person:pierre bergé

  • #Saint-Etienne : Vous étiez filmé·e·s, vous serez bientôt écouté·e·s attaque.noblogs - 15 Février 2019
    https://attaque.noblogs.org/post/2019/02/15/saint-etienne-vous-etiez-filme%c2%b7e%c2%b7s-vous-serez-bientot-ecoute%c2%b7e%c2%b7s/#more-24472

    Saint Etienne Metropole et Serenicity, une filiale du marchand de mort Verney Carron, sont heureux de vous annoncer l’installation prochaine de micros dans le quartier Beaubrun Tarentaize.

    
Une expérimentation grandeur nature de la Smart City.

    Cela va permettre d’appeler directement les pompiers s’il y a un accident sur la route, et ainsi la mamie du 3e n’aura plus à composer le 18. Quelle révolution !
    
Ce n’est pas pour fliquer, c’est pour améliorer nos vies. Nous rendre joyeux en quelque sorte. On pourra même enregistrer le chant des oiseaux, enfin s’il en reste encore…

    



    La Smart City, quel merveilleux filon pour ces villes à la recherche d’un développement économique infini et ces startuppers en mal de reconnaissance.
    La ville va être intelligente, car nous sommes trop cons. Alors il y a des gens bien intentionnés qui ont tout prévu pour nous rendre la vie facile et heureuse.
    
Eduquer ces pauvres qui gaspillent l’eau et l’électricité, en les équipant de mouchards. Imposer le numérique dans notre quotidien, en le rendant incontournable.

    En attendant le tram, tu te reposais sur un vulgaire banc en bois. Maintenant tu poses ton cul sur un siège design connecté. Merci la smart city, merci la vie.

    La Smart City est un vrai projet politique.
    Le déploiement massif des technologies numériques permet d’asservir et contrôler davantage la population.
    C’est aussi extraire des matières premières rares, polluer la Terre et consommer toujours plus d’énergie.

    Réprimer nos libertés et détruire davantage la nature, voilà le vrai visage de la ville numérique.

    Sainté Smart city, non merci !


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    L’Essor / jeudi 7 février 2019

    En mars, le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot sera équipé d’une vingtaine de micros destinés à détecter les sons liés à des accidents, incivilités ou actes de vandalisme et d’alerter les secours. Il s’agit d’une expérimentation de six mois menée par la start-up stéphanoise Serenicity.

    Un cri, une détonation, une tôle froissée, un pare-chocs embouti… Une vingtaine de micros seront installés dès le mois de mars dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot afin de détecter ces bruits inhabituels. Des « oreilles » qui permettront d’orienter les caméras de vidéosurveillance en conséquence et de donner l’alerte aux services de secours. Il s’agit d’une expérimentation nommée Soft, l’acronyme de Saint-Étienne observatoire des fréquences du territoire, qui consiste à détecter des anormalités sur l’espace public et qui permet d’accélérer l’intervention des secours. Les capteurs développés par le leader mondial Analog Devices « ne capteront pas les conversations des passants ».

    « Nous n’enregistrons rien. La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a validé le fait que nous détectons seulement la signature acoustique », rassure Fabrice Koszyk. Il est l’un des six associés dans la start-up Serenicity, une société créée en juin 2018 et présidée par le fabricant d’armes et spécialiste de la sécurité stéphanois, Guillaume Verney-Carron. « J’ai croisé la route de G. Verney-Carron dans le cadre de sa démarche de safe city. Nous avons participé à un groupe de travail autour d’applications mobiles et puis nous avons développé une partie “sécurité de la smart city” », ajoute l’entrepreneur. « Notre volonté est de rendre plus efficient l’existant et de rendre moins intrusive la vidéo protection avec des personnes qui contrôlent les écrans. Le but est d’intégrer notre technologie aux systèmes existants au sein des collectivités », ajoute t-on chez Serenicity. Les éléments collectés seront, selon la start-up stéphanoise, la propriété de la collectivité avec laquelle ils travaillent.

    Du côté de la start-up comme de la Métropole, on se défend de développer un système uniquement sécuritaire et à Fabrice Koszyk, de compléter : « Grâce aux sons collectés, peut-être qu’un jour nous serons en mesure de mener un recensement des chants des oiseaux par exemple. C’est aussi ça, la big data ». Non loin de rappeler le Big Brother d’Orwell et la maîtrise absolue, ces micros ne sont que le début d’une longue série de projets numériques co-financés par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir ville et territoires durables et solidaires qui dote Saint-Étienne Métropole de 2,2M€ pour développer le concept de « ville connectée ». « Le projet de Serenicity, qui nécessite dans un premier temps dans les 150 000 € entre dans ce projet global », explique Jean-Pierre Berger, conseiller de Saint-Étienne Métropole et président d’Épures, l’agence d’urbanisme de la région stéphanoise.

    Commande à distance de l’éclairage public, internet des objets, gestion raisonnée des consommation d’eau des foyers… Autant de projets qui devraient prochainement voir le jour. « Nous nous sommes rapprochés de bailleurs sociaux. Nous comptons sur eux afin de convaincre les habitants des quartiers en difficulté de participer à nos panels. Par exemple, comme avec Serenicity, nous envisageons un partenariat avec Suez pour comprendre la consommation d’eau des foyers et les accompagner dans l’économie des ressources », ajoute l’élu. Jean-Noël Cornut, conseiller municipal délégué à la cité numérique et aux systèmes d’Information et de télécommunications complète : « Les habitants contribueront à la collecte de données utiles à une gestion plus écologique de leur quartier via notamment des applications mobiles tel que “MobiliSÉ”, qui permet aux Stéphanois d’envoyer des images et des informations concernant des travaux ou des incivilités en ville ».

