• Changement climatique : Total savait
    https://reporterre.net/Changement-climatique-Total-savait

    Un demi-siècle. Cela fait cinquante ans, au moins, que Total est au courant de l’existence du changement climatique, de ses causes et de ses conséquences. Mais la majeure pétrolière a longtemps nié ces alertes et semé le doute sur l’état des connaissances scientifiques afin d’extraire toujours plus de combustibles fossiles. Voilà les conclusions d’une étude menée par des chercheurs en sciences humaines sur le positionnement adopté par Total — et par Elf, absorbée par Total en 1999 — à l’égard de sa contribution au changement climatique ces cinq dernières décennies.

  • Pourquoi les prix de l’essence et du diesel battent-ils des records historiques… et pas le pétrole ? Arnaud Ruyssen - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_pourquoi-les-prix-de-l-essence-et-du-diesel-battent-ils-des-records-hist

    C’est un constat surprenant, si vous regardez les prix du pétrole brut en octobre 2018, ils sont légèrement plus haut qu’aujourd’hui. Pourtant les prix à la pompe de l’essence et du diesel sont eux nettement plus élevés qu’en 2018. Déclic a voulu comprendre.

    Regardons les chiffres en détail. En octobre 2018, le pétrole Brent était à 86 $ le baril, très légèrement plus haut qu’aujourd’hui. En revanche, la différence sur le litre de diesel et d’essence est, elle, nettement plus élevée. 12 centimes de plus pour le diesel et pratiquement 20 centimes en plus pour l’essence.

    Ce ne sont pas les taxes qui sont en cause…
    Ce n’est donc pas la matière brute qui est la cause de cette hausse, mais alors quoi ? La tentation est grande d’incriminer les taxes qui représentent une part importante du prix du carburant. Voyons la décomposition pour le diesel : pour un litre, 63 centimes payent le carburant lui même, 19 centimes rémunèrent la distribution, le reste (52%) ce sont les 60 centimes d’accises et 30 centimes de TVA + une petite cotisation pour alimenter les réserves stratégiques.

    Mais ce n’est pas sur ce front-là qu’il faut chercher les raisons de la hausse. Les accises n’ont pas été augmentées depuis fin 2018 et la TVA est un pourcentage (21%) des autres composantes du prix. Elle accentue donc l’ampleur de la hausse mais n’en est pas la cause.

    C’est le raffinage qui coute très cher en ce moment
    Le coupable de cette hausse particulièrement forte des prix à la pompe se trouve, en fait, à Rotterdam, sur le marché du « Platts »… le pétrole raffiné utilisé en Europe occidentale. Ce pétrole transformé a une cotation spécifique, déconnectée du pétrole brut et, en ce moment, il flambe encore plus que la matière première. 

    La reprise de la demande mondiale post-covid est particulièrement forte au niveau des carburants et «  il y a une sorte de goulot d’étranglement au niveau des capacités de raffinage  » explique Olivier Neiyrinck, directeur technique de la fédération des distributeurs de carburants (BRAFCO). Cela alimente aussi des phénomènes de spéculation qui tirent encore les prix à la hausse.

    Voilà donc pourquoi les prix des carburant sont encore davantage sous tension que les prix du pétrole brut. La plupart des analystes tablent sur une stabilisation entre offre et demande dans le courant du mois de Novembre, qui devrait contribuer à stabiliser les prix.

    #pétrole #énergie #sables_bitumineux #gaz #économie #russie #extractivisme #etats-unis #arabie_saoudite #finance #spéculation #finance #capitalisme #économie #spéculation_financière #europe #agriculture #multinationales #décrypter

  • La marionnette géante Amal, symbole des enfants réfugiés, arrive à Paris
    https://www.rfi.fr/fr/culture/20211014-la-marionnette-g%C3%A9ante-amal-symbole-des-enfants-r%C3%A9fugi%C3%A9s-

    Elle fait 3,5 mètres de haut et parcourt 8 000 km et 8 pays - de la Turquie jusqu’en Angleterre - à travers un festival itinérant baptisé « The Walk » (« La Marche »). Amal (espoir en arabe), une marionnette géante qui représente une petite fille syrienne, est le symbole de tous les enfants réfugiés dans le monde. Née au cœur de la « jungle » de Calais, le camp de migrants au nord de la France, à partir d’une pièce de théâtre en 2015, Amal débarque ces jours-ci à Paris et en Seine-Saint-Denis.

    Où qu’elle pose le pied, c’est le même accueil : « C’est la petite Amal ! - Amal, Amal, Amal... » Des yeux pétillants d’enfants et des visages émus de parents. D’où vient-elle ? « Je ne sais pas, mais ma maîtresse a dit qu’elle a fait le tour du monde. »

    Sa mission : sensibiliser l’Europe sur le sort des enfants migrants. « Elle cherche sa mère, répondent les enfants d’une seule voix. Elle est déjà allée en Turquie, Grèce, Italie, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique et là elle est en France. »

    Calais : la marionnette Amal, symbole des exilés, marchera au Fort-Nieulay ce dimanche

    Petite Amal, marionnette géante aux traits d’une enfant syrienne, est le symbole de l’exil des migrants à travers le monde. Dimanche après-midi, elle sera au Fort-Nieulay pour sensibiliser sur la crise de l’accueil des réfugiés. Un thème à la résonance forte à Calais et qui donne toujours lieu à des crispations. [...]

    À Calais, ville symbole de la crise migratoire où 1 500 migrants errent au gré des destructions de camps dans l’attente de rejoindre l’Angleterre, ce ne sera pas le cas. La maire (LR) ne souhaite pas entendre parler d’Amal et du message qu’elle porte. L’élue a refusé au Good Chance Theatre

    https://www.lavoixdunord.fr/1085050/article/2021-10-15/calais-la-marionnette-amal-symbole-des-exiles-marchera-au-fort-nieulay-

    • #Petite_Amal | #Marche en soutient des #réfugiés de la Turquie au Royaume-Uni

      Petite #Amal est la #marionnette géante au cœur de #La_Marche qui entame un voyage de 8,000 km pour soutenir les réfugiés. En 2021, la #marionnette_géante d’une jeune réfugiée syrienne va traverser la Turquie, la Grèce, l’Italie, la France, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni à pied pour mettre en lumière le sort des jeunes réfugiés dans le monde. Du haut de ses 3,5 mètres, ‘Petite Amal’ n’est pas si petite que ça. Pour en apprendre plus sur son fonctionnement, consultez la page de #Handspring_Puppet_Company.

      L’histoire de la Petite Amal débute dans la pièce de théâtre primée The Jungle. Cette production Good Chance s’inspire de véritables histoires, que les fondateurs Joe Murphy et Joe Robertson, ont entendu alors qu’ils ont implanté leur premier dôme-théâtre dans la jungle de Calais en 2015. La Petite Amal est un des personnages de The Jungle. Elle représente les centaines de mineurs non-accompagnés à Calais. Suite au succès de la pièce, qui a contribué à un dialogue mondial autour de la crise d’accueil des réfugiés, l’équipe de Good Chance a senti que le Petite Amal avait encore beaucoup à dire.

      A présent, l’histoire de la Petite Amal s’est transformée en voyage épique : son personnage prend la forme d’une marionnette géante extraordinaire, fabriquée par les créateurs de War Horse Handspring Puppet Company. Au cours de son voyage depuis Gaziantep, près de la frontière turco-syrienne, à Manchester au Royaume-Uni, la Petite Amal va mettre en lumière les histoires des millions de personnes déplacés, y compris des mineurs isolés qui sont contraints d’entreprendre des voyages dangereux dans l’espoir d’une vie meilleure.
      Petite Amal va voyager 8,000 km pour mettre en lumière la crise d’accueil des réfugiés.

      La Marche est à la fois un festival international d’art et une véritable épreuve d’endurance. La Petite Amal, une marionnette de 3.5 mètres, de haut, traversera l’Europe à pied pour rappeler le sort des millions d’enfants et de jeunes déracinés. Elle voyagera à travers 8 pays, accueillie lors de centaines d’événements culturels dans les villes et villages tout au long de son parcours. L’ampleur de ce défi a déjà inspiré de nombreux partenaires. Elle marchera pour les enfants – certains isolés et séparés de leur familles, contraints d’entreprendre de dangereux périples. Elle marchera pour qu’on ne les oublie pas.

