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  • Um fim do Mundo
    https://www.nova-cinema.org/prog/2019/170-a-fabrica-de-nada/pedro-pinho-terratreme/article/un-film-do-mundo

    Pedro Pinho, 2013, PT, DCP, VO ST ANG, 64’

    Portrait de la vie quotidienne des jeunes vivant dans un nouvel immeuble en périphérie de Lisbonne. Un paysage marqué par l’école, l’ennui, les petits boulots, la plage, la fête foraine et les concerts. Les chariots de supermarché transforment les rues en terrain de course, l’étrange fille noire intrigue, la tranquille virée à la mer se transforme en bagarre, jeux de séduction et rapports de force… Créé collectivement avec l’aide de Pedro Pinho, dont l’image en noir et blanc très soignée magnifie les personnages, « Um fim do mundo » laisse aux jeunes une grande part d’improvisation où la spontanéité des situations sonne juste. Comme un morceau de cinéma vérité moderne. •+ Estaçao [Season] Luis Miguel Correia, 2007, PT, 35mm > video, (...)

  • Les Cœurs verts
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/169-edouard-luntz/edouard-luntz-films/article/les-coeurs-verts

    Edouard Luntz, 1966, 35mm, VO ST ANG, 90’

    Extérieur nuit. Tour de logements. Un jazz syncopé accompagne les apparitions successives de jeunes gens face caméra. Générique. Zim (Gérard Zimmermann), livré à la police par des habitants pour siphonnage d’essence, se retrouve incarcéré. Le jour de sa libération, il rencontre Jean-Pierre (Érick Penet), son cadet, sortant de la même geôle parisienne. Les deux jeunes sympathisent, d’autant que Jean-Pierre est un nouveau membre de la bande de potes à Nanterre. De retour dans le marasme de leur banlieue, Zim décide de trouver un travail et tente de convaincre Jean-Pierre de l’accompagner… sans succès. Loin des films des acteurs en vogue d’une Nouvelle Vague qui s’embourgeoise, « Les Cœurs verts » est la première fiction centrée sur la jeunesse des (...)

  • My Body My Rules
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/169-pink-screens/11-11/article/my-body-my-rules

    Émilie Jouvet, 2017, FR, video, VO FR ST ANG, 90’

    Éloigné des diktats de la beauté féminine actuelle, ce film hybride et libre s’intéresse à ces autres corps, ceux qui prennent de la place, ceux qui tachent, ceux qui dérangent, ceux qui dévorent, ceux qui jouissent comme bon leur semble, ceux qui vieillissent et ceux qui s’auto-transforment. En bref, ceux qui sont libres et sauvages. Le film interroge les normes et met en avant les résistances possibles à travers une galerie de portraits intimistes qui questionnent notre regard sur le genre, la couleur, la motricité, la pilosité, le poids, la sexualité, l’âge et l’identité, et qui révèlent le rapport magique, secret, sensuel, cruel que ces personnes entretiennent avec leur corps. Un film expérimental et politique autour de la nudité et de ses (...)

  • Je, tu, il, elle
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/169-pink-screens/10-11/article/je-tu-il-elle

    Chantal Akerman, 1974, BE, 35mm, VO FR ST ANG, 82’

    Le premier long métrage de Chantal Akerman, dont nous présentons ici la copie restaurée en 2015 par Cinematek, est un jalon majeur dans l’œuvre de la cinéaste belge. Julie (Chantal Akerman), seule dans sa chambre, fait l’apprentissage d’elle-même. De « Je » à « Elle », une intense prise de liberté. Entre burlesque minimaliste, art contemporain et sensualité brûlante, l’audace du film est toujours étonnante notamment dans sa représentation de la sexualité entre femmes.

    samedi 10 novembre 2018 à 15h

  • Bad Black
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/cheribibi-night/article/bad-black

    Nabwana I.G.G., 2016, UG, ST ANG, 70’