    Serenicity développe un service de cyber-pompiers du numérique. « Est-ce que je sais vraiment si mon adresse mail n’est pas utilisée dans le dark ou deep Web ? ». Ces cyber-pompiers seront à même de répondre à cette question du grand public durant la biennale du Design. « Nous avons déposé un brevet sur la partie acquisition de ces informations », ajoute Fabrice Koszyk. Un concept qui s’appelle Sdis pour Service de défense d’informations et de sécurisation du numérique.

    #smart_city #surveillance #ville_intelligente #smart_cities #nécrotechnologies #smartcity #villes #smart-cities #serenicity #Sdis #cyber-pompiers #start-up

  • Politique et Éco n°197 - TV Libertés 7 Janvier 2019 - Pierre Jovanovic : la loi du 3 janvier 1973 en question
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15457-politique-et-eco-n-197-tv-libertes-7-janvier-2019-pierre-jovanovic-

    C’est un de nos chevaux de bataille car tout découle de la dette, plus de billets d’importance en relation en informations complémentaires sous l’article.

    Pierre Bergerault reçoit le journaliste économique Pierre Jovanovic pour la présentation de sa revue de presse axée notamment sur le mouvement des Gilets Jaunes et la loi du 3 janvier 1973. Dédicaces de Pierre Jovanovic

    Source(s) : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : A-t-on payé 1.400 milliards d’intérêts sur la dette depuis 1979 ?

    Crashdebug.fr : Dette publique et « loi Rothschild » : la cécité volontaire des médias

    Crashdebug.fr : Rothschild, Communisme et Capitalisme : Les Révélations de « La Symphonie Rouge... »

    Crashdebug.fr : Les Maîtres de la monnaie - The Money Masters (...)

  • « France périphérique », le succès d’une illusion

    Le mouvement des #gilets_jaunes semble consacrer le succès d’une représentation fortement enracinée dans les champs médiatique et politique, au point d’être devenue le prêt-à-penser des discours sur la France contemporaine : celle d’un pays coupé en deux entre #métropoles dynamiques et territoires « périphériques » en difficulté. Selon la plupart des commentateurs – y compris les éditorialistes de grands quotidiens comme Le Monde ou Libération – la contestation en cours serait l’expression d’une colère, voire d’une revanche des seconds à l’égard des premières.

    https://www.alternatives-economiques.fr/france-peripherique-succes-dune-illusion/00087254
    #périphérie #France #géographie_rurale

    • Eux et nous

      La #France_périphérique a valu à son auteur des reproches unanimes. Son sous-titre précise le propos : il s’agit de dénoncer les élites qui ont précipité la France dans la mondialisation et n’ont pas pris garde aux conséquences négatives qu’elle a sur les classes populaires.
      Christophe Guilly
      La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires.
      (Flammarion)

      Géographe, Christophe Guilluy lit ce divorce dans la dualité spatiale de la France d’aujourd’hui : aux métropoles dynamiques s’opposent les mornes espaces périurbains, les campagnes désespérées, les petites villes marquées par le chômage et la récession économique. La France périphérique : une variante géographique sur le motif poujadiste du eux et nous ?

      https://www.nouvelle-quinzaine-litteraire.fr/mode-lecture/eux-et-nous-1137
      #paywall

    • Les CHERCHEURS d’ESO et « LA FRANCE PERIPHERIQUE »

      Pierre Bergel, Jean Rivière, Éléments sur la genèse de La France périphérique. Introduction

      Aliette Roux, Christophe Guilluy géographe ? Cinq rappels de méthodologie scientifique

      Régis Keerle, A propos de la carte « La France périphérique qui gronde » : analyse critique et proposition d’enrichissement de la méthode cartographique standard par la mappographie

      Catherine Laidin, Le rural, cet espace périphérique ?

      Xavier Michel, Dépasser le contraste métropoles/périphéries pour analyser les mobilités

      http://eso.cnrs.fr/fr/publications/eso-travaux-et-documents/n-41-octobre-2016.html

  • Des médias s’associent pour un #comptage indépendant des #manifestants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210318/des-medias-s-associent-pour-un-comptage-independant-des-manifestants

    Face aux écarts de #chiffres, plusieurs dizaines de rédactions, dont Mediapart, ont décidé d’appliquer le 22 mars à Paris un dispositif permettant de fournir leur propre chiffre de fréquentation des défilés.

    #France #Economie #manifestations #social

    • médias ou milliardaires qui s’associent ?
      Synergie ?

      Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie...). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

      Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment).

      on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles..

  • ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA BIOÉTHIQUE
    Quel monde voulons-nous pour demain… et quel débat pour aujourd’hui ?

    Les États généraux de la bioéthique viennent de s’ouvrir avec cette question : « Quel monde voulons-nous pour de- main ? » Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui les préside est un organisme « indépendant » composé d’un président nommé par le chef de l’État, lequel nomme également 5 des 39 autres membres, 19 étant choisis par les ministres et les présidents d’assemblée et de grands corps d’État, les 15 derniers par leurs pairs dans le secteur de la recherche. Une large majorité est donc redevable au pouvoir en place, et nombre d’entre eux sont déjà acquis à la cause des lobbys. La consultation en cours n’est donc qu’un vaste trompe-l’œil et ce CCNE n’a rien d’éthique : fortement politisé (on a vu comment fin 2013 il fut remanié de fond en comble par François Hollande pour sa politique de diversion sociétale), il n’obéit à aucune charte éthique claire. Sa constitution laisse déjà présager des conclusions de ses travaux.

