person:trinity

  • Fade To pleasure 16.2
    http://www.radiopanik.org/emissions/ftp/fade-to-pleasure-16-2-

    I would draw every last drop from your toes with little messages along the way of my charted course to come up your inner channels.Resting in the sensitive eddies behind your knees we both breathe fire wafting up and down your thighs.

    Aïsha Devi Light Luxury Sun Ra Sun Song Jazzanova The Pool No.9 feat. KPTN Freddie Cruger & Anthony Mills Are Wildcookie Something About Those Days Underground Resurrection Reality Homegrown Syndrome Confrontation Starvue Love Affair Karizma Will You Dance With Me? Rick Wade Nothing To Fear (DBX #dub Remix) Around7 Le bel age R-Tyme Use Me (D Wynn’s 12 Inch #mix) Smasher Time Machine Natural Numbers Walk Free (featuring Tony Tuff and Trinity) Natural Numbers Seven Times Rise Dub Syndicate Dub Is All I Got (Dubblestandart Remix) DTR (...)

    #reggae #house #indie #snooba #funk #deep #various #random #break #diisco #mix,dub,reggae,house,indie,snooba,funk,deep,various,random,break,diisco
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/ftp/fade-to-pleasure-16-2-_05974__1.mp3

  • Des années 90 à la fin des années 10
    https://reflets.info/articles/des-annees-90-a-la-fin-des-annees-10

    Que de chemin parcouru... Nous vivions dans un Far West sans Shérif. Aujourd’hui, un Shérif est caché dans chaque sonde DPI qui équipe nos chers DSLAM... Les temps changent. Pas les hommes. Fyodor, Marc Maiffret et Vacuum à Noisebridge - © Sébastien Micke - Reproduction interdite Mi-mai 2003, lors de la première du deuxième volet de Matrix, un jeune homme se penche vers son voisin : « tiens, une scène de hack, ça va être du grand n’importe quoi comme d’habitude ». Il a tout faux. Trinity, l’un des personnages principaux du film utilise un logiciel permettant de créer une cartographie d’un réseau informatique. Son nom ? NMAP, pour « Network Mapper ». Le jeune homme écarquille les yeux : « Mais… Mais c’est mon logiciel ! ». Gordon Lyon, plus (...)

  • Movies Featuring the Nmap Security Scanner
    https://nmap.org/movies

    For reasons unknown, Hollywood has decided that Nmap is the tool to show whenever hacking scenes are needed. At least it is a lot more realistic than silly 3D animation approach used in many previous movies (e.g. “hacking the Gibson” on Hackers, or the much worse portrayals on Swordfish). We always like to see Nmap in the movies, so we have catalogued known instances here.

    If you catch Nmap in another flick, please mail Fyodor. The first person to do so wins your choice of a signed copy of Nmap Network Scanning or a T-shirt of your choice from the Zero Day Clothing Nmap Store. You also get credit on this page when the movie is added!

    Matrix Reloaded

    While Nmap had been used in some previous obscure movies, it was The Matrix Reloaded (Wikipedia, IMDB, Amazon) which really turned Nmap into a movie star!

    We have all seen many movies like Hackers which pass off ridiculous 3D animated eye-candy scenes as hacking. So Fyodor was shocked to find that Trinity does it properly in The Matrix Reloaded. Needing to hack the city power grid, she whips out Nmap version 2.54BETA25, uses it to find a vulnerable SSH server, and then proceeds to exploit it using the SSH1 CRC32 exploit from 2001. Shame on the city for being vulnerable

    https://www.youtube.com/watch?v=0PxTAn4g20U

    #cinéma

  • 10 films pour comprendre le « syndrome Trinity » | Le cinéma est politique
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/10-films-pour-comprendre-le-syndrome-trinity

    Dans un article publié sur le site The Dissolve, Tasha Robinson utilise l’expression « Trinity Syndrome » pour désigner le trope consistant à introduire un personnage féminin particulièrement compétent et intéressant, pour finalement le réduire à la fonction de bras droit du héros masculin. Je propose ici de revenir sur ce trope en passant en revue 10 films qui me semblent particulièrement représentatifs des problèmes qu’il pose. […] On peut résumer en une phrase l’idée sexiste véhiculée par ce trope : une femme a beau être extraordinairement compétente, intelligente, forte, etc., elle sera toujours moins digne d’intérêt qu’un homme. En effet, ces films opposent le plus souvent un homme ordinaire à une femme extraordinaire, pour finalement faire de l’homme le héros de l’histoire.

