person:rama yade

  • Du Sarkoprez au Sarkotrou ? - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
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    Il a fallu plus de dix ans pour que la justice s’invite enfin dans la vie de l’ex-président de la République…même si aujourd’hui, droit dans ses bottes, il affirme que tout ça n’est qu’un infâme tissu de mensonges.

    De l’eau a coulé sous les ponts depuis que j’ai publié un article sur la question, et, à l’instar de l’affaire Bettencourt, ils étaient nombreux à penser que l’affaire était enterrée.

    Surprise donc lorsque la garde à vue de l’intéressé a été décidée, avec les conséquences que l’on connait, et même si celui-ci a proposé sur TF1 un numéro d’illusionniste, qui n’a rien à envier à celui de Cahuzac, lors de sa prestation : « les yeux dans les yeux »…, il semble bien que certaines vérités sortent du puits.

    Pour bien comprendre, il faut rester dans les faits, et rien que dans les faits.

    Lors de son passage à TF1, Nicolas Sarközi a donc récemment affirmé que les documents produits étaient des faux… or, comme l’a expliqué Edwy Plenel sur l’antenne de France Inter le 22 mars 2018, ces documents ont été authentifiés et validés par la justice française.

    Essayons d’y voir plus clair.

    Tout avait peut-être commencé en 2007 lorsque Kadhafi, le « guide » libyen, faisait des pieds et des mains, et les yeux doux, à la France pour obtenir une centrale nucléaire afin d’obtenir une source énergétique supplémentaire…dans un pays pourtant très riche en énergie fossile.

    Mais qui a oublié que dès 1992 le ministère des affaires étrangères kazakh avait reçu un courrier provenant du leader libyen, lequel voulait créer la « première bombe nucléaire islamique » ? lien

    D’ailleurs, dès les années 70, s’il faut en croire Yves Girard, vice-président de Framatome, le futur Areva, Kadhafi a toujours voulu la bombe atomique, grâce à un réacteur genre Dimona, réacteur à basse température, destiné à « faire du dessalement d’eau de mer », réacteur alimenté en uranium naturel, dont on peut tirer du plutonium de qualité explosive. lien

    Il n’est donc plus question de « survie énergétique »…

    D’après Médiapart, généralement bien informé, il y a eu un échange téléphonique le 28 mai 2007 entre Kadhafi et Sarközi, dans lequel ce dernier lui aurait proposé de se doter d’énergie nucléaire… pourtant sur l’antenne de France Inter, le 17 avril 2012, l’ex-président français a assuré : « il n’a jamais été question de vendre une centrale à Mr Kadhafi ». lien

    Hélas pour l’ex-président français, sa déclaration « émouvante » est démentie par les faits.

    Il suffit de réécouter ses propos du 3 juillet 2008 : « je sais qu’il y a des gens et des pays qui se disent : n’est-ce pas un peu dangereux de proposer le nucléaire civil à des pays comme l’Algérie, les Emirats arabes unis…ou la Libye ? » ajoutant : « ce qui serait vraiment dangereux, ce serait de le leur refuser ». lien

    Il faut revoir cette déclaration à la lumière de l’accord de coopération pour le « développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire » signé une 1ère fois le 25 juillet 2007, puis confirmé le 8 juillet 2009, en faveur du ministre libyen des affaires européennes, Abdelaati Ibrahim el Obeidi.

    Voici ci-dessous les 2 photos de ce document.

    Un autre témoignage vient apporter de l’eau à ce moulin, c’est celui d’Anne Lauvergeon, laquelle était à l’époque la patronne d’Areva, expliquant que le projet franco libyen consistait à la mise en place d’un EPR, déclarant : « personne n’imagine trop une centrale nucléaire totalement dédiée à la dessalinisation. D’abord il y a des besoins d’électricité qui sont tels que ce ne serait pas véritablement optimal. Par contre, avoir un système ou une partie de la production est utilisée pour la dessalinisation et une partie en production d’électricité pour le pays, ça, c’est modèle sur lequel nous discutons avec d’autres pays de la région ». lien

    Le 11 décembre 2007, Libération publiait une enquête sur le sujet, évoquant les réticences du groupe nucléaire, lequel cherchait à faire trainer la signature en vue de la construction d’une centrale nucléaire en Libye, doutant de l’argument « dessalinisation », soupçonnant d’autres buts : « une telle usine de traitement de l’eau de mer n’a absolument pas besoin d’une centrale nucléaire pour fonctionner, surtout dans un pays dont le sous-sol regorge de pétrole et de gaz ». lien