    On consacre le fait qu’il y aurait un « sens de l’histoire », qui ne peut qu’accompagner la libéralisation progressive des règles freinant le marché de la reproduction et de l’artificialisation de l’homme. Le généticien Jean-François Mattei, ancien rapporteur des lois de bioéthique, nous a avertis : « Dans le domaine bioéthique, chaque pas que nous faisons ne nous paraît pas absolument déterminant et repoussant, mais vient un jour où l’on se retourne et où l’on est arrivé plus loin que ce que nous aurions voulu. Pour éviter cette pente eugéniste, il a fallu se battre1. » Sous couvert d’avancées thérapeutiques, il s’agit d’imposer par le fait accompli le tri des êtres humains, la numérisation de nos existences et l’« augmentation » d’un homme préalablement diminué par ces mêmes technologies.

    Comme l’écrivait récemment le mathématicien Cédric Villani, chargé par le gouvernement d’une mission sur l’intelligence artificielle (IA) : « Il faut tout d’abord une initiation aux bases et à l’esprit de l’algorithmique et de la robotique dès le plus jeune âge […]. Si on ne rassure pas la population, on ne pourra pas avancer. Cela passe par la mise en place de comités d’éthique, qui pourront édicter des règles de bonne conduite, ou conseiller gouvernement et entreprises2… » Et Jacques Testart, le père du bébé-éprouvette, d’affirmer sur son blog Critique de la science que « la fonction de l’éthique institutionnelle est d’habituer les gens aux développements technologiques pour les amener à désirer bientôt ce dont ils ont peur aujourd’hui ».

    QUEL HOMME VOULONS-NOUS POUR DEMAIN ?

    On aura remarqué que la quasi-totalité des thèmes abordés ont trait au transhumanisme, cet ultime avatar du capitalisme et sa sortie de secours avant l’inéluctable effondrement : derrière le marché juteux de la reproduction artificielle de l’humain (procréation médicalement assistée, diagnostic préimplantatoire, contrats de location d’utérus, recherche embryonnaire, génétique et génomique), il sera aussi question d’intelligence artificielle, de robotique, de big data et de contrôle des comportements par les neurosciences.
    Pour mieux masquer l’idéologie générale qui sous-tend ces débats, l’ensemble sera fragmenté par régions, chacune n’ayant droit qu’à quelques thèmes de réflexion sur tel ou tel élément technique du système qu’on impose. Sera à l’honneur en Nouvelle-Aquitaine le big data, ce grand pourvoyeur de données pour l’intelligence artificielle qu’il nourrit – ou « éduque » comme disent les ingénieurs3. Le site officiel des États généraux nous suggère que l’IA implantée dans des robots permettra de pallier le manque de médecins dans les déserts médicaux, voire de prendre en charge les aînés dont plus personne ne souhaite s’occuper, comme c’est déjà le cas au Japon. Avant sans doute l’hybridation avec le cerveau humain sur laquelle travaillent les transhumanistes, pour compenser le déclin des capacités intellectuelles mesuré ces dernières années, déclin dont les pollutions chimiques, l’abrutissement par le monde virtuel et les prothèses technologiques sont, entre autres, la cause. Dans un monde où la déshumanisation veut s’imposer jusque dans l’intimité de la maladie et de la fin de vie, la protection des données personnelles n’a que peu d’importance. Ainsi Laurent Alexandre, qui conseille le député Cédric Villani et le ministre du Numérique Mounir Mahjoubi, demande que « la Cnil soit modifiée pour permettre aux IA françaises d’utiliser les données personnelles4 ».

    La technocratie, cette classe toute-puissante qui concentre désormais le pouvoir, le savoir et l’avoir, a intégré la leçon des sociologues de l’acceptabilité : « Faire participer, c’est faire accepter. » C’est ainsi que, après avoir dévasté notre milieu naturel et empoisonné nos organes – pensons seulement aux pesticides et autres perturbateurs endocriniens, largement responsables de l’infertilité qui justifie la PMA –, les technocrates requièrent notre assentiment pour parachever « dé- mocratiquement » la transformation de nos corps et de nos modes de vie. Coup double ! Ceux qui commercialisent les poisons facturent désormais les remèdes.
    C’est pourquoi ils nous invitent à valider l’avancée des technologies « convergentes » ou « exponentielles », selon la novlangue de la Silicon Valley, pendant que sondages et médias préparent l’opinion à l’adoption des mesures qui avaient été mises de côté il y a sept ans : libéralisation de la PMA et de la GPA, désormais sans justification médicale, suicide assisté… en attendant les prochaines sessions, qui pourraient désormais avoir lieu tous les cinq ans, afin de mieux coller à l’accélération des avancées technologiques. On y fera accepter le bébé à la carte, la FIV à trois parents, le clonage thérapeutique, l’utérus artificiel et ce qui en découlera : la formation d’un embryon à partir des chromosomes de deux femmes ou deux hommes, voire l’autoreproduction, à la demande des sujets postmodernes autoconstruits : « Parce que j’y ai droit, parce que c’est mon choix » ! Et l’on voit apparaître les concepts de « stérilité sociétale » ou d’« infertilité sociale » pour légitimer le « droit à l’enfant » et en appeler à la technologie afin de s’affranchir d’une nature humaine dénoncée comme arbitraire, inégalitaire, voire « fasciste » !

