person:thomas legrand

  • Obscénité d’état : La REM persiste dans le mensonge gouvernemental de la Pitié-Salpétrière et continue de diffamer les nassé·es de l’hôpital, bien que tous les faits soient maintenant établis.

    Décidément, il n’y a pas une ou un député·es de LaREM pour relever le niveau (pathétiquement bas) des autres. Ce matin c’est au tour d’Olivia Grégoire, porte parole des député·es En Marche à l’assemblée, de nous affliger dans un entretien minable sur France Inter.

    Nous sommes six jours après les faits, la journaliste lui pose une question sur le couac castanérien de la Salpétrière (bien que ça ne soit pas le sujet de l’entretien dédié à sa responsabilité à la commission des finances).

    Et Olivia Grégoire ose confirmer les grossiers propos que Castaner a lui-même reconnu - à demi-mots certes, et du bout des lèvres - comme étant des gros mensonges.

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-06-mai-2019

    Olivia Grégoire :

    « j’ai beaucoup écouté Thomas Legrand (sic), je pense que [la déclaration de Castaner] est une maladresse ou une erreur de communication, en revanche, pour ce qui est de la Salpétrière, vous m’excuserez, pour avoir regardé les images en détail et en précision, on est sur de la sémantique, c’est important, c’est pas une attaque, c’est une intrusion violente ! [...] »

    Prise en flagrant délit de soutenir le gros gros mensonge de Castaner qui s’est lui-même engouffré dans la chaine de mensonges de la directrice de l’hôpital, du directeur de l’APHP et d’un médecin - par ailleurs conseillé médical pour le GIPN - qui a affirmé que du matériel informatique avait été dégradé et volé ce qui a été confirmé comme entièrement faux par l’hôpital : A l’heure où Olivia Grégoire parle, les nombreuses vidéos qu’elle a soi-disant regardé attentivement et les nombreux témoignages - y compris du personnel de l’hôpital ont permis d’établir que :

    – Ce n’était pas une intrusion violente, les manifestant·es violemment attaqué·es et maltraité·es par les forces de l’ordre cherchaient désespérément un refuge pour se protéger et respirer dans un espace avec moins de gaz lacrymogène.

    – Que la plupart des manifestant·es ne savaient même pas qu’elles et ils entraient dans l’enceinte d’un hôpital.

    – Que la grille n’a pas été forcé mais que le passage était libre, soit que la grille était déjà ouverte ou en tout cas pas bloquée

    – Que les manifestant·es ont été pousuivi·es dans cet espace par la police qui les a matraqué·es, violenté·es et gazé·es à nouveau (personne n’a mentionné que les forces de l’ordre ont tiré des palets lacrymogènes dans l’enceinte de l’hôpital en direction du service de réanimation, ce qui est très moyennement bon pour les malades)

    – Que la passerelle sur laquelle se sont réfugié·es les manifestant·es terrorisées était la seule issue possible pour elles et eux pour échapper aux matraques. Pratiquement aucune et aucun de ces manifestant·es ne savait que cet escalier menait à un service de réanimation.

    – Confirmé par le personnel de l’hôpital : il n’y a eu aucune intrusion, aucune violence, aucun vol ni dégradation de matériel par ces manifestant·es, tout s’est passé dans le calme.

    OG poursuit :

    « j’ai moi-même malheureusement beaucoup fréquenté les services de réanimation, je pense que se réfugier et/ou apporter de la violence et mouvements comme ça dans un hôpital a été problématique et je pense qu’il faut aussi écouter les mots qu’on a entendu, et je les ai entendu avec force "achevez-le" crié sur le CRS à terre, à quelques mètres de la salpé, et je crois qu’on aurait pu se l’éviter, même si le ministre de l’intérieur a parlé trop vite, il l’a dit lui même, je pense qu’un service de réa c’est grave, il faut du calme, il s’agit juste de la vie et de la mort »

    Ici ce qui est très grave, c’est l’amalgame. Il semble que les membres du gouvernement et les responsables LaREM aient été coaché·es sur cette affaire puisque Marc Fesnau, ministre chargé des relations avec le Parlement auprès du premier ministre tient exactement le même langage et cite aussi l’épisode du CRS à achevé alors qu’il était à terre et blessé dans une interview sur sud radio le 3 mai (ainsi que d’autres membres du gouvernements et d’autres député·es LaREM dont il semble qu’elles et ils soient prié·es de prendre leurs directives de communication à la même source).

    Il est bien évident que crier "achevez-le" alors qu’il est à terre est inacceptable et condamnable, mais le problème est que cet incident n’a rien à voir avec le mouvement de panique des manifestant·es dans l’enceinte de l’hôpital. L’épisode a lieu bien avant, et est un incident complètement séparé. C’est vraiment une mauvaise fois crasse et bien dégueulasse de la part de La REM de faire croire que les nassé·es de la Salpé aient eu quelque chose à voir avec ça. C’est vraiment du niveau de La Rem en général d’ailleurs : le niveau du caniveau. Aucun·e des manifestant·es n’ont insulté ou menacé les forces de l’ordre dans l’enceinte de l’hôpital (c’est d’ailleurs plutôt le contraire, car on entend sur les vidéo de nombreuses insultes et menaces proférées par les forces de l’ordre envers les manifestant·es).