    Malgré toutes ces preuves, Sarközi, droit dans ses bottes, continue d’affirmer : « entre ceux qui disent que monsieur Kadhafi a payé ma campagne et les autres qu’on voulait lui offrir une centrale nucléaire, est-ce que vous croyez vraiment que j’aurais fait tout cela, si tout ça était vrai ? »

    Sauf que les Inrockuptibles ont pu consulter des dossiers relatifs à l’affaire Kadhafi, lesquels décrivent que l’essentiel de l’affaire s’est soldé en 7 jours, en une succession de bluffs, loin du temps long de la raison diplomatique. Le sort des infirmières bulgares s’est joué sur des missiles français et une centrale nucléaire.

    Quelques mois après on se souvient que Kadhafi était venu planter sa tente bédouine dans les jardins de l’hôtel Marigny, non loin de l’Elysée, avec dans ses bagages une poignée de contrats, des promesses d’achat pour 14 Rafales, 21 Airbus, des contrats pour Vinci, Veolia, la centrale nucléaire, et 50 millions d’euros. lien

    Par la suite, les choses se sont gâtées entre le président français, et le chef Libyen, suite à une fronde menée par Rama Yade, finalement la Libye n’achètera rien, évoquant une arnaque…et la situation se dégradera encore plus lorsque Sarközi soutiendra plus tard le CNT (Conseil National de Transition), lequel veut démettre le dictateur libyen.

    Pas surprenant dès lors que le 16 mars 2011, l’un des fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, numéro 2 de l’état, interrogé par Riad Muasses, journaliste à Euronews, déclarait : « tout d’abord il faut que Sarközi rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne présidentielle. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l’on demande à ce clown, c’est de rendre l’argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide pour qu’il œuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus ». lien

    Il attend encore d’être entendu par la justice. lien

    Ce qui confirme la déclaration qu’avait fait le dictateur libyen le 10 mars 2011, menaçant de « révéler un grave secret qui entraînera la chute de Sarközi », ce qui a été confirmé par l’agence officielle libyenne Jana. lien

    Ceci explique peut-être la décision prise 3 jours après par le président français de lancer 8 bombardiers Rafale avec leurs bombes sur l’armée de Kadhafi… on connait la suite.

    Kadhafi sera tué, un certain 20 octobre 2011 : il aurait été capturé vivant, et les versions sont nombreuses : d’après l’ONG Human Right Watch, il aurait été passé à tabac, et aurait succombé à ses blessures, chargé dans une ambulance alors qu’il semblait sans vie… d’autres sources disent qu’il était encore vivant dans l’ambulance, et que celle-ci aurait été attaquée par des miliciens (lien), comme le montre cette vidéo.

    Pourtant, s’il faut en croire Morice qui s’exprimait dans les colonnes d’Agoravox, la décision du dernier carré de fidèles au leader libyen, fuyant les bombardements, avait été prise de partir vers le sud, avec 45 véhicules, dans lesquels s’étaient entassés près de 200 combattants.

    Il y eut tout d’abord un drone américain qui, tirant un missile, mit 3 voitures sur le flanc… et à 11 h du matin, des avions français attaquaient, larguant 2 bombes au milieu du groupe en fuite, faisant un carnage, blessant Kadhafi, lequel, ne pouvant plus se déplacer se cacha dans un égout, avant d’en être extrait pour être finalement lynché. lien

    Auparavant, Le 1er mai 2011, c’était l’un des fils du « guide » Libyen qui trouvait la mort, suite à un raid de l’Otan. lien

    Petit à petit, toutes les preuves du don des 50 millions s’envolent, sauf qu’il en reste encore quelques-unes s’il faut en croire les derniers rebondissements.

    Il y a Abdallah al Senoussi, ex-chef des services secrets libyens, surnommé « la boite noire de Kadhafi », beau-frère de ce dernier, qui détient les preuves du financement de la campagne présidentielle française, et fut arrêté en Mauritanie le 16 mars 2012, et dont la France demanda en vain l’extradition. lien

    Il a été remis aux dirigeants libyens du CNT, purge ses jours en prison à Tripoli, et, interrogé par la justice, il affirme qu’il y a eu un « pacte de corruption », conclu en 2005 dans un hôtel de Tripoli, entre Sarközi, et lui-même.

