person:raphaël stevens

  • La collapsologie ou la critique scientiste du capitalisme - Perspectives Printanières
    https://perspectives-printanieres.info/index.php/2019/03/17/la-collapsologie-ou-la-critique-scientiste-du-capitalism

    Comme un écho aux « alertes » de nombreux-ses scientifiques concernant l’extinction de la biodiversité, les dérèglements climatiques ou la raréfaction de l’eau potable à la surface du globe (entre autres), les théories de l’effondrement se diffusent rapidement dans la société, notamment grâce à un important relais médiatique où est prodigué le discours persuasif qui caractérise ce mouvement. Une communauté « effondriste » s’est progressivement constituée autour de ces théories, notamment en France après la parution d’un livre qui a fait date : Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes de Pablo Servigne – ingénieur agronome et docteur en biologie – et Raphaël Stevens – éco-conseiller. Les collapsologistes – ou collapsologues comme iels s’autodésignent, nous discuterons d’ailleurs du nom qu’il nous faut leur donner – semblent se poser en héritier-ères du mouvement pour la décroissance, dont iels reprennent nombre d’analyses et de travers. La collapsologie, la nouvelle « discipline » qu’iels pratiquent, s’avère également être une traduction politique parmi d’autres du concept d’Anthropocène, en reprenant là-aussi ses défauts et son absence de raisonnement politique critique.

    • A rajouter à la liste des articles qui critiquent un aspect de la collapsologie, mais dont j’ai parfois l’impression qu’ils jettent le bébé avec l’eau du bain. Sous prétexte que Pablo Servigne ne parle pas assez de capitalisme, on en vient presque à défendre que le monde ne va pas si mal que ça...

      Jusqu’ici, ce billet était plutôt vindicatif vis-à-vis de la collapsologie puisqu’il visait à détricoter et critiquer certaines analyses formulées (ou non-formulées) au sein de cette mouvance. Cependant, malgré un manque évident d’analyse politique et sociale, un grand nombre de bilans que dresse la collapsologie sont tout à fait dignes d’intérêt. En effet, qu’ils concernent le(s) changement(s) climatique(s), l’extinction massive de la biodiversité ou encore l’appauvrissement accéléré des sols, des constats scientifiques sont repris et les traduire dans la sphère politique est intéressant. Cependant, il semble nécessaire d’assumer le discours politique qui découle de la collapsologie. A première vue, ce travail s’avère plutôt compliqué puisque les collapsologistes semblent « rejeter les idéologies » (sic) dont iels ont des visions souvent caricaturales. Quoiqu’on pense de ce mouvement, il faut également rester prudent-es quant aux récupérations de la collapsologie par certaines personnalités politiques.

      La prédiction d’un effondrement inévitable d’ici quelques années procède d’une logique proprement historiciste, qui n’est pas sans rappeler la rhétorique marxiste d’il y a quelques décennies qui annonçait l’effondrement du système capitaliste sous le poids de ses propres contradictions ou encore qui véhiculait une marche en avant du progrès social (attention, le propos n’est pas de faire du marxisme dans son ensemble un historicisme, simplement ces idées-ci). Au moins deux aspects de l’analyse collapsologiste illustrent cet écueil.

      #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène
      quand même pour la troisième compilation :
      https://seenthis.net/messages/680147

  • Renaud Duterme : « Le fil rouge de l’effondrement, c’est l’explosion des inégalités »
    http://cqfd-journal.org/spip.php?page=pages_mobiles&squelette_mobile=mobile/article&id_article=2542

    Le discours sur l’effondrement est très dépolitisé, à l’image des best-sellers de Pablo Servigne ou de Jared Diamond. Comme s’il ne fallait pointer ni le capitalisme ni les classes dirigeantes dans le désastre en cours...

    « En ce qui me concerne, c’est justement après la lecture du livre de Jared Diamond que j’ai eu l’idée d’écrire sur le sujet. Dans son livre pourtant volumineux, on ne trouve en effet aucune mention du capitalisme et très peu d’analyses en termes de rapports de classes et d’exploitation (du moins quand il parle de notre civilisation). Il n’y a somme toute rien de surprenant, car Diamond ne s’est jamais fait remarquer pour ses opinions de gauche.

