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  • Déclarations de Khaled Nezzar : Aveux d’impuissance des généraux et des médias éradicateurs – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2019/05/01/declarations-de-khaled-nezzar-aveux-dimpuissance-des-generau

    Sous un titre racoleur, le patriotisme de canaille (selon Bertolucci) nous dit que l’ex génénar s’exprime et révèle. De quoi s’agit-il ?
    Aveu du passé :

    Je suis, selon ce qui se dit çà et là, l’homme qui a « refusé » le verdict des urnes et a fait « avorter » une révolution démocratique et sociale en janvier 1992. J’assume d’avoir répondu avec le gouvernement et le Haut Conseil de sécurité à l’appel de l’immense majorité des Algériens pour éviter à l’Algérie l’instauration d’un Etat théocratique.(Khaled Nezzar)

    Est-ce qu’on peut être sérieux en disant que la minorité médiatique et idéologique est légitime pour délégitimer une expression populaire majoritairement antisystème ?

    Est-ce qu’on peut raisonnablement dire que le président par intérim Abou Lahya et le gouvernement de Abou Faracha étaient légitimes en 1992 ? Qu’est ce qui a changé entre 1992 et 2019 pour que les anciens Janvieristes fussent dans la légalité constitutionnelle en refusant le résultat des urnes alors que les Néo Janvieristes soient dans la légitimité populaire contre la légalité constitutionnelle pour ne pas aller au verdict des urnes ? Ils sont tellement convaincus de leur rhétorique stupide qu’ils s’imaginent découvrir la salinité de l’eau de mer et que nous allons boire de leur tasse nauséabonde.

    Il n’y a rien de changé !

    En octobre 1988, en janvier 1992 et en février 2019 nous avons assisté à une opération de communication où se conjuguent la réalisation de ce que Noam Chomsky appelle la fabrique du consentement et de ce que Noémi Klein appelle la stratégie de la terreur psychologique pour imposer :

    – Un libéralisme sauvage

    – Un démantèlement de l’Etat

    – Un alignement idéologique et culturel sur l’Occident athée.

    – Une exclusion de l’arabité et de l’islamité

    – Une terreur ou une confusion telle, qu’il est impossible de voir le réseau maffieux et ses sbires mettant sous emprise la société algérienne, ses ressources et son mental pour qu’il n’y ait jamais une justice, une liberté, une souveraineté, une démocratisation.

    A chaque fois, ils nous servent l’émigration algérienne en France comme étant la paternité du nationalisme algérien pour exclure le peuple algérien et ses Oulémas et ne conserver du 1er Novembre que l’interprétation laïciste et bérbériste, signifiant la libération de l’Algérie du colonialisme musulman et de la langue coranique. Ils ont sapé l’économie, l’école et la culture et ils ont noyauté l’ANP pour la détourner de sa vocation populaire et nationale. Ils ont réalisé ce que le colonialisme n’a jamais pu entreprendre : « Salir l’ANP et le FLN ».

    A chaque fois, ils nous servent Ait Ahmed en guise de référence, oubliant qu’entre Da Hocine Ait Ahmed et ces voyous, il y a non seulement des principes démocratiques, mais surtout l’effusion du sang des Algériens et la destruction de l’Algérie.

    A chaque fois, ils nous servent la peur de l’Etat théocratique. Face à eux il y a les indigents politiques de l’islamisme politique et de l’islamisme maraboutique, versés dans la rente ou dans la revanche, ils peuvent donc les manipuler, en faire des boucs-émissaires, des repoussoirs. Ils détiennent l’économie, la finance, les médias, les chancelleries : Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, personne ne peut les détromper.

    Dans ces moments de confusion, nous voyons de pseudo intellectuels « islamistes » et des agitateurs partisans de « l’islamisme infantile » se mobiliser contre Ghazi Hidouci et affirmer, sur impulsion des laïcistes et des éradicateurs, civils et militaires, que ce dernier est Juif et qu’il aurait judaïsé le Ministère de l’économie. Pourquoi la diffamation et le mensonge, pourquoi la diversion ?

    Le caractère pacifique et insistant du « Harak » les dérange, car ils ne parviennent pas à le caporaliser, il échappe à toute logique. Ils le poussent vers l’émeute, la surenchère et la haine de tous les anciens cadres pour cristalliser les mécontentements vers l’affrontement avec l’armée, le Darak et le Amn Watani. L’affrontement réalise leur vœu le plus cher : Partitionner l’Algérie, impliquer l’armée dans un bain de sang pour la rendre justiciable devant les tribunaux internationaux sinon les pousser à faire des concessions politiques, sécuritaires et économiques sur le plan géostratégique.

    C’est dans cette confusion et dans cette menace qu’ils réalisent le deal passé avec les oligarques qui leur octroient la manne financière de la publicité, de la logistique, des avantages et des salaires. Comme des symbioses, ils vivent les uns et les autres comme des parasites réciproques : Un seul meurt ou s’affaiblit et par effet mutuel l’autre périt avec lui.

    Pour éviter à l’Algérie l’instauration d’un Etat théocratique (Khaled Nezzar)

    Nous sommes dans la posture du serpent qui se mord la queue : Nous sommes revenus à l’équation de départ de 1989 : Que faire des islamistes algériens ? Il faut changer de peuple ou éradiquer l’Algérie ! On va se poser deux questions qui vont montrer l’aveu d’impuissance des éradicateurs laïcistes :

    La première question est liée au devoir de vérité et de justice : Une élection démocratique avec un Président légitime, une remise en marche de la vie parlementaire et une réhabilitation des appareils de sécurité et de justice vont remettre à l’ordre du jour « qui a tué qui », « qui a armé les milices laïcistes », « qui a armé les milices islamistes », qui et qui et pourquoi ? Les familles des victimes (civils et militaires, citadins et ruraux) du terrorisme, des disparus, des déplacés, des internés, des torturés, des exclus vont fatalement exiger des enquêtes et des indemnités. Qui portera la responsabilité ? Qui répondra de la corruption et des richesses accumulées durant la « décennie noire » ? Tous ceux qui ont du sang sur les mains et de l’argent sale dans les poches vont refuser d’aller au verdict des urnes. Tous les voyous et les incompétents vont préférer l’anarchie de « tout le monde est responsable » pour ne pas être tenu pour responsable.

    Ceci dit, il faut souligner une donnée extrêmement importante sur la faute stratégique de Khaled Nezzar en 1992. Le FIS avait gagné les élections législatives, mais il pouvait être mis en échec sur le plan de la bureaucratie et de la nomination des cadres. Même si les parlementaires du FIS prenaient une décision de type « théocratique », le Journal Officiel aux mains de la haute administration pouvait le rendre inopérant en refusant de le publier. Même si le FIS parvenait à proposer un chef de gouvernement, des Ministres, des Walis, des cadres supérieurs, il lui manquerait l’approbation et la validation par deux hommes clés dans le système algérien : Le chef des services de sécurité et le directeur de cabinet du président. Nous aurions été conduit vers l’inertie et la crise politique avec de nouvelles élections ou bien une négociation secrète où le FIS, sans expérience politique et sans stratégie économique et institutionnelle aurait soit perdu la bataille soit fait des concessions majeures.

    Pourquoi aller vers l’affrontement violent alors qu’il y a des possibilités de contenir l’adversaire, de le désarmer et de le défaire ? Pourquoi détruire un pays ?

    La Guerre civile, conjuguée à la perte de souveraineté nationale, masquées sous le vocable de « la lutte antiterroriste », a permis de réaliser quatre objectifs :

    Pillage économique
    Sanction du peuple par les exactions des milices
    Pas de création d’emploi et de stabilité pour générer l’économie informelle et l’import sur les ruines de l’industrie et de l’agriculture algérienne
    L’éradication de l’adversaire idéologique.
    Jusqu’à la dernière minute, le porte-parole du Président – son frère Saïd – s’est accroché au pouvoir, multipliant les tentatives de diversion, les manœuvres, les manigances désespérées pour garder la haute main sur les affaires du pays. (Khaled Nezzar)

    C’est du vent médiatique, Nacer ou Said Bouteflika ne sont que des communicateurs de l’ancien président, le véritable pouvoir est ailleurs. Ils sont, pour cacher la résurgence du système et sa nature réelle, en train de nous envoyer depuis des mois de fausses pistes pour focaliser la colère et lui donner incarnation. Le peuple détruit par la mosquée, l’école et les médias, ne peut comprendre l’abstraction politique et économique, alors ils lui servent du concret personnifié qui le satisfait pour un exorcisme ou une catharsis sociale. Ils font de la diversion à l’image de la citation de Hegel : « Dans la forêt, on entend le vieil arbre qui tombe, mais on n’entend pas la jeune pousse qui émerge »

    Est-ce que Saïd Bouteflika et Tewfik peuvent, à eux seuls, incarner tous les malheurs de l’Algérie. Est-ce qu’on peut leur imputer cette situation de mutation du peuple algérien de résistant au colonisateur à des individualités qui se sont contentés de consommer, de fantasmer et de s’abrutir devant les chaines satellitaires alors que leur pays était pillé, leur école sinistrée, leur mosquée infantilisée et leur jeunesse poussée à devenir proie de la drogue et de la Harga vers l’Europe ? Il y a bel et bien une force organisée, intelligente et maléfique qui a anesthésié le peuple algérien ? Nos élites sont médiocres, serviles et incapables d’assumer leur responsabilité. Notre peuple était brave et travailleur.

    Ni Nezzar, ni ses patriotes ne peuvent nous expliquer les raisons profondes de l’effondrement du système : Ils sont l’excellence de la médiocrité de ce système, ses auxiliaires de service, ses désinformateurs. Ils ont été les sapeurs, parmi tant d’autres certes, mais sans doute les plus influents, de la destruction de l’Algérie. Ils ont sapé la langue, la foi, l’économie, la sécurité, la société sur ordre de qui et pour quels intérêts ? Aujourd’hui ils veulent récupérer la colère populaire, l’instrumentaliser, en faire écran… En même temps ils expriment, paradoxalement, leur crainte d’être submergé. Ils savent qu’il sont visés par le mouvement populaire.

    En effet qui a initié la planification du démantèlement de l’industrie nationale, qui a provoqué la disparition du secteur public et qui a mis fin à la gratuité des services fondamentaux ? Qui avait en charge l’exécution de la démolition des efforts de développement légués par feu Boumediene ? Qui est passé du statut de progressiste au libéral affairiste ?

    Du moment que les choses prenaient une autre tournure et touchaient l’ensemble de la hiérarchie de l’ANP avec des commissions rogatoires qui prétendent enquêter sur toute l’institution militaire (Khaled Nezzar)

    C’est la première fois qu’on lit quelque chose de sensé, même si en vérité nous sommes dans la situation de l’arbre qui se cache derrière la forêt faute de cacher la forêt. J’ai déjà publié mes arguments réfutant la poursuite de Khaled Nezzar par les tribunaux suisses et français. Nous devons laver notre linge sale en famille. Nous devons refuser que la faute d’un homme ou d’un groupe d’hommes puisse rejaillir négativement sur nos institutions et sur notre devenir en tant qu’État et Peuple. Celui qui échappe à la justice de son pays sera exposé à la Justice divine. On ne doit pas chercher la vengeance ou la revanche, même s’il y a mort d’homme surtout lorsqu’il s’agit de hauts responsables : Ce qui nous intéresse est davantage la faute ou l’erreur politique (économique) et non le fautif, pour réformer, rendre justice, mettre fin à l’injustice. Il faut se concentrer sur les processus et ne pas se laisser divertir par les hommes et les choses.

    L’ANP « débarrassée » de ses rentiers historiques et de ses sergents de l’armée française, par l’usure du temps et la mort inévitable, n’a rien à voir dans sa composante humaine actuelle avec les Janvieristes. Bien entendu, on veut la pousser vers l’État d’exception et la guerre civile. Dans un système démocratique, quel que soit le statut de l’armée, les militaires ne peuvent devenir des auxiliaires de la rente ou du sectarisme politique ni un arbitre entre factions et clans.

    Bien entendu, l’histoire rendra son verdict sur le plan idéologique, géopolitique, économique et mettra en évidence le rôle décisif des capitales occidentales, notamment française et américaine, dans l’annulation des élections, la nomination des cadres et la destruction de l’appareil économique.

    Pour l’instant nous savons tous par qui et comment l’ANP a été fragilisée et pour quels buts. Nous savons aussi pourquoi on veut achever le travail de fragilisation : Donner des concessions stratégiques aux étrangers et s’instaurer tutelle politique et idéologique sur l’Algérie.

    La désignation de membres de la société civile représentatifs pour assurer la transition (Khaled Nezzar)

    Un autre aveu d’impuissance et de mauvaise foi ! De quelle transition s’agit-il ? Vers quoi ? De quelle légitimité et sur quels critères politiques et idéologiques tel représentant de la société civile et non tel autre sera désigné ? Nos éradicateurs n’ont pas la probité de répondre.

    Le pire c’est qu’on peut être partisan, sectaire et malhonnête, mais faire son travail avec compétence et relative impartialité, du moins sur le plan formel. Nos médias, non seulement affichent avec prétention leur servitude au système tout en le dénonçant paradoxalement, mais ne donne pas la parole au peuple. Nous n’entendons et ne lisons que les déclarations des élites systèmes, des idiots utiles, des éradicateurs et des voyous. Ils agissent comme « faiseurs d’opinion » au lieu d’être des journalistes informateurs. Ils vivent de la manne financière des entreprises nées par la grâce du système, mais ils ne se considèrent pas comme des « serviteurs du peuple » ni des guides. Ils ne donnent l’opportunité à aucun jeune de s’exprimer, de parler de sa détresse sociale, de son désir de changement et de sa vision sur l’avenir.

    Nous ne voyons que les mêmes figures de 1989-1992 avec quelques nouveaux jeunes cooptés, avec le même discours, le même lexique, le même désir nihiliste. En fouillant un peu, nous voyons la mise en œuvre d’une société parallèle qui tente de prendre en main la « Révolution » populaire, nouveaux syndicats d’étudiants, de magistrats, de travailleurs, d’enseignants : Tous unis par le destin laïciste d’une culture qui n’est pas la nôtre, mais celle de la France.

    On trouve facilement, des ambitieux et des revanchards issus du mouvement islamiste ou des services de sécurité pour faire la promotion des programmes anti nationaux et anti armée nationale.

    Le site Algeriepatriotique, qui renaît pour le service de l’Algérie

    C’est bien dit et authentiquement correct : Maintenant que les affaires de corruption, de blanchiment, de subversion se révèlent dans leur ampleur et leur désastre, il faut se repositionner pour assurer le changement de façade dans la continuité du système. Il s’agit tout simplement de mettre en confiance ses troupes et ses alliés tout en se remettant en position de continuer le pillage économique, la lutte idéologique et l’appropriation du pouvoir sans partage ni légitimité ni légalité ni compétence.

    Les autoproclamés patriotes, démocrates et républicains non seulement excellent dans les syllogismes fallacieux par mauvaise foi, mais empruntent toutes leurs symboliques à la République française et aux techniques de communication idéologique du sionisme tout en s’affichant anti-français et antisionistes. Nous sommes dans le cas d’école du suprême de la lutte idéologique : Dénoncer par l’expression verbale ce qu’on veut imprimer dans la conscience du peuple mis en situation d’hystérie par ses moyens de propagande et de désinformation.

    Nous sommes dans la culture protéiforme, renaitre de ses cendres et se métamorphoser selon les circonstances comme le légendaire Protée de la mythologie grecque et ses troupeaux. Gilles Deleuze a fait une excellente analyse sur les capacités du capitalisme non seulement à se régénérer, mais à recycler ses déchets et à les vendre.

    Je n’ai pas de compte personnel à régler avec ces gens-là, mais du mépris. En effet, ils ont provoqué l’effusion de sang et la mise en panne des réformes politiques et économiques pour une raison simple et mesquine : Continuer à siroter sa bière ou son whisky. Personnellement je n’ai pas d’opposition sauf que j’aurais adhérer si cela se posait dans le cadre des revendications des libertés pour tous d’une part et dans le respect du regard social d’autre part.

    Mon second mépris c’est leur habileté à la lutte idéologique qui consiste à récupérer les égarés et les ambitieux ainsi qu’à noyauter les institutions et les appareils. Pour mon cas personnel, ils se contentaient de publier parfois certaines de mes analyses sans me demander l’autorisation et en sélectionnant ce qui les intéresse sur le plan idéologique. Ainsi ils « expurgent » tous les énoncés coraniques et les Hadiths que je cite et bien entendu reprennent, décontextualisés, les critiques que je fais aux islamistes, aux réformateurs et au système algérien dont tous nous en sommes les produits. Ils arrivent à sauter des phrases et des paragraphes faisant dire à mes textes ce qu’ils avaient envie d’entendre. C’est malhonnête.

    Ils prennent les Algériens pour des demeurés mentaux, alors que la majorité sait que ces médias sont honnis par le peuple qui les traitent de brosse du pouvoir, de porte-voix des éradicateurs et de véhicules tant des ambitions politiques que des convictions idéologiques de leurs parrains financiers.

    L’Algérie ne connaitra la Démocratie, la République et la Souveraineté nationale qu’après l’accès du peuple à l’exercice de l’information et la fin de la relation entre l’information et l’argent, entre l’information et le pouvoir. Pour l’instant et dans la confusion générale, ces médias aux ordres, nous permettent de prendre le pouls de ce qu’on appelle la « société civile » et qu’on commence enfin à désigner par « l’État profond, le deep State » de l’Algérie. Celui-ci nous prépare à l’émergence de « nouveaux acteurs de la scène publique » organisés et médiatisés par les forces occultes.

    Le peuple profond de l’intérieur du pays, qui a donné ses fils à l’ALN et à l’ANP, est tenu à l’écart du débat, il chante à tue-tête « Salmiya » et « Djeich Chaâb ». Même sans organisation et sans leader, le peuple algérien, sur impulsion de la mystique de l’Histoire, peut déjouer les calculs et dévoiler les éradicateurs dont la rhétorique flamboyante n’est qu’un suite d’aveu d’impuissance et d’échec en attendant l’aveu final devant une cour de justice indépendante pour incitation à l’éradication d’un peuple, complot contre la souveraineté de l’État et subversion contre l’unité de l’armée.

    Omar MAZRI – ALGERIE RUPTURE

    https://www.algerie-rupture.com/2019/04/30/declarations-de-khaled-nezzar-aveux-dimpuissance-des-generaux-et-de

  • Saudi Arabia is carrying out a second oppressive mass slaughter in the era of King Salman, including children, protestors, and activists – European-Saudi Organisation for Human Rights
    https://www.esohr.org/en/?p=2196

    Without the knowledge of the victims’ families, the Saudi government today circulated awful news of the execution of 37 people, including minors, protestors, and the disabled. Many of them were linked to the Arab Spring protests that took place in Saudi Arabia, particular in the governorate of Qatif beginning on 17 February 2011. Others were charged by Saudi Arabia with spying for Iran, although most of the charges did not include evidence of actual acts of espionage.

    Among the names were at least six minors: Abdullah Salman Al Sarih and Abdulkarim Mohammad al-Hawaj, whose charges go back to when they were 16 years of age, and Said Mohammad al-Sakafi, Salman Amin Al Quraysh, Mujtaba Nadir al-Sweiket, and Abdulaziz Hassan Al Sahwi, whose charges date back to when they were 17. There are also suspicions that others are likely minors, but the European Saudi Organisation for Human Rights (ESOHR) was unable to obtain further details.