    Selon Ziad Takieddine, il s’agissait d’effacer le mandat d’arrêt international qui visait Al Senoussi, condamné par contumace par la France, dans l’affaire de l’attentat du DC10 d’UTA, au Niger, en 1989. lien

    C’est ce même Takieddine qui, questionné par la justice, affirmait avoir remis à Claude Guéant, puis à Nicolas Sarközi, alors ministre de l’intérieur, 5 millions d’euros en liquide, provenant de Tripoli. lien

    La justice fera-t-elle toute la vérité sur cette affaire pestilentielle ? L’avenir nous le dira, car pour l’instant, les témoins éventuels tombent comme des mouches : on a vu que l’un des fils du leader libyen avait péri le 1 mai 2011, (lien) Béchir Saleh, l’ex-trésorier du dictateur a été blessé par balle à Johannesburg, et l’intermédiaire Alexandre Djouhri a été placé en coma artificiel, après une « attaque cardiaque »…quand à l’ex-ministre libyen du pétrole, il s’est noyé dans le Danube, à Vienne. . lien

    Ça ne peut être bien sur que des coïncidences…

    Comme dit mon vieil ami africain : « bouche de miel, cœur de fiel ».

    L’image illustrant l’article vient de ripostelaique.com

    Merci aux internautes de leur aide précieuse

    Olivier Cabanel

    Articles anciens

    Quand c’est fini, Sarko-mence !

    La chasse aux « big millions »

    Le maillon faible du karachi-gate

    Bettencourt, une affaire d’Etat.

    Affaire Kadhafi, la note risque d’être Saleh

    Woerth-Bettencourt, une justice aux ordres.

    affaire Bettencourt, la nasse se referme.

    Sarkozy peut-il tenir ?

    Il y a quelque chose de pourri au « royaume » de France.

    Woerth, un lapsus révélateur.

    Kadhafi, le retour

    J’ai fait ça en douce

    Allo, j’écoute

    Vers un dénouement du Karachigate

    Les dessous sales du Karachigate

    Sarközi, présidandidat

    Quand Sarkomence

    Les saigneurs de la République

    Garçon ! L’addition !

    Les folies de Mr Blabla

    L’orchestre jouait une valse

    Allo, j’écoute

    Nous étions au bord du gouffre…

    Main basse sur la République

    Une Ripoublique irréprochable

    La stratégie du toc

    Les vessies pour des lanternes

    Apprenez le « parler creux »

    L’Attila de la République

    Un bonimenteur

    Sarko…verdose

    Pourquoi Sarközi a perdu                                                                                                                                              

    par olivier cabanel (son site) 
    mardi 27 mars 2018
     https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/du-sarkoprez-au-sarkotrou-202745

  • Attentats de Téhéran : « Ce n’est pas la population en tant que telle qui était visée »
    http://www.20minutes.fr/monde/2082595-20170608-attentats-teheran-population-tant-telle-visee

    Il faut savoir que l’Iran est une exception de Daesh : en Europe, ce sont les lieux de vie, les terrasses et les salles de concert qui sont visés et en Irak, ce sont les marchés et les cérémonies religieuses qui sont frappés par les attentats. Or, à Téhéran ce mercredi, ce sont deux lieux très peu fréquentés par les Iraniens qui ont été touchés. Le premier, le Parlement, symbolise l’appareil étatique et le second, le mausolée de l’ayatollah Khomeyni, incarne l’appareil idéologique de la République islamique d’Iran. Ce n’est pas la population en tant que telle qui était visée.

    Je cherche et je ne comprends pas ce qu’il faut en conclure.

    Note que tout de même, on dit les choses clairement... même si on ne parle ensuite que de Daech, et qu’on continue de faire comme s’il n’y avait que le Qatar qui soutient Daech.

    Le prince saoudien Mohamed Ben Salman, ministre de la Défense de son pays, a déclaré que l’Arabie saoudite allait faire en sorte d’importer cette guerre à l’intérieur des frontières iraniennes.

    • Pour Amélie Chelly, chercheuse associée au Centre d’analyse et d’intervention sociologique (Cadis, EHESS-CNRS), spécialiste de l’Iran et auteure de Iran, autopsie du chiisme politique (éd. du Cerf),…

      En tous cas, elle a un joli carnet d’adresses :

      IRAN : LE CHOIX DEMOCRATIQUE !
      http://mondeiranien.blogspot.com/2009/06/iran-le-choix-democratique.html

      IRAN : LE CHOIX DEMOCRATIQUE !
      juin 26, 2009
      […]
      Setâre Enayatzadeh, universitaire
      Prince Reza Pahlavi,

      Mohsen Sazegara, fondateur des Gardiens de la Révolution, puis animateur du mouvement réformateur jusqu’en 2003.

