• Le prix du baril flambe, mais les pétromonarchies se serrent les coudes | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/prix-baril-flambe-petromonarchies-se-serrent-coudes/00103173

    L’alliance entre les monarques du #Golfe et la #Russie durera tant que leurs intérêts seront convergents. Mais cela pourrait changer si, à moyen terme, les exportations russes venaient à baisser sensiblement, soit parce qu’un nombre croissant d’intermédiaires pétroliers évitaient de commercer avec Moscou par crainte de sanctions renforcées, soit parce que l’#Europe, qui dépend de la Russie pour un quart de son approvisionnement en #pétrole brut, réduisait significativement ses achats au pays de Poutine dont l’or noir est la première ressource.

    Il serait alors tentant pour les monarchies du Golfe d’accroître leurs parts de marché sur le Vieux Continent, où elles sont peu présentes, contrairement à l’Asie, où elles sont solidement implantées. Une Asie où la concurrence avec la Russie pourrait s’accentuer cependant. Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, certains des clients des pétromonarchies arabes, telle l’Inde, ont profité de l’affaiblissement de la Russie pour lui acheter du pétrole à prix discount. En temps de guerre plus encore qu’à l’ordinaire, il n’y a pas de petits profits.

    • Les ouvrières et les ouvriers, elles et ils sont les véritables responsables de la pollution.

      Et en plus, l’alcool !

      Pas de ça pour les bourgeoises, les bourgeois, les grands bourgeoises, les grandes bourgeois.

      Les bourgeoisomanes existent chez carfree, sans humour dans sa haine de classe.

  • Stop au gaz russe ? par Anselm Jappe
    http://www.palim-psao.fr/2022/03/stop-au-gaz-russe-par-anselm-jappe.html

    Il pourrait se trouver dans la demande d’un arrêt immédiat, complet et définitif de l’achat du gaz et du pétrole russe, mais également de toute autre ressource, et globalement de l’arrêt de toute forme de rapport commercial (exportation et importation) avec la Russie. Démanteler les oléoducs en Occident (North Stream) pour montrer qu’on ne reviendra pas en arrière. Une telle sanction – qui est peut-être la seule que Poutine n’a pas prise en compte – pourrait vraiment l’obliger à se retirer.

    Bien sûr, cela pourrait coûter cher aux économies occidentales, aux « entreprises », aux « consommateurs », aux « emplois », au « pouvoir d’achat ». Les occidentaux préfèrent alors mettre les armes entre les mains des autres pour les envoyer à la mort – « armiamoci e partite » dit-on ironiquement en italien (“armons-nous et partez”), plutôt que de mettre un pull plus épais à la maison ou de prendre le tram au lieu de la voiture.

    […]

    Évidemment, un tel choix, pour ne pas frapper unilatéralement ceux qui sont déjà pauvres, devrait s’accompagner de mesures drastiques de redistribution : des impôts très lourds pour les grandes entreprises, les grandes fortunes, les hauts salaires et retraites. Ceci ne constituerait pas encore une sortie de la société marchande, mais serait déjà une belle avancée.

    Il suffit de voir la rage que suscite la proposition du stop au gaz parmi les politiques de gauche (Mélenchon), de centre et de droite (Marine Le Pen qui dit que les sanctions ne doivent pas frapper le pouvoir d’achat des français ! Même la droite ne veut plus aller en guerre si cela coûte trop cher...), de voir que des entreprises comme Total la récusent, que le ministre allemand de l’économie décline, comme toujours, toute limitation de la vitesse sur les autoroutes – pour comprendre que cette voie mérite d’être tentée. Non comme « sacrifice nécessaire », mais comme l’occasion d’opérer une transformation, une désaccoutumance que l’on aurait dû initier bien plus tôt : se sevrer de la « drogue énergie ».

    #guerre #Russie #énergie #pétrole #gaz #pacifisme #décroissance #capitalisme #anticapitalisme #stop_au_gaz #Anselm_Jappe

  • Une analyse de #Naomi_Klein parue dans The Intercept le 1er mars dans laquelle elle dénonce un climat de nostalgie toxique qui profite aux pourvoyeurs de sources d’#énergies_fossiles. Pour elle, l’unique planche de salut sera l’abandon de ces sources d’énergie (dont le #pétrole) ainsi que la remise en cause du concept de #croissance puisque « la guerre refaçonne notre monde mais l’urgence climatique aussi ». Mais quid de la place du nucléaire dit « civil » dans cet avenir ? Car dans ce domaine, le diable se cache souvent dans l’absence de détail ...

    https://theintercept.com/2022/03/01/war-climate-crisis-putin-trump-oil-gas

    et sa traduction (pour AOC) par Hélène Borraz :

    https://justpaste.it/84lgt

    Nostalgia for empire is what seems to drive Vladimir Putin — that and a desire to overcome the shame of punishing economic shock therapy imposed on Russia at the end of the Cold War. Nostalgia for American “greatness” is part of what drives the movement Donald Trump still leads — that and a desire to overcome the shame of having to face the villainy of white supremacy that shaped the founding of the United States and mutilates it still. Nostalgia is also what animates the Canadian truckers who occupied Ottawa for the better part of a month, wielding their red-and-white flags like a conquering army, evoking a simpler time when their consciences were undisturbed by thoughts of the bodies of Indigenous children, whose remains are still being discovered on the grounds of those genocidal institutions that once dared to call themselves “schools.”

  • L’Inde prête à acheter du #pétrole russe à des prix attractifs

    https://www.latribune.fr/economie/international/l-inde-prete-a-acquerir-du-petrole-russe-a-des-prix-attractifs-906122.html

    Soumise aux sanctions, la Russie a un besoin vital de vendre son pétrole et son gaz. L’Inde, qui dépend à 80% des importations pour sa demande d’or noir, pourrait être un client intéressé par un prix attractif ce qui lui permettrait de limiter la hausse de sa facture d’énergie alors que l’inflation est déjà à 6%.