    C’est différent pour Raphaël Stevens et Pablo Servigne. Je connaissais ce dernier personnellement avant qu’il ne sorte Comment tout peut s’effondrer et il ne s’est jamais caché de ses tendances libertaires. Pourtant le mot “capitalisme” est également absent de son livre. En fait, lui et son co-auteur ont préféré adopter une posture scientifique et non partisane dans le but de toucher un maximum de personnes. Si je peux comprendre cette posture “fédératrice”, il est clair que c’est un désaccord que j’ai avec une grande partie de cette mouvance dite “collapsologique”.

    Au regard des facteurs objectifs qui nous conduisent au désastre, il est en effet clair que la logique capitaliste, l’accaparement des richesses et l’explosion des inégalités sont les causes fondamentales de l’impasse dans laquelle nous sommes. Il est d’autant plus important de le souligner que les catastrophes à venir vont encore davantage creuser le fossé entre une infime minorité et le reste de la société, tout en permettant au grand capital et aux classes dominantes d’accentuer leur emprise sur l’ensemble de la société. Naomi Klein a parfaitement analysé ce qu’elle nomme très justement le “capitalisme du désastre”. »

    Dans La Stratégie du choc [4], Naomi Klein démontre que le néo-libéralisme mondialisé se nourrit des catastrophes naturelles et des soubresauts politiques. Cela semble remettre en cause cette idée récurrente selon laquelle un effondrement permettrait d’enfin tourner la page de la course à l’abîme capitaliste...

    « Si le capitalisme est empêtré dans ses contradictions, il ne risque pas de s’effondrer de lui-même. Au contraire : on voit que le désarroi et l’insécurité économique et sociale favorisent la mainmise du capital sur l’ensemble de la société. La Grèce illustre bien cette tendance. On a vu comment une crise économique est utilisée par les classes dominantes pour justifier des politiques antisociales drastiques. C’est somme toute ce qu’il s’est passé dans les nombreux pays du Sud qui ont vu intervenir le FMI dans leurs affaires intérieures.

    Par ailleurs, le sentiment d’insécurité (réel ou fantasmé) qui accompagne nécessairement les catastrophes, qu’elles soient naturelles ou sociales, fournit de nouvelles niches pour des capitaux à la recherche de rentabilité. Le contrôle des frontières, les dispositifs de surveillance et le gigantesque marché de la sécurité laissent ainsi entrevoir ce que Mathieu Rigouste nomme un keynésianisme sécuritaire, qui a probablement de beaux jours devant lui. »

    Au regard de ces perspectives, on voit également surgir des appels à un contrôle radical de la démographie. Vous êtes très critiques à ce sujet...

    « C’est une problématique qui revient souvent dans les débats. Il est clair que résoudre les problèmes auxquels l’humanité fait face est plus compliqué sur une planète à 7,5 milliards d’habitants que sur une à 2 milliards. Cela dit, la plupart des néo-malthusiens ne veulent pas admettre l’évidence : mettre cette question au centre du débat revient implicitement à envisager une solution autoritaire du style de celle qu’a mise en place le gouvernement chinois.

    Excepté une solution coercitive, la meilleure façon pour que les familles fassent moins d’enfants est d’améliorer les conditions économiques dans lesquelles elles vivent (sécurité sociale, démocratisation de la contraception, revenus décents) et de favoriser l’émancipation des femmes. En d’autres termes : si les fétichistes de la question démographique usaient autant d’énergie à combattre les inégalités et le néo-colonialisme qui ont appauvri les pays du Sud, la population finirait de facto par se stabiliser. »

  • La collapsologie : un discours réactionnaire ? (Jean-Baptiste Fressoz, Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/07/la-collapsologie-un-discours-reactionnaire_1690596

