind Fury » s’émancipe dès le départ de tout nipponisme en faisant de son héro un vétéran du Vietnam privé de la vue et formé au sabre par les locaux. De retour au pays et armé de sa canne truquée, il défend le faible avec une tranchante efficacité, mais en toute modestie. Ponctué de l’humour déjà présent dans la série des Zatoichi (ici modernisé, le héro aveugle conduit par exemple une voiture en plein centre-ville !), « Blind Fury » reste agréablement terre à terre. Toujours crédible et digne, Rutger Hauer, acteur fétiche des débuts de Paul Verhoeven et mémorable (...)


  • Blind Fury
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/samurai-gaijin/article/blind-fury

    Phillip Noyce, 1989, US, 35mm, VO 86’

    Quand l’occident reprends l’un des grands mythes du chambara en 26 épisodes, réadapté en 2003 par Takeshi Kitano, celui de Zatoichi, le sabreur aveugle, en prendra t’on plein la vue ? « Blind Fury » s’émancipe dès le départ de tout nipponisme en faisant de son héro un vétéran du Vietnam privé de la vue et formé au sabre par les locaux. De retour au pays et armé de sa canne truquée, il défend le faible avec une tranchante efficacité, mais en toute modestie. Ponctué de l’humour déjà présent dans la série des Zatoichi (ici modernisé, le héro aveugle conduit par exemple une voiture en plein centre-ville !), « Blind Fury » reste agréablement terre à terre. Toujours crédible et digne, Rutger Hauer, acteur fétiche des débuts de Paul Verhoeven et mémorable (...)


  • The Killing of History
    https://consortiumnews.com/2017/09/21/the-killing-of-history

    I watched the first episode in New York. It leaves you in no doubt of its intentions right from the start. The narrator says the war “was begun in good faith by decent people out of fateful misunderstandings, American overconfidence and Cold War misunderstandings.”

    The dishonesty of this statement is not surprising. The cynical fabrication of “false flags” that led to the invasion of Vietnam is a matter of record – the Gulf of Tonkin “incident” in 1964, which Burns promotes as true, was just one. The lies litter a multitude of official documents, notably the Pentagon Papers, which the great whistleblower Daniel Ellsberg released in 1971.

    There was no good faith. The faith was rotten and cancerous. For me – as it must be for many Americans – it is difficult to watch the film’s jumble of “red peril” maps, unexplained interviewees, ineptly cut archive and maudlin American battlefield sequences. In the series’ press release in Britain — the BBC will show it — there is no mention of Vietnamese dead, only Americans.

    “We are all searching for some meaning in this terrible tragedy,” Novick is quoted as saying. How very post-modern.

    All this will be familiar to those who have observed how the American media and popular culture behemoth has revised and served up the great crime of the second half of the Twentieth Century: from “The Green Berets” and “The Deer Hunter” to “Rambo” and, in so doing, has legitimized subsequent wars of aggression. The revisionism never stops and the blood never dries. The invader is pitied and purged of guilt, while “searching for some meaning in this terrible tragedy.” Cue Bob Dylan: “Oh, where have you been, my blue-eyed son?”

    What ‘Decency’ and ‘Good Faith’?



  • « Elle », de Paul Verhoeven | Ginette Vincendeau
    http://www.genre-ecran.net/?Elle

    « La plus dangereuse, Michèle, c’est tout de même toi » [1] Les critiques français ont adoré Elle (réalisé par Paul Verhoeven), les spectateurs en salles et les internautes un peu moins : les résultats au box-office de 555.000 spectateurs ne sont pas extraordinaires pour un film au budget de 8.2M€ (le double du budget moyen d’un film français), une grande star (Isabelle Huppert) et une campagne publicitaire en rapport. Le consensus critique [2] est frappant : Elle est du « grand cinéma », « sulfureux », d’une virtuosité « emballante », un film « passionnant, magnifique, grandiose », un chef d’œuvre d’ambigüité (« on ne sait plus très bien qui sadise qui »), une œuvre « au-delà du féminisme ». Delphine Aslan, une des rarissimes critiques à attaquer le film, intitule son article sur le Huffington Post : « Elle (...)