    – Trinity dans Matrix
    – Hermione dans Harry Potter
    – Astrid et Valka dans Dragons et Dragons 2
    – Wyldstyle/Lucy dans The Lego Movie
    – Hope Van Dyne dans Ant-Man
    – Tigresse dans Kung Fu Panda
    – Rita Vrataski dans Edge of Tomorrow
    – Nala dans Le Roi Lion
    – Fox dans Wanted
    – Hit-Girl dans Kick-Ass

  • « Nous ne connaissons pas les effets à long terme des modifications génétiques »

    http://www.lemonde.fr/biologie/article/2015/08/12/nous-ne-connaissons-pas-les-effets-a-long-terme-des-modifications-genetiques

    Emmanuelle Charpentier, microbiologiste, est co-inventrice d’une récente technique d’édition du gène CRISPR-Cas9. Ces ciseaux moléculaires, capables de cibler spécifiquement une séquence d’ADN, permettent un bricolage extrêmement précis du génome, avec de nombreuses applications en recherche et en médecine.

    Professeure à l’école de médecine de Hanovre, en Allemagne, Emmanuelle Charpentier dirige un département du Centre Helmholtz. Elle est aussi professeure associée au Molecular Infection Medicine Sweden à l’université d’Umea, en Suède.

    Elle répond à nos questions dans le cadre des commémorations de la première bombe nucléaire ayant explosé sur la ville d’Hiroshima, le 6 août 1945.

    Le 16 juillet 1945, à l’issue du premier tir nucléaire grandeur nature, dit « Trinity », au Nouveau-Mexique, le physicien américain Kenneth Bainbridge, responsable de l’essai, a déclaré à Robert Oppenheimer, patron du projet Manhattan : « Maintenant nous sommes tous des fils de putes » (« Now we are all sons of bitches »). Trois semaines plus tard, le bombardier américain Enola-Gay larguait la bombe Little Boy sur Hiroshima.

    Dans votre discipline, avez-vous le sentiment que ce moment où des chercheurs pourraient avoir la même révélation que Kenneth Bainbridge a été atteint, ou est en passe de l’être ?

    En tant que scientifiques qui travaillons dans le but de faire une découverte importante, nous avons tendance à penser aux avantages que notre recherche peut apporter et à tout le bien qu’elle pourrait procurer. Penser à la façon dont la découverte pourrait être abusée est tout aussi important mais n’est généralement pas ce qu’un chercheur perçoit à première vue. Dans toute discipline, nous devons être conscients que de nouvelles découvertes sont toujours accompagnées d’une responsabilité.

    Dans mes domaines, la microbiologie et la génétique, j’ai récemment découvert une nouvelle technologie de l’édition du gène, CRISPR-Cas9. Je suis convaincue que ses avantages pour la recherche scientifique et la santé humaine sont extrêmement importants, par exemple pour développer de nouveaux traitements efficaces pour les maladies graves. Avec la communauté, nous travaillons sur des initiatives visant à établir une compréhension partagée de la technologie et l’établissement de directives collectives. Je suis encouragée par le travail préparatoire qui est mis en place pour assurer que la technologie sera utilisée avec responsabilité.

    Avez-vous ce sentiment concernant d’autres disciplines ? Lesquelles et pourquoi ?

