person:yildune lévy

  • Tarnac - dernières déclarations
    https://lundi.am/Tarnac-dernieres-declarations

    Jeudi 12 avril, le tribunal de grande instance de Paris a finalement statué sur la culpabilité des 8 prévenus dans l’affaire de Tarnac. 5 prévenus ont été intégralement relaxés, Julien Coupat et Yildune Lévy ont été condamné pour refus de prélèvement ADN mais dispensés de peine. Grand perdant, Christophe Becker a écopé de 4 mois de prison et 500 euros d’amende avec sursis : les juges ont estimé qu’il ne pouvait pas ignorer héberger dans une armoire de son appartement, trois cartes d’identité égarées. Nous (...)


  • Yildune Lévy et Marie Dosé : « L’antiterrorisme est une machine à broyer »
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-d-ali-baddou/l-invite-d-ali-baddou-13-avril-2018

    Yildune Lévy : « On assiste bien à un rapport entre le renseignement et le judiciaire qui est très dangereux. C’est historiquement ce que l’on appelle une police politique » #tarnac#le79interpic.twitter.com/DiOL94B9n0
    — France Inter (@franceinter) April 13, 2018

    La justice antiterroriste est une machine à broyer confirme son avocate, Me Marie Dosé, car l’instruction à décharge y a été très compliquée.

    #Tarnac


  • Procès de Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/04/12/proces-de-tarnac-julien-coupat-et-yildune-levy-relaxes_5284397_1653578.html

    Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement dans le procès de Tarnac, dix ans après le début de l’affaire. Julien Coupat et Yildune Lévy, qui comparaissaient notamment pour « association de malfaiteurs », ont été relaxés, jeudi 12 avril. Six autres militants du même groupe étaient également jugés. Un seul a été condamné à quatre mois de prison avec sursis.

    pas d’autres précisions, pour le moment (juste des rappels)

    • Après modifs à 16h29, l’article se termine maintenant ainsi :

      Achevant de démontrer tout le respect qu’il porte à l’institution judiciaire, qui vient pourtant de le sauver de la déloyauté de l’enquête policière, Julien Coupat n’était pas venu au palais de justice de Paris pour entendre le jugement – tout comme cinq autres prévenus. Seuls Bertrand Deveaud et Yildune Lévy s’étaient déplacés jusqu’au tribunal. Cette dernière, à l’annonce de sa relaxe, a fermé les yeux et soupiré de soulagement, tandis que quelques applaudissements retentissaient dans la salle.

      A la sortie, la jeune femme n’a pas souhaité revenir sur les trois semaines de procès ou sur le jugement. Elle a simplement déclaré : « S’il y a une chose à retenir, c’est qu’il ne faut jamais lâcher, jamais cesser de se battre contre toutes les machines à broyer, quelles qu’elles soient, de l’antiterrorisme jusqu’aux tractopelles à Notre-Dame-des-Landes. On est dans une époque où l’on cherche à réprimer tout ce qui échappe à l’ordre normal des choses. On nous dit tout le temps “allez, en marche !”, mais en marche vers quoi, à part la mort sociale, politique ou écologique ? »

    • Achevant de démontrer tout le respect qu’il porte à l’institution judiciaire, qui vient pourtant de le sauver de la déloyauté de l’enquête policière, Julien Coupat n’était pas venu au palais de justice de Paris pour entendre le jugement

      Ben oui, c’était la seule chose à faire, traiter par le mépris. Et montrer que toute cette saloperie n’avait pas prise sur eux. Personnellement je trouve cela admirable de justesse. De même leurs dernières paroles avant délibération, leur pensées pour toutes celles et ceux qui arrivent devant les juges sans leur force et sans leurs moyens.

    • Oui, j’ai choisi de faire précéder les déclarations de Y. Lévy par ce paragraphe car il m’a mis en colère. H. Seckel aurait pu, en effet, compléter utilement ce commentaire sur le comportement des accusés par un rappel de celui de l’accusatrice principale et responsable politique directe de ce misérable fiasco qui n’était pas disponible pour venir témoigner. Et encore moins pour répondre de ses actes.

    • En fait hier vers 11H quand cet article est tombé, il était admirable de voir comment 95% de l’article revenait sur le contenu de l’accusation et seulement vers la fin de l’article on précisait que Julien Coupat et son ex-compagne, Yildune Lévy, étaient relaxés, pas un mot sur les autres et pas un mot sur les motivations et les attendus de la juge, limite on aurait pu croire qu’il s’agissait d’un pourboire de la juge qui a été clémente.

      Où l’on comprend que le chroniqueur de cette affaire est passé entièrement à côté de ses enjeux. Et n’a évidemment rien compris, mais alors rien de rien, aux personnalités et aux motivations des accusés et accusées.

      C’est seulement dans l’après-midi qu’on finissait par apprendre que la relaxe n’était pas totale, le refus de prélévement d’ADN vaut donc de la prison avec sursis. Ce qui est tout sauf anodin, ceci dit au passage.

