person:sa

  • « La drague est anti-féministe » | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1561380437-drague-anti-feministe-Valerie-Rey-Robert

    Depuis MeToo, on entend beaucoup que les hommes ne peuvent plus draguer. Est-ce mal ?

    Non. Je les trouve indécents. Des femmes racontent les souffrances par lesquelles elles sont passées. Et le fait que, en face, des hommes racontent : « Ouais mais moi j’ai envie qu’on me suce la bite » – c’est à ça que ça revient – c’est extrêmement indécent.

    Et, par ailleurs, ils ont raison d’avoir peur. Parce que certains ne vont plus pouvoir se comporter comme ils le faisaient. DSK, par exemple, avait visiblement des comportements de prédateur répétés – il était connu pour ça non ? – et continuait autant qu’il le voulait. C’est une question d’époque. Pour les femmes de l’âge de ma mère, c’était normal. Ma mère me racontait que dans les soirées étudiantes de droit et de médecine, il fallait savoir enlever ses talons hauts très vite, pour courir au bon moment. Et il ne fallait pas trop boire, sinon, comme elle le disait, « on y passait ». C’était totalement intériorisé par les femmes. Et une partie des hommes ne pourra aujourd’hui plus baiser non plus. Certains ont construit leur façon d’avoir des relations sexuelles sur l’acharnement, jusqu’à ce que les femmes cèdent. C’est fini ! Et comme certains sont trop inintéressants, moches, pas séduisants, sans humour, pas intelligents, et qu’ils ne pourront plus forcer, ces mecs-là vont rester sur le carreau. Ils vont devoir être ingénieux et plein d’humour au lieu d’insister comme des porcs.

    #hétérosexualité #harcelement #drague #espace_public #culture_du_viol #galanterie #sexisme

    • Par Inès Belgacem , Caroline Varon

      Pour Valérie Rey-Robert, essayiste féministe, les rapports de séduction hétérosexuels sont profondément sexistes. « Je suis pour bannir la drague. Puisqu’elle est antiféministe. »

      100 % d’accord, j’ai toujours détesté la drague, cette manière super intéressée de s’adresser à moi dans l’espoir que je ne me fasse pas trop longtemps prier pour sucer. L’inconnu qui te dit que tu es intelligente dans une conversation de bistrot et tu te sens salie parce qu’au fond il te croit assez nouille pour te sentir redevable ou épatée. Alors que toi tu le trouves vraiment pas en mesure de valider tes qualités intellectuelles. Mais quelle horreur, c’est comme d’être la seule cliente à une assemblée de VRP, toutes les conversations sont salies par l’intérêt, l’instrumentalisation d’autrui, et ça n’est pas étranger au fait que les objets de l’interaction, celles qu’il faut « travailler » pour qu’elles finissent par se prendre un zizi dans un orifice choisi par monsieur, c’est la moitié de l’humanité qui s’en prend plein la gueule dans les autres domaines. C’est une plaie des rapports entre femmes et hommes et c’est tellement plus agréable, d’avoir des moments de découverte de l’autre, des rapports de séduction, etc basés sur une autre logique que cette drague de merde.

    • Je vous suis complétement dans votre raisonnement, et j’en profite pour partager vos mots autour de moi.
      Cependant, il reste une question qui me trouble un peu et que AOFobb soulève : quelle est la différence entre « rapports de séduction » et « drague » ?
      A part l’aspect linguistique, je ne vois pas bien.

    • Cette histoire d’appropriation du temps évoqué par Valérie Rey-Robert me semble assez pertinente pour faire la distinction. De manière globale, le privilège masculin correspond d’ailleurs à une forme ou une autre d’appropriation du temps et/ou de l’espace des autres, phénomène auquel les femmes sont les premières à devoir se soumettre.

      La drague, c’est du vol de temps : faire perdre son temps à une femme, optimiser indument celui du prédateur.

      La séduction serait alors un rapport humain où l’on envisage justement de « prendre son temps » et de surtout pas s’accaparer celui de l’autre.

    • Le temps est un paramètre intéressant ici, merci. Mais alors.. la drague est la séduction sont de même nature ?!
      Il s’agirait d’un degré différent d’implication dans le temps de l’autre ?

      La séduction c’est du slow-drague ?!

      (Je pense à voix haute, excusez l’apparent jeu de rhétorique..)

    • Non, la séduction n’est pas de la « slow-drague », car un rapport au temps différent définit un rapport social et humain d’une autre nature et non pas d’une autre « intensité »

      C’est la même chose pour le travail dans la société capitaliste qui - en tant que rapport social, et même forme de synthèse sociale - est fondé sur le temps abstrait (et plus précisément sur une dialectique abstrait/concret au sein d’une dimension temporelle sociale spécifique à la dynamique du capital cf. Postone), catégorie qui n’existe tout simplement pas dans les sociétés non-capitalistes.

    • La drague ca viens de la pêche, ca consiste à raclé tout ce qui traine au fond des mers. Dragué une femme c’est la traité de trainée, de moule sur patte, de morue, de thon, limande, balaine, étoile de mer.... Dragué c’est essayé de chopper TOUT CE QUI PASSE, même les espèces non comestibles. Le dragueur attrape tout et fait le tri après, tant pis si les 3/4 des organismes du fond des mers sont morts dans l’opération. Le dragueur n’aime pas vraiment les poissons, il cherche seulement à dominer. Dominer les morues qui passent à sa porté sans leur maquereau - les punir pour cela et essayé d’en bouffé le plus possible au passage, mais surtout le dragueur veux dominer les autres maquereaux à qui il veux montré qu’il à la plus grosse vessie natatoire.

    • L’analogie avec la slow food est valable si on considère que derrière ce mouvement, il n’y a pas que le truc quantitatif de passer plus de temps à cuisiner et à manger la même merde mais que c’est un changement radical de rapport à l’environnement. Qui implique le respect de la nature et de soi-même.

      La différence entre la drague et la séduction ? Le respect, tout simplement. Je vois bien comment plein d’hommes confondent tout sous le mot « choper » (et @mad_meg rappelle à juste titre comment la compète pour choper est une compète entre hommes et implique les femmes seulement à titre d’objets à accaparer) mais il y a un monde entre un rapport prédateur à l’autre où elle n’est qu’objet à accaparer et une rencontre dans laquelle on a envie de se mettre en valeur, de susciter le désir de l’autre.

      J’en profite pour vous signaler cet excellent bouquin sur la drague, Alpha-mâle, qui est depuis longtemps dispo dans sa version BD documentaire.


      https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/sociorama/sociorama-seducteurs-de-rue

      Et une émission avec l’autrice. (Ah, déjà passé.)
      #audio
      https://www.franceinter.fr/emissions/dans-quel-monde-on-vit/dans-quel-monde-on-vit-11-aout-2017

    • Merci pour ces juteux éclaircissements. Ca vous dérange si je publie à un cercle amical cet échange ? Les tournures de Mad Meg, toujours à point me font rougir de vérité ! Et la réponse, merci, cette analogie pêcheresse, située tout à fait comme il faut, indiquant bien que d’un point de vue à l’autre il est question de volonté, finalement. C’est pas du Schopenahaeur. Ou alors si, en mieux, et ça mérite attention. Cimer.

  • Alexandre Langlois, policier et lanceur d’alerte, suspendu « sur ordre de Castaner » (Sputnik)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16220-alexandre-langlois-policier-et-lanceur-d-alerte-suspendu-sur-ordre-

    Dictature....., le gouvernement utilise des méthodes mafieuses pour le faire taire en lui suspendant son salaire alors qu’il a un enfant en difficulté et que sa femme ne travaille plus pour pouvoir s’en occuper, soutenez le à travers sa cagnotte, car 12 mois sans solde c’est long...

    Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat de police VIGI, a été suspendu de ses fonctions de gardien de la paix affecté au Renseignement territorial pour douze mois dont six avec sursis. Il paie ses prises de position contre sa hiérarchie et dénonce une « décision personnelle » du ministre de l’Intérieur. Il s’est confié à Sputnik.

    Depuis le début de l’année 2018 il a tour à tour dénoncé « une falsification des chiffres de la délinquance », « la responsabilité de la direction de la police nationale » dans la vague (...)

  • Palais Rameau, une agriculture sans agriculteurs 3 juillet 2019 - elnorpadcado
    https://www.elnorpadcado.fr/Palas-Rameau-une-agriculture-sans-agriculteurs-photos

    M. Rameau céda son "Palais" à la Ville de Lille à la condition d’y garder des activités agricoles et culturelles. La Ville de Lille céda pour 25 ans le dit Palais à trois écoles d’ingénieurs de l’Université catholique qui en feront une "pépinière" de start-up spécialisées en "agriculture de précision", ainsi qu’un "tech shop vert".

    
Ce qui n’a rien à voir avec les attendus de M. Rameau. Désormais, notre pain quotidien est entre les mains d’ingénieurs, de robots, de capteurs, bref de technologies lourdes. Les savoir-faire ont été accaparés par la caste des technocrates, volés aux paysans. Nous reproduisons le communiqué publié par Hors-sol ainsi que les photos du projet parues dans La Voix du Nord.

    L’enfer vert s’étend au Palais Rameau - Contre la cyber-agriculture
    La Ville de Lille vient de céder le Palais Rameau à trois écoles d’ingénieur qui en feront un laboratoire d’agriculture automatisée et hors-sol. Alors que la Ville détruit les derniers espaces possibles de verdure, îlot Pépinière et friche Saint-Sauveur, elle recrée une nature artificielle, sous cloche, et pilotée par des capteurs. Cette artificialisation des terres et de l’agriculture avance d’un pas serein grâce l’appui des Verts qui voient là une réponse aux « enjeux écologiques du XXIe siècle ». Avec des amis pareils, la nature n’a plus besoin d’ennemis.

    Le calendrier se passe parfois de commentaire. Dans le même Conseil municipal, Martine Aubry rappelle son engagement dans la bétonnisation de l’îlot Pépinière, ancienne parcelle horticole, et cède le Palais Rameau, du nom d’un horticulteur lillois, à trois écoles d’ingénieur spécialisées dans l’« agriculture de précision ». Donc : Martine Aubry remplace des horticulteurs avec de la terre sur les mains par des agro-informaticiens du substrat chimique. Après que la mécanisation des champs ait saigné les rangs des paysans, l’automatisation supprime les derniers « travailleurs de la terre ».

    Une agriculture sans terre ni agriculteurs
    Les trois écoles d’ingénieur en question appartiennent à la Catho et se nomment ensemble « Yncréa ». Leur regroupement forme des ingénieurs et chercheurs en nanotechnologies, smart farming, chimie verte, smart grids (ex : Linky) ou maison intelligente. Yncréa est donc un agent du renouvellement actuel du capitalisme dans les technologies de pilotage de la planète, de la ville, de la maison et du vivant, pour aller decrescendo dans la perspective. Détail qui ne manque pas de saveur : le directeur d’Yncréa est ingénieur militaire, à la fois chevalier de la Légion d’honneur et du Mérite agricole, passé par la Délégation générale à l’armement et la sûreté nucléaire. Ses rangs de topinambours seront bien désherbés sur les côtés.

    Leur agriculture hors-sol (préférez « urbaine », « de précision », « connectée » ou « verticale » si vous deviez masquer vos intentions) passe au stade 2.0. Les semences sont toujours sélectionnées pour ce type de terroir hydroponique. Les légumes plongent toujours leurs racines dans un substrat et des intrants artificiels. Mais les bâtiments sont désormais « pilotés par des technologies contrôlant les paramètres de production (luminosité, apports en eau, en nutriments…) et alliant les compétences en conception de bâtiments intelligents, agronomie et automatisation. »(1) Les Pays-Bas par exemple, surnommés la « Silicon Valley de l’agriculture », ont les meilleurs rendements du monde grâce à des serres où la lumière, l’arrosage, les intrants ou la ventilation sont entièrement automatisés. Le modèle vaut aussi pour les élevages de porcs, de volailles – sans parler des citadins. Le smart farming est à l’agriculture ce qu’un « réseau social » est à l’amitié. Une relation à la terre pilotée par ordinateur, privatisée par des ingénieurs et leurs firmes, produisant une alimentation sans goût pour une vie sans qualité.

    L’avancée du désert vert
    L’élu Julien Dubois soutint l’initiative au nom du groupe écologiste. Reprenant les éléments de langage de circonstance, celle-ci répondrait aux « enjeux écologiques du XXI° siècle ». Quels sont ces « enjeux » ? En quoi Yncréa y « répond » ? Nulle explication chez les élus qui s’écharpent à peine sur le superflu, l’absence d’appel d’offres ou la privatisation du Palais Rameau. Mais sur le fond : rien.

    Dans les Hauts-de-France comme au niveau global, les terres cultivables manquent. La planète compte bientôt 10 milliards d’estomacs en même temps que les terres arables disparaissent sous les effets conjoints de l’urbanisation, de la pollution et l’appauvrissement des sols, de l’élevage intensif ou du manque d’eau. Près de nous, autour de l’ancien site Metalleurop, 500ha de terres saturées en plomb interdisent toute culture comestible. À Lille, les 23 ha de la friche Saint Sauveur seront enfouis sous du logement intensif et des bureaux, plutôt que rendus - enfin ! - à des activités plus humaines.

    Face à ce dilemme comptable, les technocrates ont leurs solutions. Pour aller des plus lointaines aux plus proches, Elon Musk (Tesla) souhaite coloniser Mars ; Peter Thiel (PayPal, Facebook) bâtit des villes flottantes alimentées aux algues ; Sergey Brin (Google) finança le premier steak in vitro ; et toute une flopée d’urbanistes se gaussent d’agriculture urbaine : soit en utilisant les toits des buildings, soit sur les sols pollués des friches industrielles, soit encore dans les souterrains des grandes villes, ainsi qu’Anne Hidalgo l’expérimente à Paris. Après avoir épuisé la Terre, la cyber-agriculture s’attaque aux océans, aux sous-sols, et pourquoi pas à l’espace, dans une fuite en avant technologique. Les écologistes applaudissent. Et l’Union européenne s’interroge sur une labellisation « bio » du hors-sol.

    Ce scénario d’artificialisation et de privatisation du vivant ne devrait surprendre aucun Lillois. Non seulement parce qu’il est d’une banalité confondante au regard de l’état du monde. Surtout parce que la Ville nous avait prévenus, dès 2013, dans une exposition « Natures artificielles » à la Gare Saint-Sauveur. Les artistes convoqués nous y jetaient leurs « visions originales d’un réel transfiguré par une époque mutante où l’homme joue de son emprise ambiguë [sur la nature]. On y crois[ait] des expérimentations scientifiques qui réécrivent l’Histoire, théâtres de robots agriculteurs, parcelles de cosmos comprimées, poupées mutantes issues d’expérimentations génétiques, végétaux à humeurs variables, terre tremblant au son de la voix, etc. » L’enfer vert était annoncé.

    Quant à ceux qui ne veulent pas ajouter de l’artifice au désastre, qui ne souhaitent pas gérer les nuisances mais bien les supprimer, ils peuvent se joindre à nous dans une opposition résolue à la bétonnisation de Saint-Sauveur et à la reconversion technologique du Palais Rameau.

    Hors-sol, Braderie 2018.
    https://hors-sol.herbesfolles.org/2018/08/31/lenfer-vert-setend-au-palais-rameau-contre-la-cyber-agricultu
    #Lille #start-up #agriculture #agriculteurs #martine_aubry #bétonnisation #agro-informaticiens #Yncréa #nanotechnologies #smart_farming #chimie_verte #smart_grids #Hauts-de-France

  • La CFDT, au risque de l’impuissance
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/030719/la-cfdt-au-risque-de-l-impuissance

    Alors que le gouvernement vient d’annoncer les nouvelles règles d’accès à l’assurance-chômage, et que les premières pistes de la réforme des retraites seront dévoilées dans quelques jours, le secrétaire général de la CFDT doit faire face à une question : sa stratégie de toujours discuter avec le gouvernement, alors qu’il n’est quasiment pas écouté, est-elle encore valable ?

    #Mediapart_Live #social,_Laurent_Berger,_syndicats,_CFDT

  • Incendie dans un sous-marin russe, 14 morts et silence du Kremlin
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/03/l-incendie-d-un-sous-marin-russe-fait-quatorze-morts_5484836_3210.html

    Les autorités ont donné très peu de détails sur l’accident, survenu lundi dans le Grand Nord de la Russie, invoquant le « secret d’Etat ».

    Quatorze marins sont morts dans un incendie à bord d’un sous-marin de recherche de l’armée russe, basé dans l’Arctique russe, ont fait savoir les autorités. L’armée n’a donné que très peu de détails sur l’accident survenu lundi 1er juillet dans un mystérieux submersible destiné, selon la version officielle, à l’étude des environnements marins et du fond des océans.

    Les victimes auraient été intoxiquées par les émanations dues à l’incendie. Selon le ministre de la défense Sergueï Choïgou, qui s’est rendu au port militaire russe de Severomorsk, mercredi 3 juillet, certains marins auraient survécu.

    Le Kremlin a annoncé que davantage d’informations détaillées sur l’incendie « ne ser[aie]nt pas rendues publiques », invoquant le « secret d’Etat ». «  Cette information ne peut être rendue totalement publique. Elle se trouve dans la catégorie du secret d’Etat », a dit aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
    […]
    Selon des sources citées par les journaux russes RBK et Novaïa Gazeta, le submersible en question est le sous-marin nucléaire AS-12, surnommé Locharik, un engin secret conçu pour la recherche et les opérations spéciales en grandes profondeurs.

  • Royaume-Uni : un duel Johnson-Hunt pour succéder à Theresa May (Le Parisien)
    https://www.crashdebug.fr/international/16213-royaume-uni-un-duel-johnson-hunt-pour-succeder-a-theresa-may-le-par

    Le chouchou des pro-Brexit, Boris Johnson, affrontera le chef de la diplomatie Jeremy Hunt.

    Seuls les conservateurs Boris Johnson et Jeremy Hunt restent en lice. AFP/STF

    Il n’en reste plus que deux candidats conservateurs pour succéder le mois prochain à la Première ministre britannique démissionnaire Theresa May : le chouchou des pro-Brexit, Boris Johnson, affrontera le chef de la diplomatie Jeremy Hunt.

    Lors du dernier tour de vote jeudi après-midi, l’ancien maire de Londres a conforté sa large avance, avec 160 voix sur 313, suivi, loin derrière, par Jeremy Hunt, 77 voix, qui n’a battu que d’un cheveu dans la course à l’investiture le 3e candidat, le ministre de l’Environnement Michael Gove, 75 voix, avec un bulletin nul.

    Ex-ministre des Affaires étrangères de (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • Must we decolonise #Open_Access? Perspectives from Francophone Africa

    A long read featuring the recent work of Thomas Hervé Mboa Nkoudou and Florence Piron, on how a truly open and inclusive ‘Open Access’ movement must include those at the periphery

    I recently watched the recording of the fantastic Diversity, Equity and Inclusion session at OpenCon, and I was struck by the general theme of how ‘openness’ isn’t necessarily the force for equality that we perhaps think it is, and how issues of power, exploitation, and hierarchy means that it should be understood differently according to the context in which it is applied. In the session, Denisse Albornoz used the expression of ‘situated openness’ to describe how our Northern conception of openness should not be forced on anyone or any group – it needs to be understood first in individual contexts of historical injustices and post-colonial power structures.

    What stood out for me most in this session, however, (because it related most to my work) was Cameroonian Thomas Mboa’s presentation, which talked about the ‘neo-colonial face of open access’. The presentation employed some very striking critical terms such as ‘cognitive injustice’ and ‘epistemic alienation’ to Open Access.

