person:saddam hussein

  • Walid Pharès, le John Bolton’s boy par excellence ou les dérives mortifères de l’irrédentisme maronite – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/07/walid-phares-le-john-boltons-boy-par-excellence-ou-les-deriv

    Une grande honorabilité bardée d’expertise. Des postes prestigieux dans la haute administration américaine républicaine : La vitrine d’exposition est parfaite, mais sous le vernis de la respectabilité, une façade lézardée, un personnage gangréné.

    Contrairement à ce que suggère son nom patronymique en arabe, Walid Pharès n’est pas le fils d’un preux chevalier, mais plutôt le parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme. Libanais d’origine, naturalisé américain, il est en fait « UN ISRAELIEN d’ORIGINE LIBANAISE », comme l’a très justement qualifié le quotidien libanais « Al Akhbar ».

    « La propulsion de Walid Pharès au poste de conseiller du président Donald Trump ne constitue pas, loin s’en faut, une reconnaissance du savoir faire libanais encore moins un succès diplomatique pour le Liban, mais plutôt une percée majeure de la stratégie israélienne par la promotion d’un des affidés libanais de l’État Hébreu dans le cercle décisionnaire du pouvoir à Washington.(…) Preuve est faite qu’il est plus aisé pour les Forces Libanaises (milices chrétienens) de décrocher un poste regalien à Washington qu’à Beyrouth », poursuit Al Akhbar dont le portrait de l’ancien milicien se trouve sur ce lien pour le lectorat arabophone.

    http://www.al-akhbar.com/node/268049

    UN ISOLATIONNISTE VINDICATIF
    La biographie en langue française de cet isolationniste vindicatif est lisse.
    Sa biographie en langue anglaise, éditée par le site Mother Jones, est infiniment plus caustique et toxique.
    Sur ce lien : http://www.motherjones.com/politics/2011/10/walid-phares-mitt-romney-lebanese-forces

    Natif de la localité de Ghouma, district de Batroun, dans le Nord Liban, en 1957, Walid Pharès a effectué une scolarité éclectique à l’Université Saint Joseph des Pères Jésuites et à l’Université Libanaise à Beyrouth, avant de décrocher, en 1981, à 24 ans un Master en Droit International à l’Université Jean Moulin LYON III, une structure où a longtemps professé une figure de proue de l’extrême droite française Bruno Gollnisch, passé à la postérité pour avoir matraqué des journalistes avec son parapluie.

    Précoce, il publie à 22 ans, en 1979, son premier ouvrage « At Taadoudiya Fi Loubnane », « le pluralisme au Liban ». Edité par l’Université du Saint Esprit de Kaslick, le fief du militantisme des moines maronites lors la guerre civile libanaise sous le magistère du Père Charbel Kassis, ce livre paru quatre ans après le déclenchement de la guerre civile, reprend en les popularisant les thèmes des milices chrétiennes sur la spécificité chrétienne, particulièrement maronite, dans le Monde arabe.

    Considérant qu’il existe au Liban deux cultures distinctes, la culture chrétienne par essence démocratique et la culture islamo-arabe qui l’est moins ou pas du tout, l’idéologue en herbe reprend à son compte en l’amplifiant le thème « du choc des civilisations », théorisé par l’universitaire américain Samuel Huttington. Il préconise en conséquence la ségrégation entre groupes libanais et prône le développement séparé, s’inspirant de thèses de la « white supremacy », si courantes dans certains milieux du Sud des États-Unis.

    LE CORPUS IDÉOLOGIQUE DE CE SOLDAT DE LA GUERRE FROIDE
    En 1981, l’année qui précède l’invasion israélienne du Liban, il fonde une publication « La voix de l’Orient » pour poulariser ses idées et adhère au « Comité des Chrétiens du Moyen Orient » (MECHRIC), et trois ans plus tard, à l’ Union Sociale Démocratique Chrétienne (USDC). Une démarche destinée à se doter, via ce gropuscule, d’ un vernis social démocrate chrétien, afin d’atténuer quelque peu les aspérités de son personnage belliqueux animé de surcroît d’une volonté de croisade.

    Prolixe, il récidive en 1981 en publiant Hiwar Dimucrati (Le dialogue démocratique), dans une maison d’édition libanaise Dar Al Mashreq Press, conviant ses compatriotes de confession musulmane au dialogue. Une proposition de pure forme, destinée à la galerie en vue de bonifier l’image des milices chrétiennes, discréditées par leurs massacres successifs. Son idole, Bachir Gemayel dont il fut un proche collaborateur, ayant décrété qu’il existait « un peuple de trop » au Moyen orient, en pointant du doigt les Palestiniens, avait initié la première guerre d’épuration ethnique de l’époque contemporaine en ordonnant les massacres de la Quarantaine, janvier 1976, Tall El Zatar, en juillet 1976, enfin Sabra Chatila, septembre 1982 que son assassinat suscita par réflexe pavlovien.

    Sous l’effet du matraquage idéologique, ses frères d’armes miliciens chrétiens ignoreront d’ailleurs allégrement, l’année suivante, cette invitaiton au dialogue envers les musulmans, s’en donnant à cœur joie, au mépris de la tradition chrétienne de commisération, aux massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra Chatila, dans la banlieue est de Beyrouth, en 1982, sous la supervision israélienne.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    http://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    Celui qui avait gouverné par l’épée périra par l’épée, dynamité dans son fief d’Achrafieh, le secteur chrétien de Beyrouth Est, à la veille de son entrée en fonction. Farouchement islamophobe et araphobe, épris d’Occident, son idéologie xénophobe et populiste irriguera naturellement la pensée de ses disciples qui en seront les apôtres sur la scène internationale :

    « Le Liban ne fait partie du Monde arabe. Le Liban est une civilisation et n’a aucun apport avec le tiers monde. Veuillez bien marquer dans vos démarches que nous n’appartenons pas au Tiers monde. Sortons de ce monde d’arriérés. Rallions le monde européen et le Monde libre de l’Amérique », lancera-t-il à ses subordonnés à peine élu président.

    Sur la pensée de Bachir Gemayel et ses méfaits :
    http://www.madaniya.info/2017/09/05/sabra-chatila-operation-salami-1-2

    http://www.madaniya.info/2017/09/10/sabra-chatila-operation-salami-2-2

    Walid Pharès appliquera à la lettre ses enseignements. C’est ainsi qu’en 1986, l’année où le Liban vivait une spirale infernale de prise d’otages occidentaux, le graphomane publie, dans le droit fil de la pensée de son idole, un opus révélant l’objet de sa fixation. Non son oeuvre majeure mais le sujet de sa vindicte publique : Al Thawra al Islamiya al Khumaynia (La Révolution de Khomeiny – Dar Al Machreq Press).

    Pour ce milicien chrétien, l’Ayatollah Ruhollah Khomeiny avait eu le triple tort d’évincer le Chah d’Iran, gendarme du Golfe pour le compte de l’OTAN, grand bailleur de fonds des formations paramilitaires chrétiennes libanaises, et surtout grand allié d’Israël, parrain de ses camarades de combat.

    Thème gratifiant s’il en est en ce qu’il diabolisait la République Islamique d’Iran et exonérait de leurs turpitudes les pays occidentaux : la France de son satut de « co belligérant de l’Irak » contre l’Iran (1979-1989) et le double jeu américain à l’égard des deux belligérants, illustré par le scandale de l’Irangate et les promesses d’assistance faites simultanément à Saddam Hussein par Donald Rumsefd en personne, à l’époque secrétaire général de la Mlaison Blanche, sous la présidence Ronald Reagan et futur ministre de la défense sous présidence George Bush jr, artisan de l’invasion américaine de l’Irak, en 2003.

    Putchiste dans l’âme, nulllement légaliste, il trempera dans la conjuration visant à évincer de la présidence des Forces Libanaises, les deux successeurs de Bachir Gemayel : son Frère et successeur Amine ainsi que son ancien lieutement Elie Hobeika. Il en sera gratifié en retour d’un siège au commandement de la formation milicienne sous la présidence de Samir Geagea.

    Inconsolable de la perte de Bachir Gemayel, il quitte les milices chrétiennes en 1989 pour rallier le général Michel Aoun lors de la guerre fratricide inter chrétienne. Il demeurera fidèle jusqu’à la chute du chef du gouvernement intérimaire libanais, le 13 octobre 1990. Placé sur une liste des opposants les plus recherchés du Liban, il s’exile en même temps que son deuxième mentor. Il fuit le Liban, via Israël et s’établit aux États-Unis, obtenant sans retard la nationalité américaine.

    Des mésaventures des milices chrétiennes libanaises, il en tirera deux ouvrages relatant les avatars de la guerre inter-factionnelle inter-chrétienne libanaise : « Lebanese Christian Nationalism : The rise and fall of an ethnic resistance (L. Rienner Published 1995) et « The Nationalist claim and the Lebanese Christian resistance : an ethnic case study ».

    À l’heure de la mondialisation, ce chrétien issu d’une société libanaise pluriconfessionnelle prônera, non le brassage culturel et le métissage humain, mais la ségrégation, la séparation, la grande muraille de démarcation, à l’exemple du Mur d’Apartheid dressé par ses amis israéliens en Cisjordanie. Le ghetto en somme.

    Mais, faille capitale de son argumentaire, ce fervent admirateur de l’Occident occultera le fait majeur de l’histoire contemporaine, le fait que ses idoles, -l’Amérique suprématiste et puritaine et l’Europe chrétienne,- auront été les principaux fossoyeurs de la cause des chrétiens arabes, maronites ou non : De la création d’Israël, en 1948, provoquant l’exode des Palestiniens chrétiens vers la Californie, à l’expédition franco anglo israélienne contre l’Egypte, en 1956, entraînant l’exode des chrétiens égyptiens vers l’Europe et l’Amérique du Nord, à la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’invasion américaine de l’Irak, à la guerre de Syrie, 2011, vidant quasiment le Moyen Orient de sa population chrétienne.

    Pour aller plus loin sur ce thème :
    https://www.renenaba.com/france-vatican-les-deux-francois-et-la-chretiente-d-orient

    LE PARCOURS AMÉRICAIN
    Mariée à une américaine, il atterit en Floride, le fief des anticastristes cubains, où il enseignera à l’Université Atlantique de Floride (1993-2004), qu’il quittera au lendemain de l’invasion américaine de l’Irak pour présider the « Global Policy Institute ».
    Collaborateur du « Centre Ariel de Recherches Politiques » de Jerusalem, il se livrera, en tandem avec le lobby juif américain, à un actif lobbying anti syrien en vue de faire adopter par le Congrès américain la « Syrian Accountability Act » et de criminaliser le Hezbollah libanais, via une disposition législative similaire le « Hezbollah accountabilty Act ». Via son réseau israélien, il fait parvenir aux dirigeants israéliens un vade mecum pour une nouvelle gouvernance du sud Liban à la suite de la déconfiture de leurs supplétifs libanais dans la zone frontalière libano-israélienne ; une zone à forte majorité chiite, qui deviendra par la suite le fief du Hezbollah.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :

    https://www.renenaba.com/sous-la-syrie-le-hezbollah

    Taiseux pendant pendant les cinq premières années de l’occupation américaine de l’Irak, alors que l’armée américaine était en butte à la guerilla anti américaine tant djihadiste que baasiste, Walid Pharès retrouvera l’inspiration en 2007, -l’année qui a suivi la riposte balistique victorieuse du Hezbollah contre Israël de 2006-, pour commettre un ouvrage intitulé « The War of Ideas : Djihadisme against Democracy » (Palgrave Mac Millan).

    Mais, en bon soldat de la guerre froide, il s’attaquera aux combattants islamistes, les terroristes islamiques, ses semblables musulmans du temps où il était milicien chrétien, de surcroit « idiots utiles » de la stratégie atlantiste dans la fragmentation du Monde arabe. Amnésique, il s’abstiendra de dénoncer la connivence des pétromonarchies dans le financement du terrrorisme islamique, de même que la complaisance des États-Unis à l’égard de l’islamisme politique et de son instrumentalisation en Afghanistan et ailleurs dans une guerre de détournement du champ de bataille de la Palestine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet :
    https://www.renenaba.com/de-l-instrumentalisation-de-l-islam-comme-arme-de-combat-politique

    Sa qualité de correspondant du Centre israélien Ariel renforce sa crédibilité dans les milieux néo conservateurs américains et le propulse au sein du cercle dirigeant du parti conservateur. Il sera ainsi tour à tour conseiller du candidat Mitt Romney pour les présidentielles américaines de 2008, puis conseiller du président Donald Trump pour le Moyen Orient et le terrorisme en 2016.
    À l’accession de Donald Trump à la présidence américaine, Walid Pharès, dévient Secrétaire général du Groupe parlementaire transatlantique sur le contre-terrorisme (TAG), une tribune destinée à asseoir son rôle prescripteur, dans un domaine de prédilection des Etats Unis, à détourner en fait l’attention de l’opinion internationale sur le rôle trouble des administrations successives américaines avec le terrorisme islamique.

    La promotion simultanée de l’ultra faucon John Bolton président de l’ultra conservateur « Gatestone Institute » au poste de conseiller de Donald Trump à la Maison Blanche et de Mike Pompeo, l’homme des ténèbres de la CIA, à la tête du Département d’état, a placé Walid Pharès dans un état de lévitation comparable à celui qu’il a vécu à l’élection de son mentor Bachir à la présidence libanaise, avant son trépassement violent. En synchronisation avec Joseph Jibeily, le dirigeant du « Centre des Renseignements du Liban », une officine des Forces Libanaises de Samir Geagea basée à Washington, il mulitiplie ses actions de lobbying au sein du Congrès américain en vue d’obtenir l’exclusion du gouvernement libanais, le Hezbollah, pourtant grand vainqueur des élections législatives libanaises de Mai 2018, et disposant de surcroït, d’une majorité relative à la chambre des députés.

