person:piotr smolar

  • Controverse autour du prix des droits de l’homme décerné par la France à deux ONG israélienne et palestinienne
    Par Piotr Smolar et Marc Semo Publié aujourd’hui à 16h05
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/12/10/controverse-autour-du-prix-des-droits-de-l-homme-decerne-par-la-france-a-deu

    La ministre de la justice Nicole Belloubet a renoncé lundi à présider la cérémonie de remise d’une récompense aux associations B’Tselem et Al-Haq, mises en cause par Israël et les organisations juives de France.

    (...) C’est finalement François Croquette, ambassadeur pour les droits de l’homme, qui a remis les prix,

    #CNCDH

    • Nicole Belloubet a du se souvenir que le gouvernement israélien considère Btselem comme la troisième menace pour Israël après le Hezbolah et le Hamas. Surtout ne pas heurter Netanyahou. C’est minable.

    • Publié le 10 Décembre 2018
      Crif - La CNCDH remet un prix à deux associations impliquées dans la campagne BDS au Ministère de la Justice
      http://www.crif.org/fr/actualites/crif-la-cncdh-remet-un-prix-deux-associations-impliquees-dans-la-campagne-bds-

      Ce lundi, la CNCDH a remis un prix à deux associations qui soutiennent le Boycott d’Israël. Dès que le Crif a pris connaissance des récipiendaires de ce prix, il a pris contact avec le Ministère de la Justice afin de l’informer de l’implication active des associations Al Haq et B’Tselem dans la campagne BDS qui vise à délégitimer l’Etat d’Israël. Francis Kalifat, Président du Crif, a écrit à la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. La Ministre a déclaré qu’elle n’assisterait pas comme initialement prévu à la remise du prix.


  • Macron irrite Israël en n’honorant pas une visite qu’il avait promise
    Par Piotr Smolar Publié le 28 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/international/article/2018/11/28/macron-irrite-israel-en-n-honorant-pas-une-visite-qu-il-avait-promise_539001

    Emmanuel Macron et Benyamin Nétanyahou à Paris, le 11 novembre. PHILIPPE WOJAZER / REUTERS

    Le gouvernement israélien est irrité contre Paris. Nulle crise ou tension majeure, mais une affaire de bienséance diplomatique et d’étiquette. Dans la soirée du jeudi 29 novembre aura lieu à Tel-Aviv, au Musée d’art, la cérémonie de clôture de la saison croisée entre les deux pays. Elle a permis l’organisation de nombreux événements culturels et scientifiques, en France comme en Israël, et avait été lancée en grande pompe.

    Or, contrairement à son engagement initial, Emmanuel Macron ne fera pas le déplacement cette fois-ci. Seul le ministre de la culture, Franck Riester, sera présent à Tel Aviv. Aucun officiel israélien de haut rang ne se trouvera à ses côtés.
    (...)
    Or, cette visite n’a pas eu lieu et n’est pas programmée pour l’instant. A cela s’ajoute l’annulation de la visite du premier ministre Edouard Philippe, les 31 mai et 1er juin, pour des « raisons d’agenda ». Le gouvernement gérait alors la réforme de la SNCF. Cette visite avait été ensuite envisagée au cours de l’automne, explique-t-on de source française, avant d’être encore reportée.

    D’où la mauvaise humeur du gouvernement israélien, d’autant que dans l’intervalle, M. Nétanyahou a effectué un second déplacement à Paris, à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918. En outre, le bilan de la saison croisée, sur le plan de l’impact politique et médiatique, est décevant, estime-t-on du côté israélien. « On espérait que la culture aurait un impact diplomatique. On a mis énormément d’argent dans cette opération pour zéro succès, en ce qui concerne l’image d’Israël en France et celle de la France ici » , explique une source diplomatique. (...)

    #BDS


  • Airbnb to remove listings in Jewish West Bank settlements
    Noa Landau, Yotam Berger, Jack Khoury and Reuters Nov 19, 2018 6:11 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/airbnb-to-remove-listings-in-jewish-west-bank-settlements-1.6662443

    Home-renting company Airbnb Inc said on Monday that it had decided to remove its listings in Jewish settlements in the West Bank, enclaves that most world powers consider illegal for taking up land where Palestinians seek statehood. In response, Israel’s Tourism Minister Yariv Levin instructed the ministry to restrict the company’s operations across the country.

    A statement on Airbnb’s website said: “We concluded that we should remove listings in Israeli settlements in the occupied West Bank that are at the core of the dispute between Israelis and Palestinians.”

    It did not say when the decision, which according to Airbnb affects some 200 listings, would take effect. (...)

    #BDS

    • Airbnb se retire des colonies de Cisjordanie, menaces de sanctions israéliennes
      Par AFP — 19 novembre 2018 à 19:09 (mis à jour à 21:05)
      https://www.liberation.fr/planete/2018/11/19/airbnb-se-retire-des-colonies-de-cisjordanie-menaces-de-sanctions-israeli

      La plateforme de réservation de logements en ligne Airbnb a annoncé lundi qu’elle renonçait à faire des offres dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, provoquant des menaces de sanctions de la part d’Israël.

      La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis plus de 50 ans. Les colonies qui y sont construites par Israël sont considérées comme illégales par la communauté internationale qui les voient comme l’un des principaux obstacles à la paix. Le gouvernement israélien conteste cette vision.

      « Nous avons conclu que nous devrions retirer de nos listes les logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée qui sont au cœur de la dispute entre Israéliens et Palestiniens », a indiqué dans un communiqué Airbnb.

      « Nous savons que des gens vont être en désaccord avec cette décision et nous respectons leur perspective. C’est une question controversée », a ajouté le texte.

      La plateforme indique que 200 logements sont répertoriés dans les colonies, mais ne précise pas quand cette mesure entrera en vigueur.

      Le ministre israélien du Tourisme Yariv Levin a immédiatement dénoncé dans un communiqué la décision « honteuse et malheureuse » d’Airbnb. « Notre ministère a commencé à préparer des mesures immédiates pour limiter les activités d’Airbnb » en Israël.

      Il a ajouté qu’il comptait lancer un programme pour encourager la location de courte durée de logements dans les colonies de Cisjordanie.

    • Airbnb n’offrira plus de locations dans les colonies juives de Cisjordanie
      Par Piotr Smolar Publié le 19 novembre à 22h03, mis à jour le 20 novembre 2018 à 08h59
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/11/19/airbnb-supprime-les-locations-dans-les-colonies-juives-de-cisjordanie-israel

      La chambre est vraiment peu séduisante mais le prix attractif – 36 euros la nuit – et les collines environnantes offrent un cadre naturel magnifique. Il était encore possible de la louer, mardi 20 novembre, sur le site d’Airbnb.

      Située dans la colonie juive d’Itamar au nord de la Cisjordanie, à proximité de Naplouse, cette offre doit pourtant être retirée, à une date inconnue. La célèbre plate-forme de location a choisi d’anticiper la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et s’est engagée dans un communiqué, publié le 19 novembre, à ne plus proposer de logements sis dans les colonies, soit environ 200 annonces.

      « Il existe des opinions opposées pour savoir si les entreprises devraient conduire des activités dans les territoires occupés qui sont soumis à des disputes historiques entre Israéliens et Palestiniens », commence prudemment le texte. Après une longue réflexion, l’entreprise a décidé de ne pas se réfugier uniquement derrière la loi américaine, qui l’autorise à mener ses activités en Cisjordanie.

      Elle évoque, parmi les motifs de son choix, les « souffrances humaines » que ces annonces peuvent susciter et leur lien avec le conflit. En revanche, Airbnb ne précise pas si Jérusalem-Est et le plateau du Golan, annexés par Israël sans reconnaissance internationale, étaient concernés par sa mesure.(...)

    • Airbnb efface de son site les propositions de location dans les colonies israéliennes
      19 novembre 2019 – Al Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine
      http://www.chroniquepalestine.com/airbnb-efface-de-son-site-les-propositions-de-location-dans-les-

      Al Jazeera – Le service mondial de location en ligne, Airbnb, a annoncé qu’il supprimerait ses annonces dans les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée.

      La décision de lundi entraînera la suppression d’environ 200 annonces du site Web populaire d’hébergement, qui permet aux propriétaires de louer des chambres, des appartements et des maisons à des individus.

      « Nous avons conclu que nous devrions supprimer les inscriptions dans les colonies de peuplement israéliennes situées en Cisjordanie occupée qui sont au cœur du différend entre Israéliens et Palestiniens », indique un communiqué publié sur le site Internet d’Airbnb.

      La suppression des inscriptions aura lieu dans les prochains jours, a déclaré un porte-parole d’Airbnb à l’agence de presse Reuters.

      La société a déclaré être parvenue à cette conclusion sur la base d’un rapport interne servant à évaluer la manière dont elle gère les propositions dans les territoires occupés du monde entier.

      « La législation américaine autorise des sociétés telles qu’Airbnb à exercer des activités sur ces territoires. Parallèlement, de nombreux membres de la communauté internationale ont déclaré que les sociétés ne devraient pas y exercer leurs activités, estimant qu’elles ne devraient pas tirer profit de terres accaparées », dit la déclaration.

      « D’autres pensent que les entreprises ne devraient pas retirer leurs activités de ces zones », a ajouté le responsable.

      « Nous savons que des gens ne seront pas d’accord avec cette décision et tiendront à leur point de vue. C’est une question controversée. »

      Toutes les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international.

      Les listes d’hébergement de Airbnb en Cisjordanie occupée ont longtemps été critiquées par la communauté palestinienne et les défenseurs des droits de l’homme.


