• Deuxième volet. Chronique d’une initiation militante où l’activisme anarchiste de l’auteur prend les couleurs d’un certain "pessimisme combatif"

    BALLAST | Francis Dupuis-Déri : « C’est la rage du désespoir qui me pousse à écrire » 2/2
    https://www.revue-ballast.fr/francis-dupuis-deri-cest-la-rage-du-desespoir-qui-me-pousse-a-ecrire-2

    En 2009, vous écriviez dans un article que l’hypothèse d’un « grand soir », qu’il soit électoral ou insurrectionnel, n’était pas envisageable. 10 ans plus tard, vous écrivez que « l’espérance n’est plus de mise » et qu’il ne nous reste que « le pessimisme combatif ». Nos ennemis ont donc définitivement gagné ?

    Nos ennemis ont perdu depuis longtemps, mais ne le savent pas encore… C’est ce qu’annonçait déjà Herbert Marcuse quand il discutait de l’irrationalité de la rationalité du capitalisme ou de l’État. Ces systèmes semblent rationnels car ils maximisent la capacité humaine d’extorsion, de production, d’accumulation et de destruction organisée lors des guerres, par exemple. Mais cette rationalité est irrationnelle car elle mène l’humanité à sa perte, littéralement. Je ne suis ni météorologue, ni géologue, ni géographe, ni physicien, mais j’ai la certitude depuis les années 1980 que c’est foutu : l’humanité a accumulé bien trop de stock atomique civil et militaire et produit bien trop de déchets toxiques et de pollution pour que cela n’entraîne pas d’épouvantables catastrophes. Bientôt ou dans un avenir rapproché, ou dans quelques centaines d’années… Je n’ose même pas imaginer la situation dans 1 000 ou 2 000 ans, quand vont fissurer les silos dans lesquels les déchets nucléaires sont ensevelis et qu’il n’y aura peut-être même plus d’État ou de gouvernement juridiquement « responsable » de ces stocks. « L’espoir, c’est tout ce qui nous reste », me confient des jeunes des écoles secondaires qui se mobilisent pour le climat, et leur mobilisation m’apparaît évidemment comme un signe positif. J’imagine même que dans les prochaines années, plusieurs de ces jeunes vont se radicaliser autant dans leur position idéologique que dans leurs moyens d’action. Car après tout, c’est bien de l’avenir de la civilisation ou de l’humanité qu’il s’agit, et de la survie de milliers d’espèces animales. Mais je carbure surtout au pessimisme car j’ai l’impression depuis longtemps qu’il est trop tard et que les forces conservatrices et réactionnaires sont beaucoup trop puissantes. Bref, je suis encore punk : No Future !

    #anarchisme_punk

    • Et j’ai commencé à utiliser les toilettes publiques indistinctement de leur assignation à un genre, pratique subversive que j’ai rapidement interrompue car cela rendait mal-à-l’aise des utilisatrices des toilettes pour femmes.

      Intéressant ! Et oui, déjà que les femmes ont trop peu de toilettes pour leurs besoins, c’est sympa de ne pas venir piquer les leurs au motif qu’on n’est pas un violeur, donc on n’a pas à respecter les safe spaces des femmes ! Il est classe, de raconter ses erreurs de jeunesse.

      Après quoi vous avez publié Lettre aux cons, l’année suivante.

      Un court pamphlet contre les élections, oui, orné d’un A-cerclé sur la couverture, mais pour lequel je choisirais un autre titre aujourd’hui.

      Je suis sorti politiquement épuisé, si je puis dire, du XXe siècle, et je regarde le siècle passé avec un très fort pessimisme tant l’État (et le patronat) a révélé toute sa puissance destructrice : guerres mondiales, camps d’extermination, colonialisme, emprisonnement de masse, etc.

      Car contrairement à ce que l’on croit généralement, il y a bien moins de marge de manœuvre et de possibilité de liberté collective en Occident qu’hors de l’Occident, même si la violence y est plus brutale. C’est ce que je retiens des expériences des zapatistes et des Kurdes, que je ne connais qu’à distance, mais qui me semblent incarner — au moins partiellement — des principes anarchistes. Ces expériences, auxquelles vous avez d’ailleurs consacré des textes très intéressants, sont bien plus impressionnantes que tous les squats et toutes les ZAD d’Europe et d’Amérique du Nord ! Je dis ceci avec tout mon respect pour les squatteuses et les zadistes.

      Ça, c’est important : liberté des Anciens, liberté des Modernes pris dans leurs gangues techno-étatiques...

      La moindre des choses est d’ailleurs que les États offrent quelques services à leur population, après avoir consacré tant d’énergie pendant des siècles à détruire (et souvent interdire) l’organisation autonome et communautaire — au sens du commun — du travail et de l’aide mutuelle. C’est ainsi que s’est imposé l’étatisme, c’est-à-dire la domination, l’oppression, l’appropriation et l’exclusion « administrées » par et pour l’État « souverain ». Toutes les réalisations que vous associez à de célèbres présidents « socialistes » évoquent des revendications et des projets que portaient des anarchistes dès le XIXe siècle : éducation (mixte) pour toutes et tous, réduction du temps de travail salarié et caisse d’aide mutuelle pour les camarades sans emploi, malades, blessés ou à la retraite, liberté amoureuse et sexuelle et autogestion de leur corps pour les femmes, sans compter l’abolition de la peine de mort et du service militaire…

      Le capitalisme lui-même nous offre tant de produits dont raffolent mêmes les « révolutionnaires », et que nous offrons en cadeau aux gens qu’on aime, y compris ce merveilleux ordinateur avec lequel vous pouvez écrire des textes critiques pour Ballast ! Or je connais peu de socialistes qui s’intéressent aux bienfaits des firmes capitalistes et qui suggèrent de devenir actionnaire de telle ou telle firme pour intervenir dans l’assemblée d’actionnaires afin de favoriser l’amélioration des conditions de travail et de promouvoir l’adoption d’un code d’éthique encadrant la production — cela dit, quelques progressistes voient là une manière d’influencer positivement le capitalisme… Bref, malgré toute cette publicité qui ne nous montre que les bons côtés de l’État et du capitalisme, je préfère marquer ma dissidence à la fois de l’État et du capitalisme, auxquels je collabore trop souvent malgré moi ou malgré tout.

      J’ai le privilège d’écrire et d’être publié, ce qui m’aide beaucoup à « gérer » ma colère et mon désespoir, mais il s’agit là d’un geste narcissique et surtout insignifiant à l’échelle de la société. Malgré le temps et l’énergie que je consacre à mon emploi, je parviens parfois à militer dans des réseaux anarchistes ou anarchisants, contre la police ou la guerre, entre autres causes. Il est vrai que s’exercent dans ces réseaux militants des dynamiques d’exclusion et qu’on s’y retrouve entre-soi, comme dans tous les réseaux sociaux, y compris les partis. Mais vous savez : plusieurs anarchistes sont aussi des gens ordinaires, et militer ainsi change nos vies, au moins momentanément… J’imagine que c’est encore plus vrai pour des classes ou catégories subalternes, comme les femmes dans les réseaux féministes ou les autochtones au Canada dans les cercles traditionalistes.