    Démarrant sur une course-poursuite aux effets spéciaux hilarants, « Bad Black » mêle dans un joyeux chaos la vengeance d’une femme meurtrie et la transformation d’un docteur américain en Schwarzenegger ougandais initié par un garçon de 8 ans, da Kung-Fu Masta ! L’une des premières grandes productions de Wakaliwood où se fabriquent da best of da best movies, « Bad Black » est un supa action film de Nabwana Isaac Godfrey Geoffrey (I.G.G.), maître incontesté du cinéma fauché et inventif du ghetto de Wakaliga, village de la capitale de l’Ouganda, Kampala. Surnommé « le Tarantino des bidonvilles » par ses aficionados, I.G.G. ne connaît pourtant pas cette référence américaine, n’ayant jamais mis les pieds dans un cinéma alors qu’il a déjà une (...)

  • Ultra Pulpe
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/elina-lowensohn-ultra-pulpe/article/ultra-pulpe

    Bertrand Mandico, 2018, FR, super16 > video, VO FR ST ANG, 38’

    C’est au cœur d’un plateau de tournage à l’allure d’autre planète que se déroule Ultra Pulpe. Entrecoupé de collages oniriques, de manière réelle comme fantasmé, cette dernière création de Bertrand Mandico emprunte les ingrédients les plus sulfureux de la filmographie hallucinante du réalisateur de « Anthropophagus » et « Les Déchaînements pervers de Manuela ». Des intentions extravagantes, une fureur soit disant vulgaire et une volonté créatrice qui se personnifient dans l’homonyme féminisé Joy D’Amato (Elina Löwensohn) dirigeant une équipe majoritairement féminine. Telle la face du mandrill géant, sorte d’éclaireur et chef opérateur aux yeux jaunes, le film construit par flash une poésie fardée du bleu typique des années 80, déroulant un (...)

  • A Feeling Greater Than Love
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/166-lebanon-days-of-tomorrow/lebanon-days-of-tomorrow/article/a-feeling-greater-than-love

    Mary Jirmanus Saba, 2017, LB, HD, VO AR ST ANG, 93’

    Si une grande partie des films de ce panorama libanais sont sombres, graves ou désespérés, le premier long métrage de la jeune réalisatrice Mary Jirmanus Saba est porté par une vivacité, un humour et une finesse que rien ne semble pouvoir désespérer. Avec « A Feeling Greater Than Love », elle remonte le temps pour revenir sur les luttes sociales qui ont agité le Liban au début des années 1970, d’abord dans une usine de tabac puis dans une usine de chocolats. A travers un riche travail sur des images d’archives et des rencontres avec ceux qui portent aujourd’hui le souvenir de ces luttes, son film tente de sauver de l’oubli les prémices d’une révolution populaire, que la guerre civile a d’abord brusquement arrêtée avant de l’effacer de la (...)

  • Ours is a Country of Words
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/166-lebanon-days-of-tomorrow/lebanon-days-of-tomorrow/article/ours-is-a-country-of-words

    Mathijs Poppe, 2017, BE, DCP, AR ST ANG, 47’

    Nous ne pouvions parler des multiples crises du Liban sans aborder la plus ancienne, la plus gênante, la moins solvable. La crise des Palestiniens, réfugiés au Liban depuis 1948, et retranchés dans de nombreux camps à travers un pays voisin du leur. Ce docu-fiction, réalisé par le jeune belge Mathijs Poppe, met en scène un retour imaginaire de quelques personnages, dans un futur lointain, vers leur pays d’origine. En créant avec des habitants du camp de Chatila la fiction d’un retour possible, Poppe écrit en creux une histoire de la Palestine et des Palestiniens, leurs quotidiens qui se dévoilent sous nos yeux, mais aussi leurs rêves, leurs attentes qui n’ont pourtant pas de fin. Un film en forme de réparation qui remonte le cours de cette histoire (...)

