person:yves cochet

  • Le succès inattendu des théories de l’effondrement
    Audrey Garric et Cécile Bouanchaud, Le Monde, le 5 février 2019
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/05/le-succes-inattendu-des-theories-de-l-effondrement_5419370_3244.html

    En compilant des études, des faits, des prospectives, ils assurent que l’on assistera, pour certains au plus tard dans les années #2030, à un effondrement mondial et systémique de la civilisation thermo-industrielle, fondée sur les énergies fossiles. « Cela signifie que dans tous les pays du monde, les besoins de base (alimentation, eau, logement, chauffage, transports, etc.) ne seront plus fournis, à un coût raisonnable, à une majorité de la population par des services encadrés par la loi », explique Yves Cochet, ancien député et ex-ministre de l’environnement, qui dirige aujourd’hui l’Institut Momentum, un cercle de réflexion.

    Une rupture qui sera d’autant plus « violente » que « personne n’est préparé », s’inquiète Julien Wosnitza, qui a signé un ouvrage intitulé Pourquoi tout va s’effondrer (Les Liens qui libèrent, 2018). L’ancien banquier de 24 ans a quitté le domaine de la finance et se consacre désormais à la protection des océans. Il considère que nos représentants « vont à l’inverse de ce qu’il faudrait faire » en menant des politiques de croissance, quand il faudrait prendre « des mesures impopulaires » comme, par exemple, « diviser par dix le niveau de vie de la population ». A l’instar de ses confrères collapsologues, le jeune homme ne croit pas aux politiques de transition écologique – « Il est trop tard ».

    Qui sont les « effondristes » ?

    Désormais, le sujet de la collapsologie a dépassé les cercles d’écologistes radicaux ou de climatologues aguerris. Aucun chiffre n’existe néanmoins pour quantifier la diffusion de ce mouvement. Un questionnaire élaboré par Loïc Steffan, professeur de management à l’université d’Albi et fondateur du groupe Facebook La Collapso heureuse, dans le cadre d’un travail avec ses étudiants, en octobre 2018, donne toutefois un aperçu de qui sont les « collapsologues », « collapsonautes », « effondristes » ou « transitionneurs », selon comment on les nomme. Sur les 1 600 personnes qui ont répondu, 61 % sont des hommes, 40 % ont entre 35 et 49 ans, 85 % ont fait des études supérieures, le plus souvent longues, 64 % vivent en ville ou en banlieue, 30 % se déclarent « très à gauche » (et 28 % ne croient pas à la politique) et 57 % adoptent un mode de vie « plutôt écolo ».

    Nouveau terme : #effondristes

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #Anthropocène #capitalocène

    On l’ajoute à la troisième compilation :
    https://seenthis.net/messages/680147

  • Yves Cochet : pour sauver la planète, il faut « limiter nos naissances » et « mieux accueillir les migrants »
    https://www.crashdebug.fr/international/15554-yves-cochet-pour-sauver-la-planete-il-faut-limiter-nos-naissances-e

    YVES COCHET :..."il faut limiter nos naissances pour mieux accueillir les migrants" = écolo sur le vernis, communiste dans le contenu, confirme IDEOLOGIE CLIMATO-COMMUNISTE

    https://www.breizh-info.com/2019/01/04/109144/limiter-nos-naissances-pour-mieux-accueillir-les-migrants-lincroyable-d

    https://www.ouest-france.fr/environnement/yves-cochet-pour-sauver-la-planete-il-faut-limiter-nos-naissances-et-mi

    *IDEOLOGIE CLIMATO-COMMUNISTE* :...désobéissance civile se généralise et Extinction Rebellion lance l’insurrection pour le climat à la Soros

    = les prophéties confirment le retour du communisme anti-chrétien qui amènera à la Révolution, à la guerre de tous contre tous et tous contre JESUS (...)

    #En_vedette #Actualités_internationales #Actualités_Internationales

  • Yves Cochet : pour sauver la planète, il faut « limiter nos naissances » et « mieux accueillir les migrants »
    https://www.ouest-france.fr/environnement/yves-cochet-pour-sauver-la-planete-il-faut-limiter-nos-naissances-et-mi

    Dans un entretien accordé à L’Obs, l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet propose des mesures pour inciter à faire moins d’enfants afin de limiter le coût écologique de la population et pouvoir accueillir davantage de migrants. Une solution choc pour ce défenseur de la décroissance, qui fait réagir.

