• Face aux feux en #Amazonie, les autochtones deviennent sapeurs-pompiers

    Au #Brésil, un réseau de brigades de sapeurs-pompiers s’est créé pour agir contre les feux, brûlant de millions d’hectares de #forêt chaque année. Beaucoup sont issus de communautés autochtones.

    6 h 15 du matin, le Janderson Felipe démarre et commence à remonter la rivière Tapajós. Les hamacs et leurs occupants encore endormis se balancent. À l’étage du dessous, les locataires du dortoir, tout près du moteur, se mettent à vibrer.

    La mission dans laquelle s’est engagée la vingtaine de Brésiliens à bord est organisée par le Réseau de brigades du Bas-Tapajós, comprenant des « brigadistas » (sapeurs-pompiers) volontaires, autochtones, communautaires et institutionnels. Ensemble, ils font le tour des communautés de la réserve extractiviste Resex Tapajós-Arapiuns [1], gérée par l’Institut Chico Mendes de conservation de la biodiversité (ICMBio). Objectif : faire de la prévention sur les incendies pendant la saison la plus à risque de l’année.

    Au deuxième jour de leur tournée d’une semaine, l’embarcation s’arrête dans la communauté de Cabeceiro do Amorim. À l’ombre des manguiers et des hévéas, la réunion démarre. Maria-Alice Bizam, agente de l’ICMBio, demande aux habitants leurs souvenirs des incendies qui ont touché le territoire. 1998 a été le premier feu marquant. En 2010, un autre est entré dans le village. « Vous vous souvenez de celui de 2015 ? » demande Maria-Alice. Un quart de la Resex, soit plus de 45 000 hectares, avait été réduit en cendres.

    Vivre avec le feu

    Aussi destructeur soit-il, le feu est un élément essentiel du quotidien des habitants de la réserve, qui cuisinent avec tous les jours et l’emploient pour faire leurs cultures sur brûlis. C’est l’un des facteurs des incendies, derrière les feux liés à l’accaparement des terres, la spéculation foncière et les incendies d’origine agricole.

    « On n’est pas là pour vous l’interdire, insiste Tainan Kumaruara [2], brigadière autochtone, mais pour vous rappeler les bonnes pratiques et éviter de perdre le contrôle. »

    Parmi les pratiques rappelées : créer une zone coupe-feu de 3 mètres de large minimum autour de ses cultures, réaliser le brûlis en groupe et en fin d’après-midi quand les températures baissent, faire des départs de feu à contrevent, qui laissent une porte de sortie aux espèces animales… La réunion permet aussi de constater l’évolution des pratiques due au changement climatique : les anciens démarraient le brûlis autour de midi, aujourd’hui, il faut attendre 17 heures quand le soleil est moins fort.

    Le travail du Réseau de brigades du Bas-Tapajós s’appuie sur la gestion intégrée du feu, qui combine les pratiques traditionnelles et modernes pour réduire les risques. « Une partie essentielle de notre travail n’est pas le combat, mais la prévention », insiste Tainan Kumaruara.

    Selon le Panel scientifique pour l’Amazonie (SPA), la gestion intégrée du feu, en impliquant les populations locales, les mieux placées pour connaître le territoire, réduit grandement le risque d’incendies incontrôlables. Sur les 13 sapeurs-pompiers institutionnels de l’ICMBio, 10 ont été recrutés dans la Resex. Dans les autres brigades, tous sont des locaux.

    « L’affaire de tous »

    La majorité des pompiers présents ce jour sont volontaires. Ce qui les anime : « L’amour pour le territoire », répondent-ils chacun à leur manière. « C’est notre maison et nous n’en avons qu’une seule, dit José Martins Da Silva, en battant la terre sous sa botte, la main sur le cœur. Si on la perd, où ira-t-on ? »

    Lui a perdu son grand-père dans les flammes lors d’un brûlis incontrôlé. Tainan Kumaruara, brigadière autochtone, s’engage pour ses enfants, « pour qu’ils puissent grandir sur un territoire préservé ». Ses yeux sont soulignés par un trait noir horizontal et un trait vertical sous la bouche.

    Les habitants prennent la parole pour exprimer leurs besoins et leurs questionnements. Parmi les problèmes relevés, les conflits de voisinage qui débouchent parfois sur des incendies criminels. Le brûlage des ordures (aucun système de collecte n’est mis en place par la préfecture de Santarém dont ils dépendent) peut aussi provoquer un incendie et génère des tensions.

    « Dans ma communauté, c’était comme ça aussi, confie Marlisson Castro. Avant, si mon voisin n’arrivait pas à contrôler son brûlis, c’était son problème. Mais c’est faux, si un incendie démarre, c’est l’affaire de tous. » En filigrane, l’équipe de sapeurs-pompiers tente de motiver les communautés à créer leur propre brigade. L’ICMBio propose des formations gratuites chaque année.

    Dans l’après-midi, trois « brigadistas » partent enregistrer les coordonnées GPS des parcelles qui seront brûlées après la période d’interdiction (le mois d’octobre étant trop sec). Ces données serviront ensuite à l’ICMBio, qui surveille quotidiennement par satellite les points de chaleur apparaissant dans la Resex. « Si cela provient d’un brûlis autorisé, on est plus tranquille », explique Maria-Alice Bizam, agente du ICMBio et responsable de la logistique de cette mission.
    Une réponse mieux coordonnée

    Contrairement aux idées reçues, le sol amazonien, constamment lavé par les pluies, est pauvre en nutriments. Le brûlis produit des cendres qui fertilisent ainsi naturellement une parcelle. Celle-ci est ensuite cultivée 1 ou 2 ans puis laissée au repos huit ans en moyenne, le temps qu’une végétation assez dense repousse.

    De retour sur le bateau, Maria-Alice Bizam regarde son téléphone en se rongeant les ongles. Un point rouge apparaît sur son application de surveillance satellitaire, symbolisant un point de chaleur détecté, mais qui ne correspond pas à un brûlis déclaré. Sa camarade Soeli Nobre Da Costa, qui appartient à la brigade la plus proche de la zone concernée, sollicite ses contacts et trouve un riverain pour aller voir ce qu’il en est. La vidéo qu’il envoie montre un incendie en bord de rivière. Avec le vent sec et chaud de cette saison, le risque est grand que le feu se dirige vers la forêt. Un escadron de sept sapeurs-pompiers est envoyé sur place. Temps de trajet estimé : deux heures en petit moteur.