      “Alors que les débats publics se polarisent et que les voies légales d’accès vers l’Europe se ferment, l’art a un rôle essentiel à jouer : changer le regard sur la migration et rassembler les gens. Nous espérons que La Marche mettra en exergue les routes migratoires que les réfugiés sont contraints d’emprunter et qu’elle renforcera le mouvement de soutien pour des voies légales d’accès plus sûres.”

      https://asile.ch/2021/08/12/petite-amal-une-petite-fille-qui-fait-un-grand-voyage

      #solidarité

  • Ignorez les #enfants – Brûlez la planète
    http://carfree.fr/index.php/2021/10/14/ignorez-les-enfants-brulez-la-planete

    Samedi 9 octobre 2021, les arrêts de bus à #paris qui harcèlent continuellement les passants avec des #publicités sur la surconsommation, les voyages bon marché, les voitures et les combustibles Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Pollution_automobile #Réchauffement_climatique #actions #activisme #climat #énergie #pétrole #SUV

  • #berlin #sans_voiture
    http://carfree.fr/index.php/2021/10/08/berlin-sans-voiture

    Une initiative citoyenne demandant l’interdiction de l’utilisation des voitures privées dans le centre de Berlin rencontre actuellement un grand succès. La pétition visant à interdire l’utilisation de la voiture particulière dans Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Quartiers_sans_voitures #Transports_publics #Vélo #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #allemagne #carfree #Pétitions #ville_sans_voiture

  • « L’univers qui craquait et puis cette fissure
    Qui un jour après l’autre diminue le futur,
    Quand la Californie sombrera dans l’azur,
    Tout ça me laissait froid comme le scorpion, mon frère. »

    Lavilliers/ Night Bird / 1981

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Azur.svg

    Azur, essence française, ancienne composante de Total

    ______

    Marée noire. La Californie souillée par le pétrole offshore

    https://www.humanite.fr/maree-noire-la-californie-souillee-par-le-petrole-offshore-722613#xtor=RSS-

    « Près de 500 000 litres d’hydrocarbures se répandent depuis dimanche le long des côtes. La fuite serait due à une avarie sur un oléoduc reliant des plateformes construites à 13 kilomètres au large.

    Des compagnies d’exploitation pétrolière qui ne répondent pas aux appels, alors qu’une alerte à la marée noire est en cours : une goutte de brut dans un océan de colère, qui en rajoute à celle qui gronde en Californie. Depuis ce week-end, cet État du sud des États-Unis est confronté à une fuite de pétrole le long de ses côtes. L’équivalent de 3 000 barils de pétrole se sont déjà échappés dans le Pacifique, soit autour de 500 000 litres. Au total, on estimait, dimanche, que la nappe couvrait une superficie de près de 34 km2 (18 milles carrés). Plages souillées, oiseaux englués, poissons sur le dos, activités de pêche interdites… les dégâts économiques et environnementaux sont tout aussi classiques que conséquents, et pourraient encore s’aggraver. (...) »

    #économie #énergie #écologie #politique #pollution #affairisme #société #pétrole #californie #azur #vangauguin

  • « Il avait noté sa méthode dans un cahier » : les témoignages glaçants de victimes d’une organisation pédocriminelle Midi Libre
    https://www.midilibre.fr/2021/10/02/il-avait-note-sa-methode-dans-un-cahier-les-temoignages-glacants-de-victim

    Après 50 années de silence, ils se retrouvent enfin et parlent pour extérioriser leur traumatisme. Des dizaines de victimes d’abus sexuels lors de leur enfance au Petit-Séminaire de Chavagnes-en-Paillers (Vendée) se sont constituées en collectif, afin de dénoncer tout un système pédocriminel qui a sévi pendant de nombreuses années, en toute impunité. 


    Le confessionnal faisait partie des lieux où des prédations ont été commises. Midi Libre - EVA TISSOT

    Il aura fallu le témoignage de Jean-Pierre Sautreau dans son livre « Une croix sur l’enfance », publié en 2018, pour que les langues se délient. Depuis ce premier récit édifiant, relatant les faits et gestes d’une partie des membres de l’Eglise de Vendée, particulièrement dans le Petit-Séminaire de Chavagnes-en-Paillers, les victimes affluent par dizaines. À tel point qu’elles ont décidé, comme le relate France 3 https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/vendee/herbiers/vendee-a-chavagnes-en-paillers-la-pedocriminalite-en-sy , de se constituer en collectif.

    « Les chouchous caressés au fond de la classe »
    Dans ce collectif, on retrouve Jean-René, 61 ans. Il explique à nos confrères que l’ambiance était « bizarre » lorsqu’il est entré en 6e2 :
    le prof d’anglais et ses « chouchous » qu’il caressait au fond de la classe en nous interdisant de nous retourner", ou ces "professeurs qui venaient vérifier que l’eau était assez chaude, au moment des douches

    Il poursuit en précisant que pour sa part, il a été agressé dans un confessionnal par un monseigneur : « Il m’a demandé si j’avais des pensées impures. J’avais 10 ans, je ne savais pas ce que c’était une pensée impure. J’avais vu une femme nue, et à ce moment-là, il déboutonne ma culotte courte et il glisse sa main dans mon slip et pendant toute la confession, il a joué avec mes organes génitaux. J’étais pétrifié. J’ai bien senti qu’il cherchait à me faire avoir une érection, à 10 ans, ce n’est pas toujours possible. »

    Une méthode de prédation mise à l’écrit
    Pire. Jean-René assure que ce « manipulateur de génie » avait noté une méthode dans un cahier pour abuser des enfants dont il avait la charge. Il ajoute : 
    Une méthode qu’il a appliquée, dont d’autres prédateurs de Chavagnes se servaient pour abuser des enfants aussi

    Un véritable système de prédation était donc à l’œuvre, et ce dernier était semble-t-il couvert par l’Eglise. « Quand un prêtre était trop sulfureux dans un endroit, au séminaire ou en paroisse, l’évêque le changeait de place », précise Jean-René. 

    Plus de 60 victimes officiellement recensées
    Une autre victime explique avoir été agressée pour la première fois alors qu’elle avait 9 ans, et ne pas avoir été cru par ses parents, qui le traitaient d’affabulateur : « Ce qui a été compliqué c’est ça, de vivre toute l’enfance en étant traité de menteur ».

    Pour la première fois en mars dernier, l’évêché de Vendée a fait acte de repentance, et une plaque en mémoire des victimes a été installée dans la cathédrale de Luçon. Pas sûr que cela suffise à soigner les traumatismes des 65 victimes déjà officiellement recensées par le diocèse de Luçon entre les années 50 et les années 70, pour au moins 45 agresseurs (32 pour le seul Petit-Séminaire). 

    Un chiffre largement sous-estimé selon Jean-René. Ce dernier, se basant sur les témoignages recueillis par le Collectif85, évoque "plusieurs centaines, peut être plusieurs milliers" d’enfants abusés sur deux décennies. La commission Sauvé doit sortir un rapport accablant mardi prochain, selon lequel "un tiers de l’équipe enseignante a été accusé" de prédation sexuelle. 

    #pédophilie #Enfants #culture_du_viol #viol #catholicisme #enfants #pédocriminalité #viols #violences_sexuelles #pedocriminalité #impunité #religion #église #Vendée #Petit-Séminaire #Séminaire #prédateurs #prédation #commission_Sauvé #enseignement

    • Le rapport donnera un état des lieux quantitatif du phénomène, et notamment du nombre de victimes. Il comparera la prévalence des violences sexuelles dans l’Eglise à celle identifiée dans d’autres institutions (associations sportives, école...) et dans le cercle familial.

      La commission évaluera également les « mécanismes, notamment institutionnels et culturels » qui ont pu favoriser la pédocriminalité et listera 45 propositions.

    • France : depuis 1950, il y a eu entre 2.900 et 3.200 pédocriminels au sein de l’Église catholique
      https://www.rtbf.be/info/societe/detail_france-depuis-1950-il-y-a-eu-entre-2-900-et-3-200-pedocriminels-au-sein-

      Il y a eu « entre 2.900 et 3.200 pédocriminels », hommes - prêtres ou religieux - au sein de l’Église catholique en France depuis 1950, a déclaré à l’AFP Jean-Marc Sauvé, le président de la Commission qui enquête sur la pédocriminalité dans l’Église en France.

      « Il s’agit d’une estimation minimale », fondée sur le recensement et le dépouillement des archives (Église, justice, police judiciaire et presse) et sur les témoignages reçus par cette instance, a-t-il ajouté. C’est un chiffre à rapporter à une population générale de 115.000 prêtres ou religieux au total sur cette période de 70 ans.