    « Renversons notre politique d’incitation à la natalité ! » Dans un entretien remarqué au magazine L’Obs daté du 3 janvier, Yves Cochet dévoile des solutions radicales pour sauver la planète face au dérèglement climatique. Il propose des mesures pour « faire moins d’enfants » et « mieux accueillir les migrants qui frappent à nos portes » afin de limiter l’impact écologique d’une population mondiale toujours plus nombreuse.

    Concrètement, l’ancien ministre de l’Environnement sous Lionel Jospin, propose « d’inverser la logique des allocations familiales » : « Plus vous avez d’enfants, plus vos allocations diminuent jusqu’à disparaître à partir de la troisième naissance. » Et d’ajouter : « Ne pas faire d’enfant supplémentaire, c’est le premier geste écologique. »

    Quant à la réaction (!), il s’agit d’Éric Ciotti …

    • wikipédia : yves cochet
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Cochet

      Après plusieurs candidatures sans succès aux législatives en Bretagne et dans le Nord où il théorise le « nomadisme électoral », il est élu député du Val-d’Oise en 1997 6 ; il fait alors partie des sept premiers élus écologistes au Parlement français. Il devient vice-président de l’Assemblée nationale.

      En 2001, il signe la mise en accusation de Jacques Chirac initiée par Arnaud Montebourg puis retire sa signature en expliquant qu’elle pourrait empêcher sa nomination comme ministre par le président de la République.
      . . . . .
      Considérant que sa circonscription du Val-d’Oise rendait sa réélection aléatoire, il se parachute dans la 11e circonscription de Paris (une partie du 14e arrondissement). Le 16 juin 2002, il y est élu député pour la XIIe législature (2002-2007).

      . . . . .
      En 2005, il a fait campagne pour le « oui » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l’Europe.

      . . . . .
      Il a déclaré être pour la « grève du troisième ventre », c’est-à-dire pour la diminution des aides financières au troisième enfant10. En 2019 il ajoute que cela pourrait « permettre aux occidentaux de mieux accueillir les migrants »11.
      . . . . .
      Le 6 décembre 2011, il est élu député européen, de même que l’UMP Jean Roatta, par l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une procédure exceptionnelle visant à faire désigner les deux eurodéputés supplémentaires prévus par le traité de Lisbonne par l’Assemblée nationale et non par le suffrage universel. À l’approche des élections législatives de juin 2012, son siège reste vacant.
      . . . .

    • Il n’est pas toujours à la traîne Cochet. Durant les années 90, imaginant possible une intersection entre les exigences des chômeurs et précaires alors mobilisés et le gouvernement il avait voulu se faire l’inventeur de la réforme à venir. Il défendait alors la parfaite faisabilité économique d’un #revenu minimum dont le budget... absorberait ceux des APL et des allocations chômage.

      #crapule

  • La collapsologie : un discours réactionnaire ? (Jean-Baptiste Fressoz, Libération)
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/07/la-collapsologie-un-discours-reactionnaire_1690596

    Très en vogue, les théories de l’#effondrement trouvent leur origine chez les élites industrielles et colonisatrices du XIXe siècle. Elles risquent aujourd’hui de négliger la dimension politique des #enjeux_écologiques.
    […]
    Premièrement, le terme d’effondrement est beaucoup trop #anthropocentrique. […] En se focalisant sur l’effondrement à venir de la #civilisation_industrielle, le risque est de se rendre aveugle à tous les effondrements de la #nature qui sont en cours et même déjà très avancés.
    […]
    Deuxièmement, le discours de l’effondrement est très « #occidentalocentré ». Dit plus simplement : c’est une #écologie de riches. Ce que nous vivons est infiniment plus pervers : le #changement_climatique accentue les autres formes de #violence et d’#inégalités. Suprême injustice, il est causé par les riches et persécute surtout les pauvres des pays pauvres. Et c’est d’ailleurs cette caractéristique qui explique l’apathie générale. […] Il faut reconnaître au #capitalisme sa #résilience extraordinaire face aux #désastres de tout ordre.
    […]
    Troisièmement, le #discours actuel de l’effondrement mélange deux choses : la #perturbation du système Terre et la #sixième_extinction, qui sont avérées, et l’#épuisement_des_ressources_fossiles qui est sans cesse repoussé à plus tard. […] Dit autrement, le capitalisme fossile se porte à merveille, il est dans la force de l’âge, son effondrement est peu probable, et c’est bien là le tragique de la situation.
    […]
    Quatrièmement, le discours de l’effondrement dépolitise la question écologique.
    […]
    Tous ces problèmes, l’effondrement les doit à ses origines intellectuelles et politiques.
    […]
    Si en France on connaît surtout la « #collapsologie » de gauche, celle d’Yves Cochet, de Pablo Servigne et de Raphaël Stevens qui tentent de construire une politique post-apocalyptique #émancipatrice, il ne faut pas oublier que l’effondrement a, au cours de sa longue histoire, nourri les passions politiques les plus nauséabondes.
    […]
    L’effondrement disparaît et réapparaît, recule ou revient en force en s’ajustant aux futurs successifs. En attendant, les #catastrophes se multiplient partout, et surtout en dehors d’une #civilisation_occidentale qui depuis deux siècles n’a cessé d’admirer sa #puissance au prisme de son effondrement.

