• L’OIM lance un appel pour fournir une aide vitale à plus d’un demi-million de migrants déplacés et vulnérables au Niger | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-lance-un-appel-pour-fournir-une-aide-vitale-plus-dun-demi-million-de-migra

    Niamey - Le Niger, l’un des pays de transit des migrants les plus fréquentés de la région du Sahel, est confronté à de multiples situations d’urgence. La COVID-19, les menaces permanentes à la sécurité et des générations de pauvreté profondément enracinée ont contribué à une crise humanitaire croissante, avec plus d’un demi-million de déplacés internes et leurs communautés d’accueil ayant besoin de services essentiels. En 2021, 135 000 autres migrants vulnérables auront également besoin d’une aide au Niger. Afin de pouvoir fournir l’aide indispensable, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) lance aujourd’hui un appel de 121 millions de dollars pour apporter une aide essentielle aux migrants, aux déplacés internes et aux communautés d’accueil en 2021.
    Les retours continus de migrants d’Algérie - ainsi que les mouvements migratoires à travers le Niger, à la fois vers et depuis l’Algérie et la Libye - laissent les migrants sans abri, sans nourriture, sans eau et sans aide sanitaire. En plus de ces interventions humanitaires essentielles, l’OIM s’engage également à promouvoir la stabilité et la cohésion sociale entre les communautés d’accueil, les déplacés internes et les migrants. Malgré la fermeture officielle des frontières terrestres depuis le 19 mars, les migrants continuent de se rendre au Niger, de le traverser et de le quitter en empruntant des itinéraires migratoires de longue date, principalement vers la Libye et l’Algérie. L’OIM aide les migrants bloqués dans le cadre de ses opérations humanitaires (à la frontière avec l’Algérie) et de ses opérations de recherche et de sauvetage dans la région d’Agadez, au nord du Niger, après quoi de nombreux migrants reçoivent une aide dans l’un des six centres de transit de l’OIM au Niger.L’année dernière, une évaluation de l’OIM a conclu qu’au moins 2,7 millions de migrants étaient bloqués, dans l’impossibilité de retourner dans leur pays de résidence en raison des restrictions de mobilité imposées par la COVID-19.« En 2020, l’OIM a aidé plus de 9 000 migrants bloqués au Niger, dont la majorité provenait de pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale », a déclaré Barbara Rijks, chef de mission de l’OIM au Niger. « Beaucoup de ces migrants ont été aidés à retourner volontairement dans leurs pays d’origine respectifs, malgré la fermeture officielle des frontières, par le biais d’un couloir humanitaire établi avec le gouvernement du Niger ».Plus de 2 100 Nigériens de retour ont également été aidés pour leur isolement face à la COVID-19 et ont bénéficié d’une aide ultérieure dans leur région d’origine une fois arrivés au Niger. Des convois officiels pour les nigériens bloqués ont été organisés à partir de divers pays d’Afrique de l’Ouest par d’autres bureaux de l’OIM en collaboration avec le gouvernement du Niger, y compris ses missions consulaires. Quelque 3,8 millions de Nigériens auront besoin d’aide en 2021, selon l’aperçu des besoins humanitaires publié par l’équipe de pays chargée de l’action humanitaire au Niger. L’OIM au Niger prévoit d’accroître son niveau d’assistance dans les zones qui ont été touchées par différentes crises, notamment les catastrophes naturelles et l’insécurité résultant de l’activité croissante des organisations extrémistes violentes au Niger.

    #Covid-19#migrant#migration#niger#sante#personnedeplacee#refugie#afrique#insecurite#frontiere#humanitaire

  • Des équipes sanitaires mobiles fourniront une aide vitale à des milliers de personnes déplacées par le conflit en Arménie | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/des-equipes-sanitaires-mobiles-fourniront-une-aide-vitale-des-milliers-de-perso

    Des dizaines de milliers d’Arméniens ont été déplacés suite au conflit dans le Haut-Karabakh et ses environs l’an dernier. La majorité des déplacés sont des femmes et des enfants, dont bon nombre ont besoin de soins de santé physique et mentale, tandis que le système national de santé arménien est mis à rude épreuve par la pandémie de COVID-19.L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a réagi en s’associant au Ministère de la santé et en soutenant le déploiement d’équipes sanitaires mobiles et pluridisciplinaires là où elles sont le plus nécessaires. La clinique est soutenue par la subvention mondiale de réponse rapide de l’OIM. Au cours des six prochains mois, la clinique fournira des services de soins de santé primaires - y compris une prise en charge psychologique - à plus de 9 000 personnes. Ces soins comprendront un traitement de premiers secours et l’orientation vers des spécialistes si nécessaire.La clinique mobile et son équipe de cinq personnes ont déjà visité 15 communautés et examiné 750 personnes, soit une moyenne de 50 par jour. « Les cliniques mobiles dispensent des soins de santé gratuits et de haute qualité directement aux communautés là où les établissements de santé sont surchargés », a déclaré Nune Asatryan, coordonnateur de projet de l’OIM en Arménie. « Dotées de professionnels de la santé, les cliniques offrent des traitements médicaux de base et des examens préventifs et sont conçues pour identifier les patients qui ont besoin d’une prise en charge supplémentaire ».

    #Covid-19#migrant#migration#armenie#hautkarabakh#OIM#personnedeplacee#refugie#sante#systemesante#santementale

  • L’OIM a besoin de 3 milliards de dollars pour venir en aide à 50 millions de personnes touchées par les crises en 2021 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-besoin-de-3-milliards-de-dollars-pour-venir-en-aide-50-millions-de-personn

    Un an après le début de la réponse à la pandémie de COVID-19, un nombre sans précédent de personnes sont aux prises avec les effets des crises et ont un besoin urgent d’aide et de protection. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) annonce aujourd’hui qu’elle vise à répondre aux besoins d’environ 50 millions de personnes déplacées ou touchées par des crises grâce à sa réponse à la crise en 2021. Selon l’Aperçu de la situation humanitaire mondiale, rédigé par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus de 229 millions de personnes auront besoin d’aide humanitaire et de protection en 2021, soit une augmentation de 40 pour cent par rapport à la même période l’an dernier. Les conflits, les catastrophes et l’instabilité continuent d’éroder la résilience des communautés, poussant des dizaines de millions de personnes à se déplacer en quête de sécurité. Des millions de migrants sont également bloqués dans des crises et ont des difficultés pour accéder aux services essentiels.
    « La COVID-19 a tragiquement accentué les souffrances et l’insécurité de centaines de millions de personnes dans le monde », a déclaré António Vitorino, Directeur général de l’OIM.Pour répondre de manière adéquate aux crises de plus en plus complexes dans le monde, l’OIM aura besoin de 3 milliards de dollars dans l’année à venir. Les plans de réponse à la crise de l’Organisation présentent les réponses globales de l’OIM aux besoins urgents de protection et d’aide humanitaires, ainsi que les effets à long terme des crises et du déplacement.