    I’ve always known that the Open Access movement was far from perfect, but at least it’s moving global science publishing in the right direction, right? Can working towards free access and sharing of research really be ‘neo-colonial’ and lead to ‘alienation’ for users of research in the Global South? And if this really is the case, how can we ‘decolonise’ open access?

    Thomas didn’t get much time to expand on some of the themes he presented, so I got in contact to see if he had covered these ideas elsewhere, and fortunately he has, through his participation in ‘Projet SOHA’ . This is a research-action project that’s been working on open science, empowerment and cognitive justice in French-speaking Africa and Haiti from 2015-17. He provided me with links to four publications written in French by himself and his colleagues from the project – Florence Piron (Université Laval, Quebec, Canada), Antonin Benoît Diouf (Senegal), and Marie Sophie Dibounje Madiba (Cameroon), and many others.

    These articles are a goldmine of provocative ideas and perspectives on Open Access from the Global South, which should challenge all of us in the English-speaking academic publishing community. Therefore, I decided to share some excerpts and extended quotes from these articles below, in amongst some general comments from my (admittedly limited) experience of working with researchers in the Global South.

    The quotes are taken from the following book and articles, which I recommend reading in full (these are easily translatable using the free tool Google Translate Web, which correctly translated around 95% of the text).

    Chapter 2 – ‘Les injustices cognitives en Afrique subsaharienne : réflexions sur les causes et les moyens de lutte’ – Thomas Hervé Mboa Nkoudou (2016), in Piron, Dibounje Madiba et Regulus 2016 (below)
    Justice cognitive, libre accès et savoirs locaux – Collective book edited by Florence Piron, Marie Sophie Dibounje Madiba and Samuel Regulus (2016) (CC-BY) https://scienceetbiencommun.pressbooks.pub/justicecognitive1
    Qui sait ? Le libre accès en Afrique et en Haïti – Florence Piron (2017) (CC-BY) (Soon to be published in English in Forthcoming Open Divide. Critical Studies of Open Access (Herb & Schöpfel ed), Litwinbooks
    Le libre accès vu d’Afrique francophone subsaharienne – Florence Piron, Antonin Benoît Diouf, Marie Sophie Dibounje Madiba, Thomas Hervé Mboa Nkoudou, Zoé Aubierge Ouangré, Djossè Roméo Tessy, Hamissou Rhissa Achaffert, Anderson Pierre and Zakari Lire (2017) (CC-BY-NC-SA)
    Une autre science est possible. Récit d’une utopie concrète dans la Francophonie (le projet SOHA) – Revue Possibles, 2016 (CC-BY)

    Piron et al’s (2017) article starts with a stinging critique of those of us in our Northern scholarly publishing community cliques, and our never-ending open access debates over technicalities:

    “… there are many debates in this community, including on the place of open licenses in open access (is an article really in open access if it is not freely reusable in addition to being freely accessible?), on the legitimacy of the fees charged to authors by certain journals choosing open access, on the quality and evaluation of open access journals, on the very format of the journal as the main vehicle for the dissemination of scientific articles or on the type of documents to be included in institutional or thematic open archives (only peer-reviewed articles or any document related to scientific work?).

    Viewed from Sub-Saharan Francophone Africa, these debates may seem very strange, if not incomprehensible. Above all, they appear very localized: they are debates of rich countries, of countries of the North, where basic questions such as the regular payment of a reasonable salary to academics, the existence of public funding for research, access to the web, electricity, well-stocked libraries and comfortable and safe workplaces have long been settled.” Piron et al. (2017)

    … and their critique gets more and more scathing from here for the Open Access movement. OA advocates – tighten your seatbelts – you are not going to find this a comfortable ride.

    “… a conception of open access that is limited to the legal and technical questions of the accessibility of science without thinking about the relationship between center and periphery can become a source of epistemic alienation and neocolonialism in the South”. Piron et al. (2017)

    “Is open access the solution to the documented shortcomings of these African universities and, in doing so, a crucial means of getting scientific research off the ground? I would like to show that this is not the case, and to suggest that open access can instead become a neo-colonial tool by reinforcing the cognitive injustices that prevent African researchers from fully deploying their research capacities in the service of the community and sustainable local development of their country.” Piron (2017)

    Ouch. To understand these concepts of ‘cognitive injustice’ and ‘epistemic alienation’, it helps to understand this ‘world system’ and the power relationship between the centre and the periphery. This is based on Wallerstein’s (1996) model, which Thomas featured in his OpenCon slides:

    “… a world-system whose market unit is the scientific publication circulating between many instances of high economic value, including universities, research centers, science policies, journals and an oligopoly of for-profit scientific publishers (Larivière, Haustein, and Mongeon, 2015).” Piron et al. (2017)

    “… we believe that science, far from being universal, has been historically globalized. Inspiring us, like Keim (2010) and a few others (Polanco, 1990), from Wallerstein’s (1996) theory, we consider that it constitutes a world-system whose market unit is the scientific publication. Produced mainly in the North, this merchandise obeys standards and practices that are defined by the ‘center’ of the system, namely the main commercial scientific publishers (Larivière, Haustein, & Mongeon, 2015), and their university partners are the US and British universities dominating the so-called world rankings. The semi-periphery is constituted by all the other countries of the North or emerging from the South which revolve around this center, adopting the English language in science and conforming to the model LMD (license, master, doctorate) imposed since the Bologna process to all the universities of the world with the aim of “normalizing” and standardizing the functioning of this world-system. The periphery then refers to all the countries that are excluded from this system, which produce no or very few scientific publications or whose research work is invisible, but to whom the LMD model has also been imposed (Charlier, Croché, & Ndoye 2009, Hountondji 2001)”. Piron et al. (2017)

    So, the continuing bias and global focus towards the powerful ‘center’ of the world-system leads to the epistemic alienation of those on the periphery, manifesting in a ‘spiritual colonisation’:

    “… this attitude that drives us to want to think about local problems with Western perspective is a colonial legacy to which many African citizens hang like a ball.” Mboa (2016).

    So where does Open Access fit in with this world-system?

    “… if open access is to facilitate and accelerate the access of scientists from the South to Northern science without looking into the visibility of knowledge of the South, it helps to redouble their alienation epistemic without contributing to their emancipation. Indeed, by making the work of the center of the world-system of science even more accessible, open access maximizes their impact on the periphery and reinforces their use as a theoretical reference or as a normative model, to the detriment of local epistemologies.” Piron et al. (2017)

    Rethinking Northern perspectives

    This should be an eye-opening analysis for those of us who assumed that access to research knowledge in the North could only be a good thing for the South. Perhaps we need to examine the arrogance behind our narrow worldview, and consider more deeply the power at the heart of such a one-way knowledge exchange. Many of us might find this difficult, as:

    “The idea that open access may have the effects of neocolonialism is incomprehensible to people blind to epistemological diversity, who reduce the proclaimed universalism of Western science to the impoverished model of the standards imposed by the Web of Science model. For these people, the invisibility of a publication in their numerical reference space (located in the center of the world-system) is equivalent to its non-existence. The idea that valid and relevant knowledge can exist in another form and independently of the world-system that fascinates them is unthinkable.” Piron et al. (2017)

    Having spent a little time at scholarly publishing events in the Global North, I can attest that the mindset described above is common. There are kind thoughts (and a few breadcrumbs thrown in the form of grants and fellowships) towards those on the periphery, but it is very much in the mindset of helping those from the Global South ‘catch up’. Our mindset is very much as Piron describes here:

    “If one sticks to the positivist view that “science” is universal – even if its “essence” is symbolized by the American magazine Science – then indeed African science, that is to say in Africa, is late, and we need to help it develop so that it looks more and more like the North”. Piron (2017)

    And whilst in the North we may have a lot of respect for different cultural perspectives, genuine reciprocal exchanges of research knowledge are rare. We are supremely confident that our highly-developed scientific publishing model deserves to be at the centre of our system. This can lead to selective blindness about the rigorousness of our science and our indexed journals, in spite of the steady drip drip drip of reports of biased peer review, data fraud and other ethical violations in ‘high-impact’ Northern journals, exposed in places like retraction watch.

    North/South research collaborations are rarely equitable – southern partners often complain of being used as data-gatherers rather than intellectual equals and partners in research projects, even when the research is being carried out in their own country.

    “These [Northern] partners inevitably guide the problems and the methodological and epistemological choices of African researchers towards the only model they know and value, the one born at the center of the world-system of science – without questioning whether this model is relevant to Africa and its challenges”. Piron et al (2017).

    These issues of inequity in collaborative relationships and publication practices seem inextricably linked, which is not surprising when the ultimate end goal of research is publishing papers in Northern journals, rather than actually solving Southern development challenges.

    “In this context, open access may appear as a neocolonial tool, as it facilitates access by Southern researchers to Northern science without ensuring reciprocity. In doing so, it redoubles the epistemic alienation of these researchers instead of contributing to the emancipation of the knowledge created in the universities of the South by releasing them from their extraversion. Indeed, by making the work produced in the center of the world-system even more accessible, free access maximizes their impact on the periphery and reinforces their use as a theoretical reference or as a normative model, to the detriment of local epistemologies, which generates situations absurd as, for example, the use of a theoretical framework related to wage labor in the Paris region to analyze the work of women in northern Mali” Piron (2017)

    “The resulting consequences are, in particular, the teachers of the Southern countries who quote and read only writers from the North and impose them on their students and the libraries of our universities who do everything to subscribe to Western scholarly journals while they do not deal with our problems. (Mboa Nkoudou, 2016 )”

    This is also a striking example:

    “It is very sad to note that geographers in Ouagadougou are more familiar with European work on the Sahel than those at the Higher Institute of Sahel in Maroua, Cameroon.” Piron (2017)

    The lack of equity in research knowledge exchange and collaboration is also caused by another one-way North to South flow: funding. Research in the South is often dependent on foreign funding. Big Northern donors and funders therefore set the standards and agendas in research, and in how the entire research funding system works. Southern partners rarely get to set the agenda, and researchers rarely get to develop the research questions that guide the research. They have to learn to jump through administrative hoops to become credible in the eyes of the Northern donor (for more information see ‘Who drives research in developing countries?‘).

    Southern institutions are also compelled, via league tables such as the World Unviersity Rankings, to play the same game as institutions in the North. Institutions are ranked against each other according to criteria set in the North, one of which is citations (of course, only citations between journals in the Web of Science or Scopus, which is overwhelmingly Northern). And so to stay ‘competitive’, Southern institutions need their researchers to publish in Northern journals with Northern language and agendas.
    Northern agendas and local innovation

    Whilst it is tempting to think that the issues and criticism described above is mostly a problem for the social sciences and humanities, there are also real issues in the ‘hard’ sciences – perhaps not so much in their epistemological foundations – but in very practical issues of Northern research agendas. For example, Northern research, being based in Europe and the US, is overwhelmingly biased towards white people, in diversity of leadership, diversity of researchers, and most importantly in the whiteness of clinical trial subjects. This is problematic because different ethnic populations have different genetic makeups and differences due to geography, that mean they respond differently to treatments (see here, here and here). Are African and Asian researchers informed of this when they read research from so-called ‘international’ journals?

    Furthermore, these Northern agendas can also mean that research focuses on drugs, equipment and treatments that are simply not suitable for developing country contexts. I was reminded of a discussion comment recently made by a Pakistani surgeon on the Northern bias of systematic reviews:

    “There is a definite bias in this approach as almost all of the guidelines and systematic reviews are based on the research carried out in high income countries and the findings and the recommendations have little relevance to the patients, health care system and many a time serve no purpose to the millions of patients based in low resourced countries. e.g. I routinely used Phenol blocks for spasticity management for my patients which were abandoned two decades ago in the West. Results are great, and the patients can afford this Rs 200 phenol instead of Rs 15,000 Botox vial. But, unfortunately, I am unable to locate a single systematic review on the efficacy of phenol as all published research in the last decade was only on the use of Botox in the management of spasticity.” Farooq Rathore (HIFA mailing list, 2016).

    Similarly, I’ve read research papers from the South that report on innovative approaches to medical treatments and other problems that utilise lower-cost equipment and methodologies (in fact, as is argued here, research in low-resource environments can often be more efficient and innovative, containing many lessons we, in the North, could learn from). This point is also made by Piron et al:

    “… the production of technical and social innovations is rich in Sub-Saharan French-speaking Africa, as evidenced by the high number of articles on this subject in the Sci-Dev magazine, specializing in science for development, or in the ecofin site, an economic information agency turned towards Africa. But these are mostly local innovations that mobilize local resources and often recycled materials to, for example, introduce electricity into a village, better irrigate fields or offer lighting after sunset. The aim of these innovations is to contribute to local development and not to the development of international markets, unlike innovations designed in the North which, while targeting the countries of the South, remain highly marketable – just think of milk powder or GMO seeds. The issue of open access to scientific publications is a very secondary issue for local innovators in such a context”. (Piron et al. 2016)

    These examples of innovation aside, there are many cases where the ‘epistemic alienation’ described above leads to ‘the exclusion or contempt of local knowledge’ (Mboa, 2016), even amongst researchers in the global South.

    “In fact, Western culture abundantly relayed in the media and textbooks is shown to be superior to other cultures. This situation is pushing Africans to multiply their efforts to reach the ideal of life of the “white”. This situation seems to block their ability to think locally, or even to be reactive. Thus, faced with a given situation specific to the African context, many are those who first draw on the resources of Western thinking to propose elements of answers.” Mboa (2016)

    Free and open access as ‘showcasing products’

    The Research4Life (R4L) programme also comes in for criticism from Piron et al. which will come as a shock to Northern publishing people who often use the ‘… but they’ve got Research4Life’ line when faced with evidence of global research inequalities.

    “… while pretending to charitably provide university libraries in the Global South with free access to pre-defined packages of paid journals from the North, this program, set up by for-profit scientific publishers, maintains the dependence of these libraries, limits their understanding of the true network of open access publications and, above all, improves the market for the products sold by these publishers.” Piron et al (2017)

    “… this program encourages the continued reliance of these libraries on an external program, designed in the North and showcasing Northern products, while it may disappear as soon as this philanthropic desire is exhausted or as soon as trading partners will not find any more benefits.”

    Whilst I still think R4L is a great initiative (I know many researchers in the Global South who are very appreciative of the programme), it’s difficult to disagree with the conclusion that:

    ‘… this program mainly improves the opportunities of Northern publishers without contributing to the sustainable empowerment of university libraries in the South … this charity seems very hypocritical, let alone arbitrary, since it can stop at any time.” Piron (2017)

    Of course, the same could be said of Article Processing Charge (APC) waivers for developing country authors. Waivers are currently offered by the majority of journals from the big publishers (provided according to the same HINARI list of countries provided by Research4Life), although sometimes you have to dig deep into the terms and conditions pages to find them. Waivers are good for publishers to showcase their corporate social responsibility and provide diversity of authorship. However, they are unsustainable – this charity is unlikely to last forever, especially as they rely on the pool of Southern authors being relatively limited. It should also be noted that developing countries with the most active, growing researcher communities such as Nigeria, South Africa and India do not qualify for either R4L access or APC waivers.

    Speaking of APCs, something I observe regularly amongst Southern researchers is a confusion over the ‘Gold’ OA author-pays model, and this too is noted:

    “In northern countries, many researchers, especially in STEM (Björk and Solomon, 2012) [ 7 ], believe (wrongly) that open access now means “publication fees charged to authors” … this commercial innovation appears to be paying off, as these costs appear to be natural to researchers.” Piron (2017)

    This also appears to be paying off in the Global South – authors seem resigned to pay some kind of charge to publish, and it is common to have to point out to authors that over two-thirds of OA journals and 99% of subscription journals do not charge to publish (although, the rise of ‘predatory’ journals may have magnified this misunderstanding that pay-to-publish is the norm).

    It may be tempting to think of these inequalities as an unfortunate historical accident, and that our attempts to help the Global South ‘catch up’ are just a little clumsy and patronising. However, Piron argues that this is no mere accident, but the result of colonial exploitation that still resonates in existing power structures today:

    “Open access is then easily seen as a means of catching up, at least filling gaps in libraries and often outdated teaching […] Africa is considered as lagging behind the modern world, which would explain its underdevelopment, to summarize this sadly hegemonic conception of north-south relations. By charity, Northern countries then feel obliged to help, which feeds the entire industry surrounding development aid [….] this model of delay, violently imposed by the West on the rest of the world through colonization, has been used to justify the economic and cognitive exploitation (Connell, 2014) of colonized continents without which modernity could not have prospered.” Piron (2017)

    To build the path or take the path?

    Of course, the authors do admit that access to Northern research has a role to play in the Global South, provided the access is situated in local contexts:

    “… African science should be an African knowledge, rooted in African contexts, that uses African epistemologies to answer African questions, while also using other knowledge from all over the world, including Western ones, if they are relevant locally.” Piron (2017)

    However, the practical reality of Open Access for Southern researchers is often overstated. There is a crucial distinction between making content ‘open’ and providing the means to access that content. As Piron et al. 2017 say:

    “To put a publication in open access: is it, to build the path (technical or legal) that leads to it, or is it to make it possible for people to take this path? This distinction is crucial to understand the difference in meaning of open access between the center and the periphery of the world-system of science, although only an awareness of the conditions of scientific research in the Southern countries makes it possible to visualize it, to perceive it.”

    This crucial difference between availability and accessibility has also been explained by Anne Powell on Scholarly Kitchen. There are many complex barriers to ‘free’ and ‘open’ content actually being accessed and used. The most obvious of these barriers is internet connectivity, but librarian training, language and digital literacy also feature significantly:

    “Finding relevant open access articles on the web requires digital skills that, as we have seen, are rare among Haitian and African students for whom the web sometimes comes via Facebook … Remember that it is almost always when they arrive at university that these students first touch a computer. The catching up is fast, but many reflexes acquired since the primary school in the countries of the North must be developed before even being able to imagine that there are open access scientific texts on the web to make up for the lack of documents in the libraries. In the words of the Haitian student Anderson Pierre, “a large part of the students do not know the existence of these resources or do not have the digital skills to access and exploit them in order to advance their research project”. Piron (2017)

    Barriers to local knowledge exchange

    Unfortunately, this is made even more difficult by resistance and misunderstanding of the internet and digital tools from senior leadership in Africa:

    “Social representations of the web, science and copyright also come into play, especially among older academics, a phenomenon that undermines the appropriation of digital technologies at the basis of open access in universities.” Piron et al. (2017)

    “To this idea that knowledge resides only in printed books is added a representation of the web which also has an impact on the local resistance to open access: our fieldwork has allowed us to understand that, for many African senior academics, the web is incompatible with science because it contains only documents or sites that are of low quality, frivolous or entertaining. These people infer that science in open access on the web is of lower quality than printed science and are very surprised when they learn that most of the journals of the world-system of science exist only in dematerialized format. … Unfortunately, these resistances slow down the digitization and the web dissemination of African scientific works, perpetuating these absurd situations where the researchers of the same field in neighboring universities do not know what each other is doing”. Piron et al. (2017)

    This complaint about in-country communication from researchers in the South can be common, but there are signs that open access can make a difference – as an example, in Sri Lanka, I’ve spoken to researchers who say that communicating research findings within the country has always been a problem, but the online portal Sri Lanka Journals Online (currently 77 open access Sri Lankan journals) has started to improve this situation. This project was many years in the making, and has involved training journal editors and librarians in loading online content and improving editorial practices for open access. The same, of course, could be said for African Journals Online, which has potential to facilitate sharing on a larger scale.

    Arguably, some forms of institutional resistance to openness in the Global South have a neocolonial influence – universities have largely borrowed and even intensified the Northern ‘publish or perish’ mantra which focuses the academic rewards system almost entirely on journal publications, often in northern-indexed journals, rather than on impact on real world development.