    Quand ils reviennent de nuit, leur mine fatiguée, mais souriante, indique que l’opération a réussi. « On a créé une ligne coupe-feu préventive à même le sol et abattu un arbre qui avait pris feu », relate Francisca Eloide Lima, de la brigade d’Alter-do-Chão, qui a dirigé l’opération.

    Les deux dernières années ont été mortifères pour l’Amazonie, notamment en raison du phénomène El Niño qui a entraîné une sécheresse intense. En 2023, 10,7 millions d’hectares ont été réduits en cendres dans la seule partie brésilienne, puis 15,6 millions en 2024. C’est plus du double de la moyenne historique enregistrée par MapBiomas, une structure collaborative cartographiant le pays.

    Au niveau local, 2023 a été désastreux. Les pompiers se sont mobilisés lors d’une mission interminable de 49 jours. L’incendie survenu dans la Resex a même nécessité l’envoi d’un hélicoptère. En 2024, bien que le risque était accru, les feux ont été mieux maîtrisés.

    Pour Daniel Gutiérrez Govino, l’un des fondateurs de la brigade d’Alter-do-Chão, cela est dû à la meilleure organisation des différentes brigades locales et à l’implication plus grande des habitants, nécessitant moins de dépenses publiques : « On est passé de 3,3 millions de réais de dépenses publiques en 2023 dans la lutte incendie à 50 000 réais en 2024 », soit de 517 000 à 8 000 euros environ.

    Au troisième jour de leur mission, les « brigadistas » rendent visite à la communauté Cabeceira do Quena. Ici, les habitants se rappellent avec effroi comment un incendie a traversé leur village en 2010. « Une grande dévastation », se désole une habitante racontant comment, avec d’autres villageois, elle a tenté de protéger les maisons et les voisins.

    « Les arbres dont les fruits nourrissaient les poissons ont brûlé, on s’est retrouvés sans rien, se souvient un pêcheur. Si la nature est ravagée, tout est fini. On ne va pas manger de la cendre. »

    Après une matinée de discussions, les sapeurs-pompiers volontaires repartent souriants et plus unis. L’espoir est grand que ces villageois mettent en place une brigade. Une nouvelle équipe qui renforcerait les rangs de ces pompiers, véritables gardiens de leur territoire.

    https://reporterre.net/Face-aux-feux-en-Amazonie-les-autochtones-deviennent-sapeurs-pompiers

    #feu #incendie #peuples_autochtones #auto-gestion #Resex_Tapajós-Arapiuns #prévention #Cabeceiro_do_Amorim #éducation #formation #brûlis #gestion_intégrée_du_feu #réduction_des_risques #ICMBio #volontariat #volontaires #brigades #brigades_locales #Cabeceira_do_Quena

  • Il colonialismo del carbonio vissuto dalle comunità indigene dell’Amazzonia colombiana

    I programmi di conservazione forestale che permettono di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali si mostrano inefficaci ma soprattutto ingiusti. Reportage dalla fitta foresta del #Guaviare, casa dei #Nükak, stretti tra i “#carbon_cowboy” che puntano alla mercificazione del loro territorio, le disidencias delle Farc e attori esterni che ne minano la coesione sociale.

    “Dove si mette l’anidride carbonica? Porteranno delle bottiglie?”, chiede un membro dei Nükak, comunità indigena dell’Amazzonia colombiana. Si rivolge a un dipendente di #CorpoGreen, azienda che ha proposto alla comunità un progetto #REDD+ (acronimo di #Reducing_emissions_from_deforestation_and_forest_degradation), programma di conservazione forestale che permette di emettere crediti di carbonio sui mercati internazionali.

    Chi acquista questi crediti, ovunque si trovi, può così compensare le proprie emissioni di gas a effetto serra, invece di ridurle. Il giornalista britannico George Monbiot le ha definite “indulgenze climatiche”.

    La domanda che si sentono rivolgere molti sviluppatori di progetti REDD+ cela un nodo fondamentale: come funziona la compensazione del carbonio? Come si va dalla spunta alla casella “compensa le emissioni del tuo volo” all’immagazzinamento di tonnellate equivalenti di anidride carbonica?

    Provando ad aprire questa “scatola nera”, ricercatori e giornalisti d’inchiesta hanno dimostrato l’inefficacia biogeochimica di queste iniziative e ne stanno facendo venire a galla i tangibili impatti sociali, dall’accaparramento di terre alle violazioni dei diritti umani.

    Prerequisito fondamentale per la compensazione “basata sulla natura” è infatti una vasta estensione di foresta “incontaminata”, modo occidentale di definire ecosistemi che, come dimostra la ricerca in campo biologico e paleoantropologico, sono in realtà stati “coltivati” nel corso dei millenni dalle popolazioni indigene. Di terra -in teoria- i Nükak ne hanno a volontà: quasi un milione di ettari, in gran parte coperti da foresta tropicale. Modificando alcuni loro comportamenti che -sempre in teoria- causerebbero deforestazione, l’azienda sviluppatrice può sostenere di avere evitato delle emissioni future, e così giustificare l’emissione dei crediti.

    Ma chi sono i Nükak? Comunità semi-nomade di cacciatori e raccoglitori, fino al 1988 ha vissuto in isolamento volontario nella fitta foresta del Guaviare, dipartimento dell’Amazzonia colombiana noto -tra le altre cose- per la capillare presenza delle Forze armate rivoluzionarie della Colombia (Farc). Nei quasi 40 anni trascorsi dal primo contatto, l’inevitabile processo di integrazione nella comunità nazionale colombiana si è rivelato colmo di ostacoli e i problemi sociali, dalla povertà al consumo di sostanze stupefacenti fino alla prostituzione infantile, abbondano. Per i Nükak la foresta è tutto: ambiente di vita, cantiere, parco giochi, supermercato, teatro e cimitero. Non per niente, la parola che usano per foresta è la stessa che usano per indicare il mondo: #ye.