    Si la Chine s’est abstenue lors du vote de la résolution condamnant l’invasion militaire russe en Ukraine, un autre géant asiatique a adopté la même position : l’Inde. Elle est une alliée de la Russie, qui est son principal fournisseur d’armements. Mais elle pourrait prochainement devenir aussi une cliente de ses matières premières, notamment le pétrole et les engrais.

    Un système roupie/rouble

    Depuis que la #Russie est soumise à un ensemble de sanctions économiques imposées par le camp occidental, notamment son exclusion du système Swift, Moscou cherche de nouveaux débouchés, en particulier pour ses matières premières. Ainsi, selon des sources citées par l’agence Reuters, la Russie a proposé à L’Inde de lui vendre du pétrole et d’autres produits de base avec une décote - sans préciser l’ampleur ni le volume -, à condition de pouvoir réaliser la transaction en utilisant un système roupie/rouble. Une fois, les détails techniques réglés, l’affaire devrait se conclure rapidement.

    « Le mois dernier, Indian Oil Corporation (IOC), le plus grand raffineur indien, avait acheté environ 3 millions de barils de brut Oural russe dans le cadre d’appels d’offres au comptant, profitant des remises offertes dans un contexte de hausse de la demande de produits. Toutefois, le 1er mars 2022, IOC a annoncé qu’il cesserait d’acheter du brut russe sur une base FOB (Free of board, prix auquel il faut ajouter le transport, les taxes et les assurances), en raison des risques d’assurance », notent Bassam Fattouh, Andreas Economou and Ahmed Mehdi, analystes au Oxford Institute for energy studies, dans un rapport intitulé : « Crise Russie-#Ukraine : les conséquences pour le marché pétrolier mondial ».

    Les pays européens continuent à acheter du gaz russe

    De fait, à ce jour, rien n’empêche un pays d’acquérir du pétrole et du gaz en provenance de Russie. C’est d’ailleurs ce que font tous les jours les pays européens, notamment l’#Allemagne et l’Italie, qui achètent du gaz à #Gazprom - un peu plus de 109 millions de m3 par jour, selon la compagnie russe -, en attendant de trouver une alternative, ce qui risque de prendre quelques mois.

    Pour l’Inde, acheter du pétrole à un meilleur prix répond d’abord à ses propres intérêts. Alors que gaz naturel, charbon thermique et brut sont à des niveaux de prix historiquement élevés, même si le cours du baril de brut aux Etats-Unis, le WTI, perdait lundi plus de 7%, pour évoluer autour des 100 dollars, les achats indiens de brut russe décoté permettront de contenir la facture d’énergie.

    Car comme le montrent les experts de Goldman Sachs qui ont étudié dans une note différents scénarios sur la façon dont les pays consommateurs s’adapteraient selon le prix du brut (avec un cours du baril de Brent 100 dollars, 150 dollars et 200 dollars) en fonction du prix local de l’essence et de l’intégration de plusieurs critères (consommation, taxes...), l’Inde est l’un des pays les plus mal placés. Selon les calculs de Goldman Sachs, un prix du baril à 100 dollars représente un coût équivalent à 5,1% du PIB (en référence au 1er trimestre 2022 ) pour l’Inde, 2% pour la Chine, et 7,1% pour le Brésil tandis que pour les Etats-Unis ce chiffre s’affiche à 3,3% du PIB, et 4,8% pour les pays européens. Si le prix du baril monte à 150 dollars, il représentera un montant équivalent à 6,2% du PIB en Inde, à peine 2,6% pour la Chine et 8,9% pour le Brésil, 4,2% pour les #Etats-Unis et 5,8% pour les pays européens. Et dans le scénario d’un baril à 200 dollars, les écarts continuent à se creuser. La facture pétrolière représenterait dans ce cas 7,3% du PIB en Inde, 3,2% pour la #Chine, 10,6% pour le Brésil, 5,2% pour les Etats-Unis et 6,7% pour les pays européens.

    Effet d’aubaine

    Autrement dit, l’#Inde, le #Brésil et les pays européens comptent parmi les économies qui sont potentiellement les plus fragilisées par une hausse des cours du brut en raison de leurs importations. Le géant asiatique est le troisième importateur mondial de pétrole, achetant à l’international plus de 80 % de ses besoins. Or ses principaux fournisseurs sont concentrés à 67% dans le Golfe Persique, Irak en tête, suivis de l’Amérique du sud (quelque 9%), les #Etats-Unis (7,3%) et le Canada (2,7%), la Russie comptant à peine pour 2%. La perspective de pouvoir acquérir du pétrole avec une décote représente donc un effet d’aubaine.

    L’Inde pourrait donc être un nouveau débouché pour le pétrole russe. Le deal entre les deux économies émergentes est d’autant plus probable que le gouvernement de Narendra Modi doit composer avec une croissance qui ralentit, toujours freinée par la pandémie du Covid-19. Elle s’est affichée à 5,4% en 2021 par rapport à 2020, alors que le consensus tablait sur 6%. Plus inquiétant, le taux d’inflation atteint déjà à 6% et pourrait rapidement augmenter avec la flambée des prix de l’énergie.

    Une décote de 28,5 dollars par rapport au Brent

    La ristourne pratiquée par les Russes a déjà séduit d’autres acteurs. En début de mois, la « major » Shell avait acquis une cargaison de 100.000 tonnes de brut russe Oural, avec une décote de 28,5 dollars par rapport au prix du Brent, alors que les sanctions internationales commençaient à s’appliquer et les bombes à pleuvoir sur l’Ukraine. Même si Shell n’avait pas acquis directement ce brut russe mais via un négociant de matières premières, #Trafigura, un des géants du négoce international de matières premières, aussi discret que puissant, la compagnie a dû se justifier face au tollé soulevé par l’opération en publiant un communiqué la semaine dernière pour s’excuser d’avoir réalisé cette transaction et a réitéré son intention de mettre fin à toutes les activités liées à la Russie.