  • Chlordécone : 17 années d’archives disparues au ministère de l’Agriculture !

    Vers un scandale d’Etat ? Au détour des investigations conduites par
    la commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation du chlordécone
    et du paraquat, une audition conduite le 2 juillet dernier à Paris a
    révélé que 17 années d’archives datées de 1972 à 1989 auraient « 
    disparu » du ministère de l’Agriculture ! L’un des plus graves
    désastres sanitaires contemporains est donc désormais en passe de
    tourner au scandale d’Etat.

    Lire la suite :

    http://www.eauxglacees.com/Chlordecone-17-annees-d-archives

  • #Hugues_MOUTOUH : « Le mot “#migrants” traduit un parti pris idéologique que nous devons refuser »

    Le terme de « migrants » s’est imposé dans le ­#discours public et désigne indistinctement des ­réalités très différentes. À la faveur de ce mot ­s’impose ­subrepticement une vision de l’immigration à l’opposé du vœu des Français, s’inquiète l’ancien préfet Hugues MOUTOUH.

    –-----------

    Depuis quelques années déjà, l’actualité européenne ne parle plus que d’eux. Ils font régulièrement la une des journaux télévisés, sont le sujet de nombreuses conférences intergouvernementales et la source de bien des brouilles diplomatiques. On dit même qu’ils pourraient achever de saper le projet européen, à force de mettre à l’épreuve la solidarité des États membres. Mais de qui parle-t-on ? Des « migrants », bien sûr.

    La France, comme les autres pays européens, n’échappe pas à la fameuse « crise migratoire ». Il suffit d’ouvrir n’importe quel journal de ces derniers jours pour s’en convaincre : « Loire-Atlantique : la préfète juge parfaitement insupportable l’existence d’un campement de migrants dans le centre de Nantes » ; « Nord : les autorités évacuent à nouveau le campement de migrants de Grande-Synthe, où vivent environ 500 personnes ».

    Pas une semaine sans que les mots de « migrant » ou de « migration » ne viennent alimenter les chroniques de presse ou déclarations des personnalités politiques. Tout ou presque sur ce sujet semble avoir été dit… excepté peut-être l’essentiel : pourquoi parle-t-on aujourd’hui de « migrants » et de « migrations » ?

    Ce vocable est nouveau dans la bouche des journalistes et des politiques. Voilà quelques années, les mêmes auraient décrit le phénomène auquel nous sommes actuellement confrontés avec des mots plus classiques. On aurait parlé de #réfugiés, de vagues d’immigrés ou de #clandestins, selon le point de vue adopté. Entre hier et aujourd’hui, les réalités que désignent ces mots n’ont pas changé. Des personnes quittent leurs pays, toujours pour des raisons identiques : la guerre, la famine, ou, le plus souvent, l’espérance d’une vie meilleure plus au nord. En fin de compte, la seule vraie nouveauté est d’ordre sémantique. Dorénavant, d’Emmanuel MACRON à Marine LE PEN, en passant par Jean-Luc MÉLENCHON, un même mot est utilisé pour désigner la chose. Exit la figure de « l’#immigré » ! Dépassé, le débat sur « l’#immigration ». C’est du « migrant » dont il est question.

    « La seule vraie nouveauté est d’ordre sémantique »

    Cette évolution du langage n’est ni anodine ni innocente. On sait qu’en politique, plus que dans n’importe quel autre domaine, les mots ont un sens. Chaque époque conditionne ainsi, à travers les mots que l’on emploie, ce qu’il est possible et acceptable de dire.

    Ce n’est ni par anti-modernisme ou simple esprit de réaction que, pour notre part, nous pensons préférable de reparler en 2018 d’« #immigration ». C’est parce que, selon nous, seul l’emploi de ce terme permet de traiter du sujet comme il devrait l’être : uniquement sous l’angle #politique et non à travers un prisme déformant, exclusivement #humanitaire. Nul ne peut contester à un pays le droit de contrôler en toute #souveraineté son immigration. Il n’y a là aucune question #morale, juste un peu de #droit au service d’une politique nationale. L’immigré est l’#étranger qu’un État accepte d’accueillir sur son sol pendant une durée déterminée, à la condition qu’il se conforme aux règles d’entrée et de séjour qui lui sont signifiées. Lorsqu’il se trouve en situation irrégulière, il n’a vocation ni à entrer ni à demeurer sur le territoire de cet État. Les cas des #demandeurs_d’asile_sincères appellent un traitement particulier, mais le détournement du droit d’asile en filière d’#immigration_illégale doit cesser.

    Or, dès lors que l’on parle de « migrants » et de « migration », les termes du débat se trouvent faussés. S’installe alors, au profit de ces mêmes étrangers, une présomption de #devoir_d’accueil, avec un renversement inédit de la #charge_de_la_preuve : les gouvernants se retrouvent sommés de s’expliquer devant le tribunal de l’opinion. Ils doivent se justifier de ne pas accueillir chaque jour toujours plus de « migrants », qui semblent se voir reconnu (par qui et au nom de quoi ?) un véritable droit de créance sur les États européens, une sorte d’incroyable et de terrible #pouvoir_d’exiger.

    Refuser de parler de « migrants » est donc tout sauf une #coquetterie_langagière. C’est un véritable #acte_de_résistance, le refus de reconnaissance à notre encontre d’une #dette positive pesant sur nos épaules et surtout celles des générations futures. Non, les « migrants » qui sont convoyés par les nouvelles mafias, avec le concours irresponsable (mais pas toujours naïf) de quelques #ONG, ne peuvent exiger de la France, de l’Allemagne ou de l’Italie tout un ensemble de prestations qui vont du droit à l’accueil et à l’assistance au droit au logement, en passant par le droit au travail ou à l’instruction.

    Qui ne comprend qu’accepter de parler de « migration » revient non seulement à faire le jeu de ceux qui militent depuis toujours pour l’abolition des frontières et la fin des nations, mais donne aussi le sentiment que l’Europe est une terre à conquérir ? Pour concevoir et faire appliquer une politique en matière d’immigration, il faut d’abord mener la bataille des mots.

    https://www.association-iceo.fr/actualite-par-thematiques/opinion/hugues-moutouh-le-mot-migrants-traduit-un-parti-pris-ideologique-qu
    #terminologie #mots #vocabulaire #asile #migrations #réfugiés #migrant

    –------------

    Le collègue qui m’a envoyé ce texte par email a commenté ainsi :

    Quand on entre dans ce niveau d’approche sémantique, cela ouvre l’attention ? Quand on voit un Préfet parler des « des journalistes et des politiques », ca sent toujours le roussi. A mon avis, il y a un là un personnage intéressant pour comprendre comment la « #peste_brune » pénètre les services de l’État.

    https://www.association-iceo.fr/actualite-par-thematiques/opinion/hugues-moutouh-le-mot-migrants-traduit-un-parti-pris-ideologique-qu

    ping @karine4 @reka @isskein

    Notez ce magnifique terme :
    "#demandeurs_d’asile_sincères" —> @sinehebdo
    #sincérité (et donc #mensonge #abus, vrais et faux réfugiés, #catégorisation)

  • Des points d’eau ont été effacés des cartes IGN pour ne pas avoir à les protéger des pesticides
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/06/comment-des-points-d-eau-proteges-des-pesticides-ont-disparu-des-cartes-ign_

    Redoutable pour la vie aquatique, dommageable pour la santé des humains et les coûts des unités de production d’eau potable, la contamination généralisée des cours d’eau par les pesticides est aussi embarrassante vis-à-vis de l’Union européenne. La France s’est en effet engagée à restaurer le bon état de ses ressources hydriques. Or non seulement le recours aux produits phytosanitaires ne baisse pas (sauf dans les parcs et jardins), mais il augmente (+ 12 % encore en 2017), essentiellement dans l’agriculture.

