person:vo fr

  • Rue des Cascades
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-filem-on/filem-on/article/rue-des-cascades

    Maurice Delbez, 1964, FR, VO FR ,87’

    Alain, dix ans, vit seul avec sa mère qui tient une épicerie-café rue des Cascades dans le quartier populaire de Belleville. L’arrivée de Vincent, le jeune amant d’origine antillaise de sa mère, vient bouleverser son existence. Autant par racisme ordinaire que par jalousie, l’enfant le rejette. Jusqu’à ce que par sa gentillesse, son humour et son imagination, Vincent désarme les à priori d’Alain. Mais ses copains de jeu n’ont pas forcément le même avis… Un film français méconnu de 1964, sur des questions délicates toujours d’actualité.

    vendredi 2 novembre 2018 à 16h

  • Le Petit Poucet et l’usine à saucisses
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-filem-on/filem-on/article/le-petit-poucet-et-l-usine-a-saucisses

    Benoît Preteseille, Sophie Azambre le Roy & Carl Roosens, 2018, BE-FR, VO FR ,45’

    Il était une fois l’étrange histoire du Petit Poucet et de ses six frères qui, du jour au lendemain, voient leur maison et la nature alentours mangés par une zone commerciale de béton. Même leurs parents ont disparu ! Sous l’impulsion de l’astucieux Poucet, les sept frères décident de partir à leur recherche dans cet endroit lugubre et désert, pour terminer leur périple dans l’usine à saucisses de l’inquiétant Monsieur Grogra... Librement adapté du célèbre conte de Charles Perrault, ce concert visuel à l’imaginaire pour le moins actuel est d’une fraîcheur qui réjouira petits et grands ! À la fois comédie musicale, théâtre d’ombre, jeux de dessins, où l’interaction avec le jeune public n’est pas en reste, tout est réalisé (...)

    « http://www.savontranchand.org/actualites »

  • Le Roman de Renard
    https://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-filem-on/filem-on/article/le-roman-de-renard

    Irene Starevich & Ladislas Starev, 1941, FR, DCP, VO FR ,65’

    Dans le Royaume des Animaux, un renard rusé harcèle tous les autres animaux. Le Roi (un lion) décide de l’arrêter et de le faire comparaître devant la Cour. Mais une fois ce procès bizarre commencé, le Roi ne veut plus le punir. Au contraire, il lui donne le poste de Premier Ministre ! Avec cette histoire absurde et ludique basée sur Le Roman de Renart, un célèbre roman médiévale d’ancien français versifié, le duo Starevich-Starev a réalisé l’un des premiers et des plus beaux classiques en stop-motion (technique d’animation à partir d’objets réels), dont l’espièglerie et la satire sociale n’ont pas pris une ride !

    jeudi 1er novembre 2018 à (...)

  • Radio Syria
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/only-the-sky-is-the-limit/article/radio-syria

    Collectif, 2018, BE, audio, VO FR ,50’

    « Radio Syria » est une création radiophonique découpée en deux épisodes conçue par des réfugiés syriens et coordonnée par l’atelier Graphoui. Cette fascinante réalisation collective révèle un kaléidoscope de souvenirs et d’expériences vécues depuis les premiers moments de la fuite jusqu’à l’arrivée à Bruxelles en passant, entre autres, par les cases prisons et postes frontières. L’utilisation intelligente du médium radiophonique permet la recréation d’environnements sonores suggérant avec force et subtilité les angoisses et parcours de chacun de ces migrants. Les témoignages conçus dans le calme et un brin de recul permettent de rendre palpable la singularité de ces parcours de vie sans verser dans le sensationnalisme. L’écoute se fera en présence de certains (...)