  • La Jordanie revient sur deux annexes du traité de paix avec Israël
    LE MONDE | 21.10.2018 à 16h20 • Mis à jour le 22.10.2018 à 07h53 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/10/21/la-jordanie-veut-reprendre-a-israel-des-zones-pretees-depuis-l-accord-de-pai

    L’affaire dépasse largement deux confettis de terres agricoles. Le roi Abdallah II de Jordanie a suscité la stupéfaction dans les cercles du pouvoir israélien, dimanche 21 octobre, en annonçant qu’il refusait de reconduire deux annexes du traité de paix liant ces pays voisins.

    Depuis sa signature, en 1994, le traité prévoyait que ces terres frontalières – la zone Baqoura-Naharayim et la zone Al-Ghamr-Zofar –, sous souveraineté jordanienne, seraient mises gratuitement à la disposition des fermiers israéliens pour une période de vingt-cinq ans. Un an avant la fin de l’échéance, comme il en a le droit, le roi Abdallah II affirme donc qu’il ne veut pas renouveler ce dispositif.
    Un signal envoyé à Israël

    De façon inhabituelle, le souverain a justifié sa position sur Twitter, en soulignant sa volonté de « prendre toutes les décisions au service de la Jordanie et des Jordaniens ». Une façon, analyse-t-on du côté israélien, d’inscrire ce retournement dans la politique intérieure du pays. Près de 80 députés jordaniens avaient appelé à ne pas renouveler ce régime spécial accordé aux deux confettis de terres. Il en allait, pour eux, de la dignité et de la souveraineté du royaume. De nombreux experts et des voix dans la société civile s’étaient emparés du sujet, ces derniers mois.

    « Le roi a dû passer outre des votes répétés au Parlement, ce qui l’a fait apparaître comme un défenseur d’Israël, souligne Ofer Zalzberg, analyste pour l’International Crisis Group. Ce geste lui permet d’envoyer un signal en faisant payer un prix aux Israéliens pour l’éloignement de la solution à deux Etats et leur comportement unilatéral sur le lieu saint de l’esplanade des Mosquées. Il a plus de latitude pour agir ainsi depuis qu’il n’est plus obligé de se coordonner étroitement avec les Israéliens pour soutenir les rebelles au sud de la Syrie, car Damas a repris cette zone. »

    Israël s’enorgueillit des relations étroites, notamment sécuritaires, qu’il a nouées avec l’Egypte et la Jordanie, après la conclusion d’un traité de paix avec chacun d’entre eux. L’Etat hébreu en fait même un modèle à suivre, dans le rapprochement esquissé en coulisses avec d’autres pays du bloc sunnite dit « modéré ».
    (...)
    « Cet accord [de paix] dans sa totalité constitue un bien cher pour nos deux pays », a réagi très prudemment Benyamin Nétanyahou, dimanche, lors d’une cérémonie à la mémoire de l’ancien premier ministre Yitzhak Rabin. Les officiels israéliens comptent maintenant sur l’année à venir, pendant laquelle les annexes s’appliquent encore, pour trouver un arrangement avec Amman. « On comprend le désarroi dans lequel se trouve le roi sur le plan intérieur, on ne l’accable pas », dit un haut fonctionnaire israélien. En juin, des manifestations de masse contre des mesures d’austérité fiscale avaient fait tomber le premier ministre jordanien. (...)


  • Israël : le Franco-Palestinien Salah Hamouri libéré
    RFI - Publié le 30-09-2018
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180930-israel-le-franco-palestinien-salah-hamouri-libere-apres-plus-an-detenti

    L’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, 33 ans, a été libéré de prison dimanche après plus d’un an de détention administrative en Israël. Il lui est interdit de célébrer sa libération et de participer à des activités militantes pendant 30 jours. Il a rejoint le domicile familial à Jérusalem-Est.

    Dans leur maison située dans un faubourg de Jérusalem-Est, les parents de Salah Hamouri, ont mis de la musique en fond sonore, même si l’avocat franco-palestinien a interdiction de fêter sa libération. Après 13 mois de prison, il fait son retour sous des cris de surprise, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Marine Vlahovic.

    Soupçonné de conduire des « activités illégales » en Cisjordanie et à Jérusalem et placé en détention administrative, c’est à dire sans inculpation, ni vrai procès, le trentenaire dénonce une arrestation arbitraire.

    « Il n’y a rien qui explique pourquoi ils sont venus. Ils n’y a aucune charge. Rien. »

    Désormais libre, Salah Hamouri a un objectif : retrouver sa femme française et son fils, qui sont interdits de territoire par Israël depuis bientôt deux ans.

    « Le retour de ma femme et de mon enfant, c’est un deuxième combat pour moi, parce que je sais bien que le seul but pour les Israéliens c’est de se débarrasser de moi. Ils veulent m’obliger à sortir du pays. Ça je ne veux pas, c’est une décision définitive pour moi. Moi je reste là. Ils me manquent beaucoup, mais malgré cela, le moral ça va. Et j’espère que pour le reste des prisonniers, ils vont sortir au plus vite. »

    Selon des organisations de défense des droits des prisonniers, 450 palestiniens sont incarcérés en Israël sous le régime de la détention administrative.

    #Salah_Hamouri

    • Israël libère l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, après plus d’un an de prison
      LE MONDE | 30.09.2018 à 16h59 • Mis à jour le 01.10.2018 à 09h37 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/30/apres-plus-d-un-an-de-detention-israel-libere-l-avocat-franco-palestinien-sa

      L’homme de 33 ans avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives.
      (...)
      Il a été libéré sous certaines conditions, notamment celle de limiter ses activités militantes pour la cause palestinienne. Celui qui a passé l’essentiel de sa détention administrative dans la prison de Ketziot dans le désert du Néguev raconte volontiers le quotidien de son expérience derrière les barreaux. Dans la section III, six tentes de vingt détenus, lits superposés. Chaque jour, réveil à 6 h 30, inspection. Puis on s’occupe comme on peut :

      « Avec mon expérience de la prison, je savais qu’il fallait rendre chaque journée utile, et ne pas fixer les murs ou compter les étoiles. On essayait d’améliorer notre niveau culturel, de courir un peu, de faire des pompes. J’ai donné des cours d’histoire de la Palestine, de français aussi. »

      Son surnom : « le Français ». « C’est mieux que son dernier passage en prison, où on l’appelait Sarkozy ! », rit sa mère, qui est française. Emprisonné pour la première fois en 2005, Salah Hamouri est une figure emblématique en France des réseaux propalestiniens. Il estime que Paris n’a pas tout fait pour accélérer sa libération, malgré la visite consulaire mensuelle. « Je sais que mon dossier était dérangeant et que les relations avec Israël sont spéciales », affirme-t-il

    • France Diplomatie
      Israël - Libération de Salah Hamouri (30 septembre 2018)
      https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/israel-territoires-palestiniens/relations-bilaterales/evenements/article/israel-liberation-de-salah-hamouri-30-09-18

      La France se réjouit de la libération hier de notre compatriote Salah Hamouri, en faveur duquel le Président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sont intervenus à plusieurs reprises auprès du Premier ministre israélien.

      Au cours des treize mois de la détention administrative de notre compatriote, les autorités consulaires françaises lui ont rendu régulièrement visite.

      Nous souhaitons à présent que l’épouse et le fils de Salah Hamouri puissent obtenir le droit de se rendre à Jérusalem pour le retrouver.


  • Israël, la fuite en avant | Christophe Koessler
    https://lecourrier.ch/2018/07/19/israel-la-fuite-en-avant

    L’apartheid est en train d’être institutionnalisé en Israël. Dans la nuit de mercredi à jeudi, par seulement 62 voix contre 55, son Parlement a voté la loi controversée sur l’Etat-Nation. Elle stipule qu’Israël est un Etat juif avant tout et que « la réalisation du droit à l’autodétermination en Israël est réservée au peuple juif ». Aussi, la seule langue nationale reconnue est désormais l’hébreu, précise le texte. Source : Le Courrier

    • La nouvelle Loi fondamentale, un tournant dans l’histoire israélienne

      De nombreux articles sont critiqués, tels que l’institution de Jérusalem comme capitale du pays ou l’attribution d’un « statut spécial » à la langue arabe.

      LE MONDE | 19.07.2018 à 18h53 • Mis à jour le 19.07.2018 à 19h29 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/07/19/israel-etat-nation-juif-les-dessous-d-une-loi-controversee_5333745_3218.html

      Le mot démocratie est absent de la Loi fondamentale. Mais c’est surtout l’inégalité entre citoyens qui est fustigée par ses critiques. Un seul député du Likoud, Benny Begin, a exprimé de vives réserves et s’est abstenu au moment du vote. « Un patriotisme qui n’est pas associé aux droits de l’homme dégénère en nationalisme », a-t-il averti. Le leader travailliste à la Knesset, Isaac Herzog, a pris la parole devant les députés pour s’émouvoir du déséquilibre que le texte introduisait entre citoyens juifs et non-juifs :

      « Nous sommes très attristés du fait que le principe d’égalité, qui a représenté un acquis inestimable dans la défense de la bonne réputation d’Israël, a disparu de cette loi. »


  • Yad Vashem : la déclaration commune sur la Shoah est "très problématique"
    The Times of Israël | Par Raphael Ahren | 5 juillet 2018
    https://fr.timesofisrael.com/yad-vashem-la-declaration-commune-sur-la-shoah-est-tres-problemati

    Le mémorial de la Shoah Yad Vashem a vivement critiqué jeudi l’accord entre les gouvernements d’Israël et de la Pologne concernant le bilan de ce dernier pendant la Shoah, affirmant qu’il entraverait la recherche libre sur le sujet.

