person:robert parry



  • Le paradoxe diabolique Bols0naro-Obrador
    http://www.dedefensa.org/article/le-paradoxe-diabolique-bols0naro-obrador

    Le paradoxe diabolique Bols0naro-Obrador

    Pépé Escobar, qui collabore désormais directement avec le site ConsortiumNews de Robert Parry (mort au début de cette année), publie un article tonitruant et apocalyptique sur la situation au Brésil avec le premier tour des élections et l’arrivée en tête de Bolsanaro et ses 46% de voix. Pour Escobar, Bolsanaro représente un énorme danger d’une sorte d’hyper-fascisme qu’on imagine postmoderne menaçant la démocratie occidentale (son titre : « L’avenir de la démocratie occidentale est en jeu au Brésil »). Un court extrait de son texte donne une vision de sa perception apocalyptique :

    « Le concept de la Dystopie est insuffisant pour décrire [ce que serait un Brésil livré à un Bolsanaro]. Les Brésiliens progressistes sont terrifiés à l’idée de faire face à ce qui (...)


  • Le paradoxe diabolique Bolsanaro-Obrador
    http://www.dedefensa.org/article/le-paradoxe-diabolique-bolsanaro-obrador

    Le paradoxe diabolique Bolsanaro-Obrador

    Pépé Escobar, qui collabore désormais directement avec le site ConsortiumNews de Robert Parry (mort au début de cette année), publie un article tonitruant et apocalyptique sur la situation au Brésil avec le premier tour des élections et l’arrivée en tête de Bolsanaro et ses 46% de voix. Pour Escobar, Bolsanaro représente un énorme danger d’une sorte d’hyper-fascisme qu’on imagine postmoderne menaçant la démocratie occidentale (son titre : « L’avenir de la démocratie occidentale est en jeu au Brésil »). Un court extrait de son texte donne une vision de sa perception apocalyptique :

    « Le concept de la Dystopie est insuffisant pour décrire [ce que serait un Brésil livré à un Bolsanaro]. Les Brésiliens progressistes sont terrifiés à l’idée de faire face à ce qui (...)






  • The Biggest Nunes Memo Revelations Have Little To Do With Its Content — Steemit
    https://steemit.com/politics/@caitlinjohnstone/the-biggest-nunes-memo-revelations-have-little-to-do-with-its-content

    In their rush to win a partisan battle and shield their president from the ongoing Russiagate conspiracy theory, the Republicans may have exposed too much of the #establishment foundation upon which both parties are built.

    The term “#deep_state” does not mean “Democrats and Never-Trumpers” as Republican pundits would have you believe, nor does the term refer to any kind of weird, unverifiable conspiracy theory. The deep state is in fact not a conspiracy theory at all, but simply a concept used in political analysis for discussing the undeniable fact that unelected power structures exist in America, and that they tend to form #alliances and work together in some sense. There is no denying the fact that plutocrats, intelligence agencies, defense agencies and the mass media are both powerful and unelected, and there is no denying the fact that there are many convoluted and often conflicting alliances between them. All that can be debated is the manner and extent to which this is happening.

    The deep state is America’s permanent government, the US power structures that Americans don’t elect. These power structures plainly have a vested interest in keeping America’s Orwellian #surveillance #structures in place, as evidenced by the intelligence community’s menacingly urgent demand for FISA renewal back in December. If there’s any thread to be pulled that really could make waves in the way Official Washington (hat tip to the late Robert Parry) operates, it is in the plot holes between the bipartisan scramble toward unconditional surveillance renewal and the highly partisan battle over exposing the abuse of those very powers.

    If we’re going to see a gap in the bars of our cages, that’s a great place to keep our eyes trained, so keep watching. Watch what happens in a partisan war where both parties have a simultaneous interest in revealing as little of the game as possible and exposing the other party. Things could get very interesting.

    #pouvoir #etats-unis


  • In memoriam, Robert Parry l’antiSystème
    http://www.dedefensa.org/article/in-memoriam-robert-parry-lantisysteme

    In memoriam, Robert Parry l’antiSystème

    Il y a peu, PhG confiait ses impressions et ses émotions aux nouvelles concernant deux grands journalistes de l’antiSystème, tous deux malades, et chronique de PhG bien entendu marqué par l’espoir qu’ils nous reviendraient. Si Raimondo continue à écrire et semble se battre avec succès contre la maladie, Robert Parry, lui, a succombé. Son dernier article du 28 décembre 2017, de son lit d’hôpital, montre qu’il est mort sur le champ de sa bataille, sa plume à la main.