  • TotalEnergies, sponsor officiel de la #guerre en Ukraine
    http://carfree.fr/index.php/2022/03/16/totalenergies-sponsor-officiel-de-la-guerre-en-ukraine

    Des militant.e.s de Greenpeace #Belgique ont protesté le 15 mars 2022 au siège de TotalEnergies, seul géant des énergies fossiles à refuser de mettre fin à ses activités en #russie. Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_du_pétrole #Réchauffement_climatique #énergie #pétrole #total

  • Pétrolette 1.5 : bougies neuves
    https://linuxfr.org/news/petrolette-1-5-bougies-neuves

    Pétrolette est une page d’accueil de lecture d’actualités, libre. Elle est immédiatement utilisable sans inscription avec la même adresse (URL) dans le navigateur d’un ordi, d’un appareil mobile, ou encore d’une télévision, nous y reviendrons.

    Cette année, le projet fête ses dix ans :) 🎉

    lien nᵒ 1 : Pétrolettelien nᵒ 2 : Code sourcelien nᵒ 3 : Supportlien nᵒ 4 : CHANGELOG.mdlien nᵒ 5 : Tag #pétrolette sur LinuxFrlien nᵒ 6 : Aider développement & maintenanceSommaire

    Rappel des fonctionnalités

    Nouveautés Découverte de tous les flux trouvés dans une page Suggestions de flux par catégorie Zappeuse

    Détails techniques Sécurité de l’instance Cuisine et dépendances Dans les cartons

    Bon anniversaire ! Dix ans, quand même Conclusion

    Rappel des fonctionnalités

    Pas de pub, pas de traceurs, pas d’identification, juste les (...)

  • 2 euros le litre de #carburant, ce n’est qu’une étape
    http://carfree.fr/index.php/2022/03/14/2-euros-le-litre-de-carburant-ce-nest-quune-etape

    Depuis l’invasion de l’Ukraine par la #russie, le #prix du carburant n’arrête pas d’augmenter, pour atteindre et désormais dépasser les 2 euros/litre, que ce soit pour l’essence ou le diesel. Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #dépendance #économie #énergie #essence #Europe #guerre #pétrole #politique #société

  • Michel-Édouard Leclerc, grand argentier du pouvoir d’achat et futur ministre de la vente de "carburants à prix coûtant" rend des oracles quasi quotidiennement. Il y a quelques jours, il annonçait une "tuerie" sur les prix de ses hydrocarbures "raffinés". Et aujourd’hui 9 mars, il vient nous dire que c’est pas si grave que ça en a l’air. Ce qui est surprenant ou plutôt consternant, c’est que les médias relaient sa parole à l’envi depuis une bonne semaine faisant sûrement confiance à son expertise en revente de produits d’épicerie (et autres diverses cochonneries) au détail.
    "je ne sais pas trop où ça va aller, tout ça", me confiait ce matin un vieux monsieur devant les pompes à sec d’une petite station service du chef-lieu de sous-préfecture.

    Carburant : le prix « va baisser de 14 à 15 centimes au litre ce vendredi », selon Michel-Edouard Leclerc - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/carburant-le-prix-va-baisser-de-14-a-15-centimes-par-litre-ce-vendredi-

    Essence, diesel… Faut-il attendre quelques jours avant de faire le plein ? Alors que les prix des carburants sont au plus haut, Michel-Edouard Leclerc anticipe une baisse des prix dès la fin de semaine. « D’ici vendredi, normalement, les [prix des] stocks doivent rebaisser », a-t-il indiqué sur BFMTV, en estimant cette baisse à « 14-15 centimes au litre ».

    Michel-Édouard, arrête de jouer les experts en géopolitique parce que présentement, tu joues avec nos nerfs ...

    #carburants #pétrole_brut

  • L’arme secrète pour vaincre Poutine
    http://carfree.fr/index.php/2022/03/09/larme-secrete-pour-vaincre-poutine

    C’est vraiment méchant ce que la #russie est en train de faire à l’Ukraine, à savoir s’essuyer les pieds sur son indépendance et massacrer des civils. Vu qu’on a ni Lire la suite...

    #Destruction_de_la_planète #Fin_du_pétrole #Vélo #boycott #carburant #dépendance #diesel #économie #énergie #Europe #guerre #pétrole #politique

  •  » Les causes de l’#inflation : quid du pic de la production de #pétrole ?
    https://www.les-crises.fr/inflation-quid-du-pic-petrolier

    C’est un problème géologique fondamental. Nous sommes arrivés à la fin des ressources inexploitées et faciles à extraire. Nous avons atteint la fin du « pétrole facile ». Nous sommes maintenant entrés dans l’ère du pétrole compliqué, et il va donc être de plus en plus difficile de compenser le déclin du pétrole facile par du pétrole non conventionnel, de gisements profonds, que ce soit de l’Arctique ou d’ailleurs. Pour nous, cela signifie une chose très simple. Ce n’est pas seulement à cause du climat que nous devons sortir du pétrole. La fête est finie.

