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  • La persécution des chrétiens progresse le plus en Algérie - Le Desk
    https://ledesk.ma/encontinu/la-persecution-des-chretiens-progresse-le-plus-en-algerie

    Plus de 245 millions de chrétiens, soit un sur neuf dans le monde, subissent violences ou discriminations, selon l’index.

    Le niveau de persécutions augmente ou reste à un niveau très élevé dans la plupart des pays entourant la zone saharienne, Libye, Somalie, Erythrée, Centrafrique, Mauritanie, Soudan, Mali ou Algérie.

    Ce dernier pays est crédité de la plus forte progression de l’index, passant en un an de la 42e place à la 22e et d’un total de 58 points à 70. Si la violence contre les chrétiens y reste contenue, les discriminations dans la sphère ecclésiale, sociale et familiale y sont pointées du doigt.

    « Les autorités ont beaucoup de mal à nous accepter », a déclaré lors de la conférence de presse Youssef Ourahmane, vice-président de l’église protestante d’Algérie, mettant en cause “une pression des islamistes au sein du gouvernement et en dehors” .

    Il est précisé dans le traitement en arabe de cette info (https://www.alquds.co.uk/%d9%82%d8%b3-%d8%ac%d8%b2%d8%a7%d8%a6%d8%b1%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d8%b9) que les pressions « du dehors de l’Algérie », viennent d’#Arabie_saoudite


  • Morocco’s Crackdown Won’t Silence Dissent – Foreign Policy
    https://foreignpolicy.com/2019/01/16/moroccos-crackdown-wont-silence-dissent-maroc-hirak-amdh


    A Moroccan draped in the Berber, or Amazigh, flag shouts slogans while marching during a protest against the jailing of Al-Hirak or “Popular Movement” activists in the capital Rabat on July 15, 2018.
    (FADEL SENNA/AFP/GETTY IMAGES)

    When she joined the National Union of Moroccan Students in 1978, Khadija Ryadi knew she’d face hardship. “At that time,” she recalled, “we were constantly followed by the police.” But today, she told me, life may be even harder. “Now not only are we followed but we are also listened to and photographed, and everywhere. The repression has remained, but the instruments have changed. I never feel at ease.

    Recently, Ryadi, who was the president of the Moroccan Association for Human Rights (also known by its French acronym, AMDH) from 2007 to 2013 and won a United Nations Prize in the Field of Human Rights in 2013, has raised eyebrows. In interviews with me, she denounced “a return to the Years of Lead”—a reference to the decades of harsh oppression in the 1960s to 1990s under Morocco’s King Hassan II.

    Today’s repression may be much less brutal, but just denouncing the recent crackdown could land critics in jail. Indeed, in recent months, human rights defenders have pointed to a major rise in harassment, arrests, and police violence against activists. One of them, Abdellah Lefnatsa, said that “achievements such as freedom of expression [and] the right to protest” have started to be rolled back. Over the last two years, over a thousand people have been jailed on politically related chargesOver the last two years, over a thousand people have been jailed on politically related charges, according to Youssef Raissouni, an executive director at AMDH and a member of the leftist party Annahj Addimocrati (The Democratic Way).

    Beyond the big names, there are people like Nawal Benaissa, a 37-year-old mother of four who has been arrested four times for her involvement in protests denouncing corruption and demanding jobs, hospitals, and schools as part of the so-called #Hirak movement, which began in the country’s northern #Rif region after a fishmonger was crushed to death in a garbage truck in October 2016 while trying to reclaim fish that local authorities had taken from him.

    The official charges against her were participating in an unregistered demonstration, insulting law enforcement officers, and inciting others to commit criminal offenses. Last February, she was given a suspended 10-month sentence and handed a fine of 500 dirhams (about $50).

    #Maroc

    • Inculpée de participation à une manifestation non déclarée, outrage à agents de la force publique et incitation à la violence, elle a été condamnée à 10 mois avec sursis et une amende de 50 euros.

      C’est au sursis qu’on voit bien qu’on est au Maroc et pas dans une grande démocratie occidentale.


  • Le Liban porte plainte contre Israël à l’ONU
    Dec 27, 2018 20:01 UTC
    http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i74378-le_liban_porte_plainte_contre_isra%c3%abl_%c3%a0_l%e2%

    Le Liban va déposer une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, après que des frappes aériennes lancées par des avions de combat israéliens visant la Syrie ont menacé des avions de ligne civils survolant l’espace aérien libanais.

    Le ministre libanais des Transports, Youssef Fenianos, a déclaré que les chasseurs israéliens avaient mis en danger la vie de centaines de civils qui se trouvaient à bord d’avions de ligne survolant le Liban au moment de l’attaque.

    Un communiqué publié par le ministère libanais des Affaires étrangères a dénoncé l’utilisation par Israël de l’espace aérien libanais pour lancer des attaques contre des « pays amis » — en référence à la Syrie.

    Il a appelé l’ONU et la communauté internationale à dénoncer l’agression.

    #Liban


  • Quand les plantes font des maths | Pour la Science
    https://www.pourlascience.fr/sd/biologie-vegetale/quand-les-plantes-font-des-maths-14370.php

    Des études botaniques, bien que non exhaustives, semblent indiquer que les #phyllotaxies spiralées sont les plus répandues. Et c’est leur étude qui a propagé un parfum d’ésotérisme sur la #phyllotaxie. En effet, on distingue plusieurs spirales dans ces arrangements. La première relie les organes dans l’ordre où ils ont été produits dans le temps, du plus jeune au plus vieux, par exemple. Souvent peu visible, cette spirale génératrice s’enroule longitudinalement autour de la tige, feuille après feuille, comme les marches d’un escalier en colimaçon.

    Lorsque les structures restent compactes (imaginez un escalier en colimaçon très compressé dans le sens de la hauteur  !), comme dans une pomme de pin, la proximité visuelle des éléments voisins dessine d’autres spirales, bien visibles cette fois, les unes tournant dans un sens, les autres dans l’autre. Et si l’on compte le nombre de ces spirales, nommées parastiches, dans chaque sens, on trouve dans la grande majorité des plantes deux nombres qui ne doivent rien au hasard, comme le fit remarquer en 1831 le botaniste allemand Alexander Braun. Ce sont deux nombres consécutifs de la #suite_de_Fibonacci. Chaque nombre de cette suite est la somme des deux précédents, en partant de 1 et 1  : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, …

    Ainsi, une pomme de pin fait en général apparaître 8 spirales dans un sens et 13 dans l’autre, une marguerite 21 spirales dans un sens et 34 dans l’autre, etc.

    #botanique #mathématiques #géométrie


  • Le cinéaste italien Bernardo Bertolucci meurt à 77 ans - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2018/12/24/bert-d24.html
    C’est une triste nouvelle qui est amplifié par le ton du critique de cinéma trotzkiste qui décrit le grand réalisateur comme traitre à la cause du peuple parce qu’il a quitté la voie du vrai marxisme en prenant la carte du PCI.

    Le cinéaste italien Bernardo Bertolucci est décédé d’un cancer à Rome le 26 novembre à l’âge de 77 ans, alors qu’il était confiné dans un fauteuil roulant depuis plus de dix ans après une opération au dos ratée. Il a réalisé son dernier film, Me and You, en 2012.

    #film #Italie #Hollywood #nécrologue


  • Israeli navy detains 3 Palestinian fishermen in Gaza
    Nov. 23, 2018 12:09 P.M. (Updated: Nov. 23, 2018 1:34 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781878

    GAZA CITY (Ma’an) — Israeli naval forces detained three Palestinian fishermen, while working less than three nautical miles off the northern besieged Gaza Strip’s coast, on Friday morning.

    Head of the Fishermen Committees in the Union of Agricultural Work Committees, Zakaria Bakr, said Israeli naval forces detained three Palestinian fishermen, who were identified as Muhammad Ghaleb al-Sultan, 27, Yousef Farid Saedallah, 35, and Fares Ahmad Saedallah, 25.

    The reason for their detention remained unknown.

    #Gaza


  • Maroc / Israël : Le collier de la reine, un tribut de vassalité à un suzerain ? – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/22/maroc-israel-le-collier-de-la-reine-un-tribut-de-vassalite-a

    Un collier en or aurait été offert par Lalla Salma, épouse du Roi du Maroc, à Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction israélienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 à l’occasion d’une visite de l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères au Maroc, un an après la fin de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne.

    Cette information explosive a été démentie de piètre façon par le Maroc, par un communiqué laconique du ministère des affaires étrangères publié le 26 juillet, soit deux semaines après la fuite du Maariv. Le journal israélien précisait, pourtan, dans son édition en date du 13 juillet 2011, que le parlement israélien avait pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères, liste où figurerait « Lalla Salma » pour un « collier en or » à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009 à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger.
    Dans ce qui apparait comme un geste d’apaisement destiné à détourner le courroux de l’opinion publique, la communauté juive du Maroc a volé au secours du Trône, lui emboitant le pas, endossant le même jour la responsabilité de ce cadeau. Non pas par un communiqué franc et précis qui aurait coupé court à toutes les spéculations mais par un procédé oblique, en des termes alambiqués, des propos confus faisant état d’ une indication d’un membre de la communauté juive, à l’identité non définie, se dévouant pour confier à un site électronique marocain que Mme Livni « n’a rencontré aucune princesse du Maroc, uniquement des personnalités marocaines et des responsables de la communauté juive » et que « le collier a pu lui être offert par la communauté juive » (2).

    Sauf à y voir la marque d’un travail de sophistication journalistique, un tel amateurisme dans la gestion de cette affaire pourrait avoir eu un effet inverse de confirmer plutôt que d’infirmer cette information. Un effet pervers
    Selon Maariv, pourtant, Lalla Salma n’aurait pas été la seule à couvrir de bijoux la ministre israélienne. La Fédération des Juifs du Maroc lui aurait aussi offert « un collier d’or serti de diamants et de pierres précieuses assorties de deux bagues ». Soit, en fin de compte, deux colliers et deux bagues. Une belle pioche pour un voyage si controversé d’un si sinistre personnage.