    Furthermore, among the shocking executions was Haidar Mohammad Al Laif, who according to Saudi Arabia – in its reply to the UN on 13 December 2017 – was given a final sentence of eight years.

    Many of the charges leveled against the individuals whose executions were announced by the Ministry of Interior were not classified as serious or terroristic crimes. For example, there were charges related to the right to expression, peaceful protest, peaceful association, signing political statements, possessing political documents and information on political detainees. Similarly, some of them have been accused of spreading Shi’ism and practicing non-traditional religious activities involving Shiites in the governorate of Jeddah, in Saudi Arabia.

    The trials of most of the victims of today’s massacre, the details and proceedings of which the ESOHR has followed, have severely lacked the conditions for a fair trial. The trials have taken place in total secrecy and isolation from any of the victim’s relatives or in semi-secrecy, attended by only a few of the victim’s relatives – one to three at most. On the government’s part, select official media entities can attend, as well as members of executive agencies, such as the Mabahith (secret police), and members of the official human rights establishment. Meanwhile, no one from the public or members of civil society can be found at the trial.

    (...)

    In a report issued in February 2019 following a field visit to Saudi Arabia, the former Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism, Ben Emerson, called for “a prompt review of all current cases of prisoners charged and convicted of terrorist offenses who are facing the death penalty, in order to ensure that minimum international standards are met in each case.” He stressed that this means that the death penalty may not be imposed except for the most serious crimes leading to loss of life and may not be imposed on people who were minors at the time of their crimes or people with mental or cognitive disabilities. Ben Emerson’s report included a clear reference to those who were executed today, stating that when 24 people were brought to trial in June of 2016 because of pro-democracy protests in 2011, the Specialized Criminal Court sentenced 14 of them to death. This again confirms that the trials did not fulfill the required legal processes and the standards of a fair trial and that the accused were subjected to torture and were not able to have a lawyer. This case is a source of serious concern.

    The rapporteur also expressed particular concern vis-à-vis “a pattern of systematic oppression in the Eastern Province where most of the Shiite population lives,” noting that death sentences were issued against many members of the Shiite minority – who were facing imminent execution – for their participation in pro-democracy demonstrations in Eastern Province in 2011 and 2012.

    The brutal executions carried out by Saudi Arabia today blatantly ignored the many urgent appeals of the UN High Commissioner for Human Rights, UN Special Rapporteurs, and various committees. These appeals included many of the names of people who were killed by Saudi Arabia today:

    (...)

    With the executions today, the number of victims of execution since 2019 to today totals 105, while at this point in 2018 there were 48 executions. The rate has more than doubled by 50% compared to last year.

    As stipulated in Saudi Arabia, executions are carried out only after the signature of the king or his deputy, which makes King Salman directly and explicitly responsible for the executions carried out today.

    The ESOHR does not have information about some of the names mentioned as executed today. This goes back to the Saudi government’s closure of all spaces for civil society and the intimidation surrounding the families of the victims. The ESOHR also emphasizes the lack of confidence in the accounts offered by the state under the justification of “terrorism.”

    The ESOHR believes that Saudi Arabia has entered into a bloody era since the ascension of King Salman and his Crown Prince and their absolute control over the country, both internally and externally. The first and most heinous manifestation of this internal control was the mass execution of 2 January 2016. This was followed by numerous crimes, culminating in today’s crime of executing 37 citizens – among them minors, the disabled, and demonstrators – on charges that fall within freedom and opinion and expression and are not classified as criminal.

    After this heinous crime, the ESOHR calls for an international investigation to be opened in order to hold accountable all those responsible for the crimes and violations that have occurred. The ESOHR believes that this is the response that may bring this bloodshed to an end. The ESOHR also calls for a review of Saudi Arabia’s membership in various UN agencies and committees.

    The ESOHR is raising profound concerns about dozens of people threatened with becoming victims of other executions in the future and advocates all legal means to save their lives.

    #arabie_saoudite notre cliente et alliée

  • TRÊVE DE NIFAQ BOULITIQUE ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2019/03/29/treve-de-nifaq-boulitique

    N’étant pas un adepte du nifaq boulitique, des manipulations bassement politiciennes

    Nous entendons certaines voix appeler à ne pas s’attaquer politiquement à l’armée ? Qui s’est attaqué à cette institution qui est celle de la République et de la Nation ?

    Ne confondons pas institution militaire et oligarchie militaro-financière.
    Oui, c’est l’oligarchie militaro-financière (terme dont la paternité revient à notre frère Si Hocine Aït Ahmed, Rahimahu Allah) qui détient le pouvoir réel. Et c’est elle qui fait et défait les « Présidents ». Cette oligarchie est constituée d’une poignée d’officiers corrompus en activité et certains en retraite associés à des « magnats » de l’argent sale (certains connus et d’autres plus puissants, inconnus du public). Elle a prospéré plus particulièrement durant la « sale guerre » contre le peuple et détient pratiquement tous les rouages de l’économie et plus particulièrement de l’Import. 

    C’est cette oligarchie militaro-financière qui a démis Bendjedid et a intronisé Boudiaf, puis Zeroual et Bouteflika.

    Tout comme il serait malhonnête de dire que le pouvoir réel était entre les mains de Bouteflika et de son frère Saïd. 
    Les services de l’action psychologique de cette oligarchie ont, durant longtemps trompé l’opinion publique en distillant via leurs agents-journaleux, cette propagande. 

    Bouteflika (dont on connait le goût immodéré du pouvoir) et sa fratrie, ont été utilisés comme vitrine par ceux qui l’ont ramené, pour permettre à cette oligarchie de piller en toute quiétude les ressources de ce pays avant « d’essuyer le couteau » sur eux, en cette période de révolution populaire. Cela ne signifie pas que le Président désigné n’a pas profité de son pouvoir apparent pour servir ses proches et ses soutiens (éphémères).
    Cinq semaines de marches de plus de 20 millions d’Algérien(ne)s n’ont pas fait broncher le pouvoir apparent et ses appareils.

    Il a suffi d’un discours de quelques minutes d’un chef d’Etat-Major qui n’était pas habilité théoriquement à s’immiscer dans les affaires politiques, pour tout faire basculer !

    Que signifie tout cela ?

    Que la résistance pacifique du peuple qui n’a pas faibli d’un iota, menaçait les privilèges de cette oligarchie. Il fallait actionner le fameux article 102 pour sauver le régime au détriment de la Patrie.
    Pourquoi ne l’a -telle pas actionné en 2013, lors du grave AVC du président désigné ? Car à l’époque, elle pensait avoir anesthésié le peuple !
    Ne soyons pas dupes et hypocrites et disons la vérité à notre Peuple qui nous a montré le chemin de la libération.

    Salah-Eddine SIDHOUM.

    http://lequotidienalgerie.org/2019/03/28/treve-de-nifaq-boulitique

  • Bouteflika, le peuple a décidé : dégagez ! - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2019/02/bouteflika-le-peuple-a-decide-degagez.html

    Enfin ! Depuis le temps qu’on attendait ça ! Je ne pensais pas que je le verrais de mon vivant. Quelle joie ! C’en est fini du culte du portrait dans un cadre doré. Le peuple algérien a montré que c’était lui et lui seul qui décidait, qu’il était l’unique « zaïm », que le pouvoir vient de lui seul et de personne d’autre. Et ce n’est qu’un début ! Ce 22 février 2019, date désormais historique, de nos monts et montagnes, de toutes les vallées, des champs et du désert, la voix des hommes libres s’est levée, le peuple a marché dans les rues de toutes les villes et communes de notre belle Algérie, au nord, à l’est, à l’ouest, au centre et au sud, pour clamer son refus du cinquième mandat du président impotent et de sa clique de truands, les gangsters de la chaise roulante : Bouteflika ya el Maroki makanch el houhda el khamsa(Bouteflika le Marocain, il n’y a pas de 5e mandat) ! Chacun en a pris pour son grade, de Ouyahia à Bouteflika. Et pourtant, tout le monde avait parié dans les salons feutrés et les résidences protégées en zone verte que le peuple algérien était mort et enterré et qu’il ne défendrait pas son honneur face aux agressions multiples et aux violences du régime pourri. Il faut dire qu’il s’est tu pendant si longtemps… Mais ce vendredi 22 février, le mur de la peur est définitivement tombé. Un seul héros, le peuple.

    La fratrie Bouteflika, Saïd, Nacer, et le gang du fauteuil roulant, Ouyahia, Sellal, Haddad, Sidi Saïd, Tliba, Ghoul, Bouchareb, Ould Abbes et Cie, dans quels trous êtes-vous terrés comme des rats ? Je vous avais avertis, vous les voleurs, les perfides, que cette terre n’était pas la vôtre, vous l’avez pourtant saignée à blanc et vendue comme une étoile de mer au marché, indignes usurpateurs, faux dévots, gangsters, crapules, malfrats, traîtres, vauriens ! Cette terre est la nôtre et le fleuve que vous avez détourné de sa voie naturelle est en train de retrouver son lit. Cette jeunesse que vous avez jetée à la mer, que vous avez marginalisée, brimée, opprimée, dédaignée, méprisée, avec le climat étouffant que vous avez installé dans le pays, est en train de recouvrer l’honneur de toute une nation. L’emblème de notre Algérie flottera de nouveau haut dans le ciel pur grâce à ces jeunes gens et à leurs cris de colère qu’ils ont jetés à vos tronches de vieilles épaves faisandées. Désormais, les Algériens ne seront plus obligés de baisser la tête par la honte que vous nous avez infligée avec votre président grabataire qui fait la risée du monde. Kassaman, l’hymne national que vous avez bafoué a retenti dans les rues et sur les places. Le fier Algérien fera de la Mecque des Révolutionnaires la Mecque de la Démocratie ! Personne ne pourra faire reculer le peuple, ni les manipulateurs, ni les pyromanes, ni les traîtres à la solde des puissances occidentales. Écoutez ces voix venant des tréfonds de nos contrées, ces voix de l’honneur et de la dignité : el chaab la yourid Bouteflika wa Said (le peuple ne veut pas de Bouteflika et Saïd). Écoutez ces voix entonner des hymnes à la liberté. Vous, les symboles du régime infect, écoutez ces voix, celle de l’Algérie de demain qui se fera malgré vous et contre vous.

    Pas une vitre n’a été brisée, les quelques rares velléités de violence ont été avortées par le peuple lui-même, aucun détritus n’a été laissé sur le passage des manifestations. Quelle leçon de civisme et de maturité a infligé ce grand peuple d’Algérie à ce régime putride d’une autre ère, complètement dépassé ! L’heure est désormais au renouveau, à la rupture et au changement, le vrai ! Finies les brimades, la hogra, c’est fini la servitude, c’est fini d’être écrasés par un cadre, c’en est fini de vos lâchetés et de vos traîtrises, c’en est fini de votre larbinisme ! Regardez-vous, contemplez la façon dont le peuple a signifié la fin de votre règne, vous êtes conspués dans les rues, insultés, le portrait de votre chef, de votre dieu vivant, est déchiré et piétiné. Non, Ouyahia, vous ne contrôlez pas la rue, vous ne contrôlez rien, tout vous échappe. Pour maintenir un cadavre et un cadre au pouvoir, vous êtes allés jusqu’à conspirer avec l’ancienne puissance coloniale, la France, qui devra assumer elle aussi le fait de vous avoir soutenu avec la complicité des puissances occidentales. Ceux qui ont prédit que le peuple allait sortir et tout casser se sont trompés, c’est ce régime qui a tout cassé, pillé. Le seul danger qui guette l’Algérie, c’est ce pouvoir corrompu. On n’a pas besoin d’un ennemi quand on a un régime destructeur comme celui de Bouteflika, votre prophète de pacotille qui est l’objet de vénération dans cette nouvelle religion du cadre ! Depuis ce 22 février, un vent de libération souffle sur le pays : terminé le colonialisme bouteflikien, c’en est fini de vous, de vos rapines et de vos pillages. Préparez vos valises, faites tourner les moteurs de vos jets privés. Allez rejoindre votre momie qui a pris la tangente en Suisse ou rejoignez son frère Saïd qui est aux USA. Ou à Paris, chez Fafa votre mère patrie que vous aimez tellement. Vous avez l’embarras du choix.

    Dorénavant, un seul agenda guidera la nation algérienne, ce sera l’agenda du peuple algérien qui a décidé de prendre de nouveau rendez-vous avec l’Histoire, comme ses aînés le lui ont montré, et de ne pas accepter la servitude et le despotisme d’un cadre et de quelques cloportes qui l’entourent. Désormais, il y a ceux qui sont avec le peuple et ceux qui sont contre lui, c’est valable pour les médias poubelle. Que chacun prenne ses responsabilités. Le peuple les a prises et il n’a besoin de personne, il vient de montrer qu’il est maître chez lui. L’Algérie bâtie par ses ancêtres lui appartient. Une nouvelle étape s’annonce, celle du rejet du régime et de ses relais politiques et médiatiques. Après avoir combattu ce régime pendant des années comme un homme du peuple et qui se bat pour le peuple, je n’ai jamais douté de ce dernier, contrairement à plein d’autres qui se sont vendus pour une poignée de dollars. En choisissant de servir un cadre et un mort-vivant, ils ont cru qu’ils misaient sur le bon cheval alors que ce n’est juste qu’une vielle rosse, un bourrin. La date du 22 février 2019 sera celle où tout un peuple s’est réapproprié son destin et a libéré son pays du joug des nouveaux colons. Ce jour n’est certainement que le commencement d’un processus qui continuera jusqu’à ce que le peuple obtienne gain de cause, c’est-à-dire jusqu’à ce que ce régime parte. Cette date est la pierre angulaire dans la construction d’un État de droit où personne ne sera au-dessus de la Loi. La machine de l’Histoire est en marche et personne ne pourra l’arrêter. Avec cette journée historique qui a vu tout un peuple se lever, le serment de Novembre s’accomplira et des ruines que vous avez laissées, nous bâtirons une Algérie nouvelle.

    Mohsen Abdelmoumen

    https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2019/02/23/bouteflika-le-peuple-a-decide-degagez

  • Intervention #de Simon Assoun pour l’UJFP au meeting unitaire pour la libération de George Ibrahim Abdallah
    https://nantes.indymedia.org/articles/44512

    Près de 200 personnes, réunies samedi 2 février au CICP à Paris, ont exprimé leur soldarité avec Georges Abdallah, par leur présence, leurs interventions, leurs messages et leur participation efficace à l’organisation réussie de cette soirée organisée par la Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah. Le meeting a débuté par la lecture de la déclaration de Georges Abdallah, suivie d’un message de son frère Robert pour la Campagne internationale. S’ensuivirent la déclaration de la Campagne unitaire d’Île de France, un message du secteur pénitentiaire du FPLP de Gaza, puis celui de Samidoun. Se sont succédé à la tribune : Omar Slaouti (collectif Rosa Parks), Saïd Bouamama (sociologue et militant du FUIQP), Olivia Zémor (Capjpo-EuroPalestine), deux jeunes camarades du Secours rouge de (...)

    #Répression #/ #prisons #centres #rétention #Répression,/,prisons,centres,de,rétention

  • #Google erases #Kurdistan from maps in compliance with Turkish gov.
    http://www.kurdistan24.net/en/news/e6a0b65e-84fa-447b-9ed4-5df8390961d3

    ERBIL (Kurdistan 24) – Google incorporation removed a map outlining the geographical extent of the Greater Kurdistan after the Turkish state asked it to do so, a simple inquiry on the Internet giant’s search engine from Wednesday on can show.

    “Unavailable. This map is no longer available due to a violation of our Terms of Service and/or policies,” a note on the page that the map was previously on read. Google did not provide further details on how the Kurdistan map violated its rules.

    The map in question, available for years, used to be on Google’s My Maps service, a feature of Google Maps that enables users to create custom maps for personal use or sharing through search.

    Because the map was created and shared publicly by a user through their personal account, it remains unknown if their rights have been violated or if they will appeal.

    A Turkish lawmaker from the ultra-nationalist, opposition IYI (Good) Party revealed last week that he put a written question to the Minister of Transport and Infrastructure, Cahit Turan, as to whether the Turkish government acted to make Google remove the Kurdistan map.

    Turan answered in affirmative, saying authorities were in touch with Google.

    The MP, Yavuz Agiralioglu, charged the map with “being at the service of terrorist organizations” in his question to the minister, referring to Kurdish armed groups fighting for different degrees of autonomy and recognition of cultural rights in Iran, Iraq, Syria, and Turkey, modern nation-states Kurdistan was divided between a century ago.

    He also claimed the map violated the Turkish borders, although it showed modern borders superimposed by a non-standard red line that defined Kurdistan as “a geo-cultural region wherein the Kurdish people have historically formed a prominent majority population.”

    “The most dangerous Turk is the one looking at the map. We laid the Earth flat under our feet and only walked. We took our civilization, our justice, and our mercy to the countries we went. Let those who fancy dividing our country with fake maps look at our historical record,” the nationalist MP tweeted, in a veiled reference to the fate of the Armenian people which faced a genocide before the Ottoman Empire collapsed.

    Currently, the search “Kurdistan” on Google brings up results for the Kurdistan Region and its constitutionally-defined borders within Iraq and the Kurdistan Province in Western Iran.

    The use of the word “Kurdistan” is criminalized in Turkey, even at the parliament’s floors where lawmakers can be fined to pay up to several thousand Liras and be dismissed from at least two legislative sessions.

    Maps drawn by ancient Greeks, Islamic historians, Ottomans, and Westerners showing Kurdistan with alternative names such as “Corduene” or “Karduchi” have existed since antiquity.

    The use of the name “Kurdistan” was banned by the administration of Turkey’s founder Mustafa Kemal Ataturk in the immediate aftermath of the crushed Sheikh Said uprising for Kurdish statehood in 1925.

    Editing by Karzan Sulaivany

    #Turquie

  • Graphie de #Tamazight : Si El Hachemi Assad répond à Ghoulamallah - DIA
    http://dia-algerie.com/graphie-de-tamazight-el-hachemi-assad-repond-a-ghoulamallah

    DIA-17 janvier 2019 : La dernière sortie médiatique du président du Haut Conseil islamique (HCI), Bouabdellah Ghoulamallah, a suscité la réaction du président du Haut commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad.

    Ghoulamallah a estimé que Tamazight doit être écrite avec les lettres arabes et a refusé que la graphie latine soit utilisée pour la transcription de tamazight. Pour le président du HCI, la langue amazighe est beaucoup plus proche de la langue arabe d’où la nécessité de la transcrire avec des lettres arabes. Pis encore, Ghoulamallah a stigmatisé ceux qui militent pour que Tamazight soit transcrite en lettres latines.

    Pour le président du HCA, Ghoulamallah n’est pas habilité à parler ou à s’exprimer sur cette question qui relève directement des linguistes et spécialistes en la matière. Il s’agit d’une mission dévolue à l’Académie algérienne de la langue amazighe dont le président, le doyen de la faculté de lettres et langues de l’université de Bouira, Mohamed Djellaoui, a été nommé la semaine dernière en même temps que les autres membres de cette instance.

    Cette Académie est chargée notamment de recueillir le corpus national de la langue amazighe dans toutes ses variétés linguistiques, d’établir la normalisation de la langue amazighe à tous les niveaux de description et d’analyse linguistique et d’élaborer un dictionnaire référentiel de la langue amazighe.

    En d’autres termes, Ghoulamallah ne devait pas s’exprimer sur la graphie de cette langue de même que Assad qui aurait dû laisser le président de l’Académie répondre à Ghoulamallah. A ce rythme, il est à craindre que Tamazight soit utilisée et exploitée à des fins qui risquent de nuire à cette langue.