  • Terres de confusion
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/only-the-sky-is-the-limit/article/terre-de-confusion

    Paola Stévenne, 2002, BE, video, VO FR ,60’

    Paola Stévenne a pris part au Collectif contre les Expulsions dans les années 90. Elle se souvient de ce 26 septembre 1998, quand 5000 personnes se sont retrouvées à la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule pour un hommage citoyen en réaction à la mort de Semira Adamu. Mais quelques semaines plus tard, les médias sont déjà passés à autre chose. La cinéaste, elle, ne veut pas oublier. "Je souhaitais raconter une histoire belge, l’histoire de Schengen. Schengen a refait un mur de 10 mètres de haut à Ceuta, sur la frontière entre l’Espagne et le Maroc. Je souhaitais traverser la zone Schengen en partant du Sud et en allant de plus en plus au Nord. J’avais envie de voir ce qui changeait. En quatre mois et demi, je suis passée de Ceuta, à Madrid, de (...)

  • Brûle la mer
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/only-the-sky-is-the-limit/article/brule-la-mer

    Nathalie Nambot & Maki Berchache, 2014, FR, 35mm, VO FR ,75’

    Dans l’élan de la révolution tunisienne, après la chute de Ben Ali, 25.000 jeunes tunisiens ont pris la mer vers l’Europe, via Lampedusa. Maki Berchache est l’un d’eux. À partir de son his- toire, de fragments d’images, de récits, avec ses amis de voyage ou rencontrés à Paris, « Brûle la mer » revient sur cette tentative de liberté et la violence d’une hospitalité refusée. Brûler la mer, c’est brûler les frontières, les lois, les papiers empêchant de décider par soi-même de sa terre d’accueil. « Brûle la mer » c’est égale- ment brûler la vie passée, quitter son pays, sa famille. C’est aussi produire l’énergie nécessaire à la création de nouvelles fraterni- tés, dans un endroit que l’on fait peu à peu (...)

  • Les sauteurs
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/168-only-the-sky-is-the-limit/only-the-sky-is-the-limit/article/les-sauteurs

    Estephan Wagner, Moritz Siebert & Abou Bakar Sidibé, 2016, DK-ML-NL, DCP, VO FR ,80’

    Au Maroc, le Mont Gourougou surplombe l’enclave espagnole de Melilla. Sur cette montagne aride, traversée d’ânes et de chiens errants, se calfeutre une communauté d’hommes venus de plusieurs pays africains, en quête de ce petit bout de territoire où il faut aller poser les pieds pour commencer à vivre. C’est à l’un d’entre eux que Moritz Siebert et Estephan Wagner ont confié leur caméra. Abou Bakar Sidibé a fait tout ce chemin pour venir attendre là les nuits de brouillards propices au passage, il risque sa vie quand ils se lancent tous ensemble sur les hautes clôtures pour qu’elles s’effondrent sous leurs poids et qu’ils puissent passer, il invente avec ses camarades d’infortune et de rêves un quotidien tissé (...)

  • Kin
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/167-pleinopenair/weekend-2/article/kin

    Atelier Collectif - Zorobabel, 2011, BE, 35mm, VO FR ,11’

    Cette animation en stop-motion raconte le quotidien de Kinshasa, parmi lequel le destin d’une voiture d’occasion arrivée de Bruxelles. Voitures ou personnages, tout est construit de canettes ou de fils de fer,... car la débrouille est un art kinois.

    samedi 1er septembre 2018 à 21h

  • Divine carcasse
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/167-pleinopenair/mercredis/article/divine-carcasse

    Dominique Loreau, 1998, BE, 35mm, VO FR ,88’

    Au travers de ce docu-fiction, nous suivrons à la trace le destin des voitures d’occasion qui quittent l’Europe pour se rendre sur le continent africain. Ici, le périple d’une vieille Peugeot quittant par cargo la France pour arriver à Cotonou. Ses multiples vies se déploieront alors, passant de mains en mains et de panne en panne, d’une culture à l’autre, d’un usage utilitaire à une fonction d’inspiration religieuse. La réalisatrice, Dominique Loreau, a mis en scène des personnages qui jouent (presque) tous leur propre rôle : l’expat français coopérant qui cède la voiture à son cuisinier Joseph qui en fait un taxi clandestin avant que des garagistes tentent de lui redonner un second souffle. Et un forgeron sculpteur dont on ne vous dévoilera pas (...)