    “The system of higher education and research in force in many African countries remains a remnant of colonization, perpetuated by the reproduction, year after year, of the same ideals and principles. This reproduction is assured not by the old colonizers but by our own political leaders who are perpetuating a system structured according to a classical partitioning that slows down any possible communication between researchers within the country or with the outside world, even worse between the university and the immediate environment. For the ruling class, the changes taking place in the world and the society’s needs seem to have no direct link to the university.” Mboa (2016)

    Mboa calls this partitioning between researchers and outsiders as “a tight border between society and science”:

    “African researchers are so attached to the ideal of neutrality of science and concern of its ‘purity’ that they consider contacts with ordinary citizens as ‘risks’ or threats and that they prefer to evolve in their ‘ivory tower’. On the other hand, ordinary citizens feel so diminished compared to researchers that to talk to them about their eventual involvement in research is a taboo subject …” Mboa (2016)

    Uncolonising openness

    So what is the answer to all these problems? Is it in building the skills of researchers and institutions or a complete change of philosophy?

    “The colonial origin of African science (Mvé-Ondo, 2005) is certainly no stranger to this present subjugation of African science to northern research projects, nor to its tendency to imitate Western science without effort. Contextualization, particularly in the quasi-colonial structuring of sub-Saharan African universities (Fredua-Kwarteng, 2015) and in maintaining the use of a colonial language in university education. Considering this institutionalized epistemic alienation as yet another cognitive injustice, Mvé-Ondo wonders “how to move from a westernization of science to a truly shared science” (p.49) and calls for “epistemological mutation”, “rebirth”, modernizing “African science at the crossroads of local knowledge and northern science – perhaps echoing the call of Fanon (1962/2002) for a “new thinking” in the Third World countries, detached from European model, decolonized.” Piron et al. (2017)

    For this to happen, open access must be about more than just access – but something much more holistic and equitable:

    “Can decentralized, decolonised open access then contribute to creating more cognitive justice in global scientific production? Our answer is clear: yes, provided that it is not limited to the question of access for scientific and non-scientific readers to scientific publications. It must include the concern for origin, creation, local publishing and the desire to ensure equity between the accessibility of the publications of the center of the world system and that of knowledge from the periphery. It thus proposes to replace the normative universalism of globalized science with an inclusive universalism, open to the ecology of knowledges and capable of building an authentic knowledge commons (Gruson-Daniel, 2015; Le Crosnier, 2015), hospitable for the knowledge of the North and the South”. Piron et al. (2017)

    Mboa sees the solution to this multifaceted problem in ‘open science’:

    “[Cognitive injustice comes via] … endogenous causes (citizens and African leaders) and by exogenous causes (capitalism, colonization, the West). The knowledge of these causes allowed me to propose ways to prevent our downfall. Among these means, I convened open science as a tool available to our leaders and citizens for advancing cognitive justice. For although the causes are endogenous and exogenous, I believe that a wound heals from the inside outwards.” Mboa (2016).

    Mboa explains how open science approaches can overcome some of these problems in this book chapter, but here he provides a short summary of the advantages of open science for African research:

    “It’s a science that rejects the ivory tower and the separation between scientists and the rest of the population of the country. In short, it’s a science released from control by a universal capitalist standard, by hierarchical authority and by pre-established scientific classes. From this perspective, open science offers the following advantages:

    it brings science closer to society;
    it promotes fair and sustainable development;
    it allows the expression of minority and / or marginalized groups, as well as their knowledge;
    it promotes original, local and useful research in the country;
    it facilitates access to a variety of scientific and technical information;
    it is abundant, recent and up to date;
    it develops digital skills;
    it facilitates collaborative work;
    it gives a better visibility to research work.

    By aiming to benefit from these advantages, researchers and African students fight cognitive injustice. For this, open access science relies on open access, free licenses, free computing, and citizen science.” Mboa (2016).

    But in order for open science to succeed, digital literacy must be rapidly improved to empower students and researchers in the South:

    “Promoting inclusive access therefore requires engaging at the same time in a decolonial critique of the relationship between the center and the periphery and urging universities in the South to develop the digital literacy of their student or teacher members.” Piron et al. (2017)

    It also requires improving production of scientific works (‘grey’ literature, as well as peer-reviewed papers) in the South for a two-way North/South conversation:

    “Then, we propose to rethink the usual definition of open access to add the mandate to enhance the visibility of scientific work produced in universities in the South and thus contribute to greater cognitive justice in global scientific production.” Piron (2017)

    And providing open access needs to be understood in context:

    “… if we integrate the concern for the enhancement of the knowledge produced in the periphery and the awareness of all that hinders the creation of this knowledge, then open access can become a tool of cognitive justice at the service of the construction of an inclusive universalism peculiar to a just open science.” Piron, Diouf, Madiba (2017)

    In summary then, we need to rethink the way that the global North seeks to support the South – a realignment of this relationship from mere access to empowerment through sustainable capacity building:

    “Africa’s scientific development aid, if it is needed, should therefore be oriented much less towards immediate access to Northern publications and more to local development of tools and the strengthening of the digital skills of academics and librarians. These tools and skills would enable them not only to take advantage of open access databases, but also to digitize and put open access local scientific works in open archives, journals or research centers.” Piron (2017)

    So what next?

    Even if you disagree with many the above ideas, I hope that this has provided many of you with some food for thought. Open Access must surely be about more than just knowledge flow from North to South (or, for that matter the academy to the public, or well-funded researchers to poorly funded researchers). Those on the periphery must also be given a significant voice and a place at the table. For this to happen, many researchers (and their equivalents outside academia) need training and support in digital skills; some institutional barriers also need to be removed or overcome; and of course a few cherished, long-held ideas must be seriously challenged.

    “These injustices denote anything that diminishes the capacity of academics in these countries to deploy the full potential of their intellectual talents, their knowledge and their capacity for scientific research to serve their country’s sustainable local development”. Piron et al., (2016).

    What do you think…?

    http://journalologik.uk/?p=149
    #édition_scientifique #OA #open_access #Afrique #Afrique_francophone #décolonisation #post-colonialisme

  • Boeing’s 737 Max Software Outsourced to $9-an-Hour Engineers - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-28/boeing-s-737-max-software-outsourced-to-9-an-hour-engineers

    In offices across from Seattle’s Boeing Field, recent college graduates employed by the Indian software developer HCL Technologies Ltd. occupied several rows of desks, said Mark Rabin, a former Boeing software engineer who worked in a flight-test group that supported the Max.

    The coders from HCL were typically designing to specifications set by Boeing. Still, “it was controversial because it was far less efficient than Boeing engineers just writing the code,” Rabin said. Frequently, he recalled, “it took many rounds going back and forth because the code was not done correctly.”

    Boeing’s cultivation of Indian companies appeared to pay other dividends. In recent years, it has won several orders for Indian military and commercial aircraft, such as a $22 billion one in January 2017 to supply SpiceJet Ltd. That order included 100 737-Max 8 jets and represented Boeing’s largest order ever from an Indian airline, a coup in a country dominated by Airbus.

    Based on resumes posted on social media, HCL engineers helped develop and test the Max’s flight-display software, while employees from another Indian company, Cyient Ltd., handled software for flight-test equipment.

    C’est beau comme tout la langue de bois des public relations :

    Boeing said the company did not rely on engineers from HCL and Cyient for the Maneuvering Characteristics Augmentation System, which has been linked to the Lion Air crash last October and the Ethiopian Airlines disaster in March. The Chicago-based planemaker also said it didn’t rely on either firm for another software issue disclosed after the crashes: a cockpit warning light that wasn’t working for most buyers.

    “Boeing has many decades of experience working with supplier/partners around the world,” a company spokesman said. “Our primary focus is on always ensuring that our products and services are safe, of the highest quality and comply with all applicable regulations.”

    In a statement, HCL said it “has a strong and long-standing business relationship with The Boeing Company, and we take pride in the work we do for all our customers. However, HCL does not comment on specific work we do for our customers. HCL is not associated with any ongoing issues with 737 Max.”

    Starting with the 787 Dreamliner, launched in 2004, it sought to increase profits by instead providing high-level specifications and then asking suppliers to design more parts themselves. The thinking was “they’re the experts, you see, and they will take care of all of this stuff for us,” said Frank McCormick, a former Boeing flight-controls software engineer who later worked as a consultant to regulators and manufacturers. “This was just nonsense.”

    Sales are another reason to send the work overseas. In exchange for an $11 billion order in 2005 from Air India, Boeing promised to invest $1.7 billion in Indian companies. That was a boon for HCL and other software developers from India, such as Cyient, whose engineers were widely used in computer-services industries but not yet prominent in aerospace.

    La sous-traitance logicielle peut-elle suivre les modèles de la sous-traitance de l’industrie ?

    HCL, once known as Hindustan Computers, was founded in 1976 by billionaire Shiv Nadar and now has more than $8.6 billion in annual sales. With 18,000 employees in the U.S. and 15,000 in Europe, HCL is a global company and has deep expertise in computing, said Sukamal Banerjee, a vice president. It has won business from Boeing on that basis, not on price, he said: “We came from a strong R&D background.”

    Still, for the 787, HCL gave Boeing a remarkable price – free, according to Sam Swaro, an associate vice president who pitched HCL’s services at a San Diego conference sponsored by Avionics International magazine in June. He said the company took no up-front payments on the 787 and only started collecting payments based on sales years later, an “innovative business model” he offered to extend to others in the industry.

    The 787 entered service three years late and billions of dollars over budget in 2011, in part because of confusion introduced by the outsourcing strategy. Under Dennis Muilenburg, a longtime Boeing engineer who became chief executive in 2015, the company has said that it planned to bring more work back in-house for its newest planes.

    #Boeing #Sous-traitance #Capitalisme #Sécurité #Logiciel

  • Rueil-Malmaison : 3 femmes dénonçant une pancarte sexiste convoquées par la police - Terrafemina
    https://www.terrafemina.com/article/rueil-malmaison-trois-femmes-denoncant-du-sexisme-convoquees-par-la-police_a348065/1

    C’est l’histoire d’un restaurateur à Rueil-Malmaison, qui chaque jour, pour amuser les passant·es, écrit une blague sur l’ardoise devant son commerce. Parfois, fier de lui, il en poste des photos sur un groupe Facebook d’entraide locale nommé « Rueil-Malmaison ».

    Fin janvier, une jeune femme, C., abonnée à la page Facebook « Rueil-Malmaison », fatiguée du sexisme régulier de ces photos, décide de dénoncer sur Twitter le sexisme des pancartes où on peut par exemple lire : « Un jour, les femmes domineront le monde, mais pas aujourd’hui c’est les soldes », ou une autre encore plus problématique « Mon secret séduction tient en trois mots : Gentillesse, Humour, Bagou. Si ça marche pas ? Je me contente des premières lettres ». Le tout faisant le mot « GHB », soit la drogue du violeur.

    Aujourd’hui, pour avoir dénoncé cette ardoise que l’on pourrait considérer comme un appel au viol, trois femmes sont convoquées au commissariat de Rueil-Malmaison : C., son amie L., qui avait repris la photo pour la dénoncer sur Twitter, et l’une de leurs anciennes professoresses qui avait dénoncé sur sa page Facebook privée les insultes des internautes reçues par C..
    La réponse du restaurateur

    La professoresse explique : « Un brigadier chef m’a appelée sur mon téléphone portable vendredi (1er février) pour me convoquer. Sous le coup de la stupéfaction, j’ai raccroché. J’ai rappelé pour demander pourquoi j’étais convoquée et il m’a dit texto : ’Pour harcèlement sur les réseaux sociaux’, ce à quoi j’ai répondu : ’C’est une plaisanterie ?’. »

    Elles ne savent pas officiellement l’objet de leur convocation qui, pour la professoresse, devait avoir lieu ce jeudi 7 février à 14h30, mais qui est reportée selon le commissariat de Rueil-Malmaison, le brigadier s’occupant de l’affaire étant « malade depuis mercredi ». Pour les deux jeunes femmes, la convocation est reportée sans date pour le moment.

    Le commerçant avait déjà menacé L. de porter plainte via des messages privés sur Twitter envoyés après la première publication et dénonciation de cette pancarte. Ce qu’il semble avoir fait. Contacté, il ne confirme pas, répondant : « Ce dossier est dans les mains de la justice et c’est la justice qui décidera des suites de ce dossier ou pas. »
    Aide juridique de la Fondation des femmes

    Avertie de la convocation le vendredi 1er février, et ne voulant pas y aller seule, la professoresse, enseignante de longue date, a cherché de l’aide, qu’elle a trouvé auprès de la Fondation des Femmes, structure de soutien aux actions pour l’égalité femmes-hommes et qui lutte contre les violences faites aux femmes. La Fondation l’a aiguillée vers sa Force juridique, qui réunit plus de 150 avocat.e.s, professionnel.le.s du droit et expert.e.s bénévoles défendant les droits des femmes.

    Pour Anne-Cécile Mailfert, Président de la Fondation des Femmes, cette affaire de Rueil-Malmaison est « stratégique », tombant la même semaine que le procès pour diffamation contre six femmes ayant témoigné contre l’ex-député EELV Denis Baupin, qui attaque également France Inter et Mediapart ayant enquêté sur le sujet.

    Elle dénonce les tentatives de mise sous silence des femmes qui dénoncent le sexisme et les violences : « Un an après #MeToo, on a l’impression qu’il y a ce retour de bâton qui est très préoccupant. #MeToo a permis de libérer la parole et il faut qu’on puisse continuer à le faire dans de bonnes conditions. On ne peut pas dire d’un côté aux victimes ’allez-y parlez’, et puis de l’autre côté ’ha bah non faut pas parler sur Twitter, il ne faut porter plainte’. Et une fois qu’elles portent plainte, on vous attaque pour dénonciations calomnieuses [affaire Baupin], et quand elles parlent sur les réseaux sociaux, on leur dit qu’elles harcèlent. »

    Pour Anne-Cécile Mailfert, quelque chose ne tourne pas rond : « Dans le cas de Rueil, on prendre la plainte pour harcèlement d’un homme sexiste. Il y a probablement un officier de police qui va travailler pendant plus d’une semaine sur cette affaire. C’est vraiment un dévoiement de la justice et de la police, qui sont en train de travailler là-dessus plutôt que sur des choses plus importantes et plus graves. »

    Selon la présidente de la Fondation des Femmes, la pancarte du restaurateur va au-delà du sexisme : « Ça n’est pas juste une ’blague’ sexiste, il est allé encore plus loin. La dernière pancarte sur le GHB, ça c’est un délit puisque c’est une incitation à la commission de délit. »
    "Le dossier du monde à l’envers"

    C’est l’avocate Sophie Soubiran qui accompagnera les trois femmes au commissariat de Rueil-Malmaison. Selon elle, « c’est le dossier du monde à l’envers. On a à l’origine une personne qui fait un délit d’incitation à un crime -qui est un délit de presse puisqu’il le poste sur Facebook- le fait que le GHB est une alternative à la séduction. Il est là, le problème juridique. Qu’ensuite, des jeunes femme courageuses décident d’utiliser les réseaux sociaux pour dénoncer et faire cesser, ça se passe normalement. Là où ça ne va plus, c’est quand on commence à utiliser le droit pour les faire taire. »

    Elle dénonce le deux poids deux mesures : « Quand on connaît le traitement qui est fait aux femmes qui vont déposer plainte dans les commissariats, même s’il y a des choses qui s’améliorent, pour des vraies atteintes... ».

    Et ajoute : « Elles sont toutes les trois convoquées rapidement. Cela veut dire qu’on met en branle tout un dispositif au commissariat pour traiter la plainte de ce restaurateur qui considère qu’il n’a pas à répondre de ses actes. Il y a un problème de disproportion absolu [...] Il ne faut pas que les femmes qui prennent la parole de manière plus globale, dans ce contexte de procès Baupin, soient les victimes au carré avec l’usage du droit. »
    Une plainte pour provocation à la commission d’une infraction

    La professoresse convoquée explique avoir simplement voulu dénoncer du sexisme ordinaire, et dans le cas de son ancien élève, les attaques qu’elle subissait sur Facebook. Elle ne veut pas atteindre au commerce du restaurateur : « Je ne veux pas détruire la vie de quelqu’un, mais je ne veux pas qu’on détruise la mienne ou celles de mes élèves. »

    La vitesse avec laquelle elle a été convoquée l’interpelle, alors qu’elle-même avait porté plainte il y a deux ans pour une autre affaire dont elle vient tout juste d’avoir des nouvelles : « Là, on est convoquées en quinze jours. Il aurait suffit à ce monsieur de dire à L. et C. : ’Désolé, je ne me suis pas rendu compte, j’ai été sexiste’ et ça se serait arrêté là. »

    S’il semble que cela soit le restaurateur qui ait porté plainte, la riposte s’organise pour sa pancarte. Le collectif féministe contre le viol va déposer plainte ce jeudi 7 février pour provocation à la commission d’une infraction, délit passible d’une peine de prison.

    #police #sexisme #culture_du_viol #harcelement #backlash

  • Ariège : 250 brebis chutent d’une falaise, éleveurs et élus locaux demandent des abattages d’ours - LCI
    https://www.lci.fr/planete/ariege-250-brebis-chutent-d-une-falaise-eleveurs-et-elus-locaux-demandent-des-ab

    Une hécatombe qui exacerbe un ras-le-bol bien ancré dans la région. Des élus et éleveurs de l’Ariège ont réclamé jeudi que l’Etat retire des ours après la mort de plus de 250 brebis tombées d’une crête dans le massif de l’Aston du fait, selon la préfecture, de la présence d’un ours. Attendues, les conclusions de l’expertise réalisée sur place permettent « d’imputer à l’ours » ce dérochement, survenu dans la nuit de mardi depuis l’estive de Sénard, a confirmé la préfecture de l’Ariège dans un communiqué.

    « L’Ariège, cet été, dégueule d’ours (...) on sent l’imminence d’un drame, qui pourrait concerner un randonneur croisant une ourse avec ses petits, ou un éleveur au bout du rouleau », a déclaré Philippe Lacube, président de la Chambre d’agriculture. Le front d’institutions mobilisées ne voit qu’une solution pour l’heure : « le retrait graduel d’ours, pour soulager la pression », a-t-il affirmé. « Mais il faut faire vite sinon cela va mal finir ».

    La préfète, Chantal Mauchet, qui s’est rendue sur l’estive, a indiqué qu’une « procédure d’indemnisation rapide sera mise en place pour les deux éleveurs concernés » par le dérochement, l’un d’entre eux ayant déjà été victime d’une telle perte de bêtes il y a 14 ans. Elle a par ailleurs précisé avoir contacté « les ministères concernés et le préfet de région » pour « déployer des moyens supplémentaires d’urgence » face aux prédations.

    Alain Duran, sénateur socialiste de l’Ariège, a pour sa part annoncé le dépôt imminent d’une question écrite adressée aux ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture, pour demander ce prélèvement d’ours dont la population atteint au moins une quarantaine de spécimen dans tout le massif pyrénéen. « Si l’État n’inverse pas la tendance très vite, le pastoralisme est mort - et demain, ce sera le tourisme », a fait écho Alain Servat, président de la Fédération pastorale de l’Ariège.

    Maire de Seix, une des communes locales ayant pris des arrêtés interdisant la divagation des ours sur leur territoire, Christine Tequi a souligné qu’elle ne le retirerait pas, en dépit d’une demande en ce sens de la préfecture, « quitte à aller au tribunal administratif ». La mésaventure mi-juin d’un randonneur affirmant avoir été chargé par un ours en Ariège, et un cas de prédation près d’habitations, avaient déjà suscité un sursaut de mobilisation, malgré une première réaction de la préfète, qui avait assuré de mesures de soutien au pastoralisme.