      Après deux ans et demi de travaux, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) rend mardi les conclusions, dans un rapport, qui annexes comprises, montera finalement à « 2.500 pages », a-t-il précisé.

      Le rapport donnera un état des lieux quantitatif du phénomène, et notamment du nombre de victimes. Il comparera la prévalence des violences sexuelles dans l’Eglise à celle identifiée dans d’autres institutions (associations sportives, école...) et dans le cercle familial.

      La commission évaluera également les « mécanismes, notamment institutionnels et culturels » qui ont pu favoriser la pédocriminalité et listera 45 propositions.
       

    • Comment se fait il qu’une telle organisation criminelle n’ait pas été interdite ?

      Et l’on croise toujours des membres de cette mafia sexuelle, entourés d’enfants dans les processions, à la sortie des églises . . . .

  • Chine : les coupures de courant étranglent l’atelier du monde fashionnetwork
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Chine-les-coupures-de-courant-etranglent-l-atelier-du-monde,13397

    Usines au ralenti, ouvriers qui « ne peuvent plus assurer une production normale », machines à l’arrêt : dans les usines du sud de la Chine, les coupures de courant menacent la croissance et affectent les chaînes d’approvisionnement.
Les suspensions d’approvisionnement en électricité ont déjà frappé ces derniers mois quelque 20 provinces à des degrés divers.


    L’entrée d’un site industriel à Houjie, dans la province du Guangdong, une zone touchée par les coupures d’électricité, le 30 septembre 2021 - AFP

    Les raisons ? Elles sont multiples mais principalement liées à la forte dépendance du géant asiatique au charbon, lequel assure 60% de sa production électrique. Le prix de ce charbon atteint aujourd’hui des niveaux record. Les autorités effectuent également des rationnements préventifs afin d’atteindre les objectifs environnementaux en matière de limitation des émissions polluantes. Principale victime jusqu’à présent : l’industrie. Dans la province du Guangdong (sud), parfois surnommée « l’atelier du monde » en raison de ses milliers d’usines de produits électroniques ou de textile, les coupures sont durement ressenties.

    Des machines sont mises à l’arrêt et des ouvriers doivent réduire leur heures de travail ou travailler uniquement la nuit — lorsque les restrictions sont plus souples.
     "On demande à nos sous-traitants d’avoir recours au travail de nuit ou de faire tourner leurs groupes électrogènes pour assurer la production", déclare à l’AFP Sherman Chan, directeur général adjoint d’Express Luck, un fabricant de téléviseurs basé à Shenzhen. « Mais étant donné qu’ils doivent investir des capitaux supplémentaires, nos coûts augmentent aussi. »

    Moins 40%
    Ces frais en hausse mettent à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement, déjà sous pression avec des carnets de commande qui débordent en raison de la reprise économique en Occident. Résultat : du géant des snacks Toly Bread, jusqu’aux fournisseurs du constructeur automobile Tesla, nombre d’entreprises ont déjà annoncé des retards de production.

A Dongguan, tentaculaire ville-usine où travaillent des millions d’ouvriers, beaucoup d’employés ont dû revoir leur emploi du temps. « Hier, on a dû travailler la nuit. Et c’est pareil aujourd’hui », déplore M. Cui, manutentionnaire dans une usine de chaussures contrainte de limiter sa production. « Bien sûr qu’on n’est pas contents. Mais on s’adapte aux horaires », explique-t-il, tout en refusant de révéler son nom complet.

Dans une usine de tuyaux, Mme Xu, une employée, estime que les pannes de courant ont fait chuter la production d’environ 40% en septembre, notamment car les machines ont besoin de plusieurs heures après l’allumage avant d’être opérationnelles.
"On ne peut plus assurer une production normale", déclare-t-elle à l’AFP. Les autorités tentent de désamorcer le mécontentement populaire.

Le fournisseur public d’électricité s’est engagé mardi à garantir l’approvisionnement des zones d’habitation, une mission qualifiée de « tâche politique prioritaire ».

    Spectacle annulé 
Les autorités de Pékin ont elles présenté des coupures d’électricité dans certains petits quartiers résidentiels de la capitale comme de la « maintenance ». Et à Shanghai, la mairie a annulé le traditionnel grand spectacle son et lumière prévu jeudi soir à la veille de la fête nationale, officiellement pour des raisons de « sécurité ».

Ces coupures arrivent alors que la demande énergétique de la Chine, où l’économie a largement repris depuis le printemps 2020, dépasse désormais les niveaux pré-pandémie. Les restrictions imposées par Pékin sur les importations de charbon australien, sur fond de brouille diplomatique avec Canberra, n’aident pas.

"Les principaux coupables, c’est la pénurie mondiale d’énergie et le contrôle des prix de l’électricité par l’Etat en Chine", estime dans une note Julian Evans-Pritchard, analyste du cabinet Capital Economics. « Les prix du charbon et du gaz naturel se sont envolés partout en raison des conditions météorologiques et des ruptures dans la chaîne d’approvisionnement », souligne-t-il.

La Chine contrôle les prix de l’électricité pour les usagers, afin qu’ils ne soient pas trop élevés. La hausse du coût du charbon se répercute donc principalement sur les opérateurs des centrales électriques. Les coupures ont atteint un niveau tel qu’elles menacent désormais la croissance du pays.

Plusieurs banques internationales comme Goldman Sachs ou Nomura ont ainsi abaissé cette semaine leurs prévisions de croissance annuelle du PIB chinois.

     #énergie #nucléaire #pétrole #électricité #gaz #environnement #écologie #énergies_fossiles #politique #économie #Chine #Pénuries #Travail #Charbon #tesla #variant #zoonose #mutation #virus_arn #covid-19 #santé #pass_sanitaire #coronavirus #confinement #crise_sanitaire #vaccination #pandémie

  • Un document inédit atteste de l’implication de pétain dans les lois antisémites de 1940 04/10/2010 - Sarah LEDUC - Roselyne FEBVRE
    https://www.france24.com/fr/20101004-decouverte-document-statut-juif-accable-marechal-petain-seconde-g
    Voir la vidéo sur le site de france24

    La découverte d’un document sur le statut des juifs en 1940, annoté par Pétain, tranche un débat historique. Ce texte prouve l’implication du Maréchal dans l’élaboration et la radicalisation de la loi discriminatoire à l’égard des juifs.

    Pour les historiens, le débat est tranché. Il est désormais avéré que le Maréchal Pétain est directement impliqué dans la radicalisation des mesures antisémites de la France de Vichy, alors que son rôle n’était pas, jusque-là, clairement établi.

    Un document original de l’État français définissant le statut des juifs en octobre 1940, annoté de la main du Maréchal Pétain, a été découvert par l’historien et avocat Serge Klarsfeld, fondateur de l’Association des Fils et Filles de Déportés juifs de France. Un donateur anonyme l’a confié au Mémorial de la Shoah de Paris le dimanche 3 octobre, 70 ans jour pour jour après l’adoption de la loi.

    Ce document inédit comporte les annotations aux crayons à papier écrites par Philippe Pétain, établissant son rôle déterminant dans la rédaction de ce statut.

    « Aujourd’hui, un texte officiel prouve que Pétain est intervenu dans la rédaction du statut des juifs. Pour les historiens, ce texte est important car il tranche ce débat », explique à France 24.com l’historien Jean-Pierre Azema, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et plus spécialement de la France de Vichy et de la Résistance.

    En effet, les historiens ne pouvaient jusqu’alors se référer qu’au seul témoignage de Paul Baudouin, ancien ministre des Affaires étrangères sous Vichy. Dans « Neuf mois au gouvernement », un ouvrage publié en 1946, il écrivait que, lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940, le gouvernement avait étudié « pendant plus de deux heures le statut des Israélites. C’est le maréchal qui se montre le plus sévère. Il insiste en particulier pour que la justice et l’enseignement ne contiennent aucun juif ».

    La « nationalité par l’exclusion »
    Le projet de loi - dont le document est issu - est débattu en Conseil des ministres le 1er octobre 1940 et adopté le 3 en ayant intégré les corrections du Maréchal. Ce texte de loi complète la liste de juridictions d’où sont exclus les juifs et ajoute aux mandats qui leur sont déjà interdits, les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ».

    Il élargit également à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les juifs d’exercer, alors que le projet initial prévoyait une interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissement primaires et secondaires seulement. Enfin, alors que le projet initial épargnait « les descendants juifs nés français ou naturalisés avant 1860 », le Maréchal a décidé de rayer cette mention.