    Au delà du démenti formel, le pouvoir marocain a incontestablement commis un impair dans sa communication de crise, d’autant moins explicable que le sujet est d’une grande volatilité, accréditant l’idée d’un malaise par sa réaction tardive et son laconisme. Le démenti marocain, de même que la revendication indirecte de la communauté juive n’évacuent pas pour autant le débat sur le bien fondé de ce geste de courtoisie à l’égard d’une belliciste coresponsable de deux guerres contre des objectifs arabes, le Liban en juillet 206, et Gaza, en 2007, ni même sur sa présence au Maroc un an après la guerre de Gaza. Pas plus Tzipi Livni que son collier n’avaient de raison d’être au Maroc. Le service minimum sur un sujet de grande controverse porte la marque d’une désinvolture et pointe désormais du doigt le rôle ambigu de l’Institut Amadeus, initiateur de ce projet frappé de suspicion.
    Quelqu’en soit le bienfaiteur, au-delà des démentis de circonstance, le cadeau parait placer la Monarchie dans l’embarras en ce qu’il peut être ressenti, à juste titre, par une large fraction de cette population nationaliste comme un geste d’une gratuité provocante, une humiliation vécue comme un tribut de vassalité envers un suzerain.

    LA LÉGITIMITÉ DU JUDAÏSME MAROCAIN ET SON INSTRUMENTALISATION POUR UNE IMPUNITÉ DU TRÔNE
    Le laxisme traditionnel marocain à l’égard d’Israël, à contre courant de la position officielle arabe, est généralement expliqué par les rapports historiques qu’entretient la dynastie alaouite avec le judaïsme marocain (3), particulièrement du fait de la position du sultan du Maroc, sous le régime de l’Etat français de Vichy, dont le refus de faire appliquer sur son territoire les lois racistes du gouvernement collaborationniste, notamment le port de l’étoile jaune pour les ressortissants de l’Empire, lui a valu la gratitude éternelle de ses sujets de confession juive.
    Une autre interprétation, moins valorisante mais plus conforme à la realpolitik, explique ce lien privilégié par le souci du futur Roi Mohamad V de contourner l’ostracisme français à son égard, sous le protectorat, par une alliance avec le judaïsme marocain, avec l’appui américain, en vue de contraindre la France à renoncer à son rival, le Glaoui de Marrakech, et à rompre son exil malgache, permettant ainsi aux Etats-Unis de prendre pied dans ce qui était à l’époque une chasse gardée française.

    Au delà de ses interprétations polémiques, un fait demeure. Le judaïsme marocain dispose d’une place légitime au Maroc, par son ancrage et son apport. Mais cette légitimité ne saurait impliquer une légitimation d’Israël, par extension, sans règlement préalable de la question palestinienne, ni l’instrumentalisation de cette équation pour camoufler le partenariat stratégique souterrain entre la dynastie alaouite et l’ennemi officiel du Monde arabe, Israël, à l’effet d’aménager l’impunité du pouvoir chérifien qui en découle.

    Cinquante ans après son indépendance, sous une solidarité de façade, le Maroc apparait comme un tire-au-flanc de la stratégie arabe au même titre que la Jordanie et l’Arabie saoudite, au point de se retrouver dans une configuration inique de trois royaumes arabes dotés, chacun, d’une légitimité sacrale constituant un cordon sanitaire autour d’Israël, au détriment de la cause palestinienne, supposée être leur cause prioritaire, du fait de la sacralité de leur pouvoir ; le commandeur des croyants alaouite en sa qualité de président du comite « Al Qods » de la conférence islamique ; le gardien wahhabite des Lieux Saints de l’islam, en raison de sa responsabilité particulière à l’égard de Jérusalem, le 3 me haut lieu saint de l’Islam ; le hachémite, enfin, de par sa descendance directe de la tribu des Koraïchites, la tribu du Prophète. Trois royaumes, l’Arabie saoudite, la Jordanie et le Maroc, désormais liés au sein d’une confédération disparate des pétromonarchies du Golfe, dans une fusion contre nature qui révèle, face à la contestation de l’ordre établi dans le Monde arabe, leur préoccupation d’assurer la survie de leur trône, plutôt que la promotion du Monde arabe, encore moins la Libération de la Palestine.
    La presse internationale abonde de la connivence israélo-marocaine sous le règne de Hassan II, de la fuite des Juifs marocains vers Israël, à la collaboration des services secrets des deux pays dans l’affaire Ben Barka, à la guerre du Sahara, aux escales techniques des unités israéliennes dans les ports marocains durant la guerre de juin 1967 (4), à la germination hormonale, enfin, du jeune prince héritier de l’époque envers une compatriote de confession juive qui donna par la suite deux soldats à l’armée israélienne (5).

    Mais le fait nouveau est la pérennisation de cette connivence sous le nouveau Roi Mohamad VI, au point de faire du Maroc une enclave diplomatique d’Israël, dans des conditions outrageusement méprisantes pour le peuple palestinien et ses nombreux sympathisants à travers le monde. Au risque d’exposer à l’opprobre public, pour la première fois dans les annales du Royaume, la propre épouse du Souverain.

    A moins d’impérieuses nécessités d’intérêt national touchant au règlement du conflit israélo palestinien, à quel besoin répondait le fait d’exposer sa propre épouse à l’opprobre, dans un geste malvenu auprès de l’opinion publique marocaine et arabe, en honorant une belliciste impénitente. Tzipi Livni (6), l’officier traitant du Mossad en France dans une décennie qui a vu la décapitation des principaux dirigeants palestiniens en poste en Europe et non Rachel Corrie, la pacifiste américaine broyée par un tracteur pour la défense de la terre palestinienne contre la confiscation israélienne. Tzipi Livni, objet d’un mandat d’arrêt de la justice britannique pour les crimes contre l’humanité » commis par son gouvernement à Gaza et non Rony Brauman, le franc tireur courageux pourfendeur du blocus de Gaza. Sauf à y voir la marque d’une perfidie complémentaire, à quel besoin répondait le souci du bénéficiaire de révéler son présent, sinon à embarrasser son hôte prévenant ? A l’ombre de la révolte arabe du printemps 2011, gageons que pareille gracieuseté ne saurait se reproduire sans exposer son auteur à un tollé généralisé.

    L’INSTITUT AMADEUS SUR LE GRILL (7)
    Quiconque connaît la tétanie qui frappe tous les acteurs politiques du royaume à l’égard du trône alaouite, le séjour de Mme Livni ne relevait pas du domaine du fortuit et ne répondait à aucun besoin de dialogue tant sont permanents les canaux de communications entre Rabat et Tel Aviv. Officiellement un « think tank » marocain, indépendant, l’Institut Amadeus, dirigé par le propre fils du ministre marocain des Affaires étrangères, Brahim Fassi-Fihri, aura servi de paravent au séjour de Mme Livni au Maroc. Crée en 2008, l’institut est soutenu par les entreprises traditionnellement perméables aux intérêts occidentaux, notamment l’hebdomadaire Jeune Afrique, le support médiatique des états africains pro occidentaux prospères. Le mandat d’arrêt lancé le 14 décembre 2009 par la justice britannique à l’encontre de Mme Tzipi Livni pour sa responsabilité dans la guerre de destruction israélienne de Gaza a retenti comme un désaveu du Maroc, un camouflet d’autant plus cinglant que le Roi Mohamad VI préside le comité chargé de préserver les Lieux saints musulmans de Jérusalem, une ville en voie de judaïsation rampante et quasiment annexée par Israël.
    En vertu de quel passe droit, un institut élitiste s’arroge-t-il le droit de prendre, seul, sans l’aval d’une autorité légitiment investie, l’initiative d’engager lourdement son pays sur un point essentiel de sa diplomatie ? Que de surcroît, face au tollé, ce même institut, visiblement déconnecté des réalités sociales, se dispense de la moindre explication, accentuant ainsi la suspicion sur l’ensemble de la galaxie royale en ce que le silence de cette coterie de technocrates ne manquera d’alimenter le mécontentement et les supputations, s’agissant d’un acte éminemment diplomatique à portée morale.

    Que l’initiative soit le fait du propre fils du ministre des affaires étrangères pose la question de savoir si l’héritier présomptueux a pu y procéder sans la caution des autorités marocaines. Auquel cas, la sanction est inévitable au double titre d’une infraction au fonctionnement démocratique des institutions du pays, au titre d’exemple ensuite, pour sanctionner le mépris d’Amadeus envers les sentiments profonds du peuple marocain et son aventurisme suspect. Dans le cas contraire, l’aval du pouvoir à son initiative rendrait le démenti officiel, sans objet et non avenu.
    En l’absence d’une mise au point -mise au clair- de l’institut Amadeus, l’Affaire Tzipi Livni accrédite cette singulière institution comme le sous traitant diplomatique des sujets épineux du Royaume. En un mot, Amadeus assumerait pour la compte de la diplomatie marocaine ce que la rendition était à la torture, la première entreprise de délocalisation de la politique étrangère du Maroc, et sur le plan de la bataille pour la conquête de l’opinion internationale, une opération de ravalement cosmétique destinée à pérenniser le trône auprès des chancelleries occidentales.

    En plein printemps arabe, une telle affaire, en tout état de cause, est très malvenue tant pour le Trône que pour ses parrains occidentaux d’autant que, si elle était confirmée, elle placerait les officiels marocains dans un embarras d’autant plus grand qu’elle survient dans la foulée d’une affaire autrement plus consternante qui concerne cette fois le roi en personne. Mohammed VI avait en effet décerné une distinction honorifique à un dirigeant du lobby juif américain dans la foulée de l’intervention israélienne de Gaza. Dans un geste controversé, en septembre 2009, le monarque avait remis le titre de Chevalier de l’ordre du trône du royaume du Maroc à Jason F. Isaacson, directeur des affaires internationales du Comité américano-juif (AJC), qui se trouve être un des fervents soutiens à l’équipée militaire israélienne contre l’enclave palestinienne. L’information sur la remise du titre n’avait pas été annoncée officiellement au Maroc, mais révélée par un site communautaire juif aux Etats-Unis. Si, là aussi, l’objectif était la paix, pourquoi la distinction s’est portée sur un belliciste du lobby juif américain et non sur Jeremy Ben Ami, le directeur de « J Street », le contre lobby juif américain favorable à un règlement négocié.

    D’autres indices tendent à confirmer la permanence du primat israélien dans la stratégie marocaine. Le cas le plus flagrant aura été le licenciement par la Sofrecom, filiale du groupe France Télécom au Maroc, d’un ingénieur, Mohamed Benziane, après neuf ans de service pour « faute grave », laquelle, en la circonstance, à consister à refuser de participer à la formation dispensée par un prestataire de services israélien. Le vendredi 11 décembre 2009, la police marocain imposera donc sans ménagement la normalisation par le bâton aux salariés de l’entreprise conformément aux choix diplomatiques d’une monarchie alaouite n’hésitant pas à privilégier les intérêts économiques des entreprises françaises implantées sur son sol au détriment des besoins démocratiques de ses “sujets”, qui, contrairement aux Iraniens, n’ont pas la “chance” de faire l’objet de la compassion occidentale ni d’aucune espèce de vaste mise en scène médiatique. Ce licenciement abusif d’un élément de main-d’œuvre -de surcroît, indigène- qui a eu l’outrecuidance de penser par lui-même et d’obéir à une loi morale qui n’arrange ni les multinationales, ni le gouvernement marocain, a répondu à une double injonction : l’injonction néo libérale, d’une part, et l’injonction autoritaire du Makhzen, d’autre part, qui se renforcent mutuellement dans le prolongement d’une logique coloniale (8).