    Beaucoup de nouvelles découvertes importantes s’accompagnent de risques potentiels et de responsabilités significatives pour leur développement et leur utilisation. L’ère nucléaire a également permis l’utilisation industrielle de composés et de produits radiopharmaceutiques pour traiter de nombreuses maladies. Malheureusement, c’est une question qui n’est pas spécifique à une discipline mais peut devenir une problématique dans presque tous les domaines.

    Quel pourrait être l’impact d’un Hiroshima issu de votre discipline ?

    Ma discipline est l’étude des bactéries, micro-organismes simples qui vivent autour de nous, peuvent provoquer des maladies et ont été largement étudiés comme organismes modèles pour comprendre la biologie. Ma recherche au niveau fondamental a conduit à la découverte de la technologie CRISPR-Cas9, qui permet une intervention chirurgicale précise du gène dans une cellule ou dans un organisme. Il existe d’autres technologies d’édition de gènes.

    Cependant, la technologie CRISPR-Cas9 a un énorme potentiel. Parce qu’elle est si efficace, simple et rentable, elle peut être utilisée dans un très large éventail d’applications, allant d’outil dans la recherche fondamentale à des applications potentielles dans des domaines comme l’agriculture et le développement de nouvelles options thérapeutiques pour les maladies génétiques.

    Récemment, il y a eu des rapports publiés sur l’utilisation de la technologie pour modifier l’ADN humain dans des cellules germinales, ce qui signifie que l’effet serait héréditaire, affectant ainsi potentiellement la prochaine génération et toutes les suivantes. Beaucoup ont fait valoir que l’utilisation clinique des modifications de la lignée germinale, chez les personnes, pourrait être très problématique, et cette question est actuellement au centre d’un débat éthique.

    Nous ne connaissons tout simplement pas les effets à long terme de modifications de la lignée germinale. Comme différents pays à travers le monde ont établi des règles éthiques différentes, il est très important de veiller à ce que tous appliquent une base standard, qui prévienne toute utilisation contraire à l’éthique de CRISPR-Cas9 ou autre technologie d’édition de gène. Ces initiatives ont déjà commencé et sont en cours au niveau mondial.

    Après 1945, des physiciens, comme Einstein, ont engagé une réflexion éthique sur leurs propres travaux. Votre discipline a-t-elle fait ou fait-elle de même ?

    Malgré les progrès et développements très rapides dans le domaine, le génie génétique par CRISPR-Cas9 est une très jeune technologie. Les découvertes centrales faites dans mon laboratoire avec mes collaborateurs ont été publiées récemment, en 2011 et 2012. La technologie CRISPR-Cas9 est très puissante, et mes collègues et moi sommes bien conscients de l’importance des considérations éthiques autour de la technologie et de ses applications dans le contexte de maladies humaines. Ces considérations ne sont pas spécifiques à CRISPR-Cas9, elles concernent d’autres technologies ayant aussi le potentiel de manipuler le génome humain.

    Je pense que la communauté scientifique mondiale a été influencée par les expériences passées de découvertes comme le clonage de gènes ou l’énergie atomique, et les discussions éthiques émergent de nos jours beaucoup plus tôt – à la découverte initiale de la technologie et en parallèle de son avancement. Des discussions et débats au niveau mondial autour des règles d’utilisation de CRISPR-Cas9 et d’autres technologies d’édition de gène dans un but bénéfique et éthique sont déjà en cours.

    Pensez-vous qu’il soit nécessaire que le public prenne conscience des enjeux liés à vos travaux ?

    Absolument. Nous avons besoin d’un débat large et global impliquant tous les acteurs, allant des scientifiques, dans des disciplines aussi diverses que l’agriculture et la biomédecine, aux législateurs, médecins, développeurs, patients et au grand public sur le plan mondial. Ceci est fondamental pour assurer que nous sommes en mesure de prévenir les abus de la technologie sans limiter et entraver la recherche et le développement dans des applications sûres et bénéfiques.

    Quelle est selon vous la marge de manœuvre des scientifiques face aux puissances politiques et industrielles qui commanditent et exploitent les résultats de ces travaux ?