    Dans une motion unanime, les 26 conseillers départementaux ariégeois ont demandé lundi à l’Etat des « mesures efficaces et crédibles » pour assurer la sécurité humaine face aux ours. Après la réintroduction en 2018 de deux femelles slovènes, le gouvernement a exclu début juin de nouvelle arrivées, et annoncé d’autres mesures, dont « l’effarouchement » des plantigrades. Mais son plan est jugé insuffisant par les éleveurs, tandis qu’il suscite la colère des associations pro-ours.

    #nos_ennemis_les_bêtes

  • Barak Ravid sur Twitter : “WATCH: U.S. ambassador to Israel David Friedman takes a 10 pounds hammer and breaks open a tunnel which runs under the Palestinian village of #Silwan to the old city of #Jerusalem. This happens at a settlers organisation event with Sara Netanyahu and Sheldon Adelson at his side” / Twitter
    https://twitter.com/BarakRavid/status/1145362268022067200

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1145362068507430912/pu/vid/640x360/A_akO0XpJxkZ-Rl-.mp4?tag=10

    Des officiels américains à un évènement lié aux colons israéliens à Jérusalem-Est - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1176973/des-officiels-americains-a-un-evenement-lie-aux-colons-israeliens-a-j

    Deux responsables américains ont assisté dimanche à l’inauguration à Jérusalem-Est d’un site archéologique organisée par une association ultranationaliste israélienne, une présence qui rompt une nouvelle fois avec la pratique diplomatique s’agissant de la colonisation et du secteur palestinien de la ville occupé par Israël.

    Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump, et David Friedman, ambassadeur en Israël, ont assisté en compagnie de responsables israéliens à une cérémonie dévoilant le résultat de travaux archéologiques à Silwan, quartier palestinien de Jérusalem-Est. Silwan, situé en contrebas des murailles de la Vieille ville, est le théâtre de tensions permanentes entre les résidents palestiniens et des colons juifs de plus en plus nombreux.

    Les travaux archéologiques, portant sur une route souterraine utilisée il y a environ 2.000 ans pour le pèlerinage vers le Second Temple juif, ont été entrepris par l’association Elad, dont le but avoué est de renforcer la présence juive à Jérusalem-Est.

    [...]

    Les Palestiniens accusent Israël et la fondation Elad de chercher à les chasser de Jérusalem.

    [...]

    L’ONG israélienne Emek Shaveh, qui lutte contre l’usage de l’archéologie au service de la colonisation, a également critiqué la présence d’officiels américains à la cérémonie. Elle dénonce un « acte politique qui se rapproche le plus d’une reconnaissance américaine de la souveraineté israélienne » sur toute la Vieille ville de Jérusalem.

    Israël considère Jérusalem comme sa capitale « unifiée et indivisible ». Mais la communauté internationale ne reconnaît pas l’annexion en 1967 de la partie orientale occupée de la ville, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

    Le président Donald Trump a rompu en décembre 2017 avec des décennies de consensus diplomatique en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, poussant les Palestiniens à couper tout contact formel avec Washington.

    L’ambassadeur américain en Israël David Friedman est un fervent soutien des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens, considérées comme illégales par la communauté internationale.

    #sionisme #etats-unis

    • Editorial Settlers From the White House
      Haaretz Editorial
      Jun 30, 2019 11:20 PM
      https://www.haaretz.com/opinion/editorial/settlers-from-the-white-house-1.7424748

      The event held Sunday in a tunnel under the main street of the Silwan neighborhood in East Jerusalem, just outside the Old City walls, would have been impossible only a few years ago. Two of the U.S. administration’s most senior diplomats, Special Envoy to the Middle East Jason Greenblatt and U.S. Ambassador David Friedman, were there alongside Israeli ministers at the inauguration of the Path of the Pilgrims – a tunnel excavated by the right-wing Elad organization with generous help from the state.

      The tunnel, which according to Elad exposed a street from the Second Temple period that brought pilgrims from the Shiloah pool to the Temple Mount, is a central project in the organization’s efforts to Judaize Silwan and its environs by way of archaeology and tourism. When the tunnel opens to the public, presumably in a few months, it will become a major tourist attraction.

      The participation of American diplomats at an event sponsored by a right-wing group in East Jerusalem constitutes de facto recognition of Israeli sovereignty in Jerusalem’s historic basin. If anyone had any doubts about that, Friedman made clear in an interview with the Jerusalem Post that, “The City of David is an essential component of the national heritage of the State of Israel.” Giving it up, even in the context of a peace agreement, he said, “would be akin to America returning the Statue of Liberty.”

      This recognition doesn’t just put the American administration on the extreme right of the Israeli political map – thus undercutting the claim that American can be an unbiased broker between Israel and the Palestinians – but it also ignores the complicated reality in Silwan, East Jerusalem and the entire region. The tunnel, which was excavated using controversial methods from a scientific standpoint, harnesses archaeology to politics while ignoring the nuances of Jerusalem’s ancient past.

      But the main problem is that excavating under the street blatantly ignores what’s happening at street level. In Silwan alone there are 20,000 Palestinians without citizenship or civil rights, who justifiably feel that this archaeological project is aimed at forcing them out of their neighborhood. Surrounding Silwan are another 300,000 Palestinian residents of East Jerusalem, also without rights.
      https://www.youtube.com/watch?v=zfbMcYhJY6Q


      Anyone having even a passing familiarity with the Palestinian people knows that there’s no chance of arriving at any kind of agreement that will end the occupation so long as Israel continues to control East Jerusalem and the Temple Mount. Thus, by mere words and an event dripping with sweetness and smiles, the administration of U.S. President Donald Trump has sentenced Israelis to a life of constant conflict, or to an apartheid state in which there are two types of residents, those with rights and those without them.

  • Revolt of the gig workers: How delivery rage reached a tipping point - SFChronicle.com
    https://www.sfchronicle.com/business/article/Revolt-of-the-gig-workers-How-delivery-rage-13605726.php

    Gig workers are fighting back.

    By their name, you might think independent contractors are a motley crew — geographically scattered, with erratic paychecks and tattered safety nets. They report to faceless software subroutines rather than human bosses. Most gig workers toil alone as they ferry passengers, deliver food and perform errands.

    But in recent weeks, some of these app-wielding workers have joined forces to effect changes by the multibillion-dollar companies and powerful algorithms that control their working conditions.

    Last week, Instacart shoppers wrung payment concessions from the grocery delivery company, which had been using customer tips to subsidize what it paid them. After outcries by workers on social media, in news reports and through online petitions, San Francisco’s Instacart said it had been “misguided.” It now adds tips on top of its base pay — as most customers and shoppers thought they should be — and will retroactively compensate workers who were stiffed on tips.

    New York this year became the first U.S. city to implement a minimum wage for Uber and Lyft, which now must pay drivers at least $17.22 an hour after expenses ($26.51 before expenses). Lyft, which sued over the requirement, last week gave in to driver pressure to implement it.

    For two years, drivers held rallies, released research, sent thousands of letters and calls to city officials, and gathered 16,000 petition signature among themselves. The Independent Drivers Guild, a union-affiliated group that represents New York ride-hail drivers and spearheaded the campaign, predicted per-driver pay boosts of up to $9,600 a year.

    That follows some other hard-fought worker crusades, such as when they persuaded Uber to finally add tipping to its app in 2017, a move triggered by several phenomena: a string of corporate scandals, the fact that rival Lyft had offered tipping from the get-go, and a class-action lawsuit seeking employment status for workers.

    “We’ll probably start to see more gig workers organizing as they realize that enough negative publicity for the companies can make something change,” said Alexandrea Ravenelle, an assistant sociology professor at New York’s Mercy College and author of “Hustle and Gig: Struggling and Surviving in the Sharing Economy.” “But companies will keep trying to push the envelope to pay workers as little as possible.”

    The current political climate, with tech giants such as Facebook and Google on hot seats over privacy, abuse of customer data and other issues, has helped the workers’ quests.

    “We’re at a moment of reckoning for tech companies,” said Alex Rosenblat, a technology ethnographer at New York’s Data & Society Research Institute and author of “Uberland: How Algorithms Are Rewriting the Rules of Work.” “There’s a techlash, a broader understanding that tech companies have to be held accountable as political institutions rather than neutral forces for good.”

    The climate also includes more consumer awareness of labor issues in the on-demand economy. “People are realizing that you don’t just jump in an Uber and don’t have to think about who’s driving you and what they make,” Ravenelle said. “There’s a lot more attention to gig workers’ plight.”

    Instacart customers were dismayed to discover that their tips were not going to workers on top of their pay as a reward for good service.

    Sage Wilson, a spokesman for Working Washington, a labor-backed group that helped with the Instacart shoppers’ campaign, said many more gig workers have emerged with stories of similar experiences on other apps.

    “Pay transparency really seems to be an issue across many of these platforms,” he said. “I almost wonder if it’s part of the reason why these companies are building black box algorithmic pay models in the first place (so) you might not even know right away if you got a pay cut until you start seeing the weekly totals trending down.”

    Cases in point: DoorDash and Amazon also rifle the tip jar to subsidize contractors’ base pay, as Instacart did. DoorDash defended this, saying its pay model “provides transparency, consistency, and predictability” and has increased both satisfaction and retention of its “Dashers.”

    But Kristen Anderson of Concord, a social worker who works part-time for DoorDash to help with student loans, said that was not her experience. Her pay dropped dramatically after DoorDash started appropriating tips in 2017, she said. “Originally it was worth my time and now it’s not,” she said. “It’s frustrating.”

    Debi LaBell of San Carlos, who does weekend work for Instacart on top of a full-time job, has organized with others online over the tips issue.

    “This has been a maddening, frustrating and, at times, incredibly disheartening experience,” said Debi LaBell of San Carlos, who does weekend work for Instacart on top of a full-time job. “When I first started doing Instacart, I loved getting in my car to head to my first shop. These past few months, it has taken everything that I have to get motivated enough to do my shift.”

    Before each shopping trip, she hand-wrote notes to all her customers explaining the tips issue. She and other shoppers congregated online both to vent and to organize.

    Her hope now is that Instacart will invite shoppers like her to hear their experiences and ideas.

    There’s poetic justice in the fact that the same internet that allows gig companies to create widely dispersed marketplaces provided gig workers space to find solidarity with one another.

    “It’s like the internet taketh and giveth,” said Eric Lloyd, an attorney at the law firm Seyfarth Shaw, which represents management, including some gig companies he wouldn’t name, in labor cases. “The internet gave rise to this whole new economy, giving businesses a way to build really innovative models, and it’s given workers new ways to advance their rights.”

    For California gig workers, even more changes are on the horizon in the wake of a ground-breaking California Supreme Court decision last April that redefined when to classify workers as employees versus independent contractors.

    Gig companies, labor leaders and lawmakers are holding meetings in Sacramento to thrash out legislative responses to the Dynamex decision. Options could range from more workers getting employment status to gig companies offering flexible benefits. Whatever happens, it’s sure to upend the status quo.

    Rather than piecemeal enforcement through litigation, arbitration and various government agencies such as unemployment agencies, it makes sense to come up with overall standards, Rosenblat said.

    “There’s a big need for comprehensive standards with an understanding of all the trade-offs,” she said. “We’re at a tipping point for change.”

    Carolyn Said is a San Francisco Chronicle staff writer. Email: csaid@sfchronicle.com Twitter: @csaid

    #USA #Kalifornien #Gig-Economy #Ausbeutung

  • « Nice-Matin », « La Provence » : révélations sur des tractations secrètes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290619/nice-matin-la-provence-revelations-sur-des-tractations-secretes

    Xavier Niel a acquis les 34% que le groupe belge Nethys contrôlait dans « Nice-Matin » et les 11% dans « La Provence ». Selon nos informations, le propriétaire de Free va revendre cette dernière participation à Rodolphe Saadé, PDG du groupe CMA-CGM. Ce meccano risque de profiter au maire de Nice, Christian Estrosi, et à la candidate à la mairie de Marseille Martine Vassal.

    #Médias #Iskandar_Safa,_Nethys,_Xavier_Niel,_La_Provence,_Nice-Matin,_Rodolphe_Saadé

  • Beyond the Hype of Lab-Grown Diamonds
    https://earther.gizmodo.com/beyond-the-hype-of-lab-grown-diamonds-1834890351

    Billions of years ago when the world was still young, treasure began forming deep underground. As the edges of Earth’s tectonic plates plunged down into the upper mantle, bits of carbon, some likely hailing from long-dead life forms were melted and compressed into rigid lattices. Over millions of years, those lattices grew into the most durable, dazzling gems the planet had ever cooked up. And every so often, for reasons scientists still don’t fully understand, an eruption would send a stash of these stones rocketing to the surface inside a bubbly magma known as kimberlite.

    There, the diamonds would remain, nestled in the kimberlite volcanoes that delivered them from their fiery home, until humans evolved, learned of their existence, and began to dig them up.

    The epic origin of Earth’s diamonds has helped fuel a powerful marketing mythology around them: that they are objects of otherworldly strength and beauty; fitting symbols of eternal love. But while “diamonds are forever” may be the catchiest advertising slogan ever to bear some geologic truth, the supply of these stones in the Earth’s crust, in places we can readily reach them, is far from everlasting. And the scars we’ve inflicted on the land and ourselves in order to mine diamonds has cast a shadow that still lingers over the industry.

    Some diamond seekers, however, say we don’t need to scour the Earth any longer, because science now offers an alternative: diamonds grown in labs. These gems aren’t simulants or synthetic substitutes; they are optically, chemically, and physically identical to their Earth-mined counterparts. They’re also cheaper, and in theory, limitless. The arrival of lab-grown diamonds has rocked the jewelry world to its core and prompted fierce pushback from diamond miners. Claims abound on both sides.

    Growers often say that their diamonds are sustainable and ethical; miners and their industry allies counter that only gems plucked from the Earth can be considered “real” or “precious.” Some of these assertions are subjective, others are supported only by sparse, self-reported, or industry-backed data. But that’s not stopping everyone from making them.

    This is a fight over image, and when it comes to diamonds, image is everything.
    A variety of cut, polished Ada Diamonds created in a lab, including smaller melee stones and large center stones. 22.94 carats total. (2.60 ct. pear, 2.01 ct. asscher, 2.23 ct. cushion, 3.01 ct. radiant, 1.74 ct. princess, 2.11 ct. emerald, 3.11 ct. heart, 3.00 ct. oval, 3.13 ct. round.)
    Image: Sam Cannon (Earther)
    Same, but different

    The dream of lab-grown diamond dates back over a century. In 1911, science fiction author H.G. Wells described what would essentially become one of the key methods for making diamond—recreating the conditions inside Earth’s mantle on its surface—in his short story The Diamond Maker. As the Gemological Institute of America (GIA) notes, there were a handful of dubious attempts to create diamonds in labs in the late 19th and early 20th century, but the first commercial diamond production wouldn’t emerge until the mid-1950s, when scientists with General Electric worked out a method for creating small, brown stones. Others, including De Beers, soon developed their own methods for synthesizing the gems, and use of the lab-created diamond in industrial applications, from cutting tools to high power electronics, took off.

    According to the GIA’s James Shigley, the first experimental production of gem-quality diamond occurred in 1970. Yet by the early 2000s, gem-quality stones were still small, and often tinted yellow with impurities. It was only in the last five or so years that methods for growing diamonds advanced to the point that producers began churning out large, colorless stones consistently. That’s when the jewelry sector began to take a real interest.

    Today, that sector is taking off. The International Grown Diamond Association (IGDA), a trade group formed in 2016 by a dozen lab diamond growers and sellers, now has about 50 members, according to IGDA secretary general Dick Garard. When the IGDA first formed, lab-grown diamonds were estimated to represent about 1 percent of a $14 billion rough diamond market. This year, industry analyst Paul Zimnisky estimates they account for 2-3 percent of the market.

    He expects that share will only continue to grow as factories in China that already produce millions of carats a year for industrial purposes start to see an opportunity in jewelry.
    “I have a real problem with people claiming one is ethical and another is not.”

    “This year some [factories] will come up from 100,000 gem-quality diamonds to one to two million,” Zimnisky said. “They already have the infrastructure and equipment in place” and are in the process of upgrading it. (About 150 million carats of diamonds were mined last year, according to a global analysis of the industry conducted by Bain & Company.)

    Production ramp-up aside, 2018 saw some other major developments across the industry. In the summer, the Federal Trade Commission (FTC) reversed decades of guidance when it expanded the definition of a diamond to include those created in labs and dropped ‘synthetic’ as a recommended descriptor for lab-grown stones. The decision came on the heels of the world’s top diamond producer, De Beers, announcing the launch of its own lab-grown diamond line, Lightbox, after having once vowed never to sell man-made stones as jewelry.

    “I would say shock,” Lightbox Chief Marketing Officer Sally Morrison told Earther when asked how the jewelry world responded to the company’s launch.

    While the majority of lab-grown diamonds on the market today are what’s known as melee (less than 0.18 carats), the tech for producing the biggest, most dazzling diamonds continues to improve. In 2016, lab-grown diamond company MiaDonna announced its partners had grown a 6.28 carat gem-quality diamond, claimed to be the largest created in the U.S. to that point. In 2017, a lab in Augsburg University, Germany that grows diamonds for industrial and scientific research applications produced what is thought to be the largest lab-grown diamond ever—a 155 carat behemoth that stretches nearly 4 inches across. Not gem quality, perhaps, but still impressive.

    “If you compare it with the Queen’s diamond, hers is four times heavier, it’s clearer” physicist Matthias Schreck, who leads the group that grew that beast of a jewel, told me. “But in area, our diamond is bigger. We were very proud of this.”

    Diamonds can be created in one of two ways: Similar to how they form inside the Earth, or similar to how scientists speculate they might form in outer space.

    The older, Earth-inspired method is known as “high temperature high pressure” (HPHT), and that’s exactly what it sounds like. A carbon source, like graphite, is placed in a giant, mechanical press where, in the presence of a catalyst, it’s subjected to temperatures of around 1,600 degrees Celsius and pressures of 5-6 Gigapascals in order to form diamond. (If you’re curious what that sort of pressure feels like, the GIA describes it as similar to the force exerted if you tried to balance a commercial jet on your fingertip.)

    The newer method, called chemical vapor deposition (CVD), is more akin to how diamonds might form in interstellar gas clouds (for which we have indirect, spectroscopic evidence, according to Shigley). A hydrocarbon gas, like methane, is pumped into a low-pressure reactor vessel alongside hydrogen. While maintaining near-vacuum conditions, the gases are heated very hot—typically 3,000 to 4,000 degrees Celsius, according to Lightbox CEO Steve Coe—causing carbon atoms to break free of their molecular bonds. Under the right conditions, those liberated bits of carbon will settle out onto a substrate—typically a flat, square plate of a synthetic diamond produced with the HPHT method—forming layer upon layer of diamond.

    “It’s like snow falling on a table on your back porch,” Jason Payne, the founder and CEO of lab-grown diamond jewelry company Ada Diamonds, told me.

    Scientists have been forging gem-quality diamonds with HPHT for longer, but today, CVD has become the method of choice for those selling larger bridal stones. That’s in part because it’s easier to control impurities and make diamonds with very high clarity, according to Coe. Still, each method has its advantages—Payne said that HPHT is faster and the diamonds typically have better color (which is to say, less of it)—and some companies, like Ada, purchase stones grown in both ways.

    However they’re made, lab-grown diamonds have the same exceptional hardness, stiffness, and thermal conductivity as their Earth-mined counterparts. Cut, they can dazzle with the same brilliance and fire—a technical term to describe how well the diamond scatters light like a prism. The GIA even grades them according to the same 4Cs—cut, clarity, color, and carat—that gemologists use to assess diamonds formed in the Earth, although it uses a slightly different terminology to report the color and clarity grades for lab-grown stones.