  • Ce #choc_énergétique qui vient

    #Pétrole, #gaz, #électricité… les #prix des énergies en Europe explosent depuis l’invasion de l’#Ukraine par la #Russie. Les marchés paniquent. Et l’Europe commence à mesurer l’ampleur du #piège_russe dans lequel elle s’est laissé enfermer. Le #choc_économique qui s’annonce pourrait être de la même ampleur que celui de 1973.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/030322/ce-choc-energetique-qui-vient
    #Europe #OPEP #sanctions #production_pétrolière #inflation #Brent #WTI #pouvoir_d'achat #économie #récession #AIE #stocks_stratégiques #essence #prix #dépendance

  • Pétrole, bientôt la fin ?
    Étrange sujet que la fin du pétrole. Malgré ses limites physiques connues, tout un chacun (gouvernements, entreprises, particuliers) vit au jour le jour comme si elles n’existaient pas et que cette énergie devait rester abondante. Pourtant, la production de pétrole a amorcé un déclin inévitable, aux conséquences déjà visibles. (Renaud Duterme)

    note sur : Matthieu Auzanneau, Hortense Chauvin : Pétrole, le déclin est proche
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2022/02/18/petrole-bientot-la-fin

    #ecologie #pétrole

  • Brest, tous aux abris Robin des bois
    https://robindesbois.org/brest-tous-aux-abris

    Le lundi 28 juillet 1947, l’ Ocean Liberty est à quai. Il vient de New York. Il est chargé de 3100 tonnes de nitrate d’ammonium. Un départ de feu est signalé à 12h25. Des remorqueurs l’éloignent du port de commerce et de la ville. A 17h25, il explose et projette des milliers de débris incandescents. Brest, en reconstruction après la Deuxième Guerre Mondiale, est ravagée. Le bilan humain est de 26 morts et de centaines de blessés. Si le navire et sa cargaison dangereuse n’avaient pas été éloignés à temps du cœur de la ville portuaire, c’était Beyrouth avant l’heure.


    Vladimir Vize, mer de Kara, 4 mars 2020 © D. Lobusov

    77 ans après, Brest veut rejouer avec le feu. Pour éviter les « lourdeurs administratives » et faire face à la concurrence des chantiers de réparation navale asiatiques, un arrêté modifiant le Règlement des Ports Maritimes (RPM) est en préparation par le ministère de l’Ecologie.
Alors qu’un navire transportant des marchandises dangereuses doit actuellement avoir des citernes vides et nettoyées avant d’entrer dans une cale sèche où il sera captif pendant les réparations, le projet d’arrêté permet l’accueil en cale sèche de navires encore chargés ou contenant des résidus de matières dangereuses comme du pétrole et surtout du Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Il s’agit en particulier de favoriser les escales techniques des méthaniers brise-glaces russes qui livrent en Europe de l’Ouest et en Asie du GNL en provenance du terminal gazier de Yamal en Arctique russe opéré par Yamal GNL, propriété du russe Novatek, de TotalEnergies, de la China National Petroleum Corporation et du Fonds d’investissement du gouvernement chinois Silk Road Fund.


    Yakov Gakkel, mer de Sibérie orientale,10 novembre 2021 © Alex Y-FleetPhoto

    Le GNL est inflammable et explosif. Les méthaniers sont comme toutes les autres catégories de navires de commerce atteints par le gigantisme. Le Georgiy Brusilov, le Nikolay Yevgenov, le Boris Vilkitsky, le Yakov Gakkel, le Christophe de Margerie, le Vladimir Vize , tous de 299 m de long, ont fait récemment des arrêts techniques à Brest de plusieurs semaines pour de la maintenance générale, des travaux de peinture, de tôlerie, vérification et remplacement des vannes, des pompes de cargaison, localisation de fuites dans les cuves, travaux de tuyauteries, meulage, soudure à chaud. Les méthaniers sont des bombes flottantes. Grâce à cet arrêté, les méthaniers vont devenir des bombes terrestres. Ils pourront en cale sèche contenir dans leurs cuves des « volumes importants » de gaz.

    Dans les chantiers navals de réparation, qu’ils soient militaires ou civils, les incendies pendant les opérations de maintenance des navires sont fréquents. Un navire à quai sans son équipage complet est plus vulnérable qu’un navire en mer. L’incendie le plus connu et le plus meurtrier est celui du pétrolier Spyros en 1978 à Singapour. 76 morts parmi les ouvriers et 69 blessés.


    Christophe de Margerie, Mer de Sibérie orientale, 8 novembre 2021 © Alex Y-FleetPhoto

    Le chantier Damen de Brest s’inscrit dans un environnement Seveso. Il est voisin de 3 sites qui peuvent être à l’origine d’un accident majeur se propageant aux navires captifs non nettoyés. Dans l’autre sens, un accident sur un navire en cale sèche pourrait avoir des conséquences sur la sécurité des sites Seveso voisins. En juin 2020, l’explosion dans la province du Zhejiang en Chine d’un modeste camion-citerne de GNL et ses effets dominos ont fait 20 morts, 172 blessés dont 24 graves et dévasté des quartiers entiers.

    Robin des Bois estime que cette faveur réclamée par l’industrie de la réparation navale se ferait au détriment de la sécurité industrielle, maritime et du droit à l’information des citoyens. Aucune consultation des populations locales et des maires n’est prévue dans le projet d’arrêté. Mieux vaut quelques « lourdeurs administratives » que la lourdeur de bilans humains et matériels.

    Dans l’Union européenne, les chantiers navals ne sont pas assujettis à la directive Seveso. La France va demander à la Commission européenne si un chantier naval accueillant des tankers de GNL contenant encore des volumes importants de gaz devait ou non être classé Seveso. Robin des Bois attend sans illusion la réponse de la Commission qui vient de décerner le label vert au gaz fossile.

    Les demandes des chantiers Damen à Brest sont relayées par les chantiers Damen à Dunkerque et par les chantiers navals de Marseille.

    #Brest #Dunkerque #Marseille #seveso #france #gouvernement_macron #lourdeurs_administratives #pétrochimie #incendie #gaz #pétrole #gnl #arctique #climat #transport_maritime #pollution #Histoire #catastrophe #commission_européenne

  • Pérou : 6 000 barils de pétrole déversés, la marée noire en cours déclarée « urgence environnementale »
    https://www.sudouest.fr/environnement/mer/perou-6-000-barils-de-petrole-deverses-la-maree-noire-en-cours-declaree-urg

    Les côtes péruviennes au nord de Lima ont été souillées par du pétrole qui s’est répandu en mer lors d’un déchargement de pétrole brut d’un tanker à la raffinerie de La Pampilla, propriété de la compagnie espagnole #Repsol, dans la région de Lima. Selon la raffinerie, l’accident qui a eu lieu le 15 janvier, a été provoqué par une violente houle, consécutive à l’éruption volcanique aux Tonga. Le tanker, le « #Mare_Doricum » battant pavillon italien, était chargé de 965 000 barils de #pétrole brut.

