person:salina cruz

  • Oaxaca, Mexique
    Deuxième Congrès international sur la communalité

    https://lavoiedujaguar.net/Oaxaca-Mexique-Deuxieme-Congres-international-sur-la-communalite

    Dans le cadre du Deuxième Congrès international sur la communalité, une première discussion autour du thème de la terre et du territoire eut lieu à San Pedro Comitancillo les 5 et 6 mars 2018. San Pedro Comitancillo se trouve dans l’isthme de Tehuantepec. Participèrent à cette rencontre des gens venus d’Ixtepec, de Matías Romero, de Juchitán, de Santa María Guegolani, de Santa María Ixhuatan, d’Unión Hidalgo, de San Juan Guichicovi, de San Mateo del Mar, de Salina Cruz, de San Miguel Chimalapa et des États du Chiapas, de Veracruz, du Querétaro, de la ville de Mexico, de l’État de Mexico, de Puebla, de Jalisco et aussi des compagnons venus de Colombie, d’Espagne, d’Allemagne, d’Argentine et de Bolivie.

    Les participants à cette première rencontre ont reconnu l’importance du territoire comme lieu où se développe une vie sociale forte autour d’un bien commun à tous. Ils ont constaté que le territoire et, par voie de conséquence, les habitants sont désormais l’objet d’une agression continue de la part d’entreprises commerciales transnationales qui convoitent, soit l’eau, soit la terre, soit la richesse du sous-sol, soit le bois des forêts, etc., rendant ainsi de plus en plus aléatoire et problématique la vie communale (...)

    #Mexique #Oaxaca #communalité #congrès_international #peuples_originaires #territoire #capitalisme #néocolonialisme #EDF #ressources


  • V comme voyages

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/V-comme-voyages

    L’Assemblée du peuple chontal en défense du territoire se tient tous les deux mois. Cette fois-ci, elle a lieu à San Pedro Tepalcatepec, qui se trouve dans la Chontale Alta , c’est-à-dire dans la partie la plus haute d’un territoire s’étendant de la côte pacifique aux Vallées centrales. Le rendez-vous est fixé au 22 avril (2017), nous partons d’Oaxaca le 21 au petit matin, la route sera longue. Le transport en commun nous laisse à la Reforma, un peuplement sur la route fédérale Oaxaca – Salina Cruz. Nous allons manger chez Gloria, petite fonda légèrement à l’écart de la route où tout le monde se connaît et où circulent et se croisent les nouvelles, les dernières informations venues de la côte et de la montagne. Il y a ainsi des lieux de passage discrets, un peu secrets, qui font le relais entre le monde retiré et indien de la montagne et le monde plus métissé de la côte où l’on a de la famille et où l’on fait quelques courses. Le caldo de camarones est délicieux, ce qui ne gâche rien. (...)

    #Mexique #Oaxaca #Congrès_national_indigène #peuples_originaires #chronique


  • Je vous écris d’Oaxaca,

    Georges Lapierre

    http://lavoiedujaguar.net/Je-vous-ecris-d-Oaxaca

    Il y a trois jours deux corps ont été découverts dans une camionnette abandonnée dans la banlieue de la ville, à Xoxocotlán, un corps était décapité et la tête mise en évidence sur le capot de la voiture, les gens ont reconnu un commerçant du quartier. Hier une amie originaire de l’isthme de Tehuantepec a reçu sur son téléphone portable un message invitant la population de l’Isthme — Juchitán, Tehuantepec, Matías Romero, Salina Cruz, Ixtepec, Jalapa, etc. — à ne pas sortir à partir de 9 heures du soir, la chasse contre la vermine allait commencer : Esto es un advertencia para que no anden en la calle a partir de las 9 de la noche dado que llego la casería de LACRAS venimos a limpiar la mugre que ha sido culpable de manchar y usar nuestro Cartel como la peor de la zona… (« Ceci est un avertissement afin que vous évitiez de vous trouver dans la rue à partir de 9 heures du soir car la chasse à la VERMINE a commencé, nous venons nettoyer la saleté qui a taché et usé notre Cartel de la pire façon… »). Venait ensuite la liste des noms de tous ceux qui avaient trahi leur confiance. (...)

    #Mexique #Oaxaca #cartels #guerre

    • La propagande nous dit que le capitalisme est créateur de richesse (pour les capitalistes, sans doute), en fait il est surtout créateur de pauvreté et il doit continuellement se défendre des pauvres qu’il jette sur les routes. En tant qu’individu, en tant que personne isolée, le pauvre ne pose pas de problèmes, sa vie misérable n’inquiète pas outre mesure notre capitaliste, il est seulement le résultat attendu et desechable d’un système créateur de pauvreté. Il devient dangereux à partir du moment où il est encore attaché à une vie sociale, où il a encore la capacité de défendre, de construire ou de reconstruire une vie sociale, d’opposer à l’idéologie capitaliste, à la guerre de tous contre tous, l’esprit de la commune.