    They’re so similar, in fact, that lab-grown diamond entering the larger diamond supply without any disclosures has become a major concern across the jewelry industry, particularly when it comes to melee stones from Asia. It’s something major retailers are now investing thousands of dollars in sophisticated detection equipment to suss out by searching for minute differences in, say, their crystal shape or for impurities like nitrogen (much less common in lab-grown diamond, according to Shigley).

    Those differences may be a lifeline for retailers hoping to weed out lab-grown diamonds, but for companies focused on them, they can become another selling point. The lack of nitrogen in diamonds produced with the CVD method, for instance, gives them an exceptional chemical purity that allows them to be classified as type IIa; a rare and coveted breed that accounts for just 2 percent of those found in nature. Meanwhile, the ability to control everything about the growth process allows companies like Lightbox to adjust the formula and produce incredibly rare blue and pink diamonds as part of their standard product line. (In fact, these colored gemstones have made up over half of the company’s sales since launch, according to Coe.)

    And while lab-grown diamonds boast the same sparkle as their Earthly counterparts, they do so at a significant discount. Zimnisky said that today, your typical one carat, medium quality diamond grown in a lab will sell for about $3,600, compared with $6,100 for its Earth-mined counterpart—a discount of about 40 percent. Two years ago, that discount was only 18 percent. And while the price drop has “slightly tapered off” as Zimnisky put it, he expects it will fall further thanks in part to the aforementioned ramp up in Chinese production, as well as technological improvements. (The market is also shifting in response to Lightbox, which De Beers is using to position lab-grown diamonds as mass produced items for fashion jewelry, and which is selling its stones, ungraded, at the controversial low price of $800 per carat—a discount of nearly 90 percent.)

    Zimnisky said that if the price falls too fast, it could devalue lab-grown diamonds in the eyes of consumers. But for now, at least, paying less seems to be a selling point. A 2018 consumer research survey by MVI Marketing found that most of those polled would choose a larger lab-grown diamond over a smaller mined diamond of the same price.

    “The thing [consumers] seem most compelled by is the ability to trade up in size and quality at the same price,” Garard of IGDA said.

    Still, for buyers and sellers alike, price is only part of the story. Many in the lab-grown diamond world market their product as an ethical or eco-friendly alternative to mined diamonds.

    But those sales pitches aren’t without controversy.
    A variety of lab-grown diamond products arrayed on a desk at Ada Diamonds showroom in Manhattan. The stone in the upper left gets its blue color from boron. Diamonds tinted yellow (top center) usually get their color from small amounts of nitrogen.
    Photo: Sam Cannon (Earther)
    Dazzling promises

    As Anna-Mieke Anderson tells it, she didn’t enter the diamond world to become a corporate tycoon. She did it to try and fix a mistake.

    In 1999, Anderson purchased herself a diamond. Some years later, in 2005, her father asked her where it came from. Nonplussed, she told him it came from the jewelry store. But that wasn’t what he was asking: He wanted to know where it really came from.

    “I actually had no idea,” Anderson told Earther. “That led me to do a mountain of research.”

    That research eventually led Anderson to conclude that she had likely bought a diamond mined under horrific conditions. She couldn’t be sure, because the certificate of purchase included no place of origin. But around the time of her purchase, civil wars funded by diamond mining were raging across Angola, Sierra Leone, the Democratic Republic of Congo and Liberia, fueling “widespread devastation” as Global Witness put it in 2006. At the height of the diamond wars in the late ‘90s, the watchdog group estimates that as many as 15 percent of diamonds entering the market were conflict diamonds. Even those that weren’t actively fueling a war were often being mined in dirty, hazardous conditions; sometimes by children.

    “I couldn’t believe I’d bought into this,” Anderson said.

    To try and set things right, Anderson began sponsoring a boy living in a Liberian community impacted by the blood diamond trade. The experience was so eye-opening, she says, that she eventually felt compelled to sponsor more children. Selling conflict-free jewelry seemed like a fitting way to raise money to do so, but after a great deal more research, Anderson decided she couldn’t in good faith consider any diamond pulled from the Earth to be truly conflict-free in either the humanitarian or environmental sense. While diamond miners were, by the early 2000s, getting their gems certified “conflict free” according to the UN-backed Kimberley Process, the certification scheme’s definition of a conflict diamond—one sold by rebel groups to finance armed conflicts against governments—felt far too narrow.

    “That [conflict definition] eliminates anything to do with the environment, or eliminates a child mining it, or someone who was a slave, or beaten, or raped,” Anderson said.

    And so she started looking into science, and in 2007, launching MiaDonna as one of the world’s first lab-grown diamond jewelry companies. The business has been activism-oriented from the get-go, with at least five percent of its annual earnings—and more than 20 percent for the last three years—going into The Greener Diamond, Anderson’s charity foundation which has funded a wide range of projects, from training former child soldiers in Sierra Leone to grow food to sponsoring kids orphaned by the West African Ebola outbreak.

    MiaDonna isn’t the only company that positions itself as an ethical alternative to the traditional diamond industry. Brilliant Earth, which sells what it says are carefully-sourced mined and lab-created diamonds, also donates a small portion of its profits to supporting mining communities. Other lab-grown diamond companies market themselves as “ethical,” “conflict-free,” or “world positive.” Payne of Ada Diamonds sees, in lab-grown diamonds, not just shiny baubles, but a potential to improve medicine, clean up pollution, and advance society in countless other ways—and he thinks the growing interest in lab-grown diamond jewelry will help propel us toward that future.

    Others, however, say black-and-white characterizations when it comes to social impact of mined diamonds versus lab-grown stones are unfair. “I have a real problem with people claiming one is ethical and another is not,” Estelle Levin-Nally, founder and CEO of Levin Sources, which advocates for better governance in the mining sector, told Earther. “I think it’s always about your politics. And ethics are subjective.”

    Saleem Ali, an environmental researcher at the University of Delaware who serves on the board of the Diamonds and Development Initiative, agrees. He says the mining industry has, on the whole, worked hard to turn itself around since the height of the diamond wars and that governance is “much better today” than it used to be. Human rights watchdog Global Witness also says that “significant progress” has been made to curb the conflict diamond trade, although as Alice Harle, Senior Campaigner with Global Witness told Earther via email, diamonds do still fuel conflict, particularly in the Central African Republic and Zimbabwe.

    Most industry observers seems to agree that the Kimberley Process is outdated and inadequate, and that more work is needed to stamp out other abuses, including child labor and forced labor, in the artisanal and small-scale diamond mining sector. Today, large-scale mining operations don’t tend to see these kinds of problems, according to Julianne Kippenberg, associate director for children’s rights at Human Rights Watch, but she notes that there may be other community impacts surrounding land rights and forced resettlement.

    The flip side, Ali and Levin-Nally say, is that well-regulated mining operations can be an important source of economic development and livelihood. Ali cites Botswana and Russia as prime examples of places where large-scale mining operations have become “major contributors to the economy.” Dmitry Amelkin, head of strategic projects and analytics for Russian diamond mining giant Alrosa, echoed that sentiment in an email to Earther, noting that diamonds transformed Botswana “from one of the poorest [countries] in the world to a middle-income country” with revenues from mining representing almost a third of its GDP.

    In May, a report commissioned by the Diamond Producers Association (DPA), a trade organization representing the world’s largest diamond mining companies, estimated that worldwide, its members generate nearly $4 billion in direct revenue for employees and contractors, along with another $6.8 billion in benefits via “local procurement of goods and services.” DPA CEO Jean-Marc Lieberherr said this was a story diamond miners need to do a better job telling.

    “The industry has undergone such changes since the Blood Diamond movie,” he said, referring to the blockbuster 2006 film starring Leonardo DiCaprio that drew global attention to the problem of conflict diamonds. “And yet people’s’ perceptions haven’t evolved. I think the main reason is we have not had a voice, we haven’t communicated.”

    But conflict and human rights abuses aren’t the only issues that have plagued the diamond industry. There’s also the lasting environmental impact of the mining itself. In the case of large-scale commercial mines, this typically entails using heavy machinery and explosives to bore deep into those kimberlite tubes in search of precious stones.

    Some, like Maya Koplyova, a geologist at the University of British Columbia who studies diamonds and the rocks they’re found in, see this as far better than many other forms of mining. “The environmental footprint is the fThere’s also the question of just how representative the report’s energy consumption estimates for lab-grown diamonds are. While he wouldn’t offer a specific number, Coe said that De Beers’ Group diamond manufacturer Element Six—arguably the most advanced laboratory-grown diamond company in the world—has “substantially lower” per carat energy requirements than the headline figures found inside the new report. When asked why this was not included, Rick Lord, ESG analyst at Trucost, the S&P global group that conducted the analysis, said it chose to focus on energy estimates in the public record, but that after private consultation with Element Six it did not believe their data would “materially alter” the emissions estimates in the study.

    Finally, it’s important to consider the source of the carbon emissions. While the new report states that about 40 percent of the emissions associated with mining a diamond come from fossil fuel-powered vehicles and equipment, emissions associated with growing a diamond come mainly from electric power. Today, about 68 percent of lab-grown diamonds hail from China, Singapore, and India combined according to Zimnisky, where the power is drawn from largely fossil fuel-powered grids. But there is, at least, an opportunity to switch to renewables and drive that carbon footprint way down.
    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption.”

    And some companies do seem to be trying to do that. Anderson of MiaDonna says the company only sources its diamonds from facilities in the U.S., and that it’s increasingly trying to work with producers that use renewable energy. Lab-grown diamond company Diamond Foundry grows its stones inside plasma reactors running “as hot as the outer layer of the sun,” per its website, and while it wouldn’t offer any specific numbers, that presumably uses more energy than your typical operation running at lower temperatures. However, company spokesperson Ye-Hui Goldenson said its Washington State ‘megacarat factory’ was cited near a well-maintained hydropower source so that the diamonds could be produced with renewable energy. The company offsets other fossil fuel-driven parts of its operation by purchasing carbon credits.

    Lightbox’s diamonds currently come from Element Six’s UK-based facilities. The company is, however, building a $94-million facility near Portland, Oregon, that’s expected to come online by 2020. Coe said he estimates about 45 percent of its power will come from renewable sources.

    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption,” Coe said. “That’s something we’re focused on in Lightbox.”

    In spite of that, Lightbox is somewhat notable among lab-grown diamond jewelry brands in that, in the words of Morrison, it is “not claiming this to be an eco-friendly product.”

    “While it is true that we don’t dig holes in the ground, the energy consumption is not insignificant,” Morrison told Earther. “And I think we felt very uncomfortable promoting on that.”
    Various diamonds created in a lab, as seen at the Ada Diamonds showroom in Manhattan.
    Photo: Sam Cannon (Earther)
    The real real

    The fight over how lab-grown diamonds can and should market themselves is still heating up.

    On March 26, the FTC sent letters to eight lab-grown and diamond simulant companies warning them against making unsubstantiated assertions about the environmental benefits of their products—its first real enforcement action after updating its jewelry guides last year. The letters, first obtained by JCK news director Rob Bates under a Freedom of Information Act request, also warned companies that their advertising could falsely imply the products are mined diamonds, illustrating that, even though the agency now says a lab-grown diamond is a diamond, the specific origin remains critically important. A letter to Diamond Foundry, for instance, notes that the company has at times advertised its stones as “above-ground real” without the qualification of “laboratory-made.” It’s easy to see how a consumer might miss the implication.

    But in a sense, that’s what all of this is: A fight over what’s real.
    “It’s a nuanced reality that we’re in. They are a type of diamond.”

    Another letter, sent to FTC attorney Reenah Kim by the nonprofit trade organization Jewelers Vigilance Committee on April 2, makes it clear that many in the industry still believe that’s a term that should be reserved exclusively for gems formed inside the Earth. The letter, obtained by Earther under FOIA, urges the agency to continue restricting the use of the terms “real,” “genuine,” “natural,” “precious,” and “semi-precious” to Earth-mined diamonds and gemstones. Even the use of such terms in conjunction with “laboratory grown,” the letter argues, “will create even more confusion in an already confused and evolving marketplace.”

    JVC President Tiffany Stevens told Earther that the letter was a response to a footnote in an explanatory document about the FTC’s recent jewelry guide changes, which suggested the agency was considering removing a clause about real, precious, natural and genuine only being acceptable modifiers for gems mined from the Earth.

    “We felt that given the current commercial environment, that we didn’t think it was a good time to take that next step,” Stevens told Earther. As Stevens put it, the changes the FTC recently made, including expanding the definition of diamond and tweaking the descriptors companies can use to label laboratory-grown diamonds as such, have already been “wildly misinterpreted” by some lab-grown diamond sellers that are no longer making the “necessary disclosures.”

    Asked whether the JVC thinks lab-grown diamonds are, in fact, real diamonds, Stevens demurred.

    “It’s a nuanced reality that we’re in,” she said. “They are a type of diamond.”

    Change is afoot in the diamond world. Mined diamond production may have already peaked, according to the 2018 Bain & Company report. Lab diamonds are here to stay, although where they’re going isn’t entirely clear. Zimnisky expects that in a few years—as Lightbox’s new facility comes online and mass production of lab diamonds continues to ramp up overseas—the price industry-wide will fall to about 80 percent less than a mined diamond. At that point, he wonders whether lab-grown diamonds will start to lose their sparkle.

    Payne isn’t too worried about a price slide, which he says is happening across the diamond industry and which he expects will be “linear, not exponential” on the lab-grown side. He points out that lab-grown diamond market is still limited by supply, and that the largest lab-grown gems remain quite rare. Payne and Zimnisky both see the lab-grown diamond market bifurcating into cheaper, mass-produced gems and premium-quality stones sold by those that can maintain a strong brand. A sense that they’re selling something authentic and, well, real.

    “So much has to do with consumer psychology,” Zimnisky said.

    Some will only ever see diamonds as authentic if they formed inside the Earth. They’re drawn, as Kathryn Money, vice president of strategy and merchandising at Brilliant Earth put it, to “the history and romanticism” of diamonds; to a feeling that’s sparked by holding a piece of our ancient world. To an essence more than a function.

    Others, like Anderson, see lab-grown diamonds as the natural (to use a loaded word) evolution of diamond. “We’re actually running out of [mined] diamonds,” she said. “There is an end in sight.” Payne agreed, describing what he sees as a “looming death spiral” for diamond mining.

    Mined diamonds will never go away. We’ve been digging them up since antiquity, and they never seem to lose their sparkle. But most major mines are being exhausted. And with technology making it easier to grow diamonds just as they are getting more difficult to extract from the Earth, the lab-grown diamond industry’s grandstanding about its future doesn’t feel entirely unreasonable.

    There’s a reason why, as Payne said, “the mining industry as a whole is still quite scared of this product.” ootprint of digging the hole in the ground and crushing [the rock],” Koplyova said, noting that there’s no need to add strong acids or heavy metals like arsenic (used in gold mining) to liberate the gems.

    Still, those holes can be enormous. The Mir Mine, a now-abandoned open pit mine in Eastern Siberia, is so large—reportedly stretching 3,900 feet across and 1,700 feet deep—that the Russian government has declared it a no-fly zone owing to the pit’s ability to create dangerous air currents. It’s visible from space.

    While companies will often rehabilitate other land to offset the impact of mines, kimberlite mining itself typically leaves “a permanent dent in the earth’s surface,” as a 2014 report by market research company Frost & Sullivan put it.

    “It’s a huge impact as far as I’m concerned,” said Kevin Krajick, senior editor for science news at Columbia University’s Earth Institute who wrote a book on the discovery of diamonds in far northern Canada. Krajick noted that in remote mines, like those of the far north, it’s not just the physical hole to consider, but all the development required to reach a previously-untouched area, including roads and airstrips, roaring jets and diesel-powered trucks.

    Diamonds grown in factories clearly have a smaller physical footprint. According to the Frost & Sullivan report, they also use less water and create less waste. It’s for these reasons that Ali thinks diamond mining “will never be able to compete” with lab-grown diamonds from an environmental perspective.

    “The mining industry should not even by trying to do that,” he said.

    Of course, this is capitalism, so try to compete is exactly what the DPA is now doing. That same recent report that touted the mining industry’s economic benefits also asserts that mined diamonds have a carbon footprint three times lower than that of lab-grown diamonds, on average. The numbers behind that conclusion, however, don’t tell the full story.

    Growing diamonds does take considerable energy. The exact amount can vary greatly, however, depending on the specific nature of the growth process. These are details manufacturers are typically loathe to disclose, but Payne of Ada Diamonds says he estimates the most efficient players in the game today use about 250 kilowatt hour (kWh) of electricity per cut, polished carat of diamond; roughly what a U.S. household consumes in 9 days. Other estimates run higher. Citing unnamed sources, industry publication JCK Online reported that a modern HPHT run can use up to 700 kWh per carat, while CVD production can clock in north of 1,000 kWh per carat.

    Pulling these and several other public-record estimates, along with information on where in the world today’s lab diamonds are being grown and the energy mix powering the producer nations’ electric grids, the DPA-commissioned study estimated that your typical lab-grown diamond results in some 511 kg of carbon emissions per cut, polished carat. Using information provided by mining companies on fuel and electricity consumption, along with other greenhouse gas sources on the mine site, it found that the average mined carat was responsible for just 160 kg of carbon emissions.

    One limitation here is that the carbon footprint estimate for mining focused only on diamond production, not the years of work entailed in developing a mine. As Ali noted, developing a mine can take a lot of energy, particularly for those sited in remote locales where equipment needs to be hauled long distances by trucks or aircraft.

    There’s also the question of just how representative the report’s energy consumption estimates for lab-grown diamonds are. While he wouldn’t offer a specific number, Coe said that De Beers’ Group diamond manufacturer Element Six—arguably the most advanced laboratory-grown diamond company in the world—has “substantially lower” per carat energy requirements than the headline figures found inside the new report. When asked why this was not included, Rick Lord, ESG analyst at Trucost, the S&P global group that conducted the analysis, said it chose to focus on energy estimates in the public record, but that after private consultation with Element Six it did not believe their data would “materially alter” the emissions estimates in the study.

    Finally, it’s important to consider the source of the carbon emissions. While the new report states that about 40 percent of the emissions associated with mining a diamond come from fossil fuel-powered vehicles and equipment, emissions associated with growing a diamond come mainly from electric power. Today, about 68 percent of lab-grown diamonds hail from China, Singapore, and India combined according to Zimnisky, where the power is drawn from largely fossil fuel-powered grids. But there is, at least, an opportunity to switch to renewables and drive that carbon footprint way down.
    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption.”

    And some companies do seem to be trying to do that. Anderson of MiaDonna says the company only sources its diamonds from facilities in the U.S., and that it’s increasingly trying to work with producers that use renewable energy. Lab-grown diamond company Diamond Foundry grows its stones inside plasma reactors running “as hot as the outer layer of the sun,” per its website, and while it wouldn’t offer any specific numbers, that presumably uses more energy than your typical operation running at lower temperatures. However, company spokesperson Ye-Hui Goldenson said its Washington State ‘megacarat factory’ was cited near a well-maintained hydropower source so that the diamonds could be produced with renewable energy. The company offsets other fossil fuel-driven parts of its operation by purchasing carbon credits.

    Lightbox’s diamonds currently come from Element Six’s UK-based facilities. The company is, however, building a $94-million facility near Portland, Oregon, that’s expected to come online by 2020. Coe said he estimates about 45 percent of its power will come from renewable sources.

    “The reality is both mining and manufacturing consume energy and probably the best thing we could do is focus on reducing energy consumption,” Coe said. “That’s something we’re focused on in Lightbox.”

    In spite of that, Lightbox is somewhat notable among lab-grown diamond jewelry brands in that, in the words of Morrison, it is “not claiming this to be an eco-friendly product.”