  • Beirut Kamikaze
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/166-lebanon-days-of-tomorrow/lebanon-days-of-tomorrow/article/beirut-kamikaze

    Christophe Karabache, 2010, LB, video, VO AR ST ANG, 58’

    Le documentaire de Christophe Karabache fait partie des films les plus anciens de ce panorama, où la plupart des productions datent de ces cinq dernières années. Mais s’il ouvre et referme ce programme, c’est qu’il porte en lui les prémices de toutes ces crises à répétition dont sa matière même se fait l’écho. Portrait en forme de dézinguage d’une ville sous toutes ses plus vilaines blessures, le film amalgame lieux dévastés, pauvreté, crasse et misère humaine, parcelles de corps et de mondes pour dénoncer tous les faux semblants de son pays - et du monde moderne d’aujourd’hui. Film-trash, film-tract, fait de convulsions, de cris de colère, d’éclats de violences, « Beirut Kamikaze » s’empare de son sujet pour y mordre à pleines dents (...)

  • Up, Down & Sideways
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/up-down-sideways

    Iswar Shrikumar & Anushka Meenakshi, 2017, IN, HD, VO ST ANG, 83’

    À l’origine du premier long métrage d’Iswar Srikumar et Anushka Meenakshi, il y a un projet : enregistrer les chants traditionnels des travailleurs en Inde, car ces chants sont une mémoire collective qui réinventent autant qu’ils portent la communauté. Sous des allures de film ethnologique, « Up Down and Sideways » enregistre longuement, dans un village de riziculteurs du Nagaland, au Nord de l’Inde, ces chants qu’on appelle « Li » et qui se tissent à tous les gestes de la vie quotidienne. Cultiver, repiquer, ramasser le riz, mais aussi séduire une femme, résister à la répression de l’État Indien, construire une maison, tout s’y fait en chanson. Entrecoupée de récits à plusieurs voix face caméra, la matière du film (...)

  • I Want To Run for Office
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/i-want-to-run-for-office

    Fei Xing, 2016, CN, DCP, VO ZH JA ST ANG, 78’

    Arrivé de Chine pour ses études, Lee Komaki pose ses bagages dans le quartier nocturne de Kabukichô à Tôkyô. Néons, gogo dancers et autres Love Hotels caractérisent ce bout de Shinjuku considéré comme la jungle urbaine tokyoïte. Pionnier du genre, il y organise des safaris urbains pour touristes étrangers. Après plus de 25 ans à Kabukichô, il connaît comme nul autre la vie du lieu, ses besoins, ses revendications. Opportunisme ou réel intérêt ? Une chose est sûre, Komaki se présente aujourd’hui aux élections locales pour défendre les intérêts des nocturnes du quartier et devenir le premier japonais d’origine chinoise élu au Japon. Racisme administratif, commun et endémique hantent ce documentaire filmé caméra à l’épaule par Fei Xing, elle aussi sino-tokyoïte. (...)

  • Lone Existence
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/yamagata/article/lone-existence

    Sha Qing, 2016, CN, video, VO ST ANG, 77’

    Sha Qing interprète, de manière autobiographique, un cinéaste solitaire, presque ascétique, qui ne sort de chez lui que pour filmer des scènes de la vie quotidienne dans une petite ville chinoise. En capturant les images des autres, un peu de leur existence, il se projette à l’extérieur et affronte ses douleurs internes et ses questionnements existentiels. Mais filmer les autres, est-ce une manière de se cacher, ou au contraire de s’exprimer ? En cherchant des lueurs dans la vie de ses voisins, il se donne un peu de courage dans son processus de rémission. Le film aborde des questionnement profonds et intimes et, comme son précédent, « Wellspring » (montré en 2004 au Nova), il dévoile la grande sensibilité de Sha Qing. Ce réalisateur est issu (...)