    CONTRE L’EUGÉNISME ET LA MARCHANDISATION DES CORPS

    Dans le cadre de la fabrication industrielle de l’humain, l’enfant devient une marchandise comme une autre. La location des ventres se révèle alors comme une nouvelle forme de l’exploitation humaine. Comme le proclamait Pierre Bergé, entérinant la prostitution de l’humanité comme un des rouages du système capitaliste : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. »

    Quant à la procréation médicalement assistée, le diagnostic préimplantatoire qui en est une condition obligatoire conduit de fait à de nouvelles formes d’eugénisme. Déjà, des couples non stériles y ont recours pour sélectionner les caractéristiques de leur progéniture (on a même vu un couple de sourdes-muettes réclamer un enfant sourd-muet). Encore une fois, le problème central ne se résume pas à telle ou telle technique en particulier mais concerne le système dont elles sont l’avant-garde : la normalisation de la fécondation in vitro, couplée aux avancées de la prédiction génomique – déjà effective sur le bétail et les plantes grâce au big data – permettra d’étendre le diagnostic préimplantatoire à un ensemble de critères (taille, couleur des yeux, des cheveux, performances diverses…) qui n’ont plus rien à voir avec des maladies. On prépare des générations d’humains qui, pour la première fois, ne seront plus le fruit du hasard, mais celui d’une sélection d’embryons optimisée en salle blanche. Bienvenue à Gattaca… On se rappellera que l’eugénisme, avant que le nazisme n’en ternisse l’image, était un projet partagé par presque tous les progressistes au début du xxe siècle (la social-démocratie suédoise, par exemple, en fut une pionnière, ne l’abandonnant que dans les années 1970). Peut-on fonder une société humaine décente sur la transgression perpétuelle par la technique des limites biologiques et sociales afin de satisfaire des désirs particuliers ?

    Nous, simples humains qui souhaitons le rester, dénonçons la mascarade de ce débat qui consacre l’artificialisation du vivant. Nous refusons la marchandisation et la robotisation des corps et voulons naître, vivre, aimer, nous reproduire et mourir décemment, sans être incarcérés dans ces dispositifs d’assistance machinale. On ne nous trouvera ni dans les défilés des technoprogressistes des lobbys LGBT, ni avec les catho- réactionnaires de Civitas et consorts.

    Nous refusons l’accroissement indéfini de notre dépendance à des innovations qui nous privent de notre plus élémentaire liberté. Nous voulons stopper la dévastation du monde plutôt qu’adapter notre corps à un milieu saccagé. Et débattre sans intermédiaires, ni politiciens, ni journalistes, ni experts.

    Les Chimpanzés du futur gascons, février 2018
    chimpanzesgascons@riseup.net

    « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. » Kevin Warwick, cyborg transhumaniste

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    Notes
    1. La Croix, 30 janvier 2018.
    2. Le 1, janvier 2018.
    3. Ces données sont piégées sur la Toile ou recueillies par nombre de capteurs et mouchards électroniques, dont le très contesté compteur Linky.
    4. Discours à Bordeaux French Tech, 12 décembre 2017, disponible sur Internet.

  • « Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix ».

    Xavier Niel, patron de Free, actionnaire majoritaire du groupe « Le Monde »
    (Le Monde, Télérama, L’Obs, La Vie et Courrier International).

    Cette citation qui ressort régulièrement est rapporté dans le livre Un si petit Monde, publié aux éditions Fayard en 2011, et qui raconte les coulisses du rachat du Monde fin 2010 par le trio Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre Bergé (mort en 2017). Dans le chapitre consacré au patron de Free, la journaliste Odile Benyahia-Kouider, ex-Libération, désormais au Canard enchaîné, écrit :

    Un jour qu’Eric Fottorino, alors président du directoire du Monde, lui demandait pourquoi il avait investi dans Electronlibre, le site d’information sur les médias, Xavier Niel lui a répondu : "Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix".

    « Un trait d’humour bien sûr... », commente la journaliste dans son livre.

    Cette citation colle depuis à Niel. Et pas seulement sur les réseaux sociaux. Elle a été reprise par plusieurs médias, le Monde diplomatique , Télérama ou Francetvinfo . En 2013, l’un de ses principaux concurrents, Martin Bouygues, s’en est même servi pour dénoncer les pratiques du patron de Free.

    Cette citation apparaît aussi dans un autre ouvrage, plus récent. Une biographie non autorisée de Niel, la Voie du pirate , parue en 2016 aux éditions First. Contacté par CheckNews, l’un des deux auteurs, le journaliste de l’Express Emmanuel Paquette, raconte : « On a demandé à Niel si cette citation était vraie. Il nous a répondu que oui, qu’il l’avait bien dit, mais que c’était du off, et sous forme de boutade. »

    Ce qu’Odile Benyahia-Kouider, contactée par CheckNews, dément formellement : « Niel raconte à posteriori que c’était une boutade, sans doute pour en minimiser la portée. Ce n’est pas ainsi que cela a été interprété par les personnes présentes. Et nous sommes suffisamment de journalistes à connaître les réactions pour le moins épidermiques de Xavier Niel quand on écrit sur un sujet qui lui déplaît pour s’interroger sur son sens de l’humour... ».