    #Pérou #marée_noire

  • L’automobilisme est un humanisme
    https://metropolitiques.eu/L-automobilisme-est-un-humanisme.html

    Le dernier ouvrage de Matthew Crawford réhabilite la conduite automobile comme une pratique démocratique, qui accroît les #libertés_individuelles. Le « philosophe garagiste » relève aussi les dangers potentiels du recul de la conduite que promet l’essor de la #voiture autonome. Plusieurs étonnements, sources de savoir, sont mobilisés par le dernier ouvrage stimulant de Matthew Crawford. L’échappée belle suggérée par la couverture de son édition en français – une highway vide « classique » ouverte vers #Commentaires

    / #automobiles, voiture, #transports, mobilité, libertés individuelles, #surveillance

    #mobilité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_flonneau.pdf

  • L’Actu des Oublié.e.s :: : Saison II

    Episode 4 - Ouganda : Faire face au cauchemar écocidaire de Total

    400 puits de pétrole et un pipeline qui doit traverser des espace naturels protégés et des centaines de villages : le projet de Total en Ouganda implique le déplacement de près de 100 000 personnes et menace la biodiversité.

    Malgré une répression féroce, la résistance s’organise sous diverses formes, notamment grâce à une dynamique éco-féministe puissante et déterminée.

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    https://audioblog.arteradio.com/blog/157476/l-actu-des-oublie-e-s

    MUSIQUES
    Man’s Lady de Twig
    Ting Badi Malo MC Yallah
    Wuliliza de GNL & Ernest Nsimbi Zamba
    Ukiwi de Tafash

  • Arrêt du #financement des #énergies #fossiles à l’étranger : pourquoi la France ne fait pas partie des signataires
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/05/arret-du-financement-des-energies-fossiles-a-l-etranger-pourquoi-la-france-n

    Cette initiative vise à ne plus délivrer de nouvelles #licences d’#exploration et d’#exploitation de #pétrole et de #gaz et à éliminer progressivement la #production existante – ce que la France a déjà entrepris depuis la loi Hulot de 2017 sur les #hydrocarbures. « Cela montre qu’il y a un problème de #cohérence en France : pourquoi ne plus octroyer de licences chez nous, mais continuer de financer des #projets ailleurs ? »

  • L’industrie de la #sécurité tire profit de la crise climatique

    Les pays riches, pires contributeurs au #changement_climatique, dépensent bien plus d’argent à renforcer leurs #frontières qu’à contribuer au #développement des pays pauvres : c’est ce qu’a étudié un rapport du Transnational Institute. Les habitants de ces pays sont pourtant les premières victimes de l’alliance occidentale entre business du #pétrole et de la sécurité.

    Le changement climatique est bon pour le #business. Du moins celui de la sécurité. C’est ce que démontre un #rapport publié ce lundi 25 octobre par l’organisation de recherche et de plaidoyer Transnational Institute. Intitulé « un mur contre le climat », il démontre que les pays les plus riches dépensent bien plus pour renforcer leurs frontières contre les migrants que pour aider les pays pauvres, d’où ils viennent, à affronter la crise climatique.

    Il décortique les #dépenses, dans ces deux domaines, des sept pays riches historiquement les plus émetteurs de gaz à effet de serre que sont les États-Unis, l’Allemagne, la France, le Japon, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada. Ils sont à eux sept responsables de 48 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Le Brésil, la Chine et la Russie, qui font partie des dix plus gros émetteurs aujourd’hui, ne sont pas inclus car, s’étant enrichis beaucoup plus récemment, ils ne sont pas considérés comme des responsables historiques.

    2,3 fois plus de dollars pour repousser les migrants que pour le climat

    Pour les États étudiés, les auteurs ont regardé leur contribution au « #financement_climatique » : prévu par les négociations internationales sur le climat, il s’agit de fonds que les pays riches s’engagent à verser aux pays dits en développement pour les aider à faire face à la crise climatique. Ils ont ensuite traqué les sommes allouées par chaque pays aux contrôles frontaliers et migratoires. Résultat : entre 2013 et 2018, ces sept pays ont en moyenne dépensé chaque année au moins 2,3 fois plus pour repousser les migrants (33,1 milliards de dollars) que pour contribuer au financement climatique (14,4 milliards de dollars). Et encore, les auteurs du rapport signalent que les pays riches ont tendance à surestimer les sommes allouées au financement climatique.

    Une disproportion encore plus criante quand on regarde en détail. Le Canada a dépensé 15 fois plus, l’Australie 13,5 fois plus, les États-Unis 10,9 fois plus. À noter que ces derniers sont en valeur absolue les plus dépensiers, ils ont à eux seuls mis 19,6 milliards dans la sécurité de leurs frontières sur la période, soit 59 % de la somme totale allouée par les sept pays réunis.

    Le cas des pays européens est moins explicite. La France pourrait avoir l’air de bon élève. A priori, elle dépense moins dans les contrôles aux frontières (1 milliard) que dans le financement climatique (1,6 milliard). Idem pour l’Allemagne (3,4 milliards dans la militarisation des frontières contre 4,4 milliards dans le financement climatique). Mais ce serait oublier qu’une grande partie des dépenses sécuritaires est déportée au niveau de l’Union européenne et de l’agence de contrôle des frontières Frontex. Celle-ci a vu son budget exploser, avec une augmentation de 2 763 % entre 2006 et 2021.