    • Cent fois d’accord avec cette critique, ce film est à gerber, comme souvent les films de Verhoeven, misogyne et sexiste, là, il est juste extrêmement complaisant avec des fantasmes de viol particulièrement nazes (c’est connu les femmes aiment beaucoup se masturber en regardant à la jumelle l’homme qu’elle soupçonne de les avoir violées).

      Quant à :

      Verhoeven voulait tourner son film aux États-Unis mais n’a apparemment trouvé aucune grande actrice américaine prête à incarner le personnage – un fait qu’il présente comme typique du « puritanisme » américain, contrairement à la « liberté d’esprit » des Français et au « courage » d’Isabelle Huppert, vision reprise unanimement par la critique.

      Cela ne dit qu’une chose, si on refuse d’être con et misogyne avec Verhoeven cela signifie nécessairement dans son esprit qu’on est con et coincé. Quand en fait c’est juste du très mauvais cinéma (sans parler d’un très mauvais scénario d’un auteur pitoyable tellement il est mauvais, Philippe Djian) et qu’on a le droit de ne pas avoir des fantasmes aussi courts que ceux du réalisateur de Showgirls (bref rappel)

      Pauvres types vraiment. Dans le cas présent, fait rarissime, je crois que c’est la troisième fois en quarante ans de cinéphilie, je suis sorti au bout d’une demie-heure tellement c’était pathétiquement mauvais.


  • « Elle » fait bander les critiques ; il est à gerber | Delphine Aslan
    http://www.huffingtonpost.fr/delphine-aslan/elle-fait-bander-les-crit_b_10253466.html

    Vous, peut-être pas, mais nous, quand on voit une meuf qui se fait violer au cinéma, on a envie de l’aider, pas de regarder ses seins. Mais les critiques semblent tous s’identifier au violeur, et non à la victime. C’est peu dire que la volonté du réalisateur d’érotiser le viol semble avoir fonctionné !
    C’est peut-être ça aussi, un des problèmes du cinéma français : ses critiques. Hermétiques au concept apparemment abstrait de consentement mutuel dans les relations sexuelles, ils préfèrent voir une fumeuse célébration de l’amoralité et de la transgression quand ils assistent à des scènes de viols à répétition.

    #culture_du_viol

    • Diglee en parle aussi sur son blog
      http://diglee.com/le-coup-de-poing-dans-la-gueule-presque-un-mercredi-soir

      J’ai pleuré de découragement en sortant du très très mauvais film, « Elle », visionné dans l’après midi (je ne pouvais pas faire plus à propos…) qui parle d’une femme bourgeoise qui se fait violer dès la scène d’ouverture par un inconnu cagoulé qui pénètre chez elle par effraction… et qui finalement aime ça et en redemande, tombant sous le charme de son agresseur, d’abord sans le savoir, puis en le sachant très bien.
      Le film rend le viol totalement anecdotique, un détail qui ne la fragilise pas outre mesure et disparaît bien vite au profit d’un jeu sexuel volontairement dérangeant, et fait de surcroît passer l’héroïne pour une tordue, ELLE, d’aimer ça quand celui qui la viole passe pour un simple « torturé ».
      J’en passe sur ce film qui est une vision bien romancée et masculiniste du viol (et pourtant, j’avais aimé Basic Instinct. Je ne partais pas braquée, je l’attendais même beaucoup).
      Pas étonnant que le film soit en sélection officielle pour Cannes, qui a choisi un film de Woody Allen pour ouvrir le festival… HEM.

    • Alors voilà, lisant ton message, je m’étais dit est-il vraiment intéressant d’enfoncer encore des clous dans le cercueil de ce l’on appelle la critique cinématographique en France, d’autant que le problème a été réglé une mauvaise fois pour toutes il y a une quinzaine d’années, il y avait eu une très belle opération de muselage de ce qui pourtant était assez inoffensif, pour tout dire, la profession du cinéma trouvait les critiques de Téléàpapa trop incisives et on avait invité les critiques à faire leur mea culpa, les pauvres ne se rendaient pas compte qu’à force de critiques qui contenaient encore des morceaux critiques, même très émoussés, ils mettaient en danger toute la profession du cinéma français.