  • Extérieur rue
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/167-pleinopenair/mercredis/article/exterieur-rue

    Anne Closset & Carmen Blanco Principal, 2009, BE, video, VO FR ,41’

    « Extérieur rue » est une chronique de la rue Vandeweyer à Schaerbeek, où le PleinOPENair sera ce soir (juste à côté de la place Lehon). Cette fiction documentaire a été écrite et réalisée il y a 10 ans par, pour et avec des habitants du quartier. Au départ, ils sont un petit groupe de voisins qui veulent créer une autre façon de vivre ensemble, plus humaine et plus collective, dans un quotidien dominé par le « chacun pour soi ». Tourné au fil des saisons, le film fait le récit, avec humour et conviction, de ces tentatives qui ne sont pas gagnées d’avance. En suivant leurs démarches, leur confrontation à des situations particulières ou à certains de leurs voisins, « Extérieur rue » nous donne à voir des (...)

  • La force des choses
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/166-lebanon-days-of-tomorrow/varia/article/la-force-des-choses

    Bernard Mulliez, 2018, BE, HD, VO FR ,92’

    Bernard Mulliez est un habitué du Nova. Issus d’une démarche artistique singulière, ses films se placent à la frontière du documentaire et de la performance. Avec « La force des choses », il s’attaque au portrait de famille, plus précisément à celui de son père, rentier d’un empire commercial à capital familial. L’exercice est donc périlleux, d’autant que son riche paternel, bien que sincère et auto-critique, n’est pas du genre à provoquer la moindre empathie auprès d’une audience qui n’est pas née comme lui « le cul dans le beurre ». Bernard se propose cependant de cerner le mode d’emploi de ce représentant du capital, et rendre visibles les forces extérieures qui le traversent. A part une brève échappée à Ostende lors d’une célébration (...)

    • A (re)-voir aussi :

      https://www.dailymotion.com/video/x77w8t

      Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles. Afin de « changer l’image de la galerie », le promoteur invite des galeristes à occuper temporairement des magasins. Au soir du vernissage, le dispositif de « revitalisation » apparaît in situ dans toute sa violence sociale. Au premier étage, les galeries d’art parées de tous les attributs de la légitimité culturelle. Au rez-de-chaussée, les cafés appelés à disparaître et leur clientèle frappée du stigmate de l’indignité. Bernard Mulliez mène des entretiens avec les différents intervenants. Du côté du monde culturel, outre les formes d’ (auto) aveuglement ou de lucidité désabusée, le racisme social des agents les plus compromis avec le promoteur laisse sans voix. La violence symbolique exercée contre ceux qui travaillent dans les bars du bas de la rotonde vient redoubler la violence économique, voire policière, décortiquées dans ce film, véritable épure des méthodes employées couramment par les promoteurs immobiliers.

      Réalisation : Bernard Mulliez. 2007. 1h30

  • Pile : Permis de démolir
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/166-lebanon-days-of-tomorrow/varia/article/pile-permis-de-demolir

    Lucas Roxo & Simon Pillan, 2017, FR, DCP, VO FR ,71’

    Depuis des décennies, à Roubaix, le quartier du Pile se vide progressivement de ses habitants ; en attestent ses dizaines de maisons ouvrières murées par les pouvoirs publics. Elles sont dans l’attente du lancement d’un projet de rénovation dont l’objectif serait de « dédensifier » un quartier, peu adapté aux constructions modernes et aux objectifs de « mixité sociale » fixés par la mairie. Désireux de pouvoir être associés à la rénovation de leur quartier, de nombreux habitants se rendent comptent du peu de place qui leur est accordée. Ils décident alors de s’organiser, avec le soutien d’associations locales. Ce documentaire du collectif Hiatus suit leur lutte pendant plus de deux ans. Le film sera suivi d’une rencontre avec les (...)

