• “Get the Hell Off”: The Indigenous Fight to Stop a Uranium Mine in the Black Hills – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/politics/2020/05/the-black-hills-are-not-for-sale

    Today, Brave and other Lakota elders are staring down yet another encroachment on their historic lands: a 10,600-acre uranium mine proposed to be built in the Black Hills. The Dewey-Burdock mine would suck up as much as 8,500 gallons of groundwater per minute from the Inyan Kara aquifer to extract as much as 10 million pounds of ore in total. Lakota say the project violates both the 1868 US-Lakota treaty and federal environmental laws by failing to take into account the sacred nature of the site. If the mine is built, they say, burial grounds would be destroyed and the region’s waters permanently tainted.

    A legal win for the Lakota would represent an unprecedented victory for a tribe over corporations such as Power­tech, the Canadian-owned firm behind Dewey-­Burdock, that have plundered the resource-rich hills. And it could set precedents forcing federal regulators to protect Indigenous sites and take tribes’ claims more seriously. The fight puts the Lakota on a collision course with the Trump administration, which has close ties to energy companies and is doubling down on nuclear power while fast-tracking new permits and slashing environmental protections—even using the coronavirus pandemic as an excuse to further roll back regulations. All of this makes Black Hills mineral deposits more attractive than they’ve been in decades.

    #peuples_autochtones #extractivisme

  • « N’oublions jamais que l’Amazonie est une source inépuisable de savoirs médicaux »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/06/n-oublions-jamais-que-l-amazonie-est-une-source-inepuisable-de-savoirs-medic

    Une fois de plus, les peuples autochtones de l’Amazonie brésilienne payent les frais d’épidémies venant de l’extérieur de leur monde. Dans le passé, les grippes, rougeoles, tuberculoses ou malarias importées ont exterminé des ethnies entières. Aujourd’hui des villages indigènes à plus de 1 000 km de Manaus sont victimes du coronavirus. Pour l’instant, seulement dans l’Alto Solimões chez les Kokama et Tikuna, ethnies avec qui j’ai travaillé, les morts se comptent par dizaines et ailleurs la situation est parfois pire. Les données concernant les contaminations et les décès dans ces peuples si dispersés étant très difficiles à évaluer, nous attendons souvent d’être informés par ceux qui arrivent dans les villes avec des malades et parfois des morts à bord de leur pirogue, après quatre ou cinq jours de voyage. Il est impossible de nier la situation sanitaire alarmante au Brésil.(...) les pandémies toujours désastreuses pour eux, les indigènes d’Amazonie ont aussi à se confronter à un problème existentiel, à savoir : comment préserver leur vie traditionnelle face à une pression permanente de la civilisation dominante ? On aime souvent décrire ces peuples premiers comme les « gardiens de la biodiversité » et les « docteurs de la Nature ».
    (...) les peuples amazoniens ont besoin de l’aide d’urgence pour éviter que la Covid-19 ne provoque pas un vrai génocide. Mais au regard des autres menaces qu’ils affrontent, il est urgent qu’ils trouvent une voie pouvant assurer leur survie à long terme. L’isolement éternel n’est pas une option car l’envahissement par le monde extérieur ne s’arrêtera pas.

    #Covid-19#migrant#migration#bresil#amazonie#sante#peupleautochtone#isolement#circulation

  • La spoliation financière : les paysans,
    « associés » du Train maya

    Violeta R. Núñez Rodríguez

    https://lavoiedujaguar.net/La-spoliation-financiere-les-paysans-associes-du-Train-maya

    Le projet baptisé « Projet de développement Train maya », principal projet d’infrastructures de l’actuel gouvernement fédéral mexicain (présidence de la République, 2019), annonce que, pour la première fois, les terres des paysans ne seront pas expropriées pour mener à bien un projet de « développement », contrairement à ce qui s’est produit à d’autres moments de l’histoire ; que ne seront pas élaborés de projets (barrages, centrales hydroélectriques, exploitations minières, routes, ponts, aéroports, entre autres) sans respecter la propriété sociale. À ce sujet, l’un des premiers documents qui présentait le Train maya de façon très générale indique que, « dans le cas des constructions des gares, les propriétaires individuels ou communautaires pourront céder leurs terrains et devenir des associés du développement local » (Fonatur, 2019). Mais pourquoi cette affirmation est-elle importante ?

    Selon le Registre agraire national, dans les États où il est prévu de mettre en place le Projet de développement du Train maya, 52 pour cent de la propriété de la terre correspond en moyenne à la propriété sociale ; même si dans quelques États, comme le Quintana Roo, cette propriété atteint plus de 60 pour cent. Ce qui signifie que plus de la moitié de la superficie ne correspond ni à la propriété privée ni à la propriété publique mais à un type de propriété qui date de l’époque préhispanique et que le Mexique a institutionnalisée après la Révolution mexicaine : les ejidos et communautés agraires (noyaux agraires). Ce régime de propriété, constitué de 5 375 ejidos est fondamentalement géré par des paysans indiens. (...)

    #Mexique #mégaprojets #Train_maya #propriété #peuples_originaires

  • Solidarité avec San Mateo del Mar, Oaxaca, Mexique

    Asamblea de Pueblos del Istmo

    https://lavoiedujaguar.net/Solidarite-avec-San-Mateo-del-Mar-Oaxaca-Mexique

    La situation que traverse la communauté ikoots de San Mateo del Mar, dans l’isthme de Tehuantepec, État d’Oaxaca, met en évidence le lien pervers entre la politique de développement de l’État et les agissements du crime organisé dans notre pays. Durant plus d’une décennie, San Mateo del Mar a lutté pour la défense de son territoire face aux menaces constantes que représentent l’installation de parcs éoliens, la privatisation des terres, la construction d’une digue et la modernisation du port de Salina Cruz.

    Depuis la nomination du président municipal Bernardino Ponce Hinojosa, en octobre 2019, le harcèlement à l’encontre des habitants de San Mateo del Mar n’a cessé d’augmenter. Cette nomination survint à la suite d’élections organisées par l’Institut électoral de l’État et par Participation citoyenne d’Oaxaca, qui non seulement n’ont pas respecté le système normatif interne mais qui en plus ont fait l’objet de graves irrégularités. Ces faits ont réveillé la colère et l’opposition des habitants de San Mateo envers le président imposé et ont provoqué l’escalade du conflit.

    La nuit du 2 mai 2020, la communauté de San Mateo dénonçait déjà la violente agression qu’elle vivait et qui s’est achevée par une attaque à main armée dans l’agence municipale de Huazantlán del Río. (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #éoliennes_industrielles #massacre #solidarité

    • As Brazil’s confirmed overall death toll from Covid-19 passes 50,000, the virus is scything through the country’s indigenous communities, killing chiefs, elders and traditional healers – and raising fears that alongside the toll of human lives, the pandemic may inflict irreparable damage on tribal knowledge of history, culture and natural medicine.

      The Munduruku people alone have lost 10 sábios, or wise ones. “We always say they are living libraries,” said Alessandra Munduruku, a tribal leader. “It’s been very painful.”

      The victims include prominent figures such as Paulinho Paiakan, a Kayapó leader who fought alongside rock star Sting against the Belo Monte dam.

      The indigenous organisation Apib has logged at least 332 Covid-19 deaths, and 7,208 coronavirus cases across 110 communities. “We are facing extermination,” said its executive coordinator, Dinamam Tuxá.

      Indigenous leaders such as Tuxá say the government of the far-right president, Jair Bolsonaro, is failing to protect the country’s 900,000 indigenous people – many of whom live in small communities, where dozens often share the same house.