      Hier soir un dysfonctionnement de l’éclairage dans une des salles du Mélies à Montreuil a fait que le film que je voulais aller voir A war de Tobias Lindholm ― n’était pas visible, et donc le seul choix à la même heure était cette saloperie d’Elle de Paul Verhoeven. Je me suis dit, allez comme ça je saurais au moins de quoi je parle.

      Ben je n’ai pas été déçu, j’en suis parti à un peu moins de la moitié sans doute, je crois que c’est la troisième fois de ma vie que je ne regarde pas un film jusqu’au bout en salle, ce qui veut dire que je suis même resté au bout de deux ou trois films de Xavier Nolan que j’ai vus, c’est pour vous dire que je suis quand même hyper tolérant et drôlement patient comme gars.

      Franchement je ne sais pas par quel bout commencer. Tant ce film est mauvais, mais au-delà même du mauvais, les acteurs de ce film à l’exception peut-être de la courte apparition de Vilma Pons en prof de yoga décontractée, les acteurs sont en bois, ils sont mal dirigés, je pense par exemple qu’il doit être possible d’obtenir quelque chose d’acteurs comme Anne de Consigny ou Charles Berling, voire d’Isabelle Huppert, Michael Hanecke, lui, y arrive et que là c’est justement impressionnant à quel point ils n’ont pas l’air d’y croire eux-mêmes. Il est étonnant de voir que c’est assez systématique de constater que des acteurs et des actrices français tueraient père et mère pour être dirigés par des cinéastes américains alors qu’ils pourraient l’être, peut-être pour moins cher, par d’excellents metteurs en scène français.

      Toutes les situations du film suintent le toc, le fabriqué et surtout le stéréotype, mais pas n’importe quel stéréotype, celui que les Américains se font de façon systématique de la France, (Ah la France toujours…) et qui bien sûr regardent surtout du côté de leurs amis fortunés. Dans un film américain tourné en France, tout se passe de grands appartements parisiens. C’est-à-dire dans la portion sociologique des 1% des personnes les plus riches du pays.

      L’intrigue est construite n’importe comment, on aménage les pièces seulement quand on en a besoin, ah putain oui, c’est vrai, de temps en temps il faut laver ses habits, vite on construit une buanderie (la scène d’échange bref du personnage de Michelle avec la sage-femme qui vient de faire accoucher sa belle-fille est assez illustrative, tout d’un coup le personnage interprété par Anne de Consigny a mis au monde un enfant mort-né, et elle a allaité le fils de Michelle, ça pourrait servir et ça expliquerait bien des choses et tout est l’avenant). La scène du repas de Noël est affligeante c’est d’ailleurs elle seule qui a fini par motiver mon départ à mi parcours, je n’avais même pas envie de savoir qui était le violeur, je m’en tapais depuis le début de toute manière et j’imagine que c’est un truc tordu, du genre, c’est elle-même qui s’envoie des fichiers menaçant et qui a engagé un des gigolos de sa mère pour se faire violer ou même son fils qui n’est pas vraiment son fils, le truc capillotracté du réalisateur pas doué mais qui veut jouer au plus malin.

      Question fantasme c’est évidemment du court de chez court, trois fois la même scène du viol nous est remontrée avec une variante fantasmée encore plus violente que les autres, et naturellement, le personnage de Michelle ne demandait en fait que ça on l’a bien compris vous-mêmes vous le saviez peut-être pas, mais en fait les femmes ne demandent qu’à se faire violer, elles font semblant que non pas du tout, mais en fait si, les femmes sont d’une perversité, vous n’avez pas idée, vous n’avez qu’à voir le décolleté de Michelle le jour de Noël, une ou deux semaines après son viol, si ce n’est pas incitatif ça, alors je ne sais pas ce qu’il vous faut , d’ailleurs on voit bien que quand son ami-amant, mari de sa meilleure amie, vient dans son bureau pour se faire traire quelques jours après le viol, pas de problème elle est obligeante, et pareillement une semaine ou deux après le viol, elle ne pense qu’à se branler en matant à la jumelle le beau voisin, dont d’ailleurs elle se demande si d’aventure il ne serait pas son violeur, Paul Verhoeven est vraiment un pauvre type, un branleur pour lequel le fin du fin en matière de sexualité c’est un show de strip tease à Las Vegas (voir showgirls , tiens c’est un des deux autres films que je n’ai pas regardés jusqu’au bout).