    La propulsion de John Bolton à l’épicentre du pouvoir américain a renforcé la capacité de nuisance de son correspondant libanais, Samir Geagea, dont le discours souverainniste masque en fait une servilité à l’égard des Saoudiens en substitution à sa soumission aux Israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), consacrant le chef des « Forces Libanaises », l’un des plus grands criminels de la guerre comme l’un des plus grands mercenaires du personnel politique libanais.

    Sur l’équipée des milices chrétiennes particulièrement Samir Geagea, ce lien :
    https://www.madaniya.info/2017/09/15/malediction-de-sabra-chatila-35-ans-apres

    GATESTONE, JOHN BOLTON, ANNE ELIZABETH MOUTET, ET L’ÉMISSION 28 MINUTES SUR ARTE
    Présidée par le monarchiste iranien Amir Tahiri, ancien directeur du journal Keyhan sous le règne de la dynastie Pahlevi, dans la décennie 1970, la structure européenne de Gatestone est composée de Marc D’anna, aka Alexandre Del Valle, le théoricien du « patriotisme intégrateur », ainsi que de l’universitaire Guy Millière et d’Anne Elizabeth Moutet, deux « dinstinguished senior fellow » de cette instance.

    La liste des auteurs de Gatestone sur ce lien :
    https://www.gatestoneinstitute.org/authors

    En dissonance toutefois avec Bernard Henry Lévy, Amir Tahéri, une fois n’est pas coutume, brisera net le délire fabulatoire du philo mondain sur les origines hitlériennes du terme Iran, lancée par le fer de lance médiatique du lobby pro israélien en Europe dans une campagne d’intoxication de l’opinion occidentale préludant à sa préparation à une intervention militaire de l’Otan contre la République Islamique d’Iran. Monarchiste revanchard, Amir Taheri ciblera dans son argumentaire de refutation les « Gardiens de la Révolution et le régime islamique, ces deux bêtes noires, mais non le fondement même de la démarche du théoricien du Botul.
    https://www.gatestoneinstitute.org/12333/hitler-reza-shah

    Intervenante régulière de la chaîne franco allemande ARTE dans l’émission d’Elizabeth Quinn « 28 Minutes », la chroniqueuse du Daily Telegraph justifiera le carnage israélien des Palestiniens de Gaza (57 morts et 2.400 blessés), -le jour du transfert de l’ambassade américaine vers Jérusalem, le 14 Mai 2018-, en reprenant textuellement les « éléments de langage » de la propagande israélienne.
    Cette séquence a plongé dans la stupeur les autres participants à l’émission par la virulence de sa défense de la politique israélienne, faisant volet en éclat l’apparente objectivité qu’elle s’evertuait à afficher pour la défense de la politique atlantiste.
    L’émission a été diffusée le vendredi 17 mai sur Arte en présence des deux présentatrices du programme Elizabeth Quin et Nadia Daam, ainsi que de l’historien Pascal Blanchard et Alexis Poutin, journaliste au Monde Moderne. Elle demeurera dans les mémoires comme un morceau d’anthologie de la duplicité professionnelle, lorsqu’elle se pare de la qualité journalistique pour propager des thèses d’un think tank néo conservateur, sous l’apparence de la neutralité.

    Sur ce lien, la séquence :
    https://sites.arte.tv/28minutes/fr/le-club-28-revisite-lactualite-de-la-semaine-28minutes-75

    LE JOURNALISME MILICIEN EN FRANCE
    La reconversion des journalistes miliciens dans l’expertise contre terroriste est une pratique courante. Une forme de recyclage dans la respectabilité, qui s’est développée tant aux Etats Unis qu’en France.
    Walid Pharès a ainsi fait son apparition dans les lucarnes françaises notamment sur France 24, sous la direction de Christine Ockrent, auditrice assidue du groupe de Bilderbeg, réputé pour son atlantisme.

    Sur ce lien le portrait de Christine Ockrent : https://www.renenaba.com/christine-ockrent-le-passe-droit-permanent

    Le journalisme milicien qu’il incarne si parfaitement a trouvé son illustration en France, sous couvert d’expertise anti terroriste, en la personne de deux libanais maronites habitués des plateaux français : Antoine Basbous, Directeur de « l’Observatoire des Pays arabes », auparavant ancien porte-parole des Forces Libanaises, l’organisation dirigée par Samir Geagea, un des plus grands criminels de la guerre libanaise et fossoyeur du leadership chrétien, et, Antoine Sfeir, Directeur des « Cahiers de l’Orient et des Pays arabes », auparavant cheville ouvrière sur le plan médiatique de la campagne pour l’élection à la présidence de la République Libanaise du chef milicien phalangiste Bachir Gemayel, en 1982, puis de son frère Amine.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien : https://www.renenaba.com/les-thuriferaires-libanais-de-la-dictature-ben-ali-sur-le-grill-tunisien

    Et pour le recyclage des membres de l’« État Profond américain » dans les médias américains, sur ce lien : https://www.mondialisation.ca/des-anciens-de-letat-profond-sont-embauches-par-les-medias-grand-public/5623065

    Walid Pharès a vécu 33 ans au Liban de 1957 à 1990. Mais ses nuisances continuent à se faire encore sentir de nos jours contre sa patrie d’origine. Son retour au pays natal, il l’a accompli muni d’un passeport diplomatique américain. Doté d’une immunité et d’une impunité pour revisiter ses méfaits, comme étranger à ses forfaits comme étranger au pays qu’il a tant contribué à sinistrer.

    Le tropisme pro israélien des dirigeants maronites libanais, auquel il a grandement contribué, a conduit le président phalangiste Amine Gémayel à conclure un Traité de Paix entre le Liban et Israël, en 1983, mais la mise en œuvre de ce document a été entravée par un soulèvement de la population de Beyrouth, cas unique dans les annales diplomatiques internationales d’un traité mort-né, abrogé par la volonté populaire.

    Parfait exemple d’un dévoiement par sectarisme, Walid Pharès appartient à la cohorte des soldats perdus d’une cause perdue, sécrétée par la guerre interfactionnelle libanaise ; À l’exemple du commandant Saad Haddad, l’officier félon libanais, garde frontière d’Israël au sein de l’Armée du Sud Liban (ASL), de son successeur, le général Antoine Lahad, dont la famille a eu l’outrecuidance de vouloir enterrer au Liban mais que la vox populi l’en dissuada ; Tous vivant sans le savoir une pathologie passée dans l’histoire comme étant « le complexe des exilés de Coblence », du nom de ses exilés monarchistes français qui ont rallié les ennemis de la France pour abattre la révolution.

    Autant de manifestations des pulsions mortifères de l’irredentisme maronite qui débouchèrent sur la relégation politique du leadership maronite, désormais réduit à un rôle d’appoint ou de nuisance, non à un rôle constructif de proposition, mais à un rôle destructeur d’obstruction, au terme de quinze ans de bruits et de fureurs, de dérives et de délires.

    EPILOGUE : LE SYNDROME MARONITE
    Cadeau empoisonné de la France, le confessionnalisme constitue une négation de la démocratie en ce que la citoyenneté libanaise est conditionnée et handicapée par la naissance.

    Mur de verre invisible et infranchissable, il contribue à ce titre à la nécrose de la vie poilitique libanaise. Sur un point nommé, dans des domaines précis, la naissance confère un primat à une communauté au détriment des autres communautés par le Fait du Prince, l’arbitraire du pouvoir colonial.

    Elle prédétermine les membres d’une communauté à des fonctions indépendamment de leur compétence. Elle conforte une communauté dans un sentiment de supériorité ou de frustration.

    Les exemples sont nombreux des dérives du confessionnalisme. Le leadership maronite a ainsi assumé, par une sorte de Hold up, la direction des combats du camp chrétien lors de la guerre civile libanaise (1975-1990), à l’exclusion des autres composantes de la chrétienté libanaise, quand bien même elles en subissaient les conséquences.

    Le primat conféré par la France à la communauté maronite dans l’exercice des responsabilités suprêmes au Liban aurait dû se vivre comme une délégation de pouvoir au bénéfice de l’ensemble des communautés chrétiennes du Monde arabe et non comme la marque d’une supériorité immanente d’une communauté spécifique au détriment des autres, en ce que les Maronites constituaient la plus importante minorité des minorités chrétiennes du Liban et non la communauté chrétienne majoritaire d’un Monde arabe, majoritairement musulman.

    Pour n’avoir pas observé cette règle non écrite de la prudence politique, elle en paiera le prix par le déclassement de ses prérogatives constitutionnelles, entraînant dans sa relégation les autres composantes chrétiennes innocentes de cet emballement.
    Victimes innocentes souvent, bourreaux parfois plus que de besoin, les camps palestiniens de la quarantaine (est de Beyrouth), en 1976, et de Sabra Chatila (sud de Beyrouth), en 1982, passeront dans l’histoire comme de sanglantes illustrations pathologiques de la déraison humaine, au passif du leadership maronite, particulièrement les milices chrétiennes des Forces Libanaises.

    Par une sorte d’abus de position dominante conféré par la France en sa qualité de puissance mandataire sur le Liban et la Syrie, les Maronites ont procédé à une sorte de captation d’héritage se présentant comme les dépositaires des intérêts supérieurs de la chrétienté d’Orient, réduisant la chrétienté aux seuls intérêts de l’Eglise maronite, confondant en somme maronitisme et chrétienté, se vivant en maître incontesté du Liban.

    L’extravagante position de Camille Chamoun, président du Liban (1952-1958), se refusant seul contre l’ensemble arabe, à rompre ses relations diplomatiques avec la France, dans la foulée de l’expédition de Suez, alors que l’Egypte faisait l’objet d’une agression concertée entre la France, Israël et la Grande Bretagne (1956) et que l’Algérie ployait sous le joug des ratonnades coloniales, constituait déjà un indice prémonitoire de la psychorigidité maronite, de la cécité politique de ses dirigeants et de la serviabilité extrême dont témoignent des membres de cette communauté à l’égard des puissances occidentales particulièrement de la France et des États-Unis, se plaçant paradoxalement en situation de « dhimitude » par rapport à leurs protecteurs occidentaux, une servitude qu’il dénonçait du temps de l’époque ottomane. Le discours souverainiste des Libanais masque mal une logique de vassalité à l’ordre atlantiste.

    L’inculpation en juillet 2010 de plusieurs officiers supérieurs chrétiens de même que des cadres supérieurs exerçant des responsabilités sensibles à un poste stratégique de leur entreprise de communications pour « intelligence avec l’ennemi », au même titre que la formation d’une armée de supplétif sous commandement chrétien au service des israéliens durant la guerre civile libanaise (1975-1990), ont alimenté la suspicion sur la loyauté des chrétiens arabes à leur environnement avec ses conséquences corrosives sur le sort des chrétiens dans le monde arabe.

    L’alliance du leadership maronite avec Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, constituera l’un des points noirs de l’histoire de la chrétienté arabe, et les chefs de cette équipée suicidaire, Bachir Gemayel, président éphémère du Liban, et ses successeurs, Elie Hobeika et Samir Geagea, comme les plus sinistres personnages de l’histoire du Liban en termes de bilan pour la chrétienté, en ce qu’ils ont substitué la lutte pour la réalisation des droits nationaux des Palestiniens, par la recherche de l’éradication d’un peuple déjà spolié de sa patrie, les Palestiniens, en compensation des turpitudes occidentales à l’égard des Juifs européens.

    Les miliciens chrétiens ont intériorisé, ce faisant, la perversité de la logique occidentale dans un tragique dévoiement de la pensée, ne s’imaginant pas un seul instant que « le peuple de trop au Moyen orient », selon l’expression du chef phalangiste Bachir Gémayel, pourrait être un jour « le peuple chrétien arabe ».

    Pour aller plus loin sur les Maronites, ce lien :

    www.renenaba.com/france-liban-a-propos-des-maronites/

    ILLUSTRATION
    Walid Phares lecturing in front of a Lebanese Forces banner in 1986Photo courtesy of An-Nahar                                                                                                                                                           By René Naba , in Actualités Liban Moyen-Orient Portrait on 6 novembre 2018 .


  • MbS: The New Saddam of Arabia? – LobeLog
    https://lobelog.com/mbs-the-new-saddam-of-arabia

    As Mohammad bin Salman (MbS) has terrorized his opponents at home and abroad, fear has spread within the Saudi kingdom. Has he become the new Saddam of Arabia? As Iraq’s Saddam Hussein did in the 1980s, MbS is cementing his power domestically and regionally through fear and economic largesse under the guise of fighting Iran, Islamic radicalism, and terrorism.

    Much like the tyrant of Baghdad did in Iraq, MbS has crushed his domestic and regional opponents. Both of them have enlisted the support of foreign powers, especially the United States and Britain, to buttress their hold on power in their territories and expand their reach internationally. They both spoke the language of “reform,” which appeals to Western audiences, and both demonized Iran as a promoter of regional instability and a source of evil internationally.

    They both used chemical weapons against their opponents—Saddam against his Kurdish citizens and against Iran during the Iran-Iraq war; MbS against civilians in Yemen. Saddam threatened and later invaded his neighbor Kuwait. MbS has waged a vicious campaign against his neighbor and fellow Gulf Cooperation Council member Qatar and threatened to invade it.