    Le parrainage et le soutien de la recherche scientifique par les gouvernements et l’industrie sont d’une importance vitale pour faire des découvertes fondamentales et permettre leur traduction dans des nouveaux traitements, des services et des technologies dont nous pouvons tous profiter. Sans ce soutien, la plupart des découvertes qui changent notre vie et font maintenant partie de notre vie quotidienne n’auraient pas été faites. Le plus grand bien commun ne peut provenir que de collaborations et d’un dialogue ouvert et continu qui implique les parties prenantes à tous les niveaux.

    Pensez-vous à des mesures précises pour prévenir de nouveaux Hiroshima ?

    Les nouvelles découvertes dans toute discipline viennent toujours avec une responsabilité. Il est crucial d’initier et de maintenir des conversations ouvertes et transparentes à travers le monde sur l’utilisation éthique des technologies et de veiller à ce qu’il n’y ait aucun abus. Il faut des initiatives et des lignes directrices mondiales communes pour assurer que les utilisations sûres et éthiques des technologies soient promues et que les applications contraires à l’éthique ou nuisibles soient évitées.

  • « Une cyberattaque quantique aurait un effet dévastateur sur nos vies »

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/08/04/70-ans-apres-hiroshima-une-cyberattaque-quantique-aurait-un-effet-devastateu

    Chercheur en mathématiques, l’Italien Michele Mosca est fondateur de l’Institute for Quantum Computing à l’université de Waterloo (Canada). Il dirige depuis 2012 Cryptoworks21, une structure de recherche rassemblant les universités de Waterloo, de Montréal et de Calgary et consacrée aux outils cryptographiques du XXIe siècle. Michele Mosca figure sur la liste 2010 des 40 leaders de moins de 40 ans au Canada.

    Il répond à nos questions dans le cadre des commémorations de la première bombe nucléaire ayant explosé sur la ville d’Hiroshima, le 6 août 1945.

    1- Le 16 juillet 1945, à l’issue du premier essai nucléaire grandeur nature, dit « Trinity », au Nouveau-Mexique, le physicien américain Kenneth Bainbridge, responsable du tir, a déclaré à Robert Oppenheimer, patron du projet Manhattan : « Maintenant nous sommes tous des fils de putes » (« Now we are all sons of bitches »). Dans votre discipline avez-vous le sentiment que ce moment où les chercheurs pourraient avoir la même révélation a été atteint ?

    Il existe une grande différence entre l’informatique quantique, ma discipline, et l’arme nucléaire : son objectif est positif et non destructeur. Les ordinateurs quantiques font l’objet de recherches intenses, car ils sont censés être extrêmement bénéfiques pour la société.

    L’objectif est d’exploiter l’immense puissance de calcul de la mécanique quantique pour résoudre des problèmes importants de l’humanité : concevoir de nouveaux matériaux plus efficaces – pour capter, stocker ou transporter l’énergie par exemple –, découvrir de nouveaux médicaments, améliorer l’imagerie médicale et le diagnostic, optimiser l’allocation des ressources... La plupart de ces applications sont pacifiques et se concentrent sur l’amélioration de la condition humaine.

    Pour autant, il est vrai que l’utilisation de cette puissance de calcul a un effet secondaire négatif : une partie de la cryptographie utilisée pour notre cybersécurité pour protéger notre confidentialité sera un jour « cassée » par les ordinateurs quantiques. Il est donc nécessaire de développer d’ici là une nouvelle génération d’outils cryptographiques pour parer à d’éventuelles attaques. Ce risque, appelé « quantique », peut être éliminé par une bonne planification, alors qu’il n’existe aucune potion magique pour rendre inoffensives les armes nucléaires. Cependant, si le risque quantique n’est pas neutralisé à temps, son effet sera dévastateur.

    2 - Avez-vous ce sentiment dans d’autres disciplines ? Lesquelles et pourquoi ?