    Très en vogue, les théories de l’#effondrement trouvent leur origine chez les élites industrielles et colonisatrices du XIXe siècle. Elles risquent aujourd’hui de négliger la dimension politique des #enjeux_écologiques.
    […]
    Premièrement, le terme d’effondrement est beaucoup trop #anthropocentrique. […] En se focalisant sur l’effondrement à venir de la #civilisation_industrielle, le risque est de se rendre aveugle à tous les effondrements de la #nature qui sont en cours et même déjà très avancés.
    […]
    Deuxièmement, le discours de l’effondrement est très « #occidentalocentré ». Dit plus simplement : c’est une #écologie de riches. Ce que nous vivons est infiniment plus pervers : le #changement_climatique accentue les autres formes de #violence et d’#inégalités. Suprême injustice, il est causé par les riches et persécute surtout les pauvres des pays pauvres. Et c’est d’ailleurs cette caractéristique qui explique l’apathie générale. […] Il faut reconnaître au #capitalisme sa #résilience extraordinaire face aux #désastres de tout ordre.
    […]
    Troisièmement, le #discours actuel de l’effondrement mélange deux choses : la #perturbation du système Terre et la #sixième_extinction, qui sont avérées, et l’#épuisement_des_ressources_fossiles qui est sans cesse repoussé à plus tard. […] Dit autrement, le capitalisme fossile se porte à merveille, il est dans la force de l’âge, son effondrement est peu probable, et c’est bien là le tragique de la situation.
    […]
    Quatrièmement, le discours de l’effondrement dépolitise la question écologique.
    […]
    Tous ces problèmes, l’effondrement les doit à ses origines intellectuelles et politiques.
    […]
    Si en France on connaît surtout la « #collapsologie » de gauche, celle d’Yves Cochet, de Pablo Servigne et de Raphaël Stevens qui tentent de construire une politique post-apocalyptique #émancipatrice, il ne faut pas oublier que l’effondrement a, au cours de sa longue histoire, nourri les passions politiques les plus nauséabondes.
    […]
    L’effondrement disparaît et réapparaît, recule ou revient en force en s’ajustant aux futurs successifs. En attendant, les #catastrophes se multiplient partout, et surtout en dehors d’une #civilisation_occidentale qui depuis deux siècles n’a cessé d’admirer sa #puissance au prisme de son effondrement.

  • La collapsologie : un discours réactionnaire ? | #Jean-Baptiste_Fressoz
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/07/la-collapsologie-un-discours-reactionnaire_1690596

    Le thème de l’#effondrement de la civilisation industrielle, très présent dans les années 70, revient actuellement en force. Depuis la parution du best-seller Collapse de Jared Diamond en 2006 (Effondrement, Gallimard), il ne se passe guère un mois sans qu’un nouvel essai, un article ou une tribune, nous prédise un « effondrement » à court terme des grandes structures productives et politiques du monde industriel. Cette vogue de l’effondrement - à laquelle ne se réduit pas la pensée écologique contemporaine - est bien entendu liée à la crise environnementale : la sixième extinction des espèces, le réchauffement prévisible de 3 °C en 2100, et, plus généralement, la perturbation des cycles biogéochimiques, bref, ce que les scientifiques du système Terre appellent « l’#anthropocène ». Mais « effondrement » est-il le bon mot ? Est-ce la bonne manière de désigner et donc de penser ce qui nous arrive ? Sans avoir une opinion tranchée, j’y vois au moins quatre problèmes.

    Premièrement, le terme d’effondrement est beaucoup trop anthropocentrique. Car de quel effondrement parle-t-on ? Celui de la nature est déjà largement consommé : les humains et leurs bestiaux représentent 97 % de la biomasse des vertébrés terrestres ; il ne reste que de 10 % des poissons de grande taille par rapport à l’entre-deux-guerres ; en Allemagne, les insectes ont diminué de trois quarts en trente ans. En se focalisant sur l’effondrement à venir de la civilisation industrielle, le risque est de se rendre aveugle à tous les effondrements de la nature qui sont en cours et même déjà très avancés.

    Deuxièmement, le discours de l’effondrement est très « occidentalocentré ». Dit plus simplement : c’est une #écologie de riches. Ce que nous vivons est infiniment plus pervers : le changement climatique accentue les autres formes de violence et d’inégalités. Suprême injustice, il est causé par les riches et persécute surtout les pauvres des pays pauvres. Et c’est d’ailleurs cette caractéristique qui explique l’apathie générale. Quand on voit l’océan d’indifférence dans lequel se noient des dizaines de milliers de réfugiés en Méditerranée, comment espérer mobiliser en invoquant le paysan du Bangladesh chassé de chez lui par la montée des eaux ? La « pédagogie de la catastrophe » est une illusion démentie par l’histoire : qui, à part dans les pays concernés, se souvient du cyclone Bhola (au moins 300 000 morts au Bangladesh en 1970), du typhon Nina (170 000 morts en Chine en 1975) ou du cyclone Nargis (130 000 morts en Birmanie en 2008) ? Et en Europe, qu’est-ce qu’ont changé les 70 000 morts de la canicule de 2003 ? Il faut reconnaître au capitalisme sa résilience extraordinaire face aux désastres de tout ordre.