    Pour Jean-Pierre Azema, ce texte définit la « nationalité par l’exclusion ». En résumé, il réduit les juifs français – les seuls concernés par le texte de loi - à être des citoyens de second rang. Ce texte rompt avec les principes même de la Constitution française qui exclut toute possibilité de discrimination religieuse ou raciale. Depuis 1846, « aucune loi française n’avait distingué de groupe religieux ou ethnique dans la métropole pour le frapper d’incapacité légale », peut-on lire dans Vichy et les Juifs, de Marrus et Paxton.

    La fin du mythe du héros de Verdun
    Ce document inédit devrait mettre fin au mythe, partagé par quelques Vichyssois et négationnistes, d’un Pétain « bon grand-père », héros de Verdun et conquérant de la Première Guerre mondiale, qui aurait protégé les juifs de France. « On a beaucoup dit que Pétain était le défenseur de la nation, qu’il n’intervenait pas dans les lois liberticides, contrairement à Laval ou Raphaël Alibert, le ministre de la Justice de l’époque. Pétain était le bouclier et De Gaulle était l’épée. Certains continuent de véhiculer cette image du ‘bon Vichy’ », explique Jean-Pierre Azema.

    En effet, l’idée que Pétain n’était pas responsable des atrocités de Vichy et que la France, État captif, ne faisait que relayer les ordres de l’occupant, reste étrangement répandue. Mais l’historien précise que les Allemands n’ont pas fait pression sur la France de Vichy pour promulguer ce statut. « La décision de statuer sur les juifs est propre à Vichy. L’occupant a certainement approuvé mais, à ce moment-là, il s’occupe peu de la législation française. »

    Jean-Pierre Azéma rappelle que « Pétain est un pur produit de la droite nationaliste. Et pour mettre en marche la révolution nationale et le redressement intellectuel et moral de la France, il fallait limiter l’influence de l’anti-France, dont les juifs, accusés d’avoir trop d’influence sur les médias et la politique. »

    L’antisémitisme primaire de la France de Vichy et son implication dans la Shoah constitue toujours un pan de l’Histoire que la France assume difficilement. Si Jacques Chirac avait été le premier Président à reconnaître la responsabilité de l’État français dans la rafle du Vel’ d’Hiv’ dans son discours de 1995, Nicolas Sarkozy estime lui, dans un discours commémoratif en 2008, qu’il faut en finir avec l’idée de « repentance ».

    #lois #antisémites #Histoire #pétain #discrimination #Shoah #vichy #France

  • Islande : cette usine qui élimine le #CO2 dans l’air, en sept questions | Les Échos
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/islande-cette-usine-qui-elimine-le-co2-dans-lair-en-sept-questions-1347202

    Une solution pour… renouveler les #énergies_fossiles.

    . Y a-t-il d’autres projets de ce type en cours ?

    Selon l’IEA, quinze usines de captage direct de carbone sont opérationnelles dans le monde - des projets pilote pour la plupart - et deux autres entreprises se partagent le marché avec Climeworks. La société canadienne Carbon Engineering travaille actuellement en partenariat avec Occidental Petroleum pour construire une usine capable de capturer un million de tonnes de CO2 par an. Il sera réutilisé pour produire du #pétrole.

    Enfin, la société américaine Global Thermostat LLC travaille en partenariat avec la société pétrolière et gazière #Exxon Mobil, également pour recycler le CO2 capturé.

    #climat

  • Le Centre d’histoire du travail fête ses 40 ans !
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#Nantes

    Reportées pour cause de pandémie, les festivités auront lieu le samedi 2 octobre aux Salons Mauduit, 10, rue Arsène-Leloup, Nantes : 13 h 30, accueil ; 14 heures, table ronde, animée par Marie Cartier, « Les classes populaires contemporaines : de la scène professionnelle à la scène domestique » (avec Marie-Hélène Lechien, Olivier Masclet, Matéo Sorin, Lucas Tranchant et Ingrid Hayes) (...)

    #CHT #Nantes #classespopulaires #PetitsBonnets #lingerie

  • La sénatrice EELV Esther Benbassa, accusée de harcèlement moral, exclue du groupe écologiste
    https://www.lefigaro.fr/politique/la-senatrice-eelv-esther-benbassa-accusee-de-harcelement-moral-exclue-du-gr

    La sénatrice EELV Esther Benbassa, accusée dans une enquête de harcèlement moral à l’encontre de ses collaborateurs, a été exclue par son groupe au Sénat, a annoncé ce dernier mardi 14 septembre au soir.

    Après avoir entendu la sénatrice et en conformité avec leur règlement intérieur, les sénateur.trice.s ont décidé d’exclure Esther Benbassa du groupe parlementaire à compter du 15 septembre », précise le groupe Ecologiste, Solidarité et Territoires, dans un communiqué. « Mme Benbassa n’a pas contredit une partie des témoignages et elle n’a, à ce jour, pas jugé opportun de porter plainte en diffamation contre ces accusations », fait-il valoir pour justifier sa décision.

    Les sénateurs du groupe « regrettent que la justice ne soit pas saisie pour des faits d’une telle nature » mais « ne remettent pas en cause (les) témoignages (des collaborateurs, ndlr) et prennent toute la mesure des difficultés que représentent souvent l’engagement de poursuites judiciaires ». Ils « réitèrent tout leur soutien à celles et ceux qui ont témoigné d’une grande souffrance au travail », continuent « de travailler sur la prévention du harcèlement moral et sexuel au travail », et mènent « une réflexion plus large sur le sujet avec les élu.e.s, les collaborateur.trice.s et les syndicats ».

    Climat de « terreur »
    Esther Benbassa a fait part dans un autre communiqué de son « exclusion » du groupe, dont elle a été la vice-présidente et dont elle s’était mise en retrait depuis début juillet. La sénatrice associe cette décision à un « simulacre de procédure interne » et à une « sommation de répondre aux accusations anonymes relayées par un article de presse ». La décision a été prise « sans transmission de pièces à charge ou à décharge, sans audition de témoins ou de victimes présumées, en violation des dispositions du règlement intérieur du groupe et du principe de présomption d’innocence », déplore l’élue de Paris. Esther Benbassa indique s’être rendue devant le groupe le 9 septembre « non pas pour me justifier, puisque je ne suis condamnée de rien, mais pour m’expliquer, et réitérer mes excuses pour les maladresses et les erreurs ».

    Dans son enquête, Mediapart rapporte les témoignages de huit anciens collaborateurs et six anciens étudiants que l’élue employait à l’École pratique des hautes études. Tous évoquent un climat de « terreur » instauré par la sénatrice, fait de pressions, de chantage à l’emploi et d’humiliations systématiques, souvent à l’occasion de mails, individuels ou collectifs, et de SMS consultés et retranscrits en partie par Mediapart. Conséquence de cette gestion, le turn-over des collaborateurs a été très important, puisque plus de 18 assistants parlementaires ont été employés en deux mandats, décompte Mediapart. Dans un communiqué de « soutien aux victimes de harcèlement », le syndicat CGT des collaborateurs parlementaires avait souligné que « la profession, du fait de son lien avec la politique et les rapports de pouvoir, est bien souvent trop entachée par ce type de violence ».

    #EELV #harcèlement #violence #sénat #Médiapart #europe #france #écologie #ecologie #domination #sociopathes #femmes #pouvoir #Esther_Benbassa

  • Omelette marocaine (mhemmer) aux petits pois carottes
    https://www.cuisine-libre.org/omelette-marocaine-mhemmer-petits-pois-carottes

    Au #Maroc, aucune fête digne de ce nom sans cette classique grosse omelette aux pommes de terre, #Petits_pois et carottes ! Éplucher et cuire les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient tendres, environ 20 minutes. À l’aide d’une fourchette, écraser les pommes de terre grossièrement, sans les réduire en purée fine. Battre les œufs en omelette avec le curcuma et le persil. Saler et poivrer à votre goût. Incorporer à la purée de pommes de terre. Ajouter les petits pois et carottes. Bien mélanger. Verser… #Œufs, Petits pois, #Omelettes_et tortillas, Maroc, #PdT_à chair_farineuse / #Sans viande, #Sans gluten, #Sans lactose, (...)

    #Four

  • Livrer en moins de 10 minutes ? La guerre des courses contre la montre
    https://www.nouvelobs.com/conso/20210907.OBS48313/livrer-en-moins-de-10-minutes-la-guerre-des-courses-contre-la-montre.html


    Un livreur de chez Flink. (Yannick Stéphant pour « l’Obs »)

    Depuis quelques mois, des entreprises innovantes de livraison de courses en 10 minutes chrono se livrent une bataille sans merci pour remplir le frigo des urbains. Mais ce nouveau business est-il rentable ? Et socialement responsable ?