    #amazigh

    • Je ne comprends pas à quoi cet article fait référence. La langue amazigh s’écrit déjà dans un autre alphabet, le tifinagh (donc ni caractères latins, ni caractères arabes). Cet alphabet est d’ailleurs officiellement dans Unicode :
      http://www.unicode.org/charts/PDF/U2D30.pdf

      Par exemple, ici, le site du chef du gouvernement du maroc :
      https://www.cg.gov.ma/amz

      Je vois cependant sur Wikipedia que : « L’Algérie, qui a officialisé l’amazigh en 2016, hésite entre le tifinagh, l’alphabet latin et l’alphabet arabe. »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tifinagh
      Du coup, dans l’article cité, il n’est fait mention que de l’alphabet latin et de l’alphabet arabe. Pourquoi ? Le Tifinagh ne serait plus considéré comme une option en Algérie ? (Alors qu’il est la graphie officielle au Maroc – je ne sais pas si ce n’est pas aussi le cas en Libye.)

    • Je sais bien, je ne connais pas le débat algérien. En revanche, je me souviens qu’aux Langues-O, les langues berbères étaient enseignées en transcription latine.

      D’ailleurs, cela semble toujours être le cas aujourd’hui. Le tifinagh étant présenté un peu comme un #supplément_d'âme

      Berbère (langues berbères) | Inalco
      http://www.inalco.fr/langue/berbere-langues-berberes

      Bien que le berbère soit une langue essentiellement de tradition orale, les Berbères possèdent, depuis au moins deux millénaires et demi, leur propre système d’écriture appelé « libyco-berbère » (tifinagh en berbère). Il s’agit d’un système alphabétique (consonantique) aux usages traditionnellement assez restreints (funéraires, symboliques et ludiques). Actuellement, cet alphabet est toujours utilisé par les Touaregs et il a connu, sous des formes adaptées, une certaine extension dans les milieux kabyles et marocains. Depuis le XXe siècle, l’écrit berbère utilise surtout le support de l’alphabet latin (avec diverses adaptations) ou celui de l’alphabet arabe (en particulier au Maroc). A partir de 2003, le Maroc a fait le choix d’un alphabet néo-tifinagh comme système graphique « officiel » pour le berbère.

      Tu notes, au passage, que le «  vrai  » nom de l’alphabet est lybico-berbère.

      Je crois que c’est le même discours pour les #arabes_dialectaux. En tous cas, à l’époque, ce qui est écrit ci-dessus était repris tel quel, avec des affirmations doctes qui disaient que le dialectal ne s’écrit pas et donc, ne _s’écrit pas en arabe et donc se transcrit dans un vrai alphabet scientifique (où l’on dispose de tout plein de jolis signes diacritiques pour transcrire les bizarreries).

      Pourquoi diable, irait-on écrire l’arabe dialectal en alphabet arabe ?
      Et là, je ne caricature même pas !

    • J’ai retrouvé cet ancien article d’Al-Akhbar (libanais, je précise !) https://al-akhbar.com/Arab/244135

      اليوم، يقوم أنصار أمازيغية الجزائر بتقويض تنوّع اللهجات البربرية المختلفة (القبائلية، الشاوية، الشاوية، الساحلية، الشناوية، الميزابية، الطوارقيّة، التشلحيت، التقارقرنت، والزينيت) لمحاولة تأكيد هيمنة القبائل (اللهجة القبائلية) التي تستوعب جميع هذه المتغيرات من أجل أن تفرض نفسها مرجعاً وتحلّ محل العربية.
      من الناحية اللغوية، لا تعكس الأمازيغية المدروسة التنوع اللغوي للبربر ولا هي لغة موحدة معيارياً بشكل حقيقي، بل تفصح أكثر عن القواعد التي سنّتها غالبية قبائلية داخل حركة بربرية أقلية. من ناحية أخرى، هؤلاء الذين يطالبون في الوقت الحالي بتعميم تعليم الأمازيغية لا يزالون بعيدين عن الاتفاق حول الأبجدية التي ينبغي تبنيها في الدراسة. وهكذا، فإن رئيس هيئة العلماء المسلمين الجزائرية، عبد الرزاق قسوم، يُصرُّ على كتابة الأمازيغية باستخدام الأبجديّة العربية، فيما يُقدِّر آخرون مثل الروائي والكاتب الجزائري أمين الزاوي، أنّ «الطريق نحو الحداثة سيكون أسهل للغة الأمازيغية بتبني أبجدية لاتينية».

    • C’est fou ! c’est un discours en tous points identiques à celui des Jacobins français vis-à-vis du breton, ou plutôt des bretons (cornouaillais, léonard, trégorrois, vannetais).

       » Il ya breton et breton.
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2007/09/23/il-ya-breton-et-breton

      Après avoir mentionné l’élaboration (compliquée) d’une graphie commune, l’auteur

      J’écris « pseudo langue bretonne » car ce qui est nommé de cette façon n’est aucune des cinq langues parlées historiquement mais une « langue unifiée » dont le vocabulaire et la grammaire furent fixés à la demande de l’occupant nazi en 1941 par une plume ensuite condamnée à mort par contumace pour sa collaboration avec les tortionnaires de la Gestapo. Je maintiens ma protestation absolue contre la manière honteuse qu’ont les éléments les plus sournois des identitaires ethnicistes de Bretagne d’inclure les bretons d’une manière générale dans leur idéologie et de faire comme s’ils les représentaient tous. Tout au contraire, historiquement les bretons jouent un rôle progressiste et libérateur considérable dans l’histoire de France. […]

      etc. après cette assimilation des défenseurs de la langue aux identitaires bretons et aux collabos, il énumère les contributions progressistes des (vrais) Bretons à la grandeur de la France.

      Il n’est pas question d’autoriser cette ("si belle !") langue à suivre le chemin du français qui s’est unifié sous la pression jacobine et dont la standardisation orthographique date du XIXè.

      Le rapport à l’écrit est très différent entre les deux langues : d’un côté l’islam et son rapport au texte sacré impose l’arabe, là où les nécessités de l’enseignement de la religion catholique imposaient l’usage de la langue vernaculaire. D’où une tradition écrite, contrairement aux discours jacobin, venant des élites :

      Histoire de la Langue Bretonne - Office Public de la Langue Bretonne
      http://www.fr.brezhoneg.bzh/4-histoire.htm

      UNE LANGUE AU PATRIMOINE ÉCRIT PRESTIGIEUX
      Le premier texte écrit en langue bretonne consiste en un texte de 4 pages, le livre de Leiden, en vieux breton et latin. Il s’agit d’un traité de médecine que l’on date de la fin du 8ème siècle. Ce témoignage de breton écrit est donc antérieur au premier texte en français, les Serments de Strasbourg, daté de 842.
      […]
      En 1464 paraît le Catholicon, premier dictionnaire trilingue breton-français-latin. Premier dictionnaire de breton il est également le premier dictionnaire de français.

      sur le site de l’Ofis Publik ar Brezhoneg, établissement public de coopération culturelle.

    • Sinon, le débat local autour du tamazight, de l’identité amazigh et de la toute jeune Académie de Tamazight a l’air très, très chaud… ce qui me faisait hésiter à reprendre ironiquement la dernière phrase citée dans l’article initial :

      A ce rythme, il est à craindre que Tamazight soit utilisée et exploitée à des fins qui risquent de nuire à cette langue.

      Le professeur Djellaoui nommé président de l’Académie de tamazight - Algérie Patriotique (article du 8/01/2019)
      https://www.algeriepatriotique.com/2019/01/08/le-professeur-djellaoui-nomme-president-de-lacademie-de-tamazigh

      C’est officiel. Le professeur Mohamed Djellaoui, doyen de la faculté des lettres de l’Université de Bouira, est nommé président de l’Académie algérienne de la langue amazighe.

      Le décret présidentiel de sa nomination a été publié dans le Journal officiel. Le professeur Djellaoui trouvera à ses côtés le professeur des sciences du langage Abderazak Douarari et d’autres enseignants et chercheurs en langue amazighe comme Salah Bayou, Malek Boudjellal, Djoudi Merdaci, Djamel Nahali, Abdelkrim Aoufi, Saïd Hadef, Samia Dahmani, Hassina Kherdouci, Abdelaziz Berkai, Moussa Imarazene et Zahir Meksem.

      L’Académie de la langue amazighe, tant entendue, est composée de quarante membres. La création de cette académie intervient ainsi à quelques jours de la célébration du nouvel an berbère. Un jour consacré depuis l’année dernière fête nationale, chômée et payée.

      L’Académie de la langue amazighe est prévue dans la nouvelle Constitution adoptée en 2016 et consacrant cette langue comme officielle. L’article 4 de la Constitution consacre le statut à tamazight comme langue nationale et officielle au côté de la langue arabe.

      Au passage, note le chiffre de 40 académiciens …

      Académie de tamazight : Dourari claque la porte - Algérie Patriotique (article du 9/01/2019)
      https://www.algeriepatriotique.com/2019/01/09/academie-de-tamazight-dourari-claque-la-porte

      Moins de 24 heures après sa désignation comme membre de l’Académie de tamazight, le professeur Abderrazak Dourari annonce sa démission de cette instance, apprend-on de source sûre.

      Très médiatisé depuis quelques mois, Abderrazak Dourari, chercheur en linguistique, était présenté comme le favori pour prendre la tête de cette institution créée dans le cadre de la promotion de la langue amazighe.

      Le ou les motifs de sa démission ne sont même pas évoqués.

      Autre source :

      Des questions sur la composante de l’académie de langue amazighe | Le Matin d’Algérie (article du 9/01/2019)
      http://www.lematindalgerie.com/des-questions-sur-la-composante-de-lacademie-de-langue-amazighe

      Techniquement l’Académie algérienne de langue amazighe reçoit son budget du gouvernement. Son président est nommé par décret présidentiel mais jouit d’une indépendance scientifique.
      Il s’agit de Dr. Mohamed Djellaoui, professeur de linguistique et spécialiste de la langue amazighe et doyen de la Faculté des lettres et des langues à l’Université Akli Mohand-Oulhadj de Bouira. Il a été nommé pour une période de 4 ans.
      Le décret publié dans le Journal officiel répertorie les 40 membres de l’assemblée, dont je ne connais que quelques noms que sont :
      Abdelaziz Berkai, Zahir Meksem, Moussa Imarazene et Abderazak Douarari.
      Les autres noms sont inconnus. Il s’agit de :
      […]
      C’est pour dire le non sérieux dans le choix des membres de cette académie. J’imagine que le président Mohamed Djellaoui a choisi lui-même quelques collaborateurs comme Zahir Meksem, Abdelaziz Berkai et Moussa Imarazene, mais tout indique que les autres lui sont imposés d’en haut. Sinon pourquoi ne figurent pas dans cette liste :
      […]
      Pourquoi ?
      1. Est-ce que ces personnalités académiques, militantes et littéraires ont été approchées et ont refusé par la suite ?
      2. Sinon la politique des quotas selon les variantes amazighes, l’équilibre régional et linguistique, la proximité avec le pouvoir et l’acceptation de l’arabisme n’ont-ils pas pris le dessus sur les critères de compétence, d’expérience et de lutte ?

      En tous les cas toutes ces remarques ont été plus ou moins soulevées ou prédites lors du débat TQ5 avec nos invités sur le thème de l’académie de Tamazight.

      En conclusion, tout indique que ceux qui ont douté de la bonne foi du pouvoir algérien à faire les choses correctement, ont raison. L’académie de Tamazight connaîtra donc le même sort que l’officialisation de Tamazight, il y’a 3 ans déjà.

      Il reste maintenant aux kabyles (et les autres peuples amazighs aussi) de tirer les conclusions et se prendre en charge seuls. Ils doivent continuer leur lutte jusqu’à ce que « la réappropriation total de leur destin » suivra.

    • (À propos du breton, Mélenchon reproduit et fait sienne une tribune de Françoise Morvan, traductrice d’Armand Robin. On peut ne pas être d’accord avec elle et sa posture de vilain petit canard franc-tireur, elle a quelques arguments bien documentés. Et on ne peut pas la soupçonner de jacobinisme.

      Pour schématiser, sa thèse en l’édulcorant serait même plutôt qu’une sorte de jacobinisme breton caricatural n’a pas moins nuit au breton que le jacobinisme français. Et ma grand-mère aurait acquiescé (honteux argument d’autorité).)

    • De quelle couleur le bonnet rouge ? | Février 2014 | Là-bas si j’y suis
      https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2013-14/fevrier-539/de-quelle-couleur-le-bonnet-rouge

      Manif, concert, stade, on s’est habitué à ce drapeau, à ce folklore, à cet attachement à une culture, une musique, une langue. Et à une marque aussi, la Bretagne. Derrière tout cela, #FRANÇOISE_MORVAN, auteur de #LE_MONDE_COMME_SI, voit un risque de dérive autonomiste. Suite à notre récent reportage à l’Institut de LOCARN, ce lobby de patrons bretons qui militent pour une Europe des régions, nous avons eu beaucoup de réactions sur la « croisade identitaire » de ces puissants patrons, qui déclarent « notre problème c’est la France ».

      http://media.la-bas.org/mp3/140122/140122.mp3

      merci @labas

  • Economie solidaire : Jean-Marc Borello, l’homme qui fait du social un business, Isabelle Rey-Lefebvre et Denis Cosnard, Le Monde (qui lâche son canasson)

    Ce proche d’Emmanuel #Macron préside aux destinées du groupe SOS d’économie solidaire dont le chiffre d’affaires frôle le milliard d’euros.


    Jean Marc Borello à son arrivée pour une réunion avec les candidats du mouvement « En marche ! », à Paris, le 13 mai 2017.

    Et un #hôpital de plus ! Le neuvième à tomber dans l’escarcelle de SOS. Le groupe français d’économie sociale a annoncé, début novembre, la reprise du centre médical La Source, à Saint-Léger-les-Mélèzes (Hautes-Alpes). Au même moment, à Marseille, il a été choisi par la ville pour restaurer et exploiter durant quarante ans le fort d’Entrecasteaux, un site militaire du XVIIe siècle fermé depuis des années. Dans un ou deux ans, il devrait être transformé en lieu d’innovation culturelle. A la clé, 300 emplois, notamment pour des jeunes en difficulté.

    C’est encore le Groupe SOS qui a été désigné, en septembre, par le gouvernement pour prendre en charge des personnes radicalisées, notamment celles de retour de Syrie. Objectif : les sortir de leur parcours extrémiste et les réinsérer. Un centre a ouvert à Paris fin septembre, un deuxième est prévu à Marseille.

    Plus discrètement, SOS a été retenu par le groupe parlementaire La République en marche (#LRM) pour apprendre à une partie de ses députés à s’exprimer dans les médias. Et dans quelques jours, il devrait reprendre Les Brigades vertes, une grosse association de Dardilly (Rhône) chargée d’aider des personnes au revenu de solidarité active (RSA) à trouver un avenir, elle-même en grand péril.

    Un hôpital à redresser, un monument historique à restaurer, des islamistes radicalisés à remettre dans le droit chemin, des élus à former, des réfugiés à héberger… De mois en mois, SOS n’en finit pas de remporter les appels d’offres les plus divers, et de grandir, grandir.

    Au total, le groupe associatif affirme employer à présent près de 18 000 salariés dans 500 établissements, et table, pour 2018, sur un chiffre d’affaires de 948 millions d’euros. Le cap du milliard est en vue. « Cela fera une croissance de 10 % à 15 %, comme les années précédentes », évalue Jean-Marc Borello, installé dans son bureau du 11e arrondissement de Paris. En France, jamais une entreprise de l’économie sociale et solidaire n’avait atteint pareille taille.

    Association milliardaire

    Soudain, le patron de 60 ans se lève et ouvre la fenêtre, histoire de fumer une cigarette en mesurant le chemin accompli depuis la création des premières associations fondatrices de SOS, en #1984. « La valeur liquidative du groupe est désormais voisine de 1 milliard d’euros, notamment parce que notre “truc associatif” est propriétaire de ses murs, glisse-t-il avec satisfaction. Cela veut dire que, si demain on arrêtait tout, on se retrouverait avec 1 milliard. Mais qu’est-ce qu’on en ferait ? »

    Une association milliardaire ! Joli succès pour cet ancien éducateur spécialisé, devenu gestionnaire de boîtes de nuit aux côtés de Régine, puis figure de proue de l’économie sociale, et désormais l’un des #patrons les plus proches d’Emmanuel Macron. Après l’avoir eu comme élève à Sciences Po, le dirigeant de SOS s’est mis à son service durant la campagne présidentielle. Dans la foulée, deux anciens du groupe, Pacôme Rupin et Aurélien Taché, ont été élus à l’Assemblée.

    Quatre mois après l’élection, le président-fondateur lui-même s’est vu confier par le gouvernement une mission sur « l’innovation sociale au service de la lutte contre l’exclusion ». Membre du bureau exécutif de LRM, l’homme fort de SOS préside aujourd’hui la commission chargée de choisir les candidats pour les élections européennes, un poste de confiance. Dans certaines réunions, « il arrive que M. Borello surplombe les ministres, leur coupe la parole », constate Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité.

    Mais ce succès ne va pas sans susciter des critiques. M. Borello s’est vu qualifier de « Bernard Tapie », d’« industriel du social ». Certains l’accusent de reproduire dans le monde associatif les logiques prédatrices du capitalisme classique. Et d’avoir constitué, avec SOS, un petit empire géré de façon clanique.

    Pouvoir concentré

    De fait, l’association est verrouillée. Pas de bénévoles, pas d’adhérents hormis une centaine de membres triés sur le volet : magistrats, hauts fonctionnaires, professeurs de médecine qui doivent être parrainés par les trente membres du conseil d’administration… qu’ils ont élus. Le circuit est ainsi bouclé, ce qu’admet le patron. « Bien sûr, il ne suffit pas de payer sa cotisation pour entrer : il faut avoir rendu des services éminents ou être ancien responsable des associations passées dans le groupe. » Le conseil, réuni trois ou quatre fois l’an, a d’ailleurs un rôle mineur, affirme un administrateur des premiers jours.

    « Cette absence de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, pose problème dans un domaine comme l’action sociale », juge Patrick Doutreligne, président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux. M. Borello se défend : « C’est une association de gestion, elle reste fermée et à l’abri d’une OPA associative. »

    En pratique, le pouvoir paraît concentré entre les mains du président et de quelques dirigeants, liés pour certains d’entre eux par des relations affectives ou familiales. « Oui, il y a autour de Jean-Marc une forme de cour, dont j’ai fait partie, et qui bénéficie parfois de privilèges, notamment d’appartements rachetés au groupe », reconnaît, un peu gêné, un ancien responsable.