      #Brésil #culture_vernaculaire

  • Les réseaux sociaux russes, lanceurs d’alerte de la catastrophe de #Norilsk

    Le 3 juin, le président russe Vladimir Poutine a déclaré l’#état_d’urgence au niveau fédéral, après la fuite le 29 mai d’au moins 20 000 tonnes de #diesel dans une rivière du Grand Nord. La catastrophe a été provoquée par l’effondrement d’un réservoir de la #centrale_thermique de Norilsk, en #Sibérie orientale.

    À Vladimir Potanine, dirigeant de l’entreprise en cause Norilsk Nickel (premier producteur de nickel au monde), le chef du Kremlin a adressé les reproches suivants : « Pourquoi les agences gouvernementales n’ont-elles été mises au courant que deux jours après les faits ? Allons-nous apprendre les situations d’urgence sur les réseaux sociaux ? »

    Ce sont en effet des vidéos postées par des citoyens sur les #réseaux_sociaux qui ont alerté les autorités sur le drame. Depuis des années en Russie, ils constituent un canal de communication important pour les experts et les écologistes qui cherchent à alerter sur les #catastrophes_industrielles et les conséquences du #changement_climatique. Cela offre à la #société_civile une mine d’informations et un espace où s’expriment les critiques sur le manque d’action et d’anticipation de l’État et des entreprises face à ces situations d’urgence.

    Cette nouvelle catastrophe a suscité grâce aux réseaux une attention médiatique nouvelle, pour ces régions isolées où des drames écologiques se jouent régulièrement.
    https://www.youtube.com/watch?v=0kakLGwXGzM&feature=emb_logo

    Un temps précieux perdu

    Précisons que la catastrophe du 29 mai est particulièrement préoccupante. Plus encore que le pétrole, le diesel est extrêmement toxique et les sauveteurs de #Mourmansk, spécialisés dans la #dépollution, ne sont arrivés sur place que 40 heures après la catastrophe du fait du délai entre la survenue de l’#effondrement et l’alerte. Un retard qui n’a permis de récupérer qu’une infime quantité de diesel.

    La majeure partie du carburant a coulé au fond de la rivière #Ambarnaïa et déjà atteint le #lac_Piassino. Le #carburant est en train de se dissoudre dans l’#eau ce qui rend sa collecte difficile et il n’est pas non plus envisageable de le brûler, ce qui libérerait des substances toxiques en quantité trop importante.

    L’#Arctique ne compte par ailleurs ni route ni réservoir pour collecter les #déchets. En construire près des zones polluées est impossible, la #toundra étant marécageuse et impraticable. Les sites de déversement ne sont donc atteignables que par hélicoptère et l’été dans l’Arctique étant très court, le temps presse.

    Rappelons que le #Grand_Nord fait continuellement la triste expérience de la #pollution par le #pétrole, lors de son exploitation et de son acheminement.

    Succession de catastrophes

    La région de Norilsk n’en est en effet pas à son premier #désastre_écologique. Dans cette zone industrielle, les #rivières revêtent déjà toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, non seulement à cause des #hydrocarbures mais également d’autres #activités_industrielles (rejets de #métaux_lourds et de #dioxyde_de_souffre de la #mine de #nickel et du centre industriel métallurgique).

    Convoquée à l’occasion de la fuite massive, la mémoire d’Internet met en lumière les catastrophes passées. En 2016, la rivière #Daldykan à Norilsk avait elle aussi pris un aspect rouge. Les autorités locales et fédérales et les médias locaux avaient alors gardé le silence pendant plusieurs jours. Après avoir nié l’accident, #Norilsk_Nickel avait fini par l’admettre une semaine plus tard tout en assurant que le phénomène ne présentait aucun danger pour l’#environnement. Sous la pression de la société civile locale, images à l’appui, les autorités avaient été poussées à ouvrir une enquête.

    Et il y a seulement trois mois, le 4 mars, dans la même région, près de 100 tonnes de diesel se répandaient dans les glaces de la rivière #Angara après la rupture d’un #pipeline.

    Ces catastrophes lointaines, qui surviennent dans des régions peu peuplées, n’attirent généralement pas l’attention médiatique. Celle de Norilsk, par son ampleur et sa portée internationale, suscite une prise de conscience nouvelle.

    État incapable et entreprises négligentes

    La catastrophe réveille les débats sur les réseaux sociaux russes autour de la gestion du risque environnemental et l’absence totale de responsabilisation des entreprises polluantes en Russie. Les principes de pollueur-payeur, de prévention et de précaution, si difficiles à faire appliquer en France, n’y existent tout simplement pas.

    Les monstres de l’industrie (pétrole, gaz naturel et divers métaux) échappent au contrôle de l’État. Pour preuve, les services d’inspection fédéraux n’ont même pas été admis sur place par les vigiles de Norilsk Nickel, comme l’a déploré Svetlana Radionova, la responsable du Service fédéral de contrôle des ressources naturelles et de la protection de l’environnement, le 30 mai dernier sur son compte Facebook.

    Cette fuite constitue pourtant la plus grande catastrophe environnementale qu’a connue l’Arctique. Dans cette région, la #décomposition_biologique des produits issus du pétrole est extrêmement lente et pourrait prendre au moins 10 ans. Un drame qui aura des répercussions sur les milieux arctiques, déjà très vulnérables : comme l’expliquait en 2018 la géographe Yvette Vaguet,« Les #lichens peuvent nécessiter jusqu’à 30 ans pour repousser et un saule nain peut ici être vieux d’un siècle ».

    Fonte du #permafrost et catastrophes industrielles

    Depuis des années, des chercheurs spécialistes de l’Arctique tentent d’alerter via les réseaux sociaux, faute d’une prise de conscience dans la classe politique. On ne compte plus les dommages causés par le changement climatique aux écosystèmes : les feux de forêt se multiplient, la couverture neigeuse diminue fortement et l’épaisseur de la glace dans la #mer_de_Kara rétrécit de plus en plus rapidement – elle a commencé cette année à fondre un mois plus tôt que d’habitude.

    Les régions de Russie à permafrost, cette combinaison de glace et de terre qui représente environ 60 % de la masse terrestre du pays, ne peuvent plus supporter la même charge que dans les années 1980. Or la plupart des structures construites à l’époque soviétique pour l’exploitation des ressources n’ont jamais été remplacées, alors même que le problème est connu de longue date.

    Dans la région de Norilsk, la fonte du permafrost entraîne donc l’affaissement des installations, comme l’avait déjà alerté un rapport du ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement, publié en 2018. La catastrophe du 29 mai en est la conséquence directe, provoquée par l’effondrement d’un des piliers du réservoir que la compagnie n’avait jamais remplacé depuis 1985.

    La #faune et la #flore du Grand Nord menacées

    Parmi les avertissements adressés par les chercheurs sur les réseaux sociaux, une préoccupation revient régulièrement, celle des effets du changement climatique et des activités humaines sur la faune et la flore du Grand Nord.

    La région de #Taimyr, dont Norilsk est la capitale, a déjà déploré la disparition d’un emblématique renne sauvage : en l’espace de 15 ans, 40 % des animaux du plus grand troupeau sauvage de rennes au monde ont disparu.

    En cette période de crue printanière, le diesel répandu par la catastrophe va imprégner tous les pâturages de #cerfs de la plaine inondable. Or la #chasse – au #cerf notamment – constitue avec la #pêche le principal moyen de subsistance des peuples indigènes de Taimyr. Sur les sites et les pages Internet où échangent ces populations, l’inquiétude est palpable. Gennady Shchukin, chef de la communauté #Dolgan, militant et adjoint du conseil de district #Dolgano-Nenets, a d’ailleurs publié sur les réseaux sociaux une lettre adressée au président Poutine et à différents hauts fonctionnaires pour réclamer une enquête publique et transparente et faire part de sa préoccupation.