    A quelle logique obéit ce besoin de tirer constamment contre son propre camp ? Quel besoin pressant à pousser le Maroc à inviter officieusement un personnage si controversé dans la foulée du traumatisme de Gaza ? Sauf à masquer un dessein machiavélique, pourquoi privilégier systématiquement la distinction des plus anti palestiniens et xénophobes des dirigeants israéliens ? La cause de la paix gagne-t-elle devant tant de complaisance ? Comment expliquer cette inversion des valeurs qui fait que de prestigieux militants marocains de confession juive, l’ingénieur Abraham Sarfati et le mathématicien Sion Assidon, auront croupi longtemps dans les geôles royales pour leur soutien à la cause palestinienne, quand, en contrechamps, tenaient table ouverte à Tanger et Marrakech des figures de proue du sionisme exacerbé, le philosophe du botulisme Bernard Henri Levy et le priapique Dominique Strauss Khan, sans que nul au Royaume ne pipe mot sur cette incohérence, en recommandant par exemple à ces zélés sionistes de vivre leur passion dans le pays de leur premier choix et non en terre arabe, dont ils dénigrent tant la cause majeure ?

    Quelle aubaine que la « sacralité » de la personne du Roi consacrée par la constitution qui dispense ainsi le monarque de toute critique de ses sujets, mais le prive, par voie de conséquence, d’un garde fou. L’hospitalité arabe, quoique légendaire, ne relève pas de la niaiserie. Elle obéit à de codes rigoureux qu’aucun monarque, ni président ne saurait enfreindre sans s’exposer, à plus ou moins long terme, à une réplique. Le gauleiter de Gaza, Hosni Moubarak, le vassal par excellence des Israéliens au Moyen Orient, en a payé le prix fort au terme d’un règne de 32 ans bercé par le cantique des laudateurs occidentaux, auparavant son prédécesseur Anouar el Sadate, de même que le Roi Abdallah 1 er de Jordanie, le fondateur de la dynastie hachémite et Gardien des lieux saints de Jérusalem, son neveu Faysal II d’Irak, ainsi que l’iranien, au titre ronflant, Chahin Chah Araymehr, « Sa Majesté Impériale, le Roi des Rois, lumière des aryens », renvoyé dans les ténèbres de l’histoire.

    Que le souverain prenne garde. Le cortège des laudateurs fait entendre, à son tour, son concert de louanges au Maroc, tressant ses couronnes, à coup de poncifs, sur l’ingéniosité royale d’un pays promu nouveau rempart contre l’intégrisme depuis l’éviction du dictateur tunisien Zine el Abidine Ben Ali. Sa réforme constitutionnelle est encensée par une cohorte de plumitifs parasitaires, sans le moindre regard critique comparatif entre l’orignal et la copie, alors que la nouvelle version ne fait qu’amplifier les tares autoritaires du régime. Le oui l’aurait emporté avec plus de 98% pour un taux de participation de près de 73%. Est-ce vraiment raisonnable ce score à la Nicolas Ceausescu, du nom du dictateur roumain passé par le peloton d’exécution à la chute du communisme ? Ne s’agit pas plus tôt d’un triomphe en trompe l’œil, à la Pyrrhus, jusqu’à la chute finale. Devant tant de congratulations empressées, il serait judicieux que sa Majesté veuille bien garder en mémoire cette maxime de Jean de La Fontaine qui veut que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (9).

    LE MAROC, DESTINATION PRÉFÉRÉE DES POLITICIENS FRANÇAIS
    Une quarantaine de personnalités françaises de premier plan ont opté pour le Maroc pour leurs vacances de fin d’année lors de la révolte arabe de 2010. De l’ancien président Jacques Chirac, à Taroudant, dans le sud du pays, à son successeur Nicolas Sarkozy, qui y a passé des vacances de Noël en 2009 et en 2010, à la résidence royale de Jnane Lekbir, à 3 kms de Marrakech, à son ancienne adversaire socialiste de 2007, Ségolène Royal, qui y a séjourné en 2010, avec son compagnon André Hadjez, au sein d’un “palace de Ouarzazate”, dans le sud du pays, à Jean Louis Borloo, ministre de l’écologie, au couple Balkany, Isabelle et Patrick Balkany, maire de Levallois, à Hervé Morin (et 18 membres de sa famille à l’hôtel Es-Saâdi de Marrakech), à Brice Hortefeux et naturellement Philippe Douste Blazy, ancien ministre des Affaires étrangères qui fit l’objet d’un scandale.
    La « tribu Maroc » s’étend bien au-delà de ces attaches. De Bernard-Henri Lévy à Thierry de Beaucé, à Dominique Strass Khan et Anne Sinclair, à Elizabeth Guigou et Dominique de Villepin, nombre de dirigeants politiques, chefs d’entreprise, intellectuels médiatiques et célébrités du showbiz ont à Marrakech ou ailleurs une résidence secondaire. Le « plus beau pays du monde », comme le veut la publicité de l’Office marocain du tourisme, devient ainsi un lieu de rendez-vous culte pour la classe politique française, où la délocalisation d’un Conseil des ministres serait presque envisageable durant les fêtes de fin d’année. La Mamounia est la carte maîtresse de cette politique de séduction du Makhzen, le pouvoir féodal marocain. Tous y sont reçus avec les attentions particulières que sait déployer le Maroc pour ses hôtes de marque. Les invitations spéciales sont l’atout maître de l’arsenal diplomatique du royaume chérifien pour séduire les politiques français. La pratique est érigée en politique d’Etat.

    Quoique l’on dise, quoique l’on fasse, le collier de la reine à Tzipi Livni constitue une faute politique impardonnable, qui fera tache ; une tache que rien ne saurait gommer de la mémoire des peuples en lutte ce qu’elle sera éternellement ressentie comme une prime à une belliciste impunie qui compte à son actif deux guerres, l’une, en 2006 contre le Liban, l’autre, en 2007-2008 contre Gaza, avec le
    Etat policé, le Maroc est aussi un état policier et son parc hôtelier, comme il se doit de l’être, est sonorisé et scanné, témoin muet des galipettes des uns, des roucoulades des unes, des valses hésitations des uns et des autres, de leurs chapardages et de leurs chuchotements, qui fait dire à un diplomate français que « la France est captive de la diplomatie marocaine », tout comme le monarchie marocaine est tributaire de sa survie de son allégeance israélienne.
    Le Royaume se gangrène de tant de dérives. De tant de licences. Lupanar des pétromonarchies du Golfe, enclave diplomatique israélienne, mercenaires sous traitant de la stratégie américaine en Afrique dans le cadre du « Safari Club » chargé de la protection des dictatures africaines pro occidentales, notamment le Zaïre du général Joseph Désiré Mobutu, sur fond de corruption, de népotisme et d’autoritarisme bureaucratique. A n’y prendre garde, le royaume pourrait en porter les stigmates indélébiles avec à sa tête un commandeur de peu, d’un royaume déserté de ses oiseaux migrateurs de mauvais augure, les vacanciers parasitaires envolés vers d’autres cieux à la recherche de nouvelles pitances.

    Et si le Maroc, par la somptuosité de son accueil, le nombre des bénéficiaires de ses prestations, ses abus et ceux de ses invités, ses dérives et les leurs, le silence complice des observateurs occidentaux, n’était en fin de compte que la plus grande mystification politico-médiatique de l’époque contemporaine, un syndrome tunisien sur une plus grande échelle ? Sur les débris de son trône ne subsistera alors au souverain qu’à méditer la fin pitoyable du dernier roi de Grenade, l’infortuné Bouabdil, raillé par sa mère « de pleurer comme une femme ce qu’il n’a su défendre comme un homme ».

    Le référendum du 1er juillet 2011 sur la Constitution marocaine a permis au roi Mohammed VI de donner au moins, dans le contexte des révoltes arabes, l’illusion d’une démocratisation.
    Etude comparative du texte original de la Constitution marocaine et du nouveau texte adopté par la réforme. Une réforme en trompe l’œil en ce que les pouvoirs du Roi sont encore plus étendus.

    1-Le collier de la Reine : L’affaire du collier de la reine est une escroquerie qui eut pour victime, en 1785, le cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, et qui éclaboussa la réputation de la reine Marie Antoinette.

    2- Harissa.com http://www.harissa.com/news/article/le-maroc-d%C3%A9ment-avoir-offert-un-collier-en-diamants-%C3%A0-tzipi-livni

    3- Sur la problématique du judaïsme marocain cf. à ce propos, l’analyse de Abraham Sarfati https://www.renenaba.com/jordanie-et-maroc-additif
    – Sur le partenariat stratégique entre Israël et le Maroc, Cf. à ce propos La Jordanie et le Maroc, deux voltigeurs de pointe de la diplomatie occidentale
    –1re partie : Hassan et Hussein, le modernisme au service de l’archaïsme https://www.renenaba.com/hassan-et-hussein-le-modernisme-au-service-de-l%E2%80%99archaisme
    2eme partie La Cia de l’un, le Mossad de l’autre https://www.renenaba.com/la-jordanie-et-le-maroc-deux-voltigeurs-de-pointe-de-la-diplomatie-occiden