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  • L’OIM salue l’inclusion des migrants dans le déploiement du vaccin contre la COVID-19 aux États-Unis | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-salue-linclusion-des-migrants-dans-le-deploiement-du-vaccin-contre-la-covi

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) salue l’inclusion des migrants dans la nouvelle stratégie nationale de réponse à la COVID-19 du gouvernement américain et son engagement à « faire en sorte que des vaccins sûrs, efficaces et gratuits soient mis à la disposition de l’ensemble de la population américaine, quel que soit son statut d’immigration ». À la lumière de cette annonce, l’OIM appelle tous les pays à adopter des approches similaires d’inclusion des migrants afin de garantir que le plus grand nombre de vies possible puisse être sauvées. « Le vaccin contre la COVID-19 offre l’opportunité que nous attendions, mais seulement si nous l’utilisons avec sagesse et stratégie, en protégeant d’abord les plus à risque, quels que soient leur nationalité et leur statut d’immigration légal », a averti le Directeur général de l’OIM, António Vitorino. « Je félicite les gouvernements qui ont choisi la voie de l’inclusion et de la solidarité pour le déploiement de leurs vaccins ». Selon le pilier COVAX, le mécanisme multilatéral créé pour assurer une distribution équitable des vaccins contre la COVID-19, des campagnes de vaccination ont déjà commencé dans plus de 50 pays. De nombreux pays n’ont pas encore publié leurs stratégies de priorité pour le déploiement du vaccin, mais les États-Unis, l’Allemagne et la Jordanie, entre autres, ont déjà annoncé diverses mesures pour assurer un accès équitable au vaccin, notamment pour les demandeurs d’asile, les migrants en situation irrégulière et les personnes déplacées de force. L’année dernière, des approches similaires incluant les migrants ont été adoptées pour les tests de dépistage de la COVID-19, le traitement et l’accès aux services sociaux en Irlande, en Malaisie, au Portugal, au Qatar et au Royaume-Uni. Pour faciliter des campagnes de vaccination véritablement efficaces et équitables, l’OIM travaille en étroite collaboration avec le pilier COVAX, les États membres, l’Organisation mondiale de la Santé et d’autres partenaires, et recommande aux autorités nationales d’adopter des pratiques permettant de prendre en compte tous les migrants

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  • Decade of conflict triggering ‘slow tsunami’ across Syria, Security Council hears | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2021/01/1082592

    “Today, millions inside the country and the millions of refugees outside, are grappling with deep trauma, grinding poverty, personal insecurity, and lack of hope for the future”, Special Envoy Geir Pedersen said via video link.
    Ten years of death, displacement, destruction and destitution “on a massive scale”, have left millions of Syrians grappling with “deep trauma, grinding poverty, personal insecurity and lack of hope for the future”, he added.
    He cited the UN humanitarian office, OCHA, in saying that more than eight in 10 people are living in poverty, and the World Food Programme (WFP) has assessed that 9.3 million are food insecure. And with rising inflation and fuel shortages, he expects that the authorities will be unable to provide basic services and goods. The pandemic is also continuing to take its toll.
    “Syrians are suffering”, the UN official said, speaking out against economic sanctions that would worsen the plight of Syrians. “A torn society faces further unraveling of its social fabric, sowing the seeds for more suffering and even more instability”, he warned. Civilians continue to be killed in crossfire and IED attacks while facing dangers ranging “from instability, arbitrary detention and abduction, to criminality and the activities of UN-listed terrorist groups”, said the UN envoy. “The political process is not as yet delivering real changes in Syrian’s lives nor a real vision for the future”, he said, pointing to the need for confidence-building steps, such as unhindered humanitarian access; information on and access to detainees; and a nationwide ceasefire. He called for “more serious and cooperative international diplomacy” and urged States to build on common interests, including stability, counter-terrorism and preventing further conflict that “could unlock genuine progress and could chart a safe and secure path out of this crisis for all Syrians”. Mr. Pedersen flagged that, depending on COVID, the Syrian-led, Syrian-owned, UN-facilitated Constitutional Committee will convene in Geneva next week. “We need to ensure that the Committee begins to move from ‘preparing’ a constitutional reform to ‘drafting’ one, as it is mandated to do”, he spelled out.
    UN Humanitarian Coordinator Mark Lowcock, spoke of “historically high levels” of food prices and the “drastically” declining value of Syria’s currency that have together driven food insecurity. “As a result of decreased purchasing power, over 80 per cent of households report relying on negative coping mechanisms to afford food”, he told ambassadors. Also of grave concern is the continuing economic crisis that has created fuel shortages and power cuts during winter, and a rising dependency on child labor. Furthermore, harsh weather has sparked widespread flooding, forcing Syrians to “spend entire nights standing up in their tents due to rising flood waters”, the UN Humanitarian Coordinator said. As the COVID pandemic compounds the economic crisis, he said that amidst limited testing, “there are indications that Syria may be experiencing a renewed wave of infections”. Turning to desperate conditions at the notorious Al Hol refugee camp, the UN official stressed that security must be provided without endangering residents, violating their rights or restricting humanitarian access. He reminded that most of the 62,000 people there are younger than 12, and “growing up in unacceptable conditions”. Stressing the UN’s focus on life-saving humanitarian needs, Mr. Lowcock said the Organization was committed to assisting but required “adequate funding, improved access, and an end to the violence that has tormented Syrians for nearly a decade”.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#refugie#personnedeplacee#camp#sante#crise#vulnerabilite#sante

  • HCR - Une conférence du HCR examine les leçons tirées de la pandémie de Covid-19
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2020/12/5fd20fbca/conference-hcr-examine-lecons-tirees-pandemie-covid-19.html

    « La question de l’inclusion est essentielle car la pandémie nous a appris que si tout le monde n’est pas pris en compte dans les interventions et, à l’avenir, dans la délivrance des vaccins, elle continuera à représenter une menace pour nous tous », a déclaré Filippo Grandi. Lors de quatre séances virtuelles organisées au cours de ces sept dernières semaines, des réfugiés, des gouvernements, des représentants de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des organisations internationales ont présenté certaines de leurs expériences, allant des avantages de l’intégration des réfugiés à la nécessité de lutter contre la désinformation et la xénophobie.
    Organisé par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le Dialogue de cette année a porté sur différents aspects de la réponse à la pandémie touchant les populations déracinées, de la protection à la résilience et à l’inclusion, en passant par la préparation aux effets des crises émergentes, telles que le changement climatique.
    La séance de clôture de mercredi s’est appuyée sur les thèmes qui sont ressortis des discussions précédentes pour examiner comment la communauté internationale peut être mieux préparée à aider les populations déracinées lors de crises futures.Au cours d’un riche débat, plusieurs participants ont souligné l’impact social et économique disproportionné qu’a la pandémie sur les personnes vulnérables, en particulier les femmes et les filles réfugiées

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  • Les responsables de l’OIM et du HCR soulignent que la COVID-19 met en évidence le besoin urgent d’une couverture sanitaire universelle | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/les-responsables-de-loim-et-du-hcr-soulignent-que-la-covid-19-met-en-evidence-l