    La déclaration commune de Varsovie et de Jérusalem « contient des formulations très problématiques qui contredisent les données historiques existantes et acceptées dans ce domaine », et contient des « supercheries » a déclaré l’institution dans un communiqué de presse.

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    Declaration Commune des Premiers Ministres de l’Etat d’Israel et de la Republique de Pologne
    https://www.fundacjapkobp.pl/formularze-1/dfr.pdf

    • La controverse reprend en Israël sur la loi mémorielle polonaise concernant la Shoah

      En échange de la réécriture du texte, Benyamin Nétanyahou a accepté de valider l’argumentaire orienté et contesté de la droite ultraconservatrice polonaise

      LE MONDE | 06.07.2018 à 00h44 • Mis à jour le 06.07.2018 à 09h14 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) et Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)
      https://www.lemonde.fr/international/article/2018/07/06/la-controverse-reprend-en-israel-sur-la-loi-memorielle-polonaise-concernant-

      La prise de conscience a réclamé quelques jours, mais elle a fini par faire du bruit. Le compromis annoncé le 27 juin entre les gouvernements israélien et polonais au sujet de la loi sur la Shoah, qui avait été adoptée par le Parlement à Varsovie le 26 janvier, ressemblait à un succès diplomatique de l’Etat hébreu.

      Après de longs échanges avec le gouvernement de Mateusz Morawiecki, ce dernier avait accepté de soutenir une révision du texte. La loi mémorielle controversée prévoyait jusqu’à trois ans de prison pour « l’attribution à la nation ou à l’Etat polonais, en dépit des faits, de crimes contre l’humanité » dans le contexte de la seconde guerre mondiale. C’est ce volet pénal qui a été abandonné.

      Priorité au présent

      Les autorités polonaises, au lieu de reconnaître leur recul, ont décidé de largement médiatiser la déclaration commune avec Israël, qui, à l’origine, n’existait qu’en anglais. A l’initiative exclusive de Varsovie, des pages entières ont été achetées dans de grands quotidiens européens, en quatre langues, et enfin en hébreu. « Les Polonais sont victimes d’un hubris énorme », peste un diplomate israélien.

      Mais le cœur de la polémique est ailleurs. En échange de la réécriture de la loi, Benyamin Nétanyahou a accepté de valider l’argumentaire orienté et contesté de la droite ultraconservatrice polonaise.

      Le premier ministre israélien a accordé la priorité au présent, aux intérêts immédiats d’Israël plutôt que de tendre la relation bilatérale. Et ces intérêts passent, selon lui, par le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie).

      M. Nétanyahou – qui doit accueillir le premier ministre hongrois, Viktor Orban, le 19 juillet à Jérusalem – considère ces pays, à divers titres, comme des chevaux de Troie au sein de l’Union européenne (UE). Celle-ci campe sur la dénonciation de la colonisation en Cisjordanie et le soutien à une « solution à deux Etats » avec les Palestiniens. Or, M. Nétanyahou joue sur ses bonnes relations avec les pays du groupe de Visegrad pour geler toute initiative de l’UE qui serait hostile à Israël. Il espère aussi que ces Etats membres suivront l’exemple américain, un jour, et transféreront leur ambassade à Jérusalem.

      Contre la déclaration commune, un rare consensus

      Mais la publication de la déclaration commune en Israël a ranimé un débat vif. Jeudi 5 juillet, Benyamin Nétanyahou s’est trouvé pris entre deux feux hostiles : celui de l’Institut international pour la mémoire de la Shoah, Yad Vashem, et celui de la droite messianique. Dans un rare consensus, ils ont dénoncé le « blanchiment de l’Histoire » orchestré par la droite polonaise, avec la complicité du chef du gouvernement israélien, sans toutefois le nommer.

      Sur Twitter, le ministre de l’éducation, Naftali Bennett, chef de file du Foyer juif, parti ultranationaliste et sioniste religieux, a qualifié la déclaration commune de « honte saturée de mensonges, qui trahit la mémoire des victimes de l’Holocauste ».

      Le mot « trahison » a également été employé par l’un des historiens les plus reconnus de la période, Yehuda Bauer. « Je ne sais pas ce qui s’est produit ici, écrit-il dans le quotidien Haaretz. De l’ignorance, de la stupidité ou la victoire clairement amorale d’intérêts passagers qui resteront pour nous une honte éternelle. » Dans un long et sévère communiqué, Yad Vashem a démonté les petits arrangements avec l’Histoire au cœur de cet accord, qui contient « des erreurs graves et des tromperies ».

      L’argumentaire est révélateur du conflit mémoriel entre une écrasante majorité de la communauté des historiens et la narration, aux accents nationalistes, promue par une large frange de la droite polonaise. Elle concerne le rôle des populations civiles pendant l’occupation allemande du pays, leur participation à des pogroms, ou les positions du gouvernement polonais en exil.

      Le jour de la signature de la déclaration commune, le premier ministre polonais, M. Morawiecki, avait ainsi dénoncé la « pédagogie de la honte » promue par ses prédécesseurs libéraux et par certains historiens polonais. « Nous voulons que le point de vue polonais soit perçu par un prisme positif. Et je crois profondément que ce sera le cas grâce à cette déclaration, par laquelle nous défendons l’honneur de nos ancêtres, (…) ainsi que l’héroïsme des Polonais dans le sauvetage de leurs concitoyens juifs », avait-il déclaré.
      « Manœuvre cynique »

      Cette réécriture fausse des responsabilités est inacceptable pour les spécialistes de Yad Vashem. « La tentative d’amplification de l’aide qui avait été accordée aux juifs, sa description comme un phénomène répandu et le fait de minimiser le rôle des Polonais dans les persécutions des juifs constituent une insulte à la vérité historique, mais aussi à la mémoire de l’héroïsme des Justes parmi les nations », est-il écrit.

      En tout, 6620 Polonais sont considérés comme des Justes par Yad Vashem, qui rappelle cependant que l’aide offerte par des Polonais aux juifs était « relativement rare ». Yad Vashem met en cause la dissolution de l’identité des coupables nationaux, qui ont aidé les nazis dans leur entreprise de destruction. « Ils étaient polonais et catholiques, et ils ont collaboré avec l’occupant allemand, qu’ils détestaient, pour persécuter les citoyens juifs de Pologne. »

      Yad Vashem rappelle une nouvelle fois le non-sens que représente l’expression « camp de la mort polonais », dont l’usage a motivé la démarche législative initiée par le parti Droit et justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski. Mais il estime que qualifier son emploi d’« antipolonisme » est « fondamentalement anachronique » et ne devrait jamais être placé sur le même plan que l’antisémitisme.

      Pour l’historien Jan Grabowski, un des plus éminents spécialistes polonais de l’histoire de la Shoah, cité par le quotidien Gazeta Wyborcza, « la déclaration de Yad Vashem met en lumière la manœuvre cynique des politiques polonais et israéliens, dont l’objectif était de donner au pouvoir nationaliste polonais un “certificat de respectabilité” et l’ouverture des salons diplomatiques, dont ils ont été exclus après l’adoption de la scandaleuse loi mémorielle. »


  • La droite israélienne tente d’interdire les témoignages vidéos de l’occupation
    LE MONDE | 21.06.2018 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/06/21/la-droite-israelienne-tente-d-interdire-les-temoignages-videos-de-l-occupati

    Le texte est encore loin d’avoir force de loi. Mais ses intentions témoignent d’une ambiance délétère dans les rapports entre la droite israélienne et les organisations non gouvernementales, critiques de l’occupation en Cisjordanie. Le 17 juin, le comité ministériel pour la législation a validé un projet de loi souhaitant rendre illégale la diffusion d’images ou d’enregistrements audio qui mettraient en cause l’action de soldats en mission, en portant atteinte à leur « moral ». Une telle diffusion serait passible de cinq ans de prison, voire dix si la sécurité nationale était atteinte, prévoit le texte, adopté en lecture préliminaire à la Knesset le 20 juin. Sa validation définitive par les députés reste problématique, mais le passage de ce premier obstacle constitue en soi un message alarmant pour la société civile.(...)

    http://www.aurdip.fr/la-droite-israelienne-tente-d.html

    • Nous n’arrêterons pas de filmer, nous n’arrêterons pas d’écrire
      Par Gideon Levy, 17 juin 2018
      http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/06/20/nous-narreterons-pas-de-filmer-nous-narreterons-pas-decrire

      La Knesset pourrait agir non seulement contre la presse, mais aussi contre les groupes pour les droits humains et contre les Palestiniens, les derniers témoins dans les poursuites contre l’occupation.

      Nous violerons cette loi fièrement. Nous avons l’obligation de violer cette loi, comme toute loi sur laquelle flotte un drapeau noir. Nous n’arrêterons pas de documenter. Nous n’arrêterons pas de photographier. Nous n’arrêterons pas d’écrire – de toutes nos forces.

      Les organisations des droits humains feront la même chose et, comme elles, nous l’espérons, les témoins palestiniens, qui seront bien sûr punis plus que tout autre. Selon le projet de loi entériné dimanche par le Comité ministériel pour la législation [mais avec quelques demandes de changements dans la formulation], les individus documentant les actions des soldats des Forces de défense israéliennes en Cisjordanie peuvent être envoyés jusqu’à cinq ans en prison, dans certaines circonstances.