    « Les cerfs ne survivront pas lorsqu’ils traverseront la rivière. Le diesel se déposera sur le corps de l’animal. Il ne survivra pas à l’hiver. L’animal ne pourra pas se débarrasser de ce film, et il ne pourra pas se réchauffer. Nous ne pourrons pas non plus vendre cette viande car elle aura une odeur de diesel. Les cerfs mourront et se décomposeront dans cette mer de diesel, dans la toundra. Le même sort attend les oiseaux et les poissons de l’Arctique. »

    Une autre voix, celle d’Alexander Kolotov, président de l’ONG écologiste Plotina.Net, résume ainsi la situation.

    « Je pense qu’un déversement de diesel de cette ampleur montre que nous ne disposons pas actuellement de technologies suffisamment sophistiquées pour faire face à des catastrophes d’une telle ampleur. Et cela soulève la question suivante : dans quelle mesure devrions-nous continuer à envahir et vouloir dompter l’Arctique, si nous ne pouvons faire face à la catastrophe ? »

    Sur l’Internet russe, des informations circulent, des alertes sont lancées, des critiques sont adressées. On y découvre effectivement les situations d’urgence… mais aussi l’histoire des catastrophes industrielles d’une région, leurs effets à long terme et l’incurie de l’État en la matière.

    https://theconversation.com/les-reseaux-sociaux-russes-lanceurs-dalerte-de-la-catastrophe-de-no
    #peuples_autochtones

  • Structures minuscules

    Yásnaya Elena Aguilar Gil

    https://lavoiedujaguar.net/Structures-minuscules

    Quel serait le niveau de mortalité du coronavirus dans un monde où il n’existerait pas de macrostructures comme le capitalisme ?

    De paroles attribuées à Démocrite, le biologiste français Jacques Monod a tiré le titre principal de son extraordinaire livre Le Hasard et la Nécessité, essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. La citation complète attribuée au philosophe du sourire est la suivante : « Tout ce qui existe est le fruit du hasard et de la nécessité. » Plutôt que de discuter la pertinence de cette citation dans la situation actuelle, j’aimerais revenir sur les passages les plus troublants du livre de Monod qui m’ont initiée à la passionnante question de savoir si les virus sont ou non des êtres vivants. On sait qu’il s’agit d’entités biologiques constituées de matériel génétique qui infectent des cellules où se reproduisent de multiples copies de ces entités. Les virus sont si petits que la plupart d’entre eux ne peuvent pas être observés par les microscopes optiques courants. Ce sont de minuscules structures qui transitent entre le monde de l’inerte et celui du vivant. Au cours de l’histoire de l’humanité, et même avant leur découverte, elles ont mis en crise et révélé le fonctionnement de macrostructures d’une autre nature. Le nouveau coronavirus qui a provoqué la pandémie du Covid-19 dans le monde montre la radiographie d’une gigantesque structure socio-économique comme le capitalisme (...)

    #Mexique #peuples_originaires #coronavirus #macrostructures #microstructures #Démocrite #Jacques_Monod #États-nations #communalité #Vandana_Shiva

  • À propos du débat actuel sur les énergies renouvelables au Mexique
    Nous ne voulions pas le dire, mais nous allons le dire :
    « Nous vous l’avions dit »

    Asamblea de Pueblos del Istmo

    https://lavoiedujaguar.net/A-propos-du-debat-actuel-sur-les-energies-renouvelables-au-Mexique-N

    Isthme de Tehuantepec, Oaxaca, Mexique, 25 mai 2020

    Depuis deux semaines, la publication au Journal officiel par la Secretaría de Energía de l’accord qui définit la politique de fiabilité, de sécurité, de continuité et de qualité du système électrique national a suscité une discussion ininterrompue au sujet des énergies renouvelables ; ce document (qui mériterait une analyse plus approfondie mais, en tout cas, ne résout aucun problème et ne bloque pas l’avancée des énergies renouvelables au Mexique) dit en substance que dorénavant la Secretaría de Energía prend le contrôle du Système électrique national et que, conjointement avec la Commission de régulation de l’énergie et la Commission fédérale de l’électricité, elle « prendra en charge la transmission et la distribution » (elle ne le faisait pas déjà ?) en appliquant une nouvelle réglementation — c’est ce qui fait pleurer les grandes entreprises, car ce « nouvel ajustement implique des conditions à satisfaire par les énergies renouvelables, notamment les parcs éoliens et photovoltaïques », ainsi que le paiement d’impôts.

    Plus rapides que Speedy Gónzales, les grands consortiums d’énergies renouvelables ont obtenu un amparo contre cet accord ; il y a quelques jours également, les gouverneurs de sept États se sont concertés pour bloquer ce même accord, et tout le débat national et international est en train de se convertir en un cirque politique et médiatique de plus, entre ceux qui sont les plus forts, qui ont de meilleurs arguments et qui se défendent le mieux, laissant de côté l’analyse critique en profondeur de la situation (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #éoliennes_industrielles

  • Guatemala : un expert en médecine naturelle et guide spirituel maya, correspondant de diverses universités de pharmacie brûlé vif pour sorcellerie

    Quemaron vivo a un experto en medicina natural en Guatemala por supuesta brujería
    https://www.elnacional.com/mundo/queman-vivo-a-un-experto-en-medicina-natural-en-guatemala-por-supuesta-b
    (je ne garde pas la photo)

    Domingo Choc Che, conocido como Abuelo Domingo, era miembro de un equipo de investigación farmacéutica conformado por científicos del University College de Londres, Reino Unido, y de la universidad de Zúrich, Suiza

    Un grupo de personas linchó y quemó vivo a un experto en medicina natural y guía espiritual maya el pasado 6 de junio en una aldea cerca del municipio de San Luis, en Guatemala, porque supuestamente practicaba la brujería.

    Domingo Choc Che, conocido como Abuelo Domingo, era miembro de un equipo de investigación farmacéutica conformado por científicos del University College de Londres, Reino Unido, y las universidades de Zúrich, Suiza, y del Valle, Guatemala.

    De acuerdo con lo reseñado por RT, el hombre fue muerto por sus vecinos debido a que creían que había causado daño a varios miembros de la comunidad y los habitantes de esa aldea. Durante el suceso, impidieron que las fuerzas de orden público accedieran al lugar.

    • Qui était Domingo Choc Che,

      Domingo Choc Che, guía espiritual asesinado en Guatemala | En Profundidad | teleSUR
      https://www.telesurtv.net/telesuragenda/guatemala-domingo-choc-che-asesinato-guia-espiritual-20200609-0059.html

      Domingo formaba parte de investigaciones científicas sobre medicina maya, que en colaboración con universidades de Suiza e Inglaterra, buscaban la creación de documentos y libros sobre el antiguo conocimiento maya de las medicinas naturales.

      El asesinato de Domingo Choc Che, el pasado 6 de junio en la comunidad de San Luis, departamento de Petén en Guatemala, despertó la indignación de la población, quienes consideran que su muerte violenta representa no solo una injusticia, sino la máxima expresión de la discriminación y los estigmas por cuestión de etnia y fe.

      Reconocido científico maya, Choc Che era un experto en medicina natural y trabajaba en la Asociación de Concejos de Guías Espirituales Releb’Aal Saq’E (ACGERS).