    Reste un autre mystère : à qui Niel a-t-il dit cette fameuse phrase ? Dans le livre Un si petit Monde , c’est à Eric Fottorino, alors directeur du Monde . Contacté, l’ancien directeur du Monde , co-fondateur de l’hebdo Le 1 , assure n’avoir aucun souvenir de cette phrase. « Je ne me souviens pas l’avoir entendu de sa bouche. Je l’ai lu, oui, j’ai entendu des gens la répéter, mais lui le dire en ma présence, ça ne me dit rien du tout. S’il me l’avait dit, je m’en souviendrais, franchement », répond le co-fondateur de l’hebdo Le 1 . Avant d’ajouter : « J’aurais aimé vous dire que j’ai entendu cette phrase, parce que je pense qu’elle correspond à une réalité, mais ce n’est pas le cas. »

    Xavier Niel donne une version différente, affirmant depuis des années en off à plusieurs journalistes qu’il a réservé cette « boutade » à la seule auteure du livre, Odile Benyahia-Kouider. Ce que la journaliste nie aussi.

    On résume donc : Niel a bien prononcé cette phrase, de son propre aveu. Mais difficile, huit ans plus tard, de savoir précisément à qui, et sur quel ton.

    Une chose est sûre : depuis cette date, le patron de Free a investi massivement dans les médias français. Il est, avec Mathieu Pigasse, actionnaire majoritaire du groupe « Le Monde », qui détient donc le Monde, mais aussi plusieurs hebdomadaires, dont Télérama, l’Obs, la Vie et Courrier international. Niel a aussi investi (de manière beaucoup plus symbolique et sans aucun droit particulier) 200 000 euros dans Mediapart, au moment de la création du site, et 300 000 dans Bakchich, magazine d’information satirique disparu depuis. En 2016, il est aussi entré au capital du site les Jours , à hauteur de 3,47%.

    https://liberation.checknews.fr/question/44111/xavier-niel-a-t-il-bien-dit-quand-les-journalistes-memmerdent-j

    #parti_médiatique #médias

  • Sept idées fausses sur les #médias – Le feu à la plaine
    https://audelancelin.com/2017/10/11/sept-idees-fausses-sur-les-medias

    L’actuel directeur de la rédaction de ce même quotidien, « Le Monde », a aussi pu, dans un éditorial publié à l’occasion de la mort d’un de ses #actionnaires, Pierre Bergé, assimiler les gens qui prêtaient la moindre influence sur la ligne aux actionnaires à des « #complotistes ». Face à ce verrou-là, les gardiens des médias ne prennent même pas la peine de répondre par des arguments. Ils se bornent à discréditer les personnes, voire à les psychiatriser. Car qu’est-ce qu’un complotiste sinon un paranoïaque et un malade mental à la fin des fins ? On voit en tout cas à quel point il est important pour le système de neutraliser tout individu cherchant à révéler au public le poids que pèsent les actionnaires de médias sur la vie d’un journal, et le genre de catastrophe démocratique qu’ils peuvent organiser à l’échelle d’un pays quand leurs vues convergent, c’est-à-dire très souvent, notamment quand le coût du travail est en jeu. Il est pourtant assez évident que dans une société démocratique, où le suffrage universel existe encore, et cela même s’il est en passe de devenir une farce organisant l’impuissance collective, le contrôle capitalistique des médias est une question politique cruciale. Il est évident que ce constat-là n’a rien à voir avec un propos conspirationniste, et que prêter des arrière-pensées aux géants des télécoms quand ils investissent dans les médias n’a rien à avoir avec le fait d’être agité par les Illuminati ou une quelconque autre société secrète horrifique du type Skulls and Bones. Celui qui ne comprend pas cela, le responsable du Decodex par exemple, est-il équipé dans ces conditions pour décoder quoi que ce soit au champ de pouvoir capitalistique extraordinairement violent dans lequel il se meut semble-t-il en toute inconscience ? On peut au moins se poser la question.

    Tout cela est d’autant plus inquiétant à observer que ce qui se passe chez nous aujourd’hui s’est produit il y a exactement vingt ans aux Etats-Unis avec des conséquences dramatiques quant à l’#indépendance de la #presse et à la persistance même de l’existence d’un espace public. L’ex-rédacteur en chef du « Chicago Tribune », James Squires, un ancien Prix Pulitzer qui rompit avec le système et en fit un livre (1), soutenait ainsi en 1993, que la prise de contrôle intégrale des médias par les grandes compagnies états-uniennes avait entraîné la « mort du #journalisme », je cite ses mots. En deux décennies, ainsi qu’il l’établissait, la mainmise de la « culture Wall Street » sur les médias, soit l’équivalent de notre presse CAC 40, avait réussi à détruire entièrement les pratiques et l’éthique de ce métier, réduisant les responsables de journaux à être des cost killers plutôt que des intellectuels, des managers plutôt que des artisans de l’intelligence collective. James Squires, un autre indécrottable paranoïaque sans doute.

    #démocratie

  • Les noces de l’art et des mathématiques
    https://lejournal.cnrs.fr/videos/les-noces-de-lart-et-des-mathematiques

    Abstraites par nature, les mathématiques nous font entrer dans une nouvelle dimension avec l’exposition « Esthétopies », de l’Institut Poincaré à Paris. Le mathématicien Pierre Berger propose un ensemble d’installations visuelles et sonores qui sont autant d’espaces inconnus à explorer, tirés de la géométrie non euclidienne. Une expérience sensible et inédite, à découvrir jusqu’au 8 juillet.