    4-Abdel Monein Diouri, dans son livre « A qui appartient le Maroc » (Editions l‘Harmattan), chapitre IV « Une diplomatie captive », page 103, soutient que « durant la guerre de juin 1967, des navires israéliens ont fait de discrètes escales techniques dans les ports marocains. Les bases américaines au Maroc ont servi de ponts aériens entre les Etats-Unis et Israël. Les bateaux marocains de pêche en haute mer (propriété du Roi) étaient équipés pour servir au Mossad de système d’écoute des communications téléphoniques, via le détroit de Gibraltar, point de passage des communications internationales entre l4Europe et l4Afrique. Les renseignements recueillis par ce système servaient aussi bien Israël que le Maroc ». De son côté, Agnès Bensimon, auteur eu célèbre « Hassan II et les Juifs », affirme que c’est parce que les services secrets israéliens ont fourni des renseignements très précis quant à un complot visant à tuer le prince héritier en février 1960 que les relations entre le Maroc et Israël ont débuté. L’historien Yigal Bin-Nun dément une telle version des faits. Pour lui, c’est en 1963 que la coopération officielle entre les deux pays a commencé. Quel intérêt pour Hassan II ? Les Israéliens avaient contacté Emile Benhamou, un ami d’enfance de Mohamed Oufkir, afin qu’il les fasse entrer en contact avec le chef des services de sécurité marocains. Après plusieurs tentatives, la rencontre est finalement arrangée en février 1963 chez Benhamou lui-même, rue Victor Hugo à Paris, entre l’agent Yaakov Karoz et Oufkir. Les Marocains craignaient qu’un membre de l’opposition ne se fasse passer pour un représentant du Palais pour acheter des armes. Le Mossad confirmera plus tard qu’il s’agissait d’une fausse alerte. Les relations entre le Maroc et Israël deviennent dès lors officielles. Hassan II craignait que son trône ne soit menacé par le panarabisme. Il faisait mine de sympathiser avec la vague nassérienne qui submergeait le monde arabe ; en réalité, il le faisait pour ne pas se laisser distancer par l’opposition. Selon Yigal Bin-Nun, le Roi a peut-être voulu se rapprocher d’Israël parce qu’il était attiré par ce qu’on appelait alors le « miracle israélien ». Beaucoup étaient fascinés par la capacité qu’avait eue ce jeune Etat à « fleurir le désert », selon l’expression consacrée. L’inexistence des relations israélo-arabes était propice à un rapprochement entre le Palais et les dirigeants israéliens, d’autant plus que Ben Gourion avait décidé d’opter pour la politique dite des Etats périphériques : il fallait développer une ceinture d’Etats lointains mais conciliants. L’intrusion du Mossad au Maroc s’est faite par des voyages clandestins de nombreux agents du Mossad et de leur chef Isser Harel, entre 1958 et 1960. Le premier eut lieu le 1er septembre 1958. Si les autorités marocaines eurent vent de sa visite, elles n’en laissèrent rien paraître, préparant ainsi le terrain à “l’accord de compromis” conclu entre le Palais et Israël favorisant l’exode des Juifs marocains. Plus tard, les officiers Oufkir, Dlimi et bien d’autres se rendirent clandestinement en Israël et des politiques et militaires israéliens firent durant de longues années le chemin inverse. Les archives nationales d’Israël regorgent de documents historiques qui retracent ces liens. Les Marocains auraient souvent demandé aux Israéliens de les renseigner sur les Etats arabes favorables à un renversement de la monarchie alaouite. Israël aurait aussi soutenu le Maroc dans sa “Guerre des Sables” avec l’Algérie en livrant des blindés. Des officiers de l’armée et du Mossad ont formé et encadré la jeune armée royale et les services de sécurité dont le célèbre Cab-1, l’embryon de la DST. En retour, et malgré l’envoi de troupes au Golan jugé “anecdotique”, le Maroc n’a eu de cesse de normaliser l’existence de l’Etat hébreu auprès du monde arabe ou ouvrir à Rabat et à Tel-Aviv des antennes diplomatiques. Israël aurait continué à aider “technologiquement” le Maroc au Sahara, notamment dans la sécurisation du Sud par la construction du Mur de défense, ceinture modernisée de la fameuse ligne Barleev expérimentée dans le Sinaï.
    http://www.mamfakinch.com/au-maroc-en-2011-mieux-vaut-militer-pour-israel-que-pour-la-democratie-o

    5- Selon une dépêche AFP 19 août 2005 : La juive israélienne Hedva Selaa, 53 ans, ancienne, soldate de l´armée israélienne, aujourd’hui réceptionniste dans un hôtel à Eilat, dit être la fille naturelle du “commandeur des croyants” Hassan II et sœur du “nouveau commandeur des croyants” marocains ! C’est le “scoop” présenté- le 19 août 2005 – à la Une d’un supplément du quotidien israélien à grand tirage Yediot Aharonot. Sous le titre “le roi et moi”, Hedva (Selaa est le nom de son mari) pose avec une photo du roi défunt – un cliché censé souligner leur ressemblance. Intitulé “une princesse marocaine”, l’article raconte la romance qu’aurait eue Anita Benzaquen, la mère de Hedva, en 1952, avec le prince héritier Moulay Hassan, alors âgé de 23 ans. Deux enfants seraient nés des amours illégitimes du prince Hassan (future Hassan II) et de sa maîtresse juive Anita, nièce de Léon Benzoïque, figure de la communauté juive marocaine et futur ministre des PTT du premier gouvernement marocain sous Mohamed V. Si Jacky, l’aîné, refuse toujours de parler à la presse, Hedva, la cadette, a décidé de “tout révéler” 8 ans après le décès de sa mère Anita, en 1997. Une mère que Hedva n’hésite pas à qualifier de femme frivole et multipliant les aventures. “Un test ADN n’est pas envisageable, admet Hedva, et mon frère Jacky a brulé toutes les archives de notre mère après sa mort”.
    Son récit s’appuie sur des recoupements familiaux. La réceptionniste ne demande rien, et notamment pas d’argent. Son unique souhait, dit-elle, est de “rencontrer mon demi-frère, le roi Mohammed VI”. Pour tenter de donner suite à cette demande, Yediot Aharonot a, contacté Badreddine Radi, un fonctionnaire du ministère de la Communication à Rabat. Après “24 heures de réflexion”, dit le quotidien israélien, le marocain a décliné l‘offre.

    6- Quand le Maroc offre de « généreux cadeaux » aux criminels de guerre israéliens. Selon le quotidien israélien Maariv, du mercredi 13 juillet 2011, le parlement israélien a pris la décision de dévoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israéliens par des personnalités étrangères. Maariv révèle ainsi que « Lalla Salma » a offert un « collier en or » à Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009. Madame Tzipi Livni, a séjourné au Maroc à l’invitation de l’Institut Amadeus pour le Forum MEDays organisé à Tanger, du 19 au 21 novembre 2009, le think tank de Brahim Fassi Fihri, fils du ministre marocain des Affaires étrangères Taib Fassi Fihri. La famille royale marocaine compte parmi les plus « généreux donateurs » de cadeaux aux responsables de l’Etat hébreu. En 1981, pour remercier Shimon Peres de sa venue au Maroc pour rassurer le régime des soutiens juifs américains. Le Commandeur des croyants lui avait offert une cargaison complète de vin de bon cru de ses vignes personnelles, chargée à bord de l’avion qui le transportait en Israël ! URL courte : http://www.demainonline.com/?p=6338 the Hebrew-language daily Maariv reported Thursday http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/145701
    Tzipi Livni, dont la famille originaire de Pologne, est la fille du chef des opérations de l’Irgoun. A ce titre, en 1946 et sur ordre de Menahem Begin, il avait organisé le célèbre attentat à la bombe contre l’hôtel King David, où se trouvait le QG britannique, et qui a coûté la vie à 91 Anglais, Arabes et Juifs. Plus tard et toujours aux côtés de Begin, Livni père a été l’un des architectes de la naissance du Likoud et de la victoire du parti qui a porté Begin au pouvoir en 1977. Au décès de son père, Tzipi Livini a cherché à succéder à son paternel à la Knesset sur le ticket du Likoud, optant pour un slogan bien particulier : « Mon nom est une institution » Un slogan lourd de sens car, en hébreu, le mot « institution » signifie Mossad, le nom des services secrets israéliens, en référence à son passage au Mossad, où elle fut un agent clé en Europe pour quatre ans, dans les années 80. Et notamment en France -elle est francophone- où elle a dirigé une « safe house » (maison sécurisée servant de base arrière ou de lieu de repli) pour ses collègues du Mossad au moment où le service entamait une campagne d’assassinats en Europe. Elle était notamment en poste en France en 1980, lorsqu’un scientifique égyptien spécialisé dans le nucléaire et travaillant pour Saddam Hussein a été assassiné dans la chambre de son hôtel parisien par le Mossad. Le gouvernement israélien a refusé de confirmer officiellement que le service était derrière cet assassinat mais le Premier ministre de l’époque, Menachem Begin, a glissé un jour à un journaliste américain qu’il espérait que la France qui aidait l’Irak avait« appris la leçon ». Tzipi Livni était toujours en poste en Europe lorsque un dirigeant de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), Mamoun Meraish, a été tué par des balles tirées par un agent du Mossad à Athènes, en Grèce, en 1983. Un assassinat où, pour le Times de Londres en date du 1er juin 2008, Tzipi Livni était impliquée. A la suite du meurtre de Mamoun Meraish, Livni est rentrée en Israël pour reprendre ses études de droit. En cause selon le Times, de trop fortes « pressions » dans son boulot d’agent secret. Etait-elle elle-même l’un des tueurs dans cet assassinat et dans d’autres, comme le prétend la presse britannique ? Lorsqu’elle se lance dans la politique au sein du Likoud, elle devient vite une disciple d’Ariel Sharon, l’homme qu’une commission officielle israélienne a désigné comme étant « personnellement responsable » du massacre dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982. Par la suite, elle sera sous le patronage de Sharon ministre de la Coopération régionale, ministre de l’Agriculture, ministre de l’Absorption des immigrés et ministre de la Justice. Elle suivra Sharon lorsqu’il claque la porte du Likoud en 2005 pour fonder Kadima. Quand Ehud Olmert succède à Ariel Sharon comme Premier ministre, Tzipi sera nomme vice premier ministre et ministre des Affaires Etrangères..

    7- L’Institut Amadeus : Créé en 2008, basé à Rabat, Amadeus est un « think tank » marocain, indépendant, qui se présente comme un centre d’expertise, de réflexion, de conseil, de proposition et de consultation, une plateforme d’échanges, de rencontres et de coopération Nord-Sud et Sud-Sud. Amadeus bénéficie du partenariat d’une vingtaine d’entreprises notamment Alsthom, la chaine hôtelière Movenpick, l’Hebdomadaire Jeune Afrique, Maroc Telecom Et Medi1 SAT. Animé par une équipe de quinze personnes composées de managers, de chercheurs et d’experts avec des pôles de compétence et des horizons culturels diversifiés, il se propose de consolider l’image de marque du Maroc et de la région du Maghreb, au niveau international, en menant des actions de lobbying.
    L’équipe dirigeante est composée des trois personnalités suivantes :

    –Brahim Fassi-Fihri : Diplômé en sciences politiques de l’Université de Montréal, le président de l’Institut Amadeus a effectué de nombreux travaux de recherche dans le domaine des relations internationales. Brahim fonde l’association Amadeus en 2005. En 2007, il approfondit sa connaissance des enjeux euro-méditerranéens en intégrant la Direction Générale des Relations Extérieures de la Commission Européenne. Il est nommé durant cette période responsable du comité d’organisation de la 11eme conférence ministérielle Euromed de la Transition économique. En tant que Président de l’Institut Amadeus, Brahim coordonne l’ensemble des activités de l’Institut et apporte son expertise des enjeux politiques et géostratégiques contemporains. Il est l’initiateur et le créateur des MEDays, un forum international organisé chaque année à Tanger. Brahim a développé un réseau international de personnalités de la sphère politique et économique et des medias, faisant des MEDays le rendez-vous annuel des pays den la région sud.