      Considerado un experto en medicina natural maya, Choc Che tenía un “conocimiento profundo de las plantas, de las oraciones que hacía, una formación que traía desde su infancia, de sus abuelos maternos y que fue cultivando hasta convertirse en un experimentado”, explica el también guía espiritual Rolando Quib en entrevista exclusiva para teleSUR.

      Según recuerda Quib, quien conoció a Domingo hace más de 15 años atrás, “era una persona muy humilde, muy trabajadora, un médico maya muy entregado al conocimiento de las plantas medicinales, a la atención comunitaria, pero sobretodo, también era un campesino de su trabajo, que cultivaba y vivía con ello”.

      Compromiso con el conocimiento
      Refiere Quib que, en los últimos años, Domingo estaba en un proyecto científico internacional en el que comenzaba a revalorizar o socializar el conocimiento que tienen los médicos quekchíes, grupo étnico al norte de Guatemala. 

      Al respecto, la antropóloga médica de la Universidad del Valle de Guatemala, Dra. Mónica Berger, afirma que Domingo formaba parte de investigaciones científicas sobre medicina maya, que en colaboración con universidades de Suiza e Inglaterra, buscaban la creación de documentos y libros sobre el ancestral conocimiento maya de las medicinas naturales.

      Un vasto conocimiento que, al decir de Quib, Choc Che ponía a disposición del bien de ayudar a las personas, de contribuir con el saber popular, que utilizaba para “que la humanidad no estuviera enferma, que se curara y cuidara”. 

      Según el también guía espiritual, José Che, Domingo tenía más de 20 años de ser Ajilonel (herbalista), y realizaba largos y lejanos recorridos en busca de las plantas con las que sanaba.

      Mientras, Rolando Quib recuerda que las dolencias tratadas por Domingo podían ser físicas como la diabetes, varios tipos de cáncer, el susto o el miedo, fracturas, la epilepsia, e incluso se realizan operaciones espirituales en diversas partes del cuerpo, “no importando que grupos de creencias tengan”.

      Reconocimiento a su labor
      Dentro del mundo de los guías espirituales, de los médicos mayas, lo conocían como el “Abuelo Domingo”, y dentro del concepto quekchí, lo llamaban el “Abuelo Ku” por sus amplios conocimientos.

      Además, por su respeto a la madre naturaleza, a su comunidad, a las personas con las que convivía, así como a sus pacientes y a su forma de actuar. Un guía espiritual guatemalteco a quien, afirma Quib, “le tenían mucho respeto”.

      Trasfondo de violencia
      Sin embargo, el aprecio y reconocimiento hacia su profesión no era generalizado. Domingo vivía en la aldea Chimay, en ella, según explica a Rolando Quib, “existían diferentes grupos religiosos que le molestaba mucho su trabajo con la medicina natural, su conocimiento de plantas, el uso de velas, y de ahí se comenzó a manejar el mal concepto de brujo”.

      Bajo la falsa premisa de brujería y de haber enfermado espiritualmente a una persona que murió en un centro asistencial, al guía espiritual se le llevó a la muerte envuelto en llamas, en su aldea Chimay, a más de 370 kilómetros al noreste de Ciudad de Guatemala.

      Para la Dra. Mónica Berger, el asesinato del respetado Ajq’ij (guía espiritual) habla de prejuicios estigmatizantes que ven equivocadamente a los herbalistas como brujos. Además, considera su muerte como haber “quemado una biblioteca”, pues su amplio conocimiento implica la pérdida de todo un caudal que nunca pudo ser documentado completo.


      Al menos 20 personas han sido asesinadas en los últimos años por considerarlos «brujos».
      Foto: Ecoreinita

      Para la escritora de la agencia de noticias Prensa Guatemalteca, Quimy De León, el asesinato de Domingo no es un hecho aislado, pues desde la invasión y la colonia, ha habido un estigma y una persecución a personas que hacen prácticas espirituales diferentes a la judeocristiana. Según De León, este fenómeno no ha parado de ocurrir, y en los últimos años se han afianzado en las comunidades.

      También explica que el discurso de vincular a las poblaciones originarias, en este caso mayas, con la hechicería y la brujería, el diablo y la maldad, proviene desde la invasión y de la propia configuración del racismo en nuestra América. “Eso, digamos, es un discurso que se ha prolongado, se utiliza hasta la fecha y considera que los pueblos indígenas son personas sin alma y que lo único que hacen en relación con sus prácticas espirituales es la brujería”, comentó.

      De acuerdo con un listado realizado por Prensa Guatemalteca, al menos 20 personas han sido asesinadas en los últimos años por considerarlos brujos.

      Sin embargo, argumenta De León que los médicos mayas como Domingo Choc realizan un trabajo preventivo, de educación a personas y a familias, trabajan la salud mental, el sistema musculoesquelético, la pediatría. “Se podría decir que son el primer nivel de atención, que ellas resuelven lo que el Estado no resuelve en estas comunidades lejanas”, enfatiza.

      Esto no fue un crimen cometido por una muchedumbre tumultuosa, como suelen ser los linchamientos en Guatemala (...) No es una cosa espontánea perpetrada por una muchedumbre. En este caso fueron cinco o seis personas que deliberadamente, en pleno toque de queda, se dirigieron a buscarlo y a sacarlo de su casa. Incluso lo retuvieron por horas. No tenemos información precisa, pero lo tuvieron horas hasta que amaneció. Y luego, le prendieron fuego”, detalla De León.

      El Ministerio Público de Guatemala, por medio de la Fiscalía Municipal de Poptún, investiga el hecho en el cual el Abuelo Domingo perdió la vida. El reproche y condena a estos sucesos ha llegado a todas las esferas de la sociedad, quienes los han calificado como un crimen imperdonable y una gran pérdida del conocimiento ancestral maya.

    • 4 membres d’une même famille arrêtés
      qui l’accusaient d’être la cause du décès d’un proche (dans l’article précédent)

      toujours dans l’article précédent (mais sans lien), les pratiques de Grand-père Ku dérangeaient «   certains groupes religieux  » (note : les évangélistes sont très actifs au Guatemala)

      Capturan a 4 personas señaladas por la muerte de Domingo Choc Che – Prensa Libre
      https://www.prensalibre.com/ciudades/peten/autoridades-desarrollan-5-allanamientos-en-aldea-donde-murio-linchado-d

      En seguimiento a la investigación por la muerte del señor Domingo Choc Che, esta mañana la Fiscalía de Distrito de Petén, con apoyo de la PNC, realiza cinco diligencias de allanamiento en aldea, Chimay, San Luis”, informó el Ministerio Público.

      La fiscalía agregó que buscaba ejecutar cinco órdenes de captura contra supuestos responsables de haber participado en la muerte del líder indígena.

      La Policía Nacional Civil (PNC) reportó la captura de 4 familiares, dos hombres y dos mujeres.

      Fueron identificados como Ovidio Ramírez Chub, de 24 años, sus hermanos Edin Arnoldo, de 21; y Magalí Pop Caal, de 27; así como Romelia Caal Chub, de 49 años, prima de los tres anteriores.

      Todos son acusados del delito de asesinato.

    • Dans ce récit détaillé, il se confirme que certains des assassins faisaient partie de la communauté évangélique. En plus d’être des «  notables économiques  » du village.

      ¿Cuál fue la causa del crimen contra Domingo Choc Che Aj Ilonel ? – Prensa Comunitaria
      https://www.prensacomunitaria.org/cual-fue-la-causa-del-crimen-contra-domingo-choc-che-aj-ilonel2

      Algunas de las personas que lo asesinaron son “creyentes” y asisten a iglesias evangélicas, además tienen poder económico a nivel local, ya que se dedican al comercio de maíz y tienen camiones, nos aseguraron algunas personas que por temor piden confidencialidad. Por lo que no fue una muchedumbre la que cometió este crimen, fueron pocas personas, plenamente identificadas por la comunidad.