  • Cronos
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/vampires-suck/article/cronos

    Guillermo del Toro, 1994, MX, VO ST ANG, 92’

    Un antiquaire trouve dans le socle d’une vieille statue d’archange une étrange araignée mécanique. Il ignore pourtant que celle-ci est une invention alchimique, le Cronos, censé apporter la vie éternelle. Alors qu’un vieux milliardaire et son homme de main (l’acteur fétiche de Del Toro, Ron Perlman) prêts à l’acquérir à tout prix remontent la piste du Cronos, notre antiquaire se retrouve piqué par la machine. Provoquant une perpétuelle soif, le Cronos tant convoité va devenir pour lui un plaisir secret et une addiction puissante… Le premier film de Guillermo del Toro porte en germe, les composantes de sa filmographie : créativité folle adepte des machines, insectes et modifications corporelles ; place des enfants et leur imaginaire, et surtout un goût (...)

  • All You Can Eat Buddha
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/offscreenings/article/all-you-can-eat-buddha

    Ian Lagarde, 2017, CA-CU, DCP, VO ST ANG, 85’

    Entouré de jungle et d’océan, l’hôtel est un vrai paradis touristique aux allures de palace colonial. L’accueil y est d’une chaleur toute contrôlée, la nourriture idéale – celle de tous lieux de villégiature – et les activités passionnantes : on y chante la fierté patriotique de chacun des voyageurs, l’aérobic détend petits et grands et on bronze. Puis un jour arrive Mike. Cet homme imposant, entre deux âges, marque instantanément les lieux de sa présence magnétique. Un jour, dix jours, dix mois (?) durant Mike erre paisiblement, écoute un poulpe géant lui parler de vie et de mort et, à tout heure, dévore goulûment tout ce que le buffet a à lui offrir sous les regards effarés de ses co-vacanciers. À moins que ce ne soit l’univers qu’il engloutit ? (...)

  • All the Colors of the Dark
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/enzo-g-castellari-sergio-martino/article/all-the-colors-of-the-dark

    Sergio Martino, 1972, IT, VO ST ANG, 88’

    Fort du succès de « L’ étrange vice de Mrs Ward », Sergio Martino utilise à nouveau son casting de choc : Edwig Fenech, George Hilton et Ivan Rassimov. Cette fois-ci, Edwig Fenech joue le rôle de Jane. Elle vit à Londres et vient de perdre un enfant en gestation lors d’un accident de voiture. Des cauchemards récurrents, remplis de visions étranges, et invoquant un passé lui aussi d’une extrême violence, ne la lâchent plus. Elle se tourne bientôt vers l’analyse puis les messes noires, censées exorciser ses peurs. Dans cet environnement propice, peurs et réels menaces s’intensifient... Dans ce Giallo particulièrement psychédélique, Sergio Martino utilise tout à fond : la photo, les couleurs, l’exploration « camp » des milieux satanistes, le (...)

  • The Last Shark
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/enzo-g-castellari-sergio-martino/article/the-last-shark

    Enzo G. Castellari, 1981, IT, 35mm, VO ST ANG, 88’

    Forcément, à force de succédanés, de jouer avec les lignes, on finit par en franchir une. « La Mort au large », copie éhontée des « Dents de la Mer » I et II, fut interdite pour plagiat aux États-Unis. Tant pis pour le public américain, ainsi privé d’un spectacle effarant et jouissif. Les personnages, du loup de mer bourru au politicien véreux (interprété par Joshua Sinclair en grande forme) refusant de fermer la plage, sont vraiment la copie conforme de l’illustre film de Spielberg. Et que dire de cet étrange plan aux contours flous où un jeune homme sérénade une jeune fille sur la plage avant un dézoom d’anthologie qui passe par les trous d’un barbecue, saucisses en amorce, s’achevant dans un mouvement de grue ascendant, découvrant la (...)

  • 66 Kinos
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/163-decembre/kino-climates-melting-pots/article/66-kinos

    Philipp Hartmann, 2016, DE, DCP, VO DE ST ANG, 98’

    C’est lorsqu’il réalise son premier long-métrage que Philipp Hartmann se confronte pour la première fois aux dures règles de la distribution cinéma. Aucun distributeur ne veut prendre le risque de distribuer “Time goes by like a roaring lion”, un film-essai pourtant bien reçu dans le réseau des festivals. Hartmann se décide alors à le diffuser lui-même et contacte une longue liste de cinémas en Allemagne. 66 cinémas lui répondent, dont quelques-uns qui font partie du réseau Kino-Climates. La tournée de tous ces lieux qui programment son film devient prétexte pour réaliser un road-movie documentaire, “66 Kinos”, où le réalisateur s’interroge sur ce que veut dire gérer une salle de cinéma art et essai aujourd’hui. Les temps sont durs durs, et l’arrivée du (...)