    À l’approche de la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle, alors que le monde s’efforce d’endiguer la COVID-19, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, et le Directeur général de l’OIM, António Vitorino, ont souligné que les services de santé doivent être accessibles à tous, y compris aux migrants, aux réfugiés, aux déplacés internes et aux personnes apatrides, si nous voulons bâtir des systèmes solides qui nous protègent tous. Tandis que le monde se prépare à distribuer les vaccins contre la COVID-19, l’OIM et le HCR demandent instamment aux dirigeants mondiaux de saisir cette opportunité et de s’assurer que les réfugiés et les migrants soient inclus dans les plans gouvernementaux d’allocation et de distribution des vaccins et dans les services de santé essentiels. En ces temps de pandémie et au-delà, les deux organisations s’engagent à continuer de renforcer leur collaboration et sont prêtes à soutenir les gouvernements dans leurs efforts visant à faire de la santé pour tous une réalité, au travers d’une couverture sanitaire universelle.« L’accès à la santé est un droit fondamental, mais trop souvent encore, ceux qui en ont le plus besoin - notamment les migrants et les personnes déplacées de force - sont laissés pour compte », a déclaré le Directeur général de l’OIM, António Vitorino. « Si 2020 nous a appris quelque chose, c’est que la mauvaise santé est un problème universel qui ne fait pas de distinction en fonction de la nationalité ; ainsi, pour être réellement efficace, notre couverture sanitaire ne doit pas non plus faire de distinction, y compris dans les efforts à venir de vaccination contre la COVID-19 ».
    Les migrants et les personnes déplacées de force sont souvent confrontés à de mauvaises conditions de vie et de travail, sont victimes de discrimination ou d’exploitation, ou ne bénéficient pas de protection sociale. Pourtant, à ce jour, l’OIM estime que moins d’un pays sur deux (43 %) offre un accès aux services de santé à tous les migrants, quel que soit leur statut juridique. Depuis des décennies, dans plus de 100 pays et en étroite coordination avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres partenaires, l’OIM œuvre avec les gouvernements et les communautés en vue d’élargir l’accès équitable des migrants à des services de santé de qualité sans charge financière et de faire en sorte que les déplacés internes aient également accès aux services de santé de base.

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#personnedeplacee#sante#accessante#cmu#vaccin#oim#hcr#discrimination#violence#systemesante

  • Plus de 80 millions de réfugiés et de déplacés dans le monde, et cela va empirer si « les dirigeants n’arrêtent pas les guerres »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/09/plus-de-80-millions-de-refugies-et-de-deplaces-dans-le-monde-un-nombre-inedi

    A la mi-2020, en pleine pandémie de Covid-19, le monde comptait plus de 80 millions de réfugiés et de déplacés, du jamais-vu, a rapporté l’Organisation des Nations unies (ONU) mercredi 9 décembre. Dans un communiqué, Filippo Grandi, qui est à la tête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), a déploré que le monde ait atteint ce « sombre tournant » et a averti que la situation allait empirer si « les dirigeants du monde n’arrêtent pas les guerres ». « La communauté internationale ne parvient pas à préserver la paix », a-t-il dit, soulignant que les déplacements forcés avaient doublé au cours de la dernière décennie. En début d’année, déjà, le nombre de personnes qui avaient été forcées de quitter leur foyer en raison de persécutions, de conflits et de violations des droits humains s’élevait à 79,5 millions, selon le rapport du HCR.Ce nombre de 79,5 millions inclut 45,7 millions de personnes déplacées dans leur pays, 29,6 millions de réfugiés et autres personnes déplacées de force hors de leur pays ainsi que 4,2 millions de demandeurs d’asile. « Des conflits nouveaux ou déjà existants, ainsi que la pandémie de Covid-19, ont eu des conséquences dramatiques sur leur vie en 2020 », a fait savoir le HCR dans un communiqué. Malgré l’appel urgent lancé en mars par le secrétaire général des Nations unies en faveur d’un cessez-le-feu mondial pendant la pandémie, les conflits et les persécutions se poursuivent. La violence en Syrie, en République démocratique du Congo, au Mozambique, en Somalie et au Yémen a notamment provoqué de nouveaux déplacements au cours du premier semestre de l’année.De nouveaux déplacements importants ont également été enregistrés dans la région du Sahel central, en Afrique, où les civils sont soumis à « des violences inqualifiables », notamment des viols et des exécutions, selon le HCR.Le rapport souligne également que certaines des mesures prises pour freiner la propagation du SARS-CoV-2 ont rendu plus difficile l’accès des réfugiés à la sécurité. En avril, 168 pays avaient fermé totalement ou partiellement leurs frontières, 90 pays ne faisant pas d’exception pour les demandeurs d’asile. Depuis, avec le soutien et l’expertise du HCR, 111 pays ont trouvé des solutions pour garantir que leur système d’asile soit totalement ou partiellement opérationnel, tout en veillant à ce que les mesures nécessaires soient prises pour freiner la propagation du virus. Malgré ces mesures, les nouvelles demandes d’asile ont diminué d’un tiers par rapport à la même période en 2019.

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#demandeurdasile#asile#sante#hcr#personnedeplacée#sante#vulnerabilite

  • Au Nigeria, les camps de déplacés face à l’urgence sanitaire
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/07/au-nigeria-les-camps-de-deplaces-face-a-l-urgence-sanitaire_6062536_3212.htm

    Rentrer chez elle, Anita n’y songe même pas. « C’est trop dangereux. Souvent, ceux qui partent pour reprendre la culture de leurs champs ne reviennent pas. Au moins ici nous avons accès à une clinique et nous recevons parfois une aide alimentaire », considère la vieille femme, affaiblie par une vie de labeur et de privations. La nuit, jusqu’à 30 familles s’entassent dans une seule pièce humide. Faute de place, beaucoup sont forcés de dormir dehors, souvent à même le sol, comme Anita à son arrivée au camp. Avant avril, l’hygiène générale était déplorable, aux dires de la population et des quelques travailleurs humanitaires présents sur place. « Vous n’auriez pas pu poser un pied devant l’autre », assure Josephine Pitila, qui a enquêté sur l’hygiène des plus de 13 000 habitants du camp de Daudu 2 pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Il y avait des excréments humains et des ordures partout, jusque là où les enfants dorment. C’était terrible », résume l’humanitaire.
    Au début de la pandémie de Covid-19, le gouvernement local et les bailleurs de fonds « se sont énormément inquiétés » de la situation de ces agriculteurs déplacés, toujours plus nombreux. « Nous avons lancé une campagne de sensibilisation sur les questions d’hygiène », indique Toyin Adesina, qui gère le programme « Water Acces, Sanitation, Hygiene » (WASH) dans la province de Benue. Ces derniers mois, des puits motorisés sont finalement sortis de terre, alors que les déplacés devaient jusque-là tirer l’eau à la main et en quantité bien insuffisante. Des sanitaires ont été construits, d’autres réhabilités, des points d’eau ont été installés dans chacun des camps.Regina Abaaga est l’une des volontaires formés aux bonnes pratiques d’hygiène et chargés de sensibiliser la population : « En arrivant, j’ai tout de suite vu que le camp était très sale. La seule solution, c’était de faire ses besoins dehors puis de les enterrer. » Soit le quotidien des 47 millions de personnes qui n’ont pas accès à des sanitaires salubres au Nigeria – le deuxième pire pays au monde en la matière, après l’Inde.
    Avant la sensibilisation, le lien entre mauvaise hygiène et maladies n’allait pas de soi pour beaucoup. « Maintenant, nous pensons à nous laver les mains avant de manger et il y a moins d’enfants malades », affirme Régina, un brin de fierté dans la voix. Lynn Van Beek, qui coordonne depuis mai les actions de Médecins sans frontières (MSF) pour les 7 000 habitants du camp de Mbawa, confirme que le message est bien passé : « Les gens ont très vite compris que la pandémie nécessitait d’insister sur l’hygiène. En revanche, la distanciation physique, elle, est restée totalement illusoire. » Près de la clinique agrandie récemment, « la foule reste bien trop importante » pour les bancs disposés à l’ombre d’un toit de tôle.
    Si les patients suspects sont régulièrement testés, selon Lynn Van Beek, le coronavirus est loin d’être la priorité dans le camp. « Nous n’avons jamais eu un seul cas positif au Covid-19, observe l’humanitaire. En revanche, le paludisme est à l’origine de près de 30 % des consultations. » Le docteur Sunday Oduwa voit même « beaucoup d’enfants de moins de 5 ans qui présentent de graves complications car ils ont été amenés trop tard à la clinique. » Dans son rapport annuel publié fin novembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète du recul de la lutte contre le paludisme, qui a fait 440 000 morts dans le monde l’an dernier. En 2019, le Nigeria (pays le plus peuplé du continent africain) comptait à lui seul 27 % des quelque 229 millions d’infections de cas que compte la planète.
    Victoria sait à quel point il est difficile de se protéger des moustiques dans les tentes étouffantes où ils pullulent. Trois de ses enfants sont tombés malades coup sur coup ces dernières semaines, malgré leur moustiquaire. Pourtant, ce matin-là, c’est contre la fièvre jaune qu’elle vient se faire vacciner avec d’autres volontaires. « Je dois piquer 200 personnes dans ce camp aujourd’hui », indique Anthanasius Gbangun, qui supervise les opérations pour le gouvernement local. Début novembre, la maladie mortelle a refait son apparition dans quatre Etats du Nigeria – dont Benue –, faisant au moins 76 victimes selon les autorités.