      Après la «  guerre [civile] » (la répression féroce des communautés indigènes) se sont développées mafias liées au trafic de drogue et structures paramilitaires. Dans le village, il n’y a pas moins de 5 églises (catholiques, charismatiques et évangéliques)

      Pese a los esfuerzos de reconstrucción del tejido social, los años después de la guerra, en las comunidades empezaron a sufrir una serie de problemáticas que se sobrepusieron a las dinámicas sociales ya debilitadas, algunas herencia de la contrainsurgencia usadas para controlar a la población; otras relacionadas con nuevas formas de enriquecimiento ilícito. San Luis es entrada de drogas hacia el departamento y es territorio de influencia de narcos, según el informe Grupos de poder en Petén: territorios, política y negocios, publicado en el 2011.

      En este informe se hace referencia a estructuras de “limpieza social” existentes en este municipio asociados a ex paramilitares y/o grupos criminales de alcance nacional, que se han dedicado a asesinar a jóvenes supuestamente vinculados a maras y a otras personas. Las actividades de control económico están asociadas a ganaderos tradicionales y palma de aceite. En el municipio hay un destacamento militar y solo en la aldea Chimay hay al menos cinco iglesias entre católicas, carismáticas y evangélicas.

      Le rôle traditionnel de l’Aj Ilonel (homme médecine ?)

      Carlos Morán Ical pocomchi´ investigador de la cultura maya, psicólogo y también Ajq’ij explica el rol de los aj Ilonel como Domingo Choc:

      Un Aj Ilonel es la persona, dentro del modelo de medicina maya, que tiene un don, que le permite ser quien resguarda la salud de las personas y de la familia. Es quien tiene el conocimiento de las plantas, de los ciclos lunares y conocen la época de identificación, recolección y preparado de plantas medicinales. Su función y rol comunitario es resguardar a la comunidad, es un personaje de respeto que si se requiere su consejo lo puede facilitar ya sea a personas o a las familias”.

      Todo esto lo desconocían los perpetradores de su muerte o el miedo que provoca el desconocimiento, sumado a la influencia de religiones conservadoras y fundamentalistas que logran distanciar a la gente de su propio ser.

  • An Indigenous Perspective on Looting and Riots – True Leap Press
    https://trueleappress.com/2020/06/06/an-indigenous-perspective-on-looting-and-riots

    By Cassandra Castillo, daughter of Edward D Castillo of the LuiseoCahuilla, a Native American activist who participated in the American Indian occupation of Alcatraz.

     

    Since I’m fully aware of the radical echo chamber I live in, I doubt this is a revelation to anyone but I want to share an Indigenous perspective on riots and looting.

     

    The “Great” America you are familiar with, the one that most of you live comfortably in, has literally and figuratively been stolen and developed through intense violence and genocide against First Nations and the Labour of Black Slaves who were forced here to work for our so-called “great forefathers.” The modern Capitalist economy has developed in symbiosis with and synchronously with The United States, and for some mind blowing reason “Freedom.” Capitalism was only introduced to this land in comparatively recent years, exploiting millions of lives of non-Western European immigrants. The American Economy could not have developed as quickly and as successfully without White exploitation of Black Slave labour and the global cotton trade, or the Spanish Conquistadore’s enslavement of my peoples (hence my Spanish last name).

    Capitalism here is deeply rooted in Violence. Capitalism is a way of living which values personal immediate prosperity above anything else : Human lives, health, and the abuse of all earth’s resources. Anytime a person defaces, destroys or “reclaims” property, goods or symbols of American Capitalism, it is an attack on Capitalism. Real change can happen when cost benefit analyses tip in a different direction. American Capitalism has handed over to my young generation profoundly bleak financial futures, job insecurity, the FUCKING GIG economy, diminishing pensions, un-affordable healthcare, a sick and mutilated earth, poisoned foods, Sisyphean debt, and downing education standards to name a few points of discussion. THE SYSTEM DOES NOT WORK.

    There was a very short period of time in the mid-20th century when class mobility and domestic peace was enjoyed by White Americans. The mid-twentieth century was a very unequal time for the majority of Americans as it remains today. Corporate Personhood in the capitalist market grants Macy’s more federal rights than the average person of color. Riots, looting, property destruction punches holes in the very violent system that oppresses us all. This is Newton’s Simple Third Law of Motion. This is your equal and opposite reaction to Capitalist Violence. America is suffering from Stockholm Syndrome as anchors, citizens, and politicians lament the burning of gas stations and targeting of Targets. It is devastating that small business owners have lost property. It is horrible that people are afraid in their neighborhoods. But those feelings and travesties have been felt by Black and Indigenous people for too long, welcome if you are new to these feelings of upset and unrest.

    The Black Panthers, The Weather Underground, Earth First, and other radical organizations knew to financially target Capitalist tools, because Capitalism is the problem. As a daughter of the Concow, the Pomo, the Lusenio and the Cahuilla and a daughter of the recently stolen Islands of Hawai’i, I see the blatant irony of white Americans feelings of frustration and anger over property destruction, stealing, and violent confrontations.

    I am a living breathing artifact of a land before whites, and occasionally I can still find the heart to laugh: “We learned it from you, Dad.”

    See you in the streets.

    #riots #looting #USA #peuples_premiers

  • L’Union européenne réduit son soutien au WWF, accusé de bafouer les droits des Pygmées au Congo
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/02/l-union-europeenne-reduit-son-soutien-au-wwf-accuse-de-bafouer-les-droits-de

    L’Union européenne (#UE) a décidé de suspendre une partie de ses financements au Fonds mondial pour la nature (#WWF), en raison de manquements au respect des droits humains dans le projet de création de l’aire protégée de #Messok_Dja, au Congo-Brazzaville. La sanction, entrée en vigueur le 17 avril, n’a fait l’objet d’aucun communiqué de presse. Elle constitue pourtant un sévère avertissement pour la plus grande organisation mondiale de protection de la nature et donne pour la première fois gain de cause aux communautés autochtones du bassin du #Congo menacées d’éviction par un projet de #conservation.

  • Displaced once before, an Orang Asli pleads for Kuala Langat forest reserve
    https://www.malaysiakini.com/news/510676

    The plan to develop KLIA and Putrajaya into modern world-class facilities was a landmark moment in Malaysia’s development, but those who lived in the area for generations found themselves summarily displaced.

    In the early 1990s, the rubber estate workers of Prang Besar were one such group who had to make way for Putrajaya, while the Orang Asli of Kampung Busut in Sepang was among those whose former homes were bulldozed so that KLIA could be constructed.

    The displacement and relocation was a swift affair, and the Temuan villagers were required to uproot themselves to an area 40km away with the promise of a better life in a newly developed area.

    Now talk of degazetting a huge 930-hectare swathe of the Kuala Langat Forest Reserve (North) has reawakened the fears of those forced to relocate...

    #Orang_Asli #peuples_autochtones #Malaisie

  • ’Deaths in our backyard’: 432 Indigenous Australians have died in custody since 1991 | Australia news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/australia-news/2020/jun/01/deaths-in-our-backyard-432-indigenous-australians-have-died-in-custody-
    https://i.guim.co.uk/img/media/e89a63242b3edbf0c4641e6f367ca92e02cbcf36/0_0_5184_3112/master/5184.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    In 2018, Guardian Australia analysed all Aboriginal deaths in custody reported via coronial findings, official statements and other means since 2008. We updated that analysis in 2019, and found that government failures to follow their own procedures and provide appropriate medical care to Indigenous people in custody were major causes of the rising rates of Indigenous people dying in jail.
    Family of David Dungay, who died in custody, express solidarity with family of George Floyd
    Read more

    The proportion of Indigenous deaths where medical care was required but not given increased from 35.4% to 38.6%.