    C’est troublant d’entendre aussi Marc Fesnau sur Sud Radio le vendredi soit deux jours après les événements, donc à un moment où l’essentiel des faits sont établis. Et en réalité lui, il est même pire qu’Olivia Grégoire parce qu’il travestit complètement les faits et la réalité. Comme ses patrons, c’est mensonges sur mensonges. Et c’est très grave car beaucoup sont tenté de croire qu’en effet "il n’y a pas de violence policière mais seulement du maintien de l’ordre" (répété dans cet entretien) :

    https://www.sudradio.fr/politique/marc-fesneau-ne-rentre-pas-dans-un-hopital-quel-que-soit-le-motif

    – Il prétend que Castaner est arrivé à la Salpé et s’est entretenu avec des personnel de l’hôpital qui avaient vécu cet événement de façon violente. C’est faux, tous les personnels ont témoigné du contraire, ont réaffirmé que tout s’était bien passé et qu’ils ne se sont jamais sentis en danger, que quand ils ont expliqué aux gens sur la passerelle qu’ils ne pouvaient pas les laisser rentrer, ils n’ont pas insisté et se sont laissé·es emmener par la police.

    Marc Fesnau poursuit :

    « Tout ça c’est le produit d’un certain nombre de manifestant qui ont fait de la violence toute la journée contre les forces de l’ordre, produisant ce qu’on a vu parfois, c’est-à-dire des actes de violence, à l’endroit parfois des syndicalistes, parfois à l’endroit des forces de l’ordre [...] et quand vous avez des acteurs aussi violents que ceux là, ça produit cette violence là et ça produit aussi parfois des mouvement de foule, et des gens qui, dans cette violence généralisée, peuvent aller dans tel ou tel établissement : y a quand même quelque chose d’étonnant, et c’est d’une certaine façon une violence à soi-même (sic) que d’entrer, même pour se réfugier dans un hôpital »

    Déjà le mec s’exprime comme un manche, rhétorique médiocre, il s’emmêle complètement les pinceaux en hésitant entre la version officielle qu’on lui demande de répéter comme un perroquet (la violence), et la réalité (mouvement d’une foule paniquée), ce qui montre que finalement, il ne croit pas vraiment lui même à ce qu’il dit : il répète cinq fois le mot « violence » [des manifestant·es] dans la même phrase :)

    Par ailleurs il affirme que les éléments violents ont « attaqué » le cortège syndical, ce qui est faux, c’est établi par les témoignages qui désignent encore une fois la police (à neuf reprises). Il décrit le cortège et les manifestant·es comme une bande de voyous et de voyelles incontrôlables qu’il fallait nécessairement ramener « à la raison » (justifiant la charge et le matraquage).

    « les mouvements de force de l’ordre se font pour réprimer une violence (ça fera donc six fois) qui s’exerce par les manifestants ». Ce n’était pas de la répression, c’était du maintien de l’ordre (quand il y a des violences - sept fois - on rétablit le calme)

    Le reste de l’entretien est de cet acabit, en vrac lui, comme Olivia Grégoire s’enfonce dans le mensonge, n’arrive même pas à se rattraper aux branches. Fesnau précise en fin d’entretien que Martin Hirsh, pourvoyeur du gros mensonge a porté plainte pour intrusion violente et que "donc vous voyez, il n’y a pas de fumée sans feu ect..."

    Ce qui est très grave à mon sens, entre autre chose, c’est que le gouvernement via ses caniches persiste à jeter le discrédit sur les manifestant·es de la Salpé alors qu’elles et ils savent très bien aujourd’hui la vérité, ils savent très bien ce qui s’est passé réellement, qu’aucune de ces personnes n’étaient ni violentes, ni mal intentionnées, ne cherchant légitimement que un refuge alors qu’ils se sentaient menacé·es dans leur intégrité physique, terrorisé à l’idée qu’on leur fasse mal. En somme, que ces gens n’ont absolument rien fait de mal ou de répréhensible.

    De ce point de vue mesdames et messieurs responsables ou ministres de LaRem, vous êtes vraiment bien cradoc. Vous leur devez les excuses de la République, cette république que vous êtes en train de pervertir en nous faisant croire que vous « assurer l’exercice de l’état de droit ».

    Gouverner par le mensonge n’est pas tout à fait « l’exercice de l’état de droit ».

    En plus

    Je n’ai pas parlé des étudiants qui habitaient dans la résidence et qui ont été aussi poursuivis et matraqués sans raisons. Nous y reviendrons.

    Je n’ai pas parlé des témoignages des gardés à vue de la Salpé qui ont subi beaucoup de violences, d’insultes et noté de nombreuses irrégularités au cours de leurs 30 heures passés en GAV. Nous y reviedrons aussi.

    #castaner #macron #violences_policières #mensonge_d_état #psychopathie_d_etat

    • Je pense qu’il faut absolument considérer qu’il ne s’agit pas du tout d’énoncer ce qu’on pense être une vérité. La notion de vrai ou de faux des faits, dans le cadre du discours politico-médiatique, n’a pas grand intérêt. Le principe, ici, c’est d’exprimer un marqueur d’attachement à un camp, pas à la véracité de ce qui est dit. Je m’en fous de ce savoir si c’est vrai : j’affirme que j’appartiens au camp qui défend cette position et c’est tout ce qu’on attend de moi.

      C’est le principe des foutaises de Trump : plus c’est gros, plus « ça passe », parce qu’en fait l’idée n’est pas l’énoncé du vrai ou du faux du fait, mais d’avoir une position (effet « dog whistle ») que les gens vont soutenir, dans le seul but d’afficher son attachement à son camp. Le fait que ce soit factuellement faux, de façon plus ou moins évidente, introduit un aspect « clivant » qui renforce cet aspect : si on s’accordait en gros sur la réalité des faits, il n’y aurait plus de marqueur d’attachement à telle ou telle version ; si je marque mon attachement à une version particulièrement contestable, là la « fidélité » à mon camp devient d’autant plus visible.