    Troisièmement, le discours actuel de l’effondrement mélange deux choses : la perturbation du système Terre et la sixième extinction, qui sont avérées, et l’épuisement des ressources fossiles qui est sans cesse repoussé à plus tard. Le problème est que ces deux phénomènes jouent à des échelles temporelles très différentes : selon les climatologues, pour ne pas dépasser + 2 °C en 2100, il faudrait laisser sous le sol les deux tiers des réserves de pétrole, de gaz et de charbon économiquement exploitables (1). Dit autrement, le capitalisme fossile se porte à merveille, il est dans la force de l’âge, son effondrement est peu probable, et c’est bien là le tragique de la situation.

    Quatrièmement, le discours de l’effondrement dépolitise la question écologique. Un peu comme les intellectuels marxistes des années 70 attendaient l’effondrement du capitalisme sous le poids de ses contradictions internes (la fameuse baisse tendancielle du taux de profit), il ne faudrait surtout pas attendre l’effondrement du capitalisme fossile parce que « la nature » le décidera. La lutte écologique ne doit pas mobiliser contre, mais pour l’effondrement, du moins celui du capitalisme fossile.

    Tous ces problèmes, l’effondrement les doit à ses origines intellectuelles et politiques. Au début du XIXe siècle, les élites libérales issues de la Révolution française utilisent déjà ce discours pour réprimer les usages de la nature - les communs forestiers en particulier - des masses paysannes libérées des obligations féodales. Au même moment, en Angleterre, Malthus expliquait qu’il fallait couper les aides aux pauvres pour éviter qu’ils ne prolifèrent dangereusement. Tout au long des XIXe et XXe siècles, l’effondrement est avant tout porté par les chantres de l’industrie et de l’Empire : c’est l’économiste Stanley Jevons qui s’inquiète pour la domination de la Grande-Bretagne à court de charbon ; c’est Paul Leroy-Beaulieu qui justifie le pillage des ressources coloniales au nom de l’effondrement prévisible de l’Europe ; c’est la commission Paley établie par Truman qui organise le drainage des matières premières du tiers-monde ; et c’est encore le Club de Rome, un assemblage d’industriels et de savants de la guerre froide qui a curieusement séduit la contre-culture (2), et dont les travaux ont joué un rôle certain dans l’élaboration du programme chinois de l’enfant unique (3). Remarquons pour finir que dans les années 90, quand la question climatique émerge dans l’espace public, le discours de l’effondrement a d’abord fait turbiner une clique de consultants travaillant pour le Pentagone, des néomalthusiens affolés par leurs fantasmes racistes - des hordes brunes de réfugiés climatiques - et voulant aussi prévoir les nouveaux terrains de déploiement de l’armée américaine dans un Global South en proie au collapse généralisé. Si en France on connaît surtout la « #collapsologie » de gauche, celle d’Yves Cochet, de Pablo Servigne et de Raphaël Stevens qui tentent de construire une politique post-apocalyptique émancipatrice, il ne faut pas oublier que l’effondrement a, au cours de sa longue histoire, nourri les passions politiques les plus nauséabondes.

    « Mal nommer un objet, disait Camus, c’est ajouter au malheur de ce monde. » En étant optimiste, on pourrait dire de l’effondrement que sa fonction politique est encore indécise. Il pourrait devenir le clairon d’une mobilisation générale pour le climat, mais il pourrait aussi renforcer l’option nucléaire et demain, qui sait, la géoingénierie. L’effondrement disparaît et réapparaît, recule ou revient en force en s’ajustant aux futurs successifs. En attendant, les catastrophes se multiplient partout, et surtout en dehors d’une civilisation occidentale qui depuis deux siècles n’a cessé d’admirer sa puissance au prisme de son effondrement.

    (1) « Unburnable Fossil-Fuel Reserves », de Michael Jakob et Jérôme Hilaire, Nature, vol. 517, 2015, p. 150-152.
    (2) Le Club de Rome est financé par la famille Agnelli (la Fiat), piloté par l’industriel Aurelio Peccei et Jay Forrester, l’inventeur de l’ordinateur numérique pour les besoins du programme nucléaire américain, y joue un rôle central.
    (3) Fatal Misconception : The Struggle to Control World Population, de Matthew Connelly, Heron and Crane, 2008.