    The proportion of Indigenous deaths where not all procedures were followed in the events leading up to the death increased from 38.8% to 41.2%.

    The proportion of Indigenous deaths involving mental health or cognitive impairment increased from 40.7% to 42.8%.

    The proportion of deaths attributed to a medical episode following restraint increased from 4.9% of all deaths in the 2018 analysis to 6.5% with new data in 2019.

    Indigenous women were still less likely to have received all appropriate medical care prior to their death, and authorities were less likely to have followed all their own procedures in cases where an Indigenous woman died in custody.

    #Australie #peuples_autochtones #violences_policières #Aborigènes

  • Les Amis de la Terre et 3 associations attaquent en justice un décret permettant aux préfets de déroger aux normes environnementales | Les Amis de la Terre
    https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/les-amis-de-la-terre-et-3-associations-attaquent-en-justice-un-decret

    Cette procédure de passe-droit est particulièrement dangereuse sur certains territoires déjà soumis à une forte pression de la part des industriels. En Guyane, les militants anti-mine du collectif Or de question et de l’association Maiouri Nature Guyane s’inquiètent fortement de cette tendance alors que les compagnies minières mettent toujours plus de pression sur l’administration pour obtenir de nouveaux permis.

    Guyane : Monsieur Macron, la république à mauvaise mine
    https://www.liberation.fr/auteur/20890-le-collectif-or-de-question
    source : https://alternatives-projetsminiers.org


    http://ordequestion.org/index.php
    #extractivisme #Guyane #mine_d'or #montagne_d'or

    • Australie : Rio Tinto reconnaît avoir détruit des grottes aborigènes préhistoriques
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1706639/australie-rio-tinto-destruction-grottes-prehistoriques

      Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a reconnu avoir infligé un dommage irréversible à des grottes préhistoriques qui furent habitées par des aborigènes il y a plus de 46 000 ans, lors de travaux à l’explosif pour agrandir une mine de fer, dans la région reculée de Pilbara.

      Des représentants de la communauté ont affirmé que la grotte de Juukan Gorge en Australie occidentale – un des plus anciens sites connus occupés par les Aborigènes en Australie – avait été détruite. Ils ont qualifié cet acte de « dévastateur » pour la communauté.
      Dynamitage

      Des explosifs ont été utilisés près du site dimanche, en accord avec les autorisations délivrées par le gouvernement de l’État il y a sept ans, a déclaré Rio Tinto dans un communiqué.

      « En 2013, une approbation officielle avait été accordée à Rio Tinto pour lui permettre de mener des activités à la mine Brockman 4 qui auraient un impact sur les grottes de Juukan 1 et Juukan 2 », a déclaré le porte-parole.

      « Rio Tinto a travaillé de manière constructive avec le peuple du PKKP [Puutu Kunti Kurrama and Pinikura People, NDLR] sur une série de questions liées au patrimoine dans le cadre de l’accord et a, lorsque cela était possible, modifié ses activités pour éviter les atteintes au patrimoine et protéger les lieux ayant une importance culturelle pour le groupe. »

      Un an seulement après l’approbation du dynamitage, des fouilles archéologiques dans l’un des abris avaient mis au jour le plus ancien exemple connu d’outils en os en Australie – un os de kangourou affûté datant de 28 000 ans – et une tresse de cheveux vieille de 4000 ans qui aurait été portée comme ceinture.

      Des tests ADN des cheveux avaient montré un lien génétique avec les ancêtres des indigènes qui vivent encore dans la région. Les fouilles de 2014 ont également permis de trouver l’un des plus anciens exemples de pierre à broyer jamais découverts en Australie.

      « Les sites aborigènes connus en Australie qui sont aussi anciens que celui-ci se comptent sur les doigts de la main », a dit le président du Comité foncier Puutu Kunti Kurrama, John Ashburton, décrivant le site comme l’un des plus anciens sites occupés à l’échelle de tout le territoire.

      #aborigènes #Rio_Tinto

  • BBC - Travel - Japan’s forgotten indigenous people
    http://www.bbc.com/travel/story/20200519-japans-forgotten-indigenous-people

    Forced into agriculture, they were no longer able to fish for salmon in their rivers and hunt deer on their land, Yoshida said. They were required to adopt Japanese names, speak the Japanese language and were slowly stripped of their culture and traditions, including their beloved bear ceremony. Due to the wide stigmatisation, many Ainu hid their ancestry. And the long-term effects are clear to see today, with much of the Ainu population remaining poor and politically disenfranchised, with much of their ancestral knowledge lost.

    Among other nefarious practices, Japanese researchers ransacked Ainu graves from the late 19th Century to the 1960s, amassing huge collections of Ainu remains for their study and never returning the bones.

    #Japon #peuples_autochtones

  • Décrétons l’autodéfense sanitaire

    Raoul Vaneigem

    https://lavoiedujaguar.net/Decretons-l-autodefense-sanitaire

    La menace que le coronavirus a fait planer sur la santé des populations du monde entier a démontré que le véritable danger venait d’une dégradation des services médicaux. Cette dégradation, il n’est pas douteux que les impératifs de profit, partout prédominants, ne cesseront de l’accélérer.

    Gérer les hôpitaux comme des entreprises à rentabiliser implique de sous-payer et de surexploiter le personnel, de diminuer le nombre de lits et de moyens techniques. Les grandes firmes pharmaceutiques paralysent la vraie recherche, jettent le discrédit sur les scientifiques qu’elles stipendient, interdisent des médicaments à bas prix qui ont fait leurs preuves pour vendre des vaccins douteux dont la seule efficacité garantie est l’intérêt financier qu’ils produiront.

    Il va de soi que les États n’hésiteront pas à réitérer le coup des libertés restreintes, qui leur a si bien réussi. Tout en laissant se répandre les virus issus de la fonte du permafrost, ils se serviront sans scrupule du même prétexte épidémique pour confiner préventivement celles et ceux qui s’insurgent contre leur politique criminelle. Il faut dès maintenant déjouer cette manœuvre. (...)

    #Vaneigem #autodéfense #coronavirus #peuples #capitalisme #résistance #solidarité

  • Deux archéologues contestent la réalité historique de la Bible
    https://www.lemonde.fr/vous/article/2002/06/06/deux-archeologues-contestent-la-realite-historique-de-la-bible_279000_3238.h

    Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman n’ont en effet aucun doute sur l’inauthenticité des grands récits fondateurs. Pour eux, la Bible est une géniale reconstruction, littéraire et politique, de toute l’histoire du peuple juif, qui correspond à l’émergence du royaume de Juda (royaume israélite du Sud) comme puissance régionale au VIIe siècle avant Jésus-Christ. Une époque où le royaume d’Israël (royaume israélite du Nord), autrefois plus prestigieux que Juda, passe sous la coupe de l’Assyrie voisine et où l’empire assyrien amorce son déclin.

    Sous Josias, roi de Juda de 640 à 609 avant J.-C., les textes bibliques vont être compilés et devenir l’instrument d’une religion nouvelle : un seul peuple (juif) ; un seul roi (réunification des royaumes d’Israël et de Juda) ; un seul Dieu (c’est le vrai début de l’idée monothéiste) ; une seule capitale, Jérusalem, et un seul Temple, celui du roi Salomon, au centre de la nouvelle Loi consignée dans le Deutéronome.