      Je pense que ça a toujours été le cas, y compris à gauche et très à gauche, mais ça fait plus de trente ans que j’en bouffe dans mes discussions de famille : tu peux dire ce que tu veux, au bout d’un moment on arrive où les faits sont résumés par : « oui mais de toute façon quand même ça se fait pas… », avec immédiatement l’énoncé de son attachement aux valeurs de l’ordre, le respect des flics, de la hiérarchie, de la bonté généreuse de l’État français à l’égards des indigènes basanés, etc.

      Ce qui m’a frappé, c’est la déclaration de Précresse, qui a explicité très exactement ce « oui mais quand même ça se fait pas… » :

      https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/pitie-salpetriere-le-ministre-de-l-interieur-a-un-peu-surreagi-mais-il-

      « Qu’est-ce qui justifie une intrusion dans un hôpital public ? s’interroge Valérie Pécresse. Peu importe l’intention ! Qu’est-ce qu’on en sait ? Qu’est-ce qu’on sait des dégradations qu’ils auraient pu commettre s’ils avaient pu rentrer dans ce service de réanimation ? Franchement, je suis désolée, je suis dans le parti de l’ordre et vous ne m’en ferez pas dévier. » "L’hôpital, c’est un sanctuaire, et il doit être respecté par les manifestants", conclut Valérie Pécresse.

      Difficile de mieux résumer l’énoncé systématique du populisme de droite : « peu importe », de toute façon je n’énonce cette fadaise que pour proclamer mon attachement au parti de l’ordre…

  • Thomas Legrand (France Inter) se lâche sur les #gilets_jaunes
    https://nantes.indymedia.org/articles/44653

    Lundi 11 février, Thomas Legrand était l’invité de 24h Pujadas sur LCI. L’éditorialiste politique de France Inter y a livré une prestation d’une suffisance et d’une morgue sans pareilles. Son appréciation du mouvement des gilets jaunes ? « Incohérent », « débile », « abject » et bien sûr « violent ». Morceaux choisis.

    #Médias #Racisme #Répression #Resistances #antifascisme #Médias,Racisme,Répression,Resistances,antifascisme,gilets_jaunes

  • La violence en politique, par Aurélien Bellanger
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-conclusion/la-violence-en-politique

    C’est pas tous les jours qu’on entend aussi finement pensée la #violence à la radio, quoi qu’on en pense par ailleurs. La réaction à côté de la plaque du présentateur au terme de la chronique le prouve d’ailleurs.

    https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18292-13.12.2018-ITEMA_21919802-0.mp3

    Vendredi soir dernier, alors qu’il n’était, même rétrospectivement, pas absolument certain que la République survive à la journée du lendemain, j’étais à Bordeaux, comme un gouvernement en exil. Et comme à chaque fois que je dors à l’hôtel, j’ai regardé Cyril Hanouna à la télévision : j’ai besoin, de temps en temps, de savoir ce qu’en pensent Isabelle Maurini-Bosc et Gilles Verdez. 

    Mais ce jour là, il y avait un dispositif spécial, les chroniqueurs n’étaient pas là et la chose aurait pu s’appeler Touche pas à ma France plutôt que Touche pas à mon poste. 

    Le public était intégralement composé de #gilets_jaunes, des gilets jaunes peut-être un peu défraîchis, trois semaines après le début du mouvement — à moins qu’on ait maintenant appris, en régie, à estomper un peu l’impact visuel de ces feu-follets fluo, en atténuant les éclairages directs et en limitant la luminosité des caméras. 

    C’était un peu l’idée de l’émission : un projet d’atténuation des gilets jaunes. Cyril Hanouna jouait un rôle presque inhabituel, un rôle de modérateur plutôt que d’animateur. 

    Et il avait clairement un objectif ce soir-là : obtenir que le mouvement des gilets jaunes se désolidarise des casseurs. Obtenir une condamnation de la violence. 

    J’ai eu cette discussion depuis, avec un fin observateur du mouvement : les gilets jaunes entretiennent une dialectique étonnante avec les #casseurs, et précisément avec les plus radicalisés d’entre eux, les black Blocks, qu’on pourrait qualifier de casseurs rationnels, de casseurs léninistes : des casseurs avec un agenda #politique, une pensée précise de la violence politique, des casseurs dont les dégradations sont comme des éléments de langage, et qui seraient la partie la plus consciente, la plus vivante, des mouvements sociaux, qu’ils auraient appris à parasiter — une queue de cortège qui rêverait en tout cas d’en être secrètement la tête : « vous voulez la revalorisation du SMIC, mais ne préféreriez-vous pas voir la mort du capitalisme ? »

    Et si c’était les gilets jaunes, cette fois, qui pensaient, et les casseurs qui obéissaient à leurs mots d’ordre implicite ? 

    C’était frappant vendredi soir : Hanouna voulait vraiment leur arracher une condamnation claire de la violence, et il n’y arrivait pas vraiment. Mais je me disais que même s’il avait adopté la manœuvre adverse, ardissonienne, et voulu jeter le discrédit sur le mouvement en obtenant un soutien explicite à la violence, il n’y serait pas parvenu : la faute tactique aurait été trop évidente. 

    Les gilets jaunes étaient là, sur des tribunes qui se faisaient face, étonnamment dignes et étonnamment habiles : ce n’était pas la caricature du peuple qu’on voit habituellement dans le public des émissions de télévision, qui applaudit n’importe quoi, qui se laisse prendre à tous les tours populistes des invités. 

    On aurait dit, par instant, une assemblée constituante. 

    Une assemblée constituante faussement neutre et excessivement habile — une assemblée constituante dont les débats empreints de la plus profonde rationalité ne reposaient que sur une seule chose, sans la nommer jamais : la présence, tout autour d’elle, d’une armée de sans-culottes. Et l’assemblée n’avait évidemment aucun intérêt à s’en dissocier, comme l’y invitait Hanouna de façon insistante. 