    Saddam and MbS also cynically donned the mantle of Sunni Islam in their hypocritical claims against the so-called Shia Crescent and its main proponent Iran. Saddam’s “Republic of Fear” seems to be slowly morphing into a “Kingdom of Fear” under MbS.

    #arabie_saoudite


  • Regards d’un enfant sur l’Irak sous embargo

    https://orientxxi.info/magazine/parfum-d-irak-de-feurat-alani,2661

    C’est très beau.

    Regards d’un enfant sur l’Irak sous embargo

    « Le Parfum d’Irak » de Feurat Alani · C’est un genre particulier de journalisme qu’a adopté Feurat Alani. Il a utilisé Twitter pour conter l’histoire de son pays, l’Irak, agrémentée de nombreux dessins. Dans le passage extrait du Parfum d’Irak qui paraît ce 3 octobre, il a 12 ans et, après un séjour en France, il rentre au pays. Il découvre l’Irak sous embargo, après la défaite de Saddam Hussein face à la coalition internationale qui le force à évacuer le Koweït en 1991.
    Feurat Alani > 3 octobre 2018


  • Porter la guerre sur le sol iranien
    Abdel Bari Atwan - 23 septembre 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/porter-la-guerre-sur-le-sol-iranien

    Les États-Unis et l’Arabie Saoudite activent leurs plans de déstabilisation de l’Iran.

    Lorsque le président américain Donald Trump accuse l’Iran d’être derrière la plupart des attaques terroristes, sinon toutes, dans le monde, le prince héritier saoudien Muhammad Bin-Salman jure ouvertement de mener sa bataille contre l’Iran en territoire iranien et Israël menace de continuer à attaquer les cibles militaires iraniennes pour empêcher le pays d’établir des bases de missiles en Syrie.

    L’attaque sanglante de samedi contre un défilé militaire à Ahvaz au cours de laquelle 29 personnes ont été tuées n’est pas une surprise. En effet, un tel incident aurait pu être attendu plus tôt, et de telles attaques, même plus sanglantes, pourraient être attendues à l’avenir. La région se trouve au seuil d’une guerre terroriste sans précédent menée par les services de renseignement et qui sera destructrice pour toutes les parties concernées.

    Trump impose un blocus économique suffocant à l’Iran qui devrait atteindre son maximum en novembre, lorsque sa composante la plus importante, l’interdiction des exportations de pétrole, deviendra opérationnelle. Son principal objectif est de déstabiliser sinon détruire le régime iranien dans le but de le renverser définitivement par la force militaire. L’expérience nous a appris que les guerres américaines dans notre région ne tombent pas du ciel, mais sont l’aboutissement de stratégies qui impliquent des années de préparation.

    Trump sait bien que les sanctions économiques seules ne peuvent pas renverser les régimes. Sinon, les régimes nord-coréen et cubain seraient tombés il y a des années, sans parler du régime irakien dirigé par Saddam Hussein et l’administration du Hamas dans la bande de Gaza. Les blocus qui ne sont pas suivis d’une intervention militaire ont tendance à se retourner contre leurs auteurs. C’est la raison pour laquelle le projet en question a commencé par créer un « OTAN arabe » composé des six États du Golfe, plus l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, en prévision d’une telle intervention, si elle devait avoir lieu. Les frappes aériennes israéliennes successives en Syrie sont l’une de ses composantes. (...)


    • . . . . . . . .
      CI JOINT LA LISTE DES PERSONNALITÉS IRAKIENNES LIQUIDÉES, SELON LA LISTE ÉTABLIE PAR LE QUOTIDIEN EN LIGNE « AR RAI AL YOM »

      Dirigé par Abdel Bari Atwane, fondateur du journal trans-arabe Al Qods Al Arabi » : http://www.raialyoum.com/?p=454552

      Université de Bagdad (40 membres du corps enseignant asssassinés)

      1- Dr Mohamad Abdallah Al Rawi : Recteur de l’Université de Bagdad, Président de l’Ordre des Médecins iraien, assassiné à sa clinique sise quartier Al Mansour (Bagdad).
      2- Makki Habib Al Mou’men : diplomé de l’Université du Michigan (États-Unis), spécialiste de l’Histoire contemporaine, ancien professeur aux universités irakiennes (Bassorah, Bagdad, Irbil et Souleymaniyeh), ainsi qu’à l’Institut des Études Palestiniennes.
      3 – Mohamad Abdallah Moneim Al Azmiralli : Titulaire d’un doctorat en Chimie, scientifique distingué, en poste dans des centres de recherches spécialisés. Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Bagdad, Département de Chimie. Cet égyptien, titulaire de la nationalité irakienne, a été liquidé par les Américains dans le camp aménagé à proximité de l’aéroport de Bagdad, en 2003.
      4- Issam Charif Al Takriti : Ancien ambassadeur d’Irak en Tunisie. Titulaire de la chaire d’Histoire à l’Université de Bagdad, il a été liquidé en compagnie de 5 de ses collègues, le 22 octobre 2003, dans le secteur d’Amiryah (Bagdad) .
      5- Majed Hussein Ali : Savant atomique, spécialiste de la physique nucléaire (Université de Bagdad, Faculté des Sciences), éliminé début 2004.
      6- Imad Sarsour : Doyen de la Faculté de médecine de Bagdad, spécialiste de la chirurgie réparatrice.
      7- Soubeiry Moustapha Al Bayyat i : Chef du département de géographie de l’Université de Bagdad , tué en 2004.
      8- Ahmad Al Raw i : Professeur d’agronomie à l’Université de Bagdad, en charge du centre d’épidémiologie. Tué avec sa femme, en 2004, sur l’autoroute Bagdad-Al Ghazalyah.
      9- Housni Kamal : Physicien, Faculté des Sciences, Université de Bagdad.
      10- Marwane Mouzher Al Hayti : Ingénieur chimiste ; Professeur à la Faculté des Sciences de l’Université de Bagdad.
      11- Moustapha Al Machahandi : Professeur de civilisation islamique. Faculté des lettres, Université de Bagdad.
      12- Khaled Mohamad Al Janabi : Titulaire de la chaire Histoire de l’Islam- Faculté des Lettres – Université de Bagdad.
      13- Hassan Abd Ali Daoud Al Rabihi : Vice doyen de la Faculté de Médecine de l’Université de Bagdad.
      14- Marwane Rachid : Vice-doyen de la Faculté de Génie- Université de Bagdad
      15- Abdel Latif Ali Al Mayyah : Adjoint au Directeur du Département du Monde arabe-Université de Bagdad. Assassiné en 2004 au lendemain de son apparition sur une chaîne de télévision arabe pour réclamer la tenue d’élections législatives.
      16- Hicham Charif : Chef département Histoire – Université de Bagdad
      17- Raad Chalah : Chef du département de Biologie – Faculté des Sciences-Université de Bagdad.
      18 -Fouad Ibrahim Mohamad Al Bayyati : Chef du département de l’Allemand (langue et civilisation allemandes) -Faculté des Langues- Université de Bagdad. Assassiné devant sa maison, quartier de Ghazala (Bagdad), le 19 avril 2005.
      19- Mohammad Kard Al Jammali : Spécialiste de la langue anglaise-Université de Bagdad. Directeur général du ministère de l’Éducation nationale. Assassiné le 10 juin 2004 dans le secteur d’Al Amiryah (Bagdad).
      20- Haifa Alawane Al Helli : Physicienne- Faculté des Sciences-Section féminine- Université de Bagdad.
      21- Abdel Razzak Al Na’as : Faculté des Sciences de la communication- Université de Bagdad. Assassiné le 28 janvier 2004.
      22- Haykal Mohammad Al Moussawi : Faculté de Médecine- Université de Bagdad.

      23- Hazem Abdel Hadi : Faculté de Médecine-Université de Bagdad.
      24- Abbas Al Attar : Doctorat en Sciences Humaines-Université de Bagdad
      25- Bassam Al Moudaress : Doctorat en Sciences Humaines-Université de Bagdad.
      26 – Bassel Al Kerkhi : Spécialiste Chimie. Faculté des Sciences – Université de Bagdad.
      27- Nasser Amir Al Obeidy : Université de Bagdad
      28- Nafeh Abboud : Spécialiste de la Littérature arabe- Université de Bagdad
      29- Marwane Al-Rawi : Génie civil – Université de Bagdad
      30- Rafi Sarkissian Vanagan : Magistère en Langue Anglaise – Professeur à la Faculté des Lettres- Université de Bagdad.
      31- Nafiha Hamad Khalaf : Professeur de Littérature arabe – Faculté des Lettres- Université de Bagdad
      32- Khalil Ismail Abd Ad Dahiry : Faculté de l’Éducation sportive – Université de Bagdad
      33- Ghaleb Al Hayti : Professeur de Chimie- Université de Bagdad. Assassiné en mars 2004.
      34- Hussein Ali Ibrahim Al Karbassy : Ingénieur géomètre- Spécialiste de la Topographie- Institut de Technologie Bagdad – Al Zaafaranyah. Assassiné le 16 avril 2006 dans le quartier Al Amiryah.
      35- Mohammad Al Douleimy : Faculté de Génie – Université de Bagdad. Assassiné en 2004.
      36- Hassan Al Rabihi : Faculté d’Art Dentaire – Université de Bagdad. Assassiné le 25 décembre 2004, alors qu’i roulait en voiture en compagnie de son épouse.
      39- Jassem Mohammad Al Issawi : Professeur de Sciences Politiques- Université de Bagdad. Membre du comité de rédaction du quotidien irakien « Al Syada » (La Souveraineté), un des négociateurs au sein du « Comité de Rédaction de la Constitution ». Assasiné le 22 juin 2005 dans le secteur Al Chaaba à Bagdad, à l’âge de 61 ans.
      40- Abdel Sattar Saber Al Khazarji : Faculté de Génie – Université de Bagdad – Assassiné le 4 juin 2005 dans la caserne « Madina Al Horra » (La Ville Libre) à Bagdad.

      Université de Bassorah – Sud de l’Irak (14)

      41 – Ala’a Daoud : Vice-Recteur de l’Université de Bassorah pour la division scientifique.
      42- Assad Salem Choureyda : Docteur en génie civil. Doyen de la Faculté de Génie- Université de Bass
      43- Omar Fakhry : Biologiste – Faculté des Sciences de l’Université de Bassorah.
      44- Khaled Chreyda : Titulaire d’un Doctorat en Génie civil -Faculté du Génie – Université de Bassorah.
      45- Abdel Latif Al Fadel : Spécialiste en Chimie. Faculté des Sciences- Université de Bassorah.
      46- Joumhour Karim Khamas Al Zarzani : Critique littéraire réputé. Chef du Département de Langue Arabe – Faculté de Lettres- Université de Bassorah. Enlevé le 7 juillet 2005, son cadavre a été retrouvé à Qiblah, à 3 kms de Bassorah.
      47- Ghadab Jaber Attar : Faculté de Génie – Université de Basssorah
      48- Kifaya Hussein Saleh : Faculté des Lettres – Université de Bassorah
      49- Ali Ghaleb Abed Ali : Faculté de Génie – Université de Bassorah
      50- Saad Al Rabihi : Biologiste- Faculté des Sciences. Université de Bassorah.
      51- Naoufal Ahmad : Faculté des Beaux-Arts-Université de Bassorah.
      52- Abdel Karim Hussein : Faculté d’Agronomie-Université de Bassorah. Assassiné le 11 avril 2006.
      53- Ala’a Abdel Hamid : Doyen Faculté de Médecine – Université de Bassorah.
      54- Haydar Al Ba’aj : Directeur du CHU de Bassorah.

      Université de Mossoul (Nord de l’Irak, capitale éphémère de L’Etat Islamique, dix ans après l’invasion américaine de l’Irak) : 12 membres

      55- Abdel Jabbar Moustapha : Doyen de l’Université de Mossoul ; Professeur de Sciences Politiques.
      56- Leila Abdallah Said : Doyenne de la Faculté de Droit de l’Université de Mossoul, assassinée en compagnie de son époux.
      57- Mounir Al Khaïrou : Professeur de Droit à l’Université de Mossoul, époux de la doyenne Leila Abdallah Said, tuée en sa compagnie.
      58- Imane Younes : Chef du département de l’Interprétariat – Université de Mossoul.
      59- Nouayl Boutros Mathew : Faculté de Médecine-Université de Mossoul.
      60- Mohammad Al-Douleimy : Génie mécanique. Faculté de Génie. Université de Mossoul.
      61- Khaled Faysal Hamad Cheikhou : Faculté de l’Éducation Sportive – Université de Mossoul.
      62- Mahmoud Younes Zannoune : Faculté des Lettres- Université de Mossou
      63- Imane Abdel Moneim Younés : Faculté des Lettres – Université de Mossoul
      64- Mahfouz Mohammad Hassan Al Kazzaz : Professeur de Lettres- Faculté des Sciences de l’Éducation – Université de Mossoul. Tué lors d’une intervention des forces d’occupation américaines, le 25 Décembre 2004, à proximité de la Mosquée Dr Oussama Kachmoula- Province de Ninive.
      65- Inmar Al Ticq : L’un des plus célèbres ophtalmologistes irakiens. Professeur à la Faculté de Médecine – Université de Mossoul. Assassiné en Octobre 2004.
      66- Madame Falha Saleh Ahmad : Professeure de Sciences Politiques- Université de Mossoul. Assassinée en 2004

      Université Al Moustansariyah (15 membres)

      67- Sabah Mahmoud Al Rabihi : Doyen de la Faculté des Sciences de l’Éducation -Université Al Moustansariyah
      68- Salem Abdel Hamid : Doyen de la Faculté de Médecine à l’Université d’Al Moustansariyah, spécialiste de la médecine préventive.
      69- Falah Ali Hussein : Doyen de la Faculté des Sciences- Université Al Moustansariyah.
      70- Ibrahim Talal Hussein : Vice-Doyen Faculté des Sciences de l’Éducation -Université Al Moustansariyah.
      71- Houba Eddine Ahmad Mahmoud : Chef du Département de l’Éducation- Faculté des Sciences de l’Éducation – Université Al Moustansariyah.
      72- Moussa Salloum Amir Al Rabihi : Vice-Doyen Faculté des Sciences de l’Éducation – Université Al Moustansariyah. Assassiné le 28 Mai 2005-Quartier Al Bayyyah (Bagdad).
      73- Abdel Samih Al Janaby : Doyen de la Faculté des Sciences -Université Al Moustansariyah. Poignardé lorsqu’il a mis en application une décision du ministère de l’enseignement supérieur prohibant la transformation des enceintes universitaires en tribunes religieuses.
      74- Mohammad Fakhr Al Douleimy : Titulaire d’un doctorat en Physique. Vice-Doyen de la Faculté des Sciences – Université Al Moustansari
      75- Zaki Zaker Al Ani : Professeur de Langue Arabe. Faculté des Lettres- Université Al Moustansariyah. Tué devant la porte d’entrée de l’Université, le 26 Août 2005.
      76- Hadi Abdel Karim : Faculté des lettres- Université Al Moustansariyah. Tué devant la porte d’entrée de l’Université, le 26 Août 2005.
      77- Mohamad Najib Al Kaissy : Département de la recherche – Université Al Moustansariyah.