    C’est un des très grands hommes de la liberté d’au-delà des frontières, dans nos temps postmodernes, un des grands hommes de la presse antiSystème, de la bataille contre le Système, c’est bien lui qui vient de succomber et qui mérite une pensée grave et recueillie. On lui doit un salut, lui (...)



  • The Grey Lady devrait consulter
    http://www.dedefensa.org/article/the-grey-ladydevrait-consulter

    The Grey Lady devrait consulter

    Finalement, le meilleur de l’article de Robert Parry, ce 12 septembre 2017, se trouve dans le titre et le sous-titre : « Le NYT est-il devenu collectivement fou ? – Franchissant la ligne entre l’irresponsabilité et la folie, le New York Times a publié une analyse en première page suggérant que les Russes se trouvent derrière toutes les critiques contre Hillary Clinton qu’on trouvait dans les réseaux sociaux... »

    Robert Parry, dont le New York Times (The Grey Lady pour les amis) est la cible favorite, fait un travail d’horloger pour mettre à jour l’absurdité d’un texte du journaliste Scott Shane mettant en cause les Russes pour avoir été les inspirateurs et les coordinateurs de toutes les attaques et toutes les critiques développées sur les réseaux sociaux contre la (...)


  • États-Unis : Le « RussiaGate », un coup d’État en douce
    https://www.crashdebug.fr/international/13620-etats-unis-le-russiagate-un-coup-d-etat-en-douce

    Par Robert Parry – Le 13 mai 2017 – Source Consortium News

    L’hystérie qui entoure le RussiaGate a pris de l’ampleur après que le président Trump a renvoyé le directeur du FBI, Comey, mais la grande question est de savoir si un « coup d’État en douce » est en train de se dérouler ou pas aux États-Unis, rapporte Robert Parry.

    Où est Stanley Kubrick quand on a besoin de lui ? S’il n’était pas mort en 1999, il serait un parfait réalisateur pour transformer l’hystérie contemporaine à propos de la Russie en un théâtre de l’absurde reprenant son classique de la guerre froide, Dr Strangelove – Dr Folamour –, une satire très moqueuse sur la folie du nucléaire et la non moins folle idéologie qui la sous tend.

    Pour alimenter mon point de vue, le Washington Post a publié jeudi une longue histoire intitulée « Attention, un (...)


  • CIA & Trump à contremploi ?
    http://www.dedefensa.org/article/cia-trump-a-contremploi

    CIA & Trump à contremploi ?

    Ce texte de Robert Parry nous paraît du plus grand intérêt, car il bouleverserait absolument toute la perception que l’on peut avoir de la décision de Trump d’attaquer la Syrie. Bien entendu, on prendra ses affirmations d’ailleurs extrêmement prudentes pour leur accorder le crédit qu’elles méritent. Il n’empêche qu’il y a beaucoup d’arguments en sa faveur, qui valent bien les affirmations enfiévrées que nous lisons partout, dans un sens ou l’autre, sans autre fondement que la fièvre de leurs auteurs : Parry est un journaliste connu pour son sérieux et ses très nombreuses sources dans les milieux politique et du renseignement à Washington ; c’est un professionnel rigoureux, qui travaille avec méthode, et avec toutes les précautions requises ; ses sources sont sûres, il les (...)

    • Trump fut effectivement très touché émotivement par les quelques photos de bébés et de très jeunes enfants morts, et qu’à partir de là il résolut de punir Assad... Aucune interrogation sur la provenance de ces photos, leur véritable représentation et tout ce qui va avec... (Il y a assez de milliers de bébés tués par l’action des forces US ces dernière années pour avoir une réserve de telles photos.) Le fait qu’on ne puisse écarter cette hypothèse pour expliquer l’action de Trump est infiniment plus effrayante que toute hypothèse sur des pressions politiques ou d’autres manœuvres de ce type ayant fait céder Trump. On se trouve alors devant la perspective d’un caractère incapable de résister à la sensiblerie la plus primaire, versant dans un affectivisme totalement inconscient et, à la différence de l’affectivisme (le postmoderne) que nous définissons avec une orientation idéologique affirmée (postmoderne justement), complètement soumis à des changements d’orientation complètement imprévisibles. (Trump pleure sur les beautiful babies, des “bébés de Dieu” victimes d’Assad, comme il pleurait sur les “Deplorable” de la classe moyenne US durant sa campagne.)