    #Covid-19#migrant#migration#nigeria#sante#camp#personnedeplacee#paludisme#fievrejaune#mesuresanitaire

  • A New Way Forward: Strengthening the Protection Landscape in Mexico — Refugees International
    https://www.refugeesinternational.org/reports/2020/11/9/a-new-way-forward-strengthening-the-protection-landscape-in-m

    This increase has placed a significant strain on Mexico’s protection system, particularly as funding, staffing, and institutional capacity for this system is inadequate to respond to such high numbers of claims. With a Biden administration starting in January of 2021, there may be new opportunities for both countries to work together on migration reform. Of course, the United Sates must change its current draconian asylum policies, but regardless of the election outcome and subsequent U.S. policies, it is Mexico’s best interest to strengthen its asylum system to respond to the increasing number of asylum claims, as people will continue to seek asylum under any circumstances.
    The COVID-19 pandemic has also created challenges for asylum seekers looking to access international protection. Although the COMAR continued to accept asylum applications during the COVID-19 pandemic, restrictions on movement severely limited those with international protection concerns from accessing the Mexican asylum system because they could not travel. Now, a new challenge is on the horizon: as borders reopen, more people may seek to cross into Mexico in large numbers to seek asylum or safe transit through the country. Examples of this are already occurring: in September 2020, a caravan of thousands of people set out from San Pedro Sula with the intention of reaching the United States. Although the caravan was mostly halted in Guatemala, Mexican officials were eager to clamp down on the movement of people to and through the country—particularly considering U.S. pressure and the pandemic.
    COMAR budget cuts, xenophobia, U.S. measures that have compounded Mexican migration challenges, and a likely increase in migration flows in the coming year all create formidable obstacles to progress. But none of these obstacles should stand in the way of a range of improvements that the Mexican government can implement to address the gaps in protection and provide a fair and humane asylum process that upholds the rights of the forcibly displaced.

    #Covid-19#migrant#migration#mexique#etatsunis##asile#sante#politiquemigratoire#vulnérabilite#personnedeplacee#droit#protection

  • HCR - Covid-19 et changement climatique : deux fléaux qui menacent les personnes déracinées et les apatrides à travers le monde
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2020/12/5fc8aecfa/covid-19-changement-climatique-fleaux-menacent-personnes-deracinees-apatrides

    Pour lutter contre le changement climatique, le monde doit tirer les enseignements de la pandémie de Covid-19 et agir de toute urgence afin de ne pas se retrouver confronté à des conséquences massives et fatales pour les personnes déracinées, a déclaré ce jour Gillian Triggs, Haut Commissaire assistante du HCR en charge de la protection internationale.« Le coût le plus élevé sera celui de l’inaction », a signalé Gillian Triggs lors d’une séance virtuelle du Dialogue du Haut Commissaire sur les défis de protection. « Nous devons agir ensemble. Il n’y a tout simplement pas de riposte unilatérale efficace. »Durant un débat animé par Elizabeth Puranam, correspondante d’Al Jazeera en Inde, Gillian Triggs s’est entretenue avec des personnes déracinées, des représentants d’ONG, de milieux universitaires et de gouvernements afin de discuter des conséquences du changement climatique pour les personnes les plus vulnérables de la planète, notamment ceux qui ont été forcés de fuir leur foyer ou qui sont apatrides. Évoquant des similitudes avec la pandémie de Covid-19, les participants ont déclaré que le monde doit protéger les personnes vulnérables, tout en les associant à la recherche de solutions. « Si nous voulons résoudre le problème du changement climatique, nous devons mettre au centre les plus vulnérables », a indiqué Hindou Oumarou Ibrahim, une Tchadienne qui milite pour la justice environnementale et les droits des peuples autochtones. Le Tchad et d’autres pays d’Afrique dans la région du Sahel sont confrontés à des crises de déplacement comptant parmi celles à l’évolution la plus rapide et sont exposés de manière disproportionnée aux conséquences néfastes du changement climatique et des catastrophes, telles que les modifications du régime des précipitations qui contribuent aux inondations et aux sécheresses.Les personnes les plus vulnérables au monde subissent souvent de plein fouet les effets du changement climatique. La hausse des températures contribue à aggraver l’insécurité alimentaire, les pénuries d’eau et l’insécurité foncière tout en perturbant les services nécessaires à la santé humaine et aux moyens de subsistance, à l’habitat et à la survie. Les personnes âgées, les femmes, les enfants, les victimes de handicaps et les peuples autochtones comptent invariablement parmi les plus touchés.