      Une jolie initiative, M. le député à la Knesset Robert Ilatov, démocrate du célèbre parti de la liberté Yisrael Beiteinu. Votre projet de loi prouve justement à quel point les Forces de défense israéliennes ont quelque chose à cacher, ce dont elles doivent être gênées, ce qu’il y a à couvrir, au point que la caméra et le stylo mêmes sont devenues leurs ennemies. Ilatov contre le terrorisme des caméras et Israël contre la vérité. (...)


  • Un ancien soldat israélien face aux manifestations à Gaza : « On place notre génération dans une situation insoluble », Piotr Smolar, Le Monde
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/14/un-ancien-soldat-israelien-face-aux-manifestations-a-gaza-on-place-notre-gen

    Ils ont fait une partie de leur service militaire le long de la bande de Gaza. Des années plus tard, deux jeunes Israéliens, conscients du défi auquel est confrontée l’armée face aux manifestants palestiniens, confient leur expérience au « Monde ».

    Ils ont presque le même âge et des convictions en commun. Ils ont tous deux effectué leur service militaire il y a quelques années, dont une partie a eu lieu le long de la frontière de la bande de Gaza. C’est là, mardi 15 mai, qu’aura lieu le final redouté de la « marche du grand retour », ce mouvement palestinien lancé le 30 mars, au cours duquel près de 45 personnes ont été tuées et 2 000 blessées par balles par l’armée israélienne. Les deux anciens soldats dont Le Monde a recueilli le témoignage narrent ce que fut leur quotidien, la banalité de leur mission.

    Shaï Iluk, 27 ans, est étudiant en troisième année de droit à l’Université de Tel-Aviv. Il se destine à devenir avocat, par passion de la justice. « Je cherche les façons les plus efficaces de lutter contre les discriminations et mettre fin à l’occupation », dit-il. Les parents de Shaï, originaires du Maroc, sont arrivés dans les années 1970.

    Lui est né à Jérusalem. « On n’a jamais parlé de politique à la maison. Mes parents ne se préoccupaient que de leur survie, c’était une réalité très minimaliste. Tout a changé quand j’ai rejoint les scouts israéliens. » Dans ce mouvement de jeunesse, Shaï découvre le patriotisme. Ses deux grandes sœurs travaillent dans le secteur de la mode et des relations publiques. Son grand frère a émigré aux Etats-Unis.

    Passionné par l’engagement civique, Shaï Iluk est une sorte d’anomalie dans sa famille. Après le lycée, il fait un an de service national volontaire auprès de jeunes en difficulté, tout en suivant une préparation sportive à l’armée. Il la rejoint le 24 novembre 2010. La carte militaire dans son portefeuille en témoigne : il a été dans une unité de combat, au sein de la brigade d’infanterie Nahal. Pendant seize mois, il suit une formation poussée en contre-terrorisme, en guerre urbaine. Puis il est déployé, pendant trois mois, le long de la frontière de Gaza.

    « On était basé près de Nahal Oz [le kibboutz le plus proche de la frontière Est de Gaza]. Notre relation avec la frontière n’avait rien à voir avec nos opinions, l’idéologie ou la politique. Dans la nuit, l’arme à la main, votre objectif est de rentrer à la base en un seul morceau. En gros, je savais qu’il y avait une frontière me séparant de gens hostiles, et j’avais des familles à défendre. On ne rencontrait jamais les gens en face, ils étaient à distance, séparés par une zone stérile le long de la clôture. C’était donc très différent de la Cisjordanie, où l’on voit les Palestiniens chaque jour, on est au milieu de leur routine.

    Mon équipe était composée de 22 personnes, dont plusieurs snipers. On recevait des coordonnées, on devait s’y rendre et rapporter ce qu’on avait vu. On se planquait, camouflés, parfois pendant trois jours, à surveiller cet endroit. On regardait si quelqu’un approchait pour déplacer quelque chose. Un des scénarios pour lesquels on s’est beaucoup entraîné prévoyait que des combattants du Hamas essayeraient de poser des engins explosifs artisanaux dans la zone tampon, pour qu’ils explosent si on entrait. J’étais un tireur de précision [sharpshooter]. Je voyais bien à 300 mètres. La nuit, j’avais une lunette de vision sur mon arme.

    Je ne sais pas si j’ai des critiques au sujet de nos règles d’engagement. Plutôt sur la latitude laissée sur le terrain pour les interpréter. En mai 2011, on a eu une opération spéciale pour la journée de la Nakba [commémoration de l’exode de près de 800 000 Palestiniens lors de la fondation d’Israël en 1948]. On nous a dit : “Des milliers de personnes vont venir vers la clôture, on doit les empêcher d’entrer en Israël”. C’était ça, le cadre général. Toutes les équipes étaient sur le terrain, les snipers disposés sur les points plus élevés, nous en bas, attendant de voir si les choses dérapaient.

    La mission consistait à identifier les principaux instigateurs. Après l’approbation de notre commandant, lui-même recevant une approbation au-dessus de lui, on pouvait agir. Pour chaque balle tirée, le travail du spotter [observateur] est de documenter où elle est partie. Lors du débriefing, on pose des questions. Si un manifestant est tué, pourquoi est-ce arrivé, alors qu’on doit viser les jambes.

    Ce jour-là, il y eut un mort, et je ne sais plus combien de blessés, j’ai dû consulter par la suite les sites d’information pour le savoir. Je n’ai atteint personne, je n’ai pas ouvert le feu, c’était le rôle des snipers, après l’utilisation du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. Dans leur position, on ne pense pas aux conséquences. On se sent attaqué quand on voit un grand nombre de gens secouant la clôture. Le problème est que, face à tellement de monde, on ne peut viser que le premier rang. Or les principaux instigateurs sont au milieu de la foule. L’ordre est de les viser, mais comment ?

    C’est une situation très complexe. On nous demande de défendre notre pays, sous peine d’être considéré comme un traître. Mais on place notre génération dans une situation insoluble. La veille de cette journée, de façon informelle, sous la douche, j’ai demandé au commandant adjoint de l’unité : “Toi, comme être humain, t’as l’impression que ça sent bon de tirer sur des manifestants ?” Il n’a pas répondu.

    Rencontre avec des villageois palestiniens

    On ne nous a jamais dit clairement : tirez sur toute personne franchissant la frontière. Mais mon sentiment était qu’un franchissement n’était même pas envisageable. Derrière vous, il y a toute l’armée, le gouvernement. Mon pote qui a tué le manifestant ce jour-là, personne n’est venu discuter avec lui, autant que je sache. Personne n’a été interrogé, n’est allé en prison.

    Par contre, un jour, j’ai perdu le coffret protégeant ma lunette de vision nocturne. Je suis passé devant le tribunal et j’ai reçu une amende de 1 200 shekels [285 euros]. Là, les mesures disciplinaires s’appliquaient. Sur le reste, on estime que les erreurs arrivent, dans la noble mission de protection d’Israël. »

    Après Gaza, Shaï Iluk a suivi une formation pour devenir infirmier et a été envoyé en Cisjordanie, dans les collines au sud d’Hébron. Le jeune homme est alors plein de doutes, il observe les mécanismes de l’occupation, au quotidien. Une des missions de son unité consiste à empêcher les travailleurs palestiniens d’entrer clandestinement en Israël, là où le mur de séparation n’est pas achevé.

    Certains soldats se contentent de renvoyer les Palestiniens chez eux ; d’autres non. « Un jour, les gars ont pris la voiture d’un Palestinien et l’ont précipité contre un mur, puis ils ont confisqué les pneus et la batterie, pour qu’il ne recommence pas. » Ils ont immortalisé la scène avec un portable et ont partagé la photo. Shaï se souvient, à la fin de son service, de la vision hallucinante d’un camion entier, à la base, plein de batteries et de pneus saisis.

    Après un « long processus de réflexion », et une rencontre en civil avec des villageois palestiniens, il réalise qu’il vit « dans une bulle ». Shaï Iluk annonce à son commandant qu’il refusera, dorénavant, de servir dans les territoires occupés. Une démarche exceptionnelle, au milieu de son service, qu’il a achevé comme infirmier dans une clinique. Le jeune homme est aujourd’hui un militant actif au sein de l’organisation Combattants pour la paix, qui regroupe à la fois des Israéliens et des Palestiniens.

    Hostile à l’occupation

    Le second témoin veut garder l’anonymat. Appelons-le Mordechaï. Il a 26 ans, il vit à Jérusalem, où il étudie le droit à l’Université hébraïque. Ce jeune homme est né dans un kibboutz, le long de la frontière de Gaza, avant d’emménager avec sa mère à Tel-Aviv. Mordechaï a beaucoup hésité avant de faire l’armée. Sa sœur y avait échappé, son grand frère avait servi.

    Lui se sentait déjà politiquement conscient, hostile à l’occupation, et cherchait « la meilleure façon de résister ». Poussé par ses copains au sein d’un mouvement de jeunes, il décide pourtant de servir sous les drapeaux. Nous sommes alors en 2011. Le jeune homme subit la période de formation les dents serrées, en raison des règles de vie très strictes. Puis il est déployé le long de la frontière de Gaza, où il passe trois mois.

    « On avait une vision très claire du bien et du mal, des bons et des méchants. Par groupe de trois véhicules, on faisait des inspections de routine le long de la frontière. Par exemple, quand la clôture électrique indiquait qu’on l’avait touchée, ou qu’un habitant nous alertait. Les Palestiniens ne pouvaient s’approcher à moins de 100 mètres de la clôture. Sinon, c’était pour attaquer, pour dissimuler des engins explosifs. On savait ce qu’on devait faire alors.