      Toujours pas de mention de l’évènement suédois... où Trump avait mal interprété des images télé... et s’en était ému. Alors qu’il y a un vrai fil conducteur.


  • Être antiSystème ou ne pas être ?
    http://www.dedefensa.org/article/etre-antisysteme-ou-ne-pas-etre

    Être antiSystème ou ne pas être ?

    Nul ne pourra dire que nous n’ayons jamais manqué au devoir du à Robert Parry, à chaque fois que nous l’avons cité, c’est-à-dire de mettre en évidence ses qualités à la fois professionnelles d’enquêteur et de commentateur, à la fois étiques d’homme indépendant que nous classerions volonté dans le front antiSystème. Nous sommes par conséquent beaucoup plus à l’aise pour mettre en évidence une occurrence où ce même Parry paraît céder, malgré ses réticences, à l’influenede l’étrange fureur de haine anti-Trump qui caractérise le climat et son “bruit de fond” à Washington (et évidemment dans les capitales restantes du bloc-BAO où le suivisme par alignement est la politesse des copains et des coquins).

    Le texte ci-dessous est caractéristique de ce malaise qui touche les antiSystème qui (...)


  • NYT Advocates Internet Censorship
    The New York Times wants a system of censorship for the Internet to block what it calls “fake news,” but the Times ignores its own record of publishing “fake news,” reports Robert Parry.
    https://consortiumnews.com/2016/11/20/nyt-advocates-internet-censorship

    The simple reality is that lots of dubious accusations get flung around during the heat of a campaign – nothing new there – and it is always a challenge for professional journalists to swat them down the best we can. What’s different now is that the Times envisions some structure (or algorithm) for eliminating what it calls “fake news.”

    But, with a stunning lack of self-awareness, the Times fails to acknowledge the many times that it has published “fake news,” such as reporting in 2002 that Iraq’s purchase of aluminum tubes meant that it was reconstituting its nuclear weapons program; its bogus analysis tracing the firing location of a Syrian sarin-laden rocket in 2013 back to a Syrian military base that turned out to be four times outside the rocket’s range; or its publication of photos supposedly showing Russian soldiers inside Russia and then inside Ukraine in 2014 when it turned out that the “inside-Russia” photo was also taken inside Ukraine, destroying the premise of the story.

    These are just three examples among many of the Times publishing “fake news” – and all three appeared on Page One before being grudgingly or partially retracted, usually far inside the newspaper under opaque headlines so most readers wouldn’t notice. Much of the Times’ “fake news” continued to reverberate in support of U.S. government propaganda even after the partial retractions.

    So, should Zuckerberg prevent Facebook users from circulating New York Times stories? Obviously, the Times would not favor that solution to the problem of “fake news.” Instead, the Times expects to be one of the arbiters deciding which Internet outlets get banned and which ones get gold seals of approval.

    #new_york_times #fake


  • L’agenda libyen dévoilé : Les courriels de Hillary Clinton vus plus en détail (Web of Debt) - Le-Blog-Sam-La-Touch.over-blog.com
    http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2016/10/l-agenda-libyen-devoile-les-courriels-de-hillary-cli

    Traduit par Rudo de Ruijter et publié avec la permission d’Ellen Brown. Site de courtfool.info
    Lu sur Mondialisation.ca