      Une soirée organisée par la revue Le Meilleur des mondes et la Confédération étudiante.
      Introduction :
      Richard Descoings, directeur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

      Animation :
      Julie Coudry
      Michel Taubmann

      Avec le soutien et/ou la participation de :
      Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Ville
      Martine Benayoun, vice-pdte de la LICRA
      Laurent Bérail, conseil économique et social, syndicaliste
      Pascal Bruckner, philosophe
      Jean-Louis Bianco, député PS, pdt de la mission parlementaire sur l’Iran
      Bernard Debré, député UMP
      Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean Jaurès
      Romain Goupil, cinéaste
      Sihem Habchi, pdte de Ni Putes Ni Soumises
      André Glucksmann, philosophe
      Raphaël Haddad, pdt UEJF
      Jack Lang, député PS
      Bernard-Henri Lévy, philosophe
      Corinne Lepage, députée européen, Modem
      Jacky Mamou, ancien pdt de Médecins du Monde
      Richard Prasquier, pdt du CRIF
      Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’Innovation politique
      L’ESG, Ecole supérieure de Gestion
      Mohamed Sifaoui, journaliste
      Dominique Sopo, pdt de SOS-Racisme
      Manuel Valls, député PS
      Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme,
      Baki Youssoufou, pdt de la Confédération étudiante
      François Zimeray, ambassadeur des Droits de l’Homme

  • L’abstention : « Il va falloir que je pense à gouverner, un de ces jours »
    http://www.regards.fr/web/article/l-abstention-il-va-falloir-que-je-pense-a-gouverner-un-de-ces-jours

    C’est la grande inconnue d’une présidentielle dont elle devrait encore sortir gagnante… ou dont elle peut désigner le vainqueur. Qui est-elle, quelle est son analyse de la situation politique ? Confidences exclusives.

    « On me reproche de faire le jeu de Marine Le Pen, mais qui ne le fait pas, aujourd’hui ? »

    Macron vous inquiète ?

    Un peu, je l’admets. Il est tellement creux, avec ce discours d’étudiant en école de commerce exalté, qu’au départ je n’ai pas vu le danger. Pourtant, chez moi on entend souvent « Élections, piège à cons ! », cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Il ne faut pas s’étonner que la politique-marketing favorise le produit le mieux emballé. L’avantage de parler comme une publicité, c’est qu’on touche un vaste public. Et Macron, c’est une bonne marque. Moi, ma nature, c’est plutôt "No logo". Il séduit les indécis, mais j’ai bon espoir de les récupérer à l’arrivée...

    • « Certains de mes partisans disent "Plus rien à foutre", d’autres "Tout est possible". »

      Vous arrivez à vivre avec cette idée d’être complice de l’extrême droite ? C’est de la non-assistance à démocratie en danger…

      Remballez votre discours culpabilisateur : si je prospère, c’est aussi parce qu’il ne marche plus. Maintenant, ce sont les votants qui culpabilisent. Il faut les comprendre, avec tous les délinquants qui se présentent, avec toutes les trahisons qu’on leur promet… De toute façon, il est faux de dire que je profite au Front national. Encore une fois, je ne suis pas la cause de la crise démocratique, j’en suis le symptôme. Et que propose-t-on à un pays en manque de démocratie ? Une "dose de proportionnelle" ! En outre, élire un monarque républicain, je ne suis pas sûre que ce soit si démocratique que ça… Surtout quand le "tripartisme" ne laisse le choix qu’entre les lâches, les salauds et les fachos.

      C’est un discours d’extrême gauche, ça !

      C’est parce que je suis jeune (rires). Mon côté anar… Je suis peut-être une force politique qui s’ignore. N’oubliez pas que bien des révolutions ont été lancées par ceux qui ne votaient pas. Certes, ce fut souvent parce qu’ils n’avaient pas le droit de voter.