    Un rapport sur la protection des points d’eau, commandé par le gouvernement en septembre 2018, publié sur le site du Conseil général de l’environnement et du développement durable le 1er juillet, lève une partie du voile sur les mécanismes qui conduisent à cette absence de progrès. Un nouveau moyen de réduire les superficies sans pesticides est en effet récemment apparu : recenser officiellement moins de points ou de cours d’eau.

    Depuis 2005, en effet, rivières et ruisseaux sont protégés des pollutions diffuses par une zone d’au moins cinq mètres enherbée ou plantée de haies, exempte de tout pesticide. Actuellement, les autorisations de près de 500 produits exigent une bande sans épandage plus large (de 10, 50, 100 mètres ou plus). Mais les règles sont loin d’être respectées. De plus, à l’occasion d’une mise à jour du réseau hydrographique menée depuis 2015 sous la houlette des préfets, des sources intermittentes, des cours d’eau – même dotés d’un nom –, des rus de fond de parcelle ont été gommés ou requalifiés en fossés – qui eux ne nécessitent qu’une protection d’un mètre, voire de 30 centimètres par endroits.

    #Pesticides #Perturbateurs_endocriniens #Eau #Lobby

  • Des points d’eau ont été effacés des cartes IGN pour ne pas avoir à les protéger des pesticides
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/06/comment-des-points-d-eau-proteges-des-pesticides-ont-disparu-des-cartes-ign_

    Des sources intermittentes ou petits ruisseaux, autour desquels il est interdit d’épandre des pesticides, ont été gommés à la faveur d’une révision du réseau hydrographique. Par Martine Valo

    Redoutable pour la vie aquatique, dommageable pour la santé des humains et les coûts des unités de production d’eau potable, la contamination généralisée des cours d’eau par les pesticides est aussi embarrassante vis-à-vis de l’Union européenne. La France s’est en effet engagée à restaurer le bon état de ses ressources hydriques. Or non seulement le recours aux produits phytosanitaires ne baisse pas (sauf dans les parcs et jardins), mais il augmente (+ 12 % encore en 2017), essentiellement dans l’agriculture.

    Un rapport sur la protection des points d’eau, commandé par le gouvernement en septembre 2018, publié sur le site du Conseil général de l’environnement et du développement durable le 1er juillet, lève une partie du voile sur les mécanismes qui conduisent à cette absence de progrès. Un nouveau moyen de réduire les superficies sans pesticides est en effet récemment apparu : recenser officiellement moins de points ou de cours d’eau.
    Depuis 2005, en effet, rivières et ruisseaux sont protégés des pollutions diffuses par une zone d’au moins cinq mètres enherbée ou plantée de haies, exempte de tout pesticide. Actuellement, les autorisations de près de 500 produits exigent une bande sans épandage plus large (de 10, 50, 100 mètres ou plus). Mais les règles sont loin d’être respectées. De plus, à l’occasion d’une mise à jour du réseau hydrographique menée depuis 2015 sous la houlette des préfets, des sources intermittentes, des cours d’eau – même dotés d’un nom –, des rus de fond de parcelle ont été gommés ou requalifiés en fossés – qui eux ne nécessitent qu’une protection d’un mètre, voire de 30 centimètres par endroits.

    Possibilité d’interprétations locales

    C’est ce que constatent Bruno Cinotti et Anne Dufour, les deux inspecteurs mandatés par le ministère de la transition écologique et solidaire et par celui de l’agriculture et de l’alimentation pour prendre la mesure d’une situation particulièrement conflictuelle. En moins de deux ans, la nouvelle carte de l’eau a suscité des protestations dans 45 départements où les associations de défense de la nature ont formulé 38 recours gracieux, les organisations agricoles 14, les fédérations de pêche 6 ; de plus 39 recours contentieux ont été déposés devant les tribunaux administratifs de 28 départements.
    Le travail de recensement a entraîné une mobilisation importante, « en particulier des services de l’Etat et des organisations agricoles », selon les deux inspecteurs. Mais « dans de nombreux départements, le jeu d’acteurs et les rapports de force locaux ont conduit à une réduction, parfois forte par comparaison au nouveau référentiel national, du réseau hydrographique protégé par des zones non traitées », observent-ils. Autrement dit, des cours d’eau figurant sur les cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) ont tout bonnement disparu.

    Les services de l’Etat devaient tenir compte des documents de l’IGN, mais également d’autres cartes départementales établies à partir de 2015, en réponse aux « demandes insistantes » de la profession agricole qui voulait exclure de la réglementation les fossés creusés par l’homme, relatent les inspecteurs. Le gouvernement a alors arrêté une nouvelle définition légale du point d’eau. Il s’agit d’un « écoulement d’eaux courantes dans un lit naturel à l’origine, alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année », sans être forcément permanent.
    Depuis, l’arrêté interministériel du 4 mai 2017 a introduit la possibilité d’interprétations locales, ouvrant la voie à des pressions renouvelées sur le terrain. Cet arrêté, qui remplaçait un précédent de 2016 abrogé pour vice de forme, a lui-même été en partie annulé par le Conseil d’Etat le 26 juin, jugé insuffisamment protecteur à l’égard des riverains et des points d’eau…

    Finalement, les rapporteurs soulignent la grande disparité des arrêtés préfectoraux départementaux. Au moins 44 départements ont à présent « une protection des points d’eau au moins équivalente » à celle d’avant l’arrêté de 2017, tandis que d’autres ont perdu 29 %, voire davantage, de leurs linéaires par rapport aux cartes IGN. Le Pas-de-Calais, Mayotte et la Réunion ne sont pas parvenus à accomplir ce travail. Les inspecteurs décernent, au passage, un bon point à la Bretagne pour le relevé très complet de son réseau hydrographique.