      78- Samir Yelda Gergis : Vice-Doyen de la Faculté de Gestion et d’Économie- Université Al Moustansariyah. Enlevé devant l ‘entrée de l’Université, en Août 2005, son cadavre a été retrouvé un mois plus tard, dans une ruelle le 25 septembre 2005.
      79- Kazem Talal Hussein : Vice-Doyen de la Faculté de l’Enseignement Fondamental. Université Al Moustansariyah. Assassiné le 25 Novembre 2005 dans le quartier Moussayleh en compagnie de trois des ses gardes de corps.
      80- Ali Mouhaych : Doyen de la Faculté de Génie. Université Al Moustanssariyah. Assassiné le 13 Novembre 2006.
      81- Kazem Battine Al Hayani : Professeur de Psychologie – Faculté des lettres- Université al Moustanssariyah. Enlevé par des membres d’une milice religieuse le 3 Mars 2006. Son cadavre, mutilé, a été retrouvé à l’Institut Médico-légal.
      82- Mohammad Abdel Rabih Al Ani : Professeur de Droit à l’Université Al Moustansaryah. Doctorant à la Faculté des Sciences Islamiques à l’Université de Bagdad. Assassiné le 27 avril 2006 devant la Mosquée « Imam Farouq », proche de la Rue Palestine, dans le centre de Bagdad. Son cadavre a été retrouvé cinq jours plus tard le 2 Mai 2006 à l’Institut Médico-légal de Bagdad.

      Université de technologie Bagdad (8 membres)

      83- Mohie Hussein : Génie mécanique-Université de Technologie
      84- Mohammad Abbas Khodeyr : Génie mécanique- Université de Technologie.
      85- Qahtane Kazem Hatem : Faculté des Sciences-Université de Technologie.
      86- Amir Mouzher Al Dayni : Ingénieur Télécommunications.
      87-Mohamad Abdel Hassan Wahed : Institut de Gestion Technologique- Bagdad.
      88- Amr Ibrahim Hamza : Centre de Recherches sur le Cancer – Institut de Gestion Technologique.
      89- Issam Saad Abdel Karim : Géologue. Chercheur au Centre National des Recherches. Enlevé le 28 Septembre 2004, assassiné le 1 er Octobre 2005.
      90- Mohannad Saleh Mehdi : Centre de Recherches sur le Cancer – Institut de Gestion Technologique.
      91- Saad Yassine Al Ansari : Centre de Recherches sur le Cancer – Institut de Gestion Technologique.

      Université Al Anbar (Ouest de l’Irak qui abrite les deux villes rebelles à la présence américaine Ramadi et Falloujah) : (7 membres)

      92- Raad Okhsen Al Binno : Faculté de Médecine-Université Al Anbar.
      93-Ahmad Abel Rahman Al Qobeissy : Professeur faculté de Médecine-Université Al Anbar
      94- Ahmad Abdel Hadi Al Rawi : Faculté d’Agronomie – Université Al Anbar.
      95- Chaker Mahmoud Jassem : Faculté d’Agronomie – Université d’Al Anbar.
      96- Abdel Karim Mokhallaf Saleh : Faculté des Lettres – Département de Langue Arabe – Université d’Al Anbar.
      97- Nasser Abdel Hamid Moukhlef Al Douleimy : Université Al Anbar

      98- Hamid Faysal Antar : Faculté de l’Éducation Sportive – Université Al Anbar.
      99- Abdel Majid Al Karbouly : Université Al Anbar

      Université Al Nahrayne (Université des deux fleuves ; le Tigre et l’Euphrate). 3 membres

      100- Akil Abdel Jabbar Al Bahadl y : Vice-Doyen Faculté de Médecine-Université d’Al Nahrayne (Université des deux fleuves ; le Tigre et l’Euphrate).
      101- Laith Abdel Aziz Abbas : Faculté des Sciences – Université d’Al Nahrayne.

      102- Mohammad Falah Houeidy Al Jazairy : Chirurgie réparatrice- Faculté de Médecine – Université d’Al Nahrayne. Assassiné le jour de son retour du pèlerinage de La Mecque début 2006. Médecin au CHU (Centre Hospitalier Universitaire) d’Al Kazmiyah (Bagdad).

      Université de Dyala : (Ouest de l’Irak, 6 membres)

      103- Abdel Sattar Al Assady : Faculté des Lettres – Université de Dyalla. Assassiné le 19 avril 2006.
      104- Salem Hussein Al Mahdawi : Faculté des Lettres – Université de Dyalla. Assassiné le 9 avril 2006.
      105- Mouchhen Hardane Mazloum Al Alawi : Université de Dyalla. Assassiné le 19 avril 2006.
      106- Mayss Ghanem : Membre du corps professoral du Département de langue et de civilisation anglaise – Université de Dyalla.
      107- Abdel Sattar Jabbar : Faculté de Médecine Vétérinaire- Université de Dyalla. Assassiné le 22 avril 2006.
      108- Taleb Ibrahim Al Zahar : Spécialiste de physique nucléaire – Professeur-à la Faculté des Sciences- Université de Diyala. Assassiné à Ba’aqouba en Mars 2005.

      Université de Tikrit (centre de l’Irak, Région natale de Saddam Hussein)

      109- Fadl Moussa Hussein : Faculté de l’Education Sportive – Université de Tikrit.
      110- Mahmoud Ibrahim Hussein : Faculté des Lettres – Université de Tikrit

      Université Al Ma’moun

      111- Mohsen Abbas Khodeir Al Salmane : Chef du département au ministère de l’irrigation. Professeur à l’Université Al Ma’moun, tué à Falloujah en 2004

      Divers

      112- Wajih Mahjoub Al Taï : Directeur général de l’enseignement supérieur au ministère de l’Éducation Nationale
      113-Chaker Al Khafaji : Directeur de l’Office Central de la Maîtrise de la Qualité.
      114- Moustapha Abel Hamid Al Hayti : Spécialiste des maladies infantiles.
      115-Wissam Al Hachimi : Président de l’Association des Géographes d’Irak.
      116- Raad Abdel Latif Al Saadi : Linguiste. Conseiller en langue arabe au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Assassiné le 28 mai 2005, quartier d’Al Bayyah (Bagdad).

      117- Hussein Nasser Khalaf : Chercheur à la Faculté d’Agronomie. Centre des études « Al Nakhil » (Palmiers-Dattiers) de Bassorah. Enlevé le 18 Mai 2005, son cadavre a été retrouvé, quatre jours plus tard, le 22 Mai 2005, dans le quatier Al Bayyah-Bagdad.
      118- Taqi Al Talqua’ay : Titulaire d’un doctorat en physique nucléaire.
      119- Khawla Mohammad Taqi : Faculté de Médecine-Université de Coufa
      120- Zaki Jaber Lafta Al Saadi : Faculté de médecine vétérinaire.
      121- Mohsen Souleimane Al Oujeily : Faculté d’Agronomie- Université de Babel.

      122- Dr Liwa Al Sannanne Abdel Jabbar Abou Halhal : Université Al Bakr pour les Hautes Études. Assassiné à la prison d’Abou Ghraib en 2004.
      123- Ali Mabak Al Malki : Expert comptable – Direction des impôts – Ministère des Finances.
      124- Achoura Awdat Al Rabihi : Titulaire d’un Magistère en Géographie Humaine de l’Université de Michigan. Directeur du Centre d’Études « Al Mansour ». Assassiné dans le quartier Al Amriyah (Bagdad) en 2004.
      125- Moujber Al Cheikh Issa al Jouboury : Juriste. Membre du « Comité de Rédaction de la Constitution.
      126- Damman Hussein Alaoui Al Obeidy : Doyen de la Faculté de Droit de l’Université de Salaheddine et membre du « Comité de Rédaction de la Constitution ». Assassiné le 12 juillet 2005 à Bagdad.
      127- Sabah Aziz Hachem : Institut de technologie – Province de Bassorah. Tué devant l’entrée de l’établissment le 11 Avril 2006.
      128 – Faydi Mohammad Al Faydi : Membre du Haut Comité des Théologiens de l’Islam. Titulaire d’un Doctorat de l’Université de Législation islamique (promotion 1990). Tué devant la Mosquée dans le secteur d’Al Mouthanna (district de Mossoul).
      129- Amid Mounzer Al Bayati : Médecin. Asssassiné le 16 juin 2005 devant sa maison située dans le quartier Al Sayyeh.
      130- Amid Sadeq Al Abadi : Medecin. Assassiné le 1 er septembre 2005 devant le complexe médical qu’iil avait édifié pour les soins aux nécessiteux.
      131- Amer Mohammad Falah : Chef du département de Chirurgie au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Républicain de Bagdad. Assassiné devant son domicile le 3 Octobre 2004.
      132- Reda Amine : Assistant technique – CHU de Kirkouk. Assassiné le 15 septembre 2004 à Kirkouk.
      133- Abdallah Saheb Younes : Hopital Naaman-Al A’Azamiyah-Bagdad. Assassiné le 18 Mai 2005.

      134- Ibrahim Ismail : Directeur général du Département de l’Éducation Nationale à Kirkouk. Assassiné le 30 Septembre 2004, alors qu’il était en route vers l’Institut de Technologie de Kirkouk.
      135- Rajeh Al Ramadani : Inspecteur au ministère de l’Éducation Nationale. Assassiné le 29 septembre 2004, alors qu’il sortait de la Mosquée Ziad Al Iraqi à Ninive.

      Source : Madaniya, René Naba, 21-09-2018

      #génocide


  • Algérie : l’Irak indignée par des chants pro-Saddam de supporters de l’USM Alger – JeuneAfrique.com
    http://www.jeuneafrique.com/627295/politique/algerie-lirak-indignee-par-des-chants-pro-saddam-de-supporters-de-lusm

    Des incidents lors d’une rencontre sportive prennent des allures de conflit diplomatique entre l’Irak et l’Algérie. Dimanche, des supporters algériens ont scandé des slogans pro-Saddam lors d’une rencontre avec une équipe irakienne, déclenchant l’ire des autorités irakiennes.
    (...) Les faits qui ont déclenché la polémique se sont déroulés sous l’objectif des caméras, en plein match de football au stade Omar Hamadi de Bologhine, au nord de la capitale algérienne. Dans les tribunes, des supporters de l’USM Alger ont scandé des chants à la gloire de Sadamm Hussein et contre les chiites. En réponse, des joueurs et des membres du club de la Flotte aérienne ont brandit le drapeau irakien, se ont quitté le terrain quinze minutes avant la fin du match.

    #algérie (Il faut comprendre que l’équipe irakienne a une réputation « chiite » et que Saddam Hussein est censé représenter l’honneur des Arabes sunnites".... #catastrophe_arabe


  • The Rise and Fall of #Soft_Power – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2018/08/20/the-rise-and-fall-of-soft-power

    In his recent book, Has the West Lost It?, Kishore Mahbubani, a Singaporean academic and former diplomat, calls all this Western hubris. Indeed, hubris may be the only appropriate word for what transpired. Confidence in the potency and legitimacy of soft power was so great that tremendous hard power was deployed in its name. The Iraq War was the most prominent example. And the intervention in Libya, with European support, was the most recent. In both cases, the United States and Europe were left worse off.

    Third, the hubris of soft power led to the illusion that soft power could somehow exist on its own . [...] The idea that soft power could perhaps be effective on its own perhaps underpinned the fatally mistaken belief that Iraq would automatically become a liberal democracy after Saddam Hussein was toppled.

    The European project, perhaps even more so, was built on a false understanding of soft power. For many decades, Europe was essentially a free rider in the soft power game; the United States guaranteed its security, and its economic well-being was reliant on the U.S.-led global economic order. With the United States now less interested in providing either—and focusing more on hard power—Europe is facing real challenges.

    [...]