    • Oui, si j’ai bien compris, tu es toujours coupable de refus de prélèvement ADN (c’est la loi). Mais en fait, c’est le juge qui décidera. Le refus est « légitime » (mais pas légal, hein !) parce que (très) a posteriori il est jugé qu’il n’y avait en effet pas vraiment de présomptions sérieuses contre toi et donc relaxe. À l’inverse, le refus est « illégitime » (et donc puni effectivement) si, même innocenté des faits qui t’étaient reprochés (à tort), les indices sont jugés suffisamment graves et concordants.

      JC et YL sont bien condamnés du chef de refus de prélèvement, mais dispensés de peine. Il y aura donc inscription au casier judiciaire.

      L’autre condamnation, et àmha cf. supra, ce n’est pas la seule bien qu’elle soit unanimement jugée comme telle, mais la seule vraie parce que sans dispense d’une peine de prison assortie du sursis et d’une amende, l’est pour recel de vol de papiers d’identité.


  • Le #procès du groupe de #tarnac s’achève en prises de parole
    https://www.mediapart.fr/journal/france/300318/le-proces-du-groupe-de-tarnac-s-acheve-en-prises-de-parole

    Le procès du groupe de Tarnac s’est achevé ce vendredi 30 mars par des déclarations de Mathieu #Burnel, Julien #Coupat, Yildune Lévy et Benjamin Rosoux. Le jugement a été mis en délibéré au 12 avril.

    #France #anarchie #antiterrorisme #autonomie #DCRI #Justice #paris #parquet #sabotage #SDAT #Seine-et-Marne #SNCF #terrorisme #TGV


  • Procès du « groupe de Tarnac » : le tribunal décortique la nuit des sabotages
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/03/16/01016-20180316LIVWWW00141-en-direct-proces-tarnac-coupat-jour-4.php

    Ce qu’il faut retenir de la première partie de l’audience :

    Elle a été intégralement consacrée au PV D104, pièce importante puisqu’elle relate la surveillance de Julien Coupat et sa compagne de l’époque, Yildune Lévy, le soir des sabotages de lignes TGV. Ce PV est contesté par la défense, qui estime qu’il comporte de nombreuses incohérences.

    Yildune Lévy et Julien Coupat ont répété ce qu’ils avaient déjà pu dire aux enquêteurs, à savoir qu’ils tentaient d’échapper un peu à la surveillance policière dont ils étaient l’objet à Paris en passant un weekend à la campagne. Qu’ils ont constaté qu’ils étaient toujours suivis et ont donc fini par renoncer à leur weekend.

    Le procureur, de son côté, estiment qu’ils ont effectué, avant la soirée, des repérages préalables aux sabotages.

    Sur les incohérences, chaque camp reste campé sur ses positions.


  • Procès de Tarnac – Jour 3 par Ingrid Merckx | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/03/proces-de-tarnac-jour-3-38525

    Le fameux crochet

    La présidente poursuit la description des dégradations dont celle reprochée à Julien Coupat et Yildune Lévy dans la nuit du 7 au 8 novembre. C’est un peu laborieux. On baille dans la salle. Mathieu Burnel se retourne vers Benjamin Rosoux qui, assis derrière lui au deuxième rang des prévenus, lui sourit sous sa fine moustache. Julien Coupat se penche vers Maître Assous assis à sa gauche. Il agite sa main droite en pinçant deux doigts. Il porte un pull sombre et des lunettes, comme Mathieu Burnel assis à sa droite. Me Jérémie Assous hoche la tête. Tous les trois ont des ordinateurs ouverts devant eux. L’un et l’autre de ces deux prévenus, moins impertinents que les deux premiers jours, se lèvent à tour de rôle pour apporter des précisions techniques, experts de leurs dossiers « un peu paranoïaques », reconnaît même Mathieu Burnel.

    « On pourrait faire venir un expert des fadettes, propose la présidente, ni vous ni le tribunal n’avons les compétences... » « On pourrait demander à David Dufresne quand il va témoigner, propose Mathieu Burnel. Dans son livre, #Tarnac, Magasin Général, il a interrogé un policier qui lui explique comment trafiquer des fadettes... »

    Les autres prévenus sont plus discrets. Sourient, ou parlent parfois entre voisins. Mais ils suivent les débats plus calmes, plus immobiles. Les faits qui leur sont reprochés : refus de prélèvements ADN et recel de papiers d’identités, n’ont pas encore été abordés.

    Remous dans la salle quand la présidente sort « l’arme du crime », le crochet « fer à béton » qui a servi à endommager la ligne SNCF. « C’est lourd ! Et pas forcément très propre..., prévient-elle. Ce crochet ne pouvait entraîner de déraillement... Il ne nécessitait pas de complicité à la SNCF. »

    Ce crochet, c’est aussi celui qui figure, dessiné, sur la couverture du deuxième numéro imprimé du journal en ligne Lundi matin et consacré aux archives de l’affaire de Tarnac. « Pas d’empreintes, pas de traces ADN », continue la présidente qui fait tourner l’objet. « Touche ! », jette Mathieu Burnel à Julien Coupat en lui tendant le crochet par la partie non couverte par un plastique. Nouveaux rires dans la salle.