  • Xavier Niel ne cherche pas à « contrôler » le groupe Le Monde mais « à le faire avancer »
    http://www.universfreebox.com/article/38454/Xavier-Niel-ne-cherche-pas-a-controler-Le-Monde-mais-a-le-faire-avan

    Copropriétaire du Monde avec Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, Xavier Niel était l’invité de l’émission « On va plus loin » de la chaîne Public Sénat, jeudi 16 mars . Après avoir partagé sa vision de l’entreprenariat en France, le fondateur d’Iliad s’est penché sur le quotidien français dont il détient « 66% du capital partagé en quatre », avec « un intérêt capitalistique de 15% ».

    Au sujet de l’influence qu’ils pourraient exercer sur la ligne éditoriale du Monde, ce dernier est catégorique : « On n’est pas là pour contrôler, on est là pour aider une presse à exister et à avancer », lance t-il après avoir tenu à préciser que « nous sommes trois actionnaires, tous les trois politiquement différents, on ne représente pas un bloc unique (…) Au Monde il y a eu une séparation claire entre la ligne éditoriale et la partie financière. »

    Si le groupe Le Monde gagne de l’argent avec « l’année dernière plus de 10 millions de marge d’Ebitda », c’est aussi grâce à certaines de ses filiales qui « marchent bien comme Télérama , Courrier International ou le Monde Diplomatique » (@mdiplo). Néanmoins, aux éventuelles insinuations affirmant que la ligne éditoriale de ces journaux est exactement la même que celle du Monde, Xavier Niel répond : « ce sont des courants de pensées de gauche mais très divers et je ne pense pas que l’on puisse trouver un lien très proche entre la ligne éditoriale du Monde Diplomatique et celle de Télérama ou de la Vie Catholique. »

    #A_propos_du_Diplo

  • En 2010, le journal Le Monde est au bord de la faillite et Emmanuel Macron propose son aide « bénévole » aux journalistes. Mais le banquier d’affaires roulait en fait pour un des groupes qui voulait racheter le journal…

    par Adrien de Tricornot, journaliste au « Monde », spécialiste des questions économiques et financières.
    http://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde

    #Le_Monde #Minc #morveux #socialistes #capitalisme_à_la_française

    • Cela signifie que, pendant la négociation, Macron avait déjà eu des relations avec Minc, sans nous le dire. Or Minc était le soutien d’une offre qui nous paraissait particulièrement dangereuse, celle de Prisa !

      Plus tard, d’autres éléments ont conforté ces très forts soupçons. Dans le livre de Marc Endeweld, L’Ambigu Monsieur Macron (link is external), j’ai appris qu’un courrier que nous avions nous-mêmes [la Société des rédacteurs du Monde] adressé à Xavier Niel, Pierre Bergé et Mathieu Pigasse pour demander un délai de 15 jours supplémentaires de négociations avec les différents repreneurs potentiels, avait en fait été rédigé à l’origine par Alain Minc Conseil, la société de Minc. Or, c’est Emmanuel Macron qui nous avait transmis la trame de ce courrier !

      Et d’ailleurs, quand Macron propose de repousser le délai de remise des offres de 15 jours supplémentaires, cela permettait à Prisa de rester encore dans le jeu ! Et ensuite, Macron nous a même poussés à ne pas rentrer en négociations exclusives avec Niel-Bergé-Pigasse lors d’une réunion d’information avec les journalistes du Monde où nous l’avions invité, et où sa position a été très mal reçue, compte-tenu du risque qu’il nous conseillait curieusement de courir dans notre situation délicate, puisque nous risquions alors d’être placés sous mandataire de justice par le Tribunal de commerce…

  • Douce France : Le Pen, Fillon, Macron : petites affaires et grandes manœuvres en vue de la présidentielle
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13142-douce-france-le-pen-fillon-macron-petites-affaires-et-grandes-manoe

    31 janvier 2017 Reinformation TV Pauline Mille

    Penelopegate pour Fillon, frais de bouche pour Macron, assistants au Parlement européen pour Marine Le Pen, les petites affaires d’argent des candidats sortent pour la présidentielle. Les grandes manœuvres ont commencé et pèseront sur le résultat. L’opération Macron se poursuit.

    De Daniel Cohn-Bendit à Pierre Bergé en passant par Alain Minc et Bernard Kouchner, de Brigitte Macron à Matthieu Galley, le tout Paris qui pense et qui a un cœur s’anime en faveur d’Emmanuel Macron. L’homme n’est rien qu’un banquier d’affaires déguisé en gentil dauphin, un chouchou de Hollande monté en graine, un ministre de l’économie dont la seule trace demeurera une loi sur le développement des lignes de bus, un apparatchik bruxellomane, mais le système le promeut à marche forcée (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises

  • Françoise Giroud :

    « #Journaliste, je dépends de ceux qui possèdent les journaux. Attendre des représentants du #capital qu’ils vous fournissent gracieusement des armes - c’est-à-dire en l’occurrence des journaux - pour s’élever contre une forme de société qui leur convient, et une morale qui est la leur, cela porte un nom : l’imbécillité. Mais la plupart de ceux qui travaillent dans les grands journaux sont, en gros, d’accord avec cette société et cette morale. Ils ne sont pas achetés, ils sont acquis. La nuance est importante. Ceux qui ne le sont pas, peuvent en théorie, créer d’autres organes pour exprimer leurs vues. En pratique, les fonds nécessaires à la création d’une telle entreprise ne se trouvent pas dans les poches des révolutionnaires ».

    via http://www.arretsurimages.net/chroniques/2017-01-31/Macron-et-les-journalistes-pas-achetes-mais-acquis-id9509

    • Au lendemain de l’élection de Benoit Hamon, un des trois propriétaires du groupe Le Monde, Pierre Bergé, tweetait hier son soutien résolu, et indéfectible, à Emmanuel Macron. C’est son droit de citoyen le plus strict. Et je ne tomberai pas dans la caricature consistant à penser, ou à laisser entendre, que ce soutien personnel aurait un quelconque rapport avec la multiplication, dans Le Monde et dans L’Obs, d’articles, de couvertures, de sondages plus ou moins bidon, favorables audit Macron. Par ses tweets intempestifs, par ses fulminations parfois publiques contre les journalistes du Monde, Bergé agirait plutôt comme un répulsif, et susciterait plutôt dans lesdites rédactions de furieuses envies - vite réprimées, heureusement - de prendre son contrepied.