    #pesticides #eau #falsification #Pravda_partout_géographie_nulle_part

  • Des points d’eau ont été effacés des cartes IGN pour ne pas avoir à les protéger des pesticides
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/06/comment-des-points-d-eau-proteges-des-pesticides-ont-disparu-des-cartes-ign_

    Des sources intermittentes ou petits ruisseaux, autour desquels il est interdit d’épandre des pesticides, ont été gommés à la faveur d’une révision du réseau hydrographique.
    De plus, à l’occasion d’une mise à jour du réseau hydrographique menée depuis 2015 sous la houlette des préfets, des sources intermittentes, des cours d’eau – même dotés d’un nom –, des rus de fond de parcelle ont été gommés ou requalifiés en fossés – qui eux ne nécessitent qu’une protection d’un mètre, voire de 30 centimètres par endroits.

    Je rappelle qu’il existe https://www.openstreetmap.org où_vous pouvez modifier les cartes et remettre les cours d’eau.

    #carto #triche #agricole #pollution #paywall

    • "Un nouveau moyen de réduire les superficies sans pesticides est en effet récemment apparu : recenser officiellement moins de points ou de cours d’eau."

      Un rapport sur la protection des points d’eau, commandé par le gouvernement en septembre 2018, publié sur le site du Conseil général de l’environnement et du développement durable le 1er juillet, lève une partie du voile sur les mécanismes qui conduisent à cette absence de progrès. Un nouveau moyen de réduire les superficies sans pesticides est en effet récemment apparu : recenser officiellement moins de points ou de cours d’eau.
      Depuis 2005, en effet, rivières et ruisseaux sont protégés des pollutions diffuses par une zone d’au moins cinq mètres enherbée ou plantée de haies, exempte de tout pesticide. Actuellement, les autorisations de près de 500 produits exigent une bande sans épandage plus large (de 10, 50, 100 mètres ou plus). Mais les règles sont loin d’être respectées. De plus, à l’occasion d’une mise à jour du réseau hydrographique menée depuis 2015 sous la houlette des préfets, des sources intermittentes, des cours d’eau – même dotés d’un nom –, des rus de fond de parcelle ont été gommés ou requalifiés en fossés – qui eux ne nécessitent qu’une protection d’un mètre, voire de 30 centimètres par endroits.

      Possibilité d’interprétations locales

      C’est ce que constatent Bruno Cinotti et Anne Dufour, les deux inspecteurs mandatés par le ministère de la transition écologique et solidaire et par celui de l’agriculture et de l’alimentation pour prendre la mesure d’une situation particulièrement conflictuelle. En moins de deux ans, la nouvelle carte de l’eau a suscité des protestations dans 45 départements où les associations de défense de la nature ont formulé 38 recours gracieux, les organisations agricoles 14, les fédérations de pêche 6 ; de plus 39 recours contentieux ont été déposés devant les tribunaux administratifs de 28 départements.
      Le travail de recensement a entraîné une mobilisation importante, « en particulier des services de l’Etat et des organisations agricoles », selon les deux inspecteurs. Mais « dans de nombreux départements, le jeu d’acteurs et les rapports de force locaux ont conduit à une réduction, parfois forte par comparaison au nouveau référentiel national, du réseau hydrographique protégé par des zones non traitées », observent-ils. Autrement dit, des cours d’eau figurant sur les cartes de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) ont tout bonnement disparu.

      Les services de l’Etat devaient tenir compte des documents de l’IGN, mais également d’autres cartes départementales établies à partir de 2015, en réponse aux « demandes insistantes » de la profession agricole qui voulait exclure de la réglementation les fossés creusés par l’homme, relatent les inspecteurs. Le gouvernement a alors arrêté une nouvelle définition légale du point d’eau. Il s’agit d’un « écoulement d’eaux courantes dans un lit naturel à l’origine, alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année », sans être forcément permanent.
      Depuis, l’arrêté interministériel du 4 mai 2017 a introduit la possibilité d’interprétations locales, ouvrant la voie à des pressions renouvelées sur le terrain. Cet arrêté, qui remplaçait un précédent de 2016 abrogé pour vice de forme, a lui-même été en partie annulé par le Conseil d’Etat le 26 juin, jugé insuffisamment protecteur à l’égard des riverains et des points d’eau…

      Finalement, les rapporteurs soulignent la grande disparité des arrêtés préfectoraux départementaux. Au moins 44 départements ont à présent « une protection des points d’eau au moins équivalente » à celle d’avant l’arrêté de 2017, tandis que d’autres ont perdu 29 %, voire davantage, de leurs linéaires par rapport aux cartes IGN. Le Pas-de-Calais, Mayotte et la Réunion ne sont pas parvenus à accomplir ce travail. Les inspecteurs décernent, au passage, un bon point à la Bretagne pour le relevé très complet de son réseau hydrographique.

      #pesticides #eau #falsification #Pravda_partout_géographie_nulle_part

  • Le mouvement des Coquelicots, un « lobby heureux » pour un monde débarrassé des #Pesticides
    https://www.bastamag.net/appel-mouvement-coquelicots-interdiction-pesticides-glyphosate-agriculture

    Pour eux, c’en est fini des appels sans lendemains et des rassemblements sans autres horizon qu’une indignation symbolique. Comme des dizaines de milliers d’autres, Anne, Christian, Emmanuelle, Nathan, ou Pauline, veulent en finir avec les pesticides qui, lentement, distillent leur poison, des paysans retraités jusqu’aux générations futures. Des Alpes-Maritimes au Finistère, ils se sont fédérés au sein du mouvement des Coquelicots. Partout, ils et elles sèment pour l’avenir. « Un lobby heureux qui (...)

    #Inventer

    / Quelle agriculture pour demain ?, Pesticides, #Reportages, Santé , A la une, #Alimentation_et_agriculture_biologique, Menaces sur la santé (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ? #Santé_ #Menaces_sur_la_santé_publique

  • Les #aliments #bio touchés par la #pollution | 60 Millions de #Consommateurs
    https://www.60millions-mag.com/2019/06/05/les-aliments-bio-touches-par-la-pollution-14218

    Si les pommes et les bananes bio analysées n’ont pas révélé de traces de #pesticides, nous avons pu, en revanche, constater des résultats plus problématiques dans les #laits, les #œufs, mais aussi les #huiles_d’olive biologiques.

    Certains laits et œufs bio se sont, en effet, révélés plus chargés en #dioxines et #PCB que des laits ou œufs dits conventionnels. Les dioxines sont des molécules issues de rejets industriels, notamment des incinérateurs.

    Quant aux PCB, leur fabrication est interdite en France depuis 1987, mais ces produits chimiques ont la propriété de s’accumuler dans les #sols et d’y persister pendant des années. Ils sont cancérogènes et perturbateurs endocriniens pour l’homme.

    Les prés contaminés

    Les laits et œufs bio contiennent plus de PCB et de dioxines que les autres, car les animaux sont plus souvent à l’extérieur que dans l’élevage conventionnel. Une bonne chose en termes de bien-être animal, certes. Mais ce constat pointe des #failles dans le #label « #Agriculture biologique ».

