person:rodrigo nabuco de araujo

  • Logique marchande de guerre

    « Chaque intervention militaire est une campagne publicitaire »

    Entretien croisé avec Mathieu Rigouste et Rodrigo Nabuco de Araujo, respectivement chercheurs en sciences sociales et en histoire, sur les enjeux financiers de la guerre.

    par Xavier Bonnefond

    http://cqfd-journal.org/Chaque-intervention-militaire-est


    Illustré par Etienne Savoye

    Dans l’entre-deux-guerres, des industriels construisent leur dynastie sur des contrats publics, pour combler les besoins militaires ou policiers de l’État au service des classes dominantes. Après 1968, les lois qui encadrent les marchés internationaux de l’armement puis de la sécurité sont dès lors pensées en collaboration étroite avec les industriels privés. Le secrétariat général de la Défense nationale supervise et autorise les ventes d’armes mais des structures hybrides se mettent en place, comme la Cofras ou la Sofema à travers lesquelles l’État organise son retrait partiel. La Cofras est par exemple conçue par et pour l’exportation de matériels et de savoir-faire vers l’Arabie Saoudite, et constitue un marché fondamental de la restructuration sécuritaire de l’impérialisme français. L’exportation et le transfert d’armements et de savoir-faire sont justifiés comme permettant de compenser les dépenses internes permettant à la France de tenir son rang au niveau international (armement nucléaire, maintien d’une armée capable de « projection », etc.). En échange, l’État se met au service des monopoles commerciaux privés.

    Paru dans CQFD n°139 (janvier 2016)

  • Les notes officielles de Paul Aussaresses, tortionnaire français au Brésil
    http://fr.globalvoicesonline.org/2014/05/17/168891

    Les attachés militaires français qui l’ont précédé avaient pu exercer librement leur influence dans les hautes sphères du gouvernement brésilien, pour obtenir des informations, mais Paul Aussaresses les a largement dépassés. Selon le chercheur Rodrigo Nabuco de Araujo, auteur d’une thèse sur le sujet, il rédigea, à Brasilia, plus de 200 pages de renseignements pendant ses deux années de service. Il quitta le Brésil en novembre 1975. Source : Global Voices