    C’est une clé révolutionnaire d’interprétation de la Bible que proposent Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Ils relisent le grand livre sacré en partant des récits des Rois, des Prophètes et du Deutéronome jusqu’aux textes les plus anciens - donc les plus douteux -, celui de l’Exode en particulier. Et établissent la cohérence entre le Deutéronome et les premiers Livres du Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome), récits que les siècles ont transportés depuis la famille fondatrice d’Abraham jusqu’à la nation juive et à l’époque des Rois. Récits légendaires, amplifiés, enjolivés pour servir le projet du roi Josias de réconcilier les deux royaumes israélites et de s’imposer face aux grands empires régionaux, l’Assyrie, l’Egypte, la Mésopotamie.

    La grande saga biblique sert ainsi la vision militaro-religieuse du roi de Juda et entre en résonance avec les lecteurs du VIIe siècle, rappelle leurs souffrances et les comble d’espoir pour le futur.

    Henri Tincq

    La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l’archéologie, d’Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Traduit de l’anglais par Patrice Ghirardi. Bayard Editions, 432 p., 24 € .

    #histoire #archéologie #Bible #peuple_juif #religion #monothéisme #monolâtrie (j’ai appris le mot aujourd’hui, il ne figure pas dans l’article mais dans le propos de Finkelstein)

  • Virus rampages across vast Navajo lands, close-knit families
    https://apnews.com/c77cc3c537c9a2510b67dcb631b4d988


    Même dans les bleds paumés, il suffit d’un porteur du virus…

    With roughly 175,000 people on the reservation, which straddles Arizona, New Mexico and a small corner of Utah, the Navajo Nation has seen 3,122 cases – a rate of nearly 18 cases per 1,000 people. At least 100 people have died.

    If Navajo Nation were its own state, it would have the highest per-capita rate of confirmed positive coronavirus cases in the country, behind only New York. In the states it spans, the number of cases and deaths among people who are Native American, on and off the reservations, is disproportionately high.

    There was the beloved 42-year-old high school basketball coach who left behind five children. There was the carpenter who lived with his brother and died on Easter morning at age 34. There was the 28-year-old mother who competed in Native American pageants.

    #coronavirus

  • Navajo Nation Is Behind Only New York and New Jersey in Rates of COVID-19 Infection. What Happened? – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/politics/2020/05/navajo-nation-covid-outbreak-deaths

    With a population of 350,000 and territory encompassing over 27,000 square miles, the Navajo Nation is the largest Indigenous reservation in the country, bigger than West Virginia and nine other US states. Today, the rural community has more per-capita COVID-19 infections than any place outside of New York and New Jersey. In April, its rate of infection was 10 times higher than that of Arizona, which encircles most of the Nation. Since the first cases cropped up on the reservation more than one month ago, more than 2,373 people have been infected, and the death toll stands at 73—higher than those of 11 states. “The need for the Navajo is far greater than any other tribe I have seen,” says Rep. Deb Haaland (D-N.M.), whose district includes part of the reservation.

    The reasons for it expose how history and long-standing inequalities are shaping the way the disease attacks.

    Retour sur le colonialisme US et l’histoire de la nation navajo.

    So when the Navajo Times reported that the reservation’s outbreak likely began at the March 9 rally of a local chapter of an evangelical church, Solomon says, “everybody’s mindset immediately went right back to” the church’s role in colonizing the Navajo. Rumors began to swirl that white Christians had brought the virus, perhaps even intentionally, creating confusion about how the virus spreads and suspicion of information from the outside. “It brought back the mistrust, and a lot of bad memories. My parents, like other Diné people, became wary of the whole situation,” says Solomon, who prefers the term Diné as the Navajos’ traditional name for themselves. Even COVID-19 prevention measures felt like a form of colonialism. And as the virus became a growing concern across the country, awareness developed slowly on the reservation. Early news of the outbreak largely came through English-speaking media, which many Navajo either don’t read or don’t trust. Many elders on the reservation only speak the Navajo language, and even those who understand English prefer to receive information from particular local sources. “If they watch the news, it’s not really registering,” says Solomon. “But when they turn into KTNN,” a popular Navajo radio station, “they hear the medicine woman or the Navajo Nation president talking about it, and then it sinks in. When they’re talking about it in Navajo, in our language, it has more of an impact. I see that with my own parents.”

    Indian Health Service workers, school nurses, and community center officials could have done more to inform Navajo people about the importance of social distancing before their officials were forced to implement widespread closures and intense weekend-long curfews, says Solomon. She only began to hear KTNN feature local leaders on hand-washing, social distancing, and other mitigation measures around the start of April, long after such advisories became widespread elsewhere.

  • #Suède : la ville que la mine avale

    Aux confins de la Laponie, au-delà du cercle polaire, la ville de Kiruna repose sur le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
    Exploitée depuis plus de cent vingt ans, la plus grande mine de fer souterraine aux couloirs plongeant jusqu’à 1775 mètres de profondeur, représente 90% des réserves du minerai de fer européen. Mais les forages avancent toujours davantage sous les habitations, mettant en péril des quartiers entiers. Pour éviter l’effondrement de cette ville de 23.000 habitants, dont 18.000 dans le centre-ville, celle-ci doit être déplacée 5 kilomètres plus loin : une révolution urbanistique qui inclut voie ferrée, autoroute, églises, écoles, maisons…

    https://www.arte.tv/fr/videos/089893-000-A/suede-la-ville-que-la-mine-avale
    #film #documentaire #film_documentaire
    #colonisation #sami #ressources_naturelles #extractivisme #mines #gisement_de_fer #Kiruna #déplacés_internes #IDPs #peuples_autochtones #mineurs #chemin_de_fer #tourisme #LKAB #minerai_de_fer #élevage #Laponie #montagne_maudite #montagne #transhumance #démolition #destruction #New_Kiruna #mémoire

    #Jan_Vajstedt —> peintre


    https://mokk-lainio.weebly.com/uploads/1/1/0/8/11089380/broschyrmokk2011_kvadrat_skarm.pdf
    ping @reka

  • Paradise War - The Story of Bruno Manser - A Film Company GmbH
    https://afc.vhx.tv/videos/paradise-war-the-story-of-bruno-manser

    Paradise War - The Story of Bruno Manser
    2h 21m

    1984: Searching for an experience that goes deeper than the superficiality of modern civilisation, Bruno Manser travels into the jungles of Borneo and finds it with the nomadic Penan tribe. It is an encounter that changes his life forever. When the existence of the Penan is threatened by relentless deforestation, Manser takes up the fight against logging with a courage and determination that makes him one of the most renowned and credible environmentalists of his time Based on a true story.

    2h20 de film sur #Bruno_Manser #Bornéo #forêt #Indonésie #Malaisie #peuples_autochtones. On me dit que le film n’est visible que ce soir... @odilon ?

  • Jëën pä’äm ou la maladie du feu

    Yásnaya Elena Aguilar Gil

    https://lavoiedujaguar.net/Jeen-pa-am-ou-la-maladie-du-feu

    J’écris depuis Ayutla, une communauté mixe de la Sierra Norte d’Oaxaca qui fait face, sans accès à l’eau potable, à la situation engendrée par la pandémie du coronavirus. Alors que nous conversons, concevons et échangeons des idées sur ce qu’il est possible de faire face à cette situation et sur la nécessité de dénoncer l’urgence des circonstances qui sont les nôtres, je ne peux m’empêcher de penser à d’autres épidémies qui ont marqué la configuration de nos communautés à travers l’histoire. Les grandes épidémies du XVIe siècle ont eu une influence déterminante sur la manière dont s’est installé l’ordre colonial sur ces terres au cours des siècles suivants.