    “While it is true that we don’t dig holes in the ground, the energy consumption is not insignificant,” Morrison told Earther. “And I think we felt very uncomfortable promoting on that.”
    Various diamonds created in a lab, as seen at the Ada Diamonds showroom in Manhattan.
    Photo: Sam Cannon (Earther)
    The real real

    The fight over how lab-grown diamonds can and should market themselves is still heating up.

    On March 26, the FTC sent letters to eight lab-grown and diamond simulant companies warning them against making unsubstantiated assertions about the environmental benefits of their products—its first real enforcement action after updating its jewelry guides last year. The letters, first obtained by JCK news director Rob Bates under a Freedom of Information Act request, also warned companies that their advertising could falsely imply the products are mined diamonds, illustrating that, even though the agency now says a lab-grown diamond is a diamond, the specific origin remains critically important. A letter to Diamond Foundry, for instance, notes that the company has at times advertised its stones as “above-ground real” without the qualification of “laboratory-made.” It’s easy to see how a consumer might miss the implication.

    But in a sense, that’s what all of this is: A fight over what’s real.
    “It’s a nuanced reality that we’re in. They are a type of diamond.”

    Another letter, sent to FTC attorney Reenah Kim by the nonprofit trade organization Jewelers Vigilance Committee on April 2, makes it clear that many in the industry still believe that’s a term that should be reserved exclusively for gems formed inside the Earth. The letter, obtained by Earther under FOIA, urges the agency to continue restricting the use of the terms “real,” “genuine,” “natural,” “precious,” and “semi-precious” to Earth-mined diamonds and gemstones. Even the use of such terms in conjunction with “laboratory grown,” the letter argues, “will create even more confusion in an already confused and evolving marketplace.”

    JVC President Tiffany Stevens told Earther that the letter was a response to a footnote in an explanatory document about the FTC’s recent jewelry guide changes, which suggested the agency was considering removing a clause about real, precious, natural and genuine only being acceptable modifiers for gems mined from the Earth.

    “We felt that given the current commercial environment, that we didn’t think it was a good time to take that next step,” Stevens told Earther. As Stevens put it, the changes the FTC recently made, including expanding the definition of diamond and tweaking the descriptors companies can use to label laboratory-grown diamonds as such, have already been “wildly misinterpreted” by some lab-grown diamond sellers that are no longer making the “necessary disclosures.”

    Asked whether the JVC thinks lab-grown diamonds are, in fact, real diamonds, Stevens demurred.

    “It’s a nuanced reality that we’re in,” she said. “They are a type of diamond.”

    Change is afoot in the diamond world. Mined diamond production may have already peaked, according to the 2018 Bain & Company report. Lab diamonds are here to stay, although where they’re going isn’t entirely clear. Zimnisky expects that in a few years—as Lightbox’s new facility comes online and mass production of lab diamonds continues to ramp up overseas—the price industry-wide will fall to about 80 percent less than a mined diamond. At that point, he wonders whether lab-grown diamonds will start to lose their sparkle.

    Payne isn’t too worried about a price slide, which he says is happening across the diamond industry and which he expects will be “linear, not exponential” on the lab-grown side. He points out that lab-grown diamond market is still limited by supply, and that the largest lab-grown gems remain quite rare. Payne and Zimnisky both see the lab-grown diamond market bifurcating into cheaper, mass-produced gems and premium-quality stones sold by those that can maintain a strong brand. A sense that they’re selling something authentic and, well, real.

    “So much has to do with consumer psychology,” Zimnisky said.

    Some will only ever see diamonds as authentic if they formed inside the Earth. They’re drawn, as Kathryn Money, vice president of strategy and merchandising at Brilliant Earth put it, to “the history and romanticism” of diamonds; to a feeling that’s sparked by holding a piece of our ancient world. To an essence more than a function.

    Others, like Anderson, see lab-grown diamonds as the natural (to use a loaded word) evolution of diamond. “We’re actually running out of [mined] diamonds,” she said. “There is an end in sight.” Payne agreed, describing what he sees as a “looming death spiral” for diamond mining.

    Mined diamonds will never go away. We’ve been digging them up since antiquity, and they never seem to lose their sparkle. But most major mines are being exhausted. And with technology making it easier to grow diamonds just as they are getting more difficult to extract from the Earth, the lab-grown diamond industry’s grandstanding about its future doesn’t feel entirely unreasonable.

    There’s a reason why, as Payne said, “the mining industry as a whole is still quite scared of this product.”

    #dimants #Afrique #technologie #capitalisme

  • Rasmea Odeh Breaking the Silence in Berlin: #RasmeaSpricht #RasmeaSpeaks
    https://samidoun.net/2019/03/rasmea-odeh-breaking-the-silence-in-berlin-rasmeaspricht-rasmeaspeaks

    29 March 2019 - On Wednesday evening, 27 March, Rasmea Odeh‘s voice and words were heard in Berlin, Germany, despite a harsh, repressive campaign that included yet another ban on her speaking in person issued by Berlin’s Senator for the Interior. The successful event at be’kech in Berlin’s Wedding district brought crowds to the space despite a large police presence; the space was so crowded that many people stayed outside to watch the event through glass windows.

    The evening marked a significant achievement for Rasmea Odeh and all those defending the right to organize and advocate for Palestine in Berlin. Despite all attempts to prevent it from taking place, Rasmea’s voice was heard in Berlin and celebrated by people of conscience.
    Photo: Public-solidarity

    Once again, as was the case on 15 March, when Rasmea was to join Palestinian poet and former prisoner Dareen Tatour for an evening of solidarity and celebration of Palestinian women’s struggle, the venue itself was subject to harassment and threats. Another media smear campaign was launched against Rasmea along with attempts to demand that she once again be prohibited from speaking.

    On Wednesday afternoon, only hours before the event, Berlin Interior Senator Andreas Geisel, an SPD politician who had earlier declared that speaking “against the state of Israel” crossed a “red line” that justified the violation of freedom of speech, once again banned Odeh from delivering a public speech at the event. However, organizers presented a video from Odeh, ensuring that her message and her story would be able to be heard by supporters in person and everyone around the world who supports her and the struggle for justice in Palestine.
    Photo: Salim Salim, Arabi21

    Once again, several vans of police filled the area (although a smaller presence than that surrounding the 15 March event). They searched the crowd for Rasmea, but left partway through the event after it was clear that she was not attending in person. A claimed counter-demonstration by pro-apartheid Zionist organizations was not immediately visible, but there may have been several participants at the corner of the street.

    The moderator of the evening opened the event with a stirring call against the silencing of oppressed and marginalized people, especially Palestinian women. She noted the growing support received by the event and the campaign to defend Odeh by a number of organizations, including the Internationale Liga für Menschenrechte, which sent a statement to the organization. The event was supported by Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network, Berlin Muslim Feminists, Bündnis gegen Rassismus, HIRAK (Palestinian Youth Mobilization, Berlin), The Coalition Berlin, Bloque Latinoamericano Berlin, Brot und Rosen international socialist women’s organiation, Revolutionäre Internationalistische Organisation – Klasse Gegen Klasse, Berlin Against Pinkwashing, Jüdische Stimme für gerechten Frieden in Nahost (Jewish Voice for a Just Peace), RefrACTa Kollektiv Brasilien-Berlin, BDS Berlin and the Kali feminist collective.

    The event also included a speech by a Palestinian student on behalf of HIRAK, emphasizing that this week also marks the one-year anniversary of the Great March of Return in Gaza. Just this week, Israel has been shelling Gaza, causing further destruction after taking hundreds of lives in the past year as Palestinians participated in collective, popular protests for their right to return and break the siege. She urged people to get involved in struggles here in Berlin, including Palestinian community organizing, the solidarity movement and the BDS campaign.

    The organizers next showed a video from 2013 in which Rasmea speaks about her life as a Palestinian woman. The video was made when she received the 2013 Outstanding Community Leader award from the Chicago Cultural Alliance:

    The screening was followed by a 20-minute video presentation – the main speech of the night – in which Rasmea discussed her situation in Berlin as well as presenting more broadly on Palestinian women, Palestinian prisoners and the continuing struggle for liberation. Full video coming shortly!

    As Rasmea spoke, including discussing her personal experience of torture, people in the packed room were silent, watching and listening closely to the Arabic speech and the subtitles in German and English. The conclusion of her speech was met with loud and prolonged applause and cheers as the event’s moderator noted that “this is what they did not want you to hear.”

    The event continued with a cultural evening featuring anti-colonial poetry by Wind Ma, a silent theater sketch by Maher Draidi of Almadina Theater, a musical performance of songs and guitar by Nicolás Miquea and a closing dabkeh performance by the Yafa Dabkeh Troupe. The event concluded with a stirring moment as people chanted together, “Viva, viva Palestina! Free, free Palestine!”

    Rasmea Odeh, born in 1947, is a lifelong struggler for Palestine and a well-known feminist organizer and activist. After surviving torture and sexual assault under interrogation by occupation forces and serving 10 years in Israeli prison, she came to the United States, where she organized over 800 women in Chicago in the Arab Women’s Committee, a project of the Arab American Action Network. In 2013, she was targeted by the FBI and U.S. immigration authorities and accused of lying about her time in Israeli prison, despite the fact that it was publicly known; she even testified before a Special Committee of the United Nations about her experience under torture and imprisonment. After a years-long court battle that won widespread grassroots support, she was deported to Jordan in 2017. She was one of the initial signatories of the call for the International Women’s Strike.
    Photo: Public-solidarity

    After she was invited to speak in Berlin on 15 March, the U.S. ambassador (with ties to the German far right) Richard Grenell, Israeli Minister of Strategic Affairs Gilad Erdan, charged with fighting Palestine solidarity and the BDS movement internationally, and the Israeli ambassador in Germany launched calls to censor her. Media propaganda falsely labeled her an “anti-Semite,” when she is in reality a longtime anti-racist struggler who developed strong connections with other oppressed communities, particularly the Black liberation movement. In the U.S., Angela Davis and Jewish Voice for Peace were among her supporters. In this context, Berlin politicians yielded to the demands of Trump and Netanyahu, and when Rasmea arrived at the event location, she was given a sheaf of papers. Her Schengen visa was ordered cancelled and she was directed to leave the country; she was banned from speaking at the event.

    Most of the allegations in the documents simply restated attacks by pro-apartheid media publications, including labeling the BDS campaign “anti-Semitic”. The German authorities also claimed that allowing Rasmea to speak and retain her visa would “damage the relationship between Germany and Israel.” Thus, Rasmea Odeh’s voice, experience and analysis was ordered suppressed and silenced through the joint complicity of the German, U.S. and Israeli governments.

    Rasmea is committed to fighting back in court. Her lawyer, Nadija Samour, said that “cancelling a visa based on what has happened so far in the past is a completely new concept from a legal point of view.” However, she and her supporters are aware that this is not simply a legal question but a clear political battle that requires support from the broadest number of people in Germany and internationally.

    Supporters of Rasmea in the United States, including the US Palestinian Community Network, Committee to Stop FBI Repression, Rasmea Defense Committee and many other groups have worked to support the growing campaign in Germany, and more organizations have been adding their voices to express support for Rasmea. By cancelling her Schengen visa, German officials are not only attempting to silence Rasmea’s speech in Berlin but to prevent her from traveling elsewhere in Europe to speak about her experiences and her views – thus denying people across the continent the opportunity to hear from a leading transnational feminist and Palestinian organizer.

    Rasmea was ordered silenced based on a desire to stop her from sharing her words and her experience, telling her story and presenting her analysis. The U.S. government is apparently committed to chasing Rasmea around the world in order to persecute her wherever she goes; meanwhile, the Israeli state continues its intensive attack on people’s right to support Palestine everywhere in the world, which has included the promotion of anti-BDS laws and falsely labeling Palestinian human rights defenders and solidarity groups as “terrorists.” The German state and Berlin authorities also chose to join this campaign, issuing two separate bans in less than two weeks against Rasmea Odeh to prevent her from delivering a live speech about her experiences, her involvement in women’s organizing and her view of Palestine.

    In many ways, Rasmea’s case does not stand alone; in Germany, it comes alongside the Humboldt 3 case and the prosecution of activists for speaking up against war crimes, attempts to block Palestine events from taking place in any location and far-right campaigns particularly targeting migrant communities. It also comes alongside the pursuit of anti-BDS laws in the US, the use of “anti-terror” frameworks to criminalize Palestinian community work and the use of visa denial to suppress political and cultural expression, such as in Australia’s recent denial of a visa to Palestinian American poet Remi Kanazi.

    In a particularly disturbing media article containing propaganda against Kanazi, pro-apartheid groups demand that Kanazi is barred for, among other things, supporting Rasmea and other Palestinian political prisoners. They also use the recent far-right, white-supremacist massacre in Christchurch, New Zealand, as a justification for banning him, despite the fact that this was an attack targeting Muslims, linked to racist, anti-Muslim and anti-Arab propaganda, based on white supremacy, and which took the lives of a number of Palestinians specifically. It is clear that there is a global attack, backed by Erdan and the Israeli government, aimed at all Palestinians and supporters of Palestine – and especially aiming to isolate Palestinian prisoners from the international movements that continue to defend their rights.

    The campaign to defend Rasmea Odeh is not ending with this event – instead, it marks a strong beginning of a resurgent movement against the silencing of Palestinian women and for justice in Palestine. It also made it clear that Palestinian women, on the frontlines of struggle from inside Israeli prisons, to the Great Return March in Gaza to organizing for justice in Berlin, will not be silenced. Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network urges people and organizations around the world to get involved and join this campaign by following the Facebook page, Rasmea spricht (Rasmea will speak) and sending statements of solidarity to samidoun@samidoun.net.

    #Palestine #femmes #résistance #zionisme #Allemagne

  • A Paris, des classes moyennes en voie de disparition
    https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/06/11/a-paris-des-classes-moyennes-en-voie-de-disparition_5474562_4811534.html

    Berlin tente une solution : En Allemagne les régions politiques (Land) sont compétents pour le contrôle des loyers. Afin d’arrêter leur augmentation explosive la ville de Berlin bloque les loyers pendant cinq ans. Cette mesure sera rétroactive pour éviter les augmentations abusives suite à l’annonce de la loi municipale. D’autres mesures visent à obliger les propriétaires de baisser les loyers actuels qui dépassent le seuil défini dans le Mietspiegel , un état des lieux élaboré régulièrement par le gouvernement municipal en collaboration avec les associations de bailleurs et de de locataires.

    Cette initiative est devenue possible parce que le parti social-démocrate SPD craint les élections municipales à venir. Il a donc cédé aux arguments du parti de gauche Die Linke qui forme le gouvernement aves le SPD et les écologistes Die Grünen . En même temps une intitiative très populaire revendique l’application aux grandes sociétés immobilières du paragraphe de la constitution allemande qui autorise des nationalisations d’entreprises privées. Nous nous trouvons dans une situation exceptionelle où l’introduction de mesures qui rejettent l’idéologie néolibérale est possible.

    Dans les autres régions allemandes l’emprise du néolibéralisme sur les partis politiques est totale. Seulement Die Linke fait exception à cette règle, mais il est trop faible ailleurs pour obtenir des solutions efficaces contre la résistance de tous les partis et associations majoritaires. Avec un peu de chance l’exemple berlinois encouragera quand même d’autres gouvernements régionaux à prendre des décisions comparables.

    Avec la flambée des prix immobiliers qu’elle connaît, comme beaucoup de grandes métropoles, la ville de Paris voit s’éloigner de plus en plus les familles des classes moyennes.

    Par Soazig Le Nevé Publié le 11 juin 2019 - « Paris est une ville où on laisse des plumes. Il faut se battre pour y habiter. » A 37 ans, Florence et son conjoint, Alban, ont quitté le ring « après avoir bataillé pendant des années pour y rester ». Les 5 000 euros de revenus, « dans les bons mois », de ce couple de travailleurs indépendants dans le domaine de la communication n’auront donc pas suffi.

    « Quand le propriétaire de notre appartement est décédé, on avait le choix : soit de racheter le bien au prix de 700 000 euros, ce qui était impossible pour nous, ou de repartir dans une recherche immobilière monstrueuse, vu notre profil d’indépendants, relate Florence, qui payait jusque-là 1 700 euros de loyer pour un trois-pièces dans le 9e arrondissement. Nos parents sont retraités de la fonction publique, mais ça ne suffisait pas comme garants, et parce qu’ils ont plus de 70 ans, c’était même un handicap auprès des bailleurs. » Froidement, elle en tire une conclusion : « En tant qu’enfant de la classe moyenne, je n’ai plus ma place à Paris. »
    Lire aussi « Libertés, égalité, viabilité : la ville-monde face aux défis du siècle » : une conférence « Le Monde » Cities à Paris

    Le couple vient d’emménager à Montbard (Côte-d’Or), une ville bourguignonne de 5 500 habitants située sur la ligne TGV Paris-Dijon. Un changement radical pour le couple, qui fait pourtant partie de la fourchette haute de la classe moyenne, constituée, selon l’Insee, de toutes les personnes dont le revenu disponible est situé entre 1 350 euros et 2 487 euros par mois. « Au final, c’est un vrai soulagement, j’ai le sentiment d’être descendue d’un manège infernal », souffle la jeune femme.

    Professeure de sciences de la vie et de la terre dans un collège du 14e arrondissement de Paris, Karine a déménagé dans le Val-de-Marne fin 2018. Séparée de son mari en 2016, elle a dû revendre l’appartement qu’ils occupaient avec leurs deux enfants, à quelques encablures de son établissement scolaire. « Je me suis retrouvée seule à assumer la charge de la famille, sans pension alimentaire. J’ai loué un trois-pièces 1 600 euros auprès d’un particulier, car les agences immobilières écartaient mon dossier au motif que je ne gagnais pas trois fois le montant du loyer », détaille Karine, qui gagne 2 800 euros par mois. Mais, très vite, « le reste à vivre » de la famille s’étiole.

    L’attente devient interminable pour un logement social. Après deux propositions finalement avortées, à Paris et à Issy-les-Moulineaux, c’est à Villejuif que Karine et ses enfants finissent par poser leurs valises. « Je vis une nouvelle vie. Je redécouvre ce que sont les rapports avec des gens moins favorisés que moi, mais aussi des nuisances sonores que je ne connaissais plus », confie, « aigrie », celle pour qui emménager à Paris au début de sa carrière avait été « un saut qualitatif ».
    Bientôt 10 000 euros le mètre carré

    La capitale est-elle toujours en mesure de loger des enseignants, des infirmiers, des indépendants, des commerçants ou de petits entrepreneurs ? Ni pauvre ni riche, la classe moyenne y a-t-elle encore droit de cité ? A Paris, le montant des loyers a augmenté de 1,4 % en 2018 et de 2,9 % en cas de changement de locataire, soit une hausse supérieure à celle des quatre années précédentes, souligne l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP).

    A l’achat, le coût du mètre carré s’est accru, lui, de 6,4 % en un an et atteint, en moyenne, 9 680 euros, selon les chiffres des notaires et de l’Insee publiés fin mai. D’ici au mois de juillet, il devrait même approcher des 10 000 euros (9 990 euros), en hausse de 27 % depuis mai 2015. Désormais, plus aucun arrondissement n’est à moins de 8 000 euros le mètre carré. Fait nouveau, les quartiers populaires connaissent aussi une envolée des prix : + 13,8 % dans le 19e arrondissement, + 11,4 % dans le 10e. Mais aussi la petite couronne, avec une progression de 4,2 %, voire 4,9 % en Seine-Saint-Denis.

    Avec ses 105 km², Paris intra-muros attire des populations aux profils de plus en plus contrastés, les très riches s’établissant dans « l’ancien » et les très pauvres dans des logements sociaux. L’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) de la région Ile-de-France note un accroissement significatif des ménages les plus aisés dans les 7e et 8e arrondissements.