    Si quelqu’un approchait à moins de 100 mètres, on devait tirer en l’air ou dans une cible neutre, comme une pierre ou un mur. On tirait souvent ainsi, lors d’une mission sur deux. On a trouvé trois fois des engins explosifs artisanaux dissimulés. Si quelqu’un venait encore plus près et paraissait vouloir franchir la clôture, on pouvait le viser aux jambes. S’il réussissait à traverser, alors on revenait à une procédure d’arrestation classique : on ne pouvait le viser que s’il avait une arme et manifestait l’intention de s’en servir. S’il a un couteau et se trouve à distance, on ne tire pas. S’il a un pistolet et qu’il se rapproche, oui.

    On a vu des gens traverser la clôture, juste pour s’enfuir de Gaza, pas pour agresser quelqu’un. En trois mois, c’est arrivé une fois dans ma base : trois types de 15-16 ans, qui ne cherchaient pas d’ennuis. Au briefing qu’on recevait, on nous disait clairement que des gens essayaient de traverser pour aller en prison. Certains le font même aujourd’hui armés de couteaux, pour être sûrs d’aller au trou. Ils ne veulent pas que l’armée les renvoie chez eux à Gaza.

    Je ne sais pas quelles instructions précises ont reçu les soldats déployés en ce moment le long de Gaza. Mais je pense que les gens à Gaza comprennent l’incapacité de l’armée à gérer des civils en grand nombre. Il n’y a aucune bonne réponse pour empêcher la foule de franchir la frontière. Notre armée est dans la situation d’un homme qui saute du 10e étage et se demande, à hauteur du 5e, ce qu’il faut faire. Il n’y a pas de bonne façon d’agir : on ne peut pas les laisser passer, et on ne doit pas tirer sur eux. L’armée dans son ensemble, et les soldats comme individus, sont coincés. Le nombre de Palestiniens blessés par balles [près de 2 000] témoigne de la panique de notre système. »

    Après cette période de déploiement près de Gaza, Mordechaï a basculé dans la réalité quotidienne de l’occupation, dans le nord de la Cisjordanie, près de Naplouse. Pendant six mois, il procède à d’innombrables arrestations de jeunes, accusés de lancer des pierres. Lui et ses soldats essaient de minimiser la force employée. « La grande leçon, pour moi, est qu’il n’y a aucune façon de bien mener l’occupation. Sans l’armée, les colons sont en danger. Mais tant qu’il y a des colonies et que l’armée est là, on rend la vie des Palestiniens misérable. »


  • Sylvan Adams, le milliardaire patriote qui a fait venir le Giro en Israël
    http://www.lemonde.fr/cyclisme/article/2018/05/03/sylvan-adams-le-milliardaire-patriote-qui-a-fait-venir-le-giro-en-israel_529

    L’homme d’affaires d’origine canadienne investit des millions pour développer le cyclisme dans l’Etat hébreu, dont il vante le visage « tolérant », mais se défend de faire de la politique.

    LE MONDE | 03.05.2018 à 07h00 | Par Clément Guillou et Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)


  • A l’hôpital central de Gaza, les blessés racontent leur marche achevée dans le sang
    LE MONDE | 31.03.2018 à 19h22 | Par Piotr Smolar (envoyé spécial à Gaza)
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/03/31/a-l-hopital-central-de-gaza-les-blesses-racontent-leur-marche-achevee-dans-l

    « Ils n’ont rien vu du monde, ce sont des morts vivants »

    Dans son bureau à l’hôpital, le chef des urgences, le docteur Ayman Al-Sahbani, n’a même plus la force de répondre à son portable. Il déplie une petite feuille. C’est le bilan. « On a reçu ici 285 blessés, dont 70 mineurs, 11 femmes. On a constaté cinq morts par balles dans la tête et le cœur. La plupart des blessés ont été atteints par balle dans les jambes. » Le service s’était préparé. Les médecins de garde samedi avaient été rappelés dès la matinée du vendredi. Mais les moyens étaient faibles pour affronter la vague. « Il n’y avait plus de brancards libres, on a renvoyé des personnes opérées vers d’autres cliniques. On manque d’antibiotiques, de produits pour les blocs opératoires », dit le docteur Ayman Al-Shabani. Il marque un temps.

    « Comme simple être humain, je ne...

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    Piotr Smolar
    @piosmo
    https://twitter.com/piosmo/status/980151994382987264

    Le chef des urgences à l’hôpital Al-Shifa : « Les jeunes de #Gaza n’ont rien à perdre, ils n’ont pas un shekel en poche pour nourrir les familles, ils n’ont rien vu du monde, ce sont des morts vivants. »


  • Dans la bande de Gaza, la marche du désespoir des Palestiniens
    LE MONDE | 31.03.2018 à 06h44 • Mis à jour le 31.03.2018 à 10h46 | Par Piotr Smolar (bande de Gaza, envoyé spécial)
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/03/31/a-la-frontiere-de-la-bande-de-gaza-une-grande-marche-du-retour-pacifique-mai

    (...) « On est debout, on existe »

    Cette journée marque un succès amer pour les partisans d’une résistance populaire pacifique, qui ont constaté depuis longtemps l’échec de la lutte armée. D’autant que la supériorité technologique de l’armée israélienne ne cesse de s’accroître. La manifestation de vendredi place cette armée sur la défensive, obligée de justifier des tirs à balles réelles sur des manifestants ne présentant aucun danger immédiat pour les soldats.

    Toutes les factions, Hamas en tête, avaient appelé les Gazaouis à participer. Elles ont fourni un appui logistique, affrété des bus. Des appels ont été diffusés dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les mosquées. Mais contrairement aux propos calibrés des autorités israéliennes, personne n’a forcé les Gazaouis à sortir pour réclamer le droit au retour des Palestiniens sur les terres qu’ils ont perdues en 1948, au moment de la création d’Israël.

    Gaza compte 1,3 million de réfugiés sur une population de près de 2 millions. « Je n’appartiens pas à une faction, mais à mon peuple, résume Rawhi Al-Haj Ali, 48 ans, vendeur de matériaux de construction. C’est mon sang et mon cœur qui m’ont poussé à venir. »

    Non loin de lui, dans la zone de rassemblement de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, Ghalib Koulab ne dit pas autre chose, sous le regard de son fils. « On veut envoyer un message à l’occupant, résume cet homme de 50 ans. On est debout, on existe. » L’ancien village de ses parents est situé quelques kilomètres derrière la clôture. (...)

    Les soldats israéliens près de la frontière avec la bande de Gaza lors de la « grande marche du retour » palestinienne, le 30 mars. AMIR COHEN / REUTERS


  • L’aspect le plus choquant de l’article du NY Times qui revient sur l’affaire Saad Hariri, que je vois assez allègrement présenté comme un scoop sur Twitter, c’est qu’il s’agit essentiellement d’une reprise des infos qu’Al Akhbar avait sorties au moment même des événements :
    https://www.nytimes.com/2017/12/24/world/middleeast/saudi-arabia-saad-hariri-mohammed-bin-salman-lebanon.html

    But instead he was stripped of his cellphones, separated from all but one of his usual cluster of bodyguards, and shoved and insulted by Saudi security officers. Then came the ultimate indignity: He was handed a prewritten resignation speech and forced to read it on Saudi television.

    Dans le Akhbar :
    http://al-akhbar.com/node/286011

    وبحسب المصادر، فان الجهات الامنية السعودية صادرت الهواتف الموجودة في حوزة الحريري وفريقه الامني. وتم تخيير أعضاء الفريق الامني إن كانوا يريدون المغادرة الى بيروت، وانه في هذه الحالة لن يكون بمقدور من يغادر المجمع ان يعود اليه مجدداً. وبناء على طلب الحريري، انتقل اربعة من مرافقيه بقيادة الضابط محمد دياب الى منزله للبقاء مع زوجته وأولاده، فيما بقي مع الحريري، في الفيلا نفسها، رئيس حرسه عبد العرب وأحد مساعديه الشخصيين. وأُبلغ الجميع بقواعد الاقامة لناحية عدم التحرك داخل الفندق وعدم التواصل مع الامنيين والموظفين، وتم ربطهم بضابط أمن سعودي في مكتب قريب، حيث يمكنهم التوجه مرات عدة في اليوم لتفقد هواتفهم، على ان ينحصر استعمالها في الرد على الرسائل التي تردهم عبر تطبيقات كـ«واتساب» وخلافه، وسمح لهم باجراء اتصالات هاتفية على ألا تشمل اي نقاش حول مكان اقامتهم وظروفها، تحت طائلة الحرمان من التواصل مرة جديدة.

    Que j’avais cité ici (7 novembre dernier) :
    https://seenthis.net/messages/642902

    Selon Ibrahim al-Amine du Akhbar, la « réception » de Saad Hariri à Riyad n’a pas ressemblé à l’accueil d’un Premiere ministre libanais, mais bien plutôt à l’arrestation d’un ressortitant séoudien. Retenu, téléphone confisqué, séparé de sa famille, interrogé comme « témoin » sur des histoires de corruption…

    Et bien entendu, le NY Times ne cite à aucun moment le Akbar, ce qui me semble assez emblématique de la façon de travailler des grands médias concernant la région.


  • Statut de Jérusalem, en direct : « Le fatalisme a saisi depuis longtemps les Palestiniens »
    http://www.lemonde.fr/donald-trump/live/2017/12/06/suivez-en-direct-le-discours-de-donald-trump-sur-le-statut-de-jerusalem_5225

    Quel serait le risque de voir une nouvelle vague de violence de type « intifada » suite à cette décision américaine ?