    #Covid-19#migrant#migration#refugie#personnedeplacee#environnement#cliat#sante#vulnerabilite#handicap#unhcr#justice#droit

  • Yemen: in a country stalked by disease, Covid barely registers | Global development | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global-development/2020/nov/27/yemen-disease-covid-war
    https://i.guim.co.uk/img/media/a9c05d186fa56ffc150c4d1419e5af7cf1f9c036/524_698_5236_3142/master/5236.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Shabwa, an oil-rich region contested by all three of Yemen’s warring parties, has been firmly under the control of government-loyal forces since last summer. The province is relatively wealthy and stable compared with other areas of the country, leading Yemenis displaced by the fighting or migrant workers sent home from Saudi Arabia to settle here. As a result, Shabwa’s population has swollen from 600,000 to an estimated 1 million, and concrete and cinder-block building sites on the outskirts of Ataq have begun to encroach on the sand. Silk Road caravans used to traverse the tabletop mountains that tower above Shabwa’s plains in search of frankincense; today they have been replaced by oil pipelines and convoys of tankers.Shabwa’s governor, Mohammed Saleh bin Adyo, appointed in 2018, has invested millions in beefing up local security forces and infrastructure projects to try to lure foreign oil companies back to the area. The fighting between the western-backed Saudi coalition, Iran-supported Houthi rebels and a separatist movement seeking renewed independence for South Yemen shows no sign of stopping any time soon, however. Al-Qaida still lurks in the desert.For ordinary Yemenis, the impact of war can be blunted only so far. The currency, the rial, has lost two-thirds of its value since the conflict began and continues to slide, making it harder and harder to put food on the table. A rise in food prices, coupled with devastating aid cuts, means the prospect of widespread famine is once again on the horizon. (...)
    Half of the country’s healthcare facilities have been destroyed, hundreds of doctors have died or fled the country, and public sector salaries often go unpaid, putting unsustainable pressure on the hospitals and clinics that remain.At the beginning of 2020, as Covid-19 began to spread from China and around the world, health workers and aid agencies predicted that the virus’s impact on Yemen’s vulnerable population would be catastrophic, forecasting a 90% infection rate.Yet despite its other afflictions, so far the war-torn country appears to have emerged relatively unscathed by the pandemic, reporting just 2,124 cases and 611 deaths to date.

    Testing facilities and comprehensive data are almost nonexistent, so it is highly unlikely the official statistics reflect the coronavirus’s true impact. But according to several doctors and healthcare officials, in Shabwa at least, the virus is not a pressing concern.
    Asked why the number of Covid-19 cases in Yemen appears to be so much lower than elsewhere, despite the absence of social distancing and extra hygiene measures, the centre’s director Dr Hisham Saeed, says “high morale” and a population that skews young have kept Yemenis safe from the coronavirus.He worries, however, that the growing stigma associated with the disease and the difficulty of travel mean people in need of treatment are just staying at home. “It is very hard to tell what the impact is,” he says. “People think it’s a normal fever. Sometimes they ask me whether coronavirus is all just a big lie.”Satellite imagery analysis of graveyards in the southern province of Aden, where Covid-19 appears to have hit hardest, suggests otherwise. A study from the London School of Hygiene & Tropical Medicine found that the number of new burials in the area had nearly doubled since the first case of Covid-19 was confirmed in April, and there have been 2,100 excess deaths, against an expected baseline of about 1,300 by the end of September.

    #Covid-19#migration#migrant#yemen#conflit#personnedeplacee#sante#humanitaire

  • HCR - Le HCR prévient que la seconde vague de Covid causera des violences accrues à l’encontre des femmes et des jeunes filles réfugiées
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2020/11/5fbe16d9a/hcr-previent-seconde-vague-covid-causera-violences-accrues-lencontre-femmes.h

    Alors que la pandémie de coronavirus se prolonge, une combinaison aux conséquences mortelles due au confinement, à la pauvreté croissante et aux difficultés économiques déclenche une nouvelle vague de violences à l’encontre des femmes et des jeunes filles réfugiées, déplacées internes et apatrides, prévient aujourd’hui le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.« Nous recevons aujourd’hui des informations alarmantes concernant la hausse spectaculaire des risques de violences sexistes, y compris les violences conjugales et familiales, la traite des êtres humains, l’exploitation sexuelle et les mariages précoces », a alerté le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi. Le groupe de travail mondial sur la protection dont le HCR est chef de file - un réseau d’agences des Nations Unies et d’ONG assurant des prestations de protection aux personnes affectées par des crises humanitaires - a fait état de hausses en termes de violences sexistes dans au moins 27 pays. La vente et l’échange de faveurs sexuelles pour des biens en tant que mécanisme d’adaptation économique ont également été rapportés dans au moins 20 pays.Au Cameroun, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où la situation de sécurité reste instable, une part colossale de 26% des violences sexistes enregistrées depuis le début de la pandémie concerne des enfants. En République centrafricaine dont un quart de la population est déplacée interne, un incident de violence sexiste est enregistré toutes les heures. Cette estimation est basée sur des statistiques collectées par le dispositif d’alerte humanitaire, qui couvre 42% du pays.
    Les incidents de violences sexistes affectant les réfugiés et migrants vénézuéliens en Colombie ont augmenté de 40% durant les trois premiers trimestres de l’année 2020 par rapport à la même période en 2019. Les appels aux centres d’assistance téléphonique pour les victimes de violence familiale ont également augmenté de 153% en Colombie et de 56% au Zimbabwe.A Cox Bazar au Bangladesh, 42% des réfugiés rohingyas, hommes et femmes, interrogés dans le cadre d’une évaluation humanitaire, ont déclaré que la sécurité des femmes et des jeunes filles s’est dégradée « à l’intérieur du foyer » depuis le début de la crise de Covid-19. Les personnes sondées dans le cadre de cette enquête ont décrit une augmentation, en particulier, de la violence conjugale et familiale, résultant des tensions dues aux mesures de confinement, aux restrictions de mouvement et aux difficultés financières. Le HCR est également alarmé par les risques accrus de mariages précoces et de mariages forcés auxquels les familles déracinées ont recours en tant que stratégie d’adaptation dans le contexte actuel de pressions socio-économiques. De nombreux pays, qui sont le théâtre de conflits ou de déplacements de populations, ont déjà des taux parmi les plus élevés au monde concernant ces incidents. « L’impact socio-économique de la pandémie de Covid a plongé des millions de réfugiés et de déplacés internes dans la pauvreté et le dénuement, nous sommes vivement préoccupés par l’augmentation de la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles », a déclaré Filippo Grandi.« Des emplois ont été perdus, les tensions augmentent, la violence conjugale s’intensifie, les moyens de subsistance sont rares et les restrictions de mouvement rendent difficile, pour les victimes, de signaler les abus et de demander de l’aide. » Les services de lutte contre les violences sexistes, y compris le soutien psychosocial, les services de santé spécialisés et les centres d’hébergement, sont vitaux et doivent être maintenus comme essentiels pendant les périodes de confinement dues à la pandémie de Covid-19.