    Des critiques se sont demandés depuis longtemps pourquoi une intervention violente était nécessaire en Libye. Les courriels de Hillary Clinton, qui ont été rendus publics récemment, confirment qu’il s’agissait moins de protéger le peuple contre un dictateur, mais plutôt d’argent, de banques et d’empêcher une souveraineté économique africaine.
    La courte visite à la Libye, en octobre 2011, de Hillary Clinton, sécrétaire d’État à l’époque, était décrite par les média comme “un tour de victoire”. “Nous venions, nous voyions et il est mort !“, elle chantait dans un interview de CBS [1] lorsqu’elle apprenait la capture et le meurtre brutal du chef libyen Muammar el-Qaddafi.
    Mais le tour de victoire était prémature, écrivent Scott Shane et Jo Becker dans le New York Times [2]. La Libye était mise en veilleuse par le Département d’État, “comme le pays se désintégrait en chaos, menant à une guerre civile, qui déstabilisait la région, alimentant la crise des réfugiés en Europe et permettant l’État Islamique d’établir une base libyenne que les États-Unis essaient de contenir maintenant.”
    L’intervention de l’UE-OTAN était soi-disant entreprise pour des raisons humanitaires, après des rapports d’atrocités de masse. Cependant, des organisations de droits de l’homme mettaient ces affirmations en doute [3] apès avoir constaté un manque de preuves [4]. Aujourd’hui, par contre, des atrocités vérifiables ont lieu. Comme Dan Kovalik écrivait dans le Huffington Post [5], “la situation humanitaire en Libye est un désastre, comme des milliers de détenus [incluant des enfants] dépérissent dans des prisons sans traitement judiciaire approprié,” et des “enlèvements et tueries ciblées se propagent.”