  • La collapsologie : un discours réactionnaire ? | #Jean-Baptiste_Fressoz
    https://www.liberation.fr/debats/2018/11/07/la-collapsologie-un-discours-reactionnaire_1690596

    Le thème de l’#effondrement de la civilisation industrielle, très présent dans les années 70, revient actuellement en force. Depuis la parution du best-seller Collapse de Jared Diamond en 2006 (Effondrement, Gallimard), il ne se passe guère un mois sans qu’un nouvel essai, un article ou une tribune, nous prédise un « effondrement » à court terme des grandes structures productives et politiques du monde industriel. Cette vogue de l’effondrement - à laquelle ne se réduit pas la pensée écologique contemporaine - est bien entendu liée à la crise environnementale : la sixième extinction des espèces, le réchauffement prévisible de 3 °C en 2100, et, plus généralement, la perturbation des cycles biogéochimiques, bref, ce que les scientifiques du système Terre appellent « l’#anthropocène ». Mais « effondrement » est-il le bon mot ? Est-ce la bonne manière de désigner et donc de penser ce qui nous arrive ? Sans avoir une opinion tranchée, j’y vois au moins quatre problèmes.

    Premièrement, le terme d’effondrement est beaucoup trop anthropocentrique. Car de quel effondrement parle-t-on ? Celui de la nature est déjà largement consommé : les humains et leurs bestiaux représentent 97 % de la biomasse des vertébrés terrestres ; il ne reste que de 10 % des poissons de grande taille par rapport à l’entre-deux-guerres ; en Allemagne, les insectes ont diminué de trois quarts en trente ans. En se focalisant sur l’effondrement à venir de la civilisation industrielle, le risque est de se rendre aveugle à tous les effondrements de la nature qui sont en cours et même déjà très avancés.

    Deuxièmement, le discours de l’effondrement est très « occidentalocentré ». Dit plus simplement : c’est une #écologie de riches. Ce que nous vivons est infiniment plus pervers : le changement climatique accentue les autres formes de violence et d’inégalités. Suprême injustice, il est causé par les riches et persécute surtout les pauvres des pays pauvres. Et c’est d’ailleurs cette caractéristique qui explique l’apathie générale. Quand on voit l’océan d’indifférence dans lequel se noient des dizaines de milliers de réfugiés en Méditerranée, comment espérer mobiliser en invoquant le paysan du Bangladesh chassé de chez lui par la montée des eaux ? La « pédagogie de la catastrophe » est une illusion démentie par l’histoire : qui, à part dans les pays concernés, se souvient du cyclone Bhola (au moins 300 000 morts au Bangladesh en 1970), du typhon Nina (170 000 morts en Chine en 1975) ou du cyclone Nargis (130 000 morts en Birmanie en 2008) ? Et en Europe, qu’est-ce qu’ont changé les 70 000 morts de la canicule de 2003 ? Il faut reconnaître au capitalisme sa résilience extraordinaire face aux désastres de tout ordre.

    Troisièmement, le discours actuel de l’effondrement mélange deux choses : la perturbation du système Terre et la sixième extinction, qui sont avérées, et l’épuisement des ressources fossiles qui est sans cesse repoussé à plus tard. Le problème est que ces deux phénomènes jouent à des échelles temporelles très différentes : selon les climatologues, pour ne pas dépasser + 2 °C en 2100, il faudrait laisser sous le sol les deux tiers des réserves de pétrole, de gaz et de charbon économiquement exploitables (1). Dit autrement, le capitalisme fossile se porte à merveille, il est dans la force de l’âge, son effondrement est peu probable, et c’est bien là le tragique de la situation.

    Quatrièmement, le discours de l’effondrement dépolitise la question écologique. Un peu comme les intellectuels marxistes des années 70 attendaient l’effondrement du capitalisme sous le poids de ses contradictions internes (la fameuse baisse tendancielle du taux de profit), il ne faudrait surtout pas attendre l’effondrement du capitalisme fossile parce que « la nature » le décidera. La lutte écologique ne doit pas mobiliser contre, mais pour l’effondrement, du moins celui du capitalisme fossile.