    Un château avec piscine et kangourous dans le parc

    Le patron se déplace en voiture avec chauffeur. Il passe des week-ends dans une propriété du groupe, Les Tournelles, à Hautefeuille (Seine-et-Marne), un château avec piscine, jacuzzi, salle de projection, et même des kangourous dans le parc.
    Des signes qui passent mal dans le milieu de l’action sociale et qui contrastent avec le sort des salariés de base. « En fin d’année 2017, j’ai voulu remercier mon équipe qui s’est démenée pour remettre sur pied notre accueil, témoigne une directrice. La hiérarchie a royalement proposé une prime humiliante de 50 euros... »

    Et puis, il y a la façon dont Jean-Marc Borello se comporte avec certains hommes. La scène s’est répétée à de nombreuses reprises. « C’est une sorte de tradition », racontent des habitués. Lors des grandes fêtes qui ponctuent la vie du groupe, M. Borello ouvre le bal sur Gigi L’Amoroso, de Dalida. Lorsque résonnent les premières notes de piano et de mandoline, le patron de SOS choisit dans l’assemblée un des membres du personnel, un beau jeune homme en général, l’entraîne sur la piste et danse avec lui. Quand la chanson s’arrête, il embrasse son partenaire. Parfois sur la bouche.
    « Moi, il m’a même roulé une pelle en public, par surprise, alors que je n’avais rien demandé », témoigne un de ceux passés entre ses bras, encore sidéré. « Il a essayé, mais j’ai tourné la tête à temps pour éviter son baiser », confie un autre. « Comme ses habitudes sont connues dans le groupe, les garçons qui ne veulent pas être pris pour cible sortent de la salle à ce moment-là, ajoutent trois anciens cadres. Mais tous ne sont pas avertis. »

    « Je ne force personne »
    Des baisers ? Jean-Marc Borello assume. « Cela peut choquer, mais nous savons d’où nous venons, c’est-à-dire d’Arcat, du Kiosque, des premières associations de lutte contre le sida. » Du baiser sur la bouche conçu comme un acte militant, et de la fête antidote à la mort. En revanche, il dément tout harcèlement. « Je ne force personne, se défend-il. Cette maison a été fondée sur la protection des plus faibles, et nous avons des procédures très rigoureuses contre ce genre de choses. » Aucune plainte n’a d’ailleurs été déposée.

    « Tous les garçons ne sont pas consentants, corrige un de ceux qui ont assisté à ce type de scène. Mais comment voulez-vous qu’ils se rebellent ? Ils ont face à eux le patron du groupe, un homme imposant, charismatique, qui pourrait être leur père. Le pape de l’économie sociale et solidaire ! S’ils veulent faire carrière dans le secteur, ils n’ont aucun intérêt à ruer dans les brancards. »
    « Je me suis senti agressé, mais je ne voulais pas être à l’origine d’une crise dans notre petit milieu », confirme un des hommes concernés, qui souhaite rester anonyme, comme les neuf témoins qui nous ont décrit ces situations. Et puis, autour d’eux, personne ne semble choqué. « Tu connais Jean-Marc, il est comme ça, avec ses excès… »

    Quant à la stratégie tous azimuts du groupe, elle peut dérouter, elle aussi. Le patron assume. « Certains groupes veulent se concentrer sur leur “core business”. Nous, on en a soixante, de corps, et quand on en a marre, on en change ! », s’exclame-t-il en riant.

    « Dans le domaine social au sens large »

    Aux centres de soin pour les drogués ou les personnes handicapées, aux maisons pour les enfants de la Ddass, se sont ajoutés au fil des ans des hôpitaux, des crèches, des maisons de retraite, des chantiers d’insertion, des boutiques de produits équitables, deux journaux (Respect Mag, Up le mag), une radio (Raje), une agence de média training, un restaurant à Saint-Denis, ou encore le Pavillon Elysée, un lieu de réception ultrachic qui vient de rouvrir après un an de travaux, en bas des Champs-Elysées.

    Derrière cet empilement, il y a une logique, plaide M. Borello : « inventer la société de demain » en multipliant les initiatives « dans le domaine social au sens large ».
    De même, l’ex-patron du Palace revendique l’efficacité économique. « Dans de nombreux secteurs, nous sommes en concurrence directe avec le privé, par exemple dans les maisons de retraite, et on ne peut pas se louper », souligne-t-il. A ses yeux, gagner de l’argent est la clé pour continuer à assurer ses missions au profit d’un public toujours plus large.

    Pour y parvenir, le groupe emploie une méthode bien rodée. D’abord, il dépense moins que d’autres pour payer son personnel, même si les écarts de salaires, initialement limités de 1 à 4, vont désormais de 1 à 15, en comptant certains chirurgiens. « Comme on donne du sens à leur job, on attire les meilleurs élèves des meilleures écoles, sourit le président du directoire. Ils viennent ici travailler plus et gagner moins ! »
    Ensuite, parmi toutes les structures mal en point qui frappent à la porte, il ne reprend que celles qui bénéficient de #subventions sûres ou, surtout, disposent d’un #patrimoine_immobilier. « C’est le critère numéro un », assurent des anciens. Une fois dans le giron du groupe, les structures font l’objet d’une reprise en main vigoureuse. Les dirigeants sont remplacés par de jeunes diplômés des meilleures écoles.

    Gestion par courriel
    Pour Maxime de Rostolan, fondateur de Fermes d’avenir, association qui prône une agriculture biologique, cela s’est bien passé, même s’il a dû lâcher la direction : « Nous avons longuement réfléchi avant d’adhérer à SOS, nous avons eu toutes les réponses à nos questions et, surtout, des moyens financiers pour un tour de France qui a permis de développer le concept », raconte-t-il.
    Une autre association de producteurs, Bio Normandie, a, elle, renoncé au mariage malgré une mauvaise passe financière : « Nous avons tout de suite senti que la seule chose qui intéressait les émissaires de SOS était notre réseau de producteurs et transformateurs, bâti en vingt ans d’activité, mais pas notre fonctionnement ni nos valeurs, et que nous y perdrions notre identité », confie Grégory Tierce, responsable du pôle production.
    Pour l’association bordelaise Mana, spécialisée dans les soins aux réfugiés les plus traumatisés, l’intégration, depuis juillet 2017, se révèle douloureuse. Les traducteurs du bulgare, du roumain, de l’albanais, de l’afghan, qui viennent à l’appui des médecins lors de consultations, ont été priés, pour certains, de devenir #auto-entrepreneurs, d’accepter des #missions facturées à la minute, sans prise en charge de leurs déplacements, sans rétribution si le rendez-vous est annulé, sans protection s’ils doivent se rendre dans des squats où peuvent sévir tuberculose, gale et rougeole… La gestion se passe désormais par courriel et plate-forme informatique, sans contacts humains, ce qui heurte ces travailleurs sociaux très impliqués dans leur tâche.

    Economies d’échelle
    Face aux tensions, Guy Sebbah, le directeur de SOS Solidarités est venu de Paris fin octobre en réunion de crise pour « écouter les salariés », constitués en collectif. Quatre jours plus tard, celle qui avait pris la parole au nom des autres, la psychologue Zineb Mantrach, était remerciée et son contrat non renouvelé à quatre jours de son échéance : « J’ai dû interrompre toutes mes séances et ateliers qui s’adressent à des réfugiés en grande souffrance, traumatisés par des viols, des tortures. »

    Durant notre entretien, elle reçoit un texto : « J’ai besoin de vous. Quand revenez-vous ? », demande une ancienne patiente, enceinte à la suite d’un viol. « Je reçois plein de messages de ce type », explique en pleurant la psychologue.
    Autre levier, le groupe joue la carte des économies d’échelle, en particulier au niveau des achats. A Douai (Nord), où SOS a repris en 2015 un établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), « on a pu économiser 70 000 euros par an grâce aux tarifs négociés par le groupe », relate ainsi M. Borello. La même mécanique devrait permettre d’améliorer les comptes des quatre #Ehpad que la SNCF doit transférer à SOS au 1er janvier.

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros , Isabelle Rey-Lefebvre
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/05/groupe-sos-un-tresor-immobilier-evalue-a-500-millions-d-euros_5392949_3224.h

    Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros
    Certains dirigeants de SOS ont pu racheter au groupe des appartements à des prix très avantageux.

    Depuis une trentaine d’années, le Groupe SOS s’est constitué un petit empire #immobilier évalué à 500 millions d’euros. Il repose sur un portefeuille hétéroclite de 455 #logements_sociaux et très sociaux principalement situés à Paris, 26 commerces, deux garages, des châteaux, des bureaux à Metz, Marseille et Casablanca, et 48 structures du type résidences sociales, crèches, maisons-relais, foyers de jeunes travailleurs… Tout est logé dans Alterna, filiale à statut coopératif de SOS, dirigée par Frédéric Bailly. « Centraliser l’immobilier permet de mutualiser des compétences pour réaliser des travaux, et de mieux convaincre les banques de nous accorder des prêts », explique Jean-Marc Borello, président du directoire du groupe.

    Un trésor dont les dirigeants de SOS ont parfois su profiter. C’est ainsi qu’un bel immeuble en pierre de taille, au cœur de Paris, destiné initialement à du logement très social, s’est ainsi retrouvé pour moitié la propriété d’Eric Teboul, alors gérant d’Alterna. En juin 2004 et juin 2006, en pleine flambée des prix, il y a acquis cinq appartements pour 2 500 et 3 000 euros le mètre carré, bien en dessous des prix de marché. Guy Sebbah, directeur de SOS Solidarités, y a, lui, acheté, en 2004, un appartement de 74 mètres carrés au prix de 157 000 euros, qu’il a revendu 710 000 euros en 2015. Frédéric Bailly, l’actuel gérant d’Alterna, a pu bénéficier en 2004, dans le même immeuble, d’un appartement de 47 mètres carrés achetés 2 143 euros le mètre carré. A l’époque, le prix moyen dans l’arrondissement s’établissait à 4 910 euros. Une opération similaire a porté sur un appartement d’un immeuble du 18e arrondissement, vendu au directeur de la communication de SOS, Nicolas Froissard.

    « Risque de conflit d’intérêts »

    L’Agence nationale de contrôle du logement social, qui a étudié l’affaire, relève : « En décidant de vendre à des personnes travaillant au sein du Groupe SOS, Alliance Immobilière [ancien nom d’Alterna] a écarté des acheteurs offrant un meilleur prix. Ceci illustre le risque de conflit d’intérêts d’autant que deux de ces ventes se sont traduites par une moins-value pour Alliance Immobilière. » Le groupe se défend en affirmant avoir respecté la valeur donnée par l’administration des Domaines.

    D’où vient le patrimoine d’Alterna ? Il a grandi au fil des acquisitions réalisées pour mener à bien les projets sociaux et financées par d’abondantes subventions (36,1 millions d’euros en 2017), mais aussi de l’intégration d’associations. En rejoignant SOS, elles lui transfèrent leurs actifs, terrains, bâtiments, etc. C’est le cas, par exemple, des Œuvres sociales d’Ormesson et de Villiers, vieille fondation datant du XIXe siècle destinée à l’origine au soin des tuberculeux, à la tête de deux établissements dans le Val-de-Marne, dont une maison d’accueil de 50 places pour personnes lourdement handicapées à Ormesson-sur-Marne.

    La fondation a rejoint SOS en 2010 et son patrimoine immobilier, évalué à 6,5 millions d’euros, a été transféré à Alterna en juillet 2015 : « Très vite, nous avons senti l’intérêt du Groupe SOS pour ce terrain, en plein centre-ville, raconte Jean-Luc Lefeuvre, président du conseil de la vie sociale de l’établissement. Depuis qu’il a mis la main sur cette propriété sans débourser un sou, le président de SOS qui nous avait promis de la maintenir et la réhabiliter veut transférer l’établissement à Villiers, dans un nouveau bâtiment, et vendre le terrain de d’Ormesson, un parc de trois hectares, mitoyen de la mairie ». M. Borello se défend : « Nous discutons avec la maire de l’utilisation future de ce terrain, dont la vente financerait tout juste la construction d’un nouveau bâtiment à Villiers. »

    Mélange des genres

    Alterna vend aussi beaucoup de biens dont elle n’a plus l’usage. Elle a ainsi, entre 2015 et 2017, cédé dix immeubles à la régie immobilière de la ville de Paris, dégageant de belles plus-values, par exemple de 5,4 millions d’euros rien qu’avec les deux immeubles et trois appartements vendus en 2017. Grâce à ces gains et malgré une exploitation déficitaire, les comptes d’Alterna sont bénéficiaires, d’environ 2 millions d’euros en 2017, pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros.

    Cela permet à la société de transférer, chaque année, entre 1 et 2 millions d’euros à des entités du groupe à statut commercial, telles que le Comptoir de l’innovation, la société d’événementiel Event It, des incubateurs d’entreprises, la société de BTP Exigences ou encore la société holding SOS Participations.
    Ce mélange des genres a le don d’irriter les contrôleurs de l’Ancols qui, dans leurs rapports de 2003, 2011 et 2016, critiquent ces mouvements de fonds et l’absence de comptabilités séparées sans, toutefois, les sanctionner : « L’activité de logement social, qui bénéficie d’aides publiques sous forme de subventions et d’exemptions fiscales, ne doit pas permettre le soutien d’autres activités même s’il s’agit de l’intérêt général », jugeaient-ils en 2011. « Il faut bien aider au démarrage de ces entreprises d’insertion », justifie M. Borello.

    Isabelle Rey-Lefebvre

    Jean-Marc Borello, l’atout social d’Emmanuel Macron , Patrick Roger, le 17 janvier 2017

    Le président de SOS, numéro un de l’économie sociale et solidaire, est l’un des neuf délégués nationaux du candidat d’En marche !

    Le siège du groupe SOS ne paye pas de mine. Niché au fond d’un passage du quartier de la République, à Paris (11e), à deux pas du Cirque d’hiver, le lieu n’a rien à voir avec ces luxueux bureaux d’affaires dont le clinquant et le tape-à-l’œil font office de carte de visite. Le hall d’accueil a des allures de ruche affairée. C’est le cœur névralgique d’un géant de l’économie sociale et solidaire, qui regroupe plus de 400 établissements, emploie 15 000 salariés et devrait franchir en 2017 le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires.

    A peine son visiteur lui a-t-il été annoncé que le président fondateur, Jean-Marc Borello, surgit, la main tendue, la poignée de main ferme. Il revient tout juste d’un déplacement à Mayotte, où le groupe gère trois établissements, notamment dans le domaine de la protection de l’enfance. En jean et chemise, ce « grand patron » à la carrure de rugbyman et à l’accent méridional, né en 1957 à Gardanne (Bouches-du-Rhône), ne colle pas aux canons du genre.

    Depuis la fin octobre 2016, Emmanuel Macron en a fait un des neuf délégués nationaux de son mouvement, En marche !, de même que Catherine Barbaroux, la présidente de l’Adie, première association de microcrédit en France. Ce sont ainsi deux des principaux acteurs de l’économie sociale et solidaire, connus pour leurs engagements de longue date aux côtés des exclus et leur enracinement à gauche, qui figurent dans le cercle rapproché des « ambassadeurs » du mouvement.

    « Je suis irréductiblement de gauche »

    Voilà qui ne cadre guère avec le cliché abondamment reproduit de l’ex-banquier d’affaires de chez Rothschild, estampillé libéral et voué aux gémonies par une partie de la gauche. C’est pourtant une des facettes méconnues du personnage, qui en nourrissent la complexité. « Bien avant En marche !, j’ai amené Emmanuel voir ce qui se passait dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, il y a quinze ans déjà », raconte Jean-Marc Borello, qui l’a eu comme élève à Sciences Po, où l’ancien éducateur spécialisé prodiguait des enseignements.
    Les deux hommes se sont revus lorsque Emmanuel Macron est devenu ministre de l’économie, en août 2014. Le président du groupe SOS avait préalablement pas mal travaillé sur l’élaboration de la loi de juillet 2014 avec Benoît Hamon, lorsque celui-ci était ministre délégué à l’économie sociale et solidaire. Ils ont alors recommencé à travailler ensemble. Et le voilà à présent intégré dans l’équipe d’En marche !
    « Macron, c’est un vrai bénéfice pour amener les jeunes à réinvestir le débat politique. C’est franchement une belle histoire, s’enthousiasme Jean-Marc Borello. C’est formidable de repartir sur une aventure comme ça. »

    Il avoue avoir toujours à affronter le scepticisme d’une partie de son entourage, notamment parmi ceux qui ont suivi sa trajectoire depuis qu’il intervenait à la fin des années 1970 auprès de jeunes délinquants en région parisienne, aux Ulis (Essonne), avant d’intégrer, après l’arrivée de la gauche au pouvoir, en #1981, la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies.

    « Je suis irréductiblement de gauche et je suis trop vieux pour changer, se défend-il. Mais on ne pourra pas faire face aux besoins de solidarité, qui sont immenses, si on ne crée pas au préalable de la richesse. » Cette vision, il la développe dans un ouvrage à paraître le 19 janvier, au titre en forme d’oxymore, Pour un capitalisme d’intérêt général (Débats publics, 193 p., 18 euros).

    « Aller voir tout ce qui fonctionne très bien »

    Quel peut être le rôle de ces délégués nationaux issus de l’économie sociale et solidaire dans l’élaboration du projet d’Emmanuel Macron, outre le fait qu’ils disposent d’un important réseau ? « Notre domaine d’intervention, c’est la #lutte_contre_les_exclusions, comment gérer les politiques publiques autour de l’exclusion, du logement, etc., explique Jean-Marc Borello. Je fais remonter les propositions et les demandes du secteur. Il y a des groupes qui travaillent sur le logement, la grande exclusion, l’immigration, le droit d’asile… » Il n’ira pas, toutefois, jusqu’à lever le voile sur ce qui pourrait irriguer les engagements du candidat Macron, que ce dernier devrait présenter le 4 février à Lyon.
    « Nous sommes dans l’idée d’aller voir tout ce qui fonctionne très bien et qu’on n’a jamais été foutu de développer à l’échelle nationale, comment, avec toutes ces initiatives qui ont fait leurs preuves sur le terrain, monter des dispositifs ambitieux, comment faire pour desserrer l’étau administratif et réglementaire pour permettre aux gens d’innover », reprend le patron de SOS.

    Il cite en exemple l’expérience de Cuisine mode d’emploi(s), créée par le chef Thierry Marx pour permettre à des jeunes sans qualification ou à des chômeurs de longue durée d’intégrer les métiers de la restauration. Ou encore celle de Mozaïk RH, fondée par Saïd Hammouche pour aider les jeunes diplômés des quartiers défavorisés à intégrer le monde de l’entreprise.

    Mauvaise polémique
    Et, quand Emmanuel Macron se déplace dans le Pas-de-Calais, rencontre des acteurs locaux intervenant dans le domaine de l’habitat social ou de la précarité, décrit les conséquences sanitaires de la paupérisation de certains territoires, il parle en connaissance de cause, nourri précisément par ces expériences de terrain. Il décrit une réalité qui perdure et, même, va en s’aggravant. Cela lui a valu un tombereau de critiques. Une bien mauvaise polémique, en fait : cette réalité, les acteurs de l’économie sociale et de la prévention ne la connaissent que trop bien.

    « Il y a un vrai mouvement mondial autour de l’entrepreneuriat social, 40 % des sortants de grandes écoles veulent travailler dans l’économie sociale , assure Jean-Marc Borello. Là-dessus, Emmanuel Macron est absolument convaincu. » Ses propositions dans ce domaine pourraient contribuer à rééquilibrer l’image et le corpus programmatique du candidat d’En marche ! Et aussi exercer un réel pouvoir de séduction auprès d’une partie de l’électorat jeune – et moins jeune – à la recherche de nouveaux modes d’engagement.

    #histoire #socialisme #Borello

    • Jean-Marc Borello : itinéraire d’un patron, du milieu de la nuit à la macronie, Laure Bretton et Gurvan Kristanadjaja

      Le fondateur du groupe SOS assiste à une réunion à l’ELysée, le 12 décembre. Photo Bruno Lévy. Divergence

      Avant de construire son empire, Jean-Marc Borello s’est engagé contre le sida. Celui qui a toujours flirté avec la politique est décrit comme un personnage fascinant.