    Con una certa lungimiranza, negli anni Novanta il governo colombiano ha riconosciuto loro la proprietà collettiva di un ampio territorio al fine di garantirne la sussistenza nomadica. In tempi di crisi climatica, però, questo ha destato l’interesse degli sviluppatori REDD+, detti anche “carbon cowboy” per la spregiudicatezza nell’aprire nuove frontiere di accumulazione di capitale sull’onda della decarbonizzazione. Ci hanno provato a più riprese anche nel Guaviare, da ultimo l’enigmatica azienda di “servizi ambientali” CorpoGreen, ma sono progetti destinati a fallire. Non solo queste aziende sono “empresas de garaje” sorte dall’oggi al domani senza particolari competenze -come ci confida un leader indigeno colombiano- ma le premesse teoriche stesse dell’iniziativa di conservazione non reggono: i Nükak hanno un impatto minimo sull’ecosistema amazzonico e, in ogni caso, non hanno una presenza capillare nel proprio territorio, in buona parte controllato dalle disidencias delle Farc (i gruppi che non hanno sottoscritto l’accordo di pace del 2016 e imperversano ancora, a macchia di leopardo, in varie zone del Paese).

    Spesso, una volta bruciatisi, gli stessi carbon cowboy ricompaiono con una ragione sociale diversa o mediante prestanome. A un certo punto, CorpoGreen è stata affiancata da una sorta di agenzia di consulenza (#Mantis) rappresentata dalle stesse persone: “Mantis è apparsa dal nulla. Non hanno incarichi precedenti degni di nota né esperienza con i Nükak. È un sistema di scatole cinesi”, ci rivela un informatore locale. Un sistema oliato che poggia anche su entrature istituzionali: “La cosa viene dal profondo del ministero dell’Interno, per questo qui nessuno oserà contrastarli”.

    In Paesi come la Colombia, segnati da decenni di violenza e militarizzazione, la contiguità tra istituzioni, criminalità organizzata e gruppi guerriglieri o paramilitari comporta rischi che vanno ben oltre le vie giudiziarie: “Sono una persona coraggiosa, se vedo un serpente in mezzo alla strada non scappo. Ma questa faccenda mi spaventa”, ci confessa una cooperante locale. Un’altra rincara la dose: “Preferirei sedermi a parlare con i guerriglieri piuttosto che con questa gente (gli sviluppatori, ndr). La corruzione uccide più delle Farc”.

    Con le #Farc, però, pare essersi già seduta CorpoGreen. Anzi, fonti riferiscono che i suoi manager avrebbero legami diretti con le disidencias. Forse non è un caso che, per promuovere il progetto, si muovano con gran disinvoltura in territori che sono off-limits per molti enti pubblici e Ong. In questi territori rientra il perimetro, formalmente di proprietà dei Nükak, del progetto REDD+. Per molti le disidencias sono ormai assimilabili a un puro racket del narcotraffico, avendo abbandonato gli ideali marxisti che caratterizzavano le Farc della prima ora: “Dicono di credere in Karl Marx ma penso che credano di più in Pablo Escobar”, ha ironizzato tempo fa l’ormai ex presidente Gustavo Petro (il 21 giugno di quest’anno il suo erede designato Iván Cepeda ha perso al ballottaggio contro l’ultradestra populista di Abelardo de la Espriella). Gli alti e bassi della coca, però, uniti alla repressione governativa e alla perdita di legittimità presso la popolazione, hanno indotto le guerriglie a diversificare le fonti di introiti: l’ultima frontiera è proprio quella dei progetti REDD+.

    A lanciare l’allarme per la prima volta in forma ufficiale è stata la Defensoría del Pueblo (l’ombudsman colombiano) nel 2024, segnalando pagamenti forzati (una sorta di pizzo chiamato vacuna, “vaccinazione”) imposti dalle disidencias agli sviluppatori di iniziative ambientali. In Guaviare è il segreto di Pulcinella: “Qui pagano tutti. Pagano i negozianti, paga chiunque porti avanti un progetto”, afferma un funzionario locale. Un ex guerrigliero ne illustra le modalità: “Le Farc impongono un dazio di accesso al territorio e una sorta di tassa sul fatturato. Stando alla legge Farc 002 del 2000, si applicherebbe una percentuale del 10% sul valore presunto del progetto”. Considerando che un credito di carbonio può valere 5-10 dollari e che CorpoGreen in questo caso ne millanta una produzione potenziale nell’ordine dei quattro milioni, se ne può desumere un pizzo multimilionario.

    Al di là dei tratti locali assunti dal fenomeno, i progetti di compensazione si inseriscono in un quadro più ampio di colonialismo “verde”: come ricostruito in un recente studio scientifico (https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047) condotto da chi scrive in collaborazione con Torsten Krause (Università di Lund, Svezia), i mercati del carbonio sono veicolo di uno scambio diseguale che sfrutta il lavoro e le risorse delle popolazioni del Sud del mondo per allargare la forbice di ricchezza tra Paesi ricchi ed ex colonie mantenendole in una condizione di dipendenza economica e tecnologica. Tra il 2020 e il 2023, i mercati del carbonio volontari avrebbero drenato oltre 200 milioni di dollari dalla sola Colombia. Quella della compensazione, dunque, sarebbe non tanto una soluzione climatica “falsa” (ossia inefficace) quanto “ingiusta” da una prospettiva socio-ambientale.

    Eppure la politica sembra andare in direzione opposta: la COP30 di Belém ha infatti rilanciato i mercati del carbonio con il convinto contributo dell’Ue (che permetterà ai Paesi membri di coprire il 5% degli obiettivi di mitigazione con crediti extra-UE); in Italia, intanto, è stato lanciato il registro nazionale dei crediti di carbonio forestali per “contrastare il fenomeno del greenwashing (sic)”.

    A dispetto di quanto si potrebbe pensare, la soluzione a queste ingiustizie non passa necessariamente dall’abolizione dei mercati del carbonio. Come spesso accade quando si parla di equilibri socio-ambientali, la realtà è contraddittoria: alcune comunità indigene, intravedendo un’opportunità di emancipazione economica meno distruttiva rispetto all’estrattivismo convenzionale, intendono governare il fenomeno a proprio vantaggio. L’Organizzazione dei popoli indigeni dell’Amazzonia colombiana (Opiac), ad esempio, sta sviluppando corsi ad hoc per formare i leader indigeni sulla gestione di questi progetti. Al di là della scarsa praticabilità politica dell’abolizione di un programma attorno al quale ruotano corposi interessi economici, sussiste dunque il rischio che lo smantellamento dall’alto del carbon forestry diventi a sua volta un’imposizione coloniale.