    Tous ces problèmes, l’effondrement les doit à ses origines intellectuelles et politiques. Au début du XIXe siècle, les élites libérales issues de la Révolution française utilisent déjà ce discours pour réprimer les usages de la nature - les communs forestiers en particulier - des masses paysannes libérées des obligations féodales. Au même moment, en Angleterre, Malthus expliquait qu’il fallait couper les aides aux pauvres pour éviter qu’ils ne prolifèrent dangereusement. Tout au long des XIXe et XXe siècles, l’effondrement est avant tout porté par les chantres de l’industrie et de l’Empire : c’est l’économiste Stanley Jevons qui s’inquiète pour la domination de la Grande-Bretagne à court de charbon ; c’est Paul Leroy-Beaulieu qui justifie le pillage des ressources coloniales au nom de l’effondrement prévisible de l’Europe ; c’est la commission Paley établie par Truman qui organise le drainage des matières premières du tiers-monde ; et c’est encore le Club de Rome, un assemblage d’industriels et de savants de la guerre froide qui a curieusement séduit la contre-culture (2), et dont les travaux ont joué un rôle certain dans l’élaboration du programme chinois de l’enfant unique (3). Remarquons pour finir que dans les années 90, quand la question climatique émerge dans l’espace public, le discours de l’effondrement a d’abord fait turbiner une clique de consultants travaillant pour le Pentagone, des néomalthusiens affolés par leurs fantasmes racistes - des hordes brunes de réfugiés climatiques - et voulant aussi prévoir les nouveaux terrains de déploiement de l’armée américaine dans un Global South en proie au collapse généralisé. Si en France on connaît surtout la « #collapsologie » de gauche, celle d’Yves Cochet, de Pablo Servigne et de Raphaël Stevens qui tentent de construire une politique post-apocalyptique émancipatrice, il ne faut pas oublier que l’effondrement a, au cours de sa longue histoire, nourri les passions politiques les plus nauséabondes.

    « Mal nommer un objet, disait Camus, c’est ajouter au malheur de ce monde. » En étant optimiste, on pourrait dire de l’effondrement que sa fonction politique est encore indécise. Il pourrait devenir le clairon d’une mobilisation générale pour le climat, mais il pourrait aussi renforcer l’option nucléaire et demain, qui sait, la géoingénierie. L’effondrement disparaît et réapparaît, recule ou revient en force en s’ajustant aux futurs successifs. En attendant, les catastrophes se multiplient partout, et surtout en dehors d’une civilisation occidentale qui depuis deux siècles n’a cessé d’admirer sa puissance au prisme de son effondrement.

    (1) « Unburnable Fossil-Fuel Reserves », de Michael Jakob et Jérôme Hilaire, Nature, vol. 517, 2015, p. 150-152.
    (2) Le Club de Rome est financé par la famille Agnelli (la Fiat), piloté par l’industriel Aurelio Peccei et Jay Forrester, l’inventeur de l’ordinateur numérique pour les besoins du programme nucléaire américain, y joue un rôle central.
    (3) Fatal Misconception : The Struggle to Control World Population, de Matthew Connelly, Heron and Crane, 2008.

  • De la fin d’un monde à la renaissance en 2050

    http://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/de-la-fin-d-un-monde-a-la-renaissance-en-2050_1591503

    Alors que s’ouvrent les Journées d’été d’EE-LV à Dunkerque, l’ancien ministre de l’Environnement Yves Cochet examine l’effondrement mondial imminent et la nécessité d’un projet décroissant.

    Initialement munis d’une immense générosité intellectuelle et porteurs de la seule alternative nouvelle à la vieille gauche et à la vieille droite, les écologistes politiques ont aujourd’hui presque tout perdu, même leurs sièges. Ils apparaissent périmés, faute d’être présents au réel.

    Celui-ci a beaucoup changé depuis trente-trois ans, particulièrement par le passage du point de bascule vers un effondrement global, systémique, inévitable. Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent.

    L’effondrement de la première étape est possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030. Une telle affirmation s’appuie sur de nombreuses publications scientifiques que l’on peut réunir sous la bannière de l’Anthropocène, compris au sens d’une rupture au sein du système-Terre, caractérisée par le dépassement irrépressible et irréversible de certains seuils géo-bio-physiques globaux. Ces ruptures sont désormais imparables, le système-Terre se comportant comme un automate qu’aucune force humaine ne peut contrôler.

    La seconde étape, dans les prochaines années 30, sera la plus pénible au vu de l’abaissement brusque de la population mondiale (épidémies, famines, guerres), de la déplétion des ressources énergétiques et alimentaires, de la perte des infrastructures (y aura-t-il de l’électricité en Ile-de-France en 2035 ?) et de la faillite des gouvernements.