    When the West was confident of its soft power, it cherished the belief that the more open a society, the better. But now, calls for censorship of parts of internet are heard routinely in the media and in legislative chambers. Internet giants are under tremendous political and social pressure to self-censor their content. And many, including Facebook, YouTube, and Apple, are doing so. And so, one of the bedrocks of liberalism’s soft power—free speech—has fallen from favor.

    Now, hard power is everywhere. The United States is no doubt the biggest player in this game: Fire and fury to North Korea, trade wars on everyone, gutting the WTO, and using domestic laws to punish foreign companies for doing business with a third country. The list goes on. For its part, Europe looks like a deer in headlights. As some, including German Chancellor Angela Merkel, call for standing firm against Trump, others, including French President Emmanuel Macron, are looking for peace.

    And, of course, there is Russia. By adroitly using its limited but still considerable hard power, Russia achieved the most significant territorial gain by force since the end of World War II, taking Crimea from Ukraine. Meanwhile, Moscow’s forceful actions in Syria changed the course of the civil war there to its favor.

    [...]

    There is little doubt, in other words, that the era of soft power has given way to an era of hard power—and that is dangerous. For centuries, hard power politics resulted in immeasurable human suffering. Just in the 20th century alone, hard power drove two world wars and a long Cold War that threatened to annihilate mankind.

    It is possible to aspire to something better this time. And this is where China may come in.

    [...]


  • Palestinian protesters in Gaza: Don’t wound us – kill us -

    How many of the young people protesting at the Gaza border fence hoped the soldiers facing them would pull the trigger and end their lives? Unfortunately, many

    Amira Hass
    Aug 13, 2018
    Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-palestinian-protesters-in-gaza-don-t-wound-us-kill-us-1.6366805

    “A person who was shot in the leg and had his leg amputated weeps. Not because his leg is gone, but because the soldier didn’t kill him.”
    How many of the young people protesting Friday at the Gaza border fence hoped the soldiers facing them would pull the trigger and end their lives?
    Many. Many more than is reported or than the Palestinians are prepared to or can admit publicly. 
    To really understand Israel and the Middle East - subscribe to Haaretz
    “A person who was shot in the leg and had his leg amputated weeps. Not because his leg is gone, but because the soldier didn’t kill him,” said someone who came out of the Gaza Strip for a few days. He told of a 30-year-old man who went up to the fence a few times, was wounded a few times, until he got lucky and the soldier on the other side finally killed him. We’ll get to the women too, soon enough, but we’re treading carefully.
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    What is the ratio between the number of those seeking to continue protecting the principles of the Palestinian struggle – by protesting at  the border fence – and the number of those using the patriotic-nationalistic mantle to commit suicide, knowing that Islam prohibits “ordinary” suicide?
    >> Hamas is exploiting Netanyahu’s unwillingness to go to war | Analysis
    We don’t know. Israel doesn’t allow us to enter the Gaza Strip to ask these questions and seek answers. Phone calls are not enough, and so we depend on reports from people coming out – Palestinians and foreign journalists.
    >> No Fuel, No Gas: Israel Clamps Down on Gaza Over Airborne Firebombs
    Perhaps the protesters are motivated simultaneously by the two goals, and their distance from the fence shows the ratio between their desire to die and their fight for freedom? But many people who are very far from the fence come to see what’s going on, one foreign reporter said. That’s not a struggle, it’s a kind of pastime, because there’s nothing else to do and the sea is full of floating excrement. This journalist, who has known the Gaza Strip for more than 20 years, concludes: When everyone has to find ways to survive, there’s no room for thinking about the national struggle. 
    Many of them are young people who go to the fence to be wounded, thinking that Hamas will pay them, and then they can pay their debts at the grocery store or pay their rent for two months. It’s true: Hamas pays the injured a one-time payment of $200, I’m told. But only if the injury was serious.

    Someone who was slightly injured and went to a Hamas office to ask for money was turned away. Someone else was fortunate – his injury was worth compensation, then he went to the fence to be wounded again, and received compensation again. 
    But the wounded quickly discover what they did not take into consideration at first: Injuries have their own costs (beyond pain and disability). Surgery is covered. But medications are lacking, so their family goes deeper into debt to pay for them, or not. And then the flesh is infested with worms and it rots. And that’s not a metaphor.
    Some people deluded themselves that their family would receive large compensation if they were killed, or that payment for injury would come on a monthly basis. They still think it’s like the second intifada, when Saddam Hussein and Iran sent money for these purposes and the Palestinian Authority bore the burden. Those days are gone forever. 
    On Ramadan the young people went on the marches because a nourishing meal to break the fast was waiting for them, provided by Hamas. On other days they would receive a sandwich and a drink at the protest tents. Yet they are at risk even if they are not standing next to the fence, but rather are some distance away, near the tents, as attested to by a journalist who was standing near the tents last week when a bullet fired by one of our heroic soldiers flew right past his ear.
    Over the weekend, written proof emerged of the mixture of a death wish and commitment to the struggle. Abdallah al-Qatati, 20, was a volunteer paramedic who went every Friday to rescue unarmed people wounded by the strongest army in the region. Ten days ago he wrote a Facebook post, and people who shared it said it was his last: “As on every Friday, I go to the border, but this Friday is different. I’m going like any young revolutionary protecting his homeland and his land. We don’t care about the goals of the march or the goals of any organization in this march. What is important to us is our land and our dignity. And in short, we are fleeing unto death. In the hope that the second death will be more merciful than the first. And that’s the end of the story.” 
    In other words, life in Gaza is also death, of a different kind. On Friday, an Israeli soldier shot the medic al-Qatati and killed him.
    And now to the women protesters: Since they are few, this could seem like an accusation, or scorn, which will draw protests. But a Palestinian woman who spoke with women who go to the fence says she believes that few of them do it for national reasons, or that gradually the national reasons gave way to personal-economic reasons. Some of them went to be wounded and receive compensation. One went to be close to her son who was protesting. And many went to die – one whose husband refused to give her a divorce, another who was unmarried and felt that society considered her damaged goods, a third who was a victim of family violence and a fourth who couldn’t stand the poverty, the constant chasing after a shekel for milk and drops of water from the faucet. We are familiar with the phenomenon of women in the West Bank who committed suicide-by-soldier.  
    Poverty in Gaza has reached unimaginable, indescribable levels, even for people who are allowed to go in and see it. The despair growing there behind the iron wall that Israel has built is still seeking the lexicon with which it can be depicted.


  • Les services irakiens et libanais démantèlent un réseau qui faisait chanter les banques libanaises - P.H.B. - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1127931/les-services-irakiens-et-libanais-demantelent-un-reseau-qui-faisait-c

    Les services de renseignements irakiens ont annoncé mardi avoir démantelé, en coopération avec la Sûreté générale libanaise, un réseau qui répandait des informations erronées dans le but d’extorquer des fonds à des établissements bancaires libanais. Parmi ces derniers Bank Audi, qui avait été il y a deux semaines la cible de rumeurs de blanchiment d’argent de groupes terroristes. 

    « Les services de renseignements irakiens, en coopération avec la SG libanaise, ont découvert un réseau d’escroquerie, dont les membres publiaient des informations erronées dans le but d’extorquer de l’argent à plusieurs banques libanaises, en affirmant être en possession de documents attestant qu’ils disposaient de comptes s’élevant à des millions de dollars dans ces banques et en faisant circuler de fausses informations sur ces établissements », selon le communiqué des services de renseignements irakiens. « Il s’est avéré que ces documents étaient des faux », ajoute le communiqué, selon lequel « plusieurs membres de ce réseau ont été arrêtés ». « Les efforts se poursuivent pour appréhender les autres malfaiteurs », dans le cadre de « la poursuite des efforts visant à protéger l’économie des deux pays et maintenir les relations privilégiées » entre l’Irak et le Liban, toujours selon le texte.

    Lebanese banks return Saddam’s hidden millions to Iraqi authorities - The National
    https://www.thenational.ae/world/mena/lebanese-banks-return-saddam-s-hidden-millions-to-iraqi-authorities-1.75

    The head of Lebanon’s Association of Banks said on Thursday that the country’s financial sector had returned to Iraqi authorities nearly all money hidden in Beirut banks by officials under former dictator Saddam Hussein.

    The announcement came the day after the head of Lebanon’s General Security branch, Maj Gen Abbas Ibrahim, said that a joint operation with Iraqi authorities had prevented a $1 billion fraud scam targeting Iraqi branches of major Lebanese lenders. He announced that some suspects had been arrested.


  • “Nous savons où vivent vos enfants” : Comment John Bolton a menacé un fonctionnaire international.

    https://www.les-crises.fr/nous-savons-ou-vivent-vos-enfants-comment-john-bolton-a-menace-un-fonctio

    « John Bolton est un bourreau », m’a dit José Bustani, diplomate brésilien à la retraite et ancien chef de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, lorsque je l’ai contacté par téléphone à Paris au début du mois.

    Il y a un certain nombre de personnes qui prétendent avoir été harcelés ou intimidées par Bolton – y compris Bustani. Les critiques de ce dernier à l’égard du célèbre faucon moustachu sont publiques depuis de nombreuses années, mais certains détails de sa rencontre tendue avec Bolton à l’OIAC [Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, NdT] n’ont jamais été rapportés auparavant en anglais.

    Au début de 2002, un an avant l’invasion de l’Irak, l’administration Bush exerçait une pression intense sur Bustani pour qu’il démissionne de son poste de directeur général de l’OIAC – en dépit du fait qu’il avait été réélu à l’unanimité à la tête de l’organe de 145 nations deux ans plus tôt. Sa transgression ? Négocier avec l’Irak de Saddam Hussein pour permettre aux inspecteurs en désarmement de l’OIAC d’effectuer des visites inopinées dans ce pays – sapant ainsi la raison d’être du changement de régime de Washington.


  • The U.S. just bombed 3 sites in Syria. Here’s what we know about why nations choose airstrikes. - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/news/monkey-cage/wp/2018/04/14/the-u-s-just-bombed-3-sites-in-syria-heres-what-we-know-about-why-st

    [...]

    Democracies aren’t more prone to use airstrikes — but rich states are

    We looked at some popular expectations about why states would choose air power. Traditionally, there is the perception that democracies are more likely to use airstrikes — and only airstrikes — because democratic leaders are too afraid to put boots on the ground and risk casualties.

    Policymakers and even potential target states themselves have shared this perception. Since the U.S. withdrawal from Vietnam, numerous militarily weaker states have gambled on their ability to outlast American public acceptance of casualties.

    Contrary to popular perceptions about the cost sensitivity of democracies, we find that democratic states are not more likely than their autocratic counterparts to employ air-only campaigns. But rich states — and by extension, militarily powerful states — are more likely to use airstrikes. This dynamic helps us understand Saudi Arabia’s military campaign in Yemen, for instance.

    Airstrikes are more likely when the stakes for an intervener are low

    The second popular expectation we examine is whether or not airstrikes are a signal of low resolve. Do rich and powerful states just use air power when they don’t care enough to put boots on the ground? Both Saddam Hussein and Slobodan Milosevic certainly acted like they believed just that — they attempted to resist U.S.-led airstrikes on multiple occasions.

    We found support for the idea that lower stakes make an airstrikes-only strategy more likely. In high-stakes conflicts, states are much more likely to couple airstrikes with ground forces. With airstrikes alone, targets may rightly infer that the crisis is a lower foreign policy priority for the attacking state. Of course, those leaders conducting the airstrikes may argue that airstrikes are a costly signal of future uses of force.

    While airstrikes may indeed be used as a means of escalation, states are likely aware that airstrikes are a limited signal — and realize that the most salient crises cannot be resolved with airstrikes alone or without a stronger signal of resolve.

    Airstrikes alone as a crisis response may thus lead the target to conclude that the attacker is unresolved. This may lead the state being attacked to hold out, and not make major concessions.

    Airstrikes alone are not particularly effective

    When states choose to use airstrikes alone, do they work?

    In previous research, we found that air power strategies that include efforts to deny targets military capabilities as well as punish target publics and regimes are more likely to be successful. The April 2017 airstrikes on Shayrat Airbase represented only a minimal effort at military denial, and therefore, it is unsurprising that, despite the wealth and military superiority of the United States, there was no long-lasting impact.

    The bottom line

    President Trump’s decision to employ strikes is not particularly surprising. Leaving aside his own personal views, he is the leader of a rich state with few good military options in Syria, a country where the stakes for the United States are relatively low.

    For a second time in his presidency, Trump has chosen airstrikes. It probably won’t be the last.

    #Syrie #Etats-Unis


  • Le quinzième anniversaire de l’occupation de l’Irak - Par Rai Al Youm Actuarabe
    http://actuarabe.com/le-quinzieme-anniversaire-de-loccupation-de-lirak

    L’Irakien qui s’est vanté d’avoir renversé la statue du Président Saddam Hussein sur la place Al-Firdaws en plein cœur de Bagdad il y a quinze ans s’en mort les doigts. Celui qui a livré un faux témoignage sur son travail dans les laboratoires ambulants irakiens produisant des armes chimiques et biologiques contre l’asile en Allemagne et une poignée de dollars a fini plongeur chez Burger King en Allemagne. Mowaffak Al-Rubaie, qui a conservé fièrement la corde utilisée pour pendre Saddam Hussein a changé sa version des faits et reconnu que le Président Saddam s’était approché de l’échafaud avec courage, la tête haute, répétant la profession de foi de l’Islam et des slogans en faveur du monde arabe et de la Palestine, adoptés par la grande majorité des Irakiens.