      Justement, des gens sont morts pour que nous ayons ce droit…

      Je l’attendais, celle-là (soupir). Ceux qui sont morts pour le droit de vote avaient en tête d’obtenir plus qu’une carte d’électeur. Et ils ne pensaient certainement pas mourir pour qu’aujourd’hui Christophe Barbier et Ruth Elkrief se pâment devant le « courage » de François Fillon. Les élections garantissent que rien ne change, sinon en pire. Beaucoup de mes partisans pensent que la révolution ne viendra pas par les urnes, ni par les armes, mais par le bas. Certains disent « Plus rien à foutre », d’autres « Tout est possible » et pour ceux-ci, il n’y aura pas d’élection présidentielle. En attendant ce non-événement, je dois vous laisser : j’ai des week-ends de printemps à organiser.

    • Alors que François Fillon s’écroule, Emmanuel Macron a encore le vent en poupe. Il ne vient pas des partis, se dit ni de gauche ni de droite et fait souffler un vent nouveau sur la politique si l’on en croit certains médias. Mais comment est-il monté si vite, et si haut ? Les vidéastes du collectif Osons Causer décryptent le parcours et l’ascension fulgurante de cet énarque et ancien banquier d’affaires. Ce que le candidat à la présidentielle rappelle, c’est qu’on peut être en dehors des partis et néanmoins au cœur du pouvoir. (Site Mediapart)
      https://youtu.be/V9LbK-QXdYA

    • S’abstenir ? « Aujourd’hui, on nous oblige à sauver la République »
      https://www.arretsurimages.net/emissions/2017-03-10/S-abstenir-Aujourd-hui-on-nous-oblige-a-sauver-la-Republique-id9640

      Coulisses de l’émission, par Anne-Sophie Jacques
      C’était une vieille idée. Une vieille envie. Une envie de novembre. Depuis cinq mois nous voulions disséquer sur notre plateau l’abstention. J’avais déjà repéré, et lu, en 2015 le livre au titre un brin provocateur Les citoyens ont de bonnes raisons de ne pas voter des jeunes sociologues Thomas Amadieu et Nicolas Framont. J’avais rencontré ce dernier autour d’une bière pour discuter de son travail et de son terrain de recherche. Selon lui, les observateurs – et au premier rang les médias – focalisent sur les citoyens qui ne votent pas pour mieux les disqualifier, plutôt que de s’interroger sur la qualité de l’offre politique.

      Framont cite d’ailleurs dans son livre une chronique de mars 2015 de Thomas Legrand : le journaliste de France Inter y juge l’abstention comme étant au mieux de la paresse, et au pire le témoignage d’une irresponsabilité individuelle. Le même Legrand poussera un plaidoyer pour le vote – ou plutôt un réquisitoire contre l’abstention – la veille du premier tour des élections régionales en admettant qu’il se prête au jeu de la leçon de morale ; mais quoi ? Le pays n’a-t-il pas connu les attentats du 13 novembre ? N’est-il pas temps de revenir aux « valeurs de la démocratie » en votant ?

      Au lendemain de ce premier tour, le chroniqueur Raphaël Enthoven s’en prend carrément aux abstentionnistes au micro d’Europe 1. Dans une chronique (qui vole le titre de celle de Legrand – à savoir « Abstention piège à cons ») le philosophe dresse le portrait de l’abstentionniste : « ingrat », « fainéant », « malhonnête », « enfant gâté », « irresponsable », « orgueilleux », « snob ». Cette culpabilisation de l’abstentionniste ne vient pas de nulle part. Il est vrai qu’on nous conditionne au vote depuis l’âge tendre. On ne compte plus les nombreuses campagnes nous invitant à voter, où on nous dit que si je ne vote pas je ne compte pas, ou que mon vote peut décider du destin d’une nation, ou encore que je ne dois laisser personne décider pour moi… c’est d’ailleurs le slogan d’une publicité (assez rigolote) réalisée par le Cidem – nouveau Centre d’information civique – en 2001.

      Notre idée de novembre a ressurgi avec la publication le mois dernier d’un manifeste rédigé par un abstentionniste en chair et en os : Antoine Buéno. Chargé de mission au Sénat auprès du groupe des centristes depuis 2003 – mais aussi une des plumes de François Bayrou pendant la campagne présidentielle de 2007, humoriste, chroniqueur de radio et télé et auteur du remarqué Petit livre bleu qui analyse (et critique) la société des schtroumpfs (ce qui inspira à Alain Korkos une chronique à lire ici) – Buéno ne cache pas militer pour l’abstention, qu’il considère comme une arme de protestation et une preuve d’engagement. Son livre No vote ! déplie ses nombreux arguments.