    –Mekki Lahlou : Diplômé en sciences politiques de l’Université de McGill à Montréal, titulaire d’un Master en relations internationales et droit international à Sciences Po Paris et doctorant en droit aérien Mekki est un spécialiste des relations internationales. Il a travaillé dans la fonction publique internationale et s’est par la suite spécialisé dans les problématiques de la libéralisation et de la déréglementation du transport aérien international, notamment lors de son séjour à l’Association du Transport Aérien International à Genève. A l’Institut Amadeus, Mekki s’occupe plus particulièrement des relations extérieures, et notamment des partenariats et du financement des activités de l’Institut.

    –Younès Slaoui : Vice-président et co-fondateur de l’Institut Amadeus Issu de l’Ecole Nationale d’Administration française (ENA), promotion Jean-Jacques Rousseau, et diplômé de l’EM Lyon, Younes est spécialisé en administration publique, en stratégie et en finance d’entreprise. Ses expériences à Calyon et DTZ lui ont permis de participer à des opérations de financement d’entreprises et de conseil financier. Au cours de son expérience au sein de la Direction Générale française de l’Énergie et du Climat, il a intégré l’équipe du Plan Solaire Méditerranéen de l’Union pour la méditerranée (UPM) et a été chargé d’un rapport sur le financement du nucléaire. Younes a également collaboré à la réflexion stratégique et à l’étude du développement international du groupe EM Lyon en tant que chargé de mission auprès du directeur général de cette institution. Au niveau associatif, Younes a occupé en 2006 la fonction de Président de l’AMGE Lyon et Vice-président régional de l’AMGE (Association des Marocains des Grandes Ecoles). Younes apporte ses connaissances des enjeux et problématiques de développement économique et social, et est un acteur de premier rang dans l’élaboration.

    8 – Sentence philosophique du blog « Princesse de Clèves islamo-gauchiste ».

    9 – Alexandre Adler, Rachida Dati, le Maroc et les chantres de la démocratie « contrôlée » blog du monde diplo lundi 4 juillet 2011, par Alain Gresh http://blog.mondediplo.net/2011-07-04-Alexandre-Adler-Rachida-Dati-le-Maroc-et-les                                                                                                                                                       https://www.renenaba.com/le-collier-de-la-reine


  • Je suis très étonné par les nouveaux résultats de l’« audit » Lighthouse, disponible par exemple dans les outils développeur de Chrome. Ça me colle des scores pourris essentiellement pour une entrée spécifique :

    Has significant main thread work 13 160 ms

    Consider reducing the time spent parsing, compiling and executing JS. You may find delivering smaller JS payloads helps with this.

    Exemple :
    https://orientxxi.info/outils/la-lettre-d-information/archives/la-lettre,2766

    Ça me donne ceci (13 secondes ?) :

    Or c’est le format de la newsletter, c’est tout de même une page particulièrement simple. Et… qui ne contient pas une ligne de Javascript.

    D’après la fiche de Lighthouse, ça simule le test sur un Nexus 5X. Une appareil de 2015, qui est encore vendu (si je ne me trompe pas de modèle) encore vachement cher (plusieurs centaines d’euros). C’est loin d’être un modèle bas de gamme même de nos jours.

    La même page s’affiche très bien (et plutôt rapidement) sur mon antédiluvien iPad première génération (2010… RAM notoirement insuffisante). La page s’affiche instantanément sur une petite tablette Nexus 7 de 2013. Et elle s’affiche également instantanément sur la tablette ultra-pourrie Logicom achetée 80 euros au supermarché (histoire justement de tester sur une toute petite config).

    Du coup, je ne pige pas ce que sont ces chiffres qui annoncent des 13 secondes de calculs sur du Javascript qui n’existe pas, des 10 secondes avant que la page soit interactive…


  • Je découvre le mag récent Pan African Music par l’intermédiaire d’un lien de Rocé disant qu’il a participé au dernier album du malien Pédro Kouyaté :
    http://pan-african-music.com/pedro-kouyate-vis-ta-vie
    dans lequel il y a aussi Oxmo ou Mamani Keita.
    https://www.deezer.com/fr/album/75582082

    Du coup, je découvre plein de choses en suivant les suggestions et menus… Beaucoup trop de choses à écouter, ça va encore me prendre la journée voire le week-end entier, cloitré dans ma chambre à écouter de la musique… Je suis tombé dans un nouveau puits sans fond.

    Sachant que je suis du genre à avoir les larmes aux yeux quand j’entends de la kora :

    Il est temps que tout le monde connaisse Ablaye Cissoko
    http://pan-african-music.com/ablaye-cissoko
    https://www.youtube.com/watch?v=-xGupCsHjbg

    Et comme ce dernier travaillait avec Habib Faye, le bassiste et arrangeur de Youssou N’dour notamment, qui est mort récemment (je ne connais pas du tout tout ce monde hein, je découvre) :

    Habib Faye s’est retiré en laissant un grand vide, et beaucoup d’héritiers
    http://pan-african-music.com/habib-faye-sest-retire-en-laissant-un-grand-vide-et-beaucoup-dher

    Sans rapport mais dans le menu des trucs récents :

    Clip du jour : Fuse ODG – Bra Fie (Come Home) feat. Damian Marley (ping @sinehebdo, pour le clip violence policière un peu, même si le thème principal est le retour en Afrique)
    http://pan-african-music.com/clip-du-jour-fuse-odg-bra-fie-come-home-feat-damian-marley
    https://www.youtube.com/watch?v=4nwS0Lb0kEc

    #musique #Afrique #Pédro_Kouyaté #Ablaye_Cissoko #griot #kora #panafricanisme


  • Egypt : ‘We will kill the men and children and leave you to live the rest of your lives in misery’ | MadaMasr
    https://madamasr.com/en/2018/11/06/feature/politics/we-will-kill-the-men-and-children-and-leave-you-to-live-the-rest-of-your-l

    Safwat Shehata, a man in his 40s from Upper Egypt’s Minya Governorate, stands outside the entrance of the emergency room at the Sheikh Zayed Hospital on the outskirts of Cairo. Inside, four of his relatives are receiving treatment for injuries sustained in Friday’s militant attack, in which gunmen ambushed Coptic Christians returning from a trip to the St. Samuel Monastery in Minya.

    The assailants injured at least 20 people in the attack and killed seven more. Six of those killed were Shehata’s relatives, ranging in age from 12 to 55 years old.

    At first, Safwat was unaware that his relatives were killed and injured in the attack — he did not even know they were visiting the monastery that day. “I saw news of the attack on the internet and I scrolled through the pictures on social media. I thought that the casualties were from [the governorate of] Sohag. I didn’t know that my cousins and their families were going on that day,” he says.

    Seeing images of bodies covered in blood, Safwat asked God to have mercy on their souls. He kept monitoring news of the attack on Facebook until he received a call from a relative informing him that his cousin-in-law, Youssef Shehata, and five members of his family were dead.

    “You must go and save the wounded in Cairo,” the relative told Safwat between cries. “The bodies are being buried here.”


  • Berliner Sehenswürdigkeiten - Die Hauptstadtrepräsentanzen von Telekom und Bertelsmann
    https://www.telekom-hauptstadtrepraesentanz.com/hsr-de

    Die Telekom Hauptstadtvertretung befindet sich in der Französischen Straße Ecke Oberwallstraße, also in dem Teil der Französischen, der gerade nicht mehr zur Friedrichstadt gehört sondern schon auf dem historischen Friedrichswerder liegt. Das ist der älteste Teil Berlins zusammen mit Altkölln/Spreeinsel und Altberlin/Nikolaiviertel jenseits der Spree. Nobel, nobel.

    So eine Lage toppt nur noch die Bertelsmann Stiftung mit ihrer Kommandantur Unter den Linden 1. Die Bertelsmännchen haben ganz demonstrativ auf Historie gesetzt und den Platz des ehemaligen Gebäudes des DDR AUßenministeriums besetzt. Nicht schlecht, aber der echte Coup (d’État?) ist die symbolische Übernahme der Funktion des Berliner Stadtkommandanten:

    Die Berliner Republik ist eine Bertelsmannrepublik.

    Dennoch kommt die Kanzlering zur Telekom und nicht zu Bertelsmann. Gute Arbeit! Ach, da warse schon? Na dann ...

    Jetzt könnte man noch darauf hinweisen, dass die schicke Bertelsmannadresse „Unter den Linden 1“ Teil des megalomanischen Naziprojekts „Welthauptstadt Germania“ ist. Vor Projektbeginn besaß das Hotel Adlon die beste Adresse Berlins. Das hat heute Nummer 77 und ist damit das Vorvorletze am Platz.

    https://www.telekom-hauptstadtrepraesentanz.com/hsr-de/anfahrt
    Französische Straße 33 a-c

    Berliner Adreßbuch. Ausgabe 1932 (Unter den Linden)
    https://digital.zlb.de/viewer/readingmode/34115495_1932/5286

    https://www.kempinski.com/en/berlin/hotel-adlon/contact-us
    Hotel Adlon, 10117 Berlin, Unter den Linden 77

    Kommandantenhaus
    https://de.wikipedia.org/wiki/Kommandantenhaus_(Berlin)

    Gerade und ungerade Hausnummern in Berlin
    https://hausnummern.tagesspiegel.de/#3zj2xwh

    #Berlin #Geschichte #Telekom #Bertelsmann #Mitte #Unter_den_Linden #Hausnummern #Französische_Straße #Werderscher_Markt #Friedrichswerder #Cölln #Nikolaiviertel #Germania


  • Dire la #violence des #frontières. Mises en mots de la migration vers l’Europe

    Considérant les pratiques langagières comme partie intégrante des pratiques migratoires, ce dossier s’intéresse aux mises en mots de la #mort et de la violence aux frontières dans le cadre des migrations vers l’Europe. Ces mises en mots sont appréhendées à différents niveaux, qu’il s’agisse de leurs productions depuis les espaces institutionnels (organisations internationales, espaces politiques à l’échelle européenne ou étatique) ou de leurs réceptions par les migrants, au cours de leur voyage vers l’Europe ou après coup, lorsqu’ils y sont arrivés, ou encore de retour dans leur pays de résidence après une expulsion. L’approche par le #langage, correspondant à la fois à une prise en compte des discours produit sur les migrants et de la parole prise par ces derniers dans des cadres discursifs divers, est au cœur du dossier thématique de ce numéro : en déclinant la manière dont sont exprimées, dans des cadres discursifs divers, les mises en mots de la mort sociale, de la disparition, de l’arbitraire institutionnel, ou encore du sécuritaire et de l’humanitaire, etc., cette perspective permet de penser l’objet frontière tout en offrant une grille de lecture des inégalités socio-spatiales à l’heure de la mondialisation.