    I Nükak, loro malgrado, si trovano tra l’incudine e il martello, costretti ad accettare la mercificazione del proprio territorio per poter intravedere vie d’uscita dall’indigenza ma al contempo esponendosi alla manipolazione di attori esterni che ne minano la coesione sociale. Sballottati a destra e a manca da chi ne vuole sfruttare la condizione di vulnerabilità (intercettando i relativi stanziamenti pubblici), faticano a vedere la luce in fondo al tunnel: “Non stiamo camminando bene insieme -dice sconfortato un esperto mediatore Nükak, sul retro di una camionetta che ci porta verso alcuni insediamenti lungo il fiume Inírida-. Non siamo ancora riusciti a capire la vostra civiltà. Voi kawene (stranieri, ndr) vi capite, ma noi non vi capiamo. I nostri anziani non hanno ancora deciso che cosa fare”.

    https://altreconomia.it/il-colonialismo-del-carbonio-vissuto-dalle-comunita-indigene-dellamazzo
    #carbone #colonialisme_du_carbone #crédit-carbone #Amazonie #forêt #peuples_autochtones #injustice #inefficacité #Colombie #marchandisation #compensation #émissions_de_CO2 #accaparemment_de_terres #colonialisme_vert #green-washing #carbon_forestry

    • The unequal exchange of carbon: calculating value appropriation and atmospheric colonisation through carbon offsetting

      Despite a flurry of critical analyses discussing its controversial track record in terms of effectiveness and social feasibility, carbon offsetting remains one of the key mechanisms within global climate governance. We address an understudied dimension of the offsetting paradigm, with a focus on the voluntary carbon market and nature-based ‘solutions’, to inquire whether carbon trading constitutes a form of unequal ecological and economic exchange. We quantify the global unequal exchange through carbon credits. To ground our hypotheses, we analyse the carbon trading landscape of Colombia and offer a country-specific quantification of value plunder through carbon commodity chains. We find that, only through voluntary carbon markets, wealthy countries appropriated 4 billion USD in 4 years from the Global South, whereas the value drain from Colombia is estimated at 200 million USD. We also highlight further value leakage through both formal and informal carbon brokers.

      https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13563467.2025.2572047

  • Trois genèses du démos
    https://laviedesidees.fr/Gerard-Bras-Faire-peuples-6913

    Le populisme prétend défendre la cause du “peuple”. Mais qu’est-ce que le #peuple ? Selon G. Bras, il en existe plusieurs sortes, autant qu’il y a de manières de “faire peuple”.

    #Philosophie #philosophie_politique

  • Comment la raréfaction des terres menace la matrilinéarité dans le #Meghalaya (Inde)
    https://lvsl.fr/comment-la-rarefaction-des-terres-menace-la-matrilinearite-dans-le-meghalaya-in

    C’est un fait bien documenté : la colonisation européenne a modifié en profondeur les structures économiques et la répartition des ressources des pays colonisés. L’expansion de l’économie de marché qui s’en est suivie n’a fait qu’accroître les inégalités et accélérer la destruction des ressources naturelles. Les conséquences de l’épuisement des matières premières sur les traditions locales sont en revanche moins connues. Dans le Nord-Est de l’Inde, où l’organisation sociale est intimement liée aux ressources, la raréfaction de celles-ci instaure un climat de méfiance vis-à-vis des femmes - principales détentrices des biens économiques – et des étrangers, soupçonnés de déposséder les locaux de leurs terres. La matrilinéarité, structure familiale favorable aux femmes, s’en trouve (…)

    #Société #Féminisme_et_lutte_des_classes #Enclosures #Inde #matrilinéarité

  • Je suis la mer

    En #Suède, dans les années 1940, l’installation d’un #barrage engloutit le village estival d’#Ingá et #Rávdná, nomades samies. Sous les eaux du lac, leur monde disparaît, sacrifié au nom d’un #progrès qui méprise les peuples autant que les #paysages. Mêlant drame écologique et tragédie intime, lutte pour la #mémoire et conflits de générations, #Elin_Anna_Labba signe un #roman saisissant porté par une langue d’une beauté rare, qui donne chair à la #lutte pour la #terre et l’#identité, et marque durablement le coeur et l’esprit. Un premier roman événement, traduit dans plus de dix langues.

    https://editions-rivages.fr/catalogue/je-suis-la-mer-021453
    #livre #sami #peuples_autochtones #barrage_hydroélectrique

  • Le peuple et moi. François Ruffin cinéaste | RdLI | RdLI
    https://rdli.fr/articles/essai/le-peuple-et-moi-francois-ruffin-cineaste

    Parmi ses « films cultes », Ruffin cite aussi Monsieur Smith au Sénat (1939), toujours de Frank Capra, « le plus grand ». En tant que député, il ambitionne d’« être James Stewart à l’Assemblée », c’est-à-dire de se mettre en branle « pour affronter l’institution et [...] chercher ce qu’il reste de l’humanité dans le cœur des hommes1 ». Quand il parle de ce film, il évoque d’ailleurs surtout l’acteur James Stewart, qui s’est construit une persona (image publique) d’« homme du peuple associé [...] aux “devoirs civiques” et à une “morale inébranlable” », et qui, avec son allure et son élocution hésitantes, convoque « les valeurs populistes de la small-town America2 » (l’Amérique des petites villes).

    Faisons l’hypothèse que ces références n’ont rien d’anodin. Si on les met en regard des films de Ruffin (en partie réalisés avec Gilles Perret), on peut y lire la matrice, voire le fantasme originaire, de son action politique. Le George Bailey de La Vie est belle et le Jefferson Smith de Monsieur Smith au Sénat condensent peut-être la manière dont Ruffin se perçoit, comment il se construit comme personnage central de ses __films et comment il fabrique une certaine image du « peuple ».