    Un complot israélien
    L’Irak a été victime d’un complot israélien après que les décisionnaires juifs ont été convaincus que le monde arabe ne pouvait être plongé dans le chaos créateur annoncé par Condoleezza Rice afin de garantir la sécurité d’Israël pour les décennies à venir, qu’en détruisant l’Irak et en le disloquant sur la base du confessionnalisme. Les attaques du 11 septembre ont été utilisées comme point de départ de l’invasion et de l’occupation ; les armes de destruction massive comme prétexte.


  • Tomgram : Andrew Bacevich, A Memo to the Publisher of the New York Times | TomDispatch
    http://www.tomdispatch.com/blog/176400

    The key point is that when it comes to recent American wars, the Times offers coverage without perspective. “All the news” is shallow and redundant. Lots of dots, few connections.

    To put it another way, what’s missing is any sort of Big Picture. The Times would never depict Russian military actions in the Crimea, eastern Ukraine, and Syria, along with its cyber-provocations, as somehow unrelated to one another. Yet it devotes remarkably little energy to identifying any links between what U.S. forces today are doing in Niger and what they are doing in Afghanistan; between U.S. drone attacks that target this group of “terrorists” and those that target some other group; or, more fundamentally, between what we thought we were doing as far back as the 1980s when Washington supported Saddam Hussein and what we imagine we’re doing today in the various Muslim-majority nations in which the U.S. military is present, whether welcome or not.

    Ce n’est pas vrai, le #New_York_Times ne se contente pas de ne pas se poser des questions sur la #violence criminelle des #etats-unis, le new york times la blanchit.





  • Extrait de The Threat to Reason, Dan Hind, 2007, à propos des « perception managers » de la CIA, chargés de trouver les thèmes qui séduisent tel ou tel groupe de l’opinion (« hot buttons »), et la promotion de thèmes irrationnels mais testés selon les méthodes du marketing :

    […] Robert Party explained how the US government ignored US law and used the CIA’s expertise in psychological warfare to secure domestic support for a terrorist campaign against the leftist government in Nicaragua in the early 1980s. This wasn’t a matter of countering foreign disinformation and providing information to assist rational decision-mahing. This was about pressing buttons: ‘The documentation is... clear that the idea was to find our “hot buttons” and to see what – how they could rum, twist, spin certain infonnation to appeal to various special groups. They’d reached the point, and this was really being directed by the CIA, of breaking down the American people into subgroups.’ Themes were developed to appeal to particular subgroups. Journalists were likely to be concerned about the freedom of the press, so they were targeted with stories about Sandinista harassment of La Prensa, a Nicaraguan newspaper opposed to the government; Jewish Americans were told that the Sandinistas were anti-Semitic. Eventually, the CIA’s ‘perceptaon managers’ came up with something that played on popular xenophobia and worked particularly well in states on the border with Mexico:

    [They’d] found out that most of the themes about the communist menace in Central America left people cold. They didn’t really take it that seriously - it just didn’t hit the hot buttons right. But they found that one hot button that really… they could really use was this idea of the Hispanic immigrants flooding into the United States. So they developed what they called the ‘feet people’ argument, which was that unless we stopped the communists in Nicaragua and San Salvador, 10 per cent – they came up with that figure somewhere – 10 per cent of all the people in Central America and Mexico will flood the United States.

    In the ran-up to the 2003 invasion of Iraq, themes were developed for particular audiences in a manner strikingly reminiscent of the perception management campaign that secured public support for Reagan’s policies in Central America. Human rights abuses, Saddam Hussein’s alleged assassination attempt on the President’s father, links between Iraq and al Qaeda, fundamentalist fears that ‘Babylon’ stalked the ‘Holy Land’, all found their way into the mix. The emphasis increasingly fell on weapons of mass destruction, ‘the one issue everyone could agree on’. In a formula hardly conducive to rational decision-making by the American public, the then National Security Advisor Condoleezza Rice insisted that they couldn’t delay invasion until they had proof that Saddam Hussein had nuclear weapons: ‘We don’t want the smoking gun to be a mushroom cloud’. President Bush repeated the message: ‘we cannot wait for the final proof – the smoking gun – that could come in the form of a mushroom cloud’. The promotion of market-tested irrationality at the highest levels of the US administration calls to mind H. L. Mencken’s cynical comment that ‘the whole aim of practical politics is to keep the populace alarmed (and hence clamorous to be led to safety) by menacing it with an endless series of hobgoblins, all of them imaginary.’

    (Scanné d’après le post de Louis Allday sur Twitter.)


  • Au #Venezuela, la mort en direct d’Oscar Pérez
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/01/16/au-venezuela-la-mort-en-direct-d-oscar-perez_5242531_3222.html

    Le jeune homme aux yeux clairs avait surpris les médias en juin 2017, lorsqu’il s’était emparé d’un hélicoptère et avait jeté des grenades contre des bâtiments officiels à Caracas, sans faire de victimes. A l’époque, les manifestations de rue se succédaient sans que l’opposition trouve un débouché politique à la protestation sociale. Cent trente personnes étaient mortes.

    Aussitôt qualifié de « terroriste » par le gouvernement, sa tête mise à prix, Oscar Pérez est parvenu pendant plus de six mois à échapper aux divers services à ses trousses. En décembre, il avait refait parler de lui en revendiquant sur Twitter un assaut mené contre une unité militaire vénézuélienne et au cours duquel de nombreuses armes automatiques ont été volées.

    Ah, les guillemets ! du grand Paulo #Paranagua

    Détail remarquable, parmi les policiers tués au cours de la fusillade se trouve le chef du « collectif » chaviste qui contrôle le quartier populaire 23 de Enero, à Caracas. Heiker Vasquez, dirigeant du « Colectivo Tres Raices », était aussi un policier, confirmant ainsi la nature de ces bandes : des groupes paramilitaires ou parapoliciers qui manipulent les aides alimentaires et s’assurent de la fidélité électorale des bénéficiaires.


  • Tulsi et la Corée du Nord
    http://www.dedefensa.org/article/tulsi-et-la-coree-du-nord

    Tulsi et la Corée du Nord

    Tulsi Gabbard, dont on a déjà parlé comme un membre du monde politique washingtonien aussi rare et aussi remarquable qu’un Ron Paul en son temps, est intéressée par la crise de la Corée du Nord notamment en sa qualité de députée des iles Hawaii. Les îles constituent en effet l’État de l’Union (Guam n’étant pas un État) le plus proche de la Corée du Nord, dont divers experts commencent à apprécier qu’elle serait sur le point d’atteindre ou atteindrait la capacité de développer des missiles balistiques à portée intercontinentale (à têtes nucléaires, certes), donc capables de toucher l’Ouest des USA, et a fortiori bien entendu les Hawaii.

    Il y a eu à Hawaii, il y a deux jours, une fausse “alerte réelle” (du type “ceci n’est pas un exercice”, etc.) annonçant une attaque nord-coréenne par (...)

    • Gabbard : « Nous savons que la Corée du Nord a ces armes nucléaires parce qu’elle a vu comment les Etats-Unis, en Libye par exemple, ont garanti à Kadhafi qu’ils n’allaient pas l’attaquer et qu’en échange de cette promesse il devrait abandonner le développement des armes nucléaires. Il l’a fait, et puis nous avons attaqué la Libye, nous avons renversé Kadhafi et nous avons plongé le pays dans le chaos dont nous voyons aujourd’hui le développement.

       » La Corée du Nord voit ce que nous avons fait en Irak, avec Saddam Hussein, avec les fausses informations sur les armes de destruction massive. Elle voit comment le président Trump cherche à décertifier un accord nucléaire qui a empêché l’Iran de développer ses armes nucléaires, menaçant l’existence même l’existence de l’accord qui a été conclu.

       » Alors oui, nous devons comprendre que la Corée du Nord maintient ces armes nucléaires parce qu’elle pense que c’est sa seule protection pour empêcher que les États-Unis décident de lui faire ce qu’ils ont fait à tant de pays à travers l’histoire. »


  • Normalement, j’évite de reprocher à quelqu’un de ne pas aborder tel sujet quand il évoque tel autre sujet (ne serait-ce que parce que l’argument est assez facilement retournable). Mais avec Filiu, on atteint un tel niveau de grotesque que ça défie l’entendement : Les apprentis-sorciers de la « realpolitik » au Moyen-Orient
    https://theconversation.com/les-apprentis-sorciers-de-la-realpolitik-au-moyen-orient-89817

    Où Filiu se désespère (à nouveau) du prétendu retour à la « realpolitik » de la France sous Macron (alors que, attention tiens-toi bien : « La morale est bel et bien une arme stratégique pour la France »). Après l’exemple de la France travaillant avec Saddam Hussein, il évoque évidemment la Syrie, puis l’Égypte de Sissi. Et même une évocation des récentes manifestations en Iran comme-ça-en-passant :

    La crise en cours en Iran prouve pourtant que les populations ne sauraient durablement être exclues des équations géopolitiques.

    Et là, je plisse les yeux, je lance un rechercher-dans-le-texte… Et non : pas un mot sur les ventes d’armes françaises à l’Arabie séoudite et la guerre au Yémen. J’insiste : je ne relève pas ça pour détourner des autres crimes, mais pour faire remarquer qu’un texte qui dénonce l’hypocrisie d’un « retour » de la realpolitik (qui consisterait à travailler avec des régimes autoritaires qui massacrent des gens, en abandonnant ainsi la posture morale qui nous vaudrait l’admiration des peuples du monde), parvient à ne pas dire un mot de l’un de nos plus gros clients : l’Arabie séoudite.

    Lire par exemple : Comment la France participe à la guerre contre le Yémen (Warda Mohamed & Tony Fortin, septembre 2017) :
    http://orientxxi.info/magazine/comment-la-france-participe-a-la-guerre-contre-le-yemen,1990

    La France ne vend pas d’armes au régime syrien, ni à ma connaissance à l’Iran, mais Filiu cite ces pays dans sa dénonciation de l’indigne realpolitik française, mais rien sur l’un de nos plus gros clients, l’Arabie séoudite, qui utilise pourtant ces armes françaises pour détruire le Yémen ?

    Yep, ça marche comme ça.


  • Jackson Lears · What We Don’t Talk about When We Talk about Russian Hacking : #Russiagate · LRB 4 January 2018
    https://www.lrb.co.uk/v40/n01/jackson-lears/what-we-dont-talk-about-when-we-talk-about-russian-hacking
    La pensée unique aux États Unis de plus en plus sectaire et pesante

    Jackson Lears

    American politics have rarely presented a more disheartening spectacle. The repellent and dangerous antics of Donald Trump are troubling enough, but so is the Democratic Party leadership’s failure to take in the significance of the 2016 election campaign. Bernie Sanders’s challenge to Hillary Clinton, combined with Trump’s triumph, revealed the breadth of popular anger at politics as usual – the blend of neoliberal domestic policy and interventionist foreign policy that constitutes consensus in Washington. Neoliberals celebrate market utility as the sole criterion of worth; interventionists exalt military adventure abroad as a means of fighting evil in order to secure global progress. Both agendas have proved calamitous for most Americans. Many registered their disaffection in 2016. Sanders is a social democrat and Trump a demagogic mountebank, but their campaigns underscored a widespread repudiation of the Washington consensus. For about a week after the election, pundits discussed the possibility of a more capacious Democratic strategy. It appeared that the party might learn something from Clinton’s defeat. Then everything changed.

    A story that had circulated during the campaign without much effect resurfaced: it involved the charge that Russian operatives had hacked into the servers of the Democratic National Committee, revealing embarrassing emails that damaged Clinton’s chances. With stunning speed, a new centrist-liberal orthodoxy came into being, enveloping the major media and the bipartisan Washington establishment. This secular religion has attracted hordes of converts in the first year of the Trump presidency. In its capacity to exclude dissent, it is like no other formation of mass opinion in my adult life, though it recalls a few dim childhood memories of anti-communist hysteria during the early 1950s.

    The centrepiece of the faith, based on the hacking charge, is the belief that Vladimir Putin orchestrated an attack on American democracy by ordering his minions to interfere in the election on behalf of Trump. The story became gospel with breathtaking suddenness and completeness. Doubters are perceived as heretics and as apologists for Trump and Putin, the evil twins and co-conspirators behind this attack on American democracy. Responsibility for the absence of debate lies in large part with the major media outlets. Their uncritical embrace and endless repetition of the Russian hack story have made it seem a fait accompli in the public mind. It is hard to estimate popular belief in this new orthodoxy, but it does not seem to be merely a creed of Washington insiders. If you question the received narrative in casual conversations, you run the risk of provoking blank stares or overt hostility – even from old friends. This has all been baffling and troubling to me; there have been moments when pop-culture fantasies (body snatchers, Kool-Aid) have come to mind.

    Like any orthodoxy worth its salt, the religion of the Russian hack depends not on evidence but on ex cathedra pronouncements on the part of authoritative institutions and their overlords. Its scriptural foundation is a confused and largely fact-free ‘assessment’ produced last January by a small number of ‘hand-picked’ analysts – as James Clapper, the director of National Intelligence, described them – from the CIA, the FBI and the NSA. The claims of the last were made with only ‘moderate’ confidence. The label Intelligence Community Assessment creates a misleading impression of unanimity, given that only three of the 16 US intelligence agencies contributed to the report. And indeed the assessment itself contained this crucial admission: ‘Judgments are not intended to imply that we have proof that shows something to be a fact. Assessments are based on collected information, which is often incomplete or fragmentary, as well as logic, argumentation and precedents.’ Yet the assessment has passed into the media imagination as if it were unassailable fact, allowing journalists to assume what has yet to be proved. In doing so they serve as mouthpieces for the intelligence agencies, or at least for those ‘hand-picked’ analysts.