  • The Return of the Witch
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/162-i-put-a-spell-on-you/i-put-a-spell-on-you/article/the-return-of-the-witch

    Roland af Hällström , 1952, FI, 35mm > video, FI ST ANG, 74’

    Dans un village pré-industriel finlandais, un archéologue exhume une tombe vieille de trois siècles où gît une jeune femme percée d’un pieu. Son état de conservation est irréel. Affolés, les villageois conjurent l’expédition d’interrompre le réveil de leur sorcière, ce monstre qui hante leurs légendes depuis des générations. Curieux, le quatuor éduqué rêve d’analyser ce corps de près… Traversé de dialogues savoureux et d’embrassades impromptues, « Noita palaa elämäan » est une interprétation surprenante et farceuse de la figure de la sorcière. Considéré comme l’un des premiers films d’horreur finlandais, il nous expose l’image d’une sorcière jeune, désirante et puissante. Ce n’est pas tant par ses pouvoirs surnaturels, que par ses danses nues, sa (...)

  • Undergronde
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/162-i-put-a-spell-on-you/pakito-bolino-mattt-konture/article/undergronde

    Francis Vadillo, 2016, FR, video, VO FR ST ANG, 76’

    En quelques bonds géographiques on passe d’un artiste dans un atelier, à une ville, un événement, qui nous font rencontrer un autre artiste, une autre ville, un autre événement. « UnderGronde » est un regard curieux posé sur l’art hors cadre, brut, à travers des productions sauvages. Dans un voyage à travers l’Europe du fanzinat, du graphzine et de la micro-édition, nous partons découvrir comment ces formes d’expressions décalées deviennent un langage commun et fédérateur, en dehors des circuits institutionnels et marchands. Ces lieux de l’underground, où l’on s’active et crée des projets d’édition hybrides ou atypiques, prolifèrent. Des lieux où les artistes n’obéissent qu’à une seule règle : « Fais-le toi-même ! ». Le principe de (...)

  • L’éthique du souterrain
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/162-i-put-a-spell-on-you/pakito-bolino-mattt-konture/article/l-ethique-du-souterrain

    Francis Vadillo, 2011, video, VO FR ST ANG, 63’

    L’histoire singulière de Mattt Konture, issu de l’underground des années 1980 et devenu la référence d’une génération. La caméra de Francis Vadillo l’a suivi pendant plus de deux ans dans son quotidien, son travail d’écrivain, de dessinateur, de musicien de rock, sa pratique compulsive du dessin… Chez lui ou dans différents festivals, on rencontre ses amis fanzineux qui partagent sa sensibilité libertaire et écologique. On vit les inquiétudes et les douleurs de l’artiste, liées à l’évolution de sa maladie, la sclérose en plaques. On voit l’empreinte qu’elle imprime sur le graphisme du dessinateur quand la douleur prend le dessus. Ce film est finalement le portrait d’une mouvance qui a choisi d’évoluer hors des sentiers battus.

    vendredi 22 septembre (...)

  • Meatballs
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/161/summer-camp/article/meatballs

    Ivan Reitman, 1979, CA, 35mm, VO ANG ST ANG, 99’

    De par l’essence potache de son titre français, « Arrête de ramer, t’es sur le sable », on pourrait penser à un film de Max Pécas. Il n’en est rien. Réalisé par Ivan Reitman, co-écrit par Harold Raimis (comme plus tard « Ghostbusters »), le film met en scène Bill Murray sorti tout droit du Saturday Night Live. Le rôle de moniteur je-sais-tout, fumiste futé dans une colo fauchée lui va comme un gant. Le public de cette toute fin des années 70 s’attend donc à de l’humour branché et de la subversion. Les comédies cool vieillissent souvent mal... celle-ci n’échappe pas à la règle. Mais grâce à la patine du temps et de bonnes sorties de Bill Murray, elle nous renvoie un charme d’époque estival fort plaisant.

    samedi 1er juillet 2017 à (...)