    En effet, les sols ne sont pas contrôlés sur ces #polluants avant l’installation d’un #élevage ou d’une #culture biologique. Et l’agriculteur peut convertir son champ en bio, même si ce dernier est situé à proximité d’une installation polluante.

  • Lancement d’une grande étude sur le chlordécone dans les Antilles
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1TX26C/lancement-d-une-grande-etude-sur-le-chlordecone-dans-les-antilles.html


    Crédits : Jaime Saldarriaga

    Pour la première fois, une étude de l’alimentation sera réalisée en Martinique et en Guadeloupe par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), pour déterminer l’exposition des populations aux substances chimiques, dont le chlordécone.

    Selon une étude de Santé Publique France publiée en 2018, 92% des Martiniquais et 95% des Guadeloupéens sont aujourd’hui contaminés par ce puissant pesticide utilisé de 1972 à 1993 dans les bananeraies, malgré son interdiction en France dès 1990.

    II était destiné à lutter contre le charançon, un insecte qui ravageait les plantations.

    Roger Genet, le directeur général de l’Anses, actuellement en Martinique pour rencontrer les acteurs, a annoncé lundi devant la presse que l’étude devrait démarrer d’ici la fin de l’année et livrer ses conclusions en 2024.

  • Comment des #Pesticides interdits en Europe se retrouvent dans nos jus, notre café et nos assiettes via le Brésil
    https://www.bastamag.net/Soja-OGM-cafe-orange-pesticides-deforestation-Bresil-Europe-Mercosur-trait

    Champion du monde de la consommation de pesticides, le Brésil semble vouloir conserver son titre si peu honorifique avec le président Bolsonaro aux commandes. Le consommateur européen pourrait regarder cela de loin, se pensant à l’abri derrière les normes sanitaires plus restrictives de son continent. En fait, cela nous concerne aussi directement. Car des pesticides interdits en Europe continuent d’y être fabriqués puis sont exportés vers le Brésil, qui nous les renvoie ensuite parmi les tonnes de (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Amériques, #Eviter_le_dépôt_de_bilan_planétaire, #Enquêtes, #Toxiques, Pesticides, #Agriculture, #Multinationales, (...)

    #Néo-colonialisme

  • Au menu : steak de boeuf alimenté au soja transgénique cultivé sur coupe rase de forêt amazonienne
    https://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2275

    Alors que la canicule étouffe la France, Greenpeace France démontre une nouvelle fois le manque flagrant d’action du gouvernement pour changer de trajectoire. « L’Europe suffoque et avec le réchauffement climatique, cela ne fera qu’empirer. Puisque le gouvernement est incapable de respecter ses engagements pour lutter contre la déforestation et le changement climatique, nous sommes venus le faire à sa place », déclare Cécile Leuba, chargée de campagne forêts chez Greenpeace France. 50 activistes, (...)

    #Alimentation

    https://www.passerelleco.info/IMG/pdf/l_europe_accro_a_la_viande.pdf

  • Agriculture bio : des ruches en meilleure forme, plus productives - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/agriculture-bio-des-ruches-en-meilleure-forme-plus-producti

    Les abeilles domestiques s’en sortent mieux lorsqu’elles sont entourées de parcelles agricoles bio que conventionnelles, et produisent bien plus de miel, révèle une étude française publiée mercredi 26 juin dans le Journal of Applied Ecology. Explication la plus probable, une plus grande variété florale et l’absence de pesticides de synthèse.


    L’étude :
    https://besjournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1365-2664.13447

  • Des communes tentent d’interdire localement des #Pesticides, malgré l’opposition de l’Etat
    https://www.bastamag.net/glyphosate-maires-Langouet-Boussieres-interdiction-pesticides-commune-ecol

    38 euros d’amende pour celui ou celle qui utilise du glyphosate, qu’il soit jardinier amateur ou agriculteur. C’est l’objet de l’arrêté municipal pris le 14 juin par le maire de Boussières, une commune d’un millier d’habitants dans le Doubs. « L’utilisation de tout produit contenant du glyphosate » y est proscrit sur l’ensemble du territoire communal. Depuis le 1er janvier 2019, la loi interdit l’utilisation des pesticides de synthèse, dont le glyphosate, aux utilisateurs non professionnels. Le maire a (...)

    En bref

    / Pesticides, #Politique, #Agriculture, Pollutions , #Toxiques, Quelle agriculture pour demain (...)

    #Pollutions_ #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?
    https://www.bastamag.net/IMG/pdf/2019-06-19_arre_te_anti_glyphosate.pdf

  • #Réglementation de l’usage des #pesticides : le Conseil d’État annule partiellement un arrêté.
    https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/reglementation-de-l-usage-des-pesticides

    Par la décision de ce jour, le #Conseil_d’État a annulé plusieurs dispositions de l’arrêté interministériel du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des #produits_phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants (plus couramment dénommés pesticides) au motif que ces dispositions ne protégeaient pas suffisamment la #santé_publique et l’#environnement.

    Article (#paywall) du monde : https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/26/le-conseil-d-etat-annule-en-partie-l-arrete-encadrant-l-usage-des-pesticides

  • A new route for plant nutrient delivery - College of Engineering at Carnegie Mellon University
    https://engineering.cmu.edu/news-events/news/2019/06/12-lowry-acs-nano.html

    With current practices, up to 95% of applied micronutrients and 99.9% of applied #pesticides never reach their destinations and are wasted. They accumulate in the soil or run off into the ground water and cause collateral environmental damage, degrade soil, and waste the water and energy used in their production and application.

    If growers could apply something to the leaf that could travel directly to the root, it could be a game-changer for delivering nutrients, antibiotics, and pesticides in a nearly 100% efficient way. Greg Lowry, post-doctoral researcher Astrid Avellan, and a team of researchers have successfully discovered a way to apply nanoparticles to plant leaves so that they travel through the plant all the way to the root. Their results are published in a recent ACS Nano paper.

    Les nouvelles #technologies au service de l’#agriculture
    https://siecledigital.fr/2019/06/25/les-nouvelles-technologies-au-service-de-lagriculture

    #nanoparticules

  • Peste porcine en Chine : au fait, de quoi parle-t-on et quels sont les risques ?
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/peste-porcine-en-chine-au-fait-de-quoi-parle-t-on-et-quels-sont-les-risques

    Cette maladie a déjà entraîné la mort de plus d’un million de porcs dans le pays. L’équivalent de la production européenne pourrait disparaître d’ici la fin de l’année, déstabilisant les échanges mondiaux. La France n’est pas touchée mais vit dans la crainte de la contagion.

    C’est une maladie qui fait des ravages en Chine. La peste porcine africaine (PPA) décime depuis l’été 2018 les élevages de porcs dans le pays, premier producteur et consommateur de cette viande au monde. Difficile à contrôler, elle se propage à une vitesse inquiétante et fait craindre le pire en Europe. Explications.

    • Qu’est-ce que la peste porcine africaine ?