    #altruisme_narcissique #cinéma #peuple #François_Ruffin

    • Ruffin ne compte pour rien, il vaut comme énième avatar du rouge-brun dont les mille nuances ont fleuri au cours de la contre-révolution capitaliste. Admettons-le, la Nouvelle droite a marqué le point. Une révolution culturelle s’est produite. De Soral à Dieudonné, de Guiraud à Thery, de Mélenchon à Bouteldja, ça emboucane et ça suinte de partout.

      En ce moment, Villepin fait parait-il un tabac dans les amphis. Fétus atomisés cherch. sauveur, un « désarroi déjà roi » (cf. la place accordée à JLM). Bheurk.

      Sinon, je connais pas assez la BD, mais je trouve extraordinaire le nombre de dessinateurs qui se sont prêtés à cette auto-hagiographie. Une BD de Ruffin sur Ruffin, wtf.
      Usuellement on fait faire ça par d’autres.

      #rouge_brun #gauche

    • Ruffin au Congo
      https://www.senscritique.com/bd/les_aventures_de_francois_ruffin_depute_reporter_picardie_splendor/critique/339436612

      Attiré par les extraits plus ou moins douteux qui traînaient sur Twitter, j’ai lu cette « BD » de François Ruffin (entre autres) composée de plusieurs saynètes, illustrées chaque fois par quelqu’un de moins talentueux que le précédent (c’est visuellement extrêmement laid) où il se met en scène en train de régler les problèmes des pauvres.

      Dans le seul film que j’ai vu de lui : Merci Patron on était déjà face à un écueil similaire, le mec ne sait pas s’effacer, il doit se mettre en avant, dire « moi je ». S’il n’est pas le héros, le sauveur, il ne se sent pas bien. Il veut être reconnu comme tel et donc là il va tartiner son héroïsme pendant 80 pages de BD (vendues 22€ en physique, donc bien au dessus du prix du marché, qui va acheter ça à part moi parce que je suis un connard cynique ?)

    • je connais rien à la BD, mais je sais pas si on peut qualifier Jul (le correcteur dit "Nul) de simple exécutant. ce gros vendeur est connu, et pas seulement comme artiste (caniche) de Macron lors d’une visite officielle en Chine en 2018.

      Sinon, vu la manière dont R.F. fait sa pub, on apprend des choses qui viennent compléter un tableau profondément repoussant. En 2017, Il a publié un livre sur sa visite d’un hôpital psychiatrique, Un député à l’HP.

      il a un côté Trump se mettant en scène dans un avion militaire qui bombarde N-Y de merde. comme à défaut de n’être point offensant il est (presque) inoffensif, il a enfin réussi à faire du bien, tout le monde rigole.

      #politique #pourriture

    • @biggrizzly Le fil sur Mastodon épinglé ici aussi hier par @monolecte dans un autre fil Seenthis.
      https://seenthis.net/messages/1169245#message1172569
      Plutôt que l’égo boursouflé de Ruffin et sa BD qui semble l’être tout autant (je ne l’ai pas lu et je pense que je vais m’en dispenser) American Splendor est un chef d’œuvre et son auteur un héros de l’édition underground. Lui aussi a fait un film de sa bande dessinée. Une interview de Harvey Pekar dans The Comics Journal
      “There Are Just Some Times When You Can’t Deal” : A Previously Unpublished Interview with Harvey Pekar
      https://www.tcj.com/there-are-just-some-times-when-you-cant-deal-an-unpublished-interview-with-harv
      et un autre TCJ avec son ex compagne. Joyce Brabner, 1952-2024.
      https://www.tcj.com/joyce-brabner-1952-2024

      #Harvey_Pekar #American_Splendor
      American Splendor ≣ 2003 ≣ Trailer
      https://www.youtube.com/watch?v=HerH_v1Bw14

      @colporteur From Krakow to Krypton et The Jewish Graphic Novel , deux ouvrages qui explorent en détail les liens entre la bande dessinée et le judaïsme.
      https://www.nebraskapress.unl.edu/jps/9780827608436/from-krakow-to-krypton

    • S’agit de faire mieux que ce branleur de Karl Marx qui siégeait même pas au parlement et aussi bien que Harvey Pekar. Et alors ? Vous êtes contre l’ambition ?

      Bref. Amiens est splendide, certes (surtout ripolinée comme la ville l’est désormais). Ruffin, lui - tout le monde l’aura compris - n’est qu’un de ses fientes.

      Sinon, @vanderling, merci, mais si j’ai bien noté American splendor comme digne d’intérêt (sans savoir par quoi commencer parmi ce qui est dispo en français), grâce au crapaud de la Somme qui se voudrait aussi beau que le boeuf réputé magique dont il se réclame en matière de BD, je crains de continuer à pas savoir grand chose ni de la BD ni du judaïsme. à dire vrai mon insistance depuis plus de deux ans quant à ces histoires (de minoritaires) tient davantage à l’importance que revêt l’antisémitisme qui me parait au principe d’un racisme (éventuellement de masse) qui n’a pas attendu l’invention des races biologiques du XIXeme pour exister et qui perdure (et donc doit se renouveler) au-delà de ses prétentions scientifiques passées. C’est davantage le majoritaire (pas nécessairement en nombre), comment il se constitue qui m’importe. Les ressorts de la normopathie ordinaire, et la manière dont ils sont remis en tension / utilisés ("Moscovici ne parle plus français, il parle la langue de la finance internationale", citation approximative de JLM, par exemple).

      #melon_d'Amiens

    • Ruffin se lance dans la BD, et c’est un naufrage politique
      https://contre-attaque.net/2026/05/16/ruffin-se-lance-dans-la-bd-et-cest-un-naufrage-politique

      (...)

      Dans les dialogues mais surtout dans les dessins, ces pages empruntent de façon criante au registre colonial. Ici, les deux corps non-blancs sont menaçants, grimaçants, colériques et instables. Ils ne maîtrisent pas leurs émotions, contrairement aux agents en uniforme et à François Ruffin. Le député est représenté comme conquérant, droit, tout en maîtrise. Ferme mais juste. Plutôt que de se joindre au passager maghrébin, le seul qui a une réaction normale, à savoir protester contre des contrôleurs et des flics racistes qui dérangent tout le monde, il le corrige. Il le fait taire.