    Cet argent est très concrètement dépensé dans diverses #technologies#caméras, #drones, systèmes d’#identification_biométriques, et dans l’embauche de #gardes-frontières et de #gardes-côtes. « Il y a aussi une #externalisation, avec par exemple l’Union européenne qui conclue des accords avec les pays d’Afrique du Nord et des régimes totalitaires, pour qu’ils empêchent les migrants d’arriver jusqu’à leurs frontières », décrit Nick Buxton, un des auteurs du rapport interrogé par Reporterre. Ces partenariats contribuent à la multiplication des murs anti-migrants partout dans le monde. « La plupart des grands constructeurs de murs du monde ont reçu une aide des programmes d’externalisation de l’Union européenne ou des États-Unis (ou des deux, dans le cas de la Jordanie, du Maroc et de la Turquie) », pointe le rapport.

    L’édification de ces murs empêche-t-elle les pays riches de voir le drame qui se déroule derrière ? À travers divers exemples, les auteurs tentent de montrer l’injustice de la situation : en Somalie, à la suite d’une catastrophe climatique en 2020, un million de personnes ont dû se déplacer. Pourtant, le pays n’est responsable que « de 0,00027 % du total des émissions depuis 1850. » Au Guatemala, l’ouragan Eta ainsi que les inondations fin 2020 ont provoqué le déplacement de 339 000 personnes. Le pays « a été responsable de seulement 0,026 % des émissions de gaz à effet de serre ». Nombre de ces migrants Guatémaltèques tentent désormais d’atteindre les États-Unis, responsables à eux seuls de 30,1 % des émissions depuis 1850.

    Pourtant, parmi les pays riches, « les stratégies nationales de #sécurité_climatique, depuis le début des années 2000, ont massivement présenté les migrants comme des « menaces » et non comme les victimes d’une injustice », indique la synthèse du rapport. Le 11 septembre 2001, en particulier, a accéléré la tendance. Qui s’est maintenue : les budgets de militarisation des frontières ont augmenté de 29 % entre 2013 et 2018. Une orientation politique mais aussi financière, donc, saluée par l’industrie de la sécurité et des frontières.
    Taux de croissance annuel : 5,8 %

    « Des prévisions de 2019 de ResearchAndMarkets.com annonçaient que le marché de la sécurité intérieure des États allait passer de 431 milliards de dollars en 2018 à 606 milliards en 2024, avec un taux de croissance annuel de 5,8 % », indique le rapport. Une des raisons majeures invoquée étant « l’augmentation des catastrophes naturelles liées au changement climatique ». Il cite également la sixième entreprise mondiale en termes de vente de matériel militaire, Raytheon. Pour elle, l’augmentation de la demande pour ses « produits et services militaires […] est le résultat du changement climatique ».

    Transnational Institute, qui travaille sur cette industrie depuis un certain temps, a ainsi calculé qu’aux États-Unis, entre 2008 et 2020, les administrations de l’immigration et des frontières « ont passé plus de 105 000 contrats d’une valeur de 55 milliards de dollars avec des entreprises privées. » Si le mur de Trump a défrayé la chronique, « Biden n’est pas mieux », avertit Nick Buxton. « Pour financer sa campagne, il a reçu plus d’argent de l’industrie de la sécurité des frontières que Trump. »

    L’Union européenne aussi a droit à son lobbying. « Ces entreprises sont présentes dans des groupes de travail de haut niveau, avec des officiels de l’UE. Ils se rencontrent aussi dans les salons comme celui de Milipol », décrit Nick Buxton.

    #Pétrole et sécurité partagent « le même intérêt à ne pas lutter contre le changement climatique »

    Le rapport souligne également les liens de cette industrie de la sécurité avec celle du pétrole. En résumé, il décrit comment les majors du pétrole sécurisent leurs installations en faisant appel aux géants de la sécurité. Mais il souligne aussi que les conseils d’administration des entreprises des deux secteurs ont beaucoup de membres en commun. Des liens concrets qui illustrent, selon Nick Buxton, le fait que « ces deux secteurs ont le même intérêt à ne pas lutter contre le changement climatique. L’industrie pétrolière car cela va à l’encontre de son business model. L’industrie de la sécurité car l’instabilité provoquée par la crise climatique lui apporte des bénéfices. »

    Autant d’argent dépensé à protéger les énergies fossiles et à refouler les migrants, qui « ne fait que maintenir et générer d’immenses souffrances inutiles » dénonce le rapport. Les pays riches avaient promis d’atteindre 100 milliards de financements climatiques annuels pour les pays en développement d’ici 2020. En 2019, ils n’en étaient qu’à 79,6 milliards selon l’OCDE. Et encore, ce chiffre est très surévalué, estime l’ONG Oxfam, qui en déduisant les prêts et les surévaluations aboutit à environ trois fois moins. C’est cette estimation que les experts du Transnational Institute ont adoptée.

    « Il est évident que les pays les plus riches n’assument pas du tout leur responsabilité dans la crise climatique », conclut donc le rapport. Il prône des investissements dans la lutte contre le changement climatique, et des aides pour que les pays les plus pauvres puissent gérer dignement les populations contraintes de se déplacer. À l’inverse, le choix de la militarisation est « une stratégie vouée à l’échec, même du point de vue de l’intérêt personnel des pays les plus riches, car elle accélère les processus d’instabilité et de migration induite par le climat dont ils s’alarment. »

    https://reporterre.net/L-industrie-de-la-securite-tire-profit-de-la-crise-climatique

    #complexe_militaro-industriel #climat

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    déjà signalé ici par @kassem
    https://seenthis.net/messages/934692

    • Global Climate Wall. How the world’s wealthiest nations prioritise borders over climate action

      This report finds that the world’s biggest emitters of green house gases are spending, on average, 2.3 times as much on arming their borders as they are on climate finance. This figure is as high as 15 times as much for the worst offenders. This “Global Climate Wall” aims to seal off powerful countries from migrants, rather than addressing the causes of displacement.

      Executive summary

      The world’s wealthiest countries have chosen how they approach global climate action – by militarising their borders. As this report clearly shows, these countries – which are historically the most responsible for the climate crisis – spend more on arming their borders to keep migrants out than on tackling the crisis that forces people from their homes in the first place.