    L’enrichissement touche également des quartiers proches, « par un effet de diffusion et de consolidation des territoires de la richesse », observe-t-il dans une étude parue début juin consacrée à la gentrification et à la paupérisation en Ile-de-France. Entre 2001 et 2015, la part des ménages très aisés s’est fortement accrue (+ 5 points) dans les 2e et 3e arrondissements, et sensiblement (de 2 à 3 points) dans les 17e, 4e et 1er arrondissements. Les ménages aisés, souvent cadres de profession, investissent aussi les quartiers populaires du nord de Paris. C’est dans le 18e arrondissement que le phénomène est le plus marqué : la part de ménages riches à très riches s’est accrue de 3,6 points et celle relevant des ménages les plus pauvres a baissé d’autant.
    « Un repaire pour super-riches »

    « Si vous faites partie de la classe moyenne, lorsque vous êtes majeur, il faudrait vous inscrire aussitôt sur la liste pour obtenir un logement social !, ironise Martin Omhovère, directeur du département habitat de l’IAU [Institut d’aménagement et d’urbanisme]. Au-delà des prix, le parc de logements parisien n’est pas fait pour les familles des classes moyennes. A 50 %, il se compose d’habitations d’une ou deux pièces, ce qui ne correspond pas aux aspirations d’un couple avec enfants. »

    « Paris est en train de devenir un repaire pour super-riches, corrobore Emmanuel Trouillard, géographe chargé d’études sur le logement à l’IAU. Des familles s’en vont, des écoles ferment dans les arrondissements du centre de la capitale… Le problème de Paris, c’est de maintenir l’accès des classes moyennes au logement intermédiaire et au logement social. »

    Une gageure, même si la ville se targue d’offrir aujourd’hui plus de 20 % de logements sociaux, contre 13 % seulement en 2001, souligne Emilie Moreau, pilote des études sociétales à l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Fin 2017, sur plus de 244 000 ménages inscrits comme demandeurs d’un logement social intra-muros, 134 964 étaient déjà des Parisiens. Combien parmi eux finiront-ils par s’établir en dehors de la capitale ?

    « Les très riches à Paris sont plus riches que les très riches à l’échelle du pays. Mais les classes moyennes qui touchent le smic, elles, n’ont pas de primes particulières lorsqu’elles vivent à Paris », relève Robin Rivaton, entrepreneur et auteur de La Ville pour tous (2019, Editions de l’Observatoire). Résultat : « Des professions essentielles au fonctionnement de la métropole, tels les enseignants, les infirmiers ou les policiers, se retrouvent avec de réelles difficultés pour se loger dans la capitale. Difficultés que leurs collègues en province ne rencontrent absolument pas. »

    Une nouvelle catégorie de population tire son épingle de ce jeu immobilier : les touristes. A la faveur du succès des plates-formes comme Airbnb ou Abritel, un marché parallèle s’est créé, venant assécher un peu plus l’offre locative privée. « Airbnb tue beaucoup de quartiers. En quatre ans, le marché locatif traditionnel a perdu 20 000 logements », dénonce Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement.

    L’élu pointe aussi les 100 000 logements vacants et les 100 000 résidences secondaires (en hausse de 40 % en cinq ans) que compte la capitale, sujet d’autant plus brûlant qu’il existe très peu de possibilités pour construire du neuf dans une ville déjà saturée. « Il faudrait réquisitionner les immeubles vides, mais ce droit relève du préfet et non du maire », précise Ian Brossat, qui appelle à une redistribution des compétences. Pour l’heure, l’élu mise sur le retour – après deux ans de suspension – de l’encadrement des loyers qui devrait « donner un appel d’air aux classes moyennes ». A condition, toutefois, que les bailleurs ne choisissent pas exclusivement les locataires aux revenus les plus élevés.

    #France #Paris #urbanisme #Stadtentwicklung #nantis #gentrification

  • Léonard de Vinci, superstar et figure gay méconnue | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/178893/leonard-de-vinci-florence-vie-intime-orientation-sexuelle-gay

    Le visage d’un vieillard grandiose, une longue chevelure se confondant avec son abondante barbe, le regard mélancolique. Sage antique ou prophète biblique, telle est la représentation que l’on se fait de Léonard de Vinci. Une image véhiculée par son autoportrait tracé à la sanguine au crépuscule de sa vie.

    Sous cette figure de sage patriarche, il a passé ses derniers jours dans la France angevine sur l’invitation du roi François Ier. Cette image d’Épinal qui s’est inscrite dans nos imaginaires masque la nature profonde de Léonard : celle d’un homme qui dévorait la vie avec avidité et d’un séducteur libre qui aimait les hommes.

  • Faut-il interdire les animaux de compagnie dans les salles de classe ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/178917/interdire-animaux-compagnie-classe-ecoles-eleves-associations

    Tout le monde a déjà eu dans sa salle de classe un petit animal de compagnie que les enfants passaient de longues minutes à fixer de leurs grands yeux en s’émerveillant de vive voix agglutinés autour de sa cage.

    Ces animaux sont aujourd’hui un sujet de débat entre les écoles, où l’on est persuadé qu’ils peuvent servir de supports d’apprentissage pour les élèves, et certaines associations, qui se préoccupent de leurs conditions de vie. Ces deux points de vue s’affrontent dans le Guardian, qui s’interroge : les hamsters, tortues et cochons d’Inde doivent-ils disparaître définitivement des salles de classe ?

    « C’est une expérience “wow”, déclare Sarah Holmes, enseignante à l’école secondaire Derby High School. Une opportunité fantastique pour les enfants de se familiariser avec le cycle de la vie. [...] Ils ont aussi appris à prendre la responsabilité de s’occuper [des animaux]. »

    Une opinion partagée par beaucoup d’enseignant·es, pour lesquel·les avoir un animal en classe représente un intérêt supplémentaire à l’apprentissage ainsi qu’une aide pour certains enfants présentant des troubles émotionnels et comportementaux, comme nous l’explique Debs Howe, ancien professeur de biologie.

    « C’est également un moyen fantastique pour les enfants des écoles du centre-ville, qui n’ont peut-être jamais vu les animaux de la ferme ni la campagne, de faire l’expérience des animaux et de la nature et d’apprendre à en prendre soin », précise-t-il.

    L’expérience aurait également une influence sur la mentalité des plus jeunes qui, en s’occupant de ces petites bêtes, deviendraient calmes et bienveillants tout en apprenant à réfléchir à leurs actions. Un raisonnement qui ne fait pas l’unanimité.

    Une salle de classe « n’est pas un foyer convenable »

    Helen Chadwick, fondatrice et responsable de l’association Guinea Pig Rescue [sauvetage des cochons d’Inde], confie qu’elle « ne peut pas imaginer pire chose que de rester enfermée dans une cage au milieu d’une salle de classe bruyante toute la journée ».

    Les salles de cours sont des lieux qui peuvent être effrayants pour certains animaux et qui peuvent perturber leur cycle de sommeil à cause de la lumière ou de l’agitation des élèves, qui les manipulent sans se soucier de leur état.

    Les animaux sont parfois enfermés seuls durant de longues périodes ; certains meurent parce qu’ils ont été oubliés pendant les vacances ou à cause d’un accident survenu alors qu’il étaient gardés chez un élève. En outre les établissements ne peuvent pas toujours se permettre de payer les frais de vétérinaire en cas de maladies.

    « Nous pensons qu’il est possible d’enseigner aux enfants ce qui touche aux animaux sans les garder dans leur classe », déclare la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (RSPCA).

    Après tout, ils ne sont peut-être pas indispensables et ça vaudrait le coup d’y réfléchir à deux fois avant d’investir dans l’achat d’un lapin pour sa classe braillarde de maternelle.

    En maternelle (autour de 4-5 ans) nous avions un poisson rouge nommé « bubulle ». Lors d’une récréation, un garçon (le plus populaire de la classe) avait sorti le poisson du bocal et l’avait poignardé avec un poinçon sur le bureau de la maitresse. La maitresse était choquée, on a tous été punis tant que lea-les coupables ne seraient pas dénoncés. Le tueur de bubulle s’est venté et toute la classe savait bien qui il était. il n’as pas été dénoncé. Niveau pédagogie j’en garde une impression assez mitigé. J’imagine que le but n’était pas d’apprendre à tuer les poissons, mais au final on a donné une proie à des prédateurs. Sinon il y avait aussi des animaux à la cantine et en 5eme j’ai souvenir d’un bataille d’organes de lapin bien marrante et d’une dissection de vers de terre en cours de biologie.

    #nos_ennemis_les_bêtes

  • Israeli Soldiers Kill One Palestinian, Injure Many, In Jerusalem
    June 28, 2019 2:25 AM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-soldiers-kill-one-palestinian-injure-many-in-jerusalem

    Israeli soldiers and the police invaded, on Thursday evening, the al-‘Isawiya town, north of occupied East Jerusalem, killed a young Palestinian man, and injured many other residents, in addition to imposing a strict siege on the town.

    Media sources said the soldiers invaded Obeid neighborhood in the town, and attacked many Palestinians while inspecting their ID cards, in addition to searching homes and shops.

    They added that the soldiers fired many live rounds, rubber-coated steel bullets, gas bombs and concussion grenades at Palestinian youngsters protesting the invasion.

    Local nonviolent activist, Yousef Obeid, said the soldiers killed a former political prisoner, identified as Mohammad Samir Obeid , 21, after shooting him with several bullets, including a live round in the heart.

    He added that the soldiers also injured four other Palestinians, causing mild-to-moderate wounds.

    After killing the young man, the soldiers took his body away, and assaulted several Palestinians with clubs and batons.
    (...)
    It is worth mentioning that the invasion, and the killing of the young man, took place after the army attacked the nonviolent procession held by the locals against the daily invasions and violent searches of homes and property, carried out by the Israeli military and the police.

    #Palestine_assassinée

    • In Serious Ongoing Escalation, Israeli Soldiers Kill one Palestinian, Injure 95 And Abduct Three, Since Thursday
      June 30, 2019 12:20 PM
      https://imemc.org/article/in-serious-ongoing-escalation-israeli-soldiers-kill-one-palestinian-injure-95

      Israeli soldiers have killed one Palestinian, injured more than 95 and abducted at least 30, in ongoing invasions and serious escalation since this past Thursday, in the al-Isawiya town, in the center of occupied East Jerusalem.

      Besides the ongoing invasions, and the excessive use of force against the Palestinian protesters, the army and the police have also imposed a series of sanctions and collective punishment measures against the residents, in addition to invading and ransacking dozens of homes, hospitals and clinics.

      Although the invasions are more violent in al-‘Isawiya, they also targeted many other parts of occupied Jerusalem, including the Old City, and surrounding areas, and once again, the army invaded various sections of al-Makassed Hospital.

      During the invasions into the hospital, the army assaulted many physicians, nurses and even patients, while the soldiers were also deployed it in various sections, and around it, looking for wounding Palestinians to abduct them.

      On Thursday, June 27th, the soldiers killed a former political prisoner, identified as Mohammad Samir Obeid, 21, when they shot him with a live round in the heart, from a close range, after the soldiers assaulted and resorted to the excessive use of force against the Palestinians in al-‘Isawiya town.

      After killing the young man, the soldiers took his corpse away, and are still refusing to send it back to his family for burial. They later abducted his father Samir, and his sister, Sondos. The slain Palestinian spent a total of four years in Israeli prisons, and was released a year ago, after being held for twenty months.
      (...)
      This escalation came while Israel has already been imposing sanctions and collective punishment against the Palestinians, their homes and lands, and started shortly after Israel decided to demolish homes and remove the Palestinians from their lands, to build what it called a “National Garden.”

      It also came after Israel issued demolition orders targeting 16 Palestinian apartment buildings of more than 100 apartments in Sur Baher town, and similar orders targeting homes and structures in and around occupied Jerusalem.

  • La Cour suprême américaine exclut la question de la nationalité du #recensement de 2020 [et refuse d’apporter des limites au #gerrymandering]
    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/06/27/la-cour-supreme-americaine-exclut-la-question-de-la-nationalite-du-recenseme

    Les arguments avancés par l’administration Trump pour justifier sa décision ne tenaient pas. Il s’agit d’un revers pour le président, qui s’est impliqué dans le dossier.

    La Cour suprême des Etats-Unis a infligé un revers, jeudi 27 juin, à l’administration Trump en lui interdisant d’ajouter une question sur la nationalité dans le prochain recensement de la population, prévu en 2020. Dans sa décision « Department of commerce v. New York », elle a estimé que les arguments avancés par le département du commerce, dont dépend le bureau du recensement, pour justifier sa décision ne tenaient pas.

    Il s’agit d’un revers pour le président républicain, qui s’est impliqué à plusieurs reprises dans le dossier. « Pouvez-vous imaginer un recensement dans lequel vous n’auriez pas le droit de dire si quelqu’un est Américain ou pas ? », « ce serait totalement ridicule », déclarait-il encore mi-juin. En mars 2018, l’administration Trump avait décidé de réintroduire une question sur la nationalité, abandonnée depuis le recensement de 1950, dans les formulaires pour le recensement de 2020. La décision, prise par le secrétaire d’Etat au commerce, Wilbur Ross, avait suscité un tollé chez les démocrates.

    Selon eux, la question risque d’intimider les étrangers en situation irrégulière et donc d’entraîner une sous-estimation des populations des Etats abritant de nombreux immigrés, qui s’avèrent être souvent démocrates. Une vingtaine d’Etats, comme la Californie ou New York, ainsi que des grandes villes, comme Chicago ou San Francisco, et des défenseurs des droits des étrangers ont saisi la justice, et un juge fédéral de New York a entamé l’examen de leur plainte le 5 novembre 2018. Le gouvernement a contre-attaqué devant la Cour suprême des Etats-Unis pour lui demander de circonscrire les preuves recevables par le juge new-yorkais, et notamment d’écarter des dépositions de certains responsables du secrétariat au commerce.

    Le bureau du recensement avait mis l’administration Trump en garde sur les conséquences négatives d’une telle question. Ses experts avaient évalué qu’au moins 1,6 million de personnes se garderaient de participer au recensement si on leur demandait leur nationalité.
    Ils ont depuis revu leurs estimations pour les porter à 6,5 millions de personnes (sur une population totale d’environ 320 millions), selon les documents judiciaires présentés à la Cour suprême. Le recensement, qui doit se tenir obligatoirement tous les dix ans selon la Constitution, conditionne l’octroi de 675 milliards de dollars de subventions fédérales et le nombre de sièges à la Chambre des représentants attribués à chaque Etat.

    Sans se prononcer sur le bien-fondé de la question, la Cour suprême a estimé que les justifications de Wilbur Ross étaient « artificielles ». « On nous a présenté une explication qui n’est pas cohérente avec ce que les archives révèlent du processus de décision et des priorités de l’administration », écrit-elle à une courte majorité (cinq juges sur neuf).

    Elle laisse toutefois la porte ouverte pour que le gouvernement Trump fournisse des explications plus convaincantes. Mais le calendrier est serré : les formulaires du recensement 2020 doivent être imprimés cet été. L’ACLU, la puissante organisation de défense des libertés civiles, a immédiatement salué « une victoire pour les immigrés et les communautés de couleur en Amérique ».

    Dans une autre décision, la Cour suprême des Etats-Unis a refusé de fixer des limites au gerrymandering, l’art subtil du découpage électoral destiné à favoriser le parti au pouvoir. Après avoir botté en touche à plusieurs reprises sur ce sujet, elle a refusé d’invalider deux cartes électorales, l’une en Caroline du Nord jugée trop favorable aux républicains, l’autre dans le Maryland qui avantageait les démocrates.
    La décision a été prise à une courte majorité : les cinq juges conservateurs ont estimé qu’il n’était pas du ressort des tribunaux de s’immiscer dans cette question politique. Leurs quatre collègues progressistes ont pris une position contraire.

  • Le phénomène ThinkerView ou le triomphe de l’info non-formatée
    https://www.marianne.net/medias/le-phenomene-thinkerview-ou-le-triomphe-de-l-info-non-formatee

    Attirant des centaines de milliers d’internautes, ThinkerView se pose en "anti-chaîne info" et semble surtout répondre à un besoin inassouvi de comprendre la complexité du monde.

    C’est devenu une sorte de must de l’interview. Un endroit privilégié où l’on s’adresse à ceux qui ne regardent plus la télé. En témoigne le geste d’Edwy Plenel annonçant le 24 mai qu’il profite de son passage sur ThinkerView pour lancer une offre d’abonnement à Mediapart, avec un accès gratuit le week-end suivant son intervention en direct. Un signe marketing de l’intérêt porté à « la chaîne qui monte », comme l’a qualifiée l’ex-directeur de la rédaction du Monde. L’influence médiatique a dérivé vers le Web, et une chaîne YouTube peut connaître plus de retentissement que tout autre canal. Alain Juillet en fut sidéré après sa visite en 2018 dans le décor noir à la lumière soignée de ThinkerView. « J’ai été invité par l’intermédiaire d’amis qui travaillent dans l’intelligence économique et qui m’ont incité à accepter, confie cet ancien directeur du renseignement à la DGSE. En arrivant dans la cave faisant office de studio, je me suis demandé ce que je faisais là. Mais j’ai découvert un monde à l’impact effarant. J’avais déjà fait des passages télé, mais jamais connu ça. Des gens m’arrêtent depuis dans la rue parce qu’ils m’ont vu sur ThinkerView. »

    Son interview, un panorama de la géopolitique mondiale, approche les 900 000 vues. Pour plus de deux heures de décryptage, ce que l’on ne voit nulle part ailleurs. Un livre atteste l’effet ThinkerView : Crépuscule, de Juan Branco. Best-seller de ce printemps, il est numéro un des ventes dès sa sortie. Ignoré par les médias mainstream, ce pamphlet contre la Macronie est paru une semaine après que son auteur s’est retrouvé dans le fauteuil de l’interviewé. « Il est impossible de mesurer l’impact sur les ventes mais l’effet amplificateur paraît évident », remarque Florent Massot, coéditeur de Crépuscule. Branco a rapidement accumulé plus de 1 million de vues, l’audience record de la chaîne, supérieure à celle de bon nombre de programmes de télévision. Mais dans ce format long qui parvient à captiver l’auditoire. « Thinker view, c’est l’antichaîne info », estime Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, invité pour des entretiens où il explique comment la propagande fausse notre vision des conflits. Avec une liberté de ton rare.

    « L’intervieweur pose des questions simples auxquelles on peut répondre de façon directe », résume l’analyste. ThinkerView, c’est d’abord cet intervieweur qui n’apparaît pas à l’écran et se fait appeler Sky. Il refuse de nous rencontrer et déclare quand on lui demande d’où il vient : « Tu ne vas rien savoir sur moi. » Pas même son identité. On découvrira toutefois qu’il est un fils de médecin, d’une quarantaine d’années, qui ne dément pas se prénommer Bertrand. La page Wikipédia de ThinkerView lui accole le nom de « Calinou », patronyme à l’imaginaire affectueux renvoyant à une culture revendiquée par Sky, celle des hackeurs.
    Rejet du journalisme du "star system"

    « Ce milieu écrit sous pseudo depuis que les journalistes de reflets.info ont été menacés de mort et convoqués à la DGSE pour avoir enquêté sur la surveillance numérique, rappelle Fabrice Epelboin, spécialiste du Web qui enseigne à Sciences-Po et publia sur Reflets. Je connais Bertrand depuis longtemps, mais, réflexe typique de hackeur pour ne pas mettre l’autre en danger, je ne veux pas savoir son nom. Il a raison de ne pas le divulguer, et ça s’inscrit dans son rejet en bloc du journalisme du star system. »

    Ledit Bertrand « n’aime pas les journalistes ». Du moins ceux d’aujourd’hui, car il « regrette le temps où les gens prenaient le temps de se parler », comme dans « Italiques », l’émission de l’ORTF à laquelle participait Marc Ullmann. Ce journaliste, décédé en 2014, apparaît comme son mentor. Il l’a accueilli au Club des vigilants, un think tank créé en 1999 avec le but d’apprivoiser l’avenir en agissant pour le mieux afin d’éviter le pire. Là où Bertrand imagina ThinkerView, lancé en 2013 avec l’aide d’amis travaillant comme lui dans la sécurité informatique et le soutien de Marc Ullmann.