    Sans surprise, hélas, notre perspective générale ne semble pas encore partagée par la majorité des écologistes qui tiennent leurs Journées d’été européennes à Dunkerque. Ainsi, la plénière finale du samedi 26 août est-elle en partie consacrée au « développement industriel » en Europe. Un élan vers le pire.

  • Yves Cochet & l’effondrement - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=s7VdTtU1w5Q

    Je continue ma série sur l’#effondrement avec #Yves_Cochet qui invite à se créer de nouveaux imaginaires et à réfléchir à des petites républiques locales, civilisées et plus résilientes ; ça cause aussi de #décroissance, de #transition, de #low_tech, de #pétrole, d’#énergie.

    Et que d’après lui, il n’y aura pas de décision politique et économique forte des gouvernants tant qu’une réelle catastrophe, bien plus importante que Katrina ou Fukushima se produira, dans la prochaine décennie ou la suivante… que ce soit un choc économique conséquent, un problème climatique d’envergure, ou autre, mais qui marque autant les consciences qu’une guerre mondiale…

    et #imprévisibilité #trop_tard #catastrophisme

  • Au Ramier, le DAL prélève 5 € d’adhésion par sans-abri - 19/09/2015 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/19/2180008-ramier-dal-preleve-5-e-adhesion-abri.html

    « J’ai payé 5 € au DAL pour un logement. » Voilà ce que les services sociaux de la ville ont entendu, avec surprise, de la bouche d’une Rom du campement de l’île du Ramier ces derniers jours, avant de comprendre qu’il s’agissait de la cotisation à l’association. Porte-parole du comité Droit au logement à Toulouse, François Piquemal confirme que l’association d’aide aux sans-abri demande bien 5 € par personne aux intéressés qui souhaitent être défendus. Mais qu’il ne s’agit en aucun cas d’une promesse de relogement.

    Et hier, le DAL faisait défiler en centre ville les petits réfugiés syriens bardés de leurs autocollants.

    Ces méthodes me font vomir.

    • "Est-ce normal de demander de l’argent à des sans-abri ? « On fonctionne comme ça depuis toujours » , avance le militant qui fait valoir que le DAL ne reçoit aucune subvention et vit de ses seules adhésions "

      Le #DAL mentirait-il ?

      "Le député vert Yves Cochet, un peu plus « transparent » que ses collègues, a par exemple expliqué qu’avec les 2,6 millions de francs qui lui avaient été alloués en 1997 il avait financé une dizaine d’associations de sa circonscription, mais aussi le Mrap, le DAL et quelques ONG." http://www.lexpress.fr/actualite/societe/qui-touche-le-plus-de-subventions_496121.html

      _

      « Les ressources du Comité sont issues des cotisations ou des dons de ses adhérents, d’actions spécifiques organisées dans ce but, de dons de tiers apportant leur soutien ou de subventions à la condition de préserver l’indépendance d’action. » http://droitaulogement.org/la-charte-du-dal

  • Le tsunami démographique (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/768-le-tsunami-demographique-1-2

    Chapitre V du livre de Hugues Stoeckel, « La faim du monde. L’Humanité au bord d’une famine globale », Max Milo, 2012, Préface d’Yves Cochet, pp. 211-230. « Aujourd’hui, les niveaux de population dépendent des carburants fossiles et de l’agriculture industrielle. Ôtez-les du tableau et il y aurait une réduction de la population mondiale qui est bien trop horrible pour pouvoir y penser. » Joseph Tainter « Il faut réduire doucement la masse humaine pour que chaque être retrouve sa propre dignité. [...] (...)

    Crises économique, sociale, politique

    / Stoecker H. , Sociologie , Politique , Livre , Idéologie , Prospective , (...)

    #Crises_économique,_sociale,_politique
    #Stoecker_H.
    #Sociologie
    #Politique
    #Livre
    #Idéologie
    #Prospective
    #Revolution

  • Pour la première fois, le #potager ressemble à quelque chose ! Donc c’est avec plaisir que je montre quelques photos du travail de cette année :

    Vue d’ensemble de l’avancement des travaux :


    (les deux tiers de la deuxième butte est squatée par mes projets de sélection de tournesols et choux vivaces)

    Photo avantageuse du potager presque dans son ensemble actuel :


    Avec la pépinière en fond

    Courgettes, coriandre en fleur et patates :

    Salades et persil :

    Tournesol presque en fleur :


    (c’est un croisement entre tournesol et topinambour, je le teste pour voir si des individus s’avèrent être vivaces)

    Pépinière, où il y a de tout entre projets de sélection variétale, légumes vivaces et fruitier en attente d’une place au jardin, porte-greffes ...