      Aux côtés de Buéno et Framont, nous avons cherché la voix d’une personnalité politique. Pourquoi Rama Yade ? Parce qu’elle se présente aux élections présidentielles et qu’elle s’adresse justement aux abstentionnistes – aux « oubliés de la démocratie », pour reprendre ses éléments de langage. De fait, pendant le premier quart d’heure de l’émission, Yade parle comme une candidate en campagne. Un peu langue de bois. Puis très vite elle redevient citoyenne et concède que oui, elle se pose également la question de l’abstention, dans l’hypothèse où arriverait en deuxième position n’importe quel candidat face à Marine Le Pen.

      Car ce candidat serait, selon elle, issu d’un parti politique qui justement a favorisé la montée de Le Pen. Des deux violences – la violence d’un Front national qui risque de lâcher des hordes de crânes rasés et provoquer dix, cent, mille Adama Traoré, ou la violence d’un parti qui ne changera strictement rien à la politique néolibérale entraînant de fait un peu plus la déliquescence de notre démocratie – laquelle choisir ? Buéno est clair : il choisit la première. Nos deux autres invités sont comme en suspension. Certes l’émission ressemble parfois à une discussion de café du commerce. Mais en même temps cette discussion nous semble nécessaire. Salutaire. On va devoir faire un choix. Trancher. Et avant cela s’interroger sur la portée de notre vote.

      A l’issue de l’émission, nos invités sont lessivés. Remués, d’avoir été poussés dans leurs retranchements. « A un moment je me suis demandé si on n’était pas en train de déconner » lâche Buéno. Il reste six semaines pour s’en faire une idée.

    • La question fondamentale est : « pourquoi des citoyens renoncent à exercer un droit pour lequel leurs ancêtres se sont souvent battus ? » et aussi « les campagnes institutionnelles qui font du markéting du vote prouvent bien que les responsables politiques savent que le vote n’est plus désiré sans vouloir se poser la question du pourquoi, une fois de plus ».

  • La sœur d’Adama Traoré, le jeune homme décédé cet été lors d’une intervention policière aux circonstances troubles, se bat pour la vérité http://www.liberation.fr/france/2016/09/06/assa-traore-le-droit-de-savoir_1486795

    Organiser des marches - dont une fut bloquée par les CRS - créer, bientôt, une association en son honneur, mais aussi parler aux médias. Parfois à regret : « Certains sont rentrés, eux aussi, dans la conspiration, en reprenant les propos du procureur sans vérifier la source. » Depuis, elle « écoute avec la plus grande attention chaque mot prononcé sur l’affaire ». Elle a vu Rama Yade intervenir à la télé pour dénoncer le décès de son frère, ou encore le tweet hommage de Jean-Luc Mélenchon. Mais elle est amère du non-soutien des autres politiques français. « D’habitude, après un drame, les politiciens se déplacent. Pas pour la mort d’un Traoré. »

    Elle a voté Hollande en 2012, en a « honte » à présent, ne réitérera pas l’expérience. Lui reste la foi en Allah, « encore plus forte depuis ce qui s’est passé », qui leur permet, à elle et sa famille, « de tenir ». Elle a trouvé l’affaire du burkini « ridicule », estimant la position de la France par rapport aux musulmans « caricaturale et stigmatisante ». Sinon, Assa Traoré aime les romans d’amour, voyager, et les bananes plantain. Elle souhaiterait aussi avoir un quatrième enfant. Que ce soit une fille ou un garçon, elle l’appellera sans doute Adama.

    via @chirine

  • « En direct de Mediapart ». Comment lutter contre le #harcèlement_sexuel ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120516/en-direct-de-mediapart-comment-lutter-contre-le-harcelement-sexuel

    Dès 18 heures, retrouvez en accès libre notre émission mensuelle « En direct de Mediapart ». Deux débats : sur les divergences entre socialistes et la mobilisation contre la #loi_travail après le recours au #49-3 ; sur le maintien de l’ordre dans les manifestations. Et à 20h30 une soirée spéciale sur le harcèlement sexuel avec de nombreux invités et invitées dont les femmes politiques Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Rama Yade, Cécile Duflot et Aurore Bergé.