    On peut penser à d’autres armes de destruction massive, telles les armes biologiques. Mais il existe aussi des disciplines de recherche développant des technologies qui peuvent se transformer en armes. Ou dont l’usage peut avoir des conséquences négatives imprévues.
    La diffusion croissante du numérique dans nos vies, de la voiture sans chauffeur à la médecine en ligne, nous rend de plus en plus vulnérables à des cyberattaques. Autre exemple, les cyberoutils pour surveiller, extraire ou analyser des données, utilisés à bon escient, peuvent être détournés par des cybercriminels afin de contrôler certaines personnes ou organisations ou d’en profiter.

    Malheureusement, les mesures de sécurité et de confidentialité nécessaires ne sont pas, dans la plupart des cas, mises en place. Dans le milieu de la cybersécurité, les gens disent souvent qu’il faudrait, pour que cela soit fait de façon sérieuse, qu’advienne un « cyberéquivalent » de Pearl Harbor.

    3 - Quel pourrait être l’impact d’un « Hiroshima » dans votre discipline ?

    Si la cryptographie actuelle était « cassée » sans une solution de rechange, les conséquences seraient catastrophiques. Non seulement une vaste quantité d’informations privées (données de santé, situation financière...) perdraient leur caractère confidentiel, mais des systèmes globaux et critiques seraient anéantis. Pour ce faire, il suffirait qu’un ordinateur quantique soit possédé par une entité hostile, ou alors qu’il soit piraté par elle.

    Dans le cas d’Hiroshima, le terrible bilan a été à la fois immédiat (les conséquences directes de l’explosion) et sur le long terme (l’effet des rayonnements et l’impact culturel et économique). Concrètement, dans le cas d’une cyberattaque quantique, l’impact premier, l’atteinte à nos informations personnelles – nos économies, nos données sur la santé, nos communications – aurait un effet dévastateur sur nos vies. Quant aux conséquences sur les systèmes critiques, elles seraient également immédiates : le système financier mondial pourrait être paralysé, des infrastructures énergétiques deviendraient vulnérables à des attaques. On pourrait imaginer des crashs aériens et ferroviaires, la contamination de réserves d’eau. Sans compter les possibles effets induits sociétaux, tels des actes de violence, à la suite d’un effondrement du système financier.

    4 - Après 1945, les physiciens, notamment Einstein, ont engagé une réflexion éthique sur leurs propres travaux. Votre discipline a-t-elle fait de même ?

    Les risques quantiques ne sont pas encore pour demain et ils sont évitables. Nous pouvons neutraliser la menace avant que la technologie ne devienne disponible pour ceux qui voudraient en abuser.

    5 - Pensez-vous qu’il soit nécessaire que le public prenne conscience des enjeux liés à vos travaux ?

    Il est essentiel que les individus expriment leur désir d’être en cybersécurité. Pour empêcher une cybercatastrophe, nous avons besoin que gouvernements et industriels prennent des mesures dès à présent. Il va falloir des années pour rendre compatibles nos cyberinfrastructures avec la technologie quantique. Il ne s’agit pas d’attendre une catastrophe avant d’agir. Nous ne pouvons pas perdre de temps.

    Cependant, comme ni les conséquences ni les récompenses ne sont immédiates, les mesures nécessaires ne sont pas prises. Volonté politique et incitations commerciales font actuellement défaut. De telles prises de décision nécessitent une certaine clairvoyance, qui sera, à terme, récompensée incommensurablement.

    6 - Quelle est, selon vous, la marge de manœuvre des scientifiques face aux puissances politiques et industrielles qui exploiteront les résultats de ces travaux ?

    Cela varie d’une discipline à l’autre. Là où des antidotes existent à l’utilisation destructrice de leurs travaux, certains scientifiques peuvent travailler dur pour les développer et les diffuser. Le cas échéant, ils peuvent rendre publics de tels risques afin de créer une pression politique pour éviter une telle utilisation.