  • Quartier libre
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-mandico-yamagata/varia/article/quartier-libre

    Vincianne Zech & Virginie Saint-Martin, 2017, BE, DCP, VO FR ,57’

    Plan B, notre rendez-vous consacré à la ville et aux alternatives urbaines, s’en va visiter Louvain-la-Neuve. Après 40 années d’incessants chantiers, l’université s’apprête à poser la dernière pierre de cette ville étudiante, la plus jeune de Belgique. Mais pas n’importe où… Au milieu des étendues de béton, résiste un petit quartier d’irréductibles qui sentent monter l’angoisse d’être bientôt complètement encerclés… Depuis 40 ans, à La Baraque, ce quartier « autogéré » fait de roulottes, cabanes et autres maisons auto-construites, chaque jour est un jour à inventer collectivement. Mais ce projet de vie alternative est bousculé, depuis 2014, par la construction d’un parking de plus de 3000 places. Comment va-t-il y survivre ? Quelles (...)

  • La comtesse aux seins nus
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/165-offscreen/vampires-suck/article/la-comtesse-aux-seins-nus

    Jess Franco, 1975, BE-FR, HD, VO FR ,96’

    Impensable de passer à côté de Jess Franco dans ce module Vampire déviant. Il y avait même l’embarras du choix, mais cette « Comtesse aux seins nus » semblait finalement évidente. C’est le premier rôle principal de Lina Romey, sa muse, sa femme, qui l’accompagnait lors de sa venue dans les premières années du festival. Le film fait aussi un peu partie du Nova puisqu’une peinture grand format, tiré d’une scène du film, hante notre couloir depuis longtemps. On y retrouve les obsessions (mot qui semble formé pour lui) du cinéaste lubrique ultra-prolifique (un méta Woody Allen sous plusieurs aspects donc...) à la grammaire cinématographique plus fournie que maîtrisée, avec ses prétentions littéraires, son amour des paysages du sud, etc. Les codes (...)

  • Seul contre tous
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/164-laissez-bronzer-les-cadavres/autour-des-cadavres/article/seul-contre-tous

    Gaspar Noé, 1998, FR, 35mm, VO FR ,93’

    Dans son moyen métrage « Carne », Gaspar Noé suivait un boucher se retrouvant sans un rond et en prison pour avoir tué un homme qu’il soupçonnait d’avoir violé sa fille. Dans « Seul contre tous », son premier long métrage, le boucher en question est sorti de prison, s’accoquine avec une patronne de café, erre dans Lille plein de rage et de haine contre tout et tous, se tire à Paris, erre à nouveau jusqu’à ce que... Faux suspense, on s’en contrebalance. Le boucher est un bloc que toute la rage du monde fait frémir, toujours sur le point d’exploser de toutes manières. Devenu culte, « Seul contre tous » est tenu de bout en bout par son parti pris radical qui lui confère toute sa force et sa droiture. Construit sur un long monologue (...)

  • La plaie
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/163-decembre/brik/article/la-plaie

    Hélène Robert & Jeremy Perrin, 2013, FR-PT, video, VO FR ,75’

    Dans la ville de Porto, se propagent des rumeurs autour de la présence de plus en plus menaçante des goélands. Le narrateur José Roseira, guide énigmatique, nous emmène dans un voyage où règnent souvent des ambiances terrifiantes, grotesques et irréelles. Les conseils de spécialistes scientifiques se mêlent à des récits populaires, véritables poésies collectives. Ces histoires, qui peuvent conférer au film une tonalité fantastique, émouvante ou horrible, évoquent une idée plus universelle : le dialogue complexe entre les humains et les animaux, qui s’opposent et s’attirent sans cesse, balancent constamment entre peur et fascination. De magnifiques prises de vue et une bande-son extrêmement précise accompagnent José Roseira, l’énigmatique (...)