      Colosse culminant à près de deux mètres, voix rocailleuse et accent marseillais, Jean-Marc Borello, 61 ans, est un #patron déroutant. En trente ans, l’ancien éducateur de rue est devenu le pape - laïc - de l’économie sociale et solidaire (#ESS), un secteur passé à la postérité depuis que François Hollande lui a dédié un ministère, niché au cœur de la forteresse de Bercy. Depuis, toutes les formules superlatives ont été tentées pour décrire Jean-Marc Borello, sorti de l’ombre associative pour devenir un acteur politico-économique majeur. « Bill Gates de l’ESS » quand on veut être gentil. « Bernard Tapie du #social », quand on a quelques doutes sur le bonhomme quand même. Chez Borello, les cheveux mi-longs ont cédé la place à une coupe en brosse grisonnante avec raie sur le côté, le blouson en cuir a été remplacé par un costard. Comme un dernier îlot de résistance au conformisme bourgeois, la cravate se fait rare. Parti d’un engagement militant et personnel - lutter contre les toxicomanies et le sida - il a construit un petit empire comptant aujourd’hui plus de 17 000 personnes . Homme d’affaires accompli, le patron du groupe SOS tranche par une familiarité devenue marque de fabrique. « Jean-Marc », lance-t-il simplement en tendant la main quand on le rencontre.

      A l’origine, rien ne prédestine Jean-Marc Borello à être un homme de pouvoir. Né en 1957 d’un père militaire et d’une mère ouvrière à Aix-en-Provence, il grandit à Gardanne. Pensionnaire et délégué de classe, il se fait renvoyer. Meneur d’hommes mais pas dans les clous. En 1982, sa vision de l’éducation de jeunes en détresse le fait remarquer : il entre à la Mission interministérielle de lutte contre les toxicomanies (Mildeca), nommé par le gouvernement #Mauroy. Le compagnonnage socialiste ne fait que commencer. Deux ans plus tard, il fonde sa propre association, SOS drogue international. [...]

      Depuis trente ans, Jean-Marc Borello a toujours flirté avec la politique. D’abord à Marseille en 1981. Mitterandiste, il entre au cabinet de Gaston Defferre, maireemblématique. Entre 1984 et 1986, il est chef de cabinet de Gilles Trigano, alors délégué aux nouvelles formations auprès du Premier ministre Laurent Fabius. Gravitant dans la galaxie #socialiste parisienne, Jean-Marc Borello rencontre #Bertrand_Delanoë puis #Anne_Hidalgo. SOS coche toutes les cases pour la gauche : le groupe s’occupe de publics défavorisés, s’investit dans l’insertion professionnelle.

      #Harcèlement_sexuel : « Je ne voulais pas de ce baiser mais Borello a le bras long » , Laure Bretton et Gurvan Kristanadjaja —
      https://www.liberation.fr/france/2018/12/20/harcelement-sexuel-je-ne-voulais-pas-de-ce-baiser-mais-borello-a-le-bras-

      Pilier de la #macronie, figure du milieu de l’économie sociale et solidaire ne cachant pas son homosexualité, le président du groupe SOS est accusé de harcèlement et d’#agressions_sexuelles dans son #entreprise. Il se défend en invoquant la « culture du groupe ». « Libération » a recueilli le témoignage d’anciens employés décrivant les comportements déplacés de leur patron, au vu et au su de tous.

      L’idée venait d’en haut, le timing était parfait. Juste avant la journée de lutte contre les violences sexistes et sexuelles du 25 novembre, les milliers de collaborateurs du groupe SOS, géant français de l’économie sociale et solidaire, ont reçu une invitation de leur direction. L’idée ? S’engager personnellement contre le harcèlement et les agressions, notamment homophobes. Depuis trente ans, la lutte contre les inégalités et la solidarité font l’ADN du groupe SOS. Le défi ? Poster sur les réseaux sociaux des photos d’un baiser entre salariés - homme-homme, femme-femme, femme-homme - accompagnées du hashtag #FraternitéChallenge. « Chaque agression est une agression de trop. Il n’est pas question ni de capituler ni de nous y habituer », souligne la newsletter envoyée par le service communication. La direction montre l’exemple, joignant deux clichés d’hommes s’embrassant sur la bouche. Sur l’une des images, le porte-parole LGBT du groupe dépose un baiser sur les lèvres du président du directoire, Jean-Marc Borello. « La liberté c’est le droit. L’égalité, c’est le fait. La fraternité c’est le devoir », souligne le grand patron dans un tweet lançant l’opération. [...]

      Ce qui fait tiquer dans ce #FraternitéChallenge apparu fin novembre, c’est qu’il coïncide avec les avancées d’une enquête que Libération a entamée au début de l’été : plusieurs anciens #salariés accusent Jean-Marc Borello de faits relevant, selon le code pénal, de harcèlement, d’atteintes ou d’agressions sexuelles. Si elle correspond à la raison d’être du groupe SOS, cette campagne de communication virale ressemble aussi à un début de contre-attaque médiatique : fournir des images d’embrassades volontaires pour noyer d’autres gestes non consentis.

      [... ]La scène est devenue un classique des soirées SOS. Du genre que l’on ressasse à la machine à café le lendemain.

      Ce soir de septembre il y a quatre ans, le choix de Borello se porte sur Antoine (1), 22 ans, qui termine un #stage à SOS : « Il m’a invité à danser, en insistant. Il ne voulait pas me lâcher. Je savais ce qui pouvait arriver. On était près du bar, il y avait plein de monde autour. J’ai essayé de résister. Il savait très bien ce qu’il faisait puisque quand il m’a lâché, il a dit à la cantonade : "T’as mis la langue en plus, coquine". » Sauf qu’Antoine ne voulait pas de ce baiser et que personne n’a bronché autour de lui, même si certains des convives ont pu faire des photos de la scène, que Libération s’est procurées. « J’ai assisté au baiser d’Antoine ce soir-là. Nous savions tous que ce n’était pas consenti. Ce genre de comportements était régulier de la part de Jean-Marc Borello », souligne un invité de la soirée baptisée « I love 1984 ».

  • Le sultan Qabus « a enfreint la loi omanaise » en accueillant Netanyahou
    Middle East Eye - Mustafa Abu Sneineh - 26 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/le-sultan-qabus-enfreint-la-loi-omanaise-en-accueillant-netanyahou-15

    En organisant une visite surprise de Benyamin Netanyahou à Mascate le mois dernier, le sultan Qabus ibn Saïd d’Oman pourrait avoir enfreint une loi interdisant les relations avec Israël qu’il a lui-même émise, ont indiqué à Middle East Eye des militants BDS présents dans le pays.

    La « loi sur le boycott d’Israël », qui interdit toute transaction commerciale ou fiscale ainsi que tout autre lien avec Israël, que ce soit directement ou via des canaux étrangers, a été promulguée par le sultan Qabus en 1972, deux ans après son accession au pouvoir à la suite d’un coup d’État mené par la Grande-Bretagne qui a entraîné l’éviction de son père Saïd en juillet 1970.

    La loi a également interdit l’importation de tout produit ou toute marchandise contenant des composants fabriqués en Israël.

    Les sanctions prévues en cas d’infraction à la loi comprennent une peine d’emprisonnement de trois à dix ans dont une période de travaux forcés et une amende éventuelle de 5 000 rials omanais (environ 11 440 euros).(...)

    #IsraelOman

  • Le sourire de Ben M’hidi, le regard d’Ali la Pointe, et la déchéance de Bouteflika et sa clique - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2018/11/le-sourire-de-ben-m-hidi-le-regard-d-ali-la-pointe-et-la-decheance

    Aujourd’hui, 1er Novembre, mes pensées vont aux jeunes révolutionnaires qui se sacrifiés pour une idée de liberté et de dignité. Ce sont des Immortels. J’ai toujours eu de l’admiration pour les gens qui sont morts pour une idée et un mépris sans limite pour ceux qui s’accrochent au pouvoir et les larbins qui les vénèrent. Pauvre Algérie ! Quand on pense à ces jeunes hommes qui ont donné leur vie pour l’indépendance du pays et qui ont écrit leur nom dans le marbre de l’Histoire, cette jeunesse fauchée à la fleur de l’âge qui a voulu rêver d’une nation libre et fière, débarrassée de l’esclavagisme colonisateur, et que l’on voit ce pays qui a vécu une épopée prodigieuse dirigé aujourd’hui par un vieillard léthargique corseté dans une chaise roulante, c’est triste à en pleurer. Ces Braves disparus trop tôt nous manquent terriblement, eux les phares et les repères de notre nation. Nous sommes tous des orphelins en ces heures sombres que traverse l’Algérie ravagée par une cohorte de hyènes qui la dépècent jour après jour. Qu’avez-vous fait de l’Algérie de Novembre, bande de pilleurs, bande de chacals ? Comment fêter un 1er Novembre quand on sait l’avenir de l’Algérie cadenassé comme le Parlement, car oui ! ils ont osé cadenasser le Parlement parce que des « députés » de la chkara, des begarra, ont cru que le siège du Parlement est une boutique appartenant à leurs parents ! Il n’y a plus d’honneur, plus de fierté, ils ont tout saccagé. Comme nous sommes loin des rivages des enfants de Novembre… Comment regarder les portraits de Ben M’hidi, d’Ali la Pointe, de Ben Boulaïd, et tous les autres martyrs, comment penser à ces anonymes si nombreux, sans avoir les larmes aux yeux devant la situation désastreuse dans laquelle se trouve aujourd’hui notre cher pays ? Ils nous ont donné une patrie. Qu’en ont fait ces chacals ? Ils l’ont souillée, malmenée, pillée, violée, trahie, et ils osent parler de bilan et d’un cinquième mandat pour leur président momifié. Quel bilan ? Celui d’un président dans une charrette poussée par une horde sauvage avec, à leur tête, le chef d’orchestre Saïd Bouteflika, le frère cadet ? Tels des pharaons, ils refusent de croire à la mort et traînent leurs carcasses d’année en année. Ils se prennent pour des dieux alors qu’ils ne sont que des cloportes, des vieux débris et des épaves dont même la mort ne veut pas. Devons-nous encore assister au lent délabrement de notre Algérie entre les mains d’une cohorte de malfrats qui appellent en chorale à la continuité de la rapine et des détournements alors qu’ils ont tous échoué ? Car l’Algérie ne produit rien et est absente de la scène internationale par la faute d’une clique d’usurpateurs sans foi ni loi. Les martyrs ont signé l’acte de naissance de l’Algérie avec leur sang et un gang de mafieux est en train d’effacer le nom de notre patrie de l’histoire de l’humanité.

    Regardez comment Saïd Bouteflika, ce gnome, joue avec un si beau pays à l’histoire millénaire. Je ne le répèterai jamais assez, si vous considérez l’Algérie comme votre propriété privée, montrez-nous l’acte de propriété. Si non, on vous résistera par la légitimité du sang de nos martyrs et de nos ancêtres. Pour nous, l’Algérie est la terre de nos ancêtres, elle coule dans nos veines. Pour vous, l’Algérie est un compte en banque et des biens immobiliers. Vous êtes coupables de haute trahison, coupables d’avoir sali ce pays, d’avoir bradé ses richesses, d’avoir fait de nous la risée du monde, vous n’avez rien produit, ni valeur ajoutée, ni économie forte, vous n’avez ni institutions, ni état de droit, rien. Que produisez-vous à part vendre les richesses du sous-sol que le bon dieu nous a données ? Vous n’avez rien produit, pas même un clou. Vous êtes des misérables. Vous n’avez ni respect, ni limite, ni honneur. Vous régnez par l’anarchie et le chaos. Je vous défie de montrer votre bilan. Où est-il ? Dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest, dans le scandale de Sonatrach, dans le scandale de la grande mosquée ? Et j’en passe. Non, je ne vais pas ressasser ce que j’ai écrit dans mes nombreux articles depuis des années, j’ai toujours dit que vous nous ramèneriez droit dans le mur. Nous y allons à la vitesse de la chaise roulante d’un vieillard à moitié mort, lentement mais inéluctablement. Vous avez échoué politiquement, économiquement, socialement, et au lieu de vous retirer discrètement, vous avez l’effronterie de vous montrer et de vanter des mérites que votre président n’a pas et n’a jamais eu, de vous incruster et de revenir encore et encore nous saouler avec vos turpitudes et vos ruses dont personne n’est dupe. Vous n’avez aucune honte, aucune gêne. Et vous nous assommez avec vos « Monsieur le Président a écrit », « Monsieur le Président a décidé », Monsieur le Président a signé », etc. en vous prosternant devant un portrait dont la vue nous donne la nausée. Ramenez votre cadavre ambulant avec lequel vous dirigez le pays et faites-lui prononcer une seule phrase devant le peuple algérien ! La Terre entière sait que la momie qui vous sert d’alibi dans votre œuvre destructrice des valeurs de la nation algérienne est incapable de parler depuis des années, et si ce n’était que ça ! On va bientôt citer le règne de Bouteflika comme étant un cas d’espèce, il sera désigné comme le président dont le frère cadet dirige le pays par procuration. L’Algérie va entrer dans le Guinness Book par votre forfaiture comme étant le seul pays au monde dont le président ne parle pas, ne voyage pas, ne représente son pays nulle part et qui, par son handicap et son inaptitude à gouverner, a éclipsé l’Algérie de la scène internationale. Vos effets sur la société sont néfastes, vous avez détruit ce qui faisait la beauté de notre nation. Tout est devenu noir sous votre règne, il n’y a plus ni famille, ni respect, la religion est instrumentalisée et utilisée à des fins politiques, tout est mensonge, vous avez élevé une génération de mutants qui sont à votre image et à celle de votre progéniture. N’avez-vous pas assez pris dans nos caisses, dans nos rêves, dans nos larmes ? Et vous continuez, jamais rassasiés. Quelle image donnez-vous du pays avec votre président avachi dans sa charrette ? Que vous êtes des nouveaux colons, des pilleurs, des malfrats, des corrompus. Les jeunes générations se jettent à l’eau pour vous fuir, sachant qu’elles n’ont aucun avenir dans le pays qui les a vus naître. La planète entière se rit de nous, mais vous voulez quand même un cinquième mandat pour ce qui vous tient lieu de président. Je m’interdis de respecter votre cadavre ambulant. Foutez-la paix à la terre de mes ancêtres, vous êtes une balafre dans le soleil algérien, une plaie dans la terre algérienne, une calamité pour ce pays qui n’a jamais eu de chance, ce pauvre pays qui n’en peut plus de vous. Soyez maudits, vous et votre descendance, pour tout le mal que vous nous faites. Votre place est dans les égouts de l’histoire et, si Dieu le veut, j’irai cracher sur vos tombes maudites. En attendant de vous voir tous crever, je continue à rêver du regard d’Ali La Pointe, du sourire de Ben M’hidi et de notre beau drapeau. Nos martyrs sont morts jeunes, beaux et fiers. Dieu les a aimés. Que c’est beau un martyr, que c’est laid un vieux despote.

    Mohsen Abdelmoumen

    https://mohsenabdelmoumen.wordpress.com/2018/11/01/le-sourire-de-ben-mhidi-le-regard-dali-la-pointe-et-la-

  • Ministres sortants, leur vie loin des ors de la République ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/21/ministres-sortants-leur-vie-loin-des-ors-de-la-republique

    Ministres sortants, leur vie loin des ors de la République !
    septembre 21, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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     Photo : S. Sellami.                                                                  

    Dans ces mêmes colonnes, El Yazid Dib, abordant ce sujet, écrivait bien à propos : « Que de noms et de noms sont partis dans la masse sans pouvoir se détacher d’une ivresse de pouvoir, sans pouvoir oser se mêler à la foule » ! 
    Après de longues années à occuper des postes ministériels, certains membres du gouvernement, qui compteront parmi les sortants, auront du mal à s’accoutumer à leur nouvelle vie. Plus de voiture de fonction, encore moins de chauffeur ou gardes du corps, leur quotidien va redevenir « normal » ! 

    Si pour certains ministres, cette nouvelle vie est difficile à appréhender du fait des regards de la société, des amis et de la famille, pour d’autres par contre, la réintégration dans la « vie civile » se fera sans heurts. 

    Mais avant d’aborder cela, arrêtons-nous, un instant, sur la question du jour : quelle est la durée de vie d’un ministre en politique ? 

    Il faut dire que la fonction est éphémère et beaucoup de ministres l’ont appris à leurs dépens. En moyenne, ils restent en poste deux où trois. Aujourd’hui avec les multiples remaniements gouvernementaux, les erreurs de casting, les révocations pour fautes graves et les démissions pour cause de maladie (très rares certes), la durée en poste d’un membre du gouvernement est limitée ; pour autant, certains ont réussi à rester en place plus de 10 ans (Boubekeur Benbouzid, par exemple). 

    Et l’autre question qui vient à l’esprit, est la suivante : y a-t-il une vie loin des ors de la République ? 

    Des cabinets, aux postes de ministres, des personnalités politiques ont réussi parfois à mettre leur expérience et leurs réseaux à contribution des partenaires privés ou publics désireux de développer un projet. 

    L’exemple d’Hubert Védrine, l’ancien ministre des affaires étrangères français est à ce titre, élogieux ; il a décidé de quitter la politique en 2007, après l’échec aux présidentielles de Lionel Jospin. Il a rejoint le secteur privé où il a créé, avec succès, une société de « conseil en géopolitique et en stratégie internationale ». 

    Tout comme lui, l’algérien Lakhdar Brahimi s’est inscrit dans la même trajectoire. Ancien ministre des affaires étrangères, Secrétaire Général Adjoint de la Ligue Arabe et de l’ONU, il a été aussi « envoyé spécial » en charge de nombreux dossiers, ce qui ne l’a pas empêché par la suite, de trouver les ressources nécessaires pour enseigner à « science-po Paris ». 

    Son exemple reste tout de même exceptionnel, car pour beaucoup d’anciens ministres, passer d’un rythme de travail épuisant à une vie normale est en soi, une épreuve dans les jours qui suivent la passation des pouvoirs. Le retour au quotidien peut-être très difficile pour certains d’entre eux, voire pire, car la mention « ancien ministre » sur leur C.V se révèle être un handicap, plutôt qu’un atout. 

    Beaucoup de ministres, à coup sûr, vont rejoindre la cohorte des anciens ministres installés à l’étranger. A croire les statistiques, sur 700 anciens ministres ou députés, 500 pour le moins ont fait le choix volontaire d’aller vivre à l’étranger, en Europe ou dans les pays arabes. 

    Et cela pose à l’évidence un sérieux problème : comment peut-on par exemple, reconduire ou nommer un ministre dont le projet, une fois évincé du gouvernement, est d’aller s’établir à l’étranger ? 

    Peut-il vraiment se consacrer à développer un pays dans lequel ni lui encore moins ses enfants ne voudront y vivre ? 

    Ceci étant dit, nos responsables, une fois de l’autre côté de la Méditerranée, s’arrangent pour se faire recruter comme consultants, et cadres d’entreprises « performants » pour ce qui concerne les anciens de la Banque d’Algérie, PDG et autres cadres de Sonatrach. 

    Mais on les retrouve aussi dans des métiers plus surprenants comme le commerce, l’hôtellerie, la restauration et même la boucherie « hallal » ! 