      This is a global trend, but seven countries in particular – responsible for 48% of the world’s historic greenhouse gas (GHG) emissions – collectively spent at least twice as much on border and immigration enforcement (more than $33.1 billion) as on climate finance ($14.4 billion) between 2013 and 2018.

      These countries have built a ‘Climate Wall’ to keep out the consequences of climate change, in which the bricks come from two distinct but related dynamics: first, a failure to provide the promised climate finance that could help countries mitigate and adapt to climate change; and second, a militarised response to migration that expands border and surveillance infrastructure. This provides booming profits for a border security industry but untold suffering for refugees and migrants who make increasingly dangerous – and frequently deadly – journeys to seek safety in a climate-changed world.
      Key findings:

      Climate-induced migration is now a reality

      - Climate change is increasingly a factor behind displacement and migration. This may be because of a particular catastrophic event, such as a hurricane or a flash flood, but also when the cumulative impacts of drought or sea-level rise, for example, gradually make an area uninhabitable and force entire communities to relocate.
      – The majority of people who become displaced, whether climate-induced or not, remain in their own country, but a number will cross international borders and this is likely to increase as climate-change impacts on entire regions and ecosystems.
      – Climate-induced migration takes place disproportionately in low-income countries and intersects with and accelerates with many other causes for displacement. It is shaped by the systemic injustice that creates the situations of vulnerability, violence, precarity and weak social structures that force people to leave their homes.

      Rich countries spend more on militarising their borders than on providing climate finance to enable the poorest countries to help migrants

      – Seven of the biggest emitters of GHGs – the United States, Germany, Japan, the United Kingdom, Canada, France and Australia – collectively spent at least twice as much on border and immigration enforcement (more than $33.1 billion) as on climate finance ($14.4 billion) between 2013 and 2018.1
      - Canada spent 15 times more ($1.5 billion compared to around $100 million); Australia 13 times more ($2.7 billion compared to $200 million); the US almost 11 times more ($19.6 billion compared to $1.8 billion); and the UK nearly two times more ($2.7 billion compared to $1.4 billion).
      - Border spending by the seven biggest GHG emitters rose by 29% between 2013 and 2018. In the US, spending on border and immigration enforcement tripled between 2003 and 2021. In Europe, the budget for the European Union (EU) border agency, Frontex, has increased by a whopping 2763% since its founding in 2006 up to 2021.
      - This militarisation of borders is partly rooted in national climate security strategies that since the early 2000s have overwhelmingly painted migrants as ‘threats’ rather than victims of injustice. The border security industry has helped promote this process through well-oiled political lobbying, leading to ever more contracts for the border industry and increasingly hostile environments for refugees and migrants.
      - Climate finance could help mitigate the impacts of climate change and help countries adapt to this reality, including supporting people who need to relocate or to migrate abroad. Yet the richest countries have failed even to keep their pledges of meagre $100 billion a year in climate finance. The latest figures from the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) reported $79.6 billion in total climate finance in 2019, but according to research published by Oxfam International, once over-reporting, and loans rather than grants are taken into account, the true volume of climate finance may be less than half of what is reported by developed countries.
      – Countries with the highest historic emissions are fortifying their borders, while those with lowest are the hardest hit by population displacement. Somalia, for example, is responsible for 0.00027% of total emissions since 1850 but had more than one million people (6% of the population) displaced by a climate-related disaster in 2020.

      The border security industry is profiteering from climate change

      - The border security industry is already profiting from the increased spending on border and immigration enforcement and expects even more profits from anticipated instability due to climate change. A 2019 forecast by ResearchAndMarkets.com predicted that the Global Homeland Security and Public Safety Market would grow from $431 billion in 2018 to $606 billion in 2024, and a 5.8% annual growth rate. According to the report, one factor driving this is ‘climate warming-related natural disasters growth’.
      – Top border contractors boast of the potential to increase their revenue from climate change. Raytheon says ‘demand for its military products and services as security concerns may arise as results of droughts, floods, and storm events occur as a result of climate change’. Cobham, a British company that markets surveillance systems and is one of the main contractors for Australia’s border security, says that ‘changes to countries [sic] resources and habitability could increase the need for border surveillance due to population migration’.
      – As TNI has detailed in many other reports in its Border Wars series,2 the border security industry lobbies and advocates for border militarisation and profits from its expansion.

      The border security industry also provides security to the oil industry that is one of main contributors to the climate crisis and even sit on each other’s executive boards

      - The world’s 10 largest fossil fuel firms also contract the services of the same firms that dominate border security contracts. Chevron (ranked the world’s number 2) contracts with Cobham, G4S, Indra, Leonardo, Thales; Exxon Mobil (ranking 4) with Airbus, Damen, General Dynamics, L3Harris, Leonardo, Lockheed Martin; BP (6) with Airbus, G4S, Indra, Lockheed Martin, Palantir, Thales; and Royal Dutch Shell (7) with Airbus, Boeing, Damen, Leonardo, Lockheed Martin, Thales, G4S.
      – Exxon Mobil, for example, contracted L3Harris (one of the top 14 US border contractors) to provide ‘maritime domain awareness’ of its drilling in the Niger delta in Nigeria, a region which has suffered tremendous population displacement due to environmental contamination. BP has contracted with Palantir, a company that controversially provides surveillance software to agencies like the US Immigration and Customs Enforcement (ICE), to develop a ‘repository of all operated wells historical and real time drilling data’. Border contractor G4S has a relatively long history of protecting oil pipelines, including the Dakota Access pipeline in the US.
      - The synergy between fossil fuel companies and top border security contractors is also seen by the fact that executives from each sector sit on each other’s boards. At Chevron, for example, the former CEO and Chairman of Northrop Grumman, Ronald D. Sugar and Lockheed Martin’s former CEO Marilyn Hewson are on its board. The Italian oil and gas company ENI has Nathalie Tocci on its board, previously a Special Advisor to EU High Representative Mogherini from 2015 to 2019, who helped draft the EU Global Strategy that led to expanding the externalisation of EU borders to third countries.