    –Nico16
     
    Voici la réponse de Piotr Smolar, notre correspondant à Jérusalem :
     
    Personne n’a de certitude sur la volonté de mobilisation des Palestiniens contre la décision américaine. On en saura sans doute davantage vendredi, après la grande prière hebdomadaire. La colère et la déception sont partagées par tous, mais il est clair qu’il n’y aura pas de retrait de cette décision. Une sorte de #fatalisme a saisi depuis longtemps les Palestiniens, qui se sentent abandonnés et doutaient bien avant ce jour de l’impartialité des Etats-Unis comme médiateur dans les négociations de paix.
     
    Quant à d’éventuelles violences, on n’est jamais à l’abri d’actions individuelles isolées. Mais aucune faction n’y a appelé aujourd’hui. Au contraire, elles prétendent afficher un front uni et s’engager avec plus de zèle sur la voie de la réconciliation nationale, entre Fatah et Hamas, pour que la bande de Gaza passe véritablement sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. Sur ce point, des intentions aux actes, il reste encore une longue distance.

    #pour_mémoire


  • Des pays d’Europe se retournent contre Israël après des destructions en Cisjordanie
    LE MONDE | 17.10.2017 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    http://www.lemonde.fr/international/article/2017/10/17/des-pays-d-europe-s-appretent-a-demander-compensation-a-israel-apres-des-des

    Chaque mot a été âprement négocié. Le résultat final n’en reste pas moins important et risque de susciter la fureur du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, qui ne dissimule pas son mépris pour l’Union européenne.

    Pour la première fois, des membres de l’UE ont décidé de formaliser leur frustration par écrit, après la destruction d’équipements scolaires et la confiscation de panneaux solaires qu’ils avaient financés, en Cisjordanie. Il ne s’agit pas d’une simple protestation, mais d’une demande de compensation pour le préjudice subi, soit 31 252 euros. « Nous espérons toujours que nos demandes de restitution pourront être satisfaites sans préconditions dès que possible, sinon Israël devra fournir une compensation sans tarder », écrivent les signataires d’une lettre qui doit être remise les jours prochains au ministère israélien des affaires étrangères, et dont Le Monde a eu connaissance.

    Ces pays – Belgique, France, Italie, Espagne, Suède, Luxembourg et Irlande – sont, avec le Danemark, les bailleurs d’un consortium humanitaire européen, qui intervient en urgence, par le biais d’un groupe d’ONG, auprès des communautés menacées de déplacement forcé par Israël, en zone C (60 % de la Cisjordanie) et à Jérusalem-Est. Au premier rang de ces communautés figurent les Bédouins.

    • #paywall alors :

      Chaque mot a été âprement négocié. Le résultat final n’en reste pas moins important et risque de susciter la fureur du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, qui ne dissimule pas son mépris pour l’Union européenne.

      Pour la première fois, des membres de l’UE ont décidé de formaliser leur frustration par écrit, après la destruction d’équipements scolaires et la confiscation de panneaux solaires qu’ils avaient financés, en Cisjordanie. Il ne s’agit pas d’une simple protestation, mais d’une demande de compensation pour le préjudice subi, soit 31 252 euros. « Nous espérons toujours que nos demandes de restitution pourront être satisfaites sans préconditions dès que possible, sinon Israël devra fournir une compensation sans tarder », écrivent les signataires d’une lettre qui doit être remise les jours prochains au ministère israélien des affaires étrangères, et dont Le Monde a eu connaissance.

      Ces pays – Belgique, France, Italie, Espagne, Suède, Luxembourg et Irlande – sont, avec le Danemark, les bailleurs d’un consortium humanitaire européen, qui intervient en urgence, par le biais d’un groupe d’ONG, auprès des communautés menacées de déplacement forcé par Israël, en zone C (60 % de la Cisjordanie) et à Jérusalem-Est. Au premier rang de ces communautés figurent les Bédouins.

      « Obstruction »

      « La pratique de mesures coercitives comme les démolitions et les confiscations de biens humanitaires, dont des infrastructures scolaires, et l’obstruction à l’acheminement d’assistance humanitaire sont contraires aux engagements [d’Israël] du point de vue du droit international […] et causent des souffrances aux Palestiniens ordinaires », notent les signataires. Lundi 16 octobre, le Danemark était le seul membre du consortium à ne pas avoir encore donné son aval à la démarche. L’Union européenne attendait elle-même l’unanimité pour suivre.

      Dans la lettre, les membres du consortium font référence à deux événements ; survenus au cours de l’été. Le 9 août, l’administration civile israélienne, qui contrôle la zone C, a démantelé et confisqué dix panneaux solaires qui alimentaient la garderie et l’école à Abou Nouwar, près de Jérusalem. Au total, 90 enfants en ont été affectés.. Puis, le 22 août, six salles de classe en préfabriqué, installées dans la communauté de Jubbet Al-Dhib, près de Bethléem, ont été démontées et saisies, à la veille de la rentrée scolaire, pour 64 enfants.

      Fin juin, dans ce même village non connecté au réseau électrique, Israël avait confisqué 96 panneaux solaires installés par les Pays-Bas pour un montant de près de 500 000 euros. Ils ont été restitués début septembre, après de vives protestations politiques.

      La raison officielle est toujours la même : ces constructions ne disposent pas d’une autorisation préalable de la part d’Israël. Un -sésame quasiment impossible à obtenir en zone C pour les Palestiniens - 1 % de leurs demandes ont été satisfaites entre 2014 et mi-2016. Selon l’ONG Norwegian Refugee Council, 55 autres écoles en Cisjordanie sont menacées par un ordre de destruction.

      La demande de compensation européenne n’est pas élevée, surtout par rapport aux sommes engagées par les Etats membres et l’UE au profit des Palestiniens.. Depuis 2000, le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile a consacré à lui seul plus de 700 millions d’euros à des actions dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

      Mais cette initiative du consortium crée un précédent et place Israël devant ses responsabilités, l’Etat hébreu se réfugiant derrière des considérations juridiques et administratives qui diluent son statut de force occupante. Depuis 2009, le montant total des équipements financés par l’UE ou des Etats membres qu’Israël a démantelés et saisis s’élève à 1,2 million d’euros, dont 557 000 euros pour la seule année 2016. Le contentieux pourrait donc s’élargir, en cas d’escalade diplomatique.

      Depuis le début de l’année, 344 structures palestiniennes ont été démolies, dont un tiers à Jérusalem-Est, provoquant le déplacement de 500 personnes. Celles financées par l’UE ou les Etats membres représentent près de 22 % du total. En 2016, année d’un pic exceptionnel, 1 094 structures palestiniennes avaient été démolies ou saisies, entraînant le déplacement de plus de 1 600 personnes, dont la moitié sont des enfants.

      La Belgique, qui a financé pour 19 000 euros d’installations sur les 31 252 euros en cause, a joué un rôle moteur dans la mobilisation du consortium, en demandant l’application stricte des textes qui ont présidé à sa création. La France a décidé de se joindre à l’initiative après avoir au préalable effectué, à la demande de l’Elysée, une revue stratégique sur la zone C. Il s’agissait de rappeler noir sur blanc les positions de Paris sur le développement des colonies, les démolitions de constructions palestiniennes, etc. A la demande de l’Italie et de l’Espagne, attentives aux implications de la lettre, certaines formulations ont été édulcorées.

      " Cette initiative reste très douce, il n’est pas question d’actions en justice ou de sanctions, note une source très impliquée. Mais ça bloque chez certains membres de l’UE parce qu’ils refusent d’entrer dans un rapport de force avec Israël. Le consortium est l’un des rares instruments humanitaires efficaces en zone C. Le problème vient de la difficulté à mettre en pratique le cadre politique défini par l’UE, à un moment ou les Etats-Unis ont abandonné certaines lignes rouges, comme l’extension des constructions israéliennes en dehors des principaux blocs de colonies. "

      En somme, l’UE reste la seule puissance qui continue timidement de rappeler à Israël le périmètre du droit international, mais sans envisager de sanctions.

      #Palestine #Europe


  • En Israël, les ventes d’armes au régime birman sont considérées comme un secret d’Etat
    LE MONDE | 29.09.2017 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/09/29/en-israel-les-ventes-d-armes-au-regime-birman-sont-considerees-comme-un-secr

    Un secret à verrous multiples. Voilà comment pourrait se résumer l’union sacrée entre la justice et le gouvernement israélien, pour tirer un rideau d’acier sur les ventes d’armes de l’Etat hébreu à la Birmanie. Mercredi 27 septembre, la Haute Cour de justice a rendu une décision concernant ces exportations, contestées par une plainte de l’avocat Eitay Mack et d’un collectif citoyen. Mais la décision a été couverte par un « gag order », soit une interdiction de révélation, faisant de ces ventes d’armes un secret d’Etat assumé. Le gouvernement, pour sa part, a même souhaité que l’ensemble de la procédure judiciaire soit scellé et censuré, y compris les propos tenus lors de l’audience publique, le 25 septembre. Une décision hors norme.


  • Syrie : Israël mène des raids aériens sur une infrastructure militaire - Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 07/09/2017
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/syrie-israel-mene-des-raids-aeriens-sur-une-infrastructure-militaire_194121

    Cette opération a été menée ce jeudi matin, dans une région où le régime est accusé de développer des armes chimiques. Deux personnes ont été tuées.

    L’armée israélienne a mené ce jeudi des raids aériens dans l’ouest de la Syrie, région où le régime est accusé de développer du gaz sarin.

    « Des avions de guerre israéliens ont tiré à 02h42 des missiles depuis l’espace aérien libanais, ciblant une de nos positions militaires à proximité de Mesyaf, et ont provoqué des dégâts matériels et la mort de deux membres du site », a affirmé l’armée syrienne dans un communiqué.