    En cryptographie, si un mathématicien découvre une façon de mettre en péril un encodage, il peut en faire la publicité sans expliquer la méthode pour « casser » le code. En attendant le temps nécessaire pour remplacer l’encodage.

    7 - Pensez-vous à des mesures précises pour prévenir de nouveaux Hiroshima ?

    Les armes actuelles sont encore plus dévastatrices que celle qui a été lâchée sur Hiroshima. Nous avons fondamentalement besoin de méthodes plus humaines pour résoudre des conflits à l’échelle mondiale.

    Il y a plusieurs années, alors que j’étudiais au Royaume-Uni, deux collègues européens m’ont fait remarquer qu’un aspect précieux des programmes d’échanges étudiants de l’Union européenne était la perspective de créer de « bons Européens » – une aide pour éviter la répétition des guerres dévastatrices que l’Europe a connue. Actuellement, les très nombreux échanges internationaux de jeunes favorisent une compréhension plus profonde des cultures mondiales, des relations se nouent et facilitent dialogue, négociation et coopération. Ce sont des outils inestimables pour conjurer de futures catastrophes.

    Pour d’autres menaces plus subtiles impliquant la morale à l’échelle mondiale, nous avons besoin d’une meilleure culture de la responsabilité. Qui, par exemple, est responsable en bout de chaîne pour faire en sorte que nos cybersystèmes soient protégés contre les menaces à venir ? Qui est responsable des dommages causés si ces cybersystèmes sont détruits ? Les gens devraient poser ces questions le plus souvent possible, et persister jusqu’à obtenir des réponses sérieuses. Ils devraient également vérifier qu’il y a bien une corrélation entre les deux réponses.

    Concernant spécifiquement le risque quantique, industriels et gouvernements du monde entier doivent concevoir, mettre en œuvre, déployer et standardiser de nouveaux outils cryptographiques interopérables et sûrs. La protection de la sécurité et de la vie privée est possible avec cette nouvelle génération de codes.

    Article protégé = Lecture Zen + Imprimer la page + Ouvrir le PDF dans Aperçu ….

    • Il existe une grande différence entre l’informatique quantique, ma discipline, et l’arme nucléaire : son objectif est positif et non destructeur.
      […]
      Les risques quantiques ne sont pas encore pour demain et ils sont évitables.
      […]
      Actuellement, les très nombreux échanges internationaux de jeunes favorisent une compréhension plus profonde des cultures mondiales, des relations se nouent et facilitent dialogue, négociation et coopération. Ce sont des outils inestimables pour conjurer de futures catastrophes.

      Je ne sais pas pourquoi, mais tout cela ne me rassure vraiment pas du tout…

    • Clair qu’il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’à l’occiput :

      Nous pouvons neutraliser la menace avant que la technologie ne devienne disponible pour ceux qui voudraient en abuser.

      mais l’article a le mérite de dévoiler un nouveau pan de menaces venant de notre chère #silicon_army

  • Noel Sharkey : « Lorsque des machines répondront à des algorithmes secrets, personne ne pourra prédire l’issue d’un conflit »

    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/08/03/noel-sharkey-lorsque-des-machines-repondront-a-des-algorithmes-secrets-perso

    Noel Sharkey, professeur émérite d’intelligence artificielle et de robotique de l’université britannique de Sheffield, est président de l’International Committee for Robot Arms Control (ICRAC). Il répond à nos questions dans le cadre des commémorations de la première bombe nucléaire ayant explosé sur la ville d’Hiroshima, le 6 août 1945.

    Le 16 juillet 1945, à l’issue du premier essai nucléaire grandeur nature, dit « Trinity », au Nouveau-Mexique, le physicien américain Kenneth Bainbridge, responsable du tir, a déclaré à Robert Oppenheimer, patron du projet « Manhattan » : « Maintenant nous sommes tous des fils de putes » (« Now we are all sons of bitches »). Dans votre discipline, avez-vous le sentiment que ce moment où les chercheurs pourraient avoir la même révélation a été atteint ?