      (...)

      Cela ressemble à un suicide politique. À moins, tout simplement, que Ruffin ne s’adresse plus à la gauche.

      (...)

    • @colporteur Tu dis ne pas savoir par quoi commencer parmi ce qui est dispo en français. Je te conseille son anthologie éditée par Çà & Là, en 3 volume 19€ chaque. Et logiquement disponible dans toute bonne médiathèque digne de ce nom.
      https://www.caetla.fr/_Harvey-Pekar_
      H. Pekar & R. Crumb

      judaïsme et bandes dessinées.
      Un petit extrait de son interview dans The Comics Journal « Il y a juste des moments où on ne peut pas s’en sortir » que je signalais plus haut :

      Les Arabes palestiniens ont été traités plus durement que tous les autres Arabes. Ils n’ont même pas eu la moindre chance d’accéder à l’autonomie. C’était l’un de mes arguments ; c’est un sujet qui demande beaucoup de temps à développer. Et puis, leur recours à la force… c’est une chose d’utiliser la force si c’est pour vraiment obtenir quelque chose. Je ne suis pas pour partir en guerre, ni rien de ce genre, mais si l’on doit faire la guerre, c’est qu’il faut en tirer quelque chose. Et ces guerres qu’Israël mène, ils vont devoir continuer à les mener tant qu’ils existeront, à moins qu’ils ne changent leur politique. Je suis entré dans les détails et j’ai fait beaucoup de recherches à ce sujet. Puis je l’ai envoyé à l’éditeur, qui m’a demandé de le restructurer, et entre-temps, j’ai fait équipe avec un très bon illustrateur. Il s’appelle JT Waldman.

      Harvey Pekar à profondément ausculté la domination et les agressions multiple d’Israël envers la Palestine. Après je n’en sais pas plus que ça de ses réflexions sur le judaïsme, ses conclusions et sa collaboration avec l’illustrateur JT Waldman.

      Pour revenir à ton seen initial, Ruffin est sûrement plus fasciné par les super-héros marvel que par la BD underground. François le MadMan qui se prend pour un super-héros. Super Zéro oui.

    • BD : On a retrouvé Félix le « Maghrébin » de Ruffin !
      https://www.youtube.com/watch?v=xEr_9shMBYs

      sans vouloir gâcher la rigolade renouvellée, cette chaine YT fait aussi dans le Collon, Bouteldja, il est donc possible de douter de de sa fiabilité.

      edit il y a aussi du Seba, Aberkane, Chouard, Alsoumi (d’ Urgence Palestine ; pour lui, l’islamophobie est une stratégie créée par Israel), Youssef Hindi (publié par Kontre Kulture), #Mizane est un site conspi et antisémite, une émanation des Éd. AlBouraq, qui tiennent la librairie éponyme et la « Librairie de l’Orient », qui vend de nombreux livres des éditions Kontre Kulture (Soral). On y trouve aussi le négationniste Garaudy.

      c’est une fois de plus incompréhensible que des Gresh, Mauduit, Cypel, Bégaudeau (bien que...) etc. acceptent de participer (si l’antisémitisme est résiduel, faut-il remettre une pièce dans la machine ?).

      nous voilà toujours plus cernés par les racelards.

      #racisme #antisémitisme

    • @48polopolo

      40:53 Je suis d’Amiens et j’en peux plus de Ruffin, l’année passée il est venu à l’usine ds laquelle je bossais car celle ci était menacée de fermeture (elle a fermé depuis), et tu vois qu’il vient en mode sauveur, super héros des prolétaires et tu sens trop à la fois cet égo démesuré d’1 côté et de l’autre le mépris inconscient qu’il a pour nous les ouvriers. Il ne a parlé d1 manière insupportable comme s’il fallait se mettre à « notre niveau », comme s’il était lui aussi un prol, comme si on était des débiles, et l’expression « la France qui pue des dessous de bras » qu’il emploiera qq tps plus tard ds les médias est tellement parlante de sa personnalité... Mais en gros il vient comme un récolteur des doléances des ouvriers pour les répéter ensuite à la tv ou à l’assemblée pour se mettre en avant et dire que lui est au contact du « peuple qui souffre » et du coup le comprend, mais à aucun mmt il tente d’orienter vers une lutte ouvrière ou un rapport de force... C’est paternaliste au possible, dénigrant et égocentrique un truc de fou, il se croit tellement le haut parleur/porte parole du prolétariat car on serait incapable de le faire et de poser des mots sur nos conditions...

      Et concernant le « respecter la police » un peu ds le mm genre quand il était venu devant notre usine il y avait des médias et à un moment donné on leur avait demandé de nous laisser nous entretenir entre nous les ouvriers et Ruffin ; certaines médias n’ont pas respecté cette doléances de notre part (en plaçant une perche sonore en scred pr ns écouter) et j’ai pousse un coup de gueule contre eux en disant qu’ils n’étaient même pas capables d’avoir du respect pour des dizaines de mecs qui allaient se retrouver au chômage et qu’ils n’avaient aucune morale, éthique et qu’au fond ils étaient des rapaces, Ruffin m’est à moitié tombé dessus en disant qu’il ne fallait pas que je m’énerve contre eux car mm si ds le fond j’avais raison il fallait être conscient qu’on avait besoin d’eux (sachant que c’est très certainement lui qui les avaient fait venir car à tout nos rassemblements précédents on ne les avaient pas vu et on n’avait jms réclamé leur présence 🤷) pour faire porter notre voix... Cette scène m’a vraiment fait penser à ce moment où il se place au-dessus de la mêlée, au dessus de moi en l’occurrence, ouvrier qui ne serait pas capable de gérer sa colère mm ds un moment où elle serait légitime, je vais perdre mon emploi, je me fais enregistrer ac mes collègues à notre insu ds un moment d’organisation de notre mouvement... Il ne se rend mm pas compte de son côté « sauveur autoproclamé » ms qui au fond ne sert à rien... Il avait son p’tit carnet et je ne sais pas ce qu’il a fait de ces p’tites notes prises lors de cette échange...
      Nb : il y avait Deffontaines du pc qui était là aussi et il a été infichu d’exister et de porter un discours quel qu’il soit... Il est dramatique lui aussi ds un autre genre

      Ps : pour être qd même un peu d’eau ds mon vin il est vrai que Ruffin est qd même présent, mm s’il le fait très mal, ds les usines et les luttes ouvrières et je pense que LFI devrait se saisir plus souvent de ce genre de moment de lutte ouvrière (mm s’ils le font ce n’est pas assez à mon avis)

      https://www.youtube.com/watch?v=L1b9XnzKwO8&lc=UgyAF7KJ-SzE_PlIBsd4AaABAg

    • Concernant le témoignage, a priori ce Félix ne raconte pas de bobards puisque Ruffin a reconnu les faits (par contre oui le média sur lequel il s’exprime est tout pourri).

