person:raul guillen

  • Ce que les #abeilles murmurent à l’oreille des humains, par Raúl Guillén (Le Monde diplomatique, décembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/12/GUILLEN/58169
    #apiculture

    La plupart des apiculteurs des zones tempérées rencontrent de manière plus ou moins prononcée les mêmes difficultés. Mais ce n’est pour l’instant pas le cas partout, notamment en Australie, où la variété d’#abeilles_mellifères européenne a été introduite. Grâce à une stricte politique de contrôle douanier des espèces animales et végétales, le varroa n’a pas infesté les ruches du pays. En outre, les abeilles y conservent de grands espaces naturels. Résultat, les #apiculteurs n’enregistrent pas de pertes exceptionnelles, tandis que des essaims reviennent à l’état sauvage et colonisent certaines zones, au point que les abeilles sont même considérées maintenant comme une espèce invasive. Dans certains parcs protégés, des programmes d’éradication visent à lutter contre la concurrence qu’elles font, de par leurs choix de nidification, à des animaux autochtones.

    Dans le reste du monde, le nombre de #ruches a plus que doublé durant les cinquante dernières années, si bien que l’on compte aujourd’hui 83 millions de ruches sur l’ensemble du globe, contre 49 millions en 1961 (7). Même si le rythme de destruction des espaces sauvages ne faiblit pas, l’agriculture industrielle intensive ne s’est pas encore répandue aussi massivement, au détriment des habitats naturels, en Afrique subsaharienne et en Amérique tropicale que dans les zones tempérées. En outre, les variétés d’abeilles mellifères d’Afrique tropicale résistent mieux au varroa et sont capables de migrer quand le milieu devient défavorable. L’une de ces variétés (Apis mellifera scutelatta) fut ainsi introduite accidentellement en Amérique tropicale, où elle s’est aussi bien développée que dans sa région d’origine, remplaçant les variétés européennes introduites pendant la période coloniale.

    Dans ces régions foisonnent également les colonies sauvages. En Afrique du Sud par exemple, dans une zone moins propice que les forêts européennes pour les abeilles mellifères et dépourvue d’activité apicole, on a retrouvé des densités de 12,4 à 17,6 colonies par kilomètre carré. La même étude donnait pour l’Allemagne, où l’apiculture est bien répandue, des densités de 2,4 à 3,2 colonies par kilomètre carré, ce qui correspond à la densité de ruches tenues par des apiculteurs (8) et à la densité moyenne en Europe (9). À l’inverse, dans certaines régions des États-Unis, et notamment la Californie, on observe la quasi-disparition des colonies sauvages (10). Il apparaît presque certain que les seules abeilles mellifères qui y subsistent ont accompli un processus de domestication et dépendent entièrement des soins des êtres humains. Leur disparition comme espèce sauvage au moins dans une grande partie des régions tempérées et leur transformation en animaux d’élevage, incapables de survivre sans les humains, en dit long sur la perte de biodiversité provoquée par le développement et l’industrialisation de l’agriculture intensive. Tout autant que sur ce qui pourrait advenir dans les régions tropicales, où la destruction des espaces naturels continue à un rythme sans précédent.

    Raúl Guillén

    Journaliste et ouvrier apicole


  • Pas d’animaux, que de la matière animale !
    Par Nardo & Raul Guillen
    http://cqfd-journal.org/Pas-d-animaux-que-de-la-matiere

    Comment, après des millénaires d’élevage et de cohabitation, en est-on arrivé à réduire les animaux au rang de machines au service de l’agriculture industrielle ? Pour clore notre enquête au long cours sur la sélection animale et la certification par la voie mâle, nous avons rencontré Jocelyne Porcher, chercheuse iconoclaste à l’Institut national de recherche agronomique (Inra), ancienne éleveuse et auteur de Vivre avec les animaux : une utopie pour le XXIe siècle. Un vrai livre politique.


    Carte du CRESADT.
    http://cqfd-journal.org/Ameliore-ta-brebis-de-l-Aveyron

    L’enquête :
    http://seenthis.net/sites/100949
    http://seenthis.net/messages/59706


  • Quand le progrès pue le bouc, par Nardo & Raul Guillen
    http://www.cqfd-journal.org/Quand-le-progres-pue-le-bouc

    La sélection animale est vieille comme la domestication : depuis 10 000 ans, l’homme accouple des animaux pour améliorer leur résistance, leur comportement, leur force, leur productivité ou simplement leur esthétique. Comme les autres activités agricoles, la sélection a été industrialisée dès la seconde moitié du xix e siècle : instauration des livres généalogiques (1860), contrôle poussé des performances (1910), insémination artificielle (1950)… Ce processus culmine avec la Loi sur l’élevage de 1966 qui centralise, organise et optimise le dispositif français d’amélioration génétique du cheptel, en tenant compte des « nouvelles connaissances et des nouvelles technologies », notamment la « génétique quantitative et le calcul automatique ».

    La loi de 1966 a permis une production annuelle moyenne de 7 500 litres de lait par vache, contre 3 500 en 1950. C’est du moins ce que retiendront les députés planchant sur la Loi d’orientation agricole de 2006, qui vise, entre autres, à libéraliser le dispositif d’amélioration génétique. Cette loi impose aussi la certification des mâles [2], qui empêchera Jean-Louis Meurot (voir CQFD n°95) de fournir à sa voisine éleveuse dans le Vercors des béliers issus de son troupeau, ou de s’en procurer chez son collègue du Calvados. Mais quel est le lien entre libéralisation et certification ?


  • Le sperme de ruminant est une marchandise. Tuer la vie dans l’œuf, par Nardo & Raul Guillén.
    http://cqfd-journal.org/Tuer-la-vie-dans-l-oeuf

    « Pour les agriculteurs, ressemer sa propre récolte sera interdit ou taxé », titrait Le Monde du 29 novembre 2011. Dans le meilleur des mondes, l’étape suivante serait d’interdire aux éleveurs l’échange de gamètes mâles non certifiés… Et nous vivons dans le meilleur des mondes ! Rencontre avec un éleveur ovin – premier article d’une enquête en trois volets.


  • À la sauce financière par Raul Guillén :
    http://www.cqfd-journal.org/A-la-sauce-financiere

    Dans la panique suscitée par la banqueroute grecque de mai 2010, le conseil de l’Union européenne a mis en place des mécanismes pour sauver les pays en difficulté. Après les « injections de liquidité » des premiers mois, c’est maintenant pour augmenter sa « force de frappe » que toute l’Europe se met en quatre.


  • Alchimistes de la Puerta del Sol | Raúl Guillén
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/GUILLEN/20797

    « Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie ! », clamaient les « indignés » madrilènes le 19 juin. Après la levée du campement de la Puerta del Sol, le mouvement se poursuit sous d’autres formes. / #Espagne, Économie, #Finance, #Jeunes, Mouvement de contestation, #Travail, #Chômage, Crise économique, (...) / Espagne, Économie, Finance, Jeunes, Mouvement de contestation, Travail, Chômage, Crise économique, Crise financière - 2011/07

    #Économie #Mouvement_de_contestation #Crise_économique #Crise_financière #2011/07