     
    Obama et Sarkozy en Libye
    Avant 2011, la Libye avait atteint une indépendance économique, avec sa propre eau, sa propre production alimentaire, son propre pétrole et sa propre banque d’état. Sous Qaddafi elle avait évolué d’un des pays les plus pauvres au pays le plus riche d’Afrique. L’éducation et le traitement médical étaient gratuits [6] ; avoir une maison était considéré comme un droit de l’homme ; et les Libyens participaient dans un système de démocratie locale originale. [7] Le pays pouvait se vanter d’avoir le plus grand système d’irrigation au monde, le projet de “Grand Fleuve fabriqué par l’Homme” [8], qui portait de l’eau des déserts jusqu’aux villes et aux régions côtières ; et Qaddafi avait entrepris de répandre son modèle sur l’Afrique entière.
    Mais cela était avant que les puissances de l’UE-OTAN bombardent le système d’irrigation et démolissent le pays. Aujourd’hui la situation est tellement grave que le président Obama a demandé à ses conseillers de préparer des options, y compris un nouveau front militaire en Libye [10], et selon ce qui est rapporté, le Département de Défense se tient prêt avec “le spectre complet de toutes les opérations militaires requises”.
    Le tour de victoire du sécrétaire d’État était, en effet, prématuré, si nous parlons du but officiel, à savoir une intervention humanitaire. Mais ses courriels, rendus publics récemment, révèlent un autre agenda derrière la guerre libyenne, et cet agenda-là avait été réalisé, il semble.
    Mission accomplie ?
    Des 3.000 courriels du serveur de courriels privé de Hillary Clinton, rendus publics fin décembre 2015, près d’un tiers venait de son confidant intime Sydney Blumenthal, l’aide des Clinton, qui est devenu notoirement connu lorsqu’il a témoigné contre Monika Lewinsky. Dans un de ses courriels [11], daté du 2 avril 2011, on peut lire :
    Le gouvernement de Qaddafi détient 143 tonnes d’or et un montant similaire en argent…. Cet or avait été accumulé avant la rébellion actuelle et était destiné à être utilisé pour établir une monnaie pan-africaine basée sur le Dinar d’or libyen. Ce projet visait à offrir aux pays francophones africains, une alternative au franc français (CFA)
    Sur la source de cette information, le courriel dit :
    Selon des gens bien informés cette quantité d’or et d’argent représente plus de 7 milliards de dollars. Des fonctionnaires des services secrets français ont découvert ce projet peu après le début de la rébellion actuelle et cela a été un de facteurs qui ont influencés la décision du président Nicolas Sarkozy d’engager la France dans l’attaque sur la Libye. Selon ces personnes les plans de Sarkozy’s sont motivés par les motifs suivants :
    Un souhait d’obtenir une plus grande partie de la production de pétrole libyenne,
    Augmenter l’influence française en Afrique du Nord,
    Améliorer sa situation politique interne,
    Offrir une opportunité aux militaires français de réaffirmer leur rôle dans le monde,
    Répondre aux soucis de ses conseillers sur les projets à long terme de Qaddafi, pour remplacer la France comme pouvoir principal en Afrique francophone
    Remarquablement absent est toute mention sur des soucis humanitaires. Les objectifs sont l’argent, le pouvoir et le pétrole.
    D’autres confirmations explosives dans les courriels récemment rendus publics sont détaillées par le journaliste d’investigation Robert Parry. [12] Elles comprennent des admissions de crimes de guerre, d’entraîneurs d’opérations spéciales à l’intérieur de la Libye presque dès le début des protestations, et d’Al Quaeda intégré dans l’opposition soutenue par les États-Unis. Des thèmes-clef de propagande pour l’intervention violente sont reconnus n’être que des rumeurs. Parry suggère qu’ils pourraient bien émaner de Blumenthal lui-même. Ils comprennent l’accusation bizarre que Qaddafi avait une “politique de viols” comprenant la distribution de Viagra à ces troupes, une accusation que l’ambassadice des Nations Unies, Susan Rice, utilisait ultérieurement dans une présentation de l’ONU. Parry demande rhétoriquement :
    Pensez-vous qu’il serait plus facile pour l’Administration d’Obama d’obtenir du support américain pour ce “changement de régime”, s’il explique comment les Français veulent voler les richesses de la Libye et maintenir leur influence française néo-coloniale sur l’Afrique – ou est-ce que les Américains réagiraient mieux à des thèmes de propagande sur Gaddafi distribuant du Viagra à ses troupes pour qu’ils puissent mieux violer des femmes, pendant que ses tireurs d’éilite ciblent des enfants innocents ? Bingo !
    Renverser le schéma des finances globales
    La tentative menaçante de Qaddafi pour établir une monnaie africaine indépendante n’était pas prise à la légère par les intérêts occidentaux. En 2011, Sarkozy aurait appelé le chef libyen une menace pour la sécurité financière mondiale. [13] Comment ce petit pays de six millions d’habitants pouvait poser une menace pareille ? D’abord quelques informations d’arrière plan.
    Ce sont les banques, et non pas les gouvernements, qui créent la plus grande partie de l’argent dans les économies occidentales, comme la Banque d’Angleterre confirmait récemment. [14] Cela se fait depuis des siècles par un processus appelé prêter avec une “réserve fractionnelle”. A l’origine, ces réserves étaient de l’or. En 1933 le président Franklin Rooseveldt remplaçait l’or domestiquement par des réserves créées par la banque centrale, mais l’or restait la monnaie de réserve internationale.