    Christopher, 28 ans, l’a testé à Courbevoie quand il était en télétravail : « J’étais très occupé, je ne voulais pas perdre de temps avec les courses et j’ai trouvé sur l’application tout ce que je mange d’habitude : pâtes, beurre, fromage… » L’application en question, c’est Gorillas, jeune entreprise allemande arrivée en France en février dernier avec une promesse : livrer les habitants des grandes villes en dix minutes chrono. Olivier, 43 ans, graphiste et père de famille, s’y est aussi mis pendant le confinement : « Dans les magasins, il fallait faire la queue. Mon temps de sortie quotidien, je préférais l’exploiter autrement ! Uber Eats était moins rapide et moins complet côté produits. »

    Quant à Alexandre, 24 ans, étudiant en finance, même s’il reconnaît que « ce n’est pas très raisonnable », il trouve plutôt chouette de commander une baguette avant d’entrer sous sa douche et de la récupérer en peignoir. Ces Parisiens, faut-il le préciser, ont chacun une boulangerie et un supermarché en bas de chez eux. Mais les prix sont les mêmes, et puis, résume Christopher, « moi j’aime la proximité pour aller chez le fleuriste ou au marché. Pour les courses de base, me faire livrer m’enlève une épine du pied. »

    #juste_à_temps #capitalisme_de_plateforme #logistique #commerce #e-commerce #livreurs #emploi #précaires

    • « Les acteurs du “quick commerce” veulent remplacer les magasins de proximité et redéfinir la relation avec les courses, voire avec l’alimentation » , Martin Cubertafond, Consultant en stratégie et enseignant Sciences Po , spécialiste des secteurs de l’alimentaire, de la distribution et du vin

      Le consultant en stratégie Martin Cubertafond décrit, dans une tribune au « Monde », les mutations profondes du marché de la distribution alimentaire qui mettent en péril les anciens champions du secteur, menacés par l’intrusion de « nouveaux barbares ».

      Tribune. Gorillas, Cajoo, Flink, Getir, etc. : inconnues il y a un an, ces start-up de livraison express de courses (le « quick commerce ») sont omniprésentes dans le centre des grandes villes. Elles offrent la possibilité de se faire livrer en 10 ou 15 minutes – soit moins de temps qu’il n’en faut pour se rendre dans un magasin et passer en caisse – 2 000 produits de première nécessité ou de plaisir (produits d’hygiène, pâtes ou lait, mais aussi planche apéro et bières), à des tarifs identiques, voire inférieurs, à ceux de la proximité urbaine, moyennant des frais de livraison de moins de 2 euros.
      Les entreprises se multiplient (huit à Paris), abreuvées par de généreuses levées de fonds, dans une course de vitesse qui rappelle l’essor des trottinettes électriques en 2018-2019. Pourquoi une telle frénésie ? Quel est le véritable enjeu de ce commerce rapide ?

      Crise de confiance

      Ce qui se joue derrière cette nouvelle offre destinée aux jeunes urbains pressés, qui pourrait sembler anecdotique, c’est la lutte entre deux modèles.

      D’un côté, une grande distribution en fin de cycle, « empire » chancelant ; de l’autre, des compagnies technologiques qui veulent transformer la façon de faire ses courses, voire de s’alimenter. Et, pour la première fois, ces « nouveaux barbares » sont en mesure de prendre le pouvoir.

      Fierté française au début du siècle, la distribution alimentaire est aujourd’hui en fin de cycle : après une longue phase de croissance, elle est arrivée dans sa phase de maturité, voire de déclin pour certains segments. Les scandales alimentaires (vache folle, viande de cheval…) ont généré une crise de confiance dans la consommation, qui se traduit par un besoin de réassurance et une défiance vis-à-vis des marques et de la grande distribution. Le succès de l’application Yuka, présente chez plus d’un tiers des ménages français, en donne une bonne illustration.

      Une phase de #déconsommation a commencé en 2017 en France : les Français dépensent plus, mais ils mettent moins de produits dans leur panier.

      Aujourd’hui, l’objectif est de manger mieux plutôt que de manger plus pour moins cher. C’est une remise en cause profonde du paradigme de la grande distribution et de l’industrie agroalimentaire depuis l’après-seconde guerre mondiale.
      Au même moment, la grande distribution est attaquée par de multiples innovations (ventes en ligne, livraison de repas, ultra-frais, vente directe du producteur au consommateur, etc.). Résultat : les consommateurs fragmentent de plus en plus leurs courses, préférant la promesse des spécialistes ou l’expérience en ligne à celles du « tout sous le même toit » de l’hypermarché.

      Panique

      Face à cette nouvelle donne, les distributeurs paniquent et se réfugient dans une guerre des prix. Résultat : leurs marges diminuent et ils offrent tous à peu près la même expérience. Ils n’ont pas encore compris que les consommateurs cherchaient autre chose.

      Depuis quelques mois, les services de « quick commerce » se développent donc à grande vitesse. Leur modèle opérationnel se fonde sur une application très ergonomique pour la commande (et la compréhension des consommateurs), des mini-entrepôts de 300 mètres carrés proches des zones d’habitation, pour préparer les produits en moins de trois minutes, puis des livreurs en vélo électrique pour effectuer la livraison dans un rayon de 1,5 km.

      Ces « nouveaux barbares » ont un ADN technologique et une vision centrée sur le client. Ils cherchent à améliorer la proposition de valeur par rapport aux magasins de proximité urbaine : gain de temps et service à la demande, au même niveau de prix.

      Les distributeurs historiques mettent en avant l’équation économique déficitaire de ces nouveaux concurrents. Dans leur grille de lecture, il est impossible de rentabiliser le coût de la préparation de la commande et, surtout, celui de la livraison, avec la marge brute dégagée par un panier de 25 euros. Il n’y a donc pas de danger, la mode va passer, les millions des investisseurs fondre comme neige au soleil et le commerce rapide disparaître.

      Redéfinition des priorités

      Sauf que… cette histoire a déjà été écrite. Quand Amazon a lancé son offre de livraison rapide illimitée Prime en 2005, il n’y avait pas de modèle économique non plus. Au sein même de l’entreprise, certains pensaient que cette offre allait provoquer sa faillite. Mais à la fin, la croissance du nombre de clients et de la fréquence d’achat a plus que couvert les coûts logistiques. Prime a transformé Amazon, et Amazon a transformé le commerce.

      C’est ce pari que font les acteurs du « quick commerce », et leurs investisseurs : ils veulent modifier les usages, remplacer les magasins de proximité et, plus largement, redéfinir la relation avec les courses, voire avec l’alimentation.

      Deux visions s’affrontent donc. Les distributeurs historiques, tétanisés par une évolution qu’ils peinent à comprendre, restent focalisés sur la structure de coûts de leurs réseaux de magasins et persuadés que seule la puissance d’achat permet de survivre. Les nouveaux commerçants font quant à eux un pari sur la demande, qu’ils cherchent à transformer durablement.

      L’enjeu de cette opposition de modèles et de visions va au-delà du segment de la proximité dans les grandes villes. Ce qui se joue actuellement, c’est la redéfinition des attentes et des priorités dans la consommation alimentaire et la création d’une nouvelle relation avec les consommateurs. Les pierres du futur modèle d’alimentation sont en train d’être posées. Les offres de livraison de restauration et de courses alimentaires convergent et certains acteurs de la transition alimentaire vers laquelle nous nous dirigeons sont probablement en train d’émerger.

      L’exemple de Tesla

      En effet, dans cet environnement mouvant, les nouveaux commerçants, avec leur ADN numérique et leur vision client ont un avantage concurrentiel. C’est là-dessus que misent les investisseurs, qui observent que dans une autre industrie, la capitalisation d’un nouvel entrant (Tesla, 750 milliards de dollars) équivaut à celle de tous les acteurs historiques cumulés, car les clients partagent sa vision et veulent faire partie de l’aventure. Un attrait qui fait écho au désamour pour les acteurs historiques de la distribution alimentaire.

      A moindre échelle, nous assistons au même phénomène avec le « quick commerce » : le leader états-unien, Gopuff, est valorisé 15 milliards de dollars, c’est plus que Carrefour (11,5 milliards d’euros, soit environ 13,5 milliards de dollars), le turc Getir 7,5 milliards de dollars, et le champion allemand Gorillas (créé en 2020) annonce une levée de fonds imminente (950 millions de dollars) avec une valorisation de 3 milliards de dollars, soit peu ou prou la capitalisation du groupe Casino.