    It is not the first time the intelligence agencies have played this role. When I hear the Intelligence Community Assessment cited as a reliable source, I always recall the part played by the New York Times in legitimating CIA reports of the threat posed by Saddam Hussein’s putative weapons of mass destruction, not to mention the long history of disinformation (a.k.a. ‘fake news’) as a tactic for advancing one administration or another’s political agenda. Once again, the established press is legitimating pronouncements made by the Church Fathers of the national security state. Clapper is among the most vigorous of these. He perjured himself before Congress in 2013, when he denied that the NSA had ‘wittingly’ spied on Americans – a lie for which he has never been held to account. In May 2017, he told NBC’s Chuck Todd that the Russians were highly likely to have colluded with Trump’s campaign because they are ‘almost genetically driven to co-opt, penetrate, gain favour, whatever, which is a typical Russian technique’. The current orthodoxy exempts the Church Fathers from standards imposed on ordinary people, and condemns Russians – above all Putin – as uniquely, ‘almost genetically’ diabolical.

    It’s hard for me to understand how the Democratic Party, which once felt scepticism towards the intelligence agencies, can now embrace the CIA and the FBI as sources of incontrovertible truth. One possible explanation is that Trump’s election has created a permanent emergency in the liberal imagination, based on the belief that the threat he poses is unique and unprecedented. It’s true that Trump’s menace is viscerally real. But the menace posed by George W. Bush and Dick Cheney was equally real. The damage done by Bush and Cheney – who ravaged the Middle East, legitimated torture and expanded unconstitutional executive power – was truly unprecedented, and probably permanent. Trump does pose an unprecedented threat to undocumented immigrants and Muslim travellers, whose protection is urgent and necessary. But on most issues he is a standard issue Republican. He is perfectly at home with Paul Ryan’s austerity agenda, which involves enormous transfers of wealth to the most privileged Americans. He is as committed as any other Republican to repealing Obama’s Affordable Care Act. During the campaign he posed as an apostate on free trade and an opponent of overseas military intervention, but now that he is in office his free trade views are shifting unpredictably and his foreign policy team is composed of generals with impeccable interventionist credentials.

    Trump is committed to continuing his predecessors’ lavish funding of the already bloated Defence Department, and his Fortress America is a blustering, undisciplined version of Madeleine Albright’s ‘indispensable nation’. Both Trump and Albright assume that the United States should be able to do as it pleases in the international arena: Trump because it’s the greatest country in the world, Albright because it’s an exceptional force for global good. Nor is there anything unprecedented about Trump’s desire for détente with Russia, which until at least 2012 was the official position of the Democratic Party. What is unprecedented about Trump is his offensive style: contemptuous, bullying, inarticulate, and yet perfectly pitched to appeal to the anger and anxiety of his target audience. His excess has licensed overt racism and proud misogyny among some of his supporters. This is cause for denunciation, but I am less persuaded that it justifies the anti-Russian mania.

    Besides Trump’s supposed uniqueness, there are two other assumptions behind the furore in Washington: the first is that the Russian hack unquestionably occurred, and the second is that the Russians are our implacable enemies. The second provides the emotional charge for the first. Both seem to me problematic. With respect to the first, the hacking charges are unproved and may well remain so. Edward Snowden and others familiar with the NSA say that if long-distance hacking had taken place the agency would have monitored it and could detail its existence without compromising their secret sources and methods. In September, Snowden told Der Spiegel that the NSA ‘probably knows quite well who the invaders were’. And yet ‘it has not presented any evidence, although I suspect it exists. The question is: why not? … I suspect it discovered other attackers in the systems, maybe there were six or seven groups at work.’ He also said in July 2016 that ‘even if the attackers try to obfuscate origin, ‪#XKEYSCORE makes following exfiltrated data easy. I did this personally against Chinese ops.’ The NSA’s capacity to follow hacking to its source is a matter of public record. When the agency investigated pervasive and successful Chinese hacking into US military and defence industry installations, it was able to trace the hacks to the building where they originated, a People’s Liberation Army facility in Shanghai. That information was published in the New York Times, but, this time, the NSA’s failure to provide evidence has gone curiously unremarked. When The Intercept published a story about the NSA’s alleged discovery that Russian military intelligence had attempted to hack into US state and local election systems, the agency’s undocumented assertions about the Russian origins of the hack were allowed to stand as unchallenged fact and quickly became treated as such in the mainstream media.

    Meanwhile, there has been a blizzard of ancillary accusations, including much broader and vaguer charges of collusion between the Trump campaign and the Kremlin. It remains possible that Robert Mueller, a former FBI director who has been appointed to investigate these allegations, may turn up some compelling evidence of contacts between Trump’s people and various Russians. It would be surprising if an experienced prosecutor empowered to cast a dragnet came up empty-handed, and the arrests have already begun. But what is striking about them is that the charges have nothing to do with Russian interference in the election. There has been much talk about the possibility that the accused may provide damaging evidence against Trump in exchange for lighter sentences, but this is merely speculation. Paul Manafort, at one point Trump’s campaign manager, has pleaded not guilty to charges of failing to register his public relations firm as a foreign agent for the Ukrainian government and concealing his millions of dollars in fees. But all this occurred before the 2016 campaign. George Papadopolous, a foreign policy adviser, has pleaded guilty to the charge of lying to the FBI about his bungling efforts to arrange a meeting between Trump’s people and the Russian government – an opportunity the Trump campaign declined. Mueller’s most recent arrestee, Michael Flynn, the unhinged Islamophobe who was briefly Trump’s national security adviser, has pleaded guilty to charges of lying to the FBI about meeting the Russian ambassador in December – weeks after the election. This is the sort of backchannel diplomacy that routinely occurs during the interim between one administration and the next. It is not a sign of collusion.

    So far, after months of ‘bombshells’ that turn out to be duds, there is still no actual evidence for the claim that the Kremlin ordered interference in the American election. Meanwhile serious doubts have surfaced about the technical basis for the hacking claims. Independent observers have argued it is more likely that the emails were leaked from inside, not hacked from outside. On this front, the most persuasive case was made by a group called Veteran Intelligence Professionals for Sanity, former employees of the US intelligence agencies who distinguished themselves in 2003 by debunking Colin Powell’s claim that Saddam Hussein possessed weapons of mass destruction, hours after Powell had presented his pseudo-evidence at the UN. (There are members of VIPS who dissent from the VIPS report’s conclusions, but their arguments are in turn contested by the authors of the report.) The VIPS findings received no attention in major media outlets, except Fox News – which from the centre-left perspective is worse than no attention at all. Mainstream media have dismissed the VIPS report as a conspiracy theory (apparently the Russian hacking story does not count as one). The crucial issue here and elsewhere is the exclusion from public discussion of any critical perspectives on the orthodox narrative, even the perspectives of people with professional credentials and a solid track record.

    Both the DNC hacking story and the one involving the emails of John Podesta, a Clinton campaign operative, involve a shadowy bunch of putatively Russian hackers called Fancy Bear – also known among the technically inclined as APT28. The name Fancy Bear was introduced by Dimitri Alperovitch, the chief technology officer of Crowdstrike, a cybersecurity firm hired by the DNC to investigate the theft of their emails. Alperovitch is also a fellow at the Atlantic Council, an anti-Russian Washington think tank. In its report Crowdstrike puts forward close to zero evidence for its claim that those responsible were Russian, let alone for its assertion that they were affiliated with Russian military intelligence. And yet, from this point on, the assumption that this was a Russian cyber operation was unquestioned. When the FBI arrived on the scene, the Bureau either did not request or was refused access to the DNC servers; instead it depended entirely on the Crowdstrike analysis. Crowdstrike, meanwhile, was being forced to retract another claim, that the Russians had successfully hacked the guidance systems of the Ukrainian artillery. The Ukrainian military and the British International Institute for Strategic Studies both contradicted this claim, and Crowdstrike backed down. But its DNC analysis was allowed to stand and even become the basis for the January Intelligence Community Assessment.

    The chatter surrounding the hack would never have acquired such urgency were it not for the accompanying assumption: Russia is a uniquely dangerous adversary, with which we should avoid all contact. Without that belief, Attorney General Jeff Sessions’s meetings with Russians in September 2016 would become routine discussions between a senator and foreign officials. Flynn’s post-election conversations with the Russian ambassador would appear unremarkable. Trump’s cronies’ attempts to do business in Russia would become merely sleazy. Donald Trump Jr’s meeting at Trump Tower with the Russian lawyer Natalia Veselnitskaya would be transformed from a melodrama of shady intrigue to a comedy of errors – with the candidate’s son expecting to receive information to use against Clinton but discovering Veselnitskaya only wanted to talk about repealing sanctions and restarting the flow of Russian orphans to the United States. And Putin himself would become just another autocrat, with whom democracies could engage without endorsing.

    Sceptical voices, such as those of the VIPS, have been drowned out by a din of disinformation. Flagrantly false stories, like the Washington Post report that the Russians had hacked into the Vermont electrical grid, are published, then retracted 24 hours later. Sometimes – like the stories about Russian interference in the French and German elections – they are not retracted even after they have been discredited. These stories have been thoroughly debunked by French and German intelligence services but continue to hover, poisoning the atmosphere, confusing debate. The claim that the Russians hacked local and state voting systems in the US was refuted by California and Wisconsin election officials, but their comments generated a mere whisper compared with the uproar created by the original story. The rush to publish without sufficient attention to accuracy has become the new normal in journalism. Retraction or correction is almost beside the point: the false accusation has done its work.

    The consequence is a spreading confusion that envelops everything. Epistemological nihilism looms, but some people and institutions have more power than others to define what constitutes an agreed-on reality. To say this is to risk dismissal as the ultimate wing-nut in the lexicon of contemporary Washington: the conspiracy theorist. Still, the fact remains: sometimes powerful people arrange to promote ideas that benefit their common interests. Whether we call this hegemony, conspiracy or merely special privilege hardly matters. What does matter is the power to create what Gramsci called the ‘common sense’ of an entire society. Even if much of that society is indifferent to or suspicious of the official common sense, it still becomes embedded among the tacit assumptions that set the boundaries of ‘responsible opinion’. So the Democratic establishment (along with a few Republicans) and the major media outlets have made ‘Russian meddling’ the common sense of the current moment. What kind of cultural work does this common sense do? What are the consequences of the spectacle the media call (with characteristic originality) ‘Russiagate’?

    The most immediate consequence is that, by finding foreign demons who can be blamed for Trump’s ascendancy, the Democratic leadership have shifted the blame for their defeat away from their own policies without questioning any of their core assumptions. Amid the general recoil from Trump, they can even style themselves dissenters – ‘#the resistance’ was the label Clintonites appropriated within a few days of the election. Mainstream Democrats have begun to use the word ‘progressive’ to apply to a platform that amounts to little more than preserving Obamacare, gesturing towards greater income equality and protecting minorities. This agenda is timid. It has nothing to say about challenging the influence of concentrated capital on policy, reducing the inflated defence budget or withdrawing from overextended foreign commitments; yet without those initiatives, even the mildest egalitarian policies face insuperable obstacles. More genuine insurgencies are in the making, which confront corporate power and connect domestic with foreign policy, but they face an uphill battle against the entrenched money and power of the Democratic leadership – the likes of Chuck Schumer, Nancy Pelosi, the Clintons and the DNC. Russiagate offers Democratic elites a way to promote party unity against Trump-Putin, while the DNC purges Sanders’s supporters.

    For the DNC, the great value of the Russian hack story is that it focuses attention away from what was actually in their emails. The documents revealed a deeply corrupt organisation, whose pose of impartiality was a sham. Even the reliably pro-Clinton Washington Post has admitted that ‘many of the most damaging emails suggest the committee was actively trying to undermine Bernie Sanders’s presidential campaign.’ Further evidence of collusion between the Clinton machine and the DNC surfaced recently in a memoir by Donna Brazile, who became interim chair of the DNC after Debbie Wasserman Schultz resigned in the wake of the email revelations. Brazile describes discovering an agreement dated 26 August 2015, which specified (she writes)

    that in exchange for raising money and investing in the DNC, Hillary would control the party’s finances, strategy, and all the money raised. Her campaign had the right of refusal of who would be the party communications director, and it would make final decisions on all the other staff. The DNC also was required to consult with the campaign about all other staffing, budgeting, data, analytics and mailings.

    Before the primaries had even begun, the supposedly neutral DNC – which had been close to insolvency – had been bought by the Clinton campaign.

    Another recent revelation of DNC tactics concerns the origins of the inquiry into Trump’s supposed links to Putin. The story began in April 2016, when the DNC hired a Washington research firm called Fusion GPS to unearth any connections between Trump and Russia. The assignment involved the payment of ‘cash for trash’, as the Clinton campaign liked to say. Fusion GPS eventually produced the trash, a lurid account written by the former British MI6 intelligence agent Christopher Steele, based on hearsay purchased from anonymous Russian sources. Amid prostitutes and golden showers, a story emerged: the Russian government had been blackmailing and bribing Donald Trump for years, on the assumption that he would become president some day and serve the Kremlin’s interests. In this fantastic tale, Putin becomes a preternaturally prescient schemer. Like other accusations of collusion, this one has become vaguer over time, adding to the murky atmosphere without ever providing any evidence. The Clinton campaign tried to persuade established media outlets to publicise the Steele dossier, but with uncharacteristic circumspection, they declined to promote what was plainly political trash rather than reliable reporting. Yet the FBI apparently took the Steele dossier seriously enough to include a summary of it in a secret appendix to the Intelligence Community Assessment. Two weeks before the inauguration, James Comey, the director of the FBI, described the dossier to Trump. After Comey’s briefing was leaked to the press, the website Buzzfeed published the dossier in full, producing hilarity and hysteria in the Washington establishment.