    En 1944 le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale étaient crées à Bretton Woods, à New Hampshire, pour unifier ce système créé par les banques mondialement. Une règle du FMI disait qu’aucun argent en papier ne pouvait avoir de support d’or. Un approvisionnnement en argent, créé de façon privée comme une dette à intérêts, exige un approvisionnement en débiteurs continuel. Et durant la demie-siècle suivante la plupart des pays en développement se retrouvaient endettés envers le FMI [15]. Ces prêts venaient avec des conditions attachées, comprenant des politiques de “réformes structurelles” avec des mesures d’austérité et la privatisation des biens publics.
    Après 1944 le dollar des EU était négocié de façon interchangeable avec de l’or comme monnaie de réserve. Et lorsque les États-Unis n’étaient plus capables de maintenir le soutien d’or de leur dollar, ils concluaient un accord avec l’OPEC pour soutenir le dollar avec du pétrole, créant le “pétro-dollar”. Le pétrole ne serait vendu qu’en dollars, qui seraient déposés dans des banques de Wall Street et dans d’autres banques internationales.
    En 2001, mécontent de la valeur diminuante des dollars que l’OPEC recevait pour son pétrole, Saddam Hussein d’Irak rompait l’accord et vendait du pétrole en euros. Un changement de régime suivait rapidement, accompagné de la destruction massive du pays.
    En Libye, Qaddafi rompait l’accord également, mais il faisait plus que vendre son pétrole dans une autre monnaie.
    Comme le bloggueur Denise Rhyne [16] détaille ces développements :
    Depuis des décennies la Libye et d’autres pays africains avaient tenté de créer un étalon d’or pan-africain. Qaddafi de Libye et d’autres chefs d’état africains avaient voulu une ‘monnaie dure’, indépendante et pan-africaine.
    Sous la direction de Qaddafi des nations africaines s’étaient réunies au moins deux fois pour une union monétaire. Les pays ont parlé de la possibilité d’utiliser de dinar libyen et le dirham d’argent comme la seule monnaie pour acheter du pétrole africain.
    Jusqu’à l’invasion récente des EU/OTAN le dinar d’or était émis par la banque centrale libyenne (CBL). La Banque Libyenne appartenait pour 100 pourcent à l’État et était indépendante. Les étrangers devaient passer par la CBL pour pouvoir commercer avec la Libye. La banque centrale se servait des 143,8 tonnes d’or pour émettre le dinar libyen.
    Qaddafi (président de l’Union Africaine en 2009) concevait et finançait un plan pour unir les États souverains d’Afrique avec une monnaie d’or unique (les États-Unis d’Afrique). En 2004, un parlement pan-african (53 nations) établissait des plans pour la Communauté Économique Africaine - avec une monnaie d’or unique en 2023.
    Les nations africaines produisant du pétrole se préparaient à abandonner le pétro-dollar et à demander de l’or pour le pétrole et le gas.
    Montrer ce qui est possible
    Qaddafi avait fait plus que d’organiser un coup monétaire africain. Il avait démontré qu’une indépendance financière pouvait être réalisée. Son plus grand projet d’infrastructure, le ‘Grand Fleuve fabriqué par l’Homme’, transformait les régions arides en un panier de pain pour la Libye et le projet de 33 billions de dollars avait été financé sans intérêt, et sans dette extérieure, par la propre banque de l’État libyen.
    Cela pouvait expliquer pourquoi cette pièce d’infrastructure critique était démolie en 2011. L’OTAN ne bombardait pas que la conduite d’eau [17] mais annihilait le projet complètement en bombardant aussi l’usine qui fabriquait les tuyaux nécessaires pour la réparer. Mutiler un système d’irrigation civile qui sert à 70 pourcent de la population ne ressemble guère à une intervention humanitaire. C’est plutôt comme le professeur canadien Maximilian Forte le décrit dans son livre basé sur des recherches poussées “Slouching Towards Sirte : NATO’s War on Libya and Africa (Titubant vers Sirte : la guerre de l’OTAN contre la Libye et l’Afrique)” :[18]
    Le but de l’intervention militaire des États-Unis était de stopper une évolution émergeante vers l’indépendance et le réseau de collaboration à l’intérieur de l’Afrique, qui aurait facilité une auto-suffisance africaine accrue. Une telle indépendance est en conflit avec les ambitions géo-stratégiques et les ambitions de politique économique de pouvoirs hors du continent européen, à savoir celles des États-Unis.”
    Mystère résolu
    Les courriels de Hillary Clinton jettent aussi la lumière sur un autre énigme remarqué par les commentateurs de la première heure. Pourquoi, en moins de quelques semaines de combat, les rebels montaient leur propre banque centrale ?
    Robert Wenzel [19] écrivait dans The Economic Policy Journal en 2011 :
    Cela fait supposer qu’on ait à faire avec quelque chose de plus qu’une bande de rebels courant en tous sens et qu’il y ait ici des influences assez sophistiquées. Je n’ai jamais entendu parler d’une banque centrale, qui dans l’espace de quelques semaines émerge d’une révolte populaire.
    C’était tout très suspicieux, mais comme Alex Newman concluait [20] dans un article en novembre 2011 :
    Si sauver les banques centrales et le système monétaire mondial corrompu était véritablement parmi les raisons pour destituer Gaddafi, …. ça nous ne pourrons jamais le savoir avec certitude – au moins pas publiquement.
    Là l’histoire se serait terminée – suspicieuse mais non-vérifiée comme tant d’histoires de fraude et de corruption – s’il n’y avait pas eu les courriels de Hillary Clinton rendus publics après une enquête du FBI. Ils ajoutent un poids subtantiel aux suspicions de Newman : L’intervention violente n’était pas primairement pour la sécurité du peuple. C’était pour la sécurité du système mondial des banques, de l’argent et du pétrole.
    Ellen Brown