      Que Paul Verhoeven soit un pauvre type, un branleur, dont le seul mérite aura été le caractère décalé et anti américain de Starship Troopers (et dont il aura lutté pendant des années depuis, pour tenter de nous convaincre qu’il ne l’avait pas fait exprès, ce en quoi il dit sans doute la vérité), oui, tout cela est su, en revanche, effectivement, la critique dans son emballement à assurer la promotion de ce genre de saloperies a assez clairement montré son ignorance crasse, son absence de jugement et de discernement et aussi son manque de culture cinématographique, parce que naturellement, ce film en plus d’être très con est le collier, dans lequel ont été enfilés un grand nombre de clichés qui viennent de mille autres films, pas tous bons en plus.


  • Combien de viols dans la filmographie de Verhoeven ?
    http://blog.francetvinfo.fr/ladies-and-gentlemen/2016/05/25/combien-de-viols-dans-la-filmographie-de-verhoeven.html

    Un « thriller subversif » et « jubilatoire », « cinglant et sarcastique », « dérangeant », « palpitant, érotique, pervers », « brutal, cynique, enlevé, drôle », « réjouissant et très malsain uppercut » "au sommet de l’ambiguïté vénéneuse" et qui « tord violemment le cou au politiquement correct » est sorti en salles aujourd’hui. Comm’ Cannes aidant, vous n’échapperez pas à « Elle », le dernier film de Paul Verhoeven, sinon en allant le voir, en vous faisant marteler par la critique massivement enthousiaste qu’en font les médias. Source : Ladies & gentlemen

    • C’est consternant à quel point ce travers du « la femme forte, elle va en baver et même en redemander » se retrouve souvent (j’ose pas dire systématiquement, mais je ne contredirais personne qui le proposerait...). Je lisais la critique sur Zootopie sortie cette semaine, et j’ai adoré ce film, mais oui, la critique est pointue et juste, il y a tous les mêmes travers consternants que pour ce film de Verhoeven... en moins horrible, certes, mais tout de même, c’est la même logique.

      (mais pourquoi cette actrice est-elle allée se perdre dans ce truc dégradant et consternant ?)

      http://seenthis.net/messages/492565

    • Et, Total Recall ?
      Et Starship Troopers ?
      Très bien, on peut accorder le droit à un réalisateur de faire quelques bons films, ça n’enlèvera rien à une critique acerbe du reste de sa filmographie. C’est entendu.
      Mais si on essaie de partir de l’intérêt premier de ses bons films, il me semble que c’est un certain esprit de subversion, même pas, de provocation c’est plus juste. Et encore c’est pas tout à fait exact. Mais si on part de là, serait-il trop demandé que d’avoir une analyse en partant de cet angle là précisément. C’est-à-dire : quels films de Verhoeven on trouve personnellement bons, lesquels ont été forgeurs de notre propre histoire, et sur quels points et pourquoi ? Et ensuite, à l’aune de cette grille, analyser son dernier film. Et alors ? C’est bien ? C’est pas bien ?
      En tous cas je vais courir aller le voir. On en reparle ?

      PS : il semblerait pour vos commentaires qu’il s’agisse plutôt de critiquer les critiques de ce torche-cul qu’est Le Point.

      #critique_de_critique_de_critique

    • @unvalide je croi pas que l’article dise que tous les films de Verhoeven soient mauvais mais il a fait des films vraiment pourris et ce qui est dit sur la culture du viol dans sa filmo me semble juste. En plus de ceux que tu cite, j’aime bien aussi Robocop dont j’avais la K7 quant j’étais gamine et qui a beaucoup tourné. J’ai cette analyse de la construction symétrique dans ce film qui devrais t’amusé si tu la connais pas déjà : https://dejareviewer.com/2014/04/29/cinematic-chiasmus-robocop-is-almost-perfectly-symmetrical-film