    Et une greffe de cerisier nain :


    Dont je suis particulièrement fier car le pied mère acheté horriblement cher est sûrement mort ...

    C’est du boulot de faire ces buttes mais on n’aura pas à le faire l’année prochaine. C’est un mélange de potager en #biointensive (accent mis sur le décompactage du sol, distance de semis/plantations) et de potager synergétique (paillage, buttes).

    Je me suis souvent demandé si on ferait pas mieux de passer le motoculteur vu l’avancement en m²/heure mais vu toutes les potentilles au jardin, il vaut mieux enlever les racines à la main que de les découper et les « semer » partout, ou alors c’est roundup ...

    Par contre les buttes c’est pas terrible pour les tubercules donc on fera une partie à plat.

    #jardin #permaculture

    • Pour les côtés pas chouettes, comme j’ai pas de serre et que je voulais pas passer à côté des tomates une fois encore, j’ai acheté les plans au marché du coin. L’offre est très décevante, tout comme en jardinerie, donc j’ai des tomates sûrement hybrides, non étiquetées, toutes de couleur rouge. Pareil pour les salades, qui sont des laitues et feuilles de chêne classiques. Objectif l’année prochaine, sélectionner les variétés qui me plaisent et faire mes plants. J’ai fait mes plants pour les tomates de coulis (les petites au fond de la troisième butte), car le but n’est pas d’avoir les tomates le plus vite possible, donc j’ai trois variétés qui devraient faire des coulis du tonnerre. Pour les courgettes j’ai fait mes semis avec de la Costata Romanesca, évoquée par Carole Deppe dans The Resilient Gardener (http://books.google.fr/books?hl=fr&id=Xf5Q4jo_mEEC&q=costata#v=snippet&q=costata&f=false) et qui se sèche très bien avec un très bon goût (frais comme sec), ça permettra de caser les surplus cet hiver dans les soupes. D’ailleurs elle s’inspire du jardin d’une amérendienne évoquée ici (http://seenthis.net/messages/255105) pour le séchage des courge(tte)s. J’aimerai bien aussi acheter un mix de graines de salades pour voir celles qui poussent le mieux ici et sauver les graines.

    • @sombre oui et non, cette année j’ai surtout casé ce que je voulais absolument et qui je devais propager, le tout en construisant les butes en flux tendu en même temps que certaines plantes poussaient en godet. Mais sinon j’ai en tête l’essentiel comme pas de fabacées et d’alliacées ensemble, et pas de patates à côté des tomates. Les aromatiques (persil et coriandre) se sont retrouvées sous l’ombre des courgettes et tomates, et ne s’en trouvent que mieux. Le basilic a sa place à lui, mais met du temps à pousser.

      Mais j’ai pas encore trouvé de ressources satisfaisantes qui synthétise assez les associations, les rotations et les successions pour avoir un schéma clair de comment gérer la diversité au potager. Et aussi comment intégrer le mélange avec les distances de la biointensive, ou en mélangeant plus franchement (mais moins productivement) Richard Wallner dans son potager style permaculture.

      Faut que ça passe par le cérébral chez moi, je marche comme ça.

    • @nicolasm : merci pour la réponse avec les mésalliances à éviter. Cette année, je dispose de peu de place, donc j’y suis allé au petit bonheur pour associer les espèces en fonction du terrain dont je disposais. Je connaissais l’association œillet d’inde + tomate, les premiers évitant aux secondes d’attraper certains parasites ou certaines maladies.

      Je remarque également que tu cultives sur des buttes. As-tu fait un apport de terre pour constituer ces buttes ? Quels avantages procurent-elles ?

    • Oui il y a plein de plantes non comestibles compagnes, il faut que je m’y penche plus. Mais comme j’adore les menthes (et plus généralement les aromatiques), et qu’il va y en avoir un peu partout, ça fera aussi son effet sans que j’y pense beaucoup.

      Les j’en ai beaucoup entendu parler, et j’en suis venu un peu par hasard car le décompactage a apporté beaucoup de volume, et que j’y ai mis la terre d’allée car j’ai horreur de marcher sur de la bonne terre. J’ai mis du compost mais pas beaucoup, 100l en tout. J’aimerai bien intégrer du biochar l’année prochaine.