    #Covid-19#migration#migrant#refugie#personnedeplacee#sante#violence#genre#santementale#crise#unhcr

  • Rapport de l’ONU : la COVID-19 pourrait causer plus de déplacements alors que la faim augmente parmi les migrants et les déplacés | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/rapport-de-lonu-la-covid-19-pourrait-causer-plus-de-deplacements-alors-que-la-f

    Le rapport –le premier du genre - a été publié aujourd’hui par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies. Il montre comment la pandémie a aggravé l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité des migrants, des familles qui dépendent des envois de fonds et des communautés contraintes de quitter leur domicile en raison des conflits, de la violence et des catastrophes. Les deux agences des Nations Unies avertissent que l’impact social et économique de la pandémie pourrait être dévastateur et appellent à empêcher cela en renforçant le soutien en réponse aux besoins humanitaires immédiats et croissants, en s’attaquant aux impacts socioéconomiques de la crise et en veillant à ce que les plus vulnérables ne soient pas oubliés.
    «  L’impact socioéconomique de la pandémie est plus dévastateur que la maladie elle-même. De nombreuses personnes dans les pays à faible et moyen revenu, qui étaient pauvres il y a quelques mois mais sur le point de s’en sortir, constatent aujourd’hui que leurs moyens de subsistance sont réduits à néant. Les fonds envoyés par les travailleurs depuis l’étranger vers leurs familles restées au pays se sont également taris, ce qui entraîne de grandes difficultés. En conséquence, les taux de famine montent en flèche dans le monde entier  », a déclaré, David Beasley, Directeur exécutif du PAM. 
    «  L’impact de la crise de la COVID-19 sur la santé et la mobilité humaine menace de faire reculer les engagements mondiaux, notamment dans le cadre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, et d’entraver les efforts déployés pour aider ceux qui ont besoin d’aide. Il est de notre responsabilité collective de sauvegarder les droits des personnes en situation de déplacement et de veiller à ce qu’elles soient protégées contre de nouveaux préjudices  », a déclaré António Vitorino, Directeur général de l’OIM. 
    L’impact de la pandémie sur la façon dont les gens se déplacent est sans précédent. Les mesures et les restrictions mises en place dans plus de 220 pays, territoires ou zones pour contenir la propagation de la maladie limitent la mobilité humaine et les possibilités de travailler et de gagner un revenu, mettant à rude épreuve la capacité des personnes migrantes et déplacées à se procurer de la nourriture et à satisfaire d’autres besoins fondamentaux.
    L’insécurité alimentaire et les déplacements sont étroitement liés. La faim - surtout lorsqu’elle est associée à un conflit - est un facteur d’incitation essentiel qui pousse les gens à se déplacer. Neuf des dix pires crises alimentaires mondiales se produisent dans les pays qui comptent le plus grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Parallèlement, la majorité des personnes déplacées se trouvent dans des pays touchés par une insécurité alimentaire et une malnutrition aiguës.

    #Covid-19#migrant#migration#personnedeplacee#sante#humanitaire#insecurite#malnutrition#insecuritealimentaire

  • Pandemic heaps new fears and trauma on war-scarred Bosnians
    https://apnews.com/article/pandemics-virus-outbreak-health-bosnian-war-sarajevo-b755155a72515dd66f19722

    Women exercise during a therapy session in a park in Sarajevo, Bosnia Monday, Oct. 26, 2020. As coronavirus cases surge in Bosnia, the pandemic is heaping new trouble on an impoverished nation that has never recovered economically or psychologically from a war in the 1990s. Bosnian health authorities estimate that nearly half of the Balkan nation’s nearly 3.5 million people have suffered some degree of trauma resulting from the war.
    The 58-year-old unemployed woman attends group therapy sessions to work through the trauma of the 1992-95 conflict. As a young woman in Sarajevo, she endured bombardment, hunger, electricity shortages and was forced to break off her university studies for good. Today she sometimes has to be reminded to see the novel virus as a serious risk.
    “The war was my most difficult experience in life,” she said after a recent therapy session that included painting pinecones and exercising in a Sarajevo park with others.
    “As for the pandemic, the world survived plague and cholera and those are now just water under the bridge.” As coronavirus cases surge in Bosnia, the pandemic is heaping more trouble on an impoverished nation that has never recovered economically or psychologically from a war that killed 100,000 people and forced 2.2 million from their homes.Bosnian health authorities estimate that about half of the the Balkan nation’s nearly 3.5 million people have suffered some degree of trauma resulting from the war.
    Mental health professionals fear that the pandemic will now exacerbate mental health problems and other health risks, and are speaking of a surge of new patients coming into their practices in recent months.
    Tihana Mjstorovic, a Sarajevo psychologist who led the pinecone-painting session, said the war experience was leading some Bosnians to downplay the threat of the pandemic, increasing the risk of its spread.
    “People who survived the war perceive danger differently. Often, if they are not hungry, cold or have mortars exploding over their heads, they do not feel they are in danger,” said Majstorovic, who works for Menssana, a non-governmental mental health group in Sarajevo.It has made them prone to “downplaying the threat, to behaving less responsibly than they should,” Majstorovic said. “It is not at all a healthy mechanism for adapting to a world threatened by an invisible virus.”Remzija Setic, a clinical psychologist, said he, too, sees war survivors “recklesslessly” downplaying the risks of the virus. But he also has patients who are suffering from heightened anxiety because some aspects of living through this pandemic are reminiscent of the war: being trapped indoors, seeing public spaces as dangerous, concern over getting food and separation from family and friends

    #Covid-19#migrant#migration#bosnie#sante#santementale#conflit#mémoire#trauma#pandemie#risque#personnedeplacee

  • Protecting citizens from COVID while granting refugee access, can be done: UNHCR | | UN News
    https://news.un.org/en/story/2020/11/1076892

    Opening a virtual session of UNHCR’s annual Dialogue on Protection challenges, Assistant High Commissioner for Protection, Gillian Triggs, warned that “measures restricting access to asylum must not be allowed to become entrenched under the guise of public health”, Instead, she urged States to maintain access for asylum seekers and to safeguard the rights of refugees, together with displaced and Stateless people. Ms. Triggs also spoke of the deep and hard-hitting impact on refugees of the coronavirus, including restrictions impeding access to asylum, spiraling gender-based violence, risks of unsafe returns, and the loss of livelihoods.Participants – consisting of displaced people, non-governmental organizations and Government speakers from Asia, Africa, the Middle East and Europe – discussed how compassion and initiative could help ensure that asylum claims were considered during the pandemic, and protection services adapted to reach people in need during lockdowns.They also pointed to how the pandemic presented greater challenges for the protection of refugees, internally displaced and Stateless people, maintaining the need for solidarity and greater support. “The pandemic has threatened the social and economic rights of the most vulnerable in society – among them refugees and those forcibly displaced who, all too often, depend on the informal economy”, said the UN official. “They are among the first to suffer the economic impacts of a lockdown”.
    Moreover, UNHCR operations also report increasing incidents of discrimination, stigmatization and xenophobia against refugees and displaced people, “exacerbating tensions with local communities”, he added.
    UNHCR has been advocating for the urgent inclusion of refugees, displaced and Stateless people in the full range of responses to the pandemic, from public health to national social safety nets. “The virus does not distinguish between legal status or nationality”, Ms. Triggs reminded. “Access to health services should not depend on citizenship or restrictive visa conditions”.
    She upheld that “a realistic and practical opportunity for protection” lies in social inclusion and in non-discriminatory access to education, health and employment. To illustrate the difficulties that refugees and internally displaced people face in the context of the pandemic, UNHCR also launched an interactive report called Space, shelter and scarce resources – coping with COVID-19, which highlights how acutely vulnerable displaced populations must contend with the pandemic

    #Covid-19#migrant#migration#sante#vulneralibite#systemesante#accessanté#stigmatisation#discrimination#refugie#personnedeplacee#unhcr