      Par rapport à la question du viol, de la représentation des femmes et de la sexualité dans les films de Verhoeven, je l’ai vu souvent cité pour son féminisme. En particulier pour le traitement neutre des personnage féminin dans Starship troopers et l’exemple de la scène de douche mixte qui serais non-sexualisé. Je pense que Verhoeven est du style liberal-cynique-opportuniste. Dans Starship Troopers la mixité est l’occasion de montrer des seins pour faire plaisir au publique hétéros-masculin ciblé et que si au passage ca peut lui ramener le publique des femmes geek il est pas contre. A mon avis Verhoeven est moins progressiste que les fans de Starship Troopers le pensent, il se défend lui même d’avoir voulu faire une critique politique. A un moment j’ai voulu voire toute sa filmo et y a vraiment de très très mauvais films et en particulier ; Le Choix du destin (Soldaat van Oranje) avec une scène de sexe hyper longue, inutile, complaisante et sale, qui m’a permis de tranché sur le regard de Verhoeven et me décidé à trouvé que c’est un abruti machiste qui a fait quant même trois films sympas à regarder (Robocop, Total Recall et Starship Troopers).

    • Accessoirement, Turkish Delight est connu pour sa proximité avec 37°2 le Matin de Beineix. Je l’ai pas vu depuis au moins 25 ans, mais dans mon souvenir ce n’était pas du tout une « dispensable comédie romantique ».

    • J’ai vu #Spetters hier soir...
      Avant d’écrire ça :
      « En 1980, on retrouve dans “Spetters” une vendeuse de frites au look de Marilyn brushée par le coiffeur de Bonnie Tyler, qui jette son dévolu sur un prometteur coureur de moto-cross : ils vont devenir riches et célèbres, c’est sûr. Sauf que, non, parce que la moto, c’est dangereux et que l’étoile montante du sport finit en fauteuil. La vendeuse de frites et le pote gay ont des idées (devinez lesquelles) pour gagner de la thune, mais sous leurs airs dévoués, sont plus opportunistes et maniganceurs qu’il n’y parait. Entre temps, une petite scène de viol collectif, ça coûte pas grand chose et ça vous labellise “subversif” à tous les coups. »
      Il me parait judicieux que Marie Donzel regarde les films dont elle parle et, en parle un peu plus (ne serait-ce que par respect pour les multiples problématiques abordées, dont notamment les gens de ma race...)

      J’ai vu le film, et c’est pas ça. C’est tout. Après... Si vous voulez parler cinéma, je suis disponible...
      #ignorance #on_aime_ou_on_aime_pas_mais_on_fait_pas_beurk

    • Marie Donzel ne parle pas des films elle parle de la représentation des femmes et du viol dans ces films et particulièrement dans Elle. Vous ne parlez pas de la même chose et Marie Donzel a donner ses raisons. Dans ce que vous dites pour défendre les représentations du viol dans les films de Verhoven je ne voie rien qui contredise ce qu’elle dit. J’ai pas vu Spetters mais à te lire @unvalide il n’y a pas de scène de viol dans ce film ? Ou tu trouve que cette scène de viol est trop bien faite et qu’il n’y a rien à redire sur le regard de Verhoven sur le viol dans Spetters ? Qu’il ne propage aucun élément de la culture du viol et que son approche de la sexualité, de la prostitution est sans male gaze ? Tu semble reproché à Marie Donzel de ne pas parlé de 100% des sujets abordés dans Spetters et en particulier de faire l’impasse sur celui des « gens de ta race », ca me semble des reproche infondés et malhonnetes. Elle a bien le droit de s’intéresser à un unique aspect sans avoir à faire faire la preuve qu’elle connais l’intégralité des informations disponibles dans l’univers ni de passer du temps a parler des « gens de vos races ». Et plutot que de lui demander des explications ou réclamer qu’elle pondre une thèse sur la filmo de Verhoven dites moi ce que vous trouvez si féministe dans la vision des viols chez ce réal.

    • Il n’y a vraiment plus rien de subversif dans ce genre de démarche. Lui ou Haneke ou je ne sais quel autre Houellbecq n’en finissent plus d’empuantir l’atmosphère, célébrés à chaque nouvelle vesse...