      This nexus of power, wealth and collusion between fossil fuel firms and the border security industry shows how climate inaction and militarised responses to its consequences increasingly work hand in hand. Both industries profit as ever more resources are diverted towards dealing with the consequences of climate change rather than tackling its root causes. This comes at a terrible human cost. It can be seen in the rising death toll of refugees, deplorable conditions in many refugee camps and detention centres, violent pushbacks from European countries, particularly those bordering the Mediterranean, and from the US, in countless cases of unnecessary suffering and brutality. The International Organization for Migration (IOM) calculates that 41,000 migrants died between 2014 and 2020, although this is widely accepted to be a significant underestimate given that many lives are lost at sea and in remote deserts as migrants and refugees take increasingly dangerous routes to safety.

      The prioritisation of militarised borders over climate finance ultimately threatens to worsen the climate crisis for humanity. Without sufficient investment to help countries mitigate and adapt to climate change, the crisis will wreak even more human devastation and uproot more lives. But, as this report concludes, government spending is a political choice, meaning that different choices are possible. Investing in climate mitigation in the poorest and most vulnerable countries can support a transition to clean energy – and, alongside deep emission cuts by the biggest polluting nations – give the world a chance to keep temperatures below 1.5°C increase since 1850, or pre-industrial levels. Supporting people forced to leave their homes with the resources and infrastructure to rebuild their lives in new locations can help them adapt to climate change and to live in dignity. Migration, if adequately supported, can be an important means of climate adaptation.

      Treating migration positively requires a change of direction and greatly increased climate finance, good public policy and international cooperation, but most importantly it is the only morally just path to support those suffering a crisis they played no part in creating.

      https://www.tni.org/en/publication/global-climate-wall

  • Changement climatique : Total savait
    https://reporterre.net/Changement-climatique-Total-savait

    Un demi-siècle. Cela fait cinquante ans, au moins, que Total est au courant de l’existence du changement climatique, de ses causes et de ses conséquences. Mais la majeure pétrolière a longtemps nié ces alertes et semé le doute sur l’état des connaissances scientifiques afin d’extraire toujours plus de combustibles fossiles. Voilà les conclusions d’une étude menée par des chercheurs en sciences humaines sur le positionnement adopté par Total — et par Elf, absorbée par Total en 1999 — à l’égard de sa contribution au changement climatique ces cinq dernières décennies.

  • Pourquoi les prix de l’essence et du diesel battent-ils des records historiques… et pas le pétrole ? Arnaud Ruyssen - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_pourquoi-les-prix-de-l-essence-et-du-diesel-battent-ils-des-records-hist

    C’est un constat surprenant, si vous regardez les prix du pétrole brut en octobre 2018, ils sont légèrement plus haut qu’aujourd’hui. Pourtant les prix à la pompe de l’essence et du diesel sont eux nettement plus élevés qu’en 2018. Déclic a voulu comprendre.

    Regardons les chiffres en détail. En octobre 2018, le pétrole Brent était à 86 $ le baril, très légèrement plus haut qu’aujourd’hui. En revanche, la différence sur le litre de diesel et d’essence est, elle, nettement plus élevée. 12 centimes de plus pour le diesel et pratiquement 20 centimes en plus pour l’essence.

    Ce ne sont pas les taxes qui sont en cause…
    Ce n’est donc pas la matière brute qui est la cause de cette hausse, mais alors quoi ? La tentation est grande d’incriminer les taxes qui représentent une part importante du prix du carburant. Voyons la décomposition pour le diesel : pour un litre, 63 centimes payent le carburant lui même, 19 centimes rémunèrent la distribution, le reste (52%) ce sont les 60 centimes d’accises et 30 centimes de TVA + une petite cotisation pour alimenter les réserves stratégiques.

    Mais ce n’est pas sur ce front-là qu’il faut chercher les raisons de la hausse. Les accises n’ont pas été augmentées depuis fin 2018 et la TVA est un pourcentage (21%) des autres composantes du prix. Elle accentue donc l’ampleur de la hausse mais n’en est pas la cause.

    C’est le raffinage qui coute très cher en ce moment
    Le coupable de cette hausse particulièrement forte des prix à la pompe se trouve, en fait, à Rotterdam, sur le marché du « Platts »… le pétrole raffiné utilisé en Europe occidentale. Ce pétrole transformé a une cotation spécifique, déconnectée du pétrole brut et, en ce moment, il flambe encore plus que la matière première. 

    La reprise de la demande mondiale post-covid est particulièrement forte au niveau des carburants et «  il y a une sorte de goulot d’étranglement au niveau des capacités de raffinage  » explique Olivier Neiyrinck, directeur technique de la fédération des distributeurs de carburants (BRAFCO). Cela alimente aussi des phénomènes de spéculation qui tirent encore les prix à la hausse.

    Voilà donc pourquoi les prix des carburant sont encore davantage sous tension que les prix du pétrole brut. La plupart des analystes tablent sur une stabilisation entre offre et demande dans le courant du mois de Novembre, qui devrait contribuer à stabiliser les prix.

    #pétrole #énergie #sables_bitumineux #gaz #économie #russie #extractivisme #etats-unis #arabie_saoudite #finance #spéculation #finance #capitalisme #économie #spéculation_financière #europe #agriculture #multinationales #décrypter

  • Ignorez les #enfants – Brûlez la planète
    http://carfree.fr/index.php/2021/10/14/ignorez-les-enfants-brulez-la-planete

    Samedi 9 octobre 2021, les arrêts de bus à #paris qui harcèlent continuellement les passants avec des #publicités sur la surconsommation, les voyages bon marché, les voitures et les combustibles Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Pollution_automobile #Réchauffement_climatique #actions #activisme #climat #énergie #pétrole #SUV