  • Utopia
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/utopia

    Phalanstères, îles lointaines, colonies fondées par des pirates ou d’anciens esclaves, mondes imaginaires, de fourmis, de singes ou de chiens, pays invisibles ou rêvés, bienvenue dans les #utopies de la Police du Bon Goût. Harmonies parfaites et mondes idéaux ou à l’opposée, mondes qu’on aimerait surtout ne pas voir advenir des dystopies, nous parlerons de sociétés idéales, sur fond de #musique parfaites de l’ici et du maintenant.

    L’Anthropocène est-elle entrée dans sa phase finale comme nous l’explique Raphaël Stevens ? Malgré les chiffres, les crises, les guerres et le spectre possible de l’effondrement, le PBG veut encore y croire. A un monde plus juste, hein, pourquoi pas ?

    A l’occasion de sa spéciale utopies, PBG reçoit Serge Deruette, historien des idées (...)

    #culture #politique #histoire #invités #écologie #magazine #culture,politique,histoire,musique,invités,écologie,utopies,magazine
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/utopia_03561__1.mp3

  • Utopia
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/utopia

    Phalanstères, îles lointaines, colonies fondées par des pirates ou d’anciens esclaves, mondes imaginaires, de fourmis, de singes ou de chiens, pays invisibles ou rêvés, bienvenue dans les #utopies de la Police du Bon Goût. Harmonies parfaites et mondes idéaux ou à l’opposée, mondes qu’on aimerait surtout ne pas voir advenir des dystopies, nous parlerons de sociétés idéales, sur fond de #musique parfaites de l’ici et du maintenant.

    L’Anthropocène est-elle entrée dans sa phase finale comme nous l’explique Raphaël Stevens ? Malgré les chiffres, les crises, les guerres et le spectre possible de l’effondrement, le PBG veut encore y croire. A un monde plus juste, hein, pourquoi pas ?

    A l’occasion de sa spéciale utopies, PBG reçoit Serge Deruette, historien des idées (...)

    #culture #politique #histoire #invités #écologie #magazine
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/utopia_03561__1.mp3

  • L’Effondrement de la société industrielle | Racine de moins un
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=2919

    Et si notre civilisation s’effondrait ? Certains penseurs, au sein d’une nouvelle discipline appelée « collapsologie », annoncent la fin de la civilisation industrielle. Pablo Servigne, ingénieur agronome, présente les thèmes abordés dans l’ouvrage qu’il a coécrit avec Raphaël Stevens, intitulé Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, éd. du Seuil, 2015. Source : Radio Zinzine

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/RMU/2017/RMU20170416-EffondrementServigne.mp3

    • L’étude de la fuite en avant serait très intéressante socialement. Où s’arrête la mauvaise foi et où commence l’aveuglement ?
      Je connaissais le thème de la collapsologie (cf mes vieux posts sur le sujet en 2015), mais à présent l’inéluctable approche. À côté, le choix d’une décroissance maîtrisée semble progresser parmi les X scénarios (ouf), et pourtant, ma société continue de ne pas aborder le sujet et de viser une brèche utopique dans ce mur.
      Quelle réponse ont à donner l’anthropologue et le sociologue à ce phénomène ?
      Avant ce n’était qu’ignorance, à présent, il faudrait habiter dans un silo anti atomique depuis 1970 pour esquiver le sujet.
      Si nous allons vers le sinistre cauchemar de l’avenir lointain, où seule règne la guerre, ce sera en toute connaissance de cause.

  • Limites et frontières : là où finira notre civilisation - Basta !
    http://www.bastamag.net/La-finitude-de-notre-civilisation-entre-limites-et-frontieres

    notre civilisation industrielle ne va pas droit dans le mur. Elle est confrontée à deux autres types de limites, ou plus précisément, à des limites (limits) et à des frontières (boundaries). Les limites sont représentées par la fin de notre réservoir d’essence, et les frontières par les bords de la route.

    [...] La technologie, qui a longtemps servi à repousser ces limites thermodynamiques, est de moins en moins capable d’assurer cette accélération, et « verrouille » cette trajectoire non durable en empêchant l’innovation d’alternatives. L’ère des énergies fossiles abondantes et bon marché touche à sa fin, comme en témoigne la ruée vers les énergies fossiles non conventionnelles aux coûts environnementaux, énergétiques et économiques prohibitifs.