      #journalisme_de_service

  • Les journalistes du « Monde » vont perdre leur minorité de blocage
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110117/les-journalistes-du-monde-vont-perdre-leur-minorite-de-blocage

    Selon nos informations, les journalistes du groupe #Le_Monde vont perdre la minorité de blocage dont ils disposent et ne plus conserver qu’une « golden share ». Les trois milliardaires #Xavier_Niel, Pierre Bergé et #Matthieu_Pigasse renforcent donc leur pouvoir sur le journal, dont les garanties d’indépendance, issues du passé, deviennent de plus en plus fictives.

    #France #Economie #l'Obs #Louis_Dreyfus #médias #Pierre_Bergé

  • AUDE LANCELIN : « A L’OBS COMME AU GOUVERNEMENT, IL Y A EU UNE PURGE » L’ex-directrice adjointe sur son licenciement, les intellos, les actionnaires, le PS, etc - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2016/10/aude-lancelin-a-l-obs-comme-au-gouvernement-il-y-a-eu-une-purge-l-

    C’est l’histoire d’un licenciement brutal, sauvage, dans un magazine français jusqu’alors civilisé et confortable, qui ne nous avait pas habitué à une telle brutalité. Aude Lancelin était directrice adjointe de la rédaction de L’Obs, jusqu’au printemps dernier où elle a été licenciée dans des conditions largement relayées par @si (ici ou encore là). Est-ce qu’il s’agit d’un banal conflit du travail ou d’un épisode très révélateur de la décadence d’une presse française aux mains des milliardaires et de la dissolution des valeurs de la gauche ?
    Extrait de l’émission :
     

     
    Résumé de l’émission, par Juliette Gramaglia
    [Acte 1] Le Monde libre. C’est le titre du livre d’Aude Lancelin, qui raconte son éviction brutale en mai 2016 de la direction de L’Obs. Un titre plein de symboles : le « Monde Libre », c’est le nom de la Holding de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse (qui détiennent L’Obs, mais aussi Le Monde, Télérama...). Mais c’était, rappelle Lancelin, l’expression donnée pendant la Guerre froide au monde qui avait échappé à l’emprise soviétique. Un monde dans lequel une certaine gauche semble encore vivre, dans un « entre-soi » qu’elle protège farouchement, à coup « d’opérations de maccarthysme au sein des rédactions ».
    Qui a tué Aude Lancelin ? Car elle a beaucoup d’ennemis. Bernard-Henri Lévy, par exemple. Les rapports étaient tendus avec lui, depuis l’affaire « Botul », quand Lancelin, en 2010, l’avait épinglé pour avoir cité dans un de ses livres un philosophe qui n’existe pas (Jean-Baptiste Botul). Il y a pourtant un intérêt médiatique à interviewer BHL, malgré sa « pratique de la connivence continuelle », soutient Lancelin. Qui ajoute : « On finira par regretter BHL quand il n’y aura plus que des [Eric] Zemmour et des [Philippe] De Villiers à la télévision ».
    [Acte 2] Parmi ses ennemis, citons également Alain Finkielkraut. Un homme « révélateur d’un déplacement de la deuxième gauche sur les question identitaires » pour Lancelin. Il y a une corruption du milieu dans lequel baigne L’Obs par des voies mondaines, flatterie et dîners. Critiquer Finkielkraut, c’est du coup s’exposer à des ennuis : menaces de blâme, recherches de fautes professionnelles. Ces intellectuels sont-ils les coupables du « meurtre » de Lancelin ? « Non, ils ont joué un rôle d’ambianceur », répond elle.
    Le coupable pourrait-il être Matthieu Croissandeau, le directeur de L’Obs ?
    wes.netww.arretsurimag/emissions

  • Le fils du président de #Guinée_équatoriale devant la justice française
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/07/01016-20160907ARTFIG00172-le-fils-du-president-de-guinee-equatoriale-devant

    Teodorin Obiang, soupçonné de s’être frauduleusement bâti un patrimoine considérable en France, a été renvoyé en correctionnelle ouvrant la voie au premier procès français des « #biens_mal_acquis ».
    Âgé de 47 ans, il vient d’être promu fin juin au poste de vice-président par son père Teodoro Obiang Nguema, lui-même président de Guinée équatoriale. Teodorin Obiang a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, selon une source proche de l’enquête interrogée par l’AFP ce mercredi. Hôtel particulier de 4000 m2 dans le très chic XVIe arrondissement de Paris, voitures de marques prestigieuses, acquisition d’une partie de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé pour 18,3 millions d’euros, grands crus, costumes sur mesure : il est soupçonné de s’être frauduleusement bâti un patrimoine considérable en France. Les dépenses du fils du président équato-guinéen en France paraissent ainsi très éloignées du quotidien de ce petit pays pétrolier d’Afrique centrale, dont plus de la moitié des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

    Teodorin Obiang est poursuivi pour blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption. L’instruction a permis d’établir qu’il a acquis « en France, entre 2007 et 2011, soit directement, soit par l’intermédiaire de prête-noms ou sociétés écrans, un patrimoine mobilier et immobilier évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros », ont relevé les juges dans leur ordonnance rendue lundi. Il s’est constitué ce patrimoine alors qu’il était ministre de l’Agriculture et des Forêts, investissant en France l’argent « de la corruption » et « le produit des détournements de fonds publics » dans son pays, ont ajouté les juges, suivant les réquisitions du parquet national financier (PNF) qui avait demandé le 23 mai son renvoi en procès.