    Cécile Canut et Anaïk Pian
    Éditorial [Texte intégral]
    Editorial
    Editorial
    Cécile Canut
    « Tu ne pleures pas, tu suis Dieu… » Les #aventuriers et le spectre de la mort [Résumé | Accès restreint]
    “You don’t cry, you follow God…” Adventurers and the Specter of Death
    « No lloras, sigues a Dios… » Los aventureros y el espectro de la muerte

    Anaïk Pian
    Les #espaces_discursifs de la frontière : mort et arbitraire dans le voyage vers l’Europe [Résumé | Accès restreint]
    Discursives Spaces of Border: Death and Arbitrariness in Journeys towards Europe
    Espacios discursivos de la frontera: la muerte y lo arbitrario en viajes hacia Europa

    Charles Heller et Antoine Pécoud
    Compter les morts aux frontières : des contre-statistiques de la société civile à la récupération (inter)gouvernementale [Résumé | Accès restreint]
    Counting Migrant Deaths at the Borders: From Civil Society’s Counter-statistics to (Inter)governmental Recuperation
    Contabilizar los muertos en las fronteras: de las contra-estadísticas de la sociedad civil a la recuperación (inter)gubernamental

    Jacinthe Mazzocchetti
    Dire la violence des frontières dans le rapport de force que constitue la procédure d’asile. Le cas d’Ali, de l’Afghanistan en Belgique [Résumé | Accès restreint]
    Telling the Violence of Borders in the Power Relations that Constitutes the Asylum Process. The Case of Ali, from Afghanistan to Belgium
    Contar la violencia de las fronteras en el equilibrio de poder representado por el procedimiento de asilo. El caso de Ali, de Afganistán a Bélgica

    Carolina Kobelinsky
    Exister au risque de disparaître. Récits sur la mort pendant la traversée vers l’Europe [Résumé | Accès restreint]
    Existing at Risk of Disappearing. Narratives on Death during Border Crossing
    Existir arriesgando desaparece. Relatos sobre la muerte durante la travesía hacia Europa

    Annastiina Kallius
    The East-South Axis: Legitimizing the “Hungarian Solution to Migration” [Résumé | Accès restreint]
    L’axe Est-Sud : légitimer la « solution hongroise à la migration »
    El eje Este-Sur: legitimación de la «solución húngara a la migración»

    https://journals.openedition.org/remi/8596
    #revue #mots #vocabulaire #terminologie


  • Netflix : quand la série s’adapte aux goûts du client
    https://www.franceinter.fr/emissions/la-fenetre-de-la-porte/la-fenetre-de-la-porte-09-octobre-2018

    #Netflix personnalise le visionnage des séries et des films. Mais avec des fins alternatives, on franchit une étape supplémentaire, puisque l’objet lui-même s’adapte aux goûts du client de Netflix (et on pourrait tout à fait imaginer que bientôt, la plateforme choisisse la fin pour moi, parce qu’après tout, ayant des données très précises sur mon visionnage, elle connaît mes goûts). 

    Si tant est que ce type d’initiative se développe, cela pose question sur la capacité à créer du récit commun. 

    Si on n’a pas vu la même fin de film, la même fin de série, comment on va en parler ensemble ? 

    Comment va-t-on l’interpréter ? 

    Comment ça va nous servir pour nous construire ? 

    Bref, il me semble que ça relève d’une incompréhension assez fondamentale de ce à quoi sert la #fiction

    Personnellement, je n’ai pas envie qu’on me demande de choisir la fin d’une histoire. En matière de fiction, je jouis de me soumettre à l’autorité. Et donc, je me permets ici de prédire solennellement l’échec de cette initiative.

    #personnalisation #black_mirror @xporte


  • La Palestine vue par une psy - Samah Jabr,
    Mardi 19 juin 2018 | Dominique Vidal

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=164&v=ZQj4LOXIKtY

    Rencontre avec : Dr. Samah Jabr, psychiatre psychothérapeute et écrivaine palestinienne, diplômée de l’université de Al Quds à Jérusalem, de l’université Paris VI et Paris VII à Paris, et de l’Institut israélien de psychothérapie psychanalytique. Elle traite les dommages psychologiques de l’occupation israélienne, à la fois au niveau de l’individu et de la communauté palestinienne. Elle a dirigé le Centre médico-psychiatrique de Ramallah et aujourd’hui est à la tête de l’unité de service de santé mentale en Palestine en parallèle de son travail dans le secteur privé comme clinicienne et formatrice. Son parcours a récemment fait l’objet d’un documentaire, Derrière les fronts : résistances et résilience en Palestine réalisé par Alexandra Dols, qui a initié l’écriture de son dernier ouvrage Derrière les fronts : chroniques d’une psychiatre psychothérapeute palestinienne sous occupation (avec Alexandra Dols et Youssef Seddik, Editions PMN, 2018). Modération : Dominique Vidal, historien et journaliste.


  • Mon amusaire de tria
    Polit bofon palhassa
    N’ai lo còr que risoleja
    Òm se’n trufa de tos aires
    Ta fotò se pòt pas faire
    Pr’aquò siás lo mieu cap d’òbra

    L’as pas la Cara grèca ?
    As la boca un pauc flaca ?
    Quand la dobrisses e que parlas
    Siás fin ?

    Mès toquèsses pas un pieu
    Pas se t’interèsse ieu
    Demòra pichon palhassa
    Demòra
    Cada jorn es lo jorn de Palhassa

    https://www.youtube.com/watch?v=UOEIQKczRPY

    My funny valentine Sweet comic valentine You make me smile with my heart Your looks are laughable Unphotographable Yet you’re my favorite work of art Is your Figure less than Greek? Is your mouth a little weak? When you open it to speak Are you smart? But don’t change a hair for me Not if you care for me Stay little valentine stay Each day is Valentines day


  • Photos : Oil Spills After Tunisian Ferry T-Bones Anchored Containership in Mediterranean – gCaptain
    https://gcaptain.com/photos-oil-spills-after-tunisian-ferry-t-bones-anchored-containership-in-m


    photo : Préfecture maritime de la Méditerranée

    Authorities in France and Italy are responding to a major oil slick after a ferry collided with an anchored containership in the Mediterranean Sea off the island of Corsica.

    The collision occurred Sunday morning when the Tunisian roll-on/roll-off ferry Ulysses collided broadside with the Cypriot registered containership CLS Virginia approximately 17 miles (28 km) north of Cape Corsica. 

    The collision caused a breach of the containership’s hull measuring several meters and resulting in the release of bunker fuel.

    An oil slick measuring 20 km long by several hundred meters wide has been observed moving to the northwest, moving away from Corsica, according to France’s Maritime Prefecture for the Mediterranean.

    Photos show the bow of the ferry embedded in the starboard side of the containership, which is not loaded with any containers.


  • The Rock Test: A Hack for Men Who Don’t Want To Be Accused of Sexual Harassment
    https://medium.com/@annevictoriaclark/the-rock-test-a-hack-for-men-who-dont-want-to-be-accused-of-sexual-harassmen


    Traite-la comme The Rock!!!

    While navigating professional relationships can often require that dreaded thing known as “any amount of work at all”, there is hope. You see, by following this one simple rule, you too can interact with women as people.

    It’s as clear cut as this: Treat all women like you would treat Dwayne “The Rock” Johnson.

    I know, this sounds weird, but trust me, this is a visualization exercise that will work wonders in your dealings with the women in your workplace. When a woman approaches you, just replace her in your mind with The Rock. Then, behave accordingly.

    • @monolecte, on voit toutes et tous bien ce qui est en jeu ici et à quels hommes une telle « consigne » est adressée en revanche je ne trouve pas l’idée même très opérante, pas davantage que n’est le conseil voisin de tenter d’imaginer au réveil et en pyjama telle ou telle personne qui nous impressionne en général de part sa fonction. Non seulement cela ne fonctionne évidemment pas (je sais que le conseil de cet article n’est pas littéral), mais en plus il véhicule une manière de penser les rapports entre les personnes fondée essentiellement sur ce qu’elles nous renvoient physiquement, je n’ai sans doute pas besoin de faire la liste de tous les types de physiques pour lesquels une telle manière de penser les rapports est problématique.

      S’il devait y avoir « éducation » de ceux qui ont effectivement de la difficulté à entretenir une relation si ce n’est normale, disons saine, avec une femme dans un cadre professionnel (et pourquoi limiter cette rééducation au seuil cadre professionnel), il me semble que ce serait justement dans la direction d’une pleine acceptation de cette différence (objective) d’une part et d’autre part encore dans le respect que cette différence n’équivaut pas désir (subjectif).

      Par ailleurs si tu demandes à un homme (auquel tu as justement besoin de demander ce genre d’ajustements) de considérer son interlocutrice comme s’il était en face d’une armoire à glace, est-ce que plus ou moins consciemment tu ne plantes pas la petite graine qui, au contraire, insinue qu’il est un homme et qu’il est potentiellement perceptible physiquement (quand bien même il ne disposerait pas de tous les attributs du Rock en question) comme une armoire à glace, ce pourquoi, je te l’accorde, il n’a pas nécessairement besoin de tels encouragements, fussent-ils inconscients.

      Les raisonnements qui sont fondés sur la transposition dans un autre domaine (par exemple comparer la façon de raisonner d’une personne au fonctionnement d’un ordinateur, les métaphores sportives etc…), ne sont pas des raisonnements aussi porteurs qu’ils paraissent. Pire ils contiennent souvent leur part perverse de limitation de la pensée : fort heureusement personne ne raisonne comme un ordinateur et par bonheur également nos vies sont plus complexes que tout ce qui peut se passer sur une étendue de pelouse verte.

      Sans parler, mais je suis sûr que tu l’as compris à demi-mots, que ce n’est pas rendre service aux armoires à glaces non plus d’être cantonné dans ce rôle de repoussoir. Rien ne me fait plus horreur quand je perçois le début de ce genre de perception de ma « petite » personne, alors que je préférerais, mais tellement, que d’autres de mes éventuelles qualités entrent en ligne de compte.