    Découverte sur le continent africain, la PPA est une maladie contagieuse qui touche les cochons. Elle n’est pas dangereuse pour l’homme mais est souvent fatale pour les animaux touchés. Elle se manifeste par de la fièvre, de la perte d’appétit ou encore des hémorragies interne. Les porcs sont contaminés lorsqu’ils sont en contact direct avec d’autres animaux malades. Les tiques mais aussi le matériel agricole peuvent véhiculer le virus. Très résistant, ce dernier se propage rapidement. Problème : il n’existe aucun vaccin ni traitement efficace pour le contenir. Le seul moyen de stopper la propagation est d’abattre les bêtes dans les zones infectées et mettre en place des mesures de prévention pour éviter la contamination.

     » LIRE AUSSI - La peste porcine aux portes de la France

    • Dans quelle mesure la Chine est-elle touchée ?

    La PPA est apparue dans le pays en août 2018. Depuis, la maladie ne cesse de se répandre. Selon les derniers chiffres officiels, 136 foyers sont recensés dans 32 provinces. À ce stade, 1,2 million de bêtes sont mortes ou ont été abattues. Le pays, premier producteur et consommateur, est d’autant plus vulnérable qu’il héberge 700 millions de porcs. Les animaux sont pour la plupart élevés dans des fermes familiales où ils sont nourris avec des restes alimentaires, vecteurs importants de maladie. Les mesures de prévention et de contrôle sont aussi coûteuses et compliquées à mettre à place par les petits éleveurs. D’où la propagation rapide. Les experts de Rabobank estiment que d’ici la fin de l’année, la maladie pourrait décimer 150 à 200 millions de porcs, soit l’équivalent de la production annuelle européenne.

    • D’autres pays sont-ils touchés ?

    La PPA a malheureusement déjà dépassé les frontières chinoises. Des foyers ont été détectés au Vietnam, en Corée du Nord, en Mongolie et au Cambodge. « De plus, des aliments contaminés ont été détectés dans plusieurs pays de la zone Asie-Pacifique : Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Taïwan et Japon. Si la PPA se concentre essentiellement en Chine, elle commence donc à dangereusement se propager dans l’espace et sur des distances considérables », souligne dans une note Sébastien Abis, chercheur à l’Iris. L’Europe n’est pas épargnée. « La maladie est endémique dans certaines régions d’Europe de l’Est, telles que les États Baltes et certaines régions de Pologne et de Russie. Des foyers de peste porcine africaine ont été enregistrés dans plusieurs autres pays, notamment la Belgique, en septembre 2018 », précise les analystes de Rabobank. Chez nos voisins belges, 700 sangliers ont été contrôlés positifs à cette maladie. De quoi pousser Matthew Stone, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), à prévenir : « tous les pays doivent renforcer leur sécurité biologique, tous les pays doivent réfléchir sérieusement à leur chaîne d’approvisionnement et à la gestion de la sécurité biologique ».

    • La France est-elle touchée ?

    À ce stade, non, car la France a mis en place des mesures de prévention. Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes. Coût de l’opération : 5,3 millions d’euros. Grâce à cette clôture, une zone blanche a été délimitée dans laquelle tous les sangliers sont abattus. « Il ne faut pas baisser la garde, et aujourd’hui on baisse trop la garde. La garde, les Belges la baissent. Les sangliers se rapprochent et on doit remobiliser nos amis chasseurs en Meurthe-et-Moselle », a indiqué le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume. Prudent, ce dernier estime que « cette guerre n’est pas gagnée » et que les éleveurs français vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. L’apparition d’un seul cas priverait le pays de son « statut indemne », ce qui empêcherait quasi-automatiquement l’exportation de viande de porc. Une catastrophe pour la filière.

    • Quelle conséquence cette crise entraîne-t-elle sur le commerce mondial de porc ?

    L’épidémie a des conséquences très visibles sur les marchés mondiaux. La Chine, qui doit faire face à sa demande intérieure (plus de 30 kilos de porcs consommés par habitant et par an), a relevé ses importations. L’Union européenne en profite : ses exportations vers la Chine ont bondi de 20 à 30%. Canada et Brésil se frottent aussi les mains. Les États-Unis un peu moins : la viande exportée vers Pékin est en effet taxée à hauteur de 62% dans le cadre du conflit commercial qui oppose les deux pays. Cette forte demande chinoise fait en tout cas flamber les prix. En France, le cours du porc a pris 35 centimes en deux mois. « Du jamais vu », selon Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), qui appelle les éleveurs à se saisir de cette opportunité qui pourrait durer. Il faudra en effet plusieurs années à la Chine pour se relever de cette crise sanitaire. La situation fait en revanche grimacer les fabricants de produits à base de porc, comme les charcutiers, qui font face à une hausse du prix de leur matière première. À terme, les consommateurs pourraient aussi en subir les conséquences dans les rayons.

    • D’autres filières sont-elles impactées ?

    À court et moyen terme, de nombreuses filières risquent d’être déstabilisés par cette crise qui entraînera un report de la consommation chinoise vers d’autres viandes. « Une évolution séculaire vers une consommation de porc chinoise plus faible soutiendra la demande accrue de volaille, de bœuf, de fruits de mer et de protéines alternatives qui façonnera les tendances de la production mondiale », estiment ainsi les experts de la Rabobank. Ces derniers s’attendent entre-temps à « une volatilité des marchés à court terme qui se traduira par une hausse des prix mondiaux des protéines ». Même avis pour Sébastien Abis, selon qui la filière volaille sera particulièrement concernée : « le département américain de l’Agriculture anticipe une hausse des importations chinoises de poulet de 70% en 2019. L’augmentation des prix n’est pas près de s’arrêter : le pic devrait être atteint entre le dernier trimestre 2019 et début 2020, une fois que les réserves de viande seront épuisées ». Autre filière touchée : celle su soja. La Chine est le premier importateur mondial de cette légumineuse (environ 100 millions de tonnes par an, soit 70% des achats de la planète). La moitié est utilisée par les éleveurs de porcs. « Dans une moindre mesure, les marchés du maïs et du lait en poudre seront aussi touchés, ces deux éléments faisant partie du régime alimentaire des porcs », juge le chercheur de l’Iris.

    #nos_ennemis_les_bêtes #peste_porcine #épidémie #élevage #viande #agriculture #chine #hommerie #carnisme

    • Une « ligne Maginot » a été dressée sur plus de 110 kilomètres entre la Belgique et la France. Onze kilomètres sont encore à clôturer à cette frontière franco-belge, entre la Meuse et les Ardennes.

      La comparaison historique est moyennement rassurante…
      • la ligne Maginot n’a pas été construite entre la France et la Belgique et
      • c’est par les Ardennes qu’est passée l’invasion allemande…

    • Bien vu @simplicissimus j’avais pas relevé cette histoire de ligne Maginot, ca ressemble au contournement des frontières française par le nuage de Tchernobyl. Je voie pas comment cette ligne bloquerait les sangliers et il me semble que cette « peste » ne les épargne pas.