    Mesyaf est une localité située à environ 60 km à l’est de la ville côtière de Tartous, où l’allié russe du régime de Bachar al-Assad compte une base navale. L’armée syrienne dispose pour sa part d’un site militaire au nord de Mesyaf qui comprend un camp d’entraînement et une branche du Centre de recherches et d’études scientifiques de Syrie (SSRC).

    • L’aviation israélienne frappe un site stratégique syrien

      Des installations du Centre d’études et de recherches scientifiques sont identifiées de longue date comme lieu de production d’armes chimiques.

      LE MONDE | 07.09.2017 à 11h25 • Mis à jour le 07.09.2017 à 11h52 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) et Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/09/07/l-aviation-israelienne-frappe-un-site-strategique-syrien_5182258_3218.html

      L’aviation israélienne a frappé, dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 septembre, un site militaire syrien stratégique, près de la ville de Masyaf, dans la province de Hama (ouest). Cette information, relayée jeudi matin par les journaux israéliens, a été confirmée par Damas. Le site est l’une des installations du Centre d’études et de recherches scientifiques (CERS), identifié de longue date comme responsable de la production d’armes chimiques, mais aussi de missiles sophistiqués et de roquettes. On ignore la nature des installations visées. Selon l’armée syrienne, deux soldats auraient été tués.

      « Si ces frappes étaient confirmées, elles représenteraient un changement, explique au Monde Yaakov Amidror, ancien chef du Conseil de sécurité national. Cette fois, la cible ne serait plus des convois du Hezbollah libanais, mais un site appartenant au régime syrien, attaqué sûrement car il fabrique des armements pour le Hezbollah. Israël n’agit pas en Syrie en fonction de qui contrôle le pays. Mais on ne permettra pas au Hezbollah d’améliorer ses capacités d’action contre nous. » De son côté, l’ancien chef du renseignement militaire Amos Yadlin s’est réjoui sur Twitter : « Si c’est une attaque israélienne, elle marque enfin une prise de position morale au sujet du massacre en Syrie. »

      Dans un entretien publié le 25 août dans le quotidien Haaretz, le chef sortant des forces aériennes, le major général Amir Eshel, confirmait ouvertement l’implication militaire israélienne croissante en Syrie, visant le Hezbollah et ses convois : « Depuis 2012, je parle de nombreuses, de dizaines d’opérations. Disons qu’on approche un nombre à trois chiffres, dans le nord et dans d’autres secteurs. »


  • La gênante campagne de Meyer Habib | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/147033/campagne-de-meyer-habib

    Le député LR/UDI sortant de la 8e circonscription des Français de l’étranger Meyer Habib concentre sa campagne en Israël où se trouvent 74.000 votants. Et n’hésite pas à mobiliser Benyamin Netanyahou et les rabbins, dont le Grand rabbin d’Israël, pour être réélu.

    #sans_vergogne

    • La campagne peu reluisante du candidat Habib
      Arie Avidor, | 9 juin 2017
      http://frblogs.timesofisrael.com/la-campagne-peu-reluisante-du-candidat-habib

      (...) Par respect pour mes lecteurs et pour moi-même, je ne nommerai pas les sites malodorants bien connus qui se sont mis au service de sa « communication », des sites qui sont tous proches de la LDJ (Ligue de défense juive), une organisation raciste et violente mise hors la loi en Israël comme aux États-Unis. Des sites spécialisés aussi dans la désinformation, l’intox et les « fake news », par exemple en répandant le bruit que Florence Drory allait être invalidée.

      Dans l’étrange déclaration d’après le premier tour où il dépeint sa défaite sous les traits d’un triomphe « colossal », le député sortant annonce également la couleur : sa campagne du second tour sera agressive, violente et sans entraves. Les outils de Meyer Habib et de ses séides, c’est l’invective et la calomnie. Invectiver et calomnier sa concurrente en tant que femme, en tant que démocrate et en tant que militante pour la paix.

      Dans la bouche du député sortant, Florence Drory serait « anti-religieuse ». En bon français, cela veut dire qu’elle n’adhère pas aux contraintes que les partis ultra-orthodoxes (qui appuient ouvertement Meyer Habib) tentent d’imposer à la population laïque en Israël.

      La candidate REM serait également, selon Meyer Habib et ses partisans, « antisioniste et pro-palestinienne ». Traduction libre : elle est favorable, à l’instar d’une majorité au sein de l’opinion publique israélienne, à une solution au conflit sur la base de deux États.

      Paradoxalement, à propos de sionisme, aucun des chantres du député sortant ne s’inquiète de le voir solliciter (et obtenir) l’appui de chefs religieux notoirement anti-sionistes qui dépêchent dans les bureaux de votes des colonnes d’élèves double nationaux de leurs écoles talmudiques qui forment une partie importante de son électorat.(...)

    • Législatives 2017 : Meyer Habib, favori de Benyamin Nétanyahou et des rabbins israéliens
      LE MONDE | 16.06.2017 à 12h41 • Mis à jour le 16.06.2017 à 15h41 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/16/meyer-habib-favori-de-benyamin-netanyahou-et-des-rabbins-israeliens_5145609_

      (...) Lors d’un débat avec sa concurrente, jeudi 15 juin, sur la chaîne i24news, il s’est montré offensif, attaquant sa concurrente, souvent désarçonnée, sur son appartenance passée au PS. « Le Parti socialiste a une obsession, ce qu’on appelle les colonies. Ce que j’appelle les implantations », a-t-il dit. Meyer Habib a aussi cité à plusieurs reprises, parmi les soutiens à Florence Drory, le journaliste Charles Enderlin, ancien correspondant de France 2 à Jérusalem, qu’il voit comme un épouvantail pour la frange la plus radicale de la communauté binationale.

      Meyer Habib affirme s’être « battu comme un lion » contre le terrorisme à l’Assemblée et appelle la France à « s’inspirer des méthodes israéliennes ». Tout en espérant la réussite d’Emmanuel Macron, qu’il prétend très bien connaître, le député sortant revendique surtout ses liens avec M. Nétanyahou.

      Il ne recule devant rien pour décrédibiliser son adversaire, quitte à brandir la Torah. Dans un courriel du 12 juin adressé aux électeurs, il assure que Florence Drory « excite le reste de la circonscription » contre lui et l’accuse d’être « une candidate propalestinienne », « chantre d’une laïcité antireligieuse ». Un comble pour cette Franco-Israélienne, vétéran du PS, engagée auprès de François Mitterrand, de Jack Lang et de Ségolène Royal, mais aussi épouse d’un ancien ambassadeur israélien à Rome.

      (...)


  • Les diplomates européens s’inquiètent de la dégradation de la situation à Jérusalem-Est
    LE MONDE | 24.01.2017 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/01/24/les-diplomates-europeens-preoccupes-par-le-trou-noir-de-jerusalem-est_506792

     Près du mur de séparation, à El Za’im, point de passage entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie, le 28 décembre. ODED BALILTY / AP

    L’installation éventuelle de l’ambassade américaine à Jérusalem suscite en Israël d’innombrables commentaires. Mais la vie quotidienne dans la partie orientale, palestinienne, de la cité, demeure une sorte de « trou noir », ignoré par le grand public. Silwan, Jabel Mukaber ou encore Wadi Joz, ces quartiers délaissés et discriminés, sont au cœur d’un rapport interne, rédigé par les chefs de mission de l’Union européenne à Jérusalem et à Ramallah. Ce rapport, dont Le Monde a pris connaissance, dresse un bilan très alarmant pour 2016. Les tendances observées les années précédentes « se sont aggravées », « compromettant sérieusement la viabilité d’une solution à deux Etats ».

    Selon les auteurs, « l’aliénation et la marginalisation des Palestiniens » aura un prix pour tous. « Les tensions devraient encore s’accroître », notamment en raison du 50e anniversaire, en juin, de l’occupation et de la prise de contrôle israélienne sur Jérusalem-Est. Les auteurs reconduisent les recommandations du rapport 2015, en visant notamment le commerce avec les colonies en Cisjordanie. Ils proposent à l’UE de développer de nouvelles notices interprétatives pour différencier les colonies et Israël, au-delà de l’étiquetage des produits fabriqués dans les implantations, déjà adopté en novembre 2015. Celui-ci devrait être strictement appliqué par tous les Etats membres.

    #UE_inquiète


  • L’Israélienne Tzipi Livni aurait dû être interpellée lundi à Bruxelles
    Baudouin Loos | Mis en ligne jeudi 19 janvier 2017
    Le parquet fédéral belge le confirme : dans le cadre d’une enquête pour crimes de guerre commis à Gaza en 2008-2009, l’ex-ministre israélienne Tzipi Livni devait être interpellée lundi à Bruxelles pour audition.
    http://www.lesoir.be/1419954/article/actualite/monde/2017-01-19/l-israelienne-tzipi-livni-aurait-du-etre-interpellee-lundi-bruxelles

    Tzipi Livni, l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères et personnalité de l’opposition en Israël, devait faire l’objet d’une interpellation lors de son séjour en Belgique programmé en début de semaine prochaine. Comme d’autres personnalités israéliennes, Mme Livni est visée par une plainte déposée à Bruxelles en 2010 pour « crimes de guerre » concernant la guerre menée par Israël contre la bande de Gaza en décembre 2008 et janvier 2009 (l’opération « Plomb durci »). Toutefois, Mme Livni a annulé sa venue en Belgique il y a deux jours pour raisons de santé.