  • Les conclusions des Nations Unies sur la malnutrition au Yémen soulèvent des inquiétudes concernant les enfants déplacés | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/les-conclusions-des-nations-unies-sur-la-malnutrition-au-yemen-soulevent-des-in

    « Les Yéménites déplacés quittent leur maison sans rien et se retrouvent souvent à chercher une sécurité dans des endroits où il n’y a pas de possibilités d’emploi et à peine assez de services, notamment de soins de santé », a déclaré Christa Rottensteiner, chef de mission de l’OIM pour le Yémen.« Cela peut créer des pénuries de nourriture pour les personnes vulnérables et leur famille. Compte tenu des taux de malnutrition aiguë signalés par les partenaires des Nations Unies chez les enfants de moins de cinq ans, qui sont les plus élevés jamais enregistrés dans certaines régions du Yémen, nous sommes extrêmement préoccupés pour les enfants des familles déplacées ».
    La situation à Ma’rib est particulièrement préoccupante car l’escalade des hostilités a déplacé plus de 90 000 personnes vers la ville et a provoqué une pénurie drastique de services. Les personnes déplacées à Ma’rib déclarent que la nourriture est l’un de leurs besoins les plus urgents. Parmi les sites de déplacement évalués par l’OIM en octobre, certains ont indiqué que les pénuries alimentaires étaient une préoccupation majeure pour environ 50 pour cent de leurs résidents.En réponse à l’insécurité alimentaire, les kits d’aide d’urgence distribués dans le cadre du mécanisme de réponse rapide par l’OIM aux familles nouvellement déplacées comprennent des rations alimentaires d’urgence. L’OIM mène également des activités de soutien aux moyens de subsistance pour les communautés déplacées afin de les aider à générer des revenus. Plus récemment, l’Organisation a aidé les femmes déplacées à fabriquer des masques faciaux qui aident leur communauté à lutter contre la propagation de la COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#yemen#sante#personnedeplacee#oim#humanitaire#conflit#vulnerabilite

  • Fourteen Days in Limbo: What Happens to Returning Migrant Workers During The COVID-19 Crisis | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/stories/fourteen-days-limbo-what-happens-returning-migrant-workers-during-c

    In late April, information still had not reached the “brousse” where the goldminers were staying, so they knew little of the COVID-19 pandemic that had taken the world by storm. It was only when they reached Ouagadougou that they were briefed about the global health crisis and what it entailed for them to travel back home.Initially, Boubacar didn’t fully understand the reason he needed to stay on the site for two weeks. He says he needs to go home and cultivate the land – if not, it will be too late by the time he gets back. Similarly, Mustafa and his friends all had the chance to talk to their families who are impatiently waiting for them to get back home and start working the land.“All we want to do is to go home and work,” they echo.

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#mali#niger#burkina#crise#sante#personnedeplacee#economie#pandemie

  • HCR - La communauté internationale doit agir de toute urgence pour mettre fin à la crise au Sahel central
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2020/10/5f913603a/communaute-internationale-agir-urgence-mettre-fin-crise-sahel-central.html

    La communauté internationale doit agir de toute urgence pour mettre fin à la crise au Sahel central. Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré lors d’une conférence que le Covid-19 constitue une menace supplémentaire dans cette région qui connaît un nombre record de personnes forcées de fuir leur foyer

    #Covid-19#migrant#migration#afrique#sahel#personnedeplacee#sante#vulnerabbilite#humanitaire#frontiere#refugie#crise

  • L’escalade du conflit et les déplacements massifs obligent à intensifier les actions au Sahel central | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/lescalade-du-conflit-et-les-deplacements-massifs-obligent-intensifier-les-actio

    L’OIM a intensifié ses opérations afin de fournir une aide vitale aux personnes touchées et déplacées, tout en s’efforçant d’atténuer les facteurs de conflit par des activités de consolidation de la paix et de résolution des conflits, et de renforcer les efforts de développement, notamment par des initiatives de réduction des risques de catastrophes et des moyens de subsistance.
    Cela s’ajoute à la réponse régionale de l’Organisation à la COVID-19 qui vise à freiner la transmission de la maladie, à limiter les effets humanitaires et socioéconomiques de la pandémie et à aider les communautés touchées à se préparer à un relèvement à plus long terme. Pour cela, les activités se concentrent sur le renforcement des systèmes de santé, la formation au niveau communautaire et national, les campagnes de sensibilisation, la distribution d’équipements de protection individuelle et le soutien aux laboratoires ainsi que les dépistages sanitaires aux frontières et autres endroits stratégiques.
    À l’heure actuelle, les besoins de financement globaux de l’OIM pour son intervention au Sahel central ne sont financés qu’à hauteur de 34 pour cent. L’Organisation a besoin de 58 millions de dollars pour répondre aux besoins de deux millions de personnes ciblées par l’intervention. De même, les plans globaux d’intervention humanitaire des Nations Unies pour l’aide au Sahel central cette année n’ont été financés qu’à hauteur de 39 pour cent.

    #covid-19#migrant#migration#afrique#sahel#personnedeplacee#humanitaire#sante#oim#vulnerabilite#systemesante#sensibilisation#pandemie#frontiere

  • HCR - Le HCR fait état de besoins humanitaires croissants au Sahel alors que les déplacements forcés s’y intensifient
    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2020/10/5f894c72a/hcr-fait-etat-besoins-humanitaires-croissants-sahel-deplacements-forces.html

    Le HCR a considérablement renforcé ses activités au Sahel central. Nous avons fourni des abris d’urgence à 81 144 personnes déplacées ; nous avons pris en charge les victimes de violences sexuelles et sexistes grâce au déploiement de cliniques mobiles ; dans le cadre de la crise de Covid-19, nos actions ont permis à 338 411 personnes de bénéficier de soins de santé essentiels ; et suite à la fermeture des écoles, quelque 12 000 enfants des communautés déracinées et des communautés d’accueil ont pu poursuivre leurs études grâce à l’enseignement à distance. Les gouvernements du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad se sont engagés à accorder une place centrale à la question de la protection des personnes déracinées et des communautés qui les accueillent. Au début de cette semaine, ces gouvernements ont lancé le « Processus de Bamako », une plateforme intergouvernementale visant à mettre en place des actions concrètes et rapides afin de renforcer la coordination entre les acteurs de la sécurité et de l’aide humanitaire et de garantir l’accès humanitaire, la protection et l’assistance aux populations touchées.
    Le HCR doit disposer d’un soutien financier continu et durable pour ses activités au Sahel central. Des ressources sont nécessaires au-delà de la fin de cette année pour que le HCR et ses partenaires puissent continuer à accroître leur assistance. La conférence des donateurs du 20 octobre est l’occasion pour ces derniers de faire preuve de leur engagement en vue d’éviter une aggravation de la situation. Le moment est venu d’agir au Sahel.