    Il existe une inquiétude considérable, et grandissante, autour de l’automatisation totale. Ce moment précis où toute activité ou travail humain sera réalisé par des machines. Pour ce faire, celles-ci n’ont d’ailleurs pas besoin de devenir super-intelligentes, comme certains le suggèrent.

    Nous sommes à un moment-clé où nous assistons à une convergence de différentes technologies : le big data, le « machine learning », la vitesse de calcul, la robotique et l’Internet. Et nous semblons nous diriger inexorablement vers ce point imaginaire. Un certain nombre de livres et rapports récents analysent minutieusement les pertes d’emplois actuelles et le possible chômage de masse dans un avenir pas si lointain. La vraie question est de savoir quel niveau de contrôle nous, humains, sommes prêts à céder aux machines.

    La plus grande préoccupation de cette dernière décennie est la direction prise afin de donner aux machines le pouvoir de décider de tuer en temps de guerre. Les robots tueurs ou les systèmes d’armes autonomes sont conçus pour rechercher et trouver des cibles, puis les attaquer avec violence, sans que soit nécessaire une quelconque surveillance humaine. Ces robots ne sont pas des humanoïdes à l’image du personnage de science-fiction Terminator, mais de plus traditionnels tanks, sous-marins, avions de chasse et hélicoptères de combat. La finalité à atteindre est l’automatisation totale pour pouvoir tuer en temps de guerre, du moins pour ceux qui possèdent cette technologie. C’est peut-être la plus grave menace sur la sécurité mondiale qui fait de nous tous des « fils de putes ».

    3- Quel pourrait être l’impact d’un « Hiroshima » dans votre discipline ?

    L’automatisation totale de la guerre apporte tant de problèmes à l’humanité qu’on pourrait la considérer comme quelque chose de pire qu’Hiroshima, en pensant simplement au fait que ces systèmes d’armes autonomes peuvent être équipés d’armes nucléaires.
    Il suffirait qu’une nation décide d’atteindre ce point d’automatisation pour que d’autres suivent rapidement, entraînant une prolifération massive et une nouvelle course aux armements. L’utilisation d’armes autonomes facilite l’entrée dans un conflit et pourrait facilement créer des conflits accidentels qu’aucun humain ne pourrait arrêter. Certaines nations ont déjà discuté ensemble de l’utilisation d’essaims de robots tueurs afin de multiplier la force déployée.

    L’un des impacts les plus dangereux de cette automatisation est la rapidité d’action de plus en plus forte qu’elle procure. Les conseillers militaires disent déjà que la guerre est en train de devenir trop rapide pour que les humains réagissent ou prennent des décisions. Ces pourparlers actuels ouvrent la voie à une automatisation complète en laissant de côté un point important : lorsque des essaims de machines répondront à des algorithmes secrets, personne ne pourra prédire l’issue d’un conflit et l’impact sur le monde civil.

    4- Après 1945, les physiciens, notamment Einstein, ont engagé une réflexion éthique sur leurs propres travaux. Votre discipline a-t-elle fait de même ?

    On sent grandir, chez les roboticiens et chercheurs en intelligence artificielle, une volonté d’examiner les problèmes éthiques qui peuvent découler d’une utilisation de leurs travaux.

    Les grandes organisations professionnelles prennent conscience des problèmes potentiels futurs liés aux systèmes d’armes autonomes. Certaines consultent et sondent leurs membres. La protestation grandit.

    5- Pensez-vous qu’il soit nécessaire que le public prenne conscience des enjeux liés à vos travaux ?

    Cette prise de conscience est nécessaire. D’ailleurs, elle a déjà commencé. Nous sommes plusieurs à avoir écrit pour des publications nationales (magazines, journaux), à avoir donné des interviews... Cette campagne de sensibilisation pour arrêter les robots tueurs rencontre un intérêt croissant de la part du public. Les citoyens ont un pouvoir et ils doivent l’utiliser pour arrêter ces développements moralement odieux.