  • Métamorphose d’une gare
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/163-decembre/brik/article/metamorphose-d-une-gare

    Thierry Michel, 2010, BE, VO FR ,80’

    Confiée à l’architecte espagnol Santiago Calatrava au milieu des années 90, la transformation de la gare de Liège-Guillemins s’achèvera en 2009 au terme d’un chantier pharaonique de 9 ans. Et voilà Liège, avec ses 200.000 habitants, disposant de la plus grande gare TGV d’Europe ! Thierry Michel a suivi cette épopée titanesque. Manifestement sensible à sa dimension de rêve, d’aventure humaine et de défi technologique, le documentariste semble être tombé sous le charme du projet, qu’il a suivi pendant 9 ans. Sa caméra a capté les doutes, les ambiguïtés, les conflits, les contradictions, les retards. Le spectateur pourra y déceler tous les éléments absurdes dont fut jalonné ce projet démesuré, mais le réalisateur s’est bien gardé de porter lui-même toute critique (...)

  • Les Lions
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/162-i-put-a-spell-on-you/prima-nova/article/les-lions

    Jean-Frédéric de Hasque, 2016, DCP, VO FR ,60’

    Au Bénin, Jean-Frédéric de Hasque a pris sa caméra pour suivre un membre du Lion’s Club dans ses allées et venues, ses rencontres, ses réunions. Avec lui, il sillonne une Afrique en quête de pouvoir, de richesses et de libertés d’action. À travers ce réseau caritatif, il capte la manière dont un contre-pouvoir politique monte en puissance. À l’écran, peu à peu, se révèlent des ambitions qui vont à contre-courant des clichés véhiculés sur le continent africain. À travers galas, cérémonies, discussions, entre les villes et les villages, entre les riches et les pauvres, les noirs et les blancs, se lèvent peu à peu les rapports de forces, de classes et de dominations qui font l’Afrique d’aujourd’hui. De Hasque a fait l’ERG (École de Recherche Graphique), puis (...)

  • Le Ministère Des Arts Populaires
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/161/mdap-night/article/le-ministere-des-affaires-populaires

    Monsieur Pimpant & Sébastien Delahaye, 2017, BE, video, VO FR ,60’

    Deux artistes prennent la rue pour un terrain de jeu. Monsieur Pimpant est un dessinateur compulsif qui tire le portrait de quidams, tel un taggeur des cités, alors que Sébastien Delahaye les photographie avec un appareil numérique de son invention. Le tandem partage leurs pratiques et les énergies créatrices au hasard des rencontres, dans des endroits souvent improbables (pour des artistes du moins). En guise d’exemples : une course de stock-car avec caravanes, un salon pour chiots, la bénédiction des motos des « Blue Knights », etc. A l’heure d’écrire ce texte, le tournage de ce documentaire foutraque n’est pas terminé. Les deux « gogols » bossent cependant dur pour le finir à temps, un "Ministère Des (...)

  • La mort se mérite
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/prima-nova/article/la-mort-se-merite

    Nicolas Drolc, 2016, FR, video, VO FR ,92’

    Fils de prostituée, ancien plombier devenu perceur de coffre-fort pour s’extraire de sa condition sociale, incarcéré à plusieurs reprises, intellectuel et écrivain autodidacte, éditeur, ami de Michel Foucault avec qui il fonda le Comité d’Action des Prisonniers, figure de la contre-culture française des années 70 et co-fondateur du journal « Libération », Serge Livrozet, 77 ans, ne regrette rien. "Né pauvre, et conséquemment destiné à être exploité, il a tout simplement et tout naturellement décidé de prendre de l’argent où il considérait qu’il y en avait trop. Ni Arsène Lupin ni Robin des Bois, cet insurgé viscéral a pratiqué la délinquance alimentaire comme une guérilla politique. Radicalisé par la prison, c’est finalement son existence entière (...)

    • http://www.lesmutins.org/entretien-avec-serge-livrozet

      D’abord voleur par nécessité, puis par défi, #Serge_Livrozet l’est devenu par conviction. Arrêté et jugé, il a été condamné pour « crime » contre la propriété. Ce livre, publié pour la première fois en 1973, reste plus que jamais d’actualité. Au-delà des théories, l’auteur de l’infraction nous livre son point de vue sur les causes de la délinquance et de l’insécurité. Aujourd’hui réhabilité, auteur d’une quinzaine de livres, Serge Livrozet a changé de moyens mais n’a pas changé d’idées : la révolte ne l’a pas quitté.