    The Steele dossier inhabits a shadowy realm where ideology and intelligence, disinformation and revelation overlap. It is the antechamber to the wider system of epistemological nihilism created by various rival factions in the intelligence community: the ‘tree of smoke’ that, for the novelist Denis Johnson, symbolised CIA operations in Vietnam. I inhaled that smoke myself in 1969-70, when I was a cryptographer with a Top Secret clearance on a US navy ship that carried missiles armed with nuclear warheads – the existence of which the navy denied. I was stripped of my clearance and later honourably discharged when I refused to join the Sealed Authenticator System, which would have authorised the launch of those allegedly non-existent nuclear weapons. The tree of smoke has only grown more complex and elusive since then. Yet the Democratic Party has now embarked on a full-scale rehabilitation of the intelligence community – or at least the part of it that supports the notion of Russian hacking. (We can be sure there is disagreement behind the scenes.) And it is not only the Democratic establishment that is embracing the deep state. Some of the party’s base, believing Trump and Putin to be joined at the hip, has taken to ranting about ‘treason’ like a reconstituted John Birch Society.

    I thought of these ironies when I visited the Tate Modern exhibition Soul of a Nation: Art in the Age of Black Power, which featured the work of black American artists from the 1960s and 1970s, when intelligence agencies (and agents provocateurs) were spearheading a government crackdown on black militants, draft resisters, deserters and antiwar activists. Amid the paintings, collages and assemblages there was a single Confederate flag, accompanied by grim reminders of the Jim Crow past – a Klansman in full regalia, a black body dangling from a tree. There were also at least half a dozen US flags, juxtaposed in whole or in part with images of contemporary racial oppression that could have occurred anywhere in America: dead black men carted off on stretchers by skeletons in police uniform; a black prisoner tied to a chair, awaiting torture. The point was to contrast the pretensions of ‘the land of the free’ with the practices of the national security state and local police forces. The black artists of that era knew their enemy: black people were not being killed and imprisoned by some nebulous foreign adversary, but by the FBI, the CIA and the police.

    The Democratic Party has now developed a new outlook on the world, a more ambitious partnership between liberal humanitarian interventionists and neoconservative militarists than existed under the cautious Obama. This may be the most disastrous consequence for the Democratic Party of the new anti-Russian orthodoxy: the loss of the opportunity to formulate a more humane and coherent foreign policy. The obsession with Putin has erased any possibility of complexity from the Democratic world picture, creating a void quickly filled by the monochrome fantasies of Hillary Clinton and her exceptionalist allies. For people like Max Boot and Robert Kagan, war is a desirable state of affairs, especially when viewed from the comfort of their keyboards, and the rest of the world – apart from a few bad guys – is filled with populations who want to build societies just like ours: pluralistic, democratic and open for business. This view is difficult to challenge when it cloaks itself in humanitarian sentiment. There is horrific suffering in the world; the US has abundant resources to help relieve it; the moral imperative is clear. There are endless forms of international engagement that do not involve military intervention. But it is the path taken by US policy often enough that one may suspect humanitarian rhetoric is nothing more than window-dressing for a more mundane geopolitics – one that defines the national interest as global and virtually limitless.

    Having come of age during the Vietnam War, a calamitous consequence of that inflated definition of national interest, I have always been attracted to the realist critique of globalism. Realism is a label forever besmirched by association with Henry Kissinger, who used it as a rationale for intervening covertly and overtly in other nations’ affairs. Yet there is a more humane realist tradition, the tradition of George Kennan and William Fulbright, which emphasises the limits of military might, counselling that great power requires great restraint. This tradition challenges the doctrine of regime change under the guise of democracy promotion, which – despite its abysmal failures in Iraq and Libya – retains a baffling legitimacy in official Washington. Russiagate has extended its shelf life.

    We can gauge the corrosive impact of the Democrats’ fixation on Russia by asking what they aren’t talking about when they talk about Russian hacking. For a start, they aren’t talking about interference of other sorts in the election, such as the Republican Party’s many means of disenfranchising minority voters. Nor are they talking about the trillion dollar defence budget that pre-empts the possibility of single-payer healthcare and other urgently needed social programmes; nor about the modernisation of the American nuclear arsenal which Obama began and Trump plans to accelerate, and which raises the risk of the ultimate environmental calamity, nuclear war – a threat made more serious than it has been in decades by America’s combative stance towards Russia. The prospect of impeaching Trump and removing him from office by convicting him of collusion with Russia has created an atmosphere of almost giddy anticipation among leading Democrats, allowing them to forget that the rest of the Republican Party is composed of many politicians far more skilful in Washington’s ways than their president will ever be.

    It is not the Democratic Party that is leading the search for alternatives to the wreckage created by Republican policies: a tax plan that will soak the poor and middle class to benefit the rich; a heedless pursuit of fossil fuels that is already resulting in the contamination of the water supply of the Dakota people; and continued support for police policies of militarisation and mass incarceration. It is local populations that are threatened by oil spills and police beatings, and that is where humane populism survives. A multitude of insurgent groups have begun to use the outrage against Trump as a lever to move the party in egalitarian directions: Justice Democrats, Black Lives Matter, Democratic Socialists of America, as well as a host of local and regional organisations. They recognise that there are far more urgent – and genuine – reasons to oppose Trump than vague allegations of collusion with Russia. They are posing an overdue challenge to the long con of neoliberalism, and the technocratic arrogance that led to Clinton’s defeat in Rust Belt states. Recognising that the current leadership will not bring about significant change, they are seeking funding from outside the DNC. This is the real resistance, as opposed to ‘#theresistance’.

    On certain important issues – such as broadening support for single-payer healthcare, promoting a higher minimum wage or protecting undocumented immigrants from the most flagrant forms of exploitation – these insurgents are winning wide support. Candidates like Paula Jean Swearengin, a coal miner’s daughter from West Virginia who is running in the Democratic primary for nomination to the US Senate, are challenging establishment Democrats who stand cheek by jowl with Republicans in their service to concentrated capital. Swearengin’s opponent is Joe Manchin, whom the Los Angeles Times has compared to Doug Jones, another ‘very conservative’ Democrat who recently won election to the US Senate in Alabama, narrowly defeating a Republican disgraced by accusations of sexual misconduct with 14-year-old girls. I can feel relieved at that result without joining in the collective Democratic ecstasy, which reveals the party’s persistent commitment to politics as usual. Democrat leaders have persuaded themselves (and much of their base) that all the republic needs is a restoration of the status quo ante Trump. They remain oblivious to popular impatience with familiar formulas. Jess King – a Mennonite woman, Bard College MBA and founder of a local non-profit who is running for Congress as a Justice Democrat in Lancaster, Pennsylvania – put it this way: ‘We see a changing political landscape right now that isn’t measured by traditional left to right politics anymore, but bottom to top. In Pennsylvania and many other places around the country we see a grassroots economic populism on the rise, pushing against the political establishment and status quo that have failed so many in our country.’

    Democratic insurgents are also developing a populist critique of the imperial hubris that has sponsored multiple failed crusades, extorted disproportionate sacrifice from the working class and provoked support for Trump, who presented himself (however misleadingly) as an opponent of open-ended interventionism. On foreign policy, the insurgents face an even more entrenched opposition than on domestic policy: a bipartisan consensus aflame with outrage at the threat to democracy supposedly posed by Russian hacking. Still, they may have found a tactical way forward, by focusing on the unequal burden borne by the poor and working class in the promotion and maintenance of American empire.

    This approach animates Autopsy: The Democratic Party in Crisis, a 33-page document whose authors include Norman Solomon, founder of the web-based insurgent lobby RootsAction.org. ‘The Democratic Party’s claims of fighting for “working families” have been undermined by its refusal to directly challenge corporate power, enabling Trump to masquerade as a champion of the people,’ Autopsy announces. But what sets this apart from most progressive critiques is the cogent connection it makes between domestic class politics and foreign policy. For those in the Rust Belt, military service has often seemed the only escape from the shambles created by neoliberal policies; yet the price of escape has been high. As Autopsy notes, ‘the wisdom of continual war’ – what Clinton calls ‘global leadership’ –

    was far clearer to the party’s standard bearer [in 2016] than it was to people in the US communities bearing the brunt of combat deaths, injuries and psychological traumas. After a decade and a half of non-stop warfare, research data from voting patterns suggest that the Clinton campaign’s hawkish stance was a political detriment in working-class communities hard-hit by American casualties from deployments in Iraq and Afghanistan.

    Francis Shen of the University of Minnesota and Douglas Kriner of Boston University analysed election results in three key states – Pennsylvania, Wisconsin and Michigan – and found that ‘even controlling in a statistical model for many other alternative explanations, we find that there is a significant and meaningful relationship between a community’s rate of military sacrifice and its support for Trump.’ Clinton’s record of uncritical commitment to military intervention allowed Trump to have it both ways, playing to jingoist resentment while posing as an opponent of protracted and pointless war. Kriner and Shen conclude that Democrats may want to ‘re-examine their foreign policy posture if they hope to erase Trump’s electoral gains among constituencies exhausted and alienated by 15 years of war’. If the insurgent movements within the Democratic Party begin to formulate an intelligent foreign policy critique, a re-examination may finally occur. And the world may come into sharper focus as a place where American power, like American virtue, is limited. For this Democrat, that is an outcome devoutly to be wished. It’s a long shot, but there is something happening out there.

    #USA #cuture #politique


  • Petite histoire de la propagande de guerre 2,les couveuses du Koweit ou quand l’armée de Saddam Hussein « assassinait » les bébés – Histoire, faits, documents et débats
    https://accrobac.wordpress.com/2017/09/07/petite-histoire-de-la-propagande-de-guerre-2les-couveuses-du-kow

    Le 14 octobre 1990, une jeune femme koweïtienne, appelée par les médias « l’infirmière Nayirah », témoigne, les larmes aux yeux, devant une commission du Congrès des États-Unis. L’événement est retransmis rapidement par les télévisions du monde entier
    La jeune fille, coachée selon certaines sources par Michael Deaver, ancien conseiller en communication de Ronald Reagan, s’appelait al-Ṣabaḥ, et était la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington Saud bin Nasir Al-Sabah. L’association Citizens for a Free Kuwait, organisée par le gouvernement du Koweït exilé, avait commandé cette campagne à la compagnie de relations publiques Hill & Knowlton (pour la somme de 10 millions de dollars).

    #Iraq #histoire #guerre


  • Tikrit et Nadjaf : le martyr et l’extase – Le Saker Francophone
    http://lesakerfrancophone.fr/tikrit-et-nadjaf-le-martyre-et-lextase

    De Tikrit et Nadjaf, Irak – Rien, absolument rien ne vous prépare à revivre, sur place, le souvenir de ce qui entrera dans l’histoire comme le lieu des pires atrocités de Daech / État islamique en Irak ou en Syrie depuis que ce culte de la mort est entré en force à travers la frontière à l’été 2014 : le massacre de Speicher du 12 juin 2014, quand presque 2000 recrues de l’armée irakienne ont été assassinées à côté et dans un ancien palais de Saddam Hussein situé sur les berges du Tigre, près de Tikrit.

    Pas très gai, mais utile rappel des massacres en #irak


  • Muhammad Bin Salman, de facto leader de l’Arabie... - Laurent Bonnefoy
    https://www.facebook.com/laurent.jeanne.90/posts/10155554889930528?comment_id=10155554961665528&reply_comment_id=1015555518

    Muhammad Bin Salman, de facto leader de l’Arabie Saoudite fascine les grands médias occidentaux et nos dirigeants. C’est à l’évidence une histoire d’amour qui commence et les centaines de millions injectés par le Royaume (via des agences de com’) pour changer son image en Europe et aux Etats-Unis n’y sont sans doute pas pour rien ! Le branding « MBS » marche à plein : France Inter ce matin, le New York Times hier, The Economist il y a deux ans.
    On y lit ou entend des louanges, on relève la difficulté de la tâche relevée par le jeune prince « courageux » (parce que les Saoudiens seraient des « fainéants » ou des « corrompus », ou bien parce que les méchants religieux veillent au grain).
    Quelques historiens pourront sans doute dans quelques années tracer un parallèle avec la fascination qu’exercait Saddam Hussein dans les années 1980 ou Bachar el-Assad au milieu des années 2000. A une différence près, concernant « MBS » et son terrain de jeu macabre yéménite, aux fondements de son règne, les informations sont aujourd’hui pleinement disponibles. Encore faut-il vouloir les voir !


  • The science of spying: how the #CIA secretly recruits academics | News | The Guardian
    https://www.theguardian.com/news/2017/oct/10/the-science-of-spying-how-the-cia-secretly-recruits-academics

    Intelligence from academic conferences can shape policy. It helped persuade the George W Bush administration –mistakenly, as it turned out – that Saddam Hussein was still developing weapons of mass destruction in Iraq.

    [...]

    Because it was hard to approach the scientists in #Iran, the CIA enticed them to conferences in friendly or neutral countries, a former intelligence officer told me. In consultation with #Israel, the agency would choose a prospect. Then it would set up a conference at a prestigious scientific institute through a cutout, typically a businessman, who would underwrite the symposium with $500,000 to $2m in agency funds.

    #Irak #fabrications #Israël