    #France #Denis_Baupin #loi_sur_le_travail #motion_de_censure #violences_sexuelles

  • « En direct de Mediapart ». Violences policières : quelle stratégie de maintien de l’ordre ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120516/en-direct-de-mediapart-violences-policieres-quelle-strategie-de-maintien-d

    Dès 18 heures, retrouvez en accès libre notre émission mensuelle « En direct de Mediapart ». Deux débats : sur les divergences entre socialistes et la mobilisation contre la #loi_travail après le recours au #49-3 ; sur le maintien de l’ordre dans les manifestations. Et à 20h30 une soirée spéciale sur le #harcèlement_sexuel avec de nombreux invités et invitées dont les femmes politiques Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Rama Yade, Cécile Duflot et Aurore Bergé.

    #France #Denis_Baupin #loi_sur_le_travail #motion_de_censure #violences_sexuelles

  • « En direct de Mediapart ». Mouvement social : où en est la convergence des luttes » ?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120516/en-direct-de-mediapart-mouvement-social-ou-en-est-la-convergence-des-lutte

    Dès 18 heures, retrouvez en accès libre notre émission mensuelle « En direct de Mediapart ». Deux débats : sur les divergences entre socialistes et la mobilisation contre la #loi_travail après le recours au #49-3 ; sur le maintien de l’ordre dans les manifestations. Et à 20h30 une soirée spéciale sur le #harcèlement_sexuel avec de nombreux invités et invitées dont les femmes politiques Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Rama Yade, Cécile Duflot et Aurore Bergé.

    #France #Denis_Baupin #loi_sur_le_travail #motion_de_censure #violences_sexuelles

  • «En direct de Mediapart». Parti socialiste: la rupture finale?
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120516/en-direct-de-mediapart-parti-socialiste-la-rupture-finale

    Dès 18 heures, retrouvez en accès libre notre émission mensuelle « En direct de Mediapart ». Deux débats : sur les divergences entre socialistes et la mobilisation contre la #loi_travail après le recours au #49-3 ; sur le maintien de l’ordre dans les manifestations. Et à 20h30 une soirée spéciale sur le #harcèlement_sexuel avec de nombreux invités et invitées dont les femmes politiques Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Rama Yade, Cécile Duflot et Aurore Bergé.

    #France #Denis_Baupin #loi_sur_le_travail #motion_de_censure #violences_sexuelles

  • « En direct de Mediapart » : #harcèlement_sexuel, mouvement social, #49-3
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120516/en-direct-de-mediapart-harcelement-sexuel-mouvement-social-49-3

    Dès 18 heures, retrouvez en accès libre notre émission mensuelle « En direct de Mediapart ». Deux débats : sur la mobilisation contre la #loi_sur_le_travail après le recours au 49-3 ; sur le maintien de l’ordre dans les manifestations. Et une soirée spéciale sur le harcèlement sexuel avec de nombreux invités et invitées dont les femmes politiques Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Rama Yade, Cécile Duflot et Aurore Bergé.

    #France #Denis_Baupin #loi_travail #motion_de_censure #violences_sexuelles

  • Occident et Afrique : Infamie, manipulation et lâcheté des noirs en politique
    http://grigrinews.com/occident-et-afrique-infamie-manipulation-et-lachete-des-noirs-en-politique/3098

    Actualités Afrique En 2007, à l’élection de président de la république de Nicolas Sarkozy à la tête de l’État français et la formation de son premier gouvernement avec la mise en avant à la fonction la secrétaire d’État aux droits de l’Homme, de la dénommée Rama Yade, enfarinée, naturalisée française d’origine africaine sénégalaise.(c) 2015 - Grigrinews.com

    #Africanité

  • vu sur rezo :
    Quel barnum :-(
    Liste éclectique et au final assez drôle

    « Prendront la parole, entre autres, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë, Cécile Duflot, François Bayrou, Rama Yade, Fadela Amara, Axel Poniatowski, ainsi qu’André Glucksmann, Bernard Kouchner, Kendal Nezan, Aalam Wassef et Bernard-Henri Lévy.

    L’opposition syrienne s’exprimera par la voix de plusieurs témoins récemment sortis de Damas ou d’autres villes de la Syrie martyre.