  • Aude Lancelin virée de L’Obs : un chef d’œuvre de management très politique - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/Aude-Lancelin-viree-de-L-Obs-un-chef-d-oeuvre-de

    - À la présidente de la société des rédacteurs, Elsa Vigoureux, qui annonce la préparation d’une motion de défiance, Pierre Bergé répond : « Les actionnaires renouvellent complètement leur confiance à Matthieu Croissandeau. Et sachez-le, ça ne nous fera rien, mais rien, ces motions de défiance. Faites-en autant que vous voulez, ça glissera… ! »

    – Claude Perdriel s’exprime à son tour pour flatter, s’insurger et menacer : « Aude Lancelin a beaucoup de talent, il faut bien le dire. J’ai une grande estime pour sa culture, et une admiration certaine pour son intelligence. C’est une journaliste reconnue. Elle pourrait même m’intéresser. Mais là, elle est en faute avec la charte qu’elle a signée en arrivant à L’Obs. Notre journal est d’inspiration sociale-démocrate. Or, elle publie des articles anti-démocratiques dans ses pages. Je ne resterai pas actionnaire d’un journal qui défend des idées, une éthique, une morale, qui me cassent le cœur. »

    – Pierre Bergé enfonce le clou : « Il faut respecter la ligne de ce journal, qu’il arrive que je ne reconnaisse plus. »

  • Une journaliste française dénonce le #racisme « anti-frouzes » des Suisses

    Dans un livre détonant - « Bienvenue au paradis ! » -, Marie Maurisse pose un regard désenchanté sur l’immigration française en Suisse. La correspondante du quotidien « Le Monde » y évoque un racisme latent, banal, presque inconscient à l’encontre des expatriés et des frontaliers. Une enquête dérangeante qui lui vaut aujourd’hui une avalanche de réactions haineuses.


    http://www.swissinfo.ch/fre/enqu%C3%AAte-au-pays-de-l-immigration_une-journaliste-fran%C3%A7aise-d%C3%A9nonce-le-racisme--anti-frouzes--des-suisses/42103376
    #xénophobie #frontaliers #Suisse #migrations

  • Michel Boué et les « fées couturières »
    https://chrhc.revues.org/4833

    Michel Boué (1947-1993), journaliste au journal l’Humanité, fut chroniqueur et critique de théâtre avant de devenir journaliste de mode. Militant communiste et homosexuel affirmé, il fit preuve de grandes compétences dans le domaine du théâtre et de la mode. Il noua des connaissances majeures dans le monde de la haute couture : Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé, Christian Lacroix. Il s’employa à faire reconnaître la mode comme art, et collectif de création. L’événement le plus marquant de cette action fut le défilé Yves Saint-Laurent à la fête de l’Humanité en 1988. Pour comprendre Michel Boué, il faut percevoir le lien entre le militant communiste, l’homosexuel affirmé et le journaliste de mode qu’il devint. Sa vision de la mode comme collectif de création et art vivant doit beaucoup à son regard de communiste. De même, le militant est imprégné de son expérience de l’homosexualité.

    #mode #communisme #homosexualité

  • L’économie mondiale fait le bonheur des 1%
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/180116/leconomie-mondiale-fait-le-bonheur-des-1

    En 2015, 62 milliardaires possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population, relève un rapport publié ce lundi par #Oxfam. L’accaparement des richesses se double d’un accaparement du politique. « La concentration du pouvoir économique ne fait que servir davantage les intérêts d’une élite au détriment d’autrui », accuse l’ONG.

    #Economie #1% #Anthony_Atkinson #grandes_fortunes #inégalités #OCDE #pauvreté #Thomas_Piketty

  • « Laïcard » est « l’équivalent de négro, youpin, bicot » selon Patrick Kessel, président du Comité Laïcité République - Zaman France

    La 10e cérémonie de remise de prix de la laïcité s’est déroulée à l’Hôtel de Ville de Paris en présence d’Anne Hidalgo maire de Paris, Manuel Valls Premier ministre qui avait déjà assisté à la manifestation à l’époque où il était ministre de l’Intérieur, Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République et Pierre Bergé, Fondateur du Comité Laïcité République.

    http://www.zamanfrance.fr/article/laicard-injure-equivalente-a-negro-youpin-selon-patrick-kessel-18288.htm

  • Vitré: encore un candidat FN en procédure d’exclusion
    http://lahorde.samizdat.net/2015/03/03/vitre-encore-un-candidat-fn-en-procedure-dexclusion

    Le cas désormais classique d’un candidat FN, Mikaël Pinton en l’occurrence, en procédure d’exclusion de son parti pour propos racistes et diffusion de montages photos prônant haine et violence. Vu sur la page Antifa – Collectif du Pays de Quimperlé (article du Journal de Vitré) : Départementales : le candidat vitréen risque l’exclusion du FN Pierre Bergé [&hellip

    #Extrême_droite_institutionnelle #Racisme #Front_National #racisme