    • Bien que je comprenne les arguments de @philippe_de_jonckheere je dois dire que j’ai utilisé ce genre de « calcul » dans mon éducation antisexiste. Non pas dans des cas de potentiels harcèlements sexuels, mais dans des cas plus banals : une personne à côté de moi fait quelque chose qui me dérange modérément (joue avec son téléphone avec le volume à fond), et je vais lui faire une remarque pour lui demander d’arrêter (ou de baisser le volume). A ce moment, je me demande toujours si je vais aller oser parler à cette personne parce que c’est une femme ou quelqu’un de moins corpulent que moi. Est-ce que j’oserais aussi lui dire, et sur le même ton, ce que je vais lui dire si c’était un mec baraqué ? Si oui, je le fais. Si non, alors c’est que ça ne me dérange pas tant que ça



  • Pourquoi Donna Strickland n’était pas sur Wikipédia avant d’avoir son Nobel de physique

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/10/03/pourquoi-donna-strickland-n-etait-pas-sur-wikipedia-avant-d-avoir-son-nobel-

    Lorsque #Donna_Strickland a obtenu le prix #Nobel de physique mardi 2 octobre, collectivement avec deux autres scientifiques, pour ses travaux sur les lasers, la chercheuse canadienne n’avait pas de page #Wikipédia, contrairement à ses deux confrères. Pourtant, au mois de mai, un brouillon de page à son nom avait été soumis pour création – avant d’être rejeté par un éditeur de l’encyclopédie en ligne.

    Ce rejet a, depuis mardi, valu de nombreuses critiques à l’encyclopédie, sur laquelle les scientifiques femmes sont nettement moins bien représentées que leurs homologues masculins. Plus de 80 % des notices biographiques du site sont en effet consacrées à des hommes, et la disproportion est encore plus importante pour les scientifiques.

    #Jimmy_Wales, le fondateur de Wikipédia, a réagi à la polémique, soulignant qu’il s’agissait d’un sujet « important ». « C’est l’une des choses qui doit changer sur Wikipédia », a-t-il déclaré dans un message publié sur Twitter.

    [...]

    L’encyclopédie a-t-elle failli ou non dans ce dossier ? « Journalistes, si vous vous apprêtez à reprocher à Wikipédia sa couverture des femmes, commencez par balayer devant votre porte », s’est agacée #Katherine_Muahahar, directrice de la fondation Wikimédia, consacrée à promouvoir l’encyclopédie. « Nous sommes un miroir des discriminations du monde, nous n’en sommes pas la source. Nous ne pouvons pas écrire d’articles sur ce que vous ne couvrez pas. »

    Elle a également égratigné le monde de la recherche : « Quand vous ne reconnaissez pas, n’écrivez pas, ne publiez pas ou ne favorisez pas les femmes, les queers, les personnes de couleur et les autres, vous les effacez, eux et leurs contributions. »

    La faute est-elle du côté de Wikipédia, des médias, de la recherche ? « Nous vivons dans un monde où une femme a remporté un prix Nobel sans même avoir été promue professeure, et vous vous demandez pourquoi les femmes quittent le monde universitaire », déplore ainsi une jeune chercheuse sur Twitter. « Entre son statut et la débâcle de la page Wikipédia, ce qui est sûr, c’est que son travail n’est (ou du moins, n’était) pas considéré comme il aurait dû. Ce qui semble récurrent chez les femmes dans le monde universitaire. »

    #page_à_supprimer



  • En dix ans, le nombre de personnes condamnées pour viol a chuté de 40 %
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/09/14/en-dix-ans-le-nombre-de-personnes-condamnees-pour-viol-a-chute-de-40_5354839

    Le nombre de plaintes pour viol et agression sexuelle augmente, mais, depuis l’affaire d’Outreau, les exigences en matière de preuves sont plus fortes

    Le constat a de quoi surprendre. Le nombre de condamnations pour viol par la justice française a chuté de quelque 40 % en dix ans, selon le service statistiques de la chancellerie. De 1 652 condamnations par les cours d’assises pour ce crime en 2007, dont 1 350 pour viol aggravé, on est tombé à 1 003 condamnations en 2016, dont 851 pour viol aggravé, selon des données publiées le 6 septembre, sans la moindre explication.

    La libération de la parole sur ces infractions, alors que la police estime pourtant que seule une victime de viol sur dix porte plainte, serait-elle une vue de l’esprit ? Ou la justice serait-elle sourde aux appels des gardes des sceaux successifs à une répression plus sévère de ce fléau ?

    Le contraste apparaît saisissant comparé avec l’évolution rigoureusement inverse du nombre de plaintes pour viol enregistrées par la police ou la gendarmerie : 14 130 personnes se sont déclarées victimes de tels faits en 2016, soit 40 % de plus en dix ans (un pourcentage calculé par nos soins à prendre avec précaution puisque la méthode de comptage du ministère de l’intérieur a changé au cours de la période).

    Aucun des magistrats contactés, au siège comme au parquet, pour réagir à ces chiffres-chocs ne semblait avoir conscience d’une baisse nationale du nombre de sanctions pour ce crime, et encore moins de son ampleur. Cette tendance n’a rien d’un accident statistique, elle frappe par sa régularité sur la période. Le phénomène aurait une origine multifactorielle.

    Tendance contre-intuitive

    Il serait tentant d’y voir la marque de la « correctionnalisation » dont les parquets et les juges d’instruction usent depuis quelques années. En déqualifiant des faits de viols – un crime – en agression sexuelle – un délit –, les magistrats orientent la procédure vers les juges professionnels du tribunal correctionnel, réputés moins sensibles au doute que les jurés d’assises, lorsque le dossier ou la personnalité de la victime comporte des fragilités. Ce circuit est parfois aussi choisi pour accélérer tout simplement la survenue du procès, en évitant les cours d’assises totalement débordées.

    LA PEINE PRONONCÉE POUR UN VIOL EST EN MOYENNE DE 9,6 ANNÉES DE PRISON FERME

    Or, le nombre de condamnations judiciaires pour agressions sexuelles, y compris, donc, les viols « correctionnalisés », a lui aussi chuté en dix ans, certes dans une proportion moindre : moins 20 %, à 4 602 condamnations. Cette tendance concerne également les atteintes sexuelles sur mineurs, dont on relève 332 condamnations en 2016, soit 24 % de moins en une décennie.

    Pour autant, on ne peut pas parler d’un accès de clémence de la justice puisque, dans le même temps, « on constate un alourdissement des peines prononcées au cours du temps, qui concerne aussi bien les viols que les agressions sexuelles », notent les statisticiens de la chancellerie. La peine prononcée pour un viol est en moyenne de 9,6 années de prison ferme. Dans les cas de récidive, relativement peu nombreux puisque seuls 6 % des condamnés avaient déjà un casier judiciaire avec une condamnation pour violences sexuelles, le quantum moyen de la peine est de 15,7 ans ferme.

    Au ministère de la justice, on invoque plusieurs facteurs pour expliquer cette tendance contre-intuitive. D’abord l’engorgement de la justice. En bout de chaîne, les dossiers de viols en attente de procès devant les cours d’assises s’accumuleraient (mais aucun chiffre n’est disponible), avec autant d’éventuelles condamnations reportées dans le temps. En amont, la durée des informations judiciaires s’allonge, sous le double effet de l’encombrement des cabinets de juges d’instruction et du recours croissant aux techniques scientifiques d’enquête, comme les analyses ADN.

    Enfin, l’allongement, en 2004, du délai de prescription des viols et agressions sexuelles sur mineurs à vingt ans, à compter de leur majorité de la victime, a sans doute contribué à faire émerger des plaintes pour des faits anciens, que la justice met davantage de temps à démêler.

    « L’aveu survalorisé »

    Mais Youssef Badr, porte-parole de la chancellerie, observe un « effet Outreau » : les années 1990 et le début des années 2000 avaient été marquées par une forte progression du nombre de condamnations. L’opinion publique, elle, était sidérée par le nombre de victimes dans l’affaire du « violeur et tueur de l’Est parisien », Guy Georges, dans le scandale Marc Dutroux en Belgique, et surtout dans l’affaire d’Outreau, dans laquelle dix personnes seront condamnées en première instance à de la prison ferme pour pédophilie. Mais en décembre 2005, l’acquittement général en appel avait clos cinq années de feuilleton médiatico-judiciaire.

    A partir de 2005, la chancellerie constate une diminution du nombre d’affaires nouvelles pour infractions sexuelles sur mineurs, alors que celles sur les majeurs augmentent, mais surtout une augmentation importante du nombre d’affaires non poursuivables concernant les mineurs. Les magistrats seraient ainsi sensibles aux émotions du moment, de l’opinion et des médias. Finalement, il y a moins de condamnations pour viol en 2016 qu’en 1994 !

    Selon M. Badr, l’affaire d’Outreau a « contribué à renforcer les exigences probatoires dans les enquêtes dans lesquelles les paroles de la victime et de l’auteur s’opposent. Cet effet s’est ressenti sur les infractions de viols, d’agressions sexuelles et d’atteintes sexuelles sur mineurs, avec un plus grand nombre d’acquittements et de relaxes ».

    L’échec de la justice à appréhender de façon sereine ce type de criminalité qui, souvent, a lieu dans le huis clos familial est « sans doute lié à la tradition judiciaire et policière française qui a survalorisé l’aveu », explique un magistrat chercheur qui préfère rester anonyme. « Et quand il n’y a plus d’aveu, il n’y a plus rien dans le dossier ! »

    Déperdition statistique

    D’une manière générale, le décalage entre le nombre de plaintes et le nombre de condamnations s’explique par l’importance des classements sans suite décidés par les parquets. Selon une étude publiée en mars par le ministère de la justice sur les « décisions du parquet et de l’instruction », 73 % des personnes mises en cause dans des affaires de violences sexuelles (viols, agressions sexuelles, harcèlement) bénéficient d’un classement sans suite. Le plus souvent, en raison de preuves insuffisantes pour caractériser l’infraction, de la question du consentement difficile à dénouer dans les affaires conjugales, etc.

    Le classement sans suite est parfois justifié par les souvenirs imprécis de la victime en raison de son état au moment des faits. Un motif qui inquiète les parquets, alors que les agressions à l’égard de personnes alcoolisées ou droguées semblent constituer un phénomène en développement. La déperdition statistique se poursuit au fil de la procédure. Un tiers des auteurs présumés qui ont franchi le premier tamis du parquet et ont été mis en examen par un juge d’instruction bénéficient d’un non-lieu total à l’issue de l’information judiciaire.

    Il est trop tôt pour savoir si l’affaire Weinstein et l’émotion provoquée par l’ampleur du mouvement #metoo et #balancetonporc de fin 2017 se traduiront par une nouvelle inversion de la courbe des condamnations à partir de 2018.

