person:thierry fragnoli

  • Procès de Tarnac – Jour 10 par Ingrid Merckx | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/03/proces-de-tarnac-jour-10-38580

    David Dufresne est à la barre. L’ancien journaliste indépendant – qui se décrit maintenant comme écrivain et documentariste – vient d’expliquer à la présidente du tribunal ce qu’est un « habillage en termes de police ». « Vous croyez vraiment que les services de renseignements déclarent tout ce qu’ils font ? », demande-t-il, un peu interloqué, à Corinne Goetzmann. « Vous inversez les rôles !, riposte-t-elle en souriant. Ça n’est pas David Dufresne qui interviewe le tribunal mais le tribunal qui interroge David Dufresne... » Un peu piquée quand même, car l’auteur de Tarnac, Magasin Général, met les pieds dans le plat.

    Depuis qu’il est arrivé à la barre, il y a plus d’une heure – pantalon noir, chemise blanche, cravate noire, lunettes, petit bouc châtain foncé –, il rompt le match que joue ce procès depuis dix jours : le ministère public défend le travail de la police. En face, la défense se bat pour démontrer que les enquêteurs ont fabriqué le dossier de #Tarnac.

    David Dufresne, c’est la voix qui manquait à ce procès. Celle qui ne mâche pas ses mots et ne fait pas semblant. Il dit par exemple qu’il n’a jamais douté de la sincérité des prévenus et ne croit pas à la séparation des pouvoirs. Pour lui, le juge Thierry Fragnoli échangeait en permanence avec les services de la sous-direction antiterroriste, qui étaient en guerre avec la DCRI. L’époque était à la fusion des services de renseignements, à la fusion de la police et de la gendarmerie, à l’affaissement de la droite traditionnelle. L’affaire de Tarnac est arrivée dans ce contexte : il fallait justifier la « vente des services de renseignements », frapper fort pour effacer les retards de trains le week-end du 11 novembre 2008, brandir le « péril rouge » pour regonfler la droite. « Ils incarnaient le péril rouge », résume David Dufresne, en évoquant « eux », les prévenus. Qui boivent ses paroles assis derrière lui.


  • Procès de Tarnac – Jour 1 par Ingrid Merckx | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/03/proces-de-tarnac-jour-1-38498

    Ce premier jour du procès de #Tarnac, l’audience doit en grande partie régler des questions d’organisation. Mais celles-ci glissent très vite sur le fond du dossier. Le simple énoncé par la présidente des témoins cités met en évidence un nombre important d’« absence de réponse » : chez les policiers, mais aussi chez des responsables comme Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, Thierry Fragnoli, juge d’instruction, Bernard Squarcini, ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur ou Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur de l’époque… « Pas de réponse ! » répétent les avocats de la défense en alignant des défections accueillies par des ricanements.


  • L’ennemi est à l’intérieur par Christophe Bergen
    http://cqfd-journal.org/L-ennemi-est-a-l-interieur

    Vaste programme ! Le 4 avril, le juge Thierry Fragnoli a été, à sa demande, dessaisi de « l’affaire Tarnac », au prétexte de « ramener de la sérénité dans ce dossier ». Non pas parce que, visiblement, l’instruction cède le délire tragique au ridicule : bidouillages des enquêteurs, exagération des faits, absence de preuves, manipulations malodorantes entre services de police, surenchères narcissiques d’hommes d’État et de fonctionnaires désireux de gagner des points de carrière… Mais parce que le juge anti-terroriste n’en pouvait plus, selon ses dires, de ces « campagnes de presse relayant des attaques personnelles ». Le pôvre ! En général, ce sont plutôt ceux qui ont eu le malheur de tomber entre les mains des services de l’État qui subissent ce harassement fait de caricatures, de calomnies et d’amalgames, sans que les magistrats n’y trouvent à redire – puisqu’ils y contribuent souvent eux-mêmes par quelque fuite opportune à l’intention des médias amis, afin de magnifier leur œuvre de protection de la population. Décidément. Le présumé délinquant Bernard Squarcini, mis en examen pour une histoire de fadettes dans l’affaire Bettencourt, suspecté de trafic d’influence avec Jean-Noël Guérini, et chef de ce FBI à la française qu’est, paraît-il, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), doit souffrir d’insomnie. Entre le 14 et 22 mai vont être jugés une poignée d’individus désignés comme membres de la terrible « mouvance anarcho-autonome francilienne » . Brrr ! Ivan, Damien, Bruno, Isa, Farid et Juan furent arrêtés à quelques mois d’intervalles, début 2008, avec des matériaux aussi terrifiants que du désherbant et de la farine pour confectionner des fumigènes, des clous tordus pour crever des pneus ou encore un plan de prison pour mineurs. Ils ont subi garde à vue dans les geôles de la DCRI, prise d’ADN sous la contrainte, emprisonnement. Poursuivis pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », ces supposés artisans « d’un acte de guerre en temps de paix » – selon la définition de l’article 706-25 du Code de procédure pénale – sont tous en liberté conditionnelle et vont être jugés devant le tribunal correctionnel de Paris. Reste qu’il semble avéré, selon certaines rumeurs, que les anciens des Renseignements généraux ont raison de penser que les ex de la Direction de la surveillance du territoire – deux organes ayant fusionné dans la DCRI – sont des incompétents. Et vice versa.


  • Les Inrocks : Nouvelle arrestation dans l’affaire de Tarnac
    http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/78762/date/2012-02-23/article/nouvelle-arrestation-dans-laffaire-de-tarnac-1

    Le juge d’instruction, Thierry Fragnoli, s’est rendu à Rouen avec des policiers de la Sdat pour interpeller cet homme au domicile de ses parents et conduire une perquisition. La garde à vue, qui a commencé à 7h45 jeudi matin, a été prolongée vendredi matin. Sous le régime de l’antiterrorisme, elle peut durer jusqu’à quatre jours.

    #Tarnac #Rouen


  • Tarnac, des terroristes ? Pourquoi le juge persiste
    http://www.mediapart.fr/node/41982

    Dans un document de vingt pages, que révèle Mediapart, le juge d’instruction Thierry Fragnoli détaille par le menu ses convictions dans l’affaire de Tarnac. Entre leçon de droit et argutie juridique, il tente de justifier l’enquête et ses accusations. Sur le terrorisme, sur le trouble à l’ordre public, sur l’Insurrection qui vient. Même s’il le reconnait lui même : il est bien difficile de définir le terrorisme.

    #tarnac #coupat #dufresne