  • La diplomatie du S300V4 “Antey-2500”
    http://www.dedefensa.org/article/la-diplomatie-du-s300v4-antey-2500

    La diplomatie du S300V4 “Antey-2500”

    Robert Parry, cet ancien journaliste d’Associated Press qui reçut tant de distinctions officiels et d’appréciations élogieuses pour son travail d’investigations (l’Irangate de Reagan, l’October Surprise de l’élection présidentielle de 1980, etc.), a créé (en 1995) avec son site ConsortiumNews un asile de haute réputation pour les journalistes, commentateurs, chroniqueurs, etc., de haute qualité qui ne trouvent plus aucun accueil dans une presse-Système US devenue quasi-officiellement un “bras armé” de la communication au service exclusif du Système.

    Parry suit avec une plume critique cette presse-Système et les rassemblements d’influence qu’elle suscite, notamment le New York Times qui est devenu, derrière sa prestigieuse apparence, une Pravda-sophistiquée, c’est-à-dire (...)


  • Bruissements nucléaires entre Russie et Turquie
    http://www.dedefensa.org/article/bruissements-nucleaires-entre-russie-et-turquie

    Bruissements nucléaires entre Russie et Turquie

    Le 18 février sur son site ConsortiumNews, Robert Parry consacre un article à ce qu’il estime être un risque sérieux de guerre nucléaire à partir d’une évolution en Syrie où l’armée turque entreprendrait une incursion en Syrie qui menacerait les forces russes qui y sont stationnées. Le titre que choisit Robert Parry (« Risking Nuclear War for Al Qaeda ? ») mesure bien l’énormité de l’enjeu d’une part (la guerre nucléaire) et d’autre part l’absurdité de l’enjeu (“pour protéger al Qaïda”) par rapport à la situation qui s’est développée dans le monde depuis 9/11. Voici les premiers paragraphes de l’article de Parry, donnant l’essentiel de sa nouvelle...

    « When President Barack Obama took questions from reporters on Tuesday, the one that needed to be asked – but wasn’t – was (...)


  • Giving Peace Very Little Chance | Consortiumnews
    https://consortiumnews.com/2016/02/05/giving-peace-very-little-chance

    By Robert Parry

    After nearly 15 years of Mideast war – with those conflicts growing ever grimmer – you might expect that peace would be a major topic of the 2016 presidential race. Instead, there has been a mix of warmongering bluster from most candidates and some confused mutterings against endless war from a few.

    No one, it seems, wants to risk offending Official Washington’s neocon-dominated foreign policy establishment that is ready to castigate any candidate who suggests that there are other strategies – besides more and more “regime changes” – that might extricate the United States from the Middle East quicksand.

    Late in Thursday’s Democratic debate – when the topic of war finally came up – former Secretary of State Hillary Clinton continued toeing the neocon line, calling Iran the chief sponsor of terrorism in the world, when that title might objectively go to U.S. “allies,” such as Saudi Arabia, Qatar and Turkey, all of whom have been aiding Sunni jihadists fighting to overthrow Syria’s secular regime.


  • Poutine, Daesh et le Kalibr nucléaire
    http://www.dedefensa.org/article/poutine-daesh-et-le-kalibr-nucleaire

    Poutine, Daesh et le Kalibr nucléaire

    On a pu lire hier combien Robert Parry était scandalisé de la différence de traitement : qu’on attaquât dans les canaux de la communication le candidat Donald Trump à cause de ses déclarations concernant l’entrée des musulmans aux USA et qu’on ne dise pas mot de l’article où le sénateur Cruz (autre candidat à la désignation républicaine pour les présidentielles) annonçait qu’il jugerait éventuellement opportun de tirer des armes nucléaires contre Daesh. (« Cruz a suggéré d’employer l’arme nucléaire contre les régions occupées par Daesh, soit quasiment la Syrie et l’Irak si l’on tient compte de l’extension des dégâts du feu nucléaire : cela devrait être dans son programme s’il est élu président. »)

    Voici un sujet proche... Hier, RT-français publiait une courte nouvelle, mais (...)


  • Trump a trouvé plus fou que lui
    http://www.dedefensa.org/article/trump-a-trouve-plus-fou-que-lui

    Trump a trouvé plus fou que lui

    On connaît la réputation de The Donald Trump, ses écarts divers, ses provocations, etc. On connaît la fureur haineuse des employés-Système, surtout de la presse-Système, contre ce The Donald, – pas tellement pour ce qu’il dit mais parce qu’il le dit en même temps qu’il conchie l’establishment (le Système), et qu’il le(s) conchie explicitement. C’est-à-dire qu’il expose essentiellement le péché majeur de s’étiqueter lui-même “populiste”, ce qui est s’attaquer à la ligne de défense directe du Système qu’est le processus démocratique totalement corrompu de nos démocraties flamboyantes.