    Mais ce qui m’a le plus frappé était la teneur des débats, dans l’élite intellectuelle que la configuration bifrontale du studio, et les impératifs d’audience, avait malgré tout conservé, au milieu de la foule. 

    Il y avait là un syndicaliste policier, des polémistes en vue et un député de la France Insoumise. 

    Leurs échanges, très vite, se sont concentrés, sur le soutien plus ou moins affiché, du leader de la France Insoumise à un certain degré de violence politique. 

    La République, le sens de l’Etat, la responsabilité historique et les années noires ont été très vites invoquées, dans le désordre et de façon volontairement polémique — et en même temps médiatiquement efficace. 

    C’était cela, le monde dans lequel j’avais grandi : un monde sans violence politique, un monde où l’appel à la violence politique valait destitution. 

    Mais les polémistes qui guerroyaient ainsi, caparaçonnés d’arguments forgés dans des débats antérieurs, ressemblaient cette fois aux chevaliers condamnés d’Azincourt.

    Ils rataient, surtout, le véritable objet du débat, la présence invisible d’une violence terrible venue de la nuit des temps et qui ruisselait par dessus les épaules dorées du public.

    Ils avaient l’air de gladiateurs dont la mise à mort était déjà actée.

    Ou plutôt de chrétiens jetés dans l’arène : car ce que le dispositif mettait à mort à travers eux, c’était une certaine idée de la douceur du monde, un pacte ancien sur le refus de la violence politique.

    • L’ultra gauche, une violence ciblée, très politique (Thomas Legrand, France Inter, 19/03/2019)
      https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-19-mars-2019

      Oui, à y regarder de près, les violences de samedi sont des dégradations ciblées, très politiques et lourdes de sens. D’abord remarquons que dans le combat interne (parfois violent) entre ultradroite et ultragauche qui, dès le début du mouvement, ont décidé de le parasiter, c’est l’ultragauche qui a gagné. Les utradroites, multiformes, identitaires, royalistes, soralienne, fascistes de tous poils, font figure d’amateurs désordonnés face à une ultragauche qui suit une procédure d’action très codifiée et ne connaît plus de divisions de chapelles rédhibitoires. Beaucoup moins nombreux, souvent plus vieux, l’ultradroite n’a pas la même agilité ni, paradoxalement, la même discipline. Elle a d’ailleurs quasiment disparu des cortèges parisiens et sur le fond des revendications, la question sociale l’a aussi emporté sur la question identitaire. L’ultra gauche, nihiliste, situationniste, anarchiste, zadiste, est devenue simplement extrémiste écolo. Là aussi l’écologie a gagné. C’est une petite armée d’activistes, avec son folklore, ses uniformes noirs destinés à déjouer toutes possibilités de reconnaissance par les caméras de la police, qui se regroupe dans un rêve d’insurrection verte. N’ayant aucune revendication négociable, ni aucune assise populaire, ils n’organisent pas eux-mêmes des manifestations mais décident de s’immiscer dans de vraies mobilisations. Généralement, ils sont mal accueillis par les services d’ordre syndicaux qui, à l’occasion, s’entendent même avec la police pour les contrer. La mobilisation des Gilets jaunes, hiératique, porteuse d’une profonde colère désaffiliée de toutes organisations politiques et syndicales, est le parfait véhicule pour l’ultra gauche. 

      Ils ont gagné une bataille.

      Les ratés du maintien de l’ordre, les dégâts occasionnés par le LDB ont exaspéré les Gilets jaunes chauffés à blanc par les réseaux sociaux. Les petits groupes de black-blocks n’avaient plus qu’à se donner rendez-vous à Paris le 16. Il en est venu de toute la France et aussi de l’est de l’Europe. Contrairement à ce qu’a pu dire le président, il ne s’agit pas de plusieurs dizaines de milliers d’ultragauchistes, mais seulement de 1500. Leur violence spectaculaire, théâtralisée, est plutôt matérielle. Ce sont surtout les rois de la com’. La devanture du #Fouquet’s en feu a fait le tour du monde ! Les Champs-Élysées, le Fouquet’s donc, les magasins de luxe ou de tourisme de masse, les kiosques à journaux sont, pour eux, le symbole de la collusion de l’Etat et du capitalisme. Déjà, ils avaient su à NDDL se faire accepter de quelques agriculteurs qui ne les avaient pas rejetés et qui, finalement, ont pu retrouver leur terre. NDDL, c’est leur Austerlitz ! Là encore, les Gilets jaunes font preuve, à l’égard de cette ultragauche, d’une étonnante mansuétude, comme si cette petite troupe de noire vêtue leur servait de bras armée. Mais l’action de samedi est quand même un échec pour les black-blocks parce que leur plan était de faire la jonction avec la manif pour le climat. La police les en a empêchés. Ils y auraient reçu certainement un accueil très hostile. Mais si leur action est politique, ils sont plus agiles dans l’art de la casse éclair et de la dissimulation que dans la théorisation de leur pensée.

    • C’est là que tu comprends l’immensité de la médiocrité du personnage, minable et tout petit, quii finira dans les poubelles de la politique et de l’Histoire (comme quelques un·es de ses copain·ines marcheuses·eurs

    • Mais oui Gérald ! Vous passez pour des glands, on dirait tes mocassins quand tu traînais dans les meetings de Fillon !!

      T’as les dents qui rayent la moquette !
      Ils ont du la changer à l’Elysée ! 300 000 boules !

      Ah oui le Liban, ça a du te rappeler Robert Bourgi ! Du temps où tu fricotais avec Sarko.