      Une petite citation de David Foster Wallace qui a le mérite d’ouvrir un peu la fenêtre :

      Dans ce pays, les prochains rebelles littéraires dignes de ce nom seront peut-être une clique d’antirebelles, mateurs nés qui oseront, d’une manière ou d’une autre, déposer le regard ironique, qui auront le culot et la candeur de porter haut les couleurs de l’univocité. Qui traiteront des tracas et émotions de la vie américaine, aussi ploucs et communs soient-ils, avec déférence et conviction. Qui se garderont bien de la spécularité et de la lassitude branchée. Ces antirebelles seraient bien sûr dépassés avant même de se mettre au travail. Morts avant d’avoir pris corps. Trop sincères. Refoulés, aucun doute. Attardés, vieillots, naïfs, anachroniques. Peut-être sera-ce tout l’intérêt. Peut-être est-ce ce qui fera d’eux les prochains vrais rebelles. Car le vrai rebelle, que je sache, prend le risque de la désapprobation. En leur temps, les révoltés du postmodernisme ont encouru les huées et les hauts cris : le choc, le dégoût, le scandale, la censure, les accusations de socialisme, d’anarchisme, de nihilisme. De nos jours les peines encourues sont différentes. Les nouveaux rebelles, qui sait, seront peut-être les artistes prêts à s’exposer aux bâillements, aux yeux levés au ciel, aux sourires en coin, aux coups de coude dans les côtes, aux parodies des ironistes excellents, aux « Que c’est trivial ». Prêts à s’exposer aux accusations de sentimentalisme, de pathos. De crédulité excessive. De mollesse. Tout disposés à se faire blouser par un monde de rôdeurs et de reluqueurs qui craignent le regard d’autrui et le ridicule plus que l’emprisonnement sommaire. Qui sait. La jeune fiction la plus résolue d’aujourd’hui semble décidément arriver en fin de fin de parcours. Que chacun en tire ses propres conclusions. Pas le choix. Si on ne vit pas une époque formidable. »

    • Chouette texte @tintin Merci
      @unvalide J’ai vu Spetters hier et je veux bien que le sujet du handicap soit traité de manière interessante dans ce film, mais il y a effectivement des problèmes sérieux avec la culture du viol. La victime de viol qui finalement aime être violé et qui n’en garde aucune séquelle bien au contraire puisqu’il devient amant avec un de ses agresseurs et est sorti du placard. Le viol comme remède quelle idée de merde ! Ca c’est un point de vue et un discours de violeur. Et ce scenario est manifestement récurent puisque « Elle » semble être la même histoire.

      En plus d’être plein de détails misogynes (les règles sont sales, les filles qui portent des faux seins c’est trop rigolo de les humilié publiquement...) je trouve qu’il y a de l’homophobie dans ce film (les gays violeurs, l’agression homophobe banalisé et imputé à un personnage gay). Tout ca confirme ce que je disait plus haut, tu ne parle pas de la même chose que Marie Donzel et tu me donne l’impression de ne pas comprendre ce qu’est la culture du viol. Sur le sujet il y a un tag très complet sur seenthis et sinon il y a ce lien : http://www.cultureduviol.fr

      Cette tolérance au viol, elle existe pourtant. Elle est nourrie par des clichés qu’on applique aux victimes comme aux violeurs, et on la nomme culture du viol. Traduction peu convaincante d’une expression anglo-saxonne, si on considère la connotation très positive du mot « culture » dans la langue française, la culture du viol regroupe l’ensemble des idées reçues que nous avons intégrées autour du viol mais également les différentes façons, expresses ou tacites, dont nos structures sociales (famille, travail…), commerciales (marketing, communication, commerce, publicité…), médiatiques (journalisme de presse écrite, papier ou en ligne, télévision) et publiques (institutions officielles, organes politiques) cautionnent et abritent le viol.