    Au pays, il faut le dire aussi, d’anciens ministres moins chanceux, une fois débarqués du gouvernement, restent confinés chez eux, à broyer du noir, au moment même ou leurs collègues, plus introduits, sont revenus à la politique, par la députation ! En 2007 par exemple, 17 ex-ministres ont été élus à l’APN ; d’autres, plus chanceux, ont bénéficié de « parachutes dorés » : Djamel Ould Abbès, Said Berkat, Nouara Djaaffar, Hachemi Djiar entre autres et aussi Boubekeur Benbouzid, celui-là même qui a occupé le poste de ministre de l’éducation nationale pendant plus de 15 ans, avec le résultat que l’on sait ! Ils ont été désignés dans le tiers présidentiel, au Sénat. 

    Dure la vie d’un ministre ? Peut-être pas, mais la chute n’est pas sans conséquence sur leur personne, voire leur propre entourage. Un ex-ministre, Kamel Bouchama en l’occurrence, racontait ainsi son éviction : « tu fais du bon travail, lui avait dit le président Chadli, mais je dois confier ton portefeuille à quelqu’un d’autre ; sois patient, tu auras de nouvelles responsabilités dans quelques temps ». Les mois passèrent et l’ex-ministre à eu tout le temps de mesurer le vide qui l’entourait et aussi de compter les journées, non sans entrainer femme et enfants, selon ses dires, dans une « ambiance neurasthénique » ; il a beaucoup fumé et souffert aussi de migraines et de lumbago. Son téléphone est resté muet, plus de 10 ans, jusqu’au jour où il a été nommé ambassadeur en Syrie. 

    De cette expérience traumatisante, il a tiré un livre qu’il a intitulé, à juste titre, « Mémoires d’un rescapé » ; « je l’ai écrit pour raconter l’affliction et les souffrances de tous les cadres de mon pays : dès qu’ils ne sont plus dans les bonnes grâces des décideurs, ils sont jetés, sans remord ni considération ! », a-t-il tenu à le souligner. 

    Est-il si dur de quitter le pouvoir ? Comment passe-t-on, du jour au lendemain, du statut de ministre à celui de citoyen lambda ? Après la disgrâce, la révocation ne peut-elle être que brutale ou, au contraire, le départ est plutôt synonyme de délivrance pour le ministre limogé ? 

    Toutes les réponses à ces questions sont également à rechercher dans l’expérience éprouvante de Halim Benattalah, ancien secrétaire d’Etat chargé de la communauté nationale à l’étranger. Il n’a pas eu droit à une audience, encore moins à une explication de son éviction du gouvernement. Il raconte que c’est Ahmed Ouyahia, le premier ministre d’alors qui lui a annoncé, sèchement et brièvement la sentence : « le président a décidé de ne pas vous reconduire dans vos fonctions ! ». J’ai reçu la nouvelle avec un pincement au cœur a confié Benattalah ; ce n’est jamais agréable de se faire congédier. Tout s’arrête subitement ! Il faut tout de suite préparer un projet de vie et surtout, ne pas se laisser aspirer par la vacuité qui s’installe après la fin de fonctions. 

    Quitter le pouvoir, les privilèges, c’est un déchirement pour tous ceux qui ont eu à l’exercer. Certains sont anéantis, car la perte du statut de ministre est vécue comme une honte et une déchéance. Ceux qui s’accrochent aux privilèges dépriment, divorcent même, quand ils ne perdent pas leurs enfants. Ceux qui surmontent leur peine, deviennent invivables pour leur entourage. Comme s’ils étaient amputés d’une partie d’eux-mêmes ! Ceux-là n’aspirent qu’à revenir à tout prix, caressant l’espoir d’être rappelés de nouveau ; ils se résigneront très vite, contrairement aux revanchards qui rejoindront l’opposition au prix de renoncements inimaginables ! 

    Pendant ce temps-là, l’anglais Tony Blair est devenu conseiller d’une Banque Internationale, l’allemand Gerhard Schröder est rentré comme consultant dans une grande firme internationale et le français Dominique de Villepin a ouvert un cabinet d’avocat ! Tout comme les ministres Jack Lang ou Luc Ferry qui ont repris leur chaire de professeur à l’université ! 

    Ce qui a inspiré l’ancien ministre de la formation et de l’enseignement professionnel El Hadi Khaldi et bien avant lui Ahmed Djebbar, l’ancien ministre du président Mohamed Boudiaf, qui sont restés au pays, aux côtés de leurs étudiants qu’ils ont rejoints dès leur sortie du gouvernement ! 

    Tout ceci pour dire que les anciens ministres ne quittent pas forcément le pays après leur départ du gouvernement et qu’en conséquence nul n’a le droit de leur jeter l’opprobre au motif fallacieux que « tous sont pourris ! ». 

    D’autres anciens responsables, se sont faits remarqués par exemple, par leur talent d’écrivain : 

    – Kamel Bouchama, justement, ancien ministre de la jeunesse et des sports et aussi ambassadeur, auteur à succès d’une quinzaine de livres 

    – Karim Younes, ancien ministre, ex-président de l’APN qui vient de publier un 3ème livre intitulé « La chute de Grenade ou la nouvelle géographie du monde ». 

    – Abdelkader Khelil, ancien délégué au développement économique et à l’aménagement territorial, écrivain lui aussi et auteur d’analyses politiques et économiques, aussi nombreuses que pertinentes 

    – Zinedine Sekfali ancien ministre du tourisme, analyste et essayiste à succès. 

    – Abdellatif Benachenhou ancien ministre des finances qui n’a de cesse de débattre, généreusement, de toutes les questions économiques et financières de l’heure. 

    – Nour Eddine Boukrouh, qu’on ne présente plus ! Ancien ministre, personnalité politique attachante, polémiste redoutable ; libre penseur, il se veut au dessus de la mêlée et ne se consacre qu’aux débats d’idées. Il a inventé le mot « ghachi », qui depuis a fait l’objet de nombreux mémoires de fin d’études. 

    Et enfin, l’ancien ministre Cherif Rahmani qui se manifeste régulièrement, à longueur de colonnes, par des contributions remarquées et remarquables dans son domaine de compétence, l’environnement. 

    A l’heure justement où l’on évoque un changement de gouvernement, certains ministres en perdent le sommeil. D’autres, convaincus qu’ils ne feront pas partie du prochain staff ministériel, ont commencé, déjà, à préparer leurs cartons. Ils auront à abandonner, en un éclair, les dossiers en cours, la voiture avec chauffeur, la villa au club des pins et, surtout, passer de la lumière à l’ombre et des honneurs au téléphone qui ne sonne plus ! 

    La rançon des vaincus en quelque sorte ! 
    par Chérif Ali.                                                                  http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266499

  • A Ychoux, l’ombre du racisme plane sur la mort de Saïd, visé par son voisin au 22 long rifle - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/16/a-ychoux-l-ombre-du-racisme-plane-sur-la-mort-de-said-vise-par-son-voisin

    A Ychoux (Landes), un homme de 38 ans d’origine marocaine est décédé le 4 juin dernier, quinze jours après que son voisin lui a tiré dessus. Il aurait crié « enculé d’arabe ». Une marche blanche aura lieu dimanche dans le village.

    C’est un pavillon banal, niché au bout d’un lotissement d’Ychoux (Landes) où les rues portent, comme pour faire plus joli, des noms de flore (genêts, mimosas) ou de faune (écureuils, pinsons). Contre le crépi jaunissant et le grillage fatigué, les enfants ont abandonné leurs VTT. Au fond du jardin, une balançoire où on les imagine s’élever vers le ciel à grands mouvements de jambes. A moins qu’ils ne tirent dans ces ballons, laissés sur le gazon. Et puis il y a ce rosier qui fait grise mine, les fleurs ternies par le soleil. « Ce rosier de merde où mon frère est tombé », dit Jamila, la voix brisée. Le 20 mai dernier, Saïd El Barkaoui s’est écroulé, blessé par les tirs de son voisin. S’il n’est pas mort sous les balles, le père de famille de 38 ans est décédé de retour à son domicile, deux semaines plus tard – vraisemblablement d’une rupture d’anévrisme. Ironie terrible, sur le bouquet accroché au grillage en sa mémoire, personne n’a pris soin d’ôter l’étiquette du fleuriste : « C’est si simple de faire plaisir. »

    « Enculé d’arabe »

    C’était un dimanche, en fin de journée. Saïd, 38 ans, installe des pièges à taupes dans le jardin. Sa compagne Angelina, 30 ans, prépare le dîner dans la cuisine. Les trois garçons du couple et la petite dernière jouent à l’intérieur. « J’ai tout vu depuis la fenêtre », se souvient la mère de famille, ses yeux bordés de larmes. Elle aurait d’abord entendu le voisin garer sa voiture. « Debout les mains sur les hanches, il attendait juste que Saïd lève le regard. » Le ton monte. Elle aperçoit soudain l’homme sortir une arme de sa voiture et tirer : « Regarde ce que je suis en train de te faire, enculé d’arabe ! » Cinq balles d’un « pistolet 22 long rifle », selon le procureur de la République de Mont-de-Marsan. Dans l’épaule, le bras (avec lequel Saïd tentait de se protéger le visage), la jambe et le dos. « Mon fils est sorti pour courir vers son père, à terre. Le voisin a dit : ‘Qu’est-ce qu’il veut celui-là ?’ J’ai eu peur qu’il tire sur mes enfants », tremble encore Angelina.

    Elle et Jamila sont convaincues que la mort de Saïd a été causée par ces coups de feu. Hospitalisé, l’homme d’origine marocaine avait pu rentrer chez lui après une première opération. Mais deux balles restaient logées près de sa moelle épinière, l’exposant à une éventuelle paralysie. « Il était très fatigué, très inquiet. Il n’a pas supporté la pression, la scène tournait dans sa tête constamment », dit la trentenaire. A part un diabète, RAS. « La question est de savoir si le décès est en lien avec les faits », explique Me Frédéric Dutin, avocat de la famille El Barkaoui, constituée partie civile. Le cas échéant, le retraité de 67 ans, qui a été placé en détention provisoire et mis en examen pour « tentative d’assassinat aggravée par une motivation à caractère raciste », pourrait l’être pour « assassinat ». Les résultats de l’autopsie, devant permettre de déterminer les circonstances du décès, ne sont toujours pas connus.

    « Boum boum » et ballons

    « Je savais qu’il y aurait un drame un jour ou l’autre », nous confie la femme du suspect, 65 ans, vêtue d’un chandail rose sans manches. Dans le village, on décrit cette assistante maternelle à la retraite depuis peu comme une femme « très dévouée, serviable », investie auprès du club de rugby local. Elle affirme que les problèmes auraient commencé avec l’installation du couple, il y a quatre ans. La sexagénaire parle d’insultes, des « boum boum » d’une musique au niveau sonore « intenable »… La tension serait montée crescendo.

    Son mari, raciste ? « Jamais de la vie ! En tant que fils d’immigrés polonais, il a lui-même connu le racisme. » Non, ils ne votent pas FN, assure-t-elle, dans cette commune landaise où Marine Le Pen est arrivée en tête du premier tour de la dernière présidentielle avec plus de 24% des suffrages (contre 19% en 2012). Les insultes pourtant peu équivoques qu’il aurait proférées lors d’une précédente altercation ? « Des propos tenus sous le coup de la colère. » D’ailleurs, il a beaucoup voyagé dans « les pays noirs », se sent-elle obligée d’ajouter. Avant de noter, renfrognée : « Si on peut encore dire ‘noir’, parce qu’on ne peut plus rien dire… » L’avocat du suspect, Me Anthony Sutter déplore : « On tombe dans la caricature de l’homme blanc qui tue son voisin arabe. C’est un conflit de voisinage latent depuis plusieurs années qu’on n’a pas su arrêter. » S’il a reconnu les faits, son client rejette la préméditation et le caractère raciste de l’acte.

    Des tirs en l’air

    Quinze jours avant le drame, une dispute avait opposé les voisins, dont les habitations se font face. Pour une histoire de ballon, passé par dessus l’épaisse haie du couple de retraités. Angelina avait fini par venir le chercher, après que son fils aîné de 11 ans s’était fait rabrouer. « Là, le voisin a commencé à m’insulter. Quand je suis arrivée au portail, il m’a frappée direct. » Une gifle devant les enfants, les lunettes volent. Saïd intervient, les esprits s’échauffent. Déjà là, des propos racistes – « enculé d’arabe ». Le retraité porte plainte, Angelina aussi. Début mars, le sexagénaire avait déposé une main courante à la gendarmerie en raison d’une musique trop forte.

    S’il n’a jamais été condamné, cet ancien ingénieur a fait l’objet de « rappels à la loi » pour « des violences légères » sur un autre voisin, a indiqué le procureur de la République de Mont-de-Marsan. Croisé par hasard, David, 40 ans, connaît bien une voisine immédiate du suspect. Quand les ballons de ses deux fils disparaissaient de l’autre côté de la haie, ils « ne revenaient jamais ». Surtout, ce père de famille n’a pas oublié le soir d’été où ils célébraient l’anniversaire de cette amie musulmane, attablés dehors entre couples d’amis et leurs enfants. « D’un coup, on a entendu quelqu’un tirer en l’air en criant : "Faites moins de bruit". On est vite rentrés ; on s’est dit : "Qu’est ce que c’est que ce mec ?!" »

    Fan de Messi

    « C’est pas facile, pas facile », répète en boucle Mohamed, le père de Saïd, dans le salon quasi-vide du pavillon. L’homme de 82 ans vient tous les soirs humer les vêtements encore imprégnés de l’odeur de son fils. Les cheveux voilés, le menton fendu d’un trait de henné noir, son épouse Daouia, 69 ans, pleure à ses côtés. Elle ne veut pas que « (son) fils soit mort pour rien ». Depuis leur arrivée à Ychoux « le 17 mars 1972 », ils n’ont « jamais eu de problème ». Ensemble, Mohamed et Daouia ont élevé sept enfants – Saïd était le plus jeune – et mené une discrète vie de labeur : des champs aux usines de carottes ou de machines agricoles.

    « Nos parents venaient tous du Maroc, on était tous une famille », raconte Kamel, qui a grandi avec Saïd dans le quartier des HLM. Enfants, ils jouaient « aux pirates » et fabriquaient des cabanes dans la forêt de pins juste derrière « la cité ». Surtout, « on était tous inscrits au club de foot ». Saïd supportait le Barça, en témoigne un imposant poster de Messi – « il adorait son style, ses dribbles » – accroché dans le salon familial, à droite de l’écran plat. Faute de mobylettes, « on faisait du stop le week-end », poursuit l’électricien de 44 ans. L’été, direction le lac ou l’océan. L’hiver, le café de Parentis-en-Borne « parce qu’ici, y’avait pas grand chose ».

    « Caïd du village »

    Dans la commune de quelque 2 200 âmes, c’est d’ailleurs la première fois qu’un tel drame survient. Ici, on attend encore le déploiement de la fibre optique, la station-service fait office de bureau de tabac et de kiosque, et il faut se rendre dans le bourg d’à-côté (à dix kilomètres) pour trouver le premier distributeur de billets. « Les gens vivent très paisiblement, assure une mère de famille, dont la fille est scolarisée avec l’un des fils de Saïd. Il n’y a pas de délinquance, pas de racisme. » Mais « beaucoup de on-dit ». Le long de la D43 qui coupe le village, chacun s’en méfie, tout en les colportant à sa manière.

    Il y a la rumeur, lancinante, qui voudrait faire de Saïd le « caïd du village ». « C’est largement exagéré ! », se marre à moitié Jacky, 30 ans, un copain d’enfance. « Ça lui est arrivé de se bagarrer, mais c’était un travailleur et un mec toujours prêt à rendre service. » Le grand blond tatoué a d’ailleurs « manqué de mettre une gifle » à un collègue s’étant permis le commentaire : « C’est bien fait pour lui, il avait qu’à moins faire le con ». « Beaucoup vous diront que c’était un cas soc’, un bon à rien. Les gens mélangent tout, ça ne justifie rien », glisse une riveraine préférant garder l’anonymat. Pour ce qui est des faits, Saïd était « connu des services de police pour des faits mineurs », a indiqué le parquet de Mont-de-Marsan.

    « Si c’était un noir qui avait tiré... »

    « Si personne ne fait rien, ce sera bientôt le Far West », s’agace une Ychouxoise d’origine portugaise. C’est vrai qu’elle « ne lui aurait pas donné le bon dieu sans confession », mais elle adorait Saïd, qui venait parfois manger avec ses enfants dans son snack-kebab. Sur la devanture, on lit « fermeture exceptionnelle dimanche ». Cette brune de 49 ans a donné pour la cagnotte destinée à aider la famille et participera à la marche blanche organisée dimanche à la mémoire de Saïd. Les délégations locales de la Licra, SOS Racisme et du Mrap seront présentes. Rangeant les glaces au fond de son congélateur, elle lâche : « Si c’était un Noir qui avait tiré... Je vous dis pas ! Là, parce que c’est un Blanc, certains disent : "Il a eu raison, il emmerdait tout le monde". Y’a plus de racistes qu’autre chose ici, vous savez ! »

    En presque 30 ans de mandat, le maire Marc Ducom n’a jamais connu « ambiance aussi détestable ». L’affaire divise son village en deux camps. « Le fondement d’Ychoux, c’est la diversité. Je ne peux pas cautionner un tel acte », dit-il, encore choqué par ce message lu sur les réseaux : « Deux balles auraient suffi ». Dimanche, l’édile marchera auprès de la famille El Barkaoui. Une habitante d’Ychoux résume l’enjeu du rendez-vous : « La seule chose que je souhaite, c’est qu’il y ait beaucoup de "blancs". »
    Chloé Pilorget-Rezzouk envoyée spéciale à Ychoux (Landes)

    Il n’y a vraiment aucune mort d’arabe ou de noir où les blancs, les journalistes n’essaient pas de minimiser la motivation raciste du meurtre ! Et Libé avec leur « ombre » du racisme. Mais allez-y, mouillez vous un peu purée ! Bandes de collabos !

    #racisme #meurtre #Ychoux #el_barkaoui

  • @reka, je ne sais pas s’il t’en souvient, mais l’année dernière, plus ou moins à la même époque nous avions entamé une discussion à propos d’un truc dont je rougis de comprendre rétrospectivement que je n’avais la moindre idée de la catastrophe politique en cours (nous parlions des élections législatives qui feraient suite aux élections présidentielles) et cela avait un peu dévié sur le désir commun à beaucoup dans ces lieux de comprendre intimement les raisons de la montée du Front National et je t’avais alors conseillé de mettre dans ton panier le film de Régis Sauder, Retour à Forbach et le livre de Valérie Igounet, Les Français d’abord ( https://seenthis.net/messages/595617 )

    L’ami @sinehebdo avait alors entamé un florilège de ressources comme ceux dont il a l’habitude et le talent ici ( https://seenthis.net/messages/597642 ).

    Bref, je viens de voir un film, Retour à Bollène de Saïd Hamich, dont je crois me souvenir qu’il est le producteur de Much Loved qui avait fait grand bruit pour de mauvaises raisons, qui n’en demeurait pas moins un excellent film. Et il me semble que Retour à Bollène pourrait rejoindre cette collecte à propos de l’intimité de la montée du vote frontiste (même si on ne dit plus comme ça, dans la mesure où je continue de dire le RPR, je ne vois pas pourquoi je ferai différemment avec le FN, il y aurait d’ailleurs à dire et à penser comment je ne doute pas une seconde que ces changements de noms de parti chers à la droite dure, permettent sans doute de se soustraire un peu à l’analyse en se coupant volontairement au référencement des moteurs de recherche, entre autres machines à oubli).