      L’intégrale des paroles sur le site de librairie Tropiques
      De la part des réfractaires factieux putschistes du 14ème et du nid d’espion des tropiques.
      http://www.librairie-tropiques.fr/2018/12/merci-charline-pour-ce-moment.html

      • Oh la la ! Quelle chienlit en ce moment Gérald !
      • On est venu pour te filer un coup de main ! On voit bien que vous ne vous en sortez pas !
      • C’est n’importe quoi ! Hier, vous avez envoyé De Rugy sur BFM ! Mais vous êtes cinglés non ?
      • C’est vrai ! La France est à feu et à sang vous envoyez De Rugy ! C’est quoi la prochaine étape ?
      • Pour défoncer les blacks-blocs vous envoyez qui ? Eddy De Pretto ? 
      • Mimie Mathy ?
      • Pour votre plan contre l’alcool, vous envoyez Jean Lassalle ??
      • Franchement ! De Rugy ! 
      • Même le vigile de BFM, il voulait pas le laisser rentrer ! 
      • Il pensait que c’était le mec du courrier qui avait oublié son charisme !
      • Ça va pas du tout là !!
      • Mais oui Gérald ! Vous passez pour des glands, on dirait tes mocassins quand tu traînais dans les meetings de Fillon !!
      • Faut tout revoir !
      • L’ISF on pige rien !
      • Oui ! Vous faites quoi, vous reculez ? Vous avancez ?
      • Parce que là, si i t’avances quand ils reculent comment veux-tu que…
      • Non, ça va !!
      • Non mais comment veux-tu que les économistes fassent le calcul.
      • Oui ça c’est pas faux… C’est angoissant de ne pas savoir.
      • Evidemment ! Regarde Dominique Seux ! Il met des miettes de petit four de côtés au cas où !
      • Bah oui regarde le, il est tout pâle d’angoisse !
      • Il est au fond du trou, on dirait Carlos Ghosn.
      • Il s’est fait tatouer le plan de la prison de Tokyo dans le dos, tellement il est désespéré !!
      • Ah oui ça va pas, faut prendre des décisions là !!
      • Et il n’y a qu’un mec qui peut faire ça, tu le sais aussi bien que nous : c’est toi Gégé !!
      • Allez Gégé !! Matignon te tend les bras.
      • La grande endive… Edouard Philippe, il est cramé !
      • L’endive braisée, nous on l’appelle !!
      • Mais oui ! Fonce mon pote !! T’as tes chances !
      • Et puis franchement tout est possible dans la vie ! Castaner il est ministre de l’intérieur ! Tout est possible !!
      • Demorand, il peut être prof de zumba !!
      • Thomas Legrand, il peut twerker si il veut !
      • Allez vas-y ! On voit que tu en rêves !
      • T’as les dents qui rayent la moquette !
      • Ils ont du la changer à l’Elysée ! 300 000 boules !
      • Et tu as les compétences ! L’interview de Salamé, t’as géré !
      • Pas évidente la Jean-Pierre El Kabbach de Beyrouth !
      • Ah oui le Liban, ça a du te rappeler Robert Bourgi ! Du temps où tu fricotais avec Sarko.
      • C’est vrai que t’as un super parcours.
      • T’as commencé au RPR !
      • Même jeune, t’étais déjà vieux !!
      • Et si y’a un vrai spécialiste de la politique du Président, c’est bien toi !
      • C’est vrai quoi, en 2017 tu disais encore de Macron : « Son élection précipitera la France dans l’instabilité institutionnelle et conduira à l’éclatement de notre vie politique ».
      • Putain t’es un visionnaire mon Gérald !
      • Elizabeth Teissier, on t’appelle entre nous !
      • Non mais regarde, il fait son gêné…
      • Ah oui !
      • Qu’est-ce qui te tracasse Gégé ? T’as des casseroles à nous avouer ?
      • Mais non : la plainte pour viol…
      • Non-lieu !
      • L’abus de faiblesse ?
      • Classé sans suite !
      • Ben c’est bon : fonce mon gars !
      • On est avec toi ! Et pour tous ces petits conseils, on va pas être vaches…
      • Comme t’es encore aux Comptes Publics, on te fait un rabais
      • Tu nous files 200 boules, de la main à la main…
      • Ça nous paye le resto et on est quittes !

  • Thomas Legrand - éditorialiste sur France Inter raconte que Nicolas Hulot a demandé à Emmanuel Macron pourquoi le lobbyiste pro-chasse Thierry Coste était présent à l’Élysée. Et Macron a répondu :

    « je ne comprends pas comment il est rentré ».

    #macronien (nouvelle langue)

  • L’abstention : « Il va falloir que je pense à gouverner, un de ces jours »
    http://www.regards.fr/web/article/l-abstention-il-va-falloir-que-je-pense-a-gouverner-un-de-ces-jours

    C’est la grande inconnue d’une présidentielle dont elle devrait encore sortir gagnante… ou dont elle peut désigner le vainqueur. Qui est-elle, quelle est son analyse de la situation politique ? Confidences exclusives.

    « On me reproche de faire le jeu de Marine Le Pen, mais qui ne le fait pas, aujourd’hui ? »

    Macron vous inquiète ?

    Un peu, je l’admets. Il est tellement creux, avec ce discours d’étudiant en école de commerce exalté, qu’au départ je n’ai pas vu le danger. Pourtant, chez moi on entend souvent « Élections, piège à cons ! », cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Il ne faut pas s’étonner que la politique-marketing favorise le produit le mieux emballé. L’avantage de parler comme une publicité, c’est qu’on touche un vaste public. Et Macron, c’est une bonne marque. Moi, ma nature, c’est plutôt "No logo". Il séduit les indécis, mais j’ai bon espoir de les récupérer à l’arrivée...