    7- Pensez-vous à des mesures précises pour prévenir de nouveaux Hiroshima ?

    Oui. Je fais partie de la direction d’une grande campagne internationale pour arrêter les robots tueurs. Elle rassemble 54 organisations non gouvernementales de 26 pays ainsi qu’un certain nombre de Prix Nobel de la paix. Nous venons de travailler à l’Organisation des Nations unies pendant deux années et demie afin d’obtenir un nouvel outil juridique contraignant et international. Ceci pour interdire le développement, les essais et la production de systèmes d’armes autonomes. La France nous a apporté une aide très utile, les progrès sont là mais il reste encore un long chemin à parcourir.

    Cependant, il est difficile de penser à la manière d’éviter l’automatisation complète qui rendra superflu le travail humain. C’est quelque chose à envisager ensemble. La question concerne le degré et les limites du pouvoir que nous voulons céder aux machines, sans perdre les formidables avantages qu’apporte la technologie.

    Article protégé = Lecture Zen + Imprimer la page + Ouvrir le PDF dans Aperçu ….

  • CyberPowerPC présente le Trinity, un PC qui sort vraiment de l’ordinaire
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/ordinateurs/28410-cyberpowerpc-presente-le-trinity-un-pc-qui-sort-vraiment-de

    Vous aimez ce qui sort de l’ordinaire ? Dans ce cas le Trinity de CyberPowerPC devrait vous plaire, une machine vraiment hors du commun dans le look sur base de boitier DeepCool Tristellar. Le nom du fabricant (CyberPowerPC) ne vous est sûrement pas inconnu, car on vous en a parlé avec les Steam Machine, CyberPowerPC étant placé sur le créneau... [Tout lire]

    #Systèmes_complets

  • Deux #Cartes_mères A68H FM2/2+ chez MSi
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/cartes-meres/26827-deux-cartes-meres-a68h-fm22-chez-msi.html

    MSi lance deux cartes mères A68H Series nommées A68HM-P33 et -E33. Elles sont FM2+ ce qui signifie qu’elles acceptent aussi bien les APU Kaveri et les Athlon dérivés que les puces Richland et Trinity... [Tout lire]

  • Harvard veut des robots mous pour tous
    http://www.humanoides.fr/2014/09/28/harvard-veut-des-robots-mous-pour-tous

    Vous souhaitez vous lancer dans la fabrication d’un robot mou, mais vous ne savez pas par où commencer ? Les chercheurs de Harvard en collaboration avec le Trinity College de Dublin (Irelande) ont pensé à vous et ont préparé tous les outils nécessaires pour concevoir un robot mou grâce à ce kit open-source pour débutants mais aussi pour chercheurs, le Soft Robotics Toolkit.

    Initiative intéressante, à suivre !

    #DIY #Do_it_yourself #Numérique #Open_source #Recherche_scientifique #Robotique #Université_Harvard #États-Unis

  • A88X et mini-ITX chez MSi
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/cartes-meres/24170-a88x-et-mini-itx-chez-msi.html

    Pour ceux qui voudraient se monter du mini-ITX mais qui n’ont pas envie d’aller du côté d’Intel, MSi met en vente une carte mère FM2+ nommée A88XI-AC. Puisqu’elle est FM2+, elle est compatible avec les APU Kaveri, mais aussi Trinity et Richland... [Tout lire]

    #Cartes_mères

  • Combien coûte une carte mère gamer pour Kaveri ?
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/cartes-meres/22490-combien-coute-une-carte-mere-gamer-pour-kaveri-.html

    Il y a quelques semaines de cela, nous vous apprenions que Gigabyte préparait une carte mère de la famille G1 Killer pour processeurss AMD sur socket FM2+. L’élue, celle qui représente l’entorse à Intel, est la Sniper A88X, basée comme son nom l’indique sur un chipset A88X destiné au socket FM2+ et compatible Kaveri et Richland/Trinity... [Tout lire]

    #Cartes_mères