    [...] La transgression des frontières annonce des ruptures de systèmes alimentaires, sociaux, commerciaux ou sanitaires. C’est-à-dire, concrètement, des déplacements massifs de population, des conflits armés, des épidémies et des famines. Dans ce monde devenu « non-linéaire », les événements imprévisibles de plus forte intensité seront la norme. Et il faut s’attendre à ce que régulièrement les solutions que l’on tentera d’appliquer perturbent encore davantage ces systèmes.

    [...] Le résultat est clair, mais il fait mal. Pour nous préserver de trop grandes perturbations climatiques et écosystémiques (qui sont les seules à menacer l’espèce), il faut un arrêt du moteur.

    [...] Pour reprendre la métaphore de la voiture, alors que l’accélération n’a jamais été si forte, le niveau de carburant indique que nous sommes sur la réserve et que le moteur, à bout de souffle, se met à fumer et à tousser. Grisés par la vitesse, nous quittons la piste balisée et dévalons, avec une visibilité quasi nulle, une pente abrupte truffée d’obstacles. Certains passagers se rendent compte que la voiture est très fragile, mais apparemment pas le conducteur, qui continue à appuyer sur le champignon !

    Extraits d’extraits de « Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes », de Pablo Servigne & Raphaël Stevens.

    #effondrement #limites #frontières #collapsologie #Pablo_Servigne #Raphaël_Stevens

    • Pour nous préserver de trop grandes perturbations climatiques et écosystémiques (qui sont les seules à menacer l’espèce), il faut un arrêt du moteur.

      J’ajoute qu’il y a aussi comme grande menace également sur l’espèce et la vie le #nucléaire déjà simplement en cas de crise économique et/ou d’accès au pétrole… Il faut minimum 6 mois pour éteindre un réacteur nucléaire (240 (civiles) sont en marche), et ça nécessite de l’énergie (fossile) pour maintenir les moteurs de refroidissement pour les éteindre ; sans même parler de démantèlement ou de chape de béton : qui pourrait en faire alors ? y a plus de sable, plus de pétrole accessible… c’est une autre grosse épée de Damoclès…

  • Pablo Servigne : penser l’effondrement de notre monde - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=1vWgLOB7nE0

    Bel échange autour du livre « Comment tout peut s’effondrer », soustitré « Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes » de Pablo Servigne et Raphaël Stevens ; avec ici seulement Pablo Servigne. Je trouve son discours extrêmement touchant émotionnellement.

    #effondrement #mozaïque_de_l'effondrement #pablo_servigne #mediapart #collapsologie #transition #catastrophes

    Découvert via cette autre conférence aux Metallos cette fois, avec les 2 auteurs, sur ce même sujet (mais le son est très faiblard). Merci Olivier G. :)

    https://www.youtube.com/watch?v=dI2lOH7RbCo

  • « Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements » : la fin annoncée de la civilisation industrielle
    http://www.bastamag.net/L-effondrement-qui-vient

    Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ». Rappelant (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Climat, #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, #Le_défi_du_réchauffement_climatique, #L'enjeu_de_la_transition_énergétique, #Entretiens, Biodiversité, #Epuisement_des_ressources, #Inégalités, #Société_de_consommation, #Sciences, Lanceurs (...)

    #Biodiversité #Lanceurs_d'alerte

    • http://www.article11.info/?Herve-Kempf-Ce-que-nous-vivons-n#a_titre

      Je m’inspire de Karl Polanyi et de son utilisation du concept de grande transformation : dans sa grande œuvre publiée en 1944, il explique comment le capitalisme a été la grande mutation de l’économie au sortir des temps modernes, et a cherché à généraliser l’économie de marché à l’ensemble des activités humaines. Cette définition du capitalisme me paraît la plus pertinente.

      Nous nous trouvons en une phase d’apogée – donc finale - du capitalisme : il a fini par transformer la psychologie collective au point où presque tous les individus sont convaincus qu’ils sont essentiellement motivés par la recherche de leur intérêt personnel, et par ailleurs que l’ensemble des activités humaines – ansi que les biens communs – ont vocation à devenir des activités marchandes. Mais, arrivé au sommet de sa progression, les désordres que sa pleine expression génère tant sur le plan social qu’écologique font qu’il ne peut plus se maintenir que dans un équilibre très instable, ou se délabrer totalement. Sur ses décombres, la société humaine devra rebâtir une autre économie, un autre jeu de relations sociales, un autre rapport à la biosphère. Plutôt qu’un malade à guérir, nous sommes un poussin qui sort de l’œuf en cassant sa coquille…