    • « Certains de mes partisans disent "Plus rien à foutre", d’autres "Tout est possible". »

      Vous arrivez à vivre avec cette idée d’être complice de l’extrême droite ? C’est de la non-assistance à démocratie en danger…

      Remballez votre discours culpabilisateur : si je prospère, c’est aussi parce qu’il ne marche plus. Maintenant, ce sont les votants qui culpabilisent. Il faut les comprendre, avec tous les délinquants qui se présentent, avec toutes les trahisons qu’on leur promet… De toute façon, il est faux de dire que je profite au Front national. Encore une fois, je ne suis pas la cause de la crise démocratique, j’en suis le symptôme. Et que propose-t-on à un pays en manque de démocratie ? Une "dose de proportionnelle" ! En outre, élire un monarque républicain, je ne suis pas sûre que ce soit si démocratique que ça… Surtout quand le "tripartisme" ne laisse le choix qu’entre les lâches, les salauds et les fachos.

      C’est un discours d’extrême gauche, ça !

      C’est parce que je suis jeune (rires). Mon côté anar… Je suis peut-être une force politique qui s’ignore. N’oubliez pas que bien des révolutions ont été lancées par ceux qui ne votaient pas. Certes, ce fut souvent parce qu’ils n’avaient pas le droit de voter.

      Justement, des gens sont morts pour que nous ayons ce droit…

      Je l’attendais, celle-là (soupir). Ceux qui sont morts pour le droit de vote avaient en tête d’obtenir plus qu’une carte d’électeur. Et ils ne pensaient certainement pas mourir pour qu’aujourd’hui Christophe Barbier et Ruth Elkrief se pâment devant le « courage » de François Fillon. Les élections garantissent que rien ne change, sinon en pire. Beaucoup de mes partisans pensent que la révolution ne viendra pas par les urnes, ni par les armes, mais par le bas. Certains disent « Plus rien à foutre », d’autres « Tout est possible » et pour ceux-ci, il n’y aura pas d’élection présidentielle. En attendant ce non-événement, je dois vous laisser : j’ai des week-ends de printemps à organiser.

    • Alors que François Fillon s’écroule, Emmanuel Macron a encore le vent en poupe. Il ne vient pas des partis, se dit ni de gauche ni de droite et fait souffler un vent nouveau sur la politique si l’on en croit certains médias. Mais comment est-il monté si vite, et si haut ? Les vidéastes du collectif Osons Causer décryptent le parcours et l’ascension fulgurante de cet énarque et ancien banquier d’affaires. Ce que le candidat à la présidentielle rappelle, c’est qu’on peut être en dehors des partis et néanmoins au cœur du pouvoir. (Site Mediapart)
      https://youtu.be/V9LbK-QXdYA

    • S’abstenir ? « Aujourd’hui, on nous oblige à sauver la République »
      https://www.arretsurimages.net/emissions/2017-03-10/S-abstenir-Aujourd-hui-on-nous-oblige-a-sauver-la-Republique-id9640

      Coulisses de l’émission, par Anne-Sophie Jacques
      C’était une vieille idée. Une vieille envie. Une envie de novembre. Depuis cinq mois nous voulions disséquer sur notre plateau l’abstention. J’avais déjà repéré, et lu, en 2015 le livre au titre un brin provocateur Les citoyens ont de bonnes raisons de ne pas voter des jeunes sociologues Thomas Amadieu et Nicolas Framont. J’avais rencontré ce dernier autour d’une bière pour discuter de son travail et de son terrain de recherche. Selon lui, les observateurs – et au premier rang les médias – focalisent sur les citoyens qui ne votent pas pour mieux les disqualifier, plutôt que de s’interroger sur la qualité de l’offre politique.

      Framont cite d’ailleurs dans son livre une chronique de mars 2015 de Thomas Legrand : le journaliste de France Inter y juge l’abstention comme étant au mieux de la paresse, et au pire le témoignage d’une irresponsabilité individuelle. Le même Legrand poussera un plaidoyer pour le vote – ou plutôt un réquisitoire contre l’abstention – la veille du premier tour des élections régionales en admettant qu’il se prête au jeu de la leçon de morale ; mais quoi ? Le pays n’a-t-il pas connu les attentats du 13 novembre ? N’est-il pas temps de revenir aux « valeurs de la démocratie » en votant ?

      Au lendemain de ce premier tour, le chroniqueur Raphaël Enthoven s’en prend carrément aux abstentionnistes au micro d’Europe 1. Dans une chronique (qui vole le titre de celle de Legrand – à savoir « Abstention piège à cons ») le philosophe dresse le portrait de l’abstentionniste : « ingrat », « fainéant », « malhonnête », « enfant gâté », « irresponsable », « orgueilleux », « snob ». Cette culpabilisation de l’abstentionniste ne vient pas de nulle part. Il est vrai qu’on nous conditionne au vote depuis l’âge tendre. On ne compte plus les nombreuses campagnes nous invitant à voter, où on nous dit que si je ne vote pas je ne compte pas, ou que mon vote peut décider du destin d’une nation, ou encore que je ne dois laisser personne décider pour moi… c’est d’ailleurs le slogan d’une publicité (assez rigolote) réalisée par le Cidem – nouveau Centre d’information civique – en 2001.

      Notre idée de novembre a ressurgi avec la publication le mois dernier d’un manifeste rédigé par un abstentionniste en chair et en os : Antoine Buéno. Chargé de mission au Sénat auprès du groupe des centristes depuis 2003 – mais aussi une des plumes de François Bayrou pendant la campagne présidentielle de 2007, humoriste, chroniqueur de radio et télé et auteur du remarqué Petit livre bleu qui analyse (et critique) la société des schtroumpfs (ce qui inspira à Alain Korkos une chronique à lire ici) – Buéno ne cache pas militer pour l’abstention, qu’il considère comme une arme de protestation et une preuve d’engagement. Son livre No vote ! déplie ses nombreux arguments.