      Les acteurs historiques ne pourront donc pas s’offrir les meilleurs de ces nouveaux concurrents ; ils risquent d’être dépassés. L’acquisition par GoPuff d’une chaîne de 185 magasins d’alcool en Californie pour 350 millions de dollars est, à ce titre, un symbole fort.

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/02/les-acteurs-du-quick-commerce-veulent-remplacer-les-magasins-de-proximite-et

      bien aérer après lecture :
      https://seenthis.net/messages/931717

      #économie #grande_distribution #fragmentation #quick_commerce

  • Gaz : le tarif réglementé va augmenter de 8,7% en septembre
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/gaz-le-tarif-reglemente-va-augmenter-de-8-7-en-septembre-20210827

    Cette hausse sera de 2,7% pour les clients utilisant le gaz pour la cuisson, de 5,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 9% pour les foyers se chauffant au gaz.

    Le tarif réglementé de vente (TRV) du gaz naturel vendu par Engie va augmenter de 8,7% (soit 7,9% TTC) au 1er septembre, du fait notamment de la hausse des cours mondiaux, a annoncé vendredi le régulateur. Cette hausse, dans la tendance des derniers mois, sera de 2,7% pour les clients utilisant le gaz pour la cuisson, de 5,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 9% pour les foyers se chauffant au gaz, précise la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un communiqué.

    « Cette hausse d’une ampleur inédite est observée dans tous les pays européens et asiatiques. Elle s’explique par la reprise économique mondiale observée depuis plusieurs mois et par la forte augmentation des prix du gaz sur le marché mondial due à un contexte exceptionnel », explique la CRE. Marché du GNL très tendu, avec des prix asiatiques en hausse continue, niveaux des stockages européens au plus bas depuis des années et à reconstituer rapidement pour l’hiver, problèmes de maintenance d’infrastructures (Nord Stream, Yamal) sont autant de facteurs détaillés par le régulateur.

    Depuis le 1er janvier 2019, les tarifs réglementés de vente de gaz HT d’Engie ont crû de 15,8%, et de 16,7% depuis le 1er janvier 2015. Ils avaient connu une période de baisse durant la crise. Les tarifs réglementés de vente de gaz disparaîtront le 1er juillet 2023. Environ 2,8 millions de consommateurs résidentiels sur un total de 10,7 millions (soit 26%), sont aujourd’hui titulaires d’un contrat au TRV auprès d’Engie.

    Parmi les 7,6 millions de consommateurs résidentiels disposant d’un contrat en offre de marché, environ 5,5 millions ont souscrit une offre à prix fixe et ne sont donc pas concernés par les évolutions mensuelles du tarif réglementé.

     #gaz #énergie #france #pétrole #russie

    • AVEC L’UFC-QUE CHOISIR, FAISONS BAISSER LA FACTURE D’ÉLECTRICITÉ ET DE GAZ ! Inscrivez-vous
      L´inscription est gratuite et sans engagement

      https://www.choisirensemble.fr/energie

      Alors que le tarif réglementé du gaz va disparaître (en 2023) ; que le tarif réglementé d’électricité a augmenté de 50% depuis 10 ans, l’UFC-Que Choisir entend, une nouvelle fois, permettre au plus grand nombre de profiter de prix attractifs et d’une sécurité juridique pour leurs contrats de fourniture de gaz naturel et d’électricité.

      Cette année encore, pour répondre à la demande des consommateurs, la campagne comprend plusieurs lots : les offres gaz et électricité « classiques » À PRIX FIXES 1 AN. Pour l’électricité, est de nouveau proposé un lot « soutien aux petits producteurs de renouvelable » À PRIX FIXE 1 AN (électricité provenant majoritairement de petits sites de production renouvelable situés en France).

      Cette année encore, la campagne est ouverte aux consommateurs situés dans les entreprises locales de distribution de Grenoble, Metz et Strasbourg.

      L’inscription est gratuite et sans engagement. Alors, n’hésitez plus. Ensemble, faisons baisser la facture énergie !

      Du gaz et/ou de l´électricité moins chers

      Un contrat sûr

      L’ UFC-Que Choisir à vos côtés

    • Pourquoi inviter les consommateurs à quitter les tarifs réglementés de gaz et d’électricité ?

      Aujourd’hui, les fournisseurs alternatifs peuvent durablement proposer des offres tarifaires compétitives par rapport aux tarifs réglementés proposés par les opérateurs historiques [EDF pour l’électricité, ENGIE (ex GDF Suez) pour le gaz]. De même, les tarifs réglementés permettent de moins en moins d’avoir une vue claire de l’évolution tarifaire : celui du gaz change tous les mois, le tarif réglementé d’électricité a augmenté de 50% en 10 ans alors que l’on trouve des offres à prix fixes sur le marché libre. Enfin, au dire même des experts du secteur, les tarifs réglementés risquent de fortement augmenter dans les mois et années à venir.

      Plus particulièrement, pour le gaz, alors que tarif réglementé va disparaitre en 2023, l’UFC-Que Choisir entend éveiller les consciences sur l’intérêt de comparer dès maintenant.

      Alors que la sécurité de l’approvisionnement est garantie par les distributeurs nationaux, et que les conditions de marché permettent aux alternatifs de concurrencer durablement les tarifs réglementés, l’UFC-Que Choisir appelle les consommateurs, dans leur intérêt, à faire jouer la concurrence.

  • Haute-Garonne : il commande un iPhone sur Leboncoin pour plus de 250 euros, il reçoit un pot de ratatouille
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/haute-garonne-il-commande-un-iphone-sur-leboncoin-pour-plus-de-250-euro

    La victime prévoit de porter plainte et espère être remboursé par le site de ventes en ligne.

    Un habitant de Saint-Lys (Haute-Garonne), au sud-ouest de Toulouse, a subi une arnaque sur le site de ventes en ligne Leboncoin il y a quelques jours, en recevant un pot de ratatouille en lieu et place d’un iPhone, rapporte France Bleu Occitanie lundi 23 août.

    Cet homme avait payé l’iPhone 11 pour un montant de 264 euros, à un vendeur privé. Le règlement, selon lui, s’est fait via paiement sécurisé sur le site internet. Quelques jours plus tard, dans le colis reçu en point relais, il ne s’agissait pas du smartphone, mais d’un pot de ratatouille.

    L’acheteur a alors recontacté le vendeur qui n’a rien voulu savoir. Ce dernier, qui a déposé le colis dans un relais de Seine-et-Marne, assure avoir envoyé l’iPhone. La victime prévoit de porter plainte à la gendarmerie de Saint-Lys et il espère être remboursé par Leboncoin.

    #leboncoin.fr #humour #ebay #algorithme #airbnb #profiling #amazon #petites_annonces

    • Précision : si je comprends bien les messages de PK (il y en a deux autres), il faut entendre « grand Liban » comme le Liban dans ses frontières actuelles. Il reste que la question posée est intéressante...

      La suite du fil Twitter de Paul Khalifé

      2 Ils veulent se replier sur le #PetitLiban [si je comprends bien, "petit Liban signifie ici un canton chrétien du type Mont-Liban] dans l’espoir que les zones qui échappent politiquement et populairement à leur influence sombreront dans le chaos.

      3/ Ils encouragent une partition de facto du #Liban et préparent une mise sous tutelle du #PetitLiban. Une partie des #Libanais soutient cette vision. Une autre partie y est opposée. Comment tout cela finira-t-il ?

  • #Liban : Le #Hezbollah envoie une cargaison de #pétrole depuis l’#Iran
    https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN2FK0WV/liban-le-hezbollah-envoie-une-cargaison-de-petrole-depuis-l-iran.html

    BEYROUTH (Reuters) - Une cargaison de pétrole iranien à destination du Liban et organisée par la milice libanaise Hezbollah prendra la mer jeudi, a déclaré le groupe chiite, qui a prévenu ses adversaires américains et israéliens que le navire serait considéré comme en territoire libanais dès son départ.

    Le chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a déclaré que d’autres navires suivraient, destinés à aider le peuple libanais, qui subit de graves pénuries d’essence à cause de la crise financière que connaît le pays depuis deux ans.

    « Nous ne voulons pas entrer en conflit avec qui que ce soit, nous ne voulons pas de problème avec qui que ce soit. Nous voulons aider notre peuple », a expliqué Sayyed Hassan Nasrallah. « Je tiens à dire aux Américains et aux Israéliens que le bateau qui partira d’Iran dans quelques heures est en territoire libanais ».