  • I love Kuduro
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/africa-is-in-the-future/article/i-love-kuduro-woza-taxi

    Mário Patrocínio, 2014, AO, HD, VO FR ST ANG, 95’

    « I love kuduro » est le nom d’un festival à Luanda (Angola) où ce style fait rage depuis les années 90. Le film est prétexte à présenter faits et légendes, que l’on évite de distinguer. Le nom viendrait du déhanché de Jean-Claude Van Damme, lors d’une scène de danse de l’un de ses films. Elle devient alors la dans du « cul dur », le kuduro. De beaux protraits d’artistes aux parcours divers et passionnants, qui évoquent différents aspects à aspérités de la société angolaise. Les moments dansés sont à couper le souffle, et la musique qui mélange beats (batida), bruits de moteurs et chant habité devrait vous convaincre d’assister au concert qui suit ! •+ Woza Taxi Tommaso Cassinis, 2016, ZA, HD, vo st ang, 24’ "Woza Taxi - Gqom (...)

  • The Tower
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/africa-is-in-the-future/article/the-tower

    Sammy Baloji & Fillip Deboeck, 2015, BE, video, VO FR ST ANG, 70’

    Où l’on suit le « Docteur », propriétaire d’une déraisonnable tour à Limete, Kinshasa, en construction depuis 2003, filmée ici en 2015 et ne semblant jamais en passe d’être achevée. Une tour aux allures de Futur malade, dystopie suintante, avec à son sommet, un doigt, ultime extrémité d’une main tendue vers le ciel pour s’extirper de l’enlisement. Le film, pensé comme installation vidéo, fascine par son pouvoir hypnotique, de part l’ascension interminable, menée par ce si curieux personnage, intarissable sur les projets de cette tour à tout faire, qui révèle à chaque étage des ambitions délirantes confrontées à la réalité d’une ville dysfonctionnelle. Ainsi, le passé de Kinshasa se révèle, et les affres de la décolonisation se (...)

  • We Must Be Dreaming
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/varia/article/plan-b-we-must-be-dreaming

    David Bert Joris Dhert, 2016, BE, DCP, VO PT ST ANG, 60’

    « One World, One Dream ». « For The Game, For The World ». « All in One Rhythm. » Les grands événements sportifs, comme la Coupe du Monde et les Jeux Olympiques, s’annoncent généralement en termes de rêves et d’opportunités pour la population du pays hôte. Bruxelles ne fait pas exception avec l’annonce de l’Euro 2020. Le réalisateur et anthropologue visuel David Bert Joris Dhert vivait à Rio de Janeiro lorsqu’il a tourné ce très beau documentaire. Témoin des espoirs de la population locale, qui voyait en ces événements l’opportunité d’une vie meilleure, il choisit de suivre trois Brésiliens (un indigène, un africain et un européen) rencontrés aux abords immédiats du stade Maracanã, qui allait accueillir à la fois la Coupe du (...)

  • Shadows and Light
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/omar-amiralay-ossama-mohammed/article/shadows-and-light

    Omar Amiralay, Ossama Mohammed, Mohammed Malas, 1994, SY, video, VO AR ST ANG, 42’

    Signé par trois des grands réalisateurs du pays, « Shadows and Light » est le portrait de Nazih Shahbander, pionnier du cinéma syrien, ingénieur génial qui dès 14 ans imagine des techniques d’enregistrement audio et réalise en 1928 le premier film sonore en Syrie, « Light and Shadows » ("Nur wa Zalem"). A travers lui se racontent l’histoire du cinéma syrien, son évolution et ses luttes politiques.

    samedi 13 mai 2017 à 19h

    #Film_+_rencontre