    Des témoignages écrits, également venus de l’intérieur de la Syrie, seront lus par les acteurs Xavier Beauvois et Jane Birkin. »

    sic ! Jane Birkin, de mieux en mieux, re-sic !!
    http://blogs.rue89.com/neo-arabia/2011/07/03/des-opposants-syriens-rejettent-le-soutien-encombrant-de-bhl-212044
    #cirque #bonneteau

  • Rama Yade : “Je ne dois rien à la gauche ni à la droite !”

    http://www.afrik.com/article24643.html

    Du chemin, elle en a parcouru. Personnalité politique préférée des Français début 2011, Rama Yade, de son vrai nom Ramatoulaye Yade, a longtemps fait figure de « rebelle » au sein de l’UMP, affichant ses positions en dépit de tous. L’ex-secrétaire d’Etat franco-sénégalaise, qui a rejoint le parti Radical, entend défendre le modèle républicain français. Un modèle qui lui a permis de devenir celle qu’elle est aujourd’hui. Une belle revanche après avoir connu des moments de « galères » en France. Alors âgée de 18 ans, Rama Yade a bien failli être expulsée après l’expiration de son titre de séjour. Tout comme sa mère, professeur d’histoire, qui n’a jamais pu enseigner en France parce que son diplôme n’était pas reconnu. Loin des polémiques dont elle fait l’objet actuellement, pour Afrik.com Rama Yade revient sur son parcours.

    #Rama_Yade, #Parti_Radical, #afrik.com

    • #cirage_de_pompes

      L’ex-secrétaire d’Etat franco-sénégalaise, qui a rejoint le parti Radical

      mais, sentant peut-être le vent tourner, commence à préparer un rapprochement avec Bayrou ...

      En 2002, je suis devenue administratrice au Sénat et j’ai adhéré au club du XXIe siècle qui compte l’élite issue de l’immigration, dont je suis par la suite devenue la vice-présidente

      Outre la syntaxe douteuse, on notera la modestie du propos ...

    • C’est vrai, mais comment voulais-tu qu’elle parle de son parcours. En s’excusant ?

      Je trouve ce petit bout de femme assez exemplaire. J’espère que d’autres jeunes issus de l’immigration prendront exemple sur elle, pour montrer à la France xénophobe que l’avenir de la France, c’est aussi la diversité.

      Ce qu’elle dit de la gauche n’est pas faux, mais s’applique également à la droite. C’est toute l’intelligentsia politique qui a à se remettre en cause aujourd’hui et à refonder la « politique » en France.

    • Ce qui est dommage c’est que ces beaux jeunes gens « issus de l’immigration » servent d’alibi au gouvernement en place : voyez Mesdames Messieurs, on a nommé une jeune femme noire dans notre gouvernement... Un peu comme un étendard d’une prétendue reconnaissance de la diversité en France. Ce qui est dommage aussi c’est Rama Yade n’a pas vraiment fait avancer le schmilblick... non ?

    • Aurélie, d’abord Rama Yade a de réelles compétences, qu’en plus elle soit belle ne gâche rien. Dites-moi qui en politique a fait avancer le schmilblick ? Hormis Mélenchon, le discours politique n’a pas changé en France depuis des lustres.

      S’il fallait tout attendre de la diversité, il faudrait admettre que la diversité est un effet de mode. Rama Yade est une politique issue de cette diversité, point. Qu’est-ce qu’elle fera de sa position de politique, ça la regarde. Ce ne pas parce que l’on vient de la diversité que l’on est condamné à porter cette diversité comme un stigmate ou comme un étendard.

    • Mais quelles sont ses « réelles compétences » exactement ? Je n’ai pas moins d’exigeances, ou plus d’indulgence, parce qu’elle est « issue de cette diversité », je trouve qu’elle ne sert à rien, c’est tout. Mais comme Azouz Begag, et comme Fadela Amara. La discrimination positive ce n’est pas mon truc.

    • C’est justement parce qu’elle a choisi la droite, qu’elle ne sert à rien. Ceci dit, un parcours politique ne se juge pas à 35 ans. Si elle peut sortir de son rêve élitiste, elle pourra beaucoup. Le paysage politique a besoin de nouvelles têtes bien pleines.

      Vous ne doutez pas, je suppose, qu’elle a fait des études de haut niveau, et que les divers charges qu’elle a assumé lui ont aussi appris quelque chose. Le potentiel est là, je ne suis pas dans sa tête pour lui dire ce qu’elle doit faire.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Rama_Yade

  • Sans déconner : à l’instant, iTélé vient d’interroger longuement Rama Yade au téléphone au sujet de la mort de Kadhafi. Rama Yade.

    Je découvre au passage qu’il existe en France un « Parti radical » dont Rama Yade serait la vice-présidente.