  • « Qui fixe des règles administratives comme celle-ci : si un Français est né à l’étranger, traitez-le un peu moins bien qu’un Français né en France ? »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/08/08/qui-fixe-des-regles-administratives-comme-celle-ci-si-un-francais-est-ne-a-l

    Aux guichets des administrations, être étranger, ou l’avoir été, occasionne souvent des tracasseries absurdes, attribuées à des « directives » que personne n’assume. L’écrivain Santiago Amigorena, dans une tribune au « Monde », en donne un exemple.

    Les mots qui suivent peuvent sembler inoffensifs : ils décrivent une mésaventure qui n’a provoqué aucune blessure profonde, qui n’aura aucune conséquence douloureuse. Pourtant, quelque chose me donne envie de vous la raconter.

    Lorsque notre fille est née, ma compagne Marion et moi avons fait la demande d’un livret de famille. En allant chercher le document, Marion s’est rendu compte qu’il avait une particularité : seul le nom de la mère figurait dans les pages destinées à établir l’identité des parents. Etonnée, elle a demandé des explications. Laissant entendre que « ça arrivait souvent », l’employée de la mairie lui a conseillé de vérifier que j’avais bien obtenu ma naturalisation.

    Peu après, je me suis rendu moi-même à la mairie pour demander pour quelles raisons on doutait de mon état civil. On m’a répondu que c’était « Nantes » (c’est-à-dire le service central d’état civil) qui avait refusé de confirmer ma naturalisation et que je devais obtenir moi-même un extrait d’acte de naissance où figurerait la date à laquelle je suis devenu français.

    Traitement spécial

    J’ai demandé si ce n’était qu’auprès de « Nantes » qu’ils forçaient des citoyens à faire eux-mêmes cette démarche ou si des Français nés dans d’autres contrées à la réputation douteuse – Metz, Perpignan, Châteauroux, que sais-je ? – avaient, eux aussi, droit à un traitement spécial. Personne n’a jugé nécessaire de me répondre.

    Ayant obtenu le document requis, je suis retourné à la mairie où j’ai vu une autre employée qui m’a dit qu’il fallait que j’envoie moi-même le livret de famille à Nantes pour qu’ils y ajoutent mon nom. Ne comprenant pas dans quel but on m’avait demandé d’apporter la preuve, déjà nantaise, de ma naturalisation, pour me demander ensuite de faire cette nouvelle démarche, j’ai demandé si cette manière de traiter les étrangers lui semblait correcte. Elle m’a répondu, à raison, que je n’étais pas étranger : juste un Français né à l’étranger.

    Insistant un peu pour savoir pourquoi, alors qu’ils avaient envoyé le livret de famille à Dijon pour que soit confirmée l’identité de la mère, ils refusaient de l’envoyer à Nantes pour confirmer la mienne, elle m’a répondu, je cite : « On a eu une directive qui nous demande de ne plus adresser de demandes à Nantes. »

    Qui peut formuler de telles recommandations ?

    Troublé, j’ai accepté, comme elle me le proposait, de voir son directeur. Après quelques minutes d’attente, l’homme est arrivé et m’a expliqué que ce n’était pas leur faute si Nantes ne leur répondait pas. Je lui ai demandé si la directive dont on m’avait parlé avait été émise par le gouvernement ou par la Mairie de Paris. Jamais il n’a accepté de confirmer ou d’infirmer l’existence de cette directive mentionnée par sa subordonnée qui se trouvait à peine quelques mètres plus loin.

    Ne sachant que faire pour se débarrasser de moi, l’homme s’est décidé à me faire remplir un formulaire afin qu’il puisse, non pas rajouter mon nom, ce qui lui semblait impossible, mais établir un nouveau livret de famille.

    Je suis un étranger – pardon, un Français né à l’étranger – extrêmement favorisé. Dans des situations telles que celle-ci, je ne perds jamais complètement mon sang-froid. Et mon bonheur ne dépend, heureusement pour moi, d’aucune administration. Mais cette « directive » m’intrigue. Qui peut formuler de telles recommandations ? Quels êtres humains discutent, décident, et finalement écrivent ces conseils donnés à l’administration ? Qui, et dans quel but, fixe des règles comme celle-ci : si un Français est né à l’étranger, traitez-le un peu moins bien qu’un Français né en France ?

    Banalité du mal

    En sortant de la mairie, je me suis rappelé une autre situation semblable : il y a longtemps, accompagnant quelqu’un pour l’aider à obtenir un titre de séjour, je me suis retrouvé, à la Préfecture de Paris, devant un employé qui ne semblait parler aucun mot d’aucune autre langue que le français. Après avoir aidé la personne que j’accompagnais, je me suis pris au jeu d’aider d’autres immigrés. J’ai traduit ainsi, de l’espagnol, l’anglais ou l’italien, les propos qu’adressaient des étrangers à peine arrivés en France à cet employé, point désagréable, chargé de délivrer des numéros pour les faire attendre afin qu’ils voient d’autres employés. Au bout d’un moment, comme je traduisais les dires d’un homme africain qui parlait anglais, l’employé a précisé le sens d’une phrase. Comprenant soudain qu’il parlait l’anglais aussi bien que moi, je lui ai demandé pourquoi il m’avait laissé traduire ce que disait la douzaine d’immigrés précédents que j’avais aidés.

    Sa réponse avait été aussi définitive que celle donnée par l’employée de la mairie : une directive demandait de ne pas aider les étrangers dans leurs démarches.

    Comme la dizaine d’employés de la mairie qui avaient suivi mes différentes discussions sans intervenir, cet homme, dont le travail consistait à aider des étrangers dans leurs démarches, avait accepté, sans réfléchir, une directive qui lui recommandait de ne pas le faire.
    Je ne saurais jamais qui pense, décide et rédige ces directives absurdes et xénophobes. Mais que faire devant ces hommes et ces femmes, employés municipaux, gendarmes, policiers, dont les visages parfois n’inspirent aucune antipathie, aucune crainte, et qui pourtant appliquent ces ordres monstrueux ?

    Santiago Amigorena est un écrivain et réalisateur argentin établi en France et naturalisé français. Il a notamment publié Le Ghetto intérieur (P.O.L, 2019).

    #xénophobie_d'État

  • Pass sanitaire : « Opération ville morte » à Cambrai, une soixantaine de restaurateurs refusent de contrôler leurs clients

    Temps d’attente allongé, pas de personnel payé pour contrôler les entrées... Les restaurateurs de Cambrai se rassemblent samedi 7 août pour dénoncer les conditions de mise en place du pass sanitaire. Leurs établissements resteront fermés.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/cqHexy7JQNQmMWVOgdI1OLJR2mc/930x620//filters:format(webp)/regions/2021/08/06/610cfa46d88ed_227491296-128156722771547-727919046840472
    Une soixantaine de restaurateurs de Cambrai protestent contre le contrôle du pass sanitaire ce samedi 7 août. • © Kevin Verin

    Les restaurateurs de Cambrai ne cessent de le répéter, ils ne sont pas contre le pass sanitaire et le vaccin. « Ce n’est pas le sujet » , lance l’un d’entre eux. Ce qui leur pose problème, c’est le contrôle à l’entrée des restaurants, des bars et des cafés à partir de lundi 9 août. 

    C’est pourquoi ce samedi 7 août, une soixantaine d’entre eux a prévu de se réunir sur la place Aristide Briand au centre-ville pour protester. Ce ne sera pas pour autant une manifestation, mais une « opération ville morte » . La quasi totalité de leurs établissements seront fermés. 

    « Le pass sanitaire, c’est une chose, on le respecte, lance Morgan Sedrue, gérant d’un bar de nuit. Mais ce qu’on ne veut pas, c’est contrôler les gens. On n’est pas des anti ou des pro-vaccin, ce n’est pas du tout le débat. On veut montrer notre mécontentement sur le contrôle du pass sanitaire. » Difficile pour lui et ses collègues de s’imaginer contrôler chaque client, « comme un agent de police ». 

    Plusieurs revendications
    Avec le déploiement du pass sanitaire, plusieurs problèmes se posent. A commencer par le temps d’attente devant les établissements. Frédéric Darras, restaurateur, constate déjà « des queues 15 à 20 personnes sur les côtés. Certains n’ont pas le temps par ce qu’ils travaillent, vous les imaginez faire une queue de 15 minutes alors qu’ils n’ont qu’une heure pour manger à la pause ? » Cela entraîne aussi un décalage « en cuisine et dans le service » qui ralentit considérablement la cadence du restaurant. 