    ... Il y a eu donc une levée de boucliers incroyablement vertueux (les boucliers) suite aux déclarations de Trump annonçant qu’il interdirait au moins temporairement l’accès du territoire US aux musulmans (...)

    • Eh bien, Robert Parry n’est pas d’accord, et il le dit le 8 décembre sur son site ConsortiumNews. Pour lui, ce qu’a dit le sénateur Cruz, concurrent républicain de Trump, est beaucoup plus condamnable que ce qu’a proposé Trump. Cruz a suggéré d’employer l’arme nucléaire contre les régions occupées par Daesh, soit quasiment la Syrie et l’Irak si l’on tient compte de l’extension des dégâts du feu nucléaire : cela devrait être dans son programme s’il est élu président. Personne, dénonce Parry, ne s’est attardé à cette suggestion extraordinaire, et essentiellement, selon nous, parce que Cruz n’est pas anti-establishment comme l’est Trump. De toutes les façons, les esprits-Système jugent en général beaucoup plus insupportable la perspective d’une transgression de la “valeur”-Système de la non-discrimination à la perspective de l’emploi de l’arme nucléaire ; tout de même, il garder raison-morale garder.


  • La globalisation “qui fait pschitt”
    http://www.dedefensa.org/article/la-globalisation-qui-fait-pschitt

    La globalisation “qui fait pschitt”

    28 novembre 2015 – Au départ, c’est donc un texte de Robert Parry qui nous a mis la puce à l’oreille. Cet excellent journaliste s’est de plus en plus concentré, ces derniers temps sur son site ConsortiumNews, sur le phénomène de groupthinking à Washington. (Comme l’on sait, l’expression n’est pas neuve.) Pour la première fois, le 21 novembre, dans un texte sur les narrative dont se nourrissent les politiques et les élites-Système de Washington, il a employé le mot “bulle” (“bubble”) : « One way to view Official Washington is to envision a giant bubble that serves as a hothouse for growing genetically modified “group thinks.” »

    Le mot “bulle” n’est pas seulement utile à cette marque de soda “qui fait pschitt” ; bien plus sérieusement, l’image qu’il véhicule venue en bonne (...)


  • dedefensa.org et la chute des feuilles
    http://www.dedefensa.org/article/dedefensaorg-et-la-chute-des-feuilles

    dedefensa.org et la chute des feuilles

    Nous continuons notre chemin dans un environnement que nous continuer à évaluer, chaque mois davantage, comme étant de plus en plus étrange, de plus en plus insaisissable, de plus en plus troublant, de plus en plus catastrophique. Cet environnement ne cesse également d’apporter chaque jour des preuves supplémentaires du rôle primordial que joue la “presse alternative”, qui est certes en général antiSystème mais qui est aussi l’objet de manœuvres du Système, de machin-false-flag, de faux-rebelles et autres montages. (Voyez par exemple l’article de Robert Parry, de Consortium.News, le 20 octobre, à propos de la destruction du vol MH-17 dont on vient de livrer le rapport ; article sur “le ‘vieux’ journalisme contre le ‘nouveau’”.)

    ... Ce qui signifie que, non (...)


  • Obama : carence de caractère et narrative
    http://www.dedefensa.org/article/obama-carence-de-caractere-et-narrative

    Obama : carence de caractère et narrative

    Robert Parry, que nous citons régulièrement, est bien connu de nos lecteurs, et ses qualités le sont également par conséquent. Nous avons choisi de citer son plus récent texte (6 octobre) sur le site Consortium.News qu’il édite et dirige, parce qu’au travers de son évaluation de la situation d’Obama vis-à-vis de la crise syrienne, Parry nous semble tracer un portrait cohérent et parfaitement intéressant du président des États-Unis. Par le fait, il nous donne les clefs de l’explication que recherchent nombre de commentateurs, et même (mais cela n’étonnera personne) nombre de chefs d’États et de gouvernement. A une très-récente réunion de représentants des États-membre de l’UE où fut discutée l’attitude politique de l’UE vis-à-vis des crise des migrants-réfugiés et de (...)