      Le principal avantage de la butte c’est d’offrir un grand volume de sol décompacté aux légumes. En biointensive c’est plutôt un décompactage sur deux profondeur de bêche. Ici sur 1-1,5 profondeur. Par contre c’est pas facile de faire des butes sans parois car il faut une pente sur les côtés, du coup sur la surface j’ai moins de superficie (ou je déborde sur les allées, au choix). J’ai peut être un plan pour aller couper du bambou, dans ce cas je ferais des parois en bambous. J’ai aussi un sol engorgé et qui reçoit les surplus de la marre en hiver, les butes permettront de canaliser et infiltrer l’eau dans les allées. C’est plus facile pour récolter certains légumes, mais difficile d’y mettre une bêche pour déterrer les tubercules.

    • Mais comme j’adore les menthes (et plus généralement les aromatiques), et qu’il va y en avoir un peu partout, ça fera aussi son effet sans que j’y pense beaucoup.

      Effectivement, les aromatiques semblent éloigner certains désagréments tant petites bestioles indésirables que parasites fongiques. J’ai remarqué que lorsque je taillais mes tomates et que je laissais traîner les « gourmands » sur le sol, cela maintenait à distance quelques jours les limaçons qui squattaient mes salades voisines. La tomate dégage elle aussi une forte odeur de ... tomate.

      J’ai peut être un plan pour aller couper du bambou, dans ce cas je ferais des parois en bambous.

      Un truc qui marche bien : des piquets de bambous entrelacés de baguettes d’osier ; c’est assez solide je pense pour maintenir la terre.

    • Pour les associations de légumes, je consulte mon bouquin « le potager bio » mais on trouve sur l’internet des sites de jardinage qui parlent de ces associations. Un truc bien, l’association carottes-poireaux, l’un éloignant les parasites de l’un et réciproquement. Auparavant, mes carottes étaient bouffées pas les vers de la carotte et depuis que je les sème entre les rangs de poireaux c’est nickel.

    • Pour les associations on en trouve un peu partout mais des fois c’est contradictoire. J’avais vu un doc qui pointait toutes les contradictions mais je le retrouve plus, dommage.

      Pour les rotations, un lien qui me plait bien : http://www.eatcology.com/vegetable-garden-crop-rotation-a-living-jigsaw-puzzle

      Pour l’instant je retiens :

      Mais j’ai envie de combiner ça avec les deux saisons de plantations : en gros les légumes d’été type tomates, et ceux d’hiver qui pourraient se planter après la récolte des légumes d’été et récoltés avant le semi ou la transplantation, comme la fève ou l’oignon, pas sûr que ce soit mûr à temps ? Et laisser un nombre minimum d’années entre le temps qu’une famille revienne au même endroit, éventuellement coupler des cultures « nettoyantes » avant des cultures plus sujettes aux adventices, les peu gourmandes après les gourmandes, et que les rotations prennent en compte d’éventuelles associations ... Bon c’est dans le meilleur des cas mais tant qu’à faire, autant jeté un coup d’œil. Mais je loupe sûrement plein de trucs par manque d’expérience. Faudrait qu’on en discute quand tu passeras @koldobika.

    • C’est vraiment débile de traduire « beyond sustainability » par « pour un mode de vie soutenable » dans le titre ...

      Sinon c’est pas « l’ouvrage de référence », même s’il apporte sa pierre à l’édifice en élargissant le champ. Un bouquin très spécial, je n’arriverai pas vraiment à le classer, en tout cas Holmgren a une finesse d’esprit remarquable. Par contre aborder la permaculture avec ce livre c’est aller droit dans le mur, il m’a fallu un moment avant de l’apprécier.

      (ça consiste en quoi une recension ?)

    • Hum je ne pense pas pouvoir faire une critique intéressante car ce qui serait intéressant de voir c’est si le livre est utile pour quelqu’un.e qui ne connait pas la permaculture, et qui en aurait une utilisation comme outil pour penser/transformer la société. Mais je ne sais pas si le livre se lit bien sans savoir ce qu’est la permaculture ...

      J’avais été très déçu par le bouquin, mais en y retournant quelques années après je m’en délecte, mais plus pour le génie d’Holmgren que pour une quelconque application.

      Pour le livre, tout dépend de ce que tu cherches. Comme intro, j’ai l’impression que le mieux est « Introduction à la permaculture » de Mollison, qui a été traduit par Passerelle eco. Les plus avancés par contre ne sont pas traduits.

  • L’Europe doit changer son système alimentaire, et vite ! - Reporterre
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5174

    La convergence de toutes les crises (économie, social, climat, biodiversité, énergie, etc.) menace la stabilité du système alimentaire industriel européen. Tel est le constat d’un rapport commandé par le député européen Yves Cochet pour le groupe les Verts/ALE, et intitulé Nourrir l’Europe en temps de crise. Vers des systèmes alimentaires résilients. Au delà du constat accablant, le rapport dresse un panorama original d’une alimentation post-industrielle européenne, et les grandes lignes d’une transition qui pourrait s’avérer rapide et brutale.