    Entre les guerres de conquête, les travaux forcés, les abus et les maladies, la colonie s’est peu à peu implantée à partir d’une grande catastrophe démographique. Selon les calculs de John K. Chance, auteur du classique La Conquête de la Sierra. Les Espagnols et les Indiens d’Oaxaca de l’époque coloniale, ce n’est que dans les années 1970 que le peuple mixe a retrouvé la population qui lui était attribuée en 1519. Les chroniques et registres des impacts de la variole et d’autres maladies importées au sein des populations locales sont toujours aussi impressionnants : dans des villages entiers, la situation rendait impossible l’enterrement des défunts. (...)

    #Mexique #Oaxaca #épidémies #peuple_mixe #colonisation #bien_collectif #individualisme #communauté #communalité #Covid-19 #capitalisme

  • Face au coronavirus, « nous sommes tous devenus amérindiens ! », Bruce Albert
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/19/covid-19-nous-sommes-tous-devenus-amerindiens_6037067_3232.html

    L’impuissance des tribus les plus isolées du Brésil face à la maladie est aussi la nôtre. Et notre soif de croissance nous expose à des dangers que l’on croyait appartenir au passé, remarque, dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Bruce Albert.

    Tribune. Le 9 avril, le nouveau virus SARS-CoV-2 a fait sa première victime fatale au sein du peuple yanomami. Il s’agit d’un adolescent de 15 ans, issu d’une communauté du bassin du rio Uraricoera au Brésil, envahi massivement par les orpailleurs clandestins.

    Présentant des symptômes respiratoires caractéristiques, le jeune homme, Alvaney Xirixana, dénutri et anémique en raison de crises de malaria successives, a été, pendant 21 jours, renvoyé d’une institution sanitaire à l’autre, avec une simple prescription d’antibiotiques, sans jamais être soumis à un test de dépistage du Covid-19. Il ne sera finalement testé que le 3 avril, après une nouvelle hospitalisation, cette fois dans un état critique nécessitant sa mise sous respirateur et décédera le 9 avril. Alvaney, victime de l’incurie absurde des services de santé locaux, est probablement devenu, bien malgré lui, à la suite des nombreux contacts qu’il a pu entretenir durant trois semaines avec les membres de sa communauté, avec ses amis et avec le personnel de santé, un « superdiffuseur » de la maladie. La menace imminente d’un nouveau désastre sanitaire majeur pèse ainsi de nouveau aujourd’hui sur les Yanomami.

    Symbole tragique

    Ce peuple a déjà connu des épidémies meurtrières (notamment de rougeole et d’infections respiratoires) à chaque apparition de nouveaux protagonistes de la « frontière blanche » sur son territoire : dans les années 1940 avec la Commission des frontières, dans les années 1950 avec le Service de protection des Indiens, dans les années 1960 avec les missionnaires évangélistes et, dans les années 1970, avec l’ouverture d’un tronçon de la Transamazonienne. Depuis la fin des années 1980, et régulièrement depuis, son territoire est envahi par des hordes de chercheurs d’or clandestins – ils sont aujourd’hui environ 25 000 −, lesquels sont très probablement à l’origine de ce premier cas de Covid-19, en plus de la propagation (entre autres) du paludisme, de la grippe, de la tuberculose et des maladies sexuellement transmissibles.

    Le cas d’Alvaney Xirixana est le symbole tragique de l’extrême vulnérabilité dans laquelle se trouvent les peuples amérindiens (et tous les peuples autochtones) face à la contagiosité et la virulence du SARS-CoV-2. Déjà massivement contaminés par les Blancs qui envahissent leurs terres pour en arracher minerais, bois ou animaux sauvages, sans accès à une assistance sanitaire décente, ils sont, une fois encore, voués purement et simplement à la décimation dans l’indifférence quasi générale.

    Pourtant, face à cette pandémie, quelque chose a soudain changé : nous nous trouvons aussi désemparés devant le Covid-19 que les Yanomami l’ont été – et le sont encore − devant les épidémies létales et énigmatiques ( xawara a wai ) que notre monde leur a infligées jusqu’à ce jour. Nous savons peu de chose de cette maladie ; nous ne possédons ni médicaments ni vaccins pour l’enrayer. Nous en sommes donc réduits à nous confiner chez nous avec nos familles dans l’espoir d’y échapper, avec autant d’anxiété et d’impuissance que les anciens Yanomami lorsqu’ils s’isolaient autrefois par petits groupes dans la forêt pour tenter d’échapper à Xawarari , l’esprit cannibale de l’épidémie.

    « Le peuple de la marchandise »

    Cette catastrophe sanitaire devenue commune, causée par l’émergence d’un nouveau virus zoonotique issu de la déforestation et de la marchandisation des espèces animales sauvages, doit aujourd’hui, plus que jamais, nous donner à penser. Par sa destruction acharnée des milieux forestiers, de leur biodiversité et des peuples autochtones qui en sont les habitants avisés, le « peuple de la marchandise » que nous sommes (selon l’expression du chaman yanomami Davi Kopenawa) devient sa propre victime en retournant sur lui-même les conséquences de son hybris prédatrice.

    Il devient ainsi évident que le sort funeste que nous avons réservé aux peuples amérindiens jusqu’à présent − dont nous continuons à laisser dévaster aveuglément les terres − n’aura finalement été qu’une préfiguration de ce que nous nous infligeons aujourd’hui à nous-mêmes, cette fois à l’échelle planétaire. Comme le rappelait avec sagesse Claude Lévi-Strauss en dénonçant le « régime d’empoisonnement interne » dans lequel s’est fourvoyé Homo industrialis : « (…) tous indiens désormais, nous sommes en train de faire de nous-mêmes ce que nous avons fait d’eux » .

    Bruce Albert est un anthropologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement. Il a coécrit avec Davi Kopenawa La Chute du ciel. Paroles d’un chaman Yanomami (Pocket : Terre humaine poche, 2014).

    #crise_sanitaire #peuple_de_la_marchandise #anthropologie

  • Plus jamais un Mexique sans nous ?

    Yásnaya Elena Aguilar Gil

    https://lavoiedujaguar.net/Plus-jamais-un-Mexique-sans-nous-I

    Un fleuve

    Le nom d’un fleuve qui naît sur le plateau tibétain, passe par l’Inde et traverse le Pakistan raconte une histoire troublante. Son nom, Indo en espagnol, vient d’une langue ancienne réservée aux métiers et aux écritures sacrées de l’hindouisme. Du sanskrit « Sindhu », le mot est devenu en persan « Hindush », en grec « Indos », puis en latin « Indus », et enfin est passé à l’espagnol sous la forme « Indo ». Du nom de ce fleuve dérive aussi celui de la région que nous connaissons comme l’Inde, et, plus tard, du fait d’une histoire de confusions géographiques trop bien connue, l’appellation « indio » a fini par être utilisée pour désigner les membres d’un ensemble de peuples qui habitaient le continent américain à l’arrivée des colonisateurs européens. Le vieux nom d’un fleuve, mentionné dans le plus ancien texte de l’Inde, a également acquis sous de tout autres latitudes une connotation nettement méprisante. Je pense à ce fleuve quand, à bord d’un taxi, j’entends le chauffeur lancer des jurons à une personne qui manque de causer une collision, un chapelet d’insultes qui se termine par un retentissant « ¡indio ! ». (...)

    #Mexique #peuples_originaires #Mapuche #Pedro_Cayuqueo #État-nation #langues #peuples #Oaxaca #autonomie #Chili #communes #justice #santé #éducation #autogouvernement