  • Le Fonds européen de la défense, qui a été voté le 18 avril, aggravera les conflits
    http://obsarm.org/spip.php?article323

    Voté par le précédent Parlement européen, ce fonds de 13 milliards d’euros laisse les exportations d’armes « sans aucun contrôle commun sur leur future exportation », déplorent, dans une tribune au « Monde », Laetitia Sedou (Réseau européen contre le commerce des armes - ENAAT) et Tony Fortin (Observatoire des armements). Les ventes d’armes françaises et européennes à l’Arabie saoudite font controverse dans le contexte du conflit au Yémen. Les élections européennes ont eu lieu. Aucun lien entre ces deux (...)

    #Transferts_d'armes

    / Recherche & développement, PESD (Politique européenne de sécurité et de défense)

    #Recherche_&_développement #PESD_Politique_européenne_de_sécurité_et_de_défense_

  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

  • #Pesticides : l’#orange amère de Californie - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/05/31/pesticides-l-orange-amere-de-californie_1730941

    Aux #États-Unis, l’utilisation du #chlorpyriphos-éthyl est interdite en usage résidentiel depuis 2000. Et son usage agricole aurait été également interdit si le directeur de l’Environmental Protection Agency (l’Agence fédérale de protection environnementale, dite #EPA) n’en avait décidé autrement. Fraîchement nommé par Donald Trump, Scott Pruitt a annulé la procédure à quelques jours de l’échéance, le 29 mars 2017, jugeant « insuffisantes » les preuves scientifiques à l’encontre du pesticide. Une cour d’appel fédérale siégeant à San Francisco a donné trois mois, à compter du 19 avril, pour que l’EPA rende une décision argumentée sur l’interdiction ou non du pesticide à usage agricole. En septembre, le Sénat de Californie votera sur une éventuelle suspension de l’utilisation du chlorpyrifos-éthyl pour deux ans, à l’échelle de son Etat. En attendant, les agriculteurs continuent d’avoir recours au chlorpyriphos-éthyl. Son usage a baissé de plus de 50 % entre 2005 et 2016. Mais aux alentours de Lindsay, il reste le quatrième pesticide le plus utilisé sur les orangers, selon le dernier rapport disponible (2016).

    #santé #justice_environnementale #agriculture #maraîchage

  • Citrus Farmers Facing Deadly Bacteria Turn to Antibiotics, Alarming Health Officials - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/05/17/health/antibiotics-oranges-florida.html

    Since 2016, the Environmental Protection Agency has allowed Florida citrus farmers to use the drugs, streptomycin and oxytetracycline, on an emergency basis, but the agency is now significantly expanding their permitted use across 764,000 acres in California, Texas and other citrus-producing states. The agency approved the expanded use despite strenuous objections from the Food and Drug Administration and the Centers for Disease Control and Prevention, which warn that the heavy use of antimicrobial drugs in agriculture could spur germs to mutate so they become resistant to the drugs, threatening the lives of millions of people.

    The E.P.A. has proposed allowing as much as 650,000 pounds of streptomycin to be sprayed on citrus crops each year. By comparison, Americans annually use 14,000 pounds of aminoglycosides, the class of antibiotics that includes streptomycin.

    The European Union has banned the agricultural use of both streptomycin and oxytetracycline. So, too, has Brazil, where orange growers are battling the same bacterial scourge, called huanglongbing, also commonly known as citrus greening disease.

    “To allow such a massive increase of these drugs in agriculture is a recipe for disaster,” said Steven Roach, a senior analyst for the advocacy group Keep Antibiotics Working. “It’s putting the needs of the citrus industry ahead of human health.”

    But for Florida’s struggling orange and grapefruit growers, the approvals could not come soon enough. The desperation is palpable across the state’s sandy midsection, a flat expanse once lushly blanketed with citrus trees, most of them the juice oranges that underpin a $7.2 billion industry employing 50,000 people, about 40,000 fewer than it did two decades ago. These days, the landscape is flecked with abandoned groves and scraggly trees whose elongated yellow leaves are a telltale sign of the disease.

    The decision paves the way for the largest use of medically important antibiotics in cash crops, and it runs counter to other efforts by the federal government to reduce the use of lifesaving antimicrobial drugs. Since 2017, the F.D.A. has banned the use of antibiotics to promote growth in farm animals, a shift that has led to a 33 percent drop in sales of antibiotics for livestock.

    The use of antibiotics on citrus adds a wrinkle to an intensifying debate about whether the heavy use of antimicrobials in agriculture endangers human health by neutering the drugs’ germ-slaying abilities. Much of that debate has focused on livestock farmers, who use 80 percent of antibiotics sold in the United States.

    Although the research on antibiotic use in crops is not as extensive, scientists say the same dynamic is already playing out with the fungicides that are liberally sprayed on vegetables and flowers across the world. Researchers believe the surge in a drug-resistant lung infection called aspergillosis is associated with agricultural fungicides, and many suspect the drugs are behind the rise of Candida auris, a deadly fungal infection.

    Créer du doute là où il n’y en a pas, au nom de la science évidemment... une science « complète » qui est impossible avec le vivant, donc un argument qui pourra toujours servir.

    In its evaluation for the expanded use of streptomycin, the E.P.A., which largely relied on data from pesticide makers, said the drug quickly dissipated in the environment. Still, the agency noted that there was a “medium” risk from extending the use of such drugs to citrus crops, and it acknowledged the lack of research on whether a massive increase in spraying would affect the bacteria that infect humans.

    “The science of resistance is evolving and there is a high level of uncertainty in how and when resistance occurs,” the agency wrote.

    Since its arrival in Florida was first confirmed in 2005, citrus greening has infected more than 90 percent of the state’s grapefruit and orange trees. The pathogen is spread by a tiny insect, the Asian citrus psyllid, that infects trees as it feeds on young leaves and stems, but the evidence of disease can take months to emerge. Infected trees prematurely drop their fruit, most of it too bitter for commercial use.

    Taw Richardson, the chief executive of ArgoSource, which makes the antibiotics used by farmers, said the company has yet to see any resistance in the 14 years since it began selling bactericides. “We don’t take antibiotic resistance lightly,” he said. “The key is to target the things that contribute to resistance and not get distracted by things that don’t.”

    Many scientists disagree with such assessments, noting the mounting resistance to both drugs in humans. They also cite studies suggesting that low concentrations of antibiotics that slowly seep into the environment over an extended period of time can significantly accelerate resistance.

    Scientists at the C.D.C. were especially concerned about streptomycin, which can remain in the soil for weeks and is allowed to be sprayed several times a season. As part of its consultation with the F.D.A., the C.D.C. conducted experiments with the two drugs and found widespread resistance to them.

    Although the Trump administration has been pressing the E.P.A. to loosen regulations, Nathan Donley, a senior scientist at the Center for Biological Diversity, said the agency’s pesticides office had a long track record of favoring the interests of chemical and pesticide companies. “What’s in the industry’s best interest will win out over public safety nine times out of 10,” he said.