    Loin de la PAC, des monocultures et des exportations subventionnées, cet avenir aurait plutôt les couleurs de l’agriculture urbaine, l’agroécologie et la permaculture. Un grand bond en avant vers des petits systèmes résilients et autonomes.

    Malgré la crise économique et sociale, l’Europe reste un continent stable, riche et puissant ; sa population y est relativement bien nourrie. Mais pour combien de temps encore ?

    Il faut dans un premier temps se rendre compte que l’alimentation du citoyen européen dépend dans une très large mesure d’un système alimentaire industriel : des chaines d’approvisionnement très longues, une agriculture lourdement mécanisée basée sur les intrants et les monocultures, une politique commerciale d’importations et d’exportations, une dépendance totale au pétrole et au gaz naturel à toutes les étapes de la chaine, et une taille et une complexité démesurées.

  • Yves Cochet » Blog Archive » Tribune dans le Monde. 13 juillet 2011
    http://www.yvescochet.net/wordpress/?p=598

    Fondamentalement, l’ancien monde d’une #croissance forte soutenue par des bas prix de l’énergie est désormais mort. Néanmoins, la nostalgie du passé aveugle encore nos dirigeants, et les candidats à la présidentielle, en France comme aux Etats-Unis, ignorent que notre industrialisme n’est qu’une machine thermodynamique qui convertit des inputs énergétiques en biens et services. La loi de l’entropie s’impose à la fin, c’est-à-dire aujourd’hui.
    La seule solution pour éviter la récession serait une augmentation permanente de la production de #pétrole bon marché. L’impossible réalisation de ce fantasme nous conduit à l’autre solution : la décroissance massive de notre consommation de pétrole, que nous le voulions ou non.

    • Je suppose que c’est un classique, mais j’avais bien aimé le résumé : « notre industrialisme n’est qu’une machine thermodynamique qui convertit des inputs énergétiques en biens et services ».

  • Ce que la loi sur les gaz et huiles de schiste n’interdit pas

    La loi n’interdit pas les permis d’exploration ou d’exploitation des #gaz et huiles de #schiste

    … il se focalise uniquement sur ceux impliquant « des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche ». Autrement dit : jusqu’au forage, tout est permis. Et au delà, ce n’est que la fracturation hydraulique qui est interdite.
    La #loi n’interdit pas l’usage de techniques consistant à injecter de l’#eau sous pression chargée de produits chimiques…

    … elle ne rend illégale que « la fracturation hydraulique ». Pour reprendre la formule d’Yves Cochet, il suffit de renommer la méthode « Kärcher sous-terrain » et les industriels peuvent reprendre tranquillement leur exploitation ! Comme nous l’avions relevé dans notre décryptage, un amendement du groupe SRC proposait pourtant d’interdire également « toute autre technique nécessitant d’injecter dans la roche-mère des adjuvants chimiques ou une quantité d’eau importante ». Mais c’est le camp de « l’innovation » technologique qui a remporté la manche, suivant l’idée selon laquelle le législateur doit laisser aux exploitants la liberté de développer d’autres méthodes.

    OWNI, News, Augmented
    http://owni.fr/2011/05/11/ce-que-la-loi-sur-les-gaz-et-huiles-de-schiste-ninterdit-pas

  • Six pieds sur Terre : Comment aborder la dénatalité ?
    http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/04/comment-poser-l.html

    « Le troisième enfant est l’enfant du changement d’échelle, celui pour lequel il faut changer de voiture, d’appartement, … » précisait-il. C’est aussi un enfant très carboné qui correspondrait, selon le député Verts, à 620 aller-retours Paris-New York. Les réactions ont été nombreuses. Et certains partisans de la décroissance ont souhaité se démarquer du député écolo. « Le député Yves Cochet, dont je salue souvent les positions en matière de décroissance, propose de développer en France une politique néo-malthusienne », a réagi le politologue Paul Ariès, qui dirige le journal Le Sarkophage. "Selon lui, un enfant européen à « un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York », il souhaite donc voir adopter des mesures pour dissuader d’avoir un troisième enfant. Je choisis plutôt la suppression des 620 trajets Paris-New-York et d’éduquer les enfants à un autre mode de vie. Chacun ses choix : le mien est celui d’une vie meilleure pour tous, pas qu’un petit nombre puisse continuer à bou

    #enfance #société #écologie