      #révolte #lutte #prison

    • Comité d’Action des Prisonniers (1972-1980)

      Le Comité d’Action des prisonniers naît en novembre 1972, à l’initiative, entre autres, de Serge Livrozet, Michel Boraley et Claude Vaudez. Rejoint par d’autres ex-détenus dont Jean Lapeyrie qui deviendra responsable de la publication du journal du CAP, ainsi que par des inllectuels, le CAP tente de construire des ponts entre détenus de droit communs et prisonniers politiques, qui sont alors nombreux à croupir dans les prisons au début des années 1970.
      Très impliqué dans la lutte contre les Quartiers de Sécurité Renforcée (QSR) et les Quartiers Haute Sécurité (#QHS), multiplie les manifestations contre les différentes réformes pénales de la période réclamant l’émergence d’un large débat sur l’enfermement sous toutes ses formes.
      Après presque une décennie d’activisme, son noyau dur étant presque resté le même sur toute la période, le collectif s’autodissout en Avril 1980.

      http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique164
      http://archivesautonomies.org/spip.php?article116

      De nombreux ouvrages sont parus autour de l’histoire du CAP. On lira avec intérêt : Christophe Soulié, Liberté sur paroles. Contribution à l’histoire du Comité d’action des prisonniers, paru chez Acratie en 1995 ainsi que l’ouvrage d’Anne Guérin, Prisonniers en révolte. Quotidien carcéral, mutineries et politique pénitentiaire en France (1970-1980), paru chez Agone.

      La prison est bien ancrée dans les esprits. De gauche, de droite ou du centre, aucun parti politique ne remet en cause fondamentalement son existence. Tout au plus, les uns s’inquiéteront de l’intrusion du secteur privé dans ce qu’ils désignent, non sans euphémisme, comme un service public. Dans le même temps, les autres hurleront après son « humanisation » induisant le fantasme de la « prison quatre étoiles ».
      Portant, après deux siècles d’existence, son bilan est globalement négatif. Le #système_pénitentiaire a largement démontré son inutilité, tout comme la défunte peine de mort.
      Dans la foulée de mai 68, des détenus se sont regroupés dans le #Comité_d'Action_des_Prisonniers. Au centre de leurs revendications, la suppression pure et simple de la prison. Leur moyen d’action, la réalisation et la diffusion d’un
      #journal. L’entreprise durera de 1972 à 1980.
      Pour la première fois, des détenus dits de droit commun, prennent la parole collectivement, non seulement pour dénoncer leurs #conditions_de_détention mais aussi pour en tirer des conclusions politiques.
      Comment cette parole des ténèbres a-t-elle pu avoir droit de cité ? Comment a-t-elle conquis sa légitimité ? Quel a été son message ? Qu’a-t-elle dévoilé ? Autant de questions qui amènent à parler de la prison, du droit, de la loi ou de la justice, du point de vue des détenus, à travers la parole du Comité d’Action des Prisonniers.

  • Cartoon Circus
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/entre-deux-tours-betes-et-mechants/article/cartoon-circus

    Benoît Lamy & Picha, 1971, BE, 35mm > video, VO FR ,56’

    Pour Benoît Lamy ("Home Sweet Home", « La vie est belle », etc.) comme pour Picha (auteur de longs métrages d’animation comme « La honte de la jungle » ou « Le chaînon manquant »), « Cartoon Circus » est un tout premier film. Leur sujet ? Un hymne à la liberté des caricaturistes de presse, dans cette époque marquée par la guerre du Vietnam, le mur de Berlin, l’entrée des chars russes en Tchécoslovaquie… Une plongée documentaire dans le monde de la BD, dont une bonne partie fut tournée avec l’équipe de « Charlie Hebdo », dans le minuscule local de ce journal contestataire qui venait de naître, suite à l’interdiction de « Hara Kiri » en novembre 1970. On y retrouve Topor, Reiser, Siné, Gal, (...)