    Le sujet du film n’est pas directement la montée du FN (Rassemblement National, RN), en revanche, il me semble que c’est ce qui est traité en filigrane avec une intelligence remarquable, attaquant par la voie de la fiction le même versant que Régis Sauder dans Retour à Forbach, à savoir rappeler utilement que le FN grandit dans des territoires absolument sacrifiés, démonstration dont je pense qu’elle n’est jamais inutile, surtout pour ce qui est de rappeler que la politique de droite, non seulement cela ne fonctionne pas mais en plus cela crée justement du vote Front National.

  •  » Israeli Army Kills Two Palestinians, Seriously Injure One, In Southern Gaza
    IMEMC News | May 27, 2018 11:16 AM /
    http://imemc.org/article/israeli-soldiers-kill-two-palestinians-seriously-injure-one-in-southern-gaza

    Israeli soldiers fired, on Sunday morning, several shells into a structure and Palestinian lands, between Rafah and Khan Younis, in the southern part of the Gaza Strip, killing two Palestinians and seriously wounding one.

    Hussein Samir al-‘Amour
    Media sources in Gaza said the soldiers fired at least two artillery shells near Sofa Crossing, between Rafah and Khan Younis, directly striking a structure, killing Hussein Samir al-‘Amour, 25, and Abdul-Halim Abdul-Karim an-Naqa , 28.
    Abdul-Halim an-Naqa

    It is worth mentioning that the Israeli army claimed it struck a “Hamas observation post near Khan Younis,” killing two Palestinians.

    Meanwhile, the Al-Quds Brigades, the armed wing of the Islamic Jihad, issued an official statement saying the two slain Palestinians were members of the group.

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    Update : Israeli Strikes Raise Death Toll to Three
    May 27, 2018 8:04 PM / May 27, 2018 11:55 PM
    http://imemc.org/article/update-israeli-strikes-push-death-toll-to-three

    A Palestinian who was critically injured on Sunday, during a predawn Israeli strike on several locations to the south of the Gaza Strip died of his serious wounds, bringing the total number of Palestinians who were killed by Israeli army, today, to three.


    Dr. Ashraf al-Qedra, the spokesperson of the Palestinian Health Ministry has confirmed that the Palestinian, Naseem Marwan al-‘Amour , 20, from Rafah, has died from his serious wounds.

    He added that the young man suffered very serious wounds, and was rushed to surgery at the European Hospital in Gaza, but later succumbed to his wounds at the Intensive Care Unit.

    Israeli forces stationed along the barbed-wire fence that separates between Gaza and Israel fired at least two missiles targeting a location between the cities of Rafah and Khan Younis, killing two Palestinians in their 20s. The site was completely destroyed.

    The Israeli army further shelled, with at least two missiles, a location to the east of Deit al-Balah city, in central Gaza, causing heavy damage to the site. No injuries were reported among Palestinians living near the targeted site.

    #Palestine_assassinée

  • Names and ages of Palestinians killed by Israeli troops in Gaza

    These are the names of the unarmed Palestinians shot dead by Israeli troops since Friday 30 March, 2018. They were protesting at the Gaza border for the right of return to their ancestral lands and homes, from which they were driven out in 1948. The list does not include the many thousands wounded by live fire.

    Name and age of victims :
    01. Omar Wahid Samour, 31 years old
    02. Mohammed Kamal al-Najjar, 25 years old
    03. Jihad Zuhair Abu Jamous, 30 years old
    04. Amin Mansour Abu Muammar, 22 years old
    05. Ibrahim Salah Abu Sha’er, 17 years old
    06. Nagy Abdullah Abu Hjeir, 25 years old
    07. Musab Zuhair Al-Soloul, 23 years old
    08. Abd al-Qader Mardi al-Hawajri, 42 years old
    09. Mahmoud Saadi Rahmi, 23 years old
    10. Mohammed Naeem Abu Amro, 26.
    11. Ahmed Ibrahim Ashour Odeh, 19.
    12. Jihad Ahmed Farina, 34 years old
    13. Abdel-Fattah Abdel-Nabi, 18 years old
    14. Bader Fayiq al-Sabbagh, 22 years old
    15. Sari Walid Abu Odeh, 27 years old
    16. Hamdan Isma’il Abu Amsha, 23 years old
    17. Fares Al-Ruqab, 29 years old
    18. Ahmad Omar Arafah, 25 years old
    19. Osama Khamis Qdeih, 38 years old
    20. Majdi Ramadan Shabat, 38 years old
    21. Hussein Muhammad Adnan Madi, 13 years old
    22. Subhi Abu Atawi, 20 years old
    23. Mohammad Said al-Haj-Saleh, 33 years old
    24. Sedqi Faraj Abu Atawi, 45 years old
    25. Alaa al-Din Yahya Ismail al-Zamli, 15 years old
    26. Hamza Abd al-Al, 20 years old
    27. Yaser Murtaja, 30 years old
    28. Ibrahim Al-‘ur, 19 years old
    29. Mujahed Nabil Al-Khudari, 25 years old
    30. Marwan Odeh Qdeih, 45 years old
    31. Mohammed Hjeila, 30 years old
    32. Abdallah Al-Shahri, 28 years old
    33. Tahrir Wahba, 17 years old
    34. Saad Abu Taha, 29 years old
    35. Mohammed Ayoub, 15 years old
    36. Ahmed Abu Hussein, 25 years old
    37. Abdullah Shamali, 20 years old
    38. Ahmad Rashad Al Athamna, 23 years old
    39. Ahmed Nabil Aqel, 25 years old
    40. Mahmoud Wahba, 18 years old
    41. Ahmed Dabour, 23 years old
    42. Ayed Hamaydeh, 23 years old
    43, Amjad Qartous, 18 years old
    44. Hesham Abdul-Al, 22 years old
    45. Abd al-Salam Bakr, 29 years old
    46. Mohammed Amin al-Maqeer, 21 years old
    47. Khalil Na’im Mustafa Atallah, 22 years old
    48. Azzam Oweida, 15 years old
    49. Anas Shawqi, 19 years old
    50. Jaber Salem Abu Mustafa, 40 years old
    51. Amin Mahmoud Muammar, 26 years old
    52. Hani Fayez al-Ardarba, 23 years old
    53. Mohammed Khaled Abu Reida, 20 years old
    54. Jamal Abu Arahman Afaneh, 15 years old
    55. Laila Anwar Al-Ghandoor, 8 months old
    56. Ezz el-din Musa Mohamed Alsamaak, 14 years old
    57. Wisaal Fadl Ezzat Alsheikh Khalil, 15 years old
    58. Ahmed Adel Musa Alshaer, 16 years old
    59. Saeed Mohamed Abu Alkheir, 16 years old
    60. Ibrahim Ahmed Alzarqa, 18 years old
    61. Eman Ali Sadiq Alsheikh, 19 years old
    62. Zayid Mohamed Hasan Omar, 19 years old
    63. Motassem Fawzy Abu Louley, 20 years old
    64. Anas Hamdan Salim Qadeeh, 21 years old
    65. Mohamed Abd Alsalam Harz, 21 years old
    66. Yehia Ismail Rajab Aldaqoor, 22 years old
    67. Mustafa Mohamed Samir Mahmoud Almasry, 22 years old
    68. Ezz Eldeen Nahid Aloyutey, 23 years old
    69. Mahmoud Mustafa Ahmed Assaf, 23 years old
    70. Ahmed Fayez Harb Shahadah, 23 years old
    71. Ahmed Awad Allah, 24 years old
    72. Khalil Ismail Khalil Mansor, 25 years old
    73. Mohamed Ashraf Abu Sitta, 26 years old
    74. Bilal Ahmed Abu Diqah, 26 years old
    75. Ahmed Majed Qaasim Ata Allah, 27 years old
    76. Mahmoud Rabah Abu Maamar, 28 years old
    77. Musab Yousef Abu Leilah, 28 years old
    78. Ahmed Fawzy Altetr, 28 years old
    79. Mohamed Abdelrahman Meqdad, 28 years old
    80. Obaidah Salim Farhan, 30 years old
    81. Jihad Mufid Al-Farra, 30 years old
    82. Fadi Hassan Abu Salah, 30 years old
    83. Motaz Bassam Kamil Al-Nunu, 31 years old
    84. Mohammed Riyad Abdulrahman Alamudi, 31 years old
    85. Jihad Mohammed Othman Mousa, 31 years old
    86. Shahir Mahmoud Mohammed Almadhoon, 32 years old
    87. Mousa Jabr Abdulsalam Abu Hasnayn, 35 years old
    88. Mohammed Mahmoud Abdulmoti Abdal’al, 39 years old
    89. Ahmed Mohammed Ibrahim Hamdan, 27 years old
    90. Ismail Khalil Ramadhan Aldaahuk, 30 years old
    91. Ahmed Mahmoud Mohammed Alrantisi, 27 years old
    92. Alaa Alnoor Ahmed Alkhatib, 28 years old
    93. Mahmoud Yahya Abdawahab Hussain, 24 years old
    94. Ahmed Abdullah Aladini, 30 years old
    95. Saadi Said Fahmi Abu Salah, 16 years old
    96. Ahmed Zahir Hamid Alshawa, 24 years old
    97. Mohammed Hani Hosni Alnajjar, 33 years old
    98. Fadl Mohamed Ata Habshy, 34 years old
    99. Mokhtar Kaamil Salim Abu Khamash, 23 years old
    100. Mahmoud Wael Mahmoud Jundeyah, 21 years old
    101. Abdulrahman Sami Abu Mattar, 18 years old
    102. Ahmed Salim Alyaan Aljarf, 26 years old
    103. Mahmoud Sulayman Ibrahim Aql, 32 years old
    104. Mohamed Hasan Mustafa Alabadilah, 25 years old
    105. Kamil Jihad Kamil Mihna, 19 years old
    106. Mahmoud Saber Hamad Abu Taeemah, 23 years old
    107. Ali Mohamed Ahmed Khafajah, 21 years old
    108. Abdelsalam Yousef Abdelwahab, 39 years old
    109. Mohamed Samir Duwedar, 27 years old
    110. Talal Adel Ibrahim Mattar, 16 years old
    111. Omar Jomaa Abu Ful, 30 years old
    112. Nasser Ahmed Mahmoud Ghrab, 51 years old
    113. Bilal Badeer Hussein Al-Ashram, 18 years old
    114. Unidentified
    115. Unidentified
    116. Unidentified

    –-> https://medium.com/@thepalestineproject/names-and-ages-of-palestinians-killed-by-israeli-troops-in-gaza-29bad3a12db6

  • Briefing With Acting Assistant Secretary David M. Satterfield
    Special Briefing David M. Satterfield,Acting Assistant Secretary, Bureau of Near Eastern Affairs, Press Briefing Room, Washington, DC,
    December 7, 2017
    http://www.state.gov/r/pa/prs/ps/2017/12/276349.htm

    (...) QUESTION: My name is Said Arikat. I just want to follow up on East Jerusalem because it is really – it’s not clear at all. Not in my mind. So what happens to the Palestinian population of East Jerusalem? Do they now become automatically Israeli citizens, would have full rights, and so on? What happens to 300,000 Palestinians?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: Said, the President’s proclamation yesterday, his decision, have no impact on those issues. He is recognizing a practical reality. Jerusalem is the capital of Israel. And all of the other aspects – boundaries of sovereignty – we’re not taking a position. It’s for the sides to resolve.

    QUESTION: So if you’ll just bear with me for a second. So why not say West Jerusalem? I mean, the Russians have done that. It did not cause any problem and so on. Or why don’t you say that this part, East Jerusalem, as been negotiated as you yourself have been involved for so many years, this portion is designated to become the capital of the Palestinian state?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: Said, the President’s decision speaks for itself. There are many words that are in his statement, in his remarks; there are words that aren’t. We recognize Jerusalem as the capital of the state of Israel. He didn’t go beyond that, and I’m not going to go beyond that.

    QUESTION: Can you – can you share with us —

    MS NAUERT: We need to move on (inaudible).

    QUESTION: — just one last thing?

    MS NAUERT: Said, (inaudible).

    QUESTION: Could you share with us, sir —

    MS NAUERT: Said, (inaudible).

    QUESTION: — one national security interest of the United States that this recognition has served? Can you identify one national security interest of the United States that this recognition has identified?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: The President is committed to advancing a peace process between Israel and the Palestinians. In his view upon reflection, this step, he believes, assists in that process. Full stop.

    MS NAUERT: Nick, go right ahead.

    QUESTION: Can you explain that further, because —

    QUESTION: Can I just ask, Mr. —

    QUESTION: — that’s exactly what we’re trying to – or what I’m trying to figure out is —

    MS NAUERT: Nick, go right ahead. Hold on, Dave.

    QUESTION: Can you – just to Matt’s point, can you explain why a decision-making process needs to be made about maps and things like that, and consular services? I mean, you said yourself, the President declared Jerusalem the capital of Israel. Why does there need to be a further decision-making process on those other issues?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: It’s a very simple answer, and it’s wholly technical. What phrasing do you place upon government-issued maps? There are different word choices that can be used. To be clear, there will be a decision made. When the decision is made, you’ll have it and you’ll have the maps.

    QUESTION: And can you just explain why now? Why did he make this decision now?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: Because December 4th was the trigger date for the next waiver required under the Jerusalem Act of ’95. That was the proximate timing issue. Full stop.

    QUESTION: So there was no strategic – this – it was solely based on —

    AMBASSADOR SATTERFIELD: The President had to make a decision. He did. But he’s —

    QUESTION: Why didn’t he do it on the 4th?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: That’s the legal requirement of the act. Every six months —

    QUESTION: No, but he —

    QUESTION: But he didn’t.

    QUESTION: But he didn’t.

    AMBASSADOR SATTERFIELD: — a waiver has to be issued.

    QUESTION: He didn’t do it on the 4th. He did it on the 6th.

    AMBASSADOR SATTERFIELD: We believe – and I believe the White House has spoken to this – technically, we were in compliance. We’ll leave it to the Hill on whether 48 hours constituted a problem or not. But the 4th was the trigger date.

    QUESTION: Wow. I wish my editors had your sense of deadline. (Laughter.)

    QUESTION: Michelle with CNN. Thanks. Can you just say how – how this furthers the peace process?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: The President believes taking this issue – that is the fact of U.S. recognition, acknowledgement of Jerusalem as the capital of Israel – an issue that’s been pending out there since ’95, since the act was initially passed – was appropriate to make and that it helps in the process to no longer have that issue, which is the U.S. acknowledgement of the simple fact that Jerusalem is the location of the supreme court, the Knesset, the president and the prime minister’s residences, that that is a useful clearing of an issue that has been part of, grown as part of, this process for many decades.

    QUESTION: So it’s setting us up for what? To – if you’re saying that that gets that out of the way and it’s been a reality, how does that set the stage?

    AMBASSADOR SATTERFIELD: The President and his peace team have been engaged, as you all know, for many months now in discussions with the two parties, with regional states, with other key actors, to try to advance a peace. This is not an easy process; it’s a difficult one. But he believes this step assists in that process. I am not going to elaborate on that further.
    (...)
    QUESTION: Et une autre question. Considérez-vous les parties de Jérusalem-Est occupées par Israël en 1967 comme des territoires occupés?

    AMBASSADEUR SATTERFIELD: La décision du Président est de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l’Etat d’Israël. Le Président a déclaré que cette décision ne touche pas aux questions de frontières, de souveraineté ou de frontières géographiques. Arrêt complet.

    QUESTION: Donc, il est encore territoire occupé, à votre avis?

    AMBASSADEUR SATTERFIELD: J’ai déclaré ce que la décision du président fait et ne fait pas.(...)

  • Violences infligées aux femmes : « Nous exhortons le gouvernement à revoir sa copie »
    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/12/02/violences-infligees-aux-femmes-nous-exhortons-le-gouvernement-a-revo

    Tribune. Un collectif de 100 personnalités demande au président d’augmenter le budget alloué à la lutte contre les violences faites aux femmes.

    #Féminisme

    • Tribune. Samedi 25 novembre, Emmanuel Macron l’a juré, les femmes seront bien la grande cause nationale de son quinquennat. Il a également annoncé son plan d’action pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Un discours qui se voulait symboliquement fort et promeut plusieurs mesures nouvelles, telles dix unités de psycho-traumatologie dans les centres hospitaliers ou l’augmentation des délais de prescription pour les mineurs, et reprend également des mesures existantes, comme la formation des professionnels (inscrite dans la loi depuis 2014), l’interrogation des pratiques des professionnels de santé (protocole du 5 novembre 2014) ou l’arrêt des bus de nuit à la demande (juillet 2015). Sauf que ces mesures ne sont accompagnées d’aucun financement supplémentaire.

      Le budget du secrétariat d’Etat sera « sanctuarisé à son plus haut niveau », 30 millions d’euros. En 2017, il était de 29,81 millions d’euros. Les féministes mesurent l’effort sans précédent… Les crédits interministériels dédiés à l’égalité femmes-hommes passent de 400 millions à 420 millions d’euros. Bonne nouvelle ! Mais là encore, il y a un loup : seuls 15 % de ces crédits sont consacrés à la lutte contre les

      violences. Ajoutons que les 20 millions supplémentaires reprennent des actions qui sont déjà effectuées, qui seront désormais labellisées « égalité ».

      AUCUNE AUGMENTATION DU BUDGET DÉDIÉ AUX DROITS DES FEMMES NI AUX VIOLENCES, DES ANNONCES NON FINANCÉES. C’EST CE QUI S’APPELLE UNE OPÉRATION DE COMMUNICATION

      Il s’agit donc bien d’un tour de passe-passe budgétaire. Aucune augmentation du budget dédié aux droits des femmes ni aux violences, des annonces non financées. C’est ce qui s’appelle une opération de communication. Comment peut-on se contenter de si peu face à la réalité des violences infligées aux femmes dans notre pays ? 93 000 femmes adultes victimes chaque année de viol et de tentative de viol, 220 000 victimes de violences conjugales ou intrafamiliales, 550 000 victimes d’agressions sexuelles…

      Deuxième angle mort, le travail. 25 % des agressions sexuelles ont lieu au travail, où les rapports de domination se cumulent avec le lien de subordination et le risque de perdre son emploi pour les victimes qui auraient le courage de briser le silence. Les syndicats et les associations proposent des mesures à intégrer dans la loi, pour sanctionner les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations de prévention et pour protéger les femmes victimes de violences. Ajoutons que le gouvernement supprime avec ses ordonnances les seuls outils de prévention au travail, les CHSCT.

      Des annonces très en deçà de l’enjeu

      Au niveau international, nous avons réussi à imposer à l’ordre du jour de l’Organisation internationale du travail, en juin prochain, l’examen d’une norme contre les violences et le harcèlement. Le contenu et la portée de cette norme dépendront de la position des Etats, aussi est-il regrettable qu’Emmanuel Macron n’en ait pas dit un mot samedi. Ce, d’autant que pour l’instant, la position de la France est… étonnante : elle refuse que les violences fondées sur le genre soient identifiées spécifiquement dans cette norme.

      Mais, que l’on se rassure, il y aura une session de rattrapage. Emmanuel Macron l’a dit, il s’agit de premières annonces. Et heureusement, parce qu’aujourd’hui le compte n’y est pas, face à l’ampleur des violences sexistes et sexuelles.

      D’ici là, nous exhortons le gouvernement à revoir sa copie et à prendre en compte, sans anathème, chantage ou pression sur aucune d’entre nous, les critiques des féministes. Nous demandons une augmentation budgétaire au moins équivalente à ce que l’Espagne a débloquée – à savoir 1 milliard d’euros sur cinq ans – associé à une loi-cadre contre les violences permettant notamment de transposer dans le droit français la Convention d’Istanbul [sur la prévention et la lutte contre les violences à l’égard des femmes et la violence domestique, ratifiée en 2014].