      J’aime bien ce que dit Geoffroy de Lagasnerie, qu’en gros Ruffin quand il doit se positionner sur quelque chose qui sort de ses combats habituels, eh bien il dit systématiquement des trucs de droite :
      https://piaille.fr/@0xdefec7edcafe/116614549796117644

    • Geoffroy de Lagasnerie dès l’entrée « même si, je redis encore que je voterai pour lui, que je le soutiens etc » mais nan voila encore ou nous mène le concept de projection politique sur l’homme érigé en bite centrale, le héros, la star politique. Nous serions ses moutons obligés, c’est exactement comme la projection amoureuse, de l’emprise mentale qui ignore les comportements et actions de la personne pour persévérer dans ses propres croyances qui dénient le grand splash bouseux final.
      Ruffin se torpille tout seul, mais c’est la suite logique de sa mégalomanie (qui s’accompagne d’une cécité totale de l’Autre) il a toujours été imbu, réac et pue de dessous ses idées. Ses films étaient déjà insupportables et dégoulinants de mépris des classes populaires ou des femmes. Nan mais, rien que le titre « Debout les femmes » je fuis, de quel droit il vient dire aux femmes ce qu’elles doivent faire ? et si tu arrives pas à saisir l’injure, imagine un film de Ruffin avec pour titre « Debout les noirs ».
      Ce type est devenu rapidement l’archétype du mâle blanc nourri de ses privilèges qui lui permettent d’être LE donneur de leçon, vraiment d’une autre époque, celle de la domination coloniale, du patriarcat et du racisme.
      Un combo !
      Geofroy, parle nous d’art, c’est ton domaine, pour le reste, allez vous lécher entre vous mais qu’on n’ait pas à suivre vos soutiens puants.

      Et quand même, ce type est censé être journaliste et arrive à pondre des fakes énormes pour déformer la réalité à sa gloire, mazette, la honte.
      https://seenthis.net/messages/1173404#message1173578

    • Ah mais oui je suis d’accord que Lagasnerie est à peine moins problématique (je mets ça un peu dans le même sac que Bégaudeau, des mecs à l’égo boursouflé qui s’écoutent parler) mais je trouvais sa remarque pertinente. Ruffin je l’ai toujours trouvé ridicule par rapport à ses fantasmes sur le vie ouvrière, courant de tournois de foot en fêtes de la saucisse et présentant ça comme l’alpha et l’oméga de la culture des pauvres, se rapprochant par là plus d’un Patrick Sébastien que d’un Jean Jaurès des temps modernes.

    • Ce n’était pas contre toi @alexcorp ! Je suis contente d’être sur seenthis pour me sentir moins seule. J’ose même plus parler de mon aversion pour ces bouses de petits coqs du pouvoir. Donc je suis ravie que tombent les masques et n’allons pas se fourvoyer avec ces mégalos qui prennent la vulgate pour stupide.
      Je pense aussi à Branco qui fait sa petite campagne et auquel les gilets jaunes qui se sont formés dans le froid des ronds-points s’opposent à Toulouse parce qu’ils ne veulent surtout pas d’un chef autoproclamé. Il est temps d’arrêter ce cirque ridicule de la vem république qui offre un boulevard aux tyrans et la course à la mégalomanie.
      La chute prévisible et lamentable de Ruffin est exactement le chemin tracé par cet obsolète système politico-médiatique. Tant que les dégâts que cela engendre sur le cerveau ne sont que risibles, rions, celleux qui s’engagent en politique pour y gagner quelques millimètres de gloire sont dangereux pour les valeurs de notre belle france et de son drapeau et de ses barbelés de frontières. Envie de faire dérailler la belle franfrance dans son traintrain patriotico fasciste seriné tous les jours par les assoiffés mégalos du pouvoir.

    • Cernés, suite

      Derrière le témoignage accablant de Félix Barrès, qui accuse François Ruffin de l’avoir essentialisé comme « un arabe » dans sa BD alors qu’il se revendique « Français de souche », apparaît aussi le parcours d’un journaliste converti à l’islam aux positions pour le moins ambiguës sur le djihad

      https://www.lopinion.fr/politique/des-gens-qui-vont-combattre-en-syrie-dune-maniere-rationnelle-le-vrai-visag

      choisir Mizane pour témoigner, c’était étrange, on nous propose une explication ... sous #paywall

    • Explication empreinte d’une certaine #islamophobie en l’occurrence ...

      https://justpaste.it/njbq9

      Il y a trois liens vers des enregistrement Soundcloud sur la page d’origine mais ils n’apparaissent pas sur la page que j’ai pu sauvegarder :

      1) Félix Barrès et sa conversion
      https://soundcloud.com/robinv-3/felix-barres-et-sa-conversionwav

      2) Félix Barrès et son entourage :
      https://soundcloud.com/robinv-3/felix-barres-et-son-entouragewav

      3) Félix Barrès et le Jihad :
      https://soundcloud.com/robinv-3/felix-et-le-jihadwav

      J’espère que vous arriverez à écouter tout ça sans vous créer de compte. Perso, je n’ai pu y échapper.

      L’Opinion est un quotidien français lancé en mai 2013 par Nicolas Beytout, ancien président des Échos et ancien directeur des rédactions du Figaro. Le journal revendique être pro-business[3]. Il suit une ligne qui s’affirme « néolibérale » selon Marianne.
      Le quotidien est édité en version imprimée et en version numérique.
      L’Opinion appartient à Bey Media, propriété à 100 % d’Ufipar, une filiale de LVMH.
      Son siège est situé à Paris.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Opinion_(quotidien_fran%C3%A7ais)#

      Quel sombre brouet calomniateur tu nous a livré là @colporteur ...