    « Il a été fabriqué de façon astucieuse... ce crochet est parfait », commente l’expert, admiratif, qui a été introduit à l’audience. Applaudissements et rires dans la salle. « On peut s’électrocuter avec ce crochet mais si j’avais à le poser sur une ligne... (rires dans la salle), je veux dire : si j’étais malfaisant (nouveaux rires dans la salle)... un bâton d’isolant suffirait... »

    « Pas de risques pour le poseur, enchaine l’autre expert. Mais je voudrais détailler les risques pour la caténaire... » Les rapports des dégradations le montrent : elles ont été réalisées par des personnes qui avaient de « bonnes connaissances techniques », l’intention d’« entraîner des dommages » sur les lignes, mais savaient que les opérations seraient « sans danger pour les usagers ». « Pour qu’il y ait catastrophe, il faut deux causes, ajoute le deuxième expert. Ici, il n’y en a qu’une... »


  • Procès de Tarnac : de l’art de fabriquer une menace et de la dégonfler
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/14/proces-de-tarnac-de-l-art-de-fabriquer-une-menace-et-de-la-degonfler_5271037

    « Lecture paranoïaque a posteriori »

    Julien Coupat et Yildune Lévy ont-ils saboté une ligne de TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 ? Ce qui est sûr, c’est qu’on a retrouvé dans leurs affaires une liste griffonnée par Julien Coupat, et que certains ont trouvé ça suspect. La voici : « Gants 25 000 W (Raph), scotch, pince, barbour-caban, tubes + ficelles, essai, 2e paire de gants, frontale, livre, acétone-dégraissant ». « Gants », « scotch », « tubes », « frontale » : de quoi hisser, de nuit, un crochet en fer sur une caténaire ? « Il faut toute la capacité de lecture paranoïaque a posteriori des services de renseignement pour y voir un kit de sabotage », raille Julien Coupat, qui précise que cette liste a été rédigée plus d’un an avant les faits qui lui sont reprochés. « C’est une liste normale, on fait des réunions avec les amis avant que quelqu’un aille en ville, Untel dit “j’ai besoin de ci, j’ai besoin de ça” ; Untel dit “ramenez un caban.” Manifestement, quelqu’un avait besoin de gants. Au Goutailloux, il y a une ligne de 40 000 V. Et ça donne ça. »

    Il rappelle surtout qu’au même moment ont été retrouvées sept autres listes. Sur l’une d’elles, dit la présidente, on lit notamment « bouteille de gaz » et « vélo ». Julien Coupat s’esclaffe : « Alors là, on a le scénario d’un attentat à bicyclette ! » Sur une autre liste, « thermomètre professionnel de boulangerie ». « Avec ça, clairement, on prépare un attentat qui devrait permettre de détruire la moitié du territoire français. N’est-ce pas M. Christen ? » Le procureur soupire. En deux après-midi, il en a déjà pris plein la tête. Plus que dix jours d’audience.

    #Tarnac


  • Tarnac, quand tout déraille - L’essentiel - Télérama.fr
    http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/tarnac,-quand-tout-deraille,126013997.php

    Lenteur de la justice… Dans quelques jours s’ouvre le procès de Tarnac où comparaîtront huit prévenus (dont Julien Coupat et Yildune Lévy) : l’accusation de « direction d’une entreprise terroriste » a été abandonnée en 2015 ; reste l’« association de malfaiteurs » et le « refus de prélèvement ADN ». Cette audience au TGI de Paris est l’occasion qu’attendait France 3 pour diffuser ce passionnant documentaire d’Ivan Butel, dans ses tiroirs depuis deux ans déjà. Un film indispensable pour décrypter ce fiasco surréaliste, qui généra quinze mille heures d’écoutes, mobilisa enquêteurs et juges, et révéla la présence d’un agent britannique infiltré. Le réalisateur donne longuement la parole à Olivier Toscer et Camille Pollini (qui ont travaillé sur #Tarnac pour L’Obs et Rue89), ainsi qu’à la magistrate Laurence Blisson : des éclairages précis qui nourrissent le film tout du long.



  • Groupe de #Tarnac : La justice ordonne l’audition de policiers - 20minutes.fr
    http://www.20minutes.fr/societe/1036508-groupe-tarnac-justice-ordonne-audition-policiers

    Mais les avocats du groupe remettent en cause l’enquête, et accusent notamment les enquêteurs d’avoir menti dans un procès-verbal sur une filature de Yildune Levy et Julien Coupat, cruciale pour les impliquer. En conséquence, parallèlement à l’instruction parisienne sur le sabotage, une information judiciaire a été ouverte à Nanterre pour faux et usage de faux en écriture publique.

    Dans ce cadre, les juges de Nanterre s’étaient opposés à l’audition de dix-huit policiers ayant participé à la filature contestée, ainsi qu’à la saisie des ordinateurs des fonctionnaires.

    Saisie par les avocats du groupe, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a accédé le 26 octobre à leur demande concernant les auditions des policiers. Mais elle s’est en revanche opposée à la saisie de leurs ordinateurs, a précisé la source judiciaire.

    #justice