    Le premier interviewé fut Jacques Blamont, pionnier de la recherche spatiale et auteur d’Introduction au siècle des menaces. Dans sa vidéo inaugurale, il parle d’ « une humanité qui va dans le mur » alors que la technologie avance à une vitesse exponentielle inédite. « Le genre de considérations qui échappe totalement au public », soulignait cet octogénaire, répondant aux objectifs de ThinkerView : « Ecouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture » et « appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde. »

    « C’est une chaîne lanceuse d’alerte », considère Stéphanie Gibaud, qui a consacré un livre (la traque des lanceurs d’alerte, Max Milo Editions) aux poursuites dont sont victimes ceux qui ont déclenché l’alarme. Invitée à ThinkerView en juin 2017, elle appréciait déjà ce « média qui pousse à la réflexion en présentant des regards inhabituels. On y découvre la collapsologie, les dysfonctionnements de notre système économique, mais aussi des esquisses de solution pour le futur ». Depuis six ans, plus de 150 interviews ont été réalisées, avec dès la troisième, l’apparition d’un logo représentant un cygne noir. Une référence à la théorie selon laquelle un événement aussi rare qu’imprévisible peut avoir des conséquences colossales.
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    Comme à la recherche de ces tournants clés, ThinkerView accueille une large palette d’invités. Un banquier peut annoncer que « la réalité du risque est camouflée à tous les niveaux » d’un système financier où l’on joue déraisonnablement sur les effets de levier. Le ministre conseiller de l’ambassade de Russie se voit interroger sur l’usine à trolls qui s’activa depuis son pays à influencer des élections à l’étranger. Des experts en énergie nous informent sur la réalité du pétrole de schiste, et des hackeurs, sur la possibilité d’une cyberdictature. Un policier apporte son expérience dans la lutte contre le terrorisme, un ingénieur avertit de l’impasse écologique où nous mène le high-tech, un taxi dénonce le sacrifice de sa profession, un général explique pourquoi la guerre revient tandis qu’un illustre physicien livre un cours magistral sur le boson de Higgs. Autant d’intervenants qui font dire aux fidèles de la chaîne qu’elle relève du service public. « La diversité et la qualité des invités qui ont le temps de développer une pensée complexe me permettent de mieux saisir ce monde dans lequel on vit », note Jean-Philippe, un artisan de 52 ans.
    Démarche de hackeur

    On peut s’étonner que ThinkerView ait su attirer depuis ses débuts des personnalités qui vont de l’homme d’affaires libanais Michel Eléftériadès au professeur de l’université de Berkeley Peter Dale Scott, de l’activiste des mers Paul Watson au footballeur Lilian Thuram en passant par le philosophe Edgar Morin, le mathématicien Cédric Villani ou encore Marc Luyckx Ghisi, conseiller de Jacques Delors à la Commission européenne en charge de la prospective. « Bertrand a un gros carnet d’adresses et un culot qui lui permet de brancher n’importe qui », indique son ami Olivier Delamarche, analyste financier avec qui il a cofondé en 2014 Les Econoclastes, un think tank multidisciplinaire très porté sur la macroéconomie. Un des terrains de prédilection de ThinkerView qui a sollicité à maintes reprises des représentants de ces éconoclastes.

    Mais, « la plupart du temps, les invités nous sont proposés par la communauté qui nous suit comme on regarderait une série, avec des gens qui interagissent entre eux, explique Bertrand, pour signifier l’importance de la connectivité avec un public partie prenante du programme grâce à Internet. On est partout, du livreur de pizza au banquier international, et des poissons pilotes sortent du banc pour dénicher des auteurs ou des personnalités intéressantes. » En établissant éventuellement le contact. Avec cette méthode, ThinkerView, forte de sa communauté et de son audience, arrive aujourd’hui à recevoir à peu près qui elle veut.

    Tout a longtemps dépendu d’un engagement bénévole. Un précieux apport technique a été offert par Les Parasites, collectif de jeunes cinéastes qui réalisait les émissions et a aidé à concevoir ce décor graphique sur fond noir immédiatement reconnaissable. Il peut s’installer n’importe où, par exemple au ministère de Mounir Mahjoubi pour l’entretien de ce dernier. Les Parasites ont également permis d’obtenir en 2018 une subvention du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) de 50 000 €.

    “LA QUALITÉ A UN COÛT, MAIS IL EST ESSENTIEL DE RESTER GRATUIT. C’EST LA DÉMARCHE DU HACKEUR QUI MET TOUT SUR LA TABLE ET LAISSE FAIRE CE QU’ON VEUT.” BERTRAND

    « Sans cela on aurait arrêté, mais si la communauté arrive à nous faire tenir, on ne redemandera pas cette aide », signale Bertrand. Car un système de crowdfunding est utilisé depuis un an pour financer une équipe qui s’est professionnalisée. Et la communauté répond présente en apportant chaque mois de quoi payer les techniciens, le matériel, un studio, ainsi qu’un salaire pour Sky. En mai 20 000 € ont été récoltés grâce à plus de 2 000 donateurs. De quoi pérenniser un modèle économique où certains paient pour que chacun puisse en profiter. « La qualité a un coût, mais il est essentiel de rester gratuit, insiste Bertrand. C’est la démarche du hacker qui met tout sur la table et laisse faire ce qu’on veut. »
    Soupçons de conspirationnisme

    Depuis six mois, la presse se penche sur ce phénomène, avec des articles dans les Inrocks et sur Francetvinfo. A chaque fois, on cherche à percer ce mystère incarné par Sky, et on conclut sur un soupçon de conspirationnisme en s’appuyant sur Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, qui diagnostique chez ThinkerView « une culture complotico-compatible » ou un « tropisme procomplotiste ». Dans M, le magazine duMonde, un article a également été consacré à cette chaîne qui a connu une hausse significative de ses abonnées sur YouTube depuis le mouvement des « gilets jaunes ». « Il a été modifié dans la version Web après parution, relate Laureen Ortiz, son auteur, une journaliste qui a travaillé aux Etats-Unis pour Libération et l’AFP. Il a été ajouté que ThinkerView avait des relents conspirationnistes et que Les Econoclastes produisaient des analyses biaisées, sans dire en quoi. A mon sens, de l’idéologie est venue se mêler à l’affaire, alors que je me borne au terrain et me fie à mon instinct. Or, j’ai surtout senti chez Sky une sorte de résistance à l’esprit libre, voire anar. »

    Découvrant le relookage conspi de son article, Laureen a publié un commentaire toujours en ligne indiquant que des ajouts avaient été effectués sans son accord, et elle a réclamé que sa signature soit retirée. Cette suspicion de conspirationnisme repose sur le reproche fait à ThinkerView d’avoir invité une poignée d’individus catalogués dans une indéfinie mouvance complotiste, comme le sulfureux panafricaniste Kemi Seba ou le journaliste Laurent Obertone qui a publié des enquêtes sur la délinquance et l’immigration dont Marine Le Pen a fait la promotion.

    « Ils représentent des courants de pensée très importants dans la société, objecte Fabrice Epelboin. Même s’ils peuvent mettre mal à l’aise, ne pas leur donner la parole ne fait qu’accroître leur crédit en laissant monter le sentiment qu’il y a des choses à cacher. » « Appréhender la réalité, c’est la regarder intégralement, même quand ça dérange votre idéologie, ajoute Alain Juillet. Cela ne m’étonne pas que l’on taxe ThinkerView de conspirationnisme, car cet anathème tombe vite aujourd’hui pour qui sort de la pensée unique. Mais une autre perception se met en place chez un public qui ne veut plus se faire manipuler et préfère s’informer sans se limiter à une seule lorgnette ne proposant qu’une vision partielle et partiale. »

    Alors on peut toujours aller chercher des poux à ThinkerView, trouver que son intervieweur a laissé dérouler certains discours sans les contredire, ou qu’il ferait parfois mieux de se taire, mais cette chaîne comble un vide médiatique en répondant à un besoin de connaissance. Sans œillères, et en incitant à remettre en question ce qui se dit à l’écran grâce à la plate-forme Captain Fact qui offre la possibilité de réfuter les affirmations d’un intervenant. Le succès de ThinkerView devrait plutôt interpeller notre profession, que Sky fustige tout en l’idéalisant, lui qui a interviewé Denis Robert, Paul Moreira ou Elise Lucet, en partisan de l’investigation. « Je respecte la vraie presse et ceux qui ont dédié leur vie à ce boulot comme à une passion, mais la majorité des journalistes est tenue en laisse ou affamée », déplore l’homme dans l’ombre. À la profession de démontrer sa capacité à produire une info débridée.

    #masculinisme

    • J’aime bien Thinkerview, mais ca manque gravement de femmes et il y a beaucoup de propos antiféministes, presque à chaque entretiens on a le droit à une question « pourquoi les belles femmes ne couchent qu’avec les riches ? ». Dans cet article il me semble voir en action un mécanisme de l’invisibilisation des femmes :

      « la plupart du temps, les invités nous sont proposés par la communauté qui nous suit comme on regarderait une série, avec des gens qui interagissent entre eux, explique Bertrand, pour signifier l’importance de la connectivité avec un public partie prenante du programme grâce à Internet. On est partout, du livreur de pizza au banquier international, et des poissons pilotes sortent du banc pour dénicher des auteurs ou des personnalités intéressantes. » En établissant éventuellement le contact. Avec cette méthode, ThinkerView, forte de sa communauté et de son audience, arrive aujourd’hui à recevoir à peu près qui elle veut.

      Combien de femmes dans cette communauté de « hackers » qui choisissent les personnes à invité et organisent les prises de contacte ? J’ai pas le temps aujourd’hui mais je vais calculé un jour leur % de femmes interviewer à mon avis ca dépasse pas les 5-10%
      #invisibilisation_des_femmes #silenciation #femmes #thinkerview

    • Je ne connais pas bien ces #vidéos mais j’étais tombée dessus plein de fois et j’avais noté aussi le biais de genre, pas les remarques sexistes entre mecs pour rigoler puisque je n’étais pas allée plus loin (et pas le biais racial, qui est aussi assez évident).

      Le succès du truc est assez étonnant et je crois qu’il marque un peu l’échec de la gauche à produire de telles formes (qu’elle laisse à des petits mecs visiblement pas très cultivés politiquement, comme elle laisse son agenda militant et le reste... problème de manque de socialisation militante). Thomas Lacoste a essayé de faire ça vers 2007, interviewer des intellectuel·les en leur donnant un peu plus de temps qu’à la télé. Peut-être ne diffusait-il pas assez sur Internet, peut-être n’avait-il pas eu confiance dans la capacité des gens à écouter deux heures d’explications savantes ou précises. En tout cas, c’est intéressant au regard de ce qui se passe, cette télé qui postule que « les gens sont cons » en leur fourguant des micro-formats (France Inter qui met de la musique tous les quarts d’heure pour éviter la surchauffe de cerveau) et les gens qui se rebellent en écoutant en masse des propos qui se déploient dans la longueur, de gens qui partagent des informations sur leur expérience très spécifique et riche du monde social. Ça correspond aussi à une envie assez vaine de « ne pas être dupe » mais c’est aussi assez rassurant.

  • Un commandant de la DGSI mis en examen pour viol et détention d’images pédopornographiques
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/26/un-commandant-de-la-dgsi-mis-en-examen-pour-viol-et-detention-d-images-pedop

    Placé en garde à vue le 20 juin, le commandant de police a reconnu les attouchements sexuels sur la jeune fille mais il a estimé qu’il s’agissait d’un rapport consenti, bien qu’il reconnaisse que cette dernière n’avait manifesté aucun désir et n’avait pas prononcé un seul mot. Evoquant une relation à la fois amoureuse et incestueuse, il a assuré la considérer « comme sa fille ». Il a par ailleurs confessé avoir eu une autre relation, également consentie, avec une jeune fille de 17 ans, à partir de 2017.

    Ca ressemble à l’aveu du viol de sa fille, mais ni l’article ni les enquèteur·ices ne semblent en avoir rien à faire.
    #culture_du_viol #viol #ACAB #DGSI pedoviol

  • Découvrir la #France derrière des barbelés

    Chaque année, à leur descente de l’avion, du train ou du bateau qui les a menés en France, des milliers d’étrangers sont victimes de l’arbitraire de la frontière et ne sont pas autorisés à pénétrer sur le territoire. Quand ils ne sont pas renvoyés illico, on les enferme en « #zone_d’attente ».

    Tout commence lors des contrôles des passagers. Certaines personnes sont admises sur le territoire Schengen sur simple présentation de leurs documents de voyage. D’autres, en raison de leur provenance, de leur nationalité ou de leur comportement, subissent un contrôle plus poussé.

    Claudia, Lola et Sarah [1], trois amies de nationalité dominicaine, résident à Naples depuis huit ans. Elles décident de venir en France, sans avoir réservé leur billet retour, une condition nécessaire à leur entrée sur le territoire – ce qu’elles ignorent. Lorsque Claudia passe les #contrôles_frontaliers, aucune question ne lui est posée : elle est admise sur le territoire français. Ses deux amies n’ont pas la même chance et subissent un contrôle plus approfondi. Elles ont beau présenter immédiatement leurs cartes de résidence italienne, comme pour rassurer la police française : elles ne veulent pas rester, elles ont leur vie en Italie... rien n’y fait. L’entrée leur est refusée et elles sont enfermées jusqu’à leur refoulement.

    Bienvenue en « zone d’attente ». Des lieux de #privation_de_liberté [2] qui se trouvent dans les #aéroports, les #ports et les #gares desservant l’international. En France, il en existe cent une, toutes différentes. Il peut s’agir d’une salle dans l’aéroport de Toulouse, de cellules dans le sous-sol de l’aéroport de Marseille ou encore d’une chambre d’hôtel en face de l’aéroport de Nantes.

    À #Roissy, la #Zapi_3 (Zone d’attente pour personnes en instance) s’étend sur deux niveaux et peut recevoir jusqu’à 120 personnes. Placé au bord des pistes, le bâtiment est entouré de grillages surplombés de barbelés. L’intérieur n’est pas moins oppressant : présence policière constante, caméras de surveillance, fenêtres condamnées, lumière de néons blafarde et bruit incessant des haut-parleurs appelant des personnes pour un éventuel renvoi. Surnommée « l’hôtel » par la police aux frontières, la Zapi 3 est la vitrine des zones d’attente françaises.
    *

    Lorsqu’elles ne sont pas immédiatement renvoyées vers leur pays de provenance, les personnes non-admises sur le territoire sont donc enfermées en zone d’attente, pour une durée initiale de quatre jours et une durée maximum de vingt jours, le temps pour les autorités d’organiser leur renvoi. Durant leur maintien, elles sont dépendantes de la #police_aux_frontières (#PAF) pour l’exercice de leurs droits : enregistrement d’une demande d’asile, repas, accès aux soins.

    Dina et Ehsan, un couple afghan, sont arrivés de Grèce à l’aéroport de Beauvais. Placés en zone d’attente, ils ont vécu un calvaire durant cinq jours avant d’être libérés au titre de l’asile. Dina, alors enceinte de cinq mois, souffrait de maux de ventre et de saignements abondants ; Ehsan, lui, avait une plaie au bras nécrosée et inquiétante, due à une blessure par balle. Seule une lotion vitaminée leur a été délivrée lors de leur bref passage à l’hôpital.

    Les conditions d’enfermement étaient également inhumaines : un espace extrêmement sale, des poubelles débordantes, une chaleur suffocante, l’impossibilité de se laver, pas d’accès à un espace extérieur et une nourriture en quantité et qualité insuffisantes.

    À leur arrivée, la police a refusé d’enregistrer leurs demandes d’asile, et tenté de les renvoyer à deux reprises vers la Grèce. Pendant quatre jours, le couple n’a reçu aucune explication sur ses droits, la PAF n’ayant pas fait appel à un interprète. Les agents ont refusé de leur remettre les documents administratifs relatifs au refus d’entrée et au maintien en zone d’attente.

    La procédure de demande d’asile à la frontière est un #filtre qui sert avant tout au contrôle des flux migratoires, au détriment de la protection des personnes. Elle ne tend pas à reconnaître le statut de réfugié, mais seulement à donner l’autorisation d’entrer sur le territoire français afin d’y déposer une demande d’asile. Cette première décision revient au ministère de l’Intérieur. Pour cela, le demandeur est entendu par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) qui examinera de façon superficielle le « caractère manifestement infondé » de sa demande [3].

    Lydia est nicaraguayenne. Elle a demandé l’asile à la frontière depuis la zone d’attente de Roissy. Sur la base d’un entretien de 25 minutes avec interprète, l’Ofpra et le ministère de l’Intérieur ont considéré que sa demande était manifestement infondée, décision confirmée par le tribunal administratif qui a rejeté son recours contre la décision ministérielle. Lydia a alors subi plusieurs tentatives d’embarquement. Après vingt jours d’enfermement, elle est placée en garde à vue pour avoir refusé d’embarquer, puis directement au Centre de rétention administrative (#CRA) sur la base d’une obligation de quitter le territoire français émise à l’issue de la garde à vue. L’Ofpra lui accordera finalement le statut de réfugiée depuis le CRA.

    La situation de Lydia n’est malheureusement pas isolée. Si certaines personnes finissent par être libérées de la zone d’attente, les autres sont majoritairement refoulées ou placées en garde à vue pour leur refus d’embarquer, ce qui constitue souvent le point d’entrée d’une spirale d’enfermements successifs. Les possibilités sont nombreuses : prison, local ou centre de rétention administrative. Si le juge prononce une interdiction du territoire français, la personne est placée en rétention juste après l’audience. Si, en plus, le juge condamne la personne (le refus d’embarquer est un délit passible de trois ans de prison ferme), elle sera placée en rétention à sa sortie de prison. La police tentera de nouveau de l’éloigner et si elle persiste à refuser d’embarquer, elle pourra une nouvelle fois être placée en garde à vue et condamnée.
    *

    Pour se protéger d’un prétendu « risque migratoire » ou d’un « afflux massif », l’enfermement est un instrument central et banalisé de gestion des populations migrantes en Europe et au-delà. Les logiques frontalières sont généralement les mêmes : rejet, #invisibilisation, opacité des pratiques, fichage, violations des droits fondamentaux. L’enfermement se double d’une dimension de « #tri à l’entrée », qui renverrait à l’idée de prévention associée à l’image de « criminels » placés derrière des barreaux. Cet enfermement crée surtout des traumatismes profonds.

    http://cqfd-journal.org/Decouvrir-la-France-derriere-des

    #zones_d'attente #refoulement #push-back #refoulements #refoulements #aéroport #enfermement #détention_administrative #rétention

    ping @karine4 @isskein

  • L’armée israélienne achemine des foreuses à la frontière avec le Liban - 24/06/2019 - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1176094/larmee-israelienne-achemine-des-foreuses-a-la-frontiere-avec-le-liban

    L’armée israélienne a acheminé lundi matin des quatre foreuses à la frontière avec le Liban, près des positions militaires installées au niveau du kibboutz de Misgav Am, alors que l’armée libanaise et la Force intérimaire de l’ONU au Liban-Sud se sont déployées, du côté libanais de la frontière, rapporte l’Agence nationale d’Information (Ani, officielle).
    Depuis plusieurs mois, Israël renforce sa frontière avec le Liban, notamment en élargissant le mur en béton longeant la frontière et en installant des miradors et des équipements de surveillance.

    #IsraelLiban