    Les chiffres de la violence sexuelle en France

    Près de neuf personnes sont violées chaque heure en France, soit 206 viols par jour.

    Le nombre de viols serait ainsi de 75 000 par an, dont seulement 16 400 ont été déclarés en 2017 (+ 12% par rapport à 2016). Une hausse notable liée à l’affaire Weinstein et à la campagne de dénonciation des violences sexuelles qui a suivi.

    78 197 personnes étaient inscrites au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) au 31 mars 2018.

    Il y a eu 5,6% de récidives des crimes sexuels en 2016, contre 5,3% en 2015.

    1 012 personnes ont été condamnées pour viol en 2017.

    7 249 personnes étaient détenues pour viol ou délit sexuel au 1er janvier 2015 (soit 12,8% des détenus condamnés).

    90 % des violeurs ne présentent aucune pathologie mentale et 90 % des condamnés sont issus de classes populaires, selon Amnesty international.

    Sources : Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP, ministère de la justice) et Collectif féministe contre le viol (CFCV)


  • Hacking a Prince, an Emir and a Journalist to Impress a Client - The New York Times

    With Israel help

    https://www.nytimes.com/2018/08/31/world/middleeast/hacking-united-arab-emirates-nso-group.html?imp_id=299442091&action=click&m

    The lawsuits also shed new light on the political intrigues involving Israel and the Persian Gulf monarchies, which have increasingly turned to hacking as a favorite weapon against one another.
    Image
    The NSO Group’s actions are now at the heart of the twin lawsuits accusing the company of actively participating in illegal spying.CreditDaniella Cheslow/Associated Press
    The U.A.E. does not recognize Israel, but the two appear to have a growing behind-the-scenes alliance. Because Israel deems the spyware a weapon, the lawsuits note, the NSO Group and its affiliates could have sold it to the Emirates only with approval by the Israeli Defense Ministry.

    Leaked emails submitted in the lawsuits show that the U.A.E. signed a contract to license the company’s surveillance software as early as August 2013.
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    A year and a half later, a British affiliate of the NSO Group asked its Emirati client to provide a sixth payment of $3 million under the original contract, suggesting a total licensing fee of at least $18 million over that period.

    An update the next year was sold through a different affiliate, based in Cyprus, at a cost of $11 million in four installments, according to leaked invoices.

    Tensions between the U.A.E. and its neighbor Qatar reached a boil in 2013 over a struggle for power in Egypt. Qatar had allied itself with the Egyptian Islamist movement that won the elections after the Arab Spring. Then the U.A.E. backed a military takeover that cast the Islamists into prison instead.

    In the escalating feud, each side accused the other of cyberespionage. Hackers broke into the email accounts of two outspoken opponents of Qatar — the Emirati ambassador to Washington, Yousef al-Otaiba, and an American Republican fund-raiser who does business with the U.A.E., Elliott Broidy. Mr. Broidy has filed a separate lawsuit accusing Qatar and its Washington lobbyists of conspiring to steal and leak his emails.

    Other hackers briefly took over the website of the Qatari news service to post a false report of an embarrassing speech by the emir to damage him, and later leaked Qatari emails exposing awkward details of Qatari negotiations over the release of a royal hunting party kidnapped in Iraq. Allies of Qatar blamed the Emiratis.

    The leaked emails disclosed in the new lawsuits may also have been stolen through hacking. Lawyers involved said the documents were provided by a Qatari journalist who did not disclose how he had obtained them.

    The messages show that the Emiratis were seeking to intercept the phone calls of the emir of Qatar as early as 2014.
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    But the Emirati target list also included Saudi Arabia. In the email discussions about updating the NSO Group’s technology, the Emiratis asked to intercept the phone calls of a Saudi prince, Mutaib bin Abdullah, who was considered at the time to be a possible contender for the throne.

    The Emiratis have been active promoters of Prince Mutaib’s younger rival, Crown Prince Mohammed bin Salman. Last year, the crown prince removed Prince Mutaib from his role as minister of the national guard and ordered his temporary detention in connection with corruption allegations.

    In a telephone interview, Prince Mutaib expressed surprise that the Emiratis had attempted to record his calls.

    “They don’t need to hack my phone,” he said. “I will tell them what I am doing.”

    According to the emails, the Emiratis also asked to intercept the phone calls of Saad Hariri, who is now prime minister of Lebanon.

    Mr. Hariri has sometimes been accused of failing to push back hard enough against Hezbollah, the powerful Lebanese movement backed by Iran. Last year, the U.A.E.’s Saudi ally, Crown Prince Mohammed, temporarily detained Mr. Harari in Riyadh, the Saudi capital, and forced him to announce his resignation as prime minister. (He later rescinded the announcement, and he remains prime minister.)

    Mr. Alkhamis, who resigned in 2014 as the editor of the London-based newspaper Al Arab, called the surveillance of his phone calls “very strange” but not unexpected, since he had published “sensitive” articles about Persian Gulf politics.

    The U.A.E.’s use of the NSO Group’s spyware was first reported in 2016. Ahmed Mansoor, an Emirati human rights advocate, noticed suspicious text messages and exposed an attempt to hack his Apple iPhone. The U.A.E. arrested him on apparently unrelated charges the next year and he remains in jail.


  • Senterungdommen (l’organisation pour les adolescent·es)

    http://www.senterungdommen.no/var-politikk

    Selon leur site internet, "ils" veulent structurer les sociétés du bas de l’échelle sociale, "ils" luttent pour une société de personnes indépendantes et libres, ainsi que pour l’égalité, etc...

    Et comme image pour leur matériel de propagande, ils n’ont pas trouvé mieux que ceci :

    Avec cette légende au dos :

    " le Senterungdommen souhaite que toute.tous les élèves soient maîtres d’elles.eux même, et qu’il faut donc construire une école à lur mesure : plus d’infirmières à l’école, plus d’aides pour les devoirs, plus de liens entre le monde du travail et l’école

    Voilà. #sexisme même en Norvège. En discutant avec les ouisitis qui représentaient l’organisation lors de "la semaine politique à Arendal" l’image ne leur posait aucun problème, ils trouvaient même que :

    – « You know, that could possibly be an incentive for the pupils to come to the school and fight against school failures... ».

    – « Which pupils are you speaking of » ?


    • Mille mercis à Laurent :

      Récit. Raffut, le mot et le geste
      Jeudi, 9 Août, 2018
      Alain Nicolas
      https://www.humanite.fr/recit-raffut-le-mot-et-le-geste-659096

      Raffut Philippe De Jonckheere Inculte, 188 pages, 16,90 euros
      Philippe De Jonckheere fait de l’agression dont son fils autiste a été victime un récit plein d’empathie et une réflexion sur le langage et les codes sociaux.

      Pour le profane, «  raffut  », c’est tout simplement du bruit. Pour les amateurs de rugby, c’est un geste autorisé au porteur du ballon qui vise à écarter un défenseur en passant en force, le bras tendu et la main ouverte. Émile, le fils de Philippe De Jonckheere – il ne s’appelle pas Émile, mais, comme tous les protagonistes de cette histoire sauf l’auteur, porte «  un prénom comme ça  » –, a «  raffuté  » un jeune homme, Youssef, qui voulait l’empêcher de ramasser des mégots devant un arrêt de bus. Youssef a riposté en rouant de coups Émile. L’affaire a des suites judiciaires qui peuvent être graves. Parmi les circonstances aggravantes, le fait qu’Émile soit handicapé.

      Émile est autiste. « Enfin autiste c’est vite dit, (…) à la frontière de l’autisme, mais nul ne sait exactement de quel côté de la frontière.  » Le récit de Philippe De Jonckheere est celui d’un homme qui ne cesse de repérer, de longer des frontières de toutes sortes, et parfois de les franchir. Entre « »neurotypiques  » et autistes, entre ceux qui jouent au rugby et les «  manchots  » qui « poussent les citrouilles  », entre ceux qui portent des prénoms comme Youssef ou Farid et ceux qui s’appellent Émile, Sarah, Zoé, entre ceux qui, au tribunal, sont les « victimes  », qu’ils se soient ou non portés partie civile, et ceux qui passent trois jours en garde à vue.

      Racontant cette histoire depuis le moment où il rentre du travail jusqu’à l’audience de comparution immédiate où il rencontre face à face le lycéen de terminale qui a battu son fils, Philippe De Jonckheere, tout en donnant un récit chronologique d’une précision scrupuleuse, ne cesse de s’interroger sur sa place dans ce lacis d’attentes sociales et de lignes de démarcation.

      Entre distance et empathie, il situe, dans les échanges avec son fils, dans les rituels policiers des dépositions, les codes des experts et le cérémonial « brechtien  » de la justice, les jeux de rôle et les enjeux de parole. Se faire comprendre d’un autiste, d’une famille ivoirienne accablée de honte ou d’une présidente de correctionnelle, c’est « aussi une affaire de mots », et même, ajoute l’auteur, « j’y voyais surtout de la poésie ». Des mots, certes, mais terriblement incarnés dans des corps qui savent rappeler leur présence. C’est ce qui fait la beauté de ce livre simple, subtil, dont l’émotion peut, sans crier gare, vous submerger.

      #raffut


    • Sur une touche plus personnelle, je dois bien avouer être considéré comme un nerd - veux, veux pas.
      Alors le big bang theory m’a toujours laissé un arrière goût, allez savoir pourquoi.
      La lumière mise (sans mauvais jeu de mot) sur le ironic lampshading est très intéressante. Les auteurs alors, conscients de leur conscience, l’exhibe aux yeux du plus grand nombre en invoquant leur « second » degré. On arrête pas le progrès du côté de LA apparemment. Mais le sexisme, et le racisme ne sont d’aucun second degré, ils sont réels, et cette petite vidéo le montre bien.

      Le racisme cependant n’est pas abordé assez en détails à mon avis. Le personnage indien, Raj, car c.est bien de cela qu’il s’agit de mettre en valeur. Son exotisme, ses effets incompréhensibles et sa libido indomptée, sauvage (!), sont utilisé.e.s à tour de bras dans un orientalisme précaire ! Saupoudrez de nerditude à votre goût et on revient au Lampshading version raciste.

      Mais en tous cas, super critique, merci mad meg.

      [edit] Et merci @Sandburg :
      « You don’t get a cookie for being a decent being » !

    • C’est vrai qu’il manque une critique sur le racisme via le personnage de Raj, avec l’homophobie qui le caractérise aussi et je pense que pour Wolowitz de nombreux clichés antisémites sont confortés. Peut etre qu’il y a d’autres video là dessus je reviens si j’en trouve.
      Bonne journée