  • Starship Troopers, Paul Verhoeven, 1997
    J’ai pensé à regarder de nouveau ce film avec Quentin lorsque j’ai vu une vraie de vraie publicité pour l’armée de Terre. Je crois qu’à l’époque de la sortie de ce film, les vraies faux spots de propagande paraissaient bien exagérés. Ces annonces étaient tirées des spots de propagande Américaine du temps du Vietnam et de la seconde guerre mondiale.
    En revoyant le film aujourd’hui je le trouve génial. Je pense qu’on peut tout à fait le prendre au premier degré comme gros film de science fiction guerrière. Mais d’autres verront bien un merveilleux foutage de gueule. Car les héros c’est bien entendu l’armée des insectes.
    Je crois que c’est ça le post-modernisme. C’est des images qui passent à l’infini d’un côté ou de l’autre de la barricade. C’est tellement de cynisme assumé, tellement de fin de toute forme d’engagement politique qu’on peut voir du second degré là où il n’y a que la platitude ou au contraire, et c’est presque pire, voir un film d’action là où il y a du foutage de gueule merveilleux.
    En ça, cette bande annonce réduit le film à un actioner.
    Je me demande quelle bêtise et quel aveuglement il faut pour avoir fait cette bande annonce. J’aimerais interviewer Paul. Enfin merde, je ne rêve pas ce film est bien cruel avec l’armée, ils passent pour des cons, des robots de série pour ados, on est d’accord ? Le film est quasiment anti-militariste, n’est-ce pas ?
    https://www.youtube.com/watch?v=dlmzpx1Slh8

    #critique_a_2_balles #Paul_Verhoeven #Starship_Troopers #1997 #science_fiction #cinéma


  • Starship Troopers, par @jean_no
    http://hyperbate.fr/dernier/?p=11219

    Starship Troopers (1997), de Paul Verhoeven, a été à sa sortie un objet de consternation quasi-unanime.

    #film de #science-fiction que je revois de temps en temps ; marrant de lire les critiques de l’époque… Pour résumer : le #1 est un film parodiant la puissance militaire des Etats-Unis en nazis, le #2 est un navet nazi, le #3 est nazi.

    • – D’abord, c’est Paul Verhoeven. Starship Trooper n’est pas son premier film « incompris ». Après quelques films très forts (mais pas très connus) en Hollande (je me souviens de Turkish Délices et Spetters, grosses baffes vues bien après leur sortie, parce que j’avais 3 ans quand même pour Turks Fruit), il est allé aux États-Unis faire des grosses productions. Et le clivage a été systématique entre ceux qui prenaient ses films pour des gros blockbusters décérébrés faits par un européens qui s’était vendu aux studios ricains, et ceux (dont j’étais avec les copains) qui pensaient qu’il faisait des films de genre à gros budget, en moquant systématiquement la société américaine (globalisée donc mondiale) et les médias. Tout de même : Robocop, Total Recall, quand même.

      Starship Troopers est le film qui arrive après Showgirls, film déjà totalement rejeté, notamment parce qu’il arrive après l’énorme succès de Basic Instinct.

      – SURTOUT : à l’époque, on a déjà l’interwebz. Ça me semble important. La question du seconde degré et des références au nazisme, lorsque le film sort en France, elle est déjà totalement tranchée sur le Web. Il suffit d’être connecté et de savoir lire. (Jean No cite le DVD, je me souviens aussi du commentaire audio. Mais ça c’est arrivé bien après ; tout était déjà dit sur le Web à la sortie du film.)

      Du coup Starship Troopers, c’est le clivage entre les connectés (déjà tout de même vachement nombreux) qui sont prévenus, et le reste de la population, à commencer par les journalistes, qui continuent de balancer leurs jugements à deux balles et à alimenter les polémiques, alors qu’une bonne partie de leurs lecteurs considèrent que la question est déjà réglée depuis longtemps. La question de l’uniforme SS des héros, quand on a le Web à l’époque, c’est plus vraiment une question morale originale ou compliquée.

      Le critique de cinéma qui, en 1997, n’a jamais entendu parler du second degré de Verhoeven, c’est vraiment quelqu’un qui se faisait un devoir de ne pas savoir utiliser un modem et de ne pas faire son boulot. Et comme on peut le lire dans certains extraits de Jean-No : ce sont ceux-là qui balançaient les jugements définitifs non seulement sur le film, mais sur ses spectateurs. Les mêmes reprenaient en cœur les velléités anti-internet de Val et Finkye.

      Dans mon souvenir, Starship Trooper, c’est une de ces (nombreuses) situations où, dès 1997, du simple fait d’avoir un accès internet, tu constates avec sidération le fossé entre les gens connectés et les professionnels de la profession qui écrivent dans le journal et passent à la télé. (Pareil, évidemment, pour les politiciens et les experts médiatiques de tout crin – notamment les économistes.)