  • Le crayon entre les dents : Jean-Marc Reiser
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/entre-deux-tours-betes-et-mechants/article/le-crayon-entre-les-dents

    Jean-Pierre Berckmans, 1976, BE, VO FR ,48’

    1976. Jean-Marc Reiser est âgé de 34 ans. Indissociable du célèbre humour bête et méchant lancé par « Hara Kiri » et « Charlie Hebdo », Reiser est notamment connu pour son personnage du Gros Dégueulasse. Tendre, féroce, corrosif, il sait mieux que quiconque croquer les mœurs des classes populaires, comme celles qui viennent chaque année passer leurs vacances à Blankenberge. C’est lors d’une visite de Reiser sur les plages de cette station balnéaire que la RTBF filme le portrait du dessinateur pour la série « Le crayon entre les dents ». Il y dessine et analyse le spectacle qui lui est offert sur la digue, la plage, le camping… Le tout croqué sur le vif par un crayon anar impertinent, mais jamais cynique.

    samedi 29 avril 2017 à (...)

  • Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/160-family-affairs/entre-deux-tours-betes-et-mechants/article/cavanna-jusqu-a-l-ultime-seconde-j-ecrirai

    Denis & Nina Robert, 2015, FR, DCP, VO FR ,90’

    Des deux co-fondateurs de Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, François Cavanna était le moins « excentrique » ; c’était également un homme attachant et une plume prolifique. Le professeur Choron avait fait l’objet d’un documentaire à la fin de sa vie, pour faire le tour il restait donc à se pencher sur celle de Cavanna ; c’est à ce travail que se sont attelés le journaliste Denis Robert et sa fille Nina. En compagnie de cet homme qui - sans le savoir lors des prises de vue - vivait ses derniers jours, c’est à l’histoire de ce journal qui changea la presse française que les réalisateurs nous convient. Histoire close par la disparition du titre au début des années 80. Si Choron refusera de faire partie du retour de Charlie hebdo en 1992, Cavanna (...)

  • La foi du charbonnier
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/158/prima-nova/article/la-foi-du-charbonier

    Cyril Gay, 2014, FR, video, VO FR ,52’

    Il prend son chapeau, son manteau, bref, s’équipe pour partir en mission. Un super héros ? Non. Un. Pardon. LE militant bordelais de l’Action Française. Vendre et faire connaître le journal et les idées de l’AF, voilà ce qui motive cet homme. Cyril Gay choisit de suivre ce personnage, car c’en est un, qui trouve devant sa caméra, une scène, un public enfin à sa mesure, lui qui jouait jusqu’ici un rôle délirant dans un théâtre d’apparences, assez vide. S’ensuit une relation bien étrange entre un étudiant semblant avoir trouver un bon client et un royaliste français cabotin qui prend peu à peu le film à son compte. Haut en couleurs, ce personnage fait rire par son obsession à défendre l’indéfendable et l’anachronique face à d’incrédules CRS, passants, militants (...)

  • Le débarquement spirituel
    http://www.nova-cinema.org/prog/2017/158/oblique-music/article/le-debarquement-spirituel

    CHOMO & Clovis Prévost, 1998-2000, FR, 16mm > video, VO FR ,30’

    Échappé des académies, revenu des avants-gardes, démissionné du marché de l’art pour se retrouver en son Refuge sylvestre, d’où il renaîtra en artiste-ermite-poète-apiculteur-guide-etc., Chomo (dit Roger Chomeaux pour l’état civil) est un atypique parmi les Singuliers. À 82 ans, dont près de la moitié passés à créer dans son sanctuaire auto-édifié d’Achères-la-Forêt en France, il entreprend alors le « grand œuvre » de la sienne : son dernier film, celui que l’on voit en accéléré quand on va mourir. Durant deux ans, il élabore ce film quasi-testamentaire dans lequel il convoque tous les éléments qui avaient pu naître sous sa main (peintures, sons, lumières, sculptures, poèmes, chimie du laboratoire), comme pour donner une lecture totale, (...)