    #Israël #courage_fuyons

    • Tzipi Livni, ex-ministre israélienne, évite un interrogatoire de la police belge
      LE MONDE | 20.01.2017 à 13h25 • Mis à jour le 20.01.2017 à 14h36 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/20/tzipi-livni-ex-ministre-israelienne-echappe-a-un-interrogatoire-de-la-police

      L’ancienne ministre des affaires étrangères israélienne Tzipi Livni a évité une interpellation par la police belge en annulant sa venue dans le pays. Elle devait participer lundi 23 janvier à une conférence consacrée aux investissements en Israël, dans les locaux du Parlement européen, sans en être l’invitée officielle.

      Depuis son départ du ministère de la justice en décembre 2014, Mme Livni n’est plus couverte par l’immunité diplomatique. La police devait profiter de l’occasion pour l’interroger ; ce qui aurait suscité un scandale diplomatique.


  • Israeli minister: Donald Trump’s win means the Palestinians will never have their own state
    9 November 2016 • 2:30pm
    http://www.telegraph.co.uk/news/2016/11/09/israeli-minister-donald-trumps-win-means-the-palestinians-will-n

    Donald Trump’s election victory means the Palestinian people will never have a state of their own, a Right-wing Israeli government minister has said as he hailed the demise of a “two-state solution” in the Middle East.

    Naftali Bennett, Israel’s education minister, is a champion of Jewish settlers in the occupied West Bank and released a statement within hours of Mr Trump’s win declaring: “The era of a Palestinian state is over.”

    Many Israeli settlers expect Mr Trump will end decades of US opposition to settlement building and may give the green light for Israel to annex large portions of the West Bank.

    • Israël retient son souffle en attendant de découvrir la présidence Trump

      Le président élu a envoyé des signaux contradictoires au sujet de l’Etat hébreu, qui s’inquiète par ailleurs d’une éventuelle ultime initiative de Barack Obama, avant son départ de la Maison Blanche.

      LE MONDE | 09.11.2016 à 17h22 • Mis à jour le 09.11.2016 à 18h39 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
      http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/11/09/israel-retient-son-souffle-en-attendant-de-decouvrir-la-presidence-trump_502

      Le communiqué est court, empreint de prudence. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a félicité Donald Trump, un « vrai ami d’Israël », pour son élection, mais sans s’appesantir, mercredi 9 novembre. Il s’est dit convaincu que le président élu œuvrerait, avec lui, au « renforcement de l’alliance unique » entre les deux pays. Mais le chef du gouvernement, comme tous les observateurs et les responsables palestiniens, en est réduit pour l’heure aux spéculations concernant les intentions de Donald Trump au Proche-Orient.

      La droite nationale religieuse, elle, s’est réjouie de ce choix du peuple américain. Dans un communiqué, Naftali Bennett, le chef de la formation le Foyer juif, a estimé que « le temps d’un Etat palestinien [était] fini ». Selon ce ministre de M. Nétanyahou, il s’agit là d’une « occasion pour Israël de renoncer immédiatement à l’idée d’un Etat palestinien au centre du pays, qui porterait atteinte à notre sécurité et à notre cause juste ». Le député du Likoud Yehuda Glick, dont le mont du Temple (esplanade des Mosquées pour les musulmans) est la grande cause, a appelé le vainqueur à se rendre sur le lieu sacré, situé à Jérusalem-Est.

      En outre, Donald Trump va-t-il marquer une rupture en déménageant l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem ? Il en a fait la promesse, à plusieurs reprises.


  • Israël : l’armée renonce au controversé protocole Hannibal
    Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) | 28.06.2016 à 17h46
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/06/28/israel-l-armee-renonce-au-controverse-protocole-hannibal_4960006_3218.html

    L’armée israélienne a décidé de mettre un terme à une procédure extrêmement controversée : le protocole Hannibal. Celui-ci prévoit l’utilisation de moyens militaires quasiment illimités pour empêcher l’enlèvement, au cours d’une opération, d’un ou plusieurs soldats par l’ennemi. Quitte à sacrifier la vie de ces soldats. Cette décision, prise il y a plusieurs semaines par le chef d’état-major, Gadi Eizenkot, devance la publication d’un rapport imminent du contrôleur d’Etat, qui est censé plaider en ce sens, selon la presse israélienne. « Cette décision a été prise après l’examen des précédents, dans le cadre d’une zone de combat asymétrique moderne, explique au Monde un responsable militaire. Le protocole posait des questions professionnelles, opérationnelles et éthiques. »
    (...)
    Longtemps couvert par le secret militaire, ce protocole a été largement commenté et décrié après son utilisation, le 1er août 2014, au cours de l’opération « Bordure protectrice », dans la bande de Gaza.

    Un cessez-le-feu venait d’entrer en vigueur, mais les soldats cherchaient des tunnels du Hamas, près de Rafah, au sud du territoire. Après la capture du lieutenant Hadar Goldin par les combattants du Hamas, son unité a ouvert le feu de façon indiscriminée, tuant plus d’une centaine de Palestiniens, tandis que l’aviation israélienne pilonnait cette zone densément peuplée. Des hôpitaux et des ambulances ont été visés. On ne sait si le soldat était vivant ou déjà mort au moment de sa capture. Ce jour fut surnommé « vendredi noir ».

    Dans un rapport publié un an plus tard, fin juillet 2015, Amnesty International a dénoncé de « sérieuses violations du droit humanitaire international » pouvant relever de crimes de guerre, commis dans « un climat pervers d’impunité qui existe depuis des décennies ». Un lieutenant d’infanterie, qui a figuré parmi les dizaines de témoins interrogés par l’organisation non gouvernementale Rompre le silence pour son rapport sur « Bordure protectrice » publié au printemps 2015, résumait ainsi cette procédure : « Hannibal, c’est genre : tout est permis. »



  • En Israël, la droite porte la bataille contre les ONG sur le terrain judiciaire
    Le Monde | 18.05.2016 à 10h56 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/05/18/en-israel-la-droite-porte-la-bataille-contre-les-ong-sur-le-terrain-judiciai

    Un rendez-vous judiciaire majeur attend l’une des plus importantes organisations non gouvernementales israéliennes. Appelée Rompre le silence, cette ONG, qui regroupe des vétérans de l’armée, est poursuivie par le parquet général, qui souhaite qu’elle révèle l’identité de soldats qui ont accepté de témoigner auprès de ses enquêteurs. Les autorités exigent la communication de toutes les informations, officiellement pour conduire leurs propres investigations.

    L’audience en première instance se tiendra dimanche 22 mai à Petah Tikva, comme le confirme le journal Haaretz mercredi. Si la justice donnait raison au parquet, elle porterait un coup terrible à l’ONG, dissuadant les futurs témoignages.


  • En catimini.... « Le PS de Paris va présenter un vœu contre le boycott d’Israël »
    http://www.lecourrierdelatlas.com/1086109022016Le-PS-de-Paris-va-presenter-un-voeu-contre-le-boyco

    La majorité municipale socialiste, regroupée derrière Anne Hidalgo a décidé de s’en prendre frontalement à BDS ( http://www.bdsfrance.org ). Après avoir refusé de voter un vœu quasi-similaire que la droite parisienne avait proposé en septembre dernier, la gauche socialiste de Paris, présentera bien le sien au conseil de Paris, qui aura lieu du 15 au 17 février. Un vœu pour demander à la ville de Paris de « condamner le boycott d’Israël »

    (...)
    « Ce vœu présenté par le PS apparait, certes, comme une version édulcorée de celui qu’avait présenté la droite en septembre dernier, explique Raphaëlle Primet, conseillère communiste au conseil de Paris. Mais le résultat est le même : il appelle à la condamnation du boycott d’Israël ». « Nous voterons bien entendu contre ce texte et de ce que je sais, les écologistes aussi. Malheureusement, nous sommes ultra-minoritaires. Une partie des élus socialistes devrait nous rejoindre mais le vœu devrait passer haut la main, puisque la droite votera pour »

    > Le groupe PCF/FDG au conseil de Paris condamne le vœu provocateur des républicains qui vise à interdire la campagne BDS. Raphaëlle Primet
    https://www.facebook.com/raphaelleprimet/posts/10153920823639100

    > Provocation à la discrimination et appel au boycott de produits étrangers : La Cour de cassation tranche le débat
    Liberté d’expression et discrimination (Loi du 29 juillet 1881 et Code pénal) Robin Médard - la Revue des droits de l’Homme
    https://revdh.revues.org/1750

    > En Israël, des ONG se défendent contre une vaste campagne de diffamation Le Monde.fr | 05.02.2016. Par Piotr Smolar
    http://www.lemonde.fr/international/article/2016/02/05/en-israel-des-ong-se-defendent-contre-une-vaste-campagne-de-diffamation_4860

    > Le Conseil de Paris face aux diktats du Premier ministre israélien
    9 FÉVR. 2016 AFPS Association France Palestine Solidarité
    https://blogs.mediapart.fr/afps-association-france-palestine-solidarite/blog/090216/le-conseil-de-paris-face-aux-diktats-du-premier-ministre-israelien

    > Étiquetage des produits fabriqués dans les colonies israéliennes dans les territoires occupés. Benjamin Netanyahu invoque le passé nazi. AFP 2015 Paris-Match
    http://www.parismatch.com/Actu/International/Etiquetage-des-produits-fabriques-dans-les-colonies-israeliennes-dans-le

    #ps #mairie_de_paris #paris #BDS #Boycott_désinvestissement_Sanctions #boycott #boycott_d'Israël #palestine #Benjamin_Netanyahu #Raphaëlle_Primet