    • @cie813 : je ne pose pas la question du goût. Tu pouvais tout aussi bien avoir internet et ne pas aimer ni Starship Troopers ni Showgirls, légitimement.

      La question que je rappelle est celle de la « polémique » et des jugements de valeur particulièrement faibles au moment de la sortie du film, dans une société déjà partiellement connectée : le simple fait d’être connecté en 1997 te mettait dans une situation de surplomb surprenante par rapport à cette polémique médiatique. Tu pouvais difficilement ne pas constater que les professionnels des médias se complaisaient (sans doute volontairement, par intérêt, par fainéantise) dans des « questions » qui, en réalité, étaient déjà réglées depuis longtemps.

      Ce n’est qu’un cas parmi une multitude d’autres – et sans doute un des moins « graves » (pas totalement anodin non plus : la carrière de Verhoeven en a sans doute pris un sacré coup), mais je me souviens de ça quand le film est sorti. Cette nullité coupable des médias rendue visible du simple fait de la connexion à l’internet.

    • Le happy-end du film, c’est que la fédération terrienne, qui jusqu’ici était plutôt railleusement athée, épouse une religion monothéiste. Même si l’on voit le parallèle à faire avec l’institution du Christianisme comme religion impériale romaine, il ne semble pas qu’il y ait ici de critique, de clin d’œil à la bigoterie du bushisme, mais qu’au contraire, le scénariste prenne à son compte cette bigoterie et se contente de participer à l’ambiance de l’époque. Le passage à la foi religieuse est présenté ici comme la solution à la désunion politique.

      Comme par hasard le premier film de Leni Riefenstahl pour les nazis s’appelle Sieg des Glaubens (Victoire de la foi).


      https://archive.org/details/TheVictoryOfFaithsiegDesGlaubens

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Leni_Riefenstahl

    • Starship Troopers n’est pas un film destiné aux spectateurs expérimentés. Il a été élaboré juste pour faire un maximum d’entrées auprès de jeunes Américains pendant un week-end de vacances, des puceaux accros aux jeux vidéo qui entrent dans une salle comme ils se mettent aux manettes d’un Doom-like, avec pour seul objectif de voir bousiller tout ce qui apparaît dans leur champ visuel.

      Le dernier blockbuster dans la série « je te glorifie la politique meurtrière de mon gouvernement et tu vas t’amuser à max » c’est MIB III 3D. Dans cette chef-d’œuvre 3D on nous explique qu’il faut éliminer ses ennemis avant qu’ils puissent nuire. Dans l’histoire les bons sont obliger de retourner dans le passé pour empêcher la destruction imminente de la terre. « Tu vois, je t’avais bien dit, si tu l’avais exécuté tout de suite on aurait pas tous ces ennuis maintenant. »
      http://www.youtube.com/watch?v=IovjAZVtVs0


      http://fr.wikipedia.org/wiki/Men_in_Black_3


  • J’étais en train de me souvenir de cette vieille série de 1993 d’Oliver Stone, Wild Palms, et je suis tombé là-dessus. Le billet (auquel je ne pige globalement que pouic) contient ce paragraphe sur le rapport d’Oliver Stone et Paul Verhoeven aux idées libertariennes.

    Afghan Fire Drill, by Michael Gilson De Lemos
    http://orlingrabbe.com/lfetimes/afghan_fire_drill.htm

    Meanwhile . . . silence on thousands of “detainees” worthy of the movie Wild Palms of Oliver Stone, that depicts an explicitly-stylized Libertarian struggle to free America from a conspiracy of statists and religious fanatics where thousands disappear in supra-legal processes after a concocted terrorism incident. (Mr. Stone is not a Libertarian, but like many in Hollywood — such as Paul Verhoeven, who has made Starship Troopers and movies exploring what one might call the FAQS of Libertarian ideas, such as police privatization vs. civic spirit in RoboCop, or whether privatization brings fascism in Total Recall — is interested in coming to grips with it, and was made aware of Libertarianism by the unsung and indefatigable late LIO advisor Dr. Timothy Leary — whose impressionistically-written, thought-provoking exploration on how psychic shocks generate political behavior and make obvious truths literally psychologically invisible, Neuropolitique, seems more relevant then ever.