      Aux côtés de Buéno et Framont, nous avons cherché la voix d’une personnalité politique. Pourquoi Rama Yade ? Parce qu’elle se présente aux élections présidentielles et qu’elle s’adresse justement aux abstentionnistes – aux « oubliés de la démocratie », pour reprendre ses éléments de langage. De fait, pendant le premier quart d’heure de l’émission, Yade parle comme une candidate en campagne. Un peu langue de bois. Puis très vite elle redevient citoyenne et concède que oui, elle se pose également la question de l’abstention, dans l’hypothèse où arriverait en deuxième position n’importe quel candidat face à Marine Le Pen.

      Car ce candidat serait, selon elle, issu d’un parti politique qui justement a favorisé la montée de Le Pen. Des deux violences – la violence d’un Front national qui risque de lâcher des hordes de crânes rasés et provoquer dix, cent, mille Adama Traoré, ou la violence d’un parti qui ne changera strictement rien à la politique néolibérale entraînant de fait un peu plus la déliquescence de notre démocratie – laquelle choisir ? Buéno est clair : il choisit la première. Nos deux autres invités sont comme en suspension. Certes l’émission ressemble parfois à une discussion de café du commerce. Mais en même temps cette discussion nous semble nécessaire. Salutaire. On va devoir faire un choix. Trancher. Et avant cela s’interroger sur la portée de notre vote.

      A l’issue de l’émission, nos invités sont lessivés. Remués, d’avoir été poussés dans leurs retranchements. « A un moment je me suis demandé si on n’était pas en train de déconner » lâche Buéno. Il reste six semaines pour s’en faire une idée.

    • La question fondamentale est : « pourquoi des citoyens renoncent à exercer un droit pour lequel leurs ancêtres se sont souvent battus ? » et aussi « les campagnes institutionnelles qui font du markéting du vote prouvent bien que les responsables politiques savent que le vote n’est plus désiré sans vouloir se poser la question du pourquoi, une fois de plus ».

  • NDDL, le non choix / l’édito de Thomas Legrand
    http://www.franceinter.fr/emission-ledito-politique-nddl-le-non-choix
    l’émission du lundi 21 décembre 2015

    Oui, parce qu’au fond, il est assez étrange de se glorifier d’un accord mondial sur la question du climat, de se réjouir qu’enfin le monde reconnaisse qu’il faut changer nos logiques de production, de consommation et de transport, et en même temps, de continuer à développer nos territoires sur un modèle dépassé et énergivore. S.Royal, la ministre de l’Ecologie et les responsables d’EELV, réclament au président cette cohérence. Donc l’abandon de NDDL. Mais pour l’instant, tout se passe comme si la réussite de la COP21 n’était, pour F.Hollande, qu’un coup de génie politique, une preuve de son savoir-faire diplomatique. Le plus probable reste quand même que cet aéroport ne se construise jamais. Non pas parce que F.Hollande voudrait signifier qu’il faut maintenant vraiment changer de logique, mais simplement pour ne pas créer de trouble inutile dans cette période déjà pleine d’incertitudes et de menaces. Ce choix serait d’abord un non-choix, un enlisement juridique savamment organisé. M.Valls est à la recherche de la cohérence entre ses mots et ses actes sur le thème de l’ordre. F.Hollande est à la recherche d’apaisement. Dommage, le pays qui attend des buts politiques, des nouvelles frontières, aurait pu s’en voir désigner une : la transition énergétique, une nouvelle croissance. Non, ce sera encore ce désespérant adage d’H. Queuille, selon lequel « il n’y a pas de problème qu’une absence de solution finisse par régler ».

    #NDDL

  • Jean-Louis Borloo, / France Inter
    http://www.franceinter.fr/emission-interactiv-jean-louis-borloo-3

    Le président de l’UDI, député du Nord répond aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs.

    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=716420

    Longue question de Thomas Legrand journaliste chargé de l’édito politique sur le 7/9 de France-Inter , pour demander à Jean-Louis Borloo ce qu’il a fait depuis deux ans pour soutenir les opposants syriens :

    8:00
    Jean-Louis Borloo : En gros, vous êtes pour l’intervention militaire Monsieur Legrand ?
    Thomas Legrand : Euheuheuheuh oui plutôt mais ma question est.... etc etc

  • L’enfant, cette aubaine à brandir pour tenter de plier les débats d’adultes.

    Une sorte de point Godwin inversé : il ne s’agit pas de vouloir faire apparaitre une analogie entre le raisonnement de son adversaire et les camps de concentration pour démontrer leur équivalence, mais de placer un enfant, cet être pur et innocent, en travers du débat pour s’opposer aux idées d’en face, démontrer que celui qui veut continuer à dérouler ses arguments est prêt à piétiner l’enfant, ce qui le place de facto dans le rang des pédophiles et autres monstres inhumains.
    Un terrorisme intellectuel qui ne se fonde pas sur la terreur, mais sur la bien-pensance...

    On en a la parfaite illustration actuellement dans le débats très nauséabonds et abjects sur le mariage pour tous...

    Une réflexion très intéressante sur ce sujet de Thomas Legrand.
    L’enfant, cet argument à géométrie variable...

    On peut d’ailleurs remarquer que le mot « enfant » disparaît du discours quand il gêne. Dans le domaine de la répression par exemple, on remplace « enfant » par « mineur ». On ne dit plus « juge pour enfants », on parle de « justice des mineurs ».