      Le respect du débat démocratique impose que l’on accepte, surtout sur un sujet si important, que ces annonces soient passées au crible, vérifiées, confrontées à la réalité et dénoncées pour ce qu’elles sont : très en deçà de l’enjeu et de l’urgence.

      Les signataires : Ludmila Acone, historienne ; Ana Azaria, présidente de Femmes Egalité ; Anne Baltazar, syndicaliste ; Christine Bard, historienne ; Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de garde ; Françoise Basch, professeur émérite à l’université Denis-Diderot ; Francine Bavay, présidente de SOS Femmes Alternative, centre Flora-Tristan ; Delphine Beauvois, auteure de littérature de jeunesse ; Maude Beckers, avocate ; Fatima Benomar, coporte-parole des Effronté-e-s ; Savine Bernard, avocate ; Eric Beynel, co porte-parole de Solidaires ; Gérard Biard, président de Zeromacho ; Agnès Bihl, chanteuse ; Sophie Binet, pilote du collectif Femmes mixité de la CGT ; Rita Bonheur, présidente de l’Union des femmes de Martinique ; Catherine Bloch-London, militante féministe ; Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate ; Marie-Laure Brival, gynécologue-obstétricienne, chef de service Maternité des Lilas ; Michel Bozon, sociologue ; Geneviève Brisac, écrivaine ; Carole Cano, syndicaliste CFE-CGC ; Pascale Carayon, féministe ; Coline Cardi, sociologue ; Marie -France Casalis, porte-parole du Collectif féministe contre le viol ; Marie Cervetti, militante féministe ; Carole Chotil-Rosa, militante féministe ; Annick Coupé, syndicaliste ; Saïd Darwane, conseiller national UNSA ; Madeline Da Silva, militante féministe et des droits de l’enfant ; Michèle Dayras, présidente de SOS-sexisme ; Laurence De Cock, historienne ; Caroline De Haas, militante féministe ; Christine Delphy, sociologue ; Monique Dental, présidente du réseau féministe Ruptures ; Héloïse Duché, militante féministe ; Sylvia Duverger, blog « Féministes en tous genres » ; Eric Fassin, sociologue ; Christine Fauré, historienne ; Aude Fiévet, association Le monde à travers un regard ; Léa Filoche, militante féministe ; Geneviève Fraisse, philosophe ; Jean Gadrey, économiste ; Nicole Gadrey, sociologue ; Valérie Ganne, journaliste, auteure ; Sigrid Gérardin, secrétaire nationale de la FSU ; Cécile Gondard-Lalanne, coporte-parole de Solidaires ; Clara Gonzales, initiatrice du « 06 anti-relous » ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ; Véronique Haché, directrice Générale d’Autolib’ et de Vélib’ métropole ; Anaïs Haddad, coprésidente des Effronté-e-s ; Clémence Helfter, dirigeante de l’UGICT-CGT en charge de l’égalité F-H ; Alice Heyligers, ancienne militante du MLF ; Helena Hirata, sociologue ; Violaine Husson, responsable des questions de genre à la Cimade ; Clara Jaboulay, présidente de l’Union nationale lycéenne ; Marie-Anne Juricic, sociologue ; Danièle Kergoat, sociologue ; Annie Lahmer, féministe ; Mathilde Larrere, historienne ; Sandra Laugier, philosophe ; Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF ; Elisabeth Leininger, psychopraticienne ; Yannick Le Quentrec, sociologue ; Séverine Lemière, économiste ; Elliot Lepers, chef d’entreprise ; Florence Lhote, présidente de l’Association entraide et mouvement des femmes ; Sylvie Liziard, secrétaire nationale UNSA ; Raphaëlle Manière, délégation droit des femmes du CESE ; Marie-Thérèse Martinelli, Marche mondiale des femmes ; Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ; Christiane Marty, Fondation Copernic ; Dominique Meda, sociologue ; Mar Merita Blat, militante féministe ; Florence Montreynaud, Encore féministes ! ; Tania Mouraud, artiste plasticienne ; Solmaz Ozdemir, SKB France ; Birthe Pedersen, présidente d’ActionAid France-peuples solidaires ; Sophie Pochic, sociologue ; Claire Poursin, co-présidente des effronté-e-s ; Soudeh Rad, militante féministe ; Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme ! ; Sabine Reynosa, collectif Femmes mixité CGT ; Florence Rochefort, historienne ; Marie-Sabine Roger, auteure ; Suzy Rojtman, porte-parole du Comité national pour les droits des femmes ; Roselyne Rollier, présidente de la Maison des femmes Thérèse-Clerc ; Laure Salmona, cofondatrice du collectif Féministes contre le cyberharcèlement et co-initiatrice de #SoyezauRDV ; Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie ; Zeynep Saygi, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie ; Sibylle Schweier, sociologue ; Geneviève Sellier, professeure émérite à l’université Bordeaux Montaigne ; Réjane Sénac, politiste ; Rachel Silvera, économiste ; Charlotte Soulary, cofondatrice de Chair collaboratrice ; Isabelle Thieuleux, Cndf ; Loïc Trabut, chercheur à l’INED ; Françoise Traverso, présidente de l’Association internationale des droits de l’homme ; Elodie Tuaillon-Hibon, avocate ; Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT ; Françoise Vouillot, psychologue.

  • Le trouble du monde associatif et religieux musulman face à l’affaire Tariq Ramadan
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/10/30/le-trouble-du-monde-associatif-et-religieux-musulman-face-a-l-affaire-tariq-

    Les institutions, associations et acteurs musulmans ont été remarquablement discrets depuis l’annonce du dépôt de la première plainte pour viol et agression sexuelle contre l’islamologue Tariq Ramadan, le 20 octobre. « Il y a eu une stupeur, une sidération » après les plaintes déposées par deux femmes et les récits qu’elles ont livrés de leur agression, résume Saïd Branine, directeur d’Oumma, le seul site musulman d’information à en avoir rendu compte, dès le 20 octobre. « Si les faits sont avérés, cela va être un tremblement de terre », observe le sociologue et intellectuel musulman Omero Marongiu-Perria.

    • « Les leaders religieux musulmans bâtissent toute une partie de leur discours sur la notion de pureté, confirme Omero Marongiu-Perria. Si ces accusations étaient avérées, elles briseraient la façon dont des musulmans se structurent dans leur rapport à la religion. On comprend que cela déstabilise et que certains cherchent un exutoire dans la calomnie et la thèse du complot. »

      Il n’y a pas que les leaders religieux musulmans qui batissent toute une partie de leur discours sur la notion de pureté. Toutes les religions (issues de la bible au moins) sont bâties sur cette notion. Le mot vierge est bâtie sur cette notion, le mot salope aussi. Le patriarcat et la culture du viol sont bâtis sur cette notion et cela bien au dela des religions (qui sont quant même une forme de superpatriarcat, les croyant·e·s étant invité·e·s à se soumettre à des divinités abusives et mégalo qui ont tout des pères abusifs possessifs et violents qui te font du chantage au paradis et à l’enfer si tu te soumet pas à leurs commandements ineptes).

      #pureté #viol #islam #islamophobie #culture_du_viol #pudeur #religion

    • Je crois meme que ca depasse la religion. Toute personne qui veut donner des conseils (politiques en particulier) se doit d’etre un exemple et de suivre les conseils qu’il donne aux autres, au risque sinon de se discrediter et de perdre son autorite morale...

    • @sinehebdo Je ne pense pas que l’on puisse comparer un discours doctrinal/religieux d’une opinion politique. Exemple polémique : un militant féminisme homme n’est pas pure/parfait. Il fait parti d’un mouvement social et politique visant à l’égalité. Que des hommes violents et sexistes en fasse parti, c’est logique que par cohérence ils en soient exclus. Mais c’est « normal » après tout ils sont eux aussi traversé par le patriarcat ambiant. C’est la différence entre une vision individuelle et moraliste avec une vision social et politique.

      @mad_meg Tout les relgions se valent dans l’absolue, mais on parle ici d’une situation actuelle et réelle. Pour avancer dans le débat il faut parfois régler la focal. Selon Omero Marongiu-Perria (ex-frère musulmans) que la division « halal » / « halam » est plus centrale que d’autres (chez les chrétiens par exemple). Il fait parti du courant réformateur.

      à écouter :

      Omero Marongiu-Perria, Rouvrir des débats que les docteurs de la loi avaient clos au Moyen-Âge

      https://www.franceculture.fr/emissions/questions-dislam/omero-marongiu-perria

    • J’ai pas encor écouté l’émission que tu propose @aktivulo1 mais je croi pas un instant que les questions de pureté ont été close au moyen-age ni dans l’islam ni nulle part. Je pense pas que les musulmans post medieval se gavaient de porc de leur main gauche et encourageaient les filles et femmes à se déviergés toute seule librement en attendant que Deach, el, les talibans, les sahouds et autres wahabites remette ces inepties à la mode. Ca n’empeiche pas que ces derniers soient dans une version plus dur/rigoriste/hardcore que d’autres religieux musulmans mais ca veut pas dire que la notion avait été « close ».

      Et quant aux mots « vierge » et « salope » et la souillure liées à la sexualité ,ca dépasse vraiment de tres tres loin les questions religieuses et je pense pas que les utilisateurs de ces mots et concepts soient tous des religieux.

  • Quand la CIA finançait les Frères musulmans...
    https://www.crashdebug.fr/international/13947-quand-la-cia-financait-les-freres-musulmans

    Le Point fait des efforts, c’est à noter d’une pierre blanche, ce qui est connus de tous les initiés commence à sortir, et pour la France, notre beau pays, vous croyez que c’est différent ? Surtout avec son allignement sur les directives de Washington, vous seriez étonné de savoir à quoi servent vos impôts.... (Informations complémentaires)

    Les services secrets américains ont longtemps soutenu la confrérie, née en 1928 en Égypte.

    De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

    Le fonds E 4320, conservé aux archives fédérales à Berne, concerne Saïd Ramadan, le gendre d’Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens. Poursuivi par le régime nassérien, réfugié en Suisse en 1959, Saïd Ramadan a créé le Centre islamique de Genève, le premier institut de ce genre en Europe. Il est par (...)

  • La famille a quitté l’Afghanistan à neuf, elle est arrivée Grande-Bretagne à deux

    Saïd Norzai et son fils Wali attendent un statut à Derby pour partir à la recherche des frères et sœurs disparus en route. Un chapitre du projet « The new arrivals ».


    http://mobile.lemonde.fr/les-nouveaux-arrivants/article/2017/03/08/la-famille-a-quitte-l-afghanistan-a-neuf-elle-est-arrivee-grande-bret

    #familles #unité_familiale #parcours_migratoire #itinéraire_migratoire #asile #migrations #réfugiés #séparation

  • Grève de la faim : la santé du leader palestinien Marouane Barghouti s’est dégradée
    Le Monde.fr avec AFP | 24.04.2017
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/04/24/greve-de-la-faim-la-sante-du-leader-palestinien-marouane-barghouti-s-est-deg

    L’état de santé du leader palestinien Marouane Barghouti s’est « dangereusement » détérioré, a annoncé lundi 24 avril l’association Le Club des prisonniers palestiniens au huitième jour d’une grève de la faim suivie par plus d’un millier de détenus palestiniens.

    Depuis le début du mouvement, le 17 avril, responsables et observateurs palestiniens mettent en garde contre une « explosion » en cas de détérioration de l’état de santé de M. Barghouti, l’une des personnalités les plus populaires du Fatah, la principale composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Certains brandissent la menace d’une nouvelle Intifada, du nom des soulèvements palestiniens contre l’occupation israélienne, si l’un des grévistes venait à mourir.

    Cette grève de la faim a pour but de dénoncer les conditions de détention en Israël et réclamer la fin de la détention administrative – incarcération sans inculpation ni procès – à laquelle l’Etat israélien a recours.

    #prisonniers #grève_de_la_faim

    • Après 10 jours de grève de la faim, plusieurs prisonniers palestiniens hospitalisés
      mercredi 26 avril 2017 | 25 avril 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine
      http://chroniquepalestine.com/apres-10-jours-greve-faim-prisonniers-palestiniens-hospitalises

      Ma’an News – Le Service pénitentiaire israélien (IPS) a transféré un certain nombre de prisonniers palestiniens grévistes de la faim dans les hôpitaux et les cliniques pénitentiaires, après que leur santé se soit considérablement détériorée, a déclaré ce mardi le Comité palestinien pour les affaires des prisonniers, le neuvième jour de la grande grève de la faim pour la « Liberté Et Dignité ».

      Des centaines de Palestiniens emprisonnés par Israël se sont engagés dans la grève de la faim conduite par le haut responsable du Fatah Marwan Barghouthi depuis le 17 avril pour protester contre la torture, les mauvais traitements et la négligence médicale envers les prisonniers emprisonnés en Israël, ainsi que contre l’utilisation à grande échelle par Israël de la détention administrative – un internement sans procès ou accusations et indéfiniment renouvelable.

      Karim Ajweh, un avocat du comité, a déclaré mardi que Nazih Othman, l’un des sept prisonniers malades qui se sont joints à la faim dans la prison d’Ashkelon, a passé trois jours à l’hôpital de Barzilai, tandis que Said Musallam, également en grève de la faim et malade, était encore à l’hôpital pour recevoir un traitement.

      Ajweh a déclaré qu’un certain nombre d’autres prisonniers – qu’il a identifiés comme Riyad al-Umour, Ibrahim Abu Mustafa, Kamal Abu Waar, Nael Shahin et Amir al-Titi – ont continué à refuser toute nourriture, à l’exception du sel et de l’eau, bien qu’ayant tous de sérieux problèmes de santé.

      Les plus de 1500 grévistes de la faim emprisonnés ont commencé à perdre du poids, à ressentir des étourdissements et souffrent de douleurs aiguës et articulaires après neuf jours sans nourriture. Ils ont cependant continué à refuser tout traitement dans les cliniques de la prison et ont refusé de se lever pendant l’appel quotidien dans un geste symbolique de défi.

      Les autorités israéliennes d’occupation ont réprimé les prisonniers palestiniens depuis le début de la grève, notamment en mettant un certain nombre de grévistes de la faim en isolement cellulaire, en les dispersant dans le réseau israélien de prisons pour séparer les grévistes de la faim les uns des autres, saisir des biens personnels et empêcher les grévistes de prier, d’accéder à divers travaux dans la prison, ou de regarder la télévision.

      Un comité des médias pour la grève formée par la Société des prisonniers palestiniens (PPS) et le Comité des affaires des prisonniers, a rapporté mardi que les forces spéciales de l’IPS avaient pris d’assaut la section 14 de la prison de Nafha, où des prisonniers en grève de la faim sont actuellement détenus, et ont tiré des grenades lacrymogènes.

  • Ephéméride : Sainte dernière ligne droite Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre - 12 Avril 2017

    Aujourd’hui, mercredi 12 avril 2017, c’est la Sainte Dernière ligne droite. Sainte Dernière ligne droite est la sainte patronne des ultimes mètres à parcourir avant de savoir qui sera le nouveau jockey du cheval France. Et entre nous, ça changera du capitaine de pédalo actuel...

    Ils sont donc 11 à s’être donnés rendez-vous sur l’hippodrome de Vincennes où se jouera l’événement quinquennal historique du grand prix de l’Elysée. Sur la ligne de départ et grands favoris de cette course, on retrouve Emmanuel Macron, casaque bleue et étoiles dorées sur sa chaise à porteurs et dont le propriétaire, Rotschild, a la particularité de posséder l’écurie la mieux fournie lors de ce genre d’événement. Autres favoris de ce grand prix, on retrouve, Marine le Pen, casaque brune et bras en l’air ainsi que François Fillon acconpagné de son assistante, de ses enfants et de quelques juges.

    Tout près de la corde, on retrouve Jean-Luc Mélenchon et ses amis du PCF-Front de Gauche qui d’ailleurs lui ont passé la corde autour du cou pour mieux le soutenir. Couloir 6, casaque ennemi de la finance, se trouve l’outsider Benoît Hamon, 49-3 au garrot, qui, malgré sa victoire en 2016 au grand prix des frondeurs où il avait remporté le trophée de la loi travail, courra ce grand prix de l’Elysée à pieds, puisque son cheval, tout comme son entraineur, François Hollande, ont rejoint l’écurie Macron. Ce qui devrait lui valoir d’être non-partant.

    Les 6 autres coureurs se partagent enfin les derniers couloirs appelé dans le jargon des turfistes, les couloirs à rats, où s’entassent Nathalie Arthaud et Philippe Poutou qui ont décidé d’un commun accord . . . . . .


    Le fil et la suite de l’émission
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/ligne-droite
    – Le générique du quinquennat, il changera dans une quinzaine.
    2mn55s : Sainte dernière ligne droite
    5mn45s : Pierre Rodriguez - L’actionnaire d’abord
    9mn30s : La dernière ligne droite des élections présidentielles. La classe moyenne.
    39mn40s Que reste-t-il des luttes de libération ? Saïd Bouamama et Thomas Deltombe
    83mn30 : Rubrique cassette - Novembre 1999 Manif des sans papiers, notre premier coup de matraque

    #Audio #Radio #Radios_Libres #Radio_Campus_Lille #Ephéméride #Présidentielles #Elections #Sans_Papiers #Analyse

  • Kaddour, artiste : « Être de gauche, c’est tenir bon sur la fraternité dans des moments critiques »
    http://www.bastamag.net/De-Gauche-HK-Etre-de-gauche-c-est-etre-dans-un-rapport-de-fraternite-et-de

    Qu’est-ce qu’être de gauche selon vous ? Y a-t-il encore du sens à se dire de gauche ? Comment voit-on la gauche du futur ? Quelles sont ses valeurs, ses idées, ses projets, ses défis ? #imagineLaGauche, c’est la série lancée par Basta !, pour comprendre, reconstruire, rêver, renouveler, mettre en débat… Salariés, chômeurs, retraités, étudiants, paysans, militants associatifs, syndicalistes, artistes, chercheurs, jeunes et moins jeunes, témoignent.. Aujourd’hui, Kaddour Hadadi, artiste et chanteur du (...)

    #Débattre

    / #imagineLaGauche

  • 1月12日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-170112

    Top story: The Coup Before the Inauguration - POLITICO Magazine www.politico.com/magazine/story…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 09:26:42

    The latest Papier! paper.li/ChikuwaQ/13277… Thanks to @rusdaboss @lundimat1 @PeterSjostedtH #ycrazymind #books posted at 09:13:30

    RT @fccjapan: The January issue of the Number 1 Shimbun, the monthly magazine of the Foreign Correspondents’ Club of Japan www.fccj.or.jp/number-1-shimb… pic.twitter.com/VgNO2844v4 posted at 08:27:27

    Top story: Christopher Steele, Ex-British Intelligence Officer, Said to Have Pr… www.wsj.com/articles/chris…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 07:21:39

    Top story: CNN’s response to Trump’s accusations of false reporting - CNNPoliti… edition.cnn.com/2017/01/11/pol…, see more (...)

  • Khomeiny et les Frères musulmans, les élucubrations de François Fillon

    Dans son livre « Vaincre le totalitarisme islamique » il écrit, répondant à ceux qui opposeraient l’Iran chiite aux mouvements sunnites : « Je rappellerai juste que l’ayatollah Khomeini fut l’un des dirigeants de la section iranienne des Frères musulmans avec lequel il s’attaqua, dès 1963, au régime du Shah »

    Sans commentaires (ou plutôt on aimerait quelques commentaires de la presse et des médias)