    #Covid-19#migrant#migration#sahel#afrique#sante#refugie#personnedeplacee#hcr#humanitaire#protection

  • HCR - La pandémie de Covid-19 génère un « désespoir généralisé » parmi les réfugiés ; le HCR appelle à un soutien urgent pour les soins de santé mentale
    https://www.unhcr.org/fr/news/press/2020/10/5f8172a04/pandemie-covid-19-genere-desespoir-generalise-refugies-hcr-appelle-soutien.ht

    Les conséquences de la pandémie prolongée de Covid-19, la détérioration des conditions socio-économiques, le déplacement prolongé et l’insuffisance critique des solutions au déplacement suscitent un sentiment de désespoir généralisé parmi les réfugiés, avertit aujourd’hui le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.En se joignant à l’Organisation mondiale de la santé pour célébrer aujourd’hui la Journée mondiale de la santé mentale, le HCR exhorte la communauté internationale à donner la priorité et à renforcer les programmes essentiels pour les soins de santé mentale au bénéfice des réfugiés et des déplacés internes. « La nécessité de soutenir les soins de santé mentale pour les populations déracinées était déjà essentielle avant la pandémie mais nous sommes désormais confrontés à une urgence et à un tableau de désespoir généralisé », a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.
    « De nombreux réfugiés nous font part de sombres perspectives pour leur avenir. Les problèmes qui les ont poussés à quitter leur pays ne sont pas résolus et ils ne peuvent pas rentrer chez eux. Beaucoup de ceux qui ont survécu à l’exil en gagnant leur vie dans l’économie informelle ont perdu leur emploi. Ils sont également inquiets pour leur santé et celle de leur famille, ne sachant pas quand la pandémie va se terminer et comment ils peuvent réellement se protéger. Ils constatent une absence de solutions et manquent d’espoir pour l’avenir. »
    De manière alarmante, le rapports de terrain font état d’une augmentation des tentatives de suicide depuis le début de la pandémie, y compris parmi les personnes vivant dans des situations de déplacement prolongé. Le nombre de tentatives de suicide parmi les réfugiés en Ouganda a augmenté de manière significative, avec 210 tentatives signalées en 2020 contre 129 en 2019. Au Liban, les appels au centre téléphonique d’assistance géré par le HCR passés par des réfugiés qui pensent au suicide ou à l’automutilation ont également augmenté ces derniers mois.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#santementale#refugie#personnedeplacée#suicide#exil#economie#famille

  • En Syrie, le régime Assad reste dans le déni malgré la progression du Covid-19
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/en-syrie-le-regime-assad-reste-dans-le-deni-malgre-la-progression-du-covid-1

    « La frontière entre le Liban et la Syrie est toujours fermée, à moins d’avoir une recommandation ou une autorisation spéciale. Tout le monde à Damas me dit de ne pas venir, car les cas de Covid-19 explosent. La situation est encore pire à Alep, en termes de contamination et de manques de lits. Les fils Facebook se transforment en carnets de condoléances », raconte un homme d’affaires qui vit entre Beyrouth et Damas.« Cela fait deux jours que je n’avais pas ouvert mon compte Facebook et, aujourd’hui, ce ne sont que des condoléances. Que celui qui n’est pas mort ou tombé malade me laisse un message », commente sarcastiquement un activiste, pourtant prorégime, qui suggère aux morgues de publier le nombre de décès plutôt que de laisser cette tâche au ministère de la santé.Début août, le directeur adjoint de la direction de la santé du gouvernorat de Damas estimait à 100 000 le nombre de cas probables dans la capitale et ses environs en se basant sur le nombre de décès, une centaine par jour. Signe d’une détérioration de la situation dans l’agglomération, de nombreux cas « suspects » sont répertoriés en province chez des malades ayant récemment séjourné à Damas.Dans un pays ravagé par neuf ans de guerre, le régime syrien avait initialement imposé un début de confinement, fermé les écoles, interdit les prières collectives et limité les déplacements avant de rapidement assouplir les mesures les plus contraignantes par crainte d’un effondrement économique. « Les impacts socioéconomiques du Covid-19, notamment sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance, sont susceptibles d’exacerber les besoins humanitaires substantiels du pays », prévient l’Organisation mondiale de la santé (OMS). A un système de santé délabré s’ajoute l’impact des sanctions internationales mises en place par les pays occidentaux et une partie des pays membres de la Ligue arabe. « On manque de tout d’un point de vue médical en Syrie, de lits, d’oxygène… Ce sont d’abord les sanctions [occidentales] qui sont en cause : elles ne visent peut-être pas les médicaments, mais des sociétés surréagissent quand elles entendent le mot “Syrie”. Elles préfèrent ne pas négocier par crainte d’être pénalisées. Ainsi, une usine pharmaceutique à Damas qui importe les matières premières depuis l’Inde, via le port de Beyrouth, s’est vu récemment refuser une importation par son partenaire indien. La Syrie n’a plus, non plus, les qualifications médicales, tant les médecins sont nombreux à être partis », ajoute l’homme d’affaires. Loin d’être contenue dans les zones gouvernementales, l’évolution de la pandémie dans les vastes territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS, à dominante kurde) dans le nord-est du pays inquiète aussi les humanitaires. « Il ne fait aucun doute que nous assistons à une augmentation des cas de Covid-19 dans le nord-est de la Syrie. Au 24 août, il y avait 394 cas confirmés. Les tests sont en nombre limité, mais, parmi ceux qui sont effectués, environ la moitié donne un résultat positif. Cela démontre que les taux de transmission sont élevés et que beaucoup plus de tests sont nécessaires », estime Will Turner, responsable des programmes d’urgence pour la Syrie à Médecins sans frontières (MSF). « Les villes de Hassaké et Qamishli sont les foyers les plus actifs. Nous craignons que cela ne se déplace bientôt vers Rakka, une autre zone densément peuplée qui accueille un grand nombre de personnes déplacées et qui ne se remet toujours pas des destructions de la guerre. Les services de santé sont rares et l’accès à l’eau et à l’assainissement est médiocre », poursuit Will Turner. « Entre la dépréciation des monnaies locales et l’explosion des cas de Covid-19, le risque d’une crise humanitaire de plus grande ampleur existe, tant en Syrie qu’au Liban : tout le monde vit sur ses réserves », conclut l’économiste franco-syrien Samir Aïta.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#crisesanitaire#crisehumanitaire#personnedeplacee#sante#systemesante

  • First coronavirus cases reported in Syria’s Al-Hol camp | Syria News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2020/08/coronavirus-cases-reported-syria-al-hol-camp-200806162159182.html

    Three health workers in a displaced people’s camp in northeastern Syria have contracted the novel coronavirus, the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) said on Wednesday. They were the first reported infections in the Al-Hol camp, a vast tent city that is home to tens of thousands of people, including the relatives of ISIL fighters. It is run by the autonomous Kurdish administration that controls most of northeastern Syria and has reported 54 cases of COVID-19 in areas under its control.
    “On August 3, three health workers reportedly tested positive for COVID-19 at the Al-Hol IDP [internally displaced people’s] camp,” said OCHA in a press release. “The contact tracing process is ongoing. As a precautionary measure, only critical staff, with personal protective equipment, are allowed to operate inside the camp,” it added.A health official at the camp said the three infected staff work with the Kurdish Red Crescent in Al-Hol.

    #Covid-19#migrant#migration#syrie#camp#contamination#personnedéplacée#sante#personnelmedical