    Dans notre esprit, la bienveillance que l’on doit à nos enfants, n’est pas spontanément due aux mineurs (d’ailleurs on ne dit pas « nos mineurs »). Ça permet de faire passer des excès répressifs.

    http://www.slate.fr/story/67259/enfant-politique-godwin-mariage-pour-tous
    #godwin #hypocrisie #terrorisme-intellectuel

  • « Et on pourrait télécharger tout ce qu’on voudrait ? » Hein, non mais tu te rends compte, quelle horreur ! Heureusement qu’on aura François Hollande pour nous empêcher de télécharger « tout ce qu’on voudrait ». (Ou Bachar Assad, de par le fait : il paraît qu’il est assez bon pour empêcher les gens de télécharger ce qu’ils veulent sur le Web.)

    France Inter : François Hollande répond aux questions de Patrick Cohen et Thomas Legrand | François Hollande
    http://francoishollande.fr/actualites/france-inter-francois-hollande

    Patrick Cohen : Est-il exact comme l’indique un communique de la société des auteurs réalisateurs de cinéma que vous ne souhaitez pas abroger la loi Hadopi ?

    François Hollande : Si, moi je pense qu’il faut supprimer la loi Hadopi mais avoir une autre législation. On ne peut pas laisser l’internet sans règle. Ce serait quand même d’ailleurs curieux et paradoxal pour un socialiste, qui récuse les règles du marche avec tout ce que ca peut avoir comme conséquences sur des positions de force que certains obtiennent sur ce marché et donc ce serait un paradoxe de ne pas vouloir avoir des règles. Il va falloir supprimer Hadopi. Pourquoi supprimer Hadopi ? Parce que ca ne marche pas. Parce qu’il y a une pénalisation qui n’est pas comprise, et d’ailleurs qui n’est pas appliquée. Et parce que ca a été une intrusion. Mais il va falloir faire une concertation avec les créateurs, avec les auteurs, pour qu’on trouve le meilleur système.

    Patrick Cohen : Donc les auteurs, l’ARP en l’occurrence, vous a mal compris ?

    François Hollande : Non, non, l’ARP m’a parfaitement compris, je leur ai dit que nous allons supprimer Hadopi et qu’il y aurait une nouvelle législation. Et c’est impératif qu’il y ait cette législation. Parce que ce que il va se passer dans 3 ans c’est la confusion entre télévision et internet. On va pouvoir recevoir internet sur un poste de télévision. Il n’y aurait pas de règle ? Et on pourrait télécharger tout ce qu’on voudrait ? Mais alors à ce moment-la c’est la fin du cinéma tel qu’il est organisé, et ca nous ne pouvons pas l’accepter. Il faudra des règles et un système qui permettra d’accéder aux œuvres tout en permettant de rémunérer les auteurs.

  • C S P : Marxiste
    http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2010/01/marxiste.html

    La bêtise des commentateurs politiques n’en finit pas de stupéfier chaque jour un peu plus. On devrait être blasé, et régulièrement de nouveaux spécimens de pontifiante imbécilité repoussent encore un peu plus la limite de l’inculture crasseuse et de la totale absence d’analyse viable. Par exemple, ce Thomas Legrand dans Slate qui se tripote le zizi en poussant de petits jappements sur l’air de « gniiiiiii lestrèmgôche elle est très méchante gniiiii apu lesstrèmgôche gniiii » au point que si on ne savait pas à quel point ce genre de teckel était éminemment méprisable, on en serait presque gêné pour lui. Parvenir à pondre un insignifiant billet sur la gauche radicale sans expliciter que c’est le P"S" qui bloque sciemment tout le jeu à gauche et que tant que ce rammasis de vendus aura des places et du pouvoir à tenter de sauver, il fera tout pour empêcher l’émergence d’une vraie gauche, ça mérite d’être salué à sa juste mesure.

    #politique #médias #penser #for:twitter

  • Référendum sur La poste : la vacuité abyssale de Christine Lagarde - Plume de presse
    http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1238

    « Pourquoi finalement ne pas avoir accepté l’idée de faire un référendum ? », demande le 22 septembre dernier (extrait vidéo chez Sarkofrance) l’excellent journaliste Thomas Legrand sur France Inter à Christine Lagarde, ministre de l’Economie, à propos du changement de statut de La poste, prélude à la privatisation malgré toutes les dénégations de nos gouvernants - qui seront donc tondus lorsque La poste sera privatisée. Et Legrand précise habilement : « C’était une promesse du président de faire des référendums. Vous avez dit vous-même que (La poste) était une institution, ce n’est pas une entreprise, c’est quelque chose qui est dans la vie de tous les Français... » Comment Lagarde va-t-elle justifier ce refus de donner la parole au peuple sur un tel sujet ? Première tentative : « On va pas faire des référendums à longueur de temps ! » Bien essayé, mais le confrère la renvoie dans les cordes, en s’esclaffant qui plus est : « On n’en a fait aucun, pour l’instant ! » La ministre rame alors comm

    #citoyen #for:twitter

  • Stéphane Guillon en remet une couche sur France Inter, Le Point pense que ses jours sur l’antenne sont comptés
    http://www.politique.net/2009030903-stephane-guillon-en-remet-une-couche.htm

    Plus globalement, ce serait toute l’antenne de France Inter qui agacerait l’Elysée, de l’émission de Daniel Mermet à l’édito politique de Thomas Legrand. Ce dernier a égratigné Claude Guéant lors d’un édito fin 2008. Selon le Point, le PDG de France Inter aurait été convoqué à l’Elysée ""pour une séance d’admonestation"".

    #politique #médias #censure