    A spokesman for the E.P.A. said the agency had sought to address the C.D.C.’s and F.D.A.’s concerns about antibiotic resistance by ordering additional monitoring and by limiting its approvals to seven years.

    #Antibiotiques #Citrons #Agrumes #Pesticides #Conflits_intérêt #Pseudo-science

  • France 3 Centre-Val de Loire - #Biodiversité : SOS nos #oiseaux ont besoin d’aide
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/centre-val-de-loire/emissions/on-vous-embarque/sos-nos-oiseaux-ont-besoin-aide-1669881.html

    La #chasse, la #pollution ou encore l’#urbanisation participe au #déclin de la population d’oiseaux. Mais le facteur principal semble bien être l’intensification de l’#agriculture. Les lieux de nidification et donc de reproduction perdent du terrain face à l’homogénéisation des #terres agricoles.

    Leurs ressources alimentaires sont aussi impactées par l’agriculture intensive. L’utilisation massive de #pesticides et d’#engrais réduit le nombre d’#insectes et par conséquent la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux.

  • Les #Antilles_françaises enchaînées à l’#esclavage.

    Le système criminel de la traite et de l’esclavage a permis à la #France de devenir au XVIIe et XVIIIe siècles l’une des toutes premières puissances mondiales. Surtout, l’esclavage a déterminé une nouvelle #hiérarchie_socio-raciale et participé à la fondation de l’#économie_capitaliste. Une #histoire mondiale, centrale, souffrant de nombreux poncifs, qui reste donc étrangement méconnue.

    Ainsi, aujourd’hui, comment les enfants de la colonisation et de la #traite ne considéreraient-ils pas comme une injustice le traitement que la France réserve à leur histoire - notre histoire commune ? A fortiori lorsqu’ils sont parmi les premières victimes de l’#exclusion_sociale...

    Cette série enregistrée aux Antilles (#Guadeloupe et #Martinique) dévoile les travaux les plus récents et contre quelques idées reçues sur une histoire ô combien complexe.

    https://www.franceculture.fr/emissions/series/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage
    #colonisation #colonialisme #Haïti #capitalisme #racisme #races

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    Reportage radio en 4 épisodes :
    Au nom du #sucre, crimes et profits

    « Vous connaissez l’espérance de vie d’un esclave ? 35 ans... » René Bélénus, historien. Comment l’économie sucrière insulaire produit une société esclavagiste.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage-14-au-nom-du-sucre-cri
    #plantation #plantations

    Entre deux #abolitions (1794-1848) : l’#émancipation des #esclaves

    « L’#abolition de #1794 est une #fausse_abolition » René Bélénus, historien. De 1794 à 1848, récit d’un long processus d’abolition.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage-24-entre-deux-abolitio

    Un passé qui ne passe pas

    « Nous avons l’impression d’emmerder les Français avec notre histoire... » Jacqueline Jacqueray, présidente du #Comité_International_des_Peuples_Noirs. Malgré la politique de l’#assimilation, le #traumatisme de l’esclavage perdure.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage-34-un-passe-qui-ne-pas

    #Chlordecone, un polluant néocolonial

    « Nous sommes dans l’assimilation pure et dure » Isbert Calvados. Quand le chlordecone contraint à l’abandon de sa culture d’origine.

    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/les-antilles-francaises-enchainees-a-lesclavage-44-chlordecone-un-poll
    #néo-colonialisme #pesticides #industrie_agro-alimentaire #agriculture

  • Bolsonaro administration authorizes 150+ pesticides in first 100 days
    https://news.mongabay.com/2019/05/bolsonaro-administration-authorizes-150-pesticides-in-first-100-days

    With Brazil’s Bolsonaro administration in power for just 100 days, it has already approved 152 new pesticides for use, a record in such a short period of time, while another 1,300 pesticide requests for authorization from transnational companies await action. Most requests are from U.S., German and Chinese companies.
    Brazil is already the world’s largest user of pesticides and has an acknowledged pesticide poisoning problem, with 100,000 cases reported annually, with likely many more not reported. Agriculture Minister Tereza Cristina denies that pesticide fast tracking will cause any serious environmental or health problems.
    Newly authorized this year are the fungicide mancozeb (mostly banned in Canada), pesticide sulfoxaflor (associated with bee colony collapse disorder), and insecticide chlorpyrifos (banned in the U.S. in 2018 and associated with development disabilities in children).
    The control of both the executive and legislative branches of the Brazilian federal government by the bancada rualista agribusiness lobby means that it is very likely that bill PL 6299/2002 — called “the poison package” by critics — will be voted up this year. The legislation would greatly deregulate the approval process for pesticides.

    #Brésil #pesticides

  • Deux propriétés viticoles relaxées pour des épandages contestés à côté d’une école primaire
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/04/30/deux-proprietes-viticoles-relaxees-pour-des-epandages-contestes-a-cote-d-une

    Le tribunal correctionnel de Libourne a prononcé, mardi 30 avril, la relaxe de deux domaines viticoles du #Bordelais poursuivis en qualité de personnes morales pour « utilisation inappropriée de produit phytopharmaceutique » dans la petite commune viticole de Villeneuve, dans le Blayais (Gironde).

    Les juges ont suivi les réquisitions du parquet qui, à l’audience du 20 mars, avait demandé « plutôt une #relaxe », tout en s’en remettant « à la sagesse du tribunal » au motif qu’il n’existait « aucune certitude sur le lien de causalité entre les #épandages et les #malaises ».

    #viticulture #pesticides #toxicité #impunité

    • Belle rhétorique sur le thème de la suspicion de « non-toxicité ».
      Deux (parmi tant d’autres) expériences perso :
      Dans le vignoble bourguignon, après une pluie d’orage, un chien a cru bon de boire l’eau d’une flaque. Décès dans les heures qui suivirent.
      Vendredi dernier, circulant en voiture vitre entrouverte, je passe à proximité d’un champ de céréales où l’exploitant était en train d’épandre. Odeur caractéristique du « produit » et persistance dans la gorge d’un goût amer pendant une demi-heure. Mais à part ça, pour les cancers chez les agriculteurs, on n’arrive à pas à établir de liens entre l’usage des produits « phytosanitaires » et l’apparition de la maladie. Bref ...

    • Dans ce reportage, on voit se constituer un collectif pour comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’autant d’enfants naissent sans bras dans des régions agricoles. On y apprend que des tests de nouveaux produits chimiques se font dans le secret et au grand air (Bayer, Monsanto, Syngenta etc) sans que les agriculteurs ne sachent les molécules qu’ils balancent à quelques mètres des habitations. Aucun agriculteur n’acceptent cependant d’aider les parents à comprendre, juste histoire que peut-être ça s’arrête. Ils refusent tous de présenter le cahier des traitements chimiques effectués qu’ils se doivent de tenir à jour (mais pour qui ?) et les coopératives redistribuent allégrement toutes les merdes que les laboratoires leur fourguent.

      Envoyé spécial. Le mystère des enfants sans bras - 25 avril 2019 (France 2)
      https://www.youtube.com/watch?v=D7fIkH8asL8