    Ensuite, ils anticipent déjà des complications pour l’organisation : « quand on prend les additions, il y a ceux qui attendent à l’extérieur et qui vont vouloir s’asseoir de suite aux places libres, alors qu’on a pas encore contrôlé leur pass sanitaire. Si à ce moment-là, il y a un contrôle de police, ça nous fait 1500 euros d’amende et pour le client, c’est 135 euros. »

    La foire du 15 août à Cambrai inquiète aussi. Les restaurateurs prévoient « à peu près 4000 clients potentiels » dans les restaurants, les bars et les cafés en l’espace d’une journée. Comment s’organiser face à l’afflux de personnes, avec un pass sanitaire à contrôler et sans personne pour le faire ?  "Une situation intenable", pour Morgan Sedrue. 

    Casse-tête en vue
    La suite : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/cambrai/pass-sanitaire-operation-ville-morte-a-cambrai-une-soix

    #grève #Douai #france #travail #surveillance #bénévolat #vichy #pétain #vaccination #test_pcr #covid-19 #isolement #cas_contact #travail #économie #coronavirus #santé #surveillance #confinement #covid #sars-cov-2 #pandémie #contacttracing #isolement

  • « Au moins je sers à quelque chose » : des retraités appelés en renfort pour contrôler les pass sanitaires dans les restaurants
    https://rmc.bfmtv.com/emission/au-moins-je-sers-a-quelque-chose-des-retraites-appeles-en-renfort-pour-co

    Des restaurateurs vendéens ont lancé un appel aux retraités pour venir donner un coup de main à l’entrée des établissements. Certains, comme Nicole, 68 ans, sont ravis.

    https://www.youtube.com/watch?v=ZTLYfv5oYvo

    Des papys et mamies videurs à l’entrée des bars et restaurants ?
    Dans moins d’une semaine, lundi prochain, l’application du pass sanitaire sera être étendue à l’entrée d’établissements recevant du public. Comment s’organiser pour contrôler ces pass, notamment à l’entrée des cafés et des restaurants ?

    Les professionnels de la restauration ont déjà du mal à trouver des bras en salle et en cuisine, alors mettre quelqu’un à l’entrée relève pour certain d’un véritable casse-tête.

    En Vendée, le syndicat des professionnels du secteur, l’UMIH, vient de lancer un appel aux retraités. Objectif : qu’ils viennent prêter main-forte et qu’ils contrôlent les pass à l’entrée, bénévolement.

    #bénévolat #vichy #pétain #vaccination #test_pcr #covid-19 #isolement #cas_contact #travail #économie #coronavirus #santé #surveillance #confinement #covid #sars-cov-2 #pandémie #contacttracing #isolement

  • Le pape François limite la messe en latin qui appelle les Juifs à se convertir Ben Sales
    https://fr.timesofisrael.com/le-pape-francois-limite-la-messe-en-latin-qui-appelle-les-juifs-a-

    La décision revient sur un décret antérieur du Pape Benoît XVI ; la messe en latin appelle à la conversion des juifs et, jusqu’en 2008, faisait référence à la "cécité" des juifs

    JTA – Le pape François a restreint l’utilisation de la messe en latin, une forme de liturgie privilégiée par les catholiques traditionalistes qui appelle à la conversion des Juifs et qui, jusqu’en 2008, faisait référence à la « cécité » des Juifs.


    Sur cette photo d’archive du jeudi 1er avril 2021,le pape François célèbre une messe dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican. Au cours de la messe, le pontife bénit une quantité symbolique d’huile qui sera utilisée pour administrer les sacrements pendant l’année. Le pape François a pris des mesures sévères contre la diffusion de l’ancienne messe en latin le vendredi 16 juillet 2021, revenant sur l’une des décisions phares du pape Benoît XVI dans un défi majeur aux catholiques traditionalistes. (Crédit : APPhoto/Andrew Medichini)

    La déclaration de François vendredi est un désaveu d’un décret antérieur de son prédécesseur, le pape Benoît XVI, qui, en 2007, avait facilité l’utilisation de la messe en latin. À l’époque de cette déclaration, des groupes juifs avaient exprimé leur inquiétude parce que la messe en latin récitée le Vendredi saint comprenait une « prière pour les Juifs » qui appelait à leur conversion au christianisme et faisait référence à leur « aveuglement ».

    À l’époque, les groupes juifs s’inquiétaient du fait que la décision de Benoît XVI signifiait un recul par rapport au Concile Vatican II, ou Vatican II, qui avait déclaré en 1965, dans un document connu sous le nom de « Nostra Aetate », que les Juifs n’étaient pas coupables d’avoir tué Jésus et avait condamné l’antisémitisme.

    Les accusations selon lesquelles les Juifs ont tué Jésus ont longtemps motivé les attaques antisémites.

    En 2008, Benoît XVI a réaffirmé son engagement envers Nostra Aetate et a supprimé le mot « aveuglement » de la prière du Vendredi saint. Selon l’Associated Press, François a déclaré qu’il restreignait l’utilisation de la messe en latin par crainte que ceux qui la favorisent rejettent également Vatican II.

    Le concile Vatican II a apporté un certain nombre de changements radicaux aux rituels et pratiques catholiques, notamment en autorisant la récitation de la messe en langue vernaculaire. Une faction de catholiques qui s’est séparée de l’Église après Vatican II avait continué à réciter la messe en latin avant la déclaration de Benoît XVI. Désormais, pour pouvoir utiliser la messe en latin, les prêtres doivent obtenir l’autorisation de leur évêque local, qui doit également s’assurer que ceux qui utilisent la messe en latin acceptent Vatican II.

    #pape #antisémite #benoit_XVI #catholicisme #antisémitisme institutionnel #juifs #messe #conversion #vatican_II #latin

  • Jamaica plans to seek reparations from Britain over slavery

    Jamaica plans to ask Britain for compensation for the Atlantic slave trade in the former British colony, a senior government official said, under a petition that could seek billions of pounds in reparations.

    Jamaica was a centre of the slave trade, with the Spanish, then the British, forcibly transporting Africans to work on plantations of sugar cane, bananas and other crops that created fortunes for many of their owners.

    “We are hoping for reparatory justice in all forms that one would expect if they are to really ensure that we get justice from injustices to repair the damages that our ancestors experienced,” Olivia Grange, Minister of Sports, Youth and Culture, told Reuters in an interview at the weekend.

    “Our African ancestors were forcibly removed from their home and suffered unparalleled atrocities in Africa to carry out forced labour to the benefit of the British Empire,” she added. “Redress is well overdue.”

    An estimated 600,000 Africans were shipped to toil in Jamaica, according to the National Library of Jamaica.

    Seized from Spain by the English in 1655, Jamaica was a British colony until it became independent in 1962. The West Indian country of almost three million people is part of the Commonwealth and the British monarch remains head of state.

    Britain prohibited trade in slaves in its empire in 1807 but did not formally abolish the practice of slavery until 1834.

    To compensate slave owners, the British government took out a 20 million pound loan - a very large sum at the time - and only finished paying off the ensuing interest payments in 2015.

    The reparations petition is based on a private motion by Jamaican lawmaker Mike Henry, who said it was worth some 7.6 billion pounds, a sum he estimated is roughly equivalent in today’s terms to what Britain paid to the slaveholders.

    “I am asking for the same amount of money to be paid to the slaves that was paid to the slave owners,” said Henry, a member of the ruling Jamaica Labour Party.

    “I am doing this because I have fought against this all my life, against chattel slavery which has dehumanized human life.”

    Grange herself declined to give a figure.

    The petition, with approval from Jamaica’s National Council on Reparations, will be filed pending advice from the attorney general and three legal teams, Grange said. The attorney general will then send it to Britain’s Queen Elizabeth, she added.

    The initiative follows growing acknowledgement in some quarters of the role played by slavery in generating wealth in Britain, with businesses and seats of learning pledging financial contributions in compensation.

    They include insurance market Lloyd’s of London, pub owner Greene King and the University of Glasgow.

    The petition also coincides with increasing efforts by some in Jamaica to sever formal ties with the United Kingdom.

    Opposition lawmaker Mikael Phillips in December presented a motion to remove the British monarch as head of state.

    More than 15 million people were shackled into the transatlantic slave trade, according to the United Nations.

    https://www.reuters.com/world/africa/jamaica-plans-seek-reparations-britain-over-slavery-2021-07-12
    #Jamaïque #esclavage #réparation #traite_négrière #justice_réparatrice #pétition

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