    • Merci @sombre, pas besoin de s’inscrire pour écouter depuis seenthis les 3 fichiers audio !

      L’article raciste de l’opinion ne fait pas la différence entre être arabe et être musulman, avec en non-dit que s’être fait humilier par ruffin devient logique. Super puant.
      La base sempiternelle du caniveau de l’extrême droite, entre amalgamistes et confusionnistes, ils sont fins prêts.

    • Merci @sombre pour l’éclaircissement. Je me demandais d’où sortais ce type, et, pour lui comme pour Gresh et les autres cités plus haut, comment on peut accepter de faire un truc pour cette immondice de Mizane. La question reste posée mais a priori tous ceux qui se commettent sur un tel site sont soit dépourvus de tout sens politique, soit abusés, soit bien louches. Personne ne leur posera la question.

      Ce qui me frappe dans ce qu’il dit c’est qu’il émet l’hypothèse qu’il y a 30 ans il aurait pu satisfaire son besoin de transcendance (c’est moi qui choisi ce terme) grâce à l’existence de "grands penseurs qui n’existent plus". Encore et toujours « l’âme d’un monde sans cœur (...) l’esprit d’une époque sans esprit » ....

    • pour @touti et pour les autres (+10 pour tes commentaires touti)
      je viens de refaire le plein dans ma médiathèque préféré et les bibliothécaires ont eu.e un coup de coeur pour la dernière BD de #Marc_Dubuisson (43 ans, je le croyais plus âgé) le dessin (strip de 6 cases par page) est minimaliste mais les dialogues sont exquis.
      Pour Ruffin même le bisou à un flic de Renaud me semble moins gênant. Dubuisson propose une playlist antifa à la fin de son album (pour les possesseur de smartphone) scanner un QRcode pour une écoute sur Qobuz ou Deezer, il boycotte Spotify (fasciste et xénophobe) ici aussi il y a des playlists antifa de @cdb_77 & @sinehebdo Je tague Marc_Dubuisson car je suis sur qu’il est déjà là sur seenthis.
      Amour, fascisme et CDD édité chez Delcourt (2026)
      c’est frais et percutant à la différence de Ruffin qui sent le moisi et le velours de l’AN.
      https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-amour/album-amour-fascisme-et-cdd

    • merci @arno depuis Marc Dubuisson a quitté le X de l’autre facho et il a migré sur Mastodon.
      https://piaille.fr/@unpied
      Une Case extraite de sa BD « Amour, fascisme & CDD »


      Ce serait le pied s’il ouvrait un compte ici

      Dubuisson Seenthis c’est bon aussi

    • Je me souviens @touti d’un autre de tes commentaires ou d’un de tes seen à propos de l’élection de Ruffin comme député (sous étiquette LFI/NFP). Tu disais pis que pendre à son sujet et je trouvais que tu y allais un peu fort. Faut croire que tu avais cerné le bonhomme alors que je pensais que le NFP était révolutionnaire. Des révolutionnaires à l’assemblée nazionale avec braun-pivet au perchoir, suis-je bête, j’ai sacrément déchanté depuis et je suis pas loin de dire comme les anars « élections pièges à cons ». Ruffin n’a même pas l’excuse d’être girouette, il mouline tellement entre sa circo, l’AN, Fakir, son cinéma, ses réseaux... et le syndrome d’être indéboulonnable qu’il croit faire partie de l’histoire de france. Combien de fois je l’ai écouté sur des plateaux télé et non je devais avoir du mou de chat à la place du bulbe pour croire à ce mec là. Tu me diras avoir du mou de chat à la place du cerveau en regardant la télé c’est un peu normal, c’est même fait pour ça et le pire c’est qu’ils le savent.

    • @colporteur

      Ce qui me frappe dans ce qu’il dit c’est qu’il émet l’hypothèse qu’il y a 30 ans il aurait pu satisfaire son besoin de transcendance (c’est moi qui choisi ce terme) grâce à l’existence de "grands penseurs qui n’existent plus". Encore et toujours « l’âme d’un monde sans cœur (...) l’esprit d’une époque sans esprit » ....

      Cela m’évoque le concept de l’#anomie :

      Conséquence d’une politique antisociale

      Une anomie pourrait être suscitée par une propagande promouvant l’isolement ou même la prédation plutôt que la coopération. Ce serait la manifestation d’une politique antisociale.

      « Si l’anomie est un mal, c’est avant tout parce que la société en souffre, ne pouvant se passer, pour vivre, de cohésion et de régularité. Une réglementation morale ou juridique exprime donc essentiellement des besoins sociaux que la société seule peut connaître[3]. »

      -- Émile Durkheim, De la division du travail social

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Anomie

      Maintenant, si l’on met en exergue que seules les « religions du Livre » (monothéisme révélé) sont le moyen de retrouver une coexistence pacifiée entre les différentes composantes d’une société donnée , ce n’est pas pour moi, en tant que « gauchiste », la meilleure voie à suivre. Mais bon, normalement, les lois de 1905 devaient permettre à toutes ces communautés religieuses de vivre en bonne intelligence. Ce n’est qu’un siècle plus tard (2004) qu’on a pu constater qu’il n’en était rien.

      Je viens de tomber sur une communication du Conseil d’état à propos d’une étude annuelle intitulée « Un siècle de laïcité », document de plus de 200 pages A4 ... Je pose ça ici, pour mémoire et je me plongerai là-dedans pour y détecter les biais qui ont conduit la société française aux errements que nous connaissons aujourd’hui.

      https://www.conseil-etat.fr/publications-colloques/etudes/etudes-annuelles/un-siecle-de-laicite-etude-annuelle-2004#3

    • @vanderling faut voir aussi que Ruffin a mué politiquement, sans doute transformé et pourri par son expérience du pouvoir. Même si depuis toujours il est complètement nul sur les sujets qui sortent de son ouvriérisme paternaliste, il était quand même un poil plus « exigeant » politiquement il y a quelques années (je me souviens de lui, discutant avec Filoche et se moquant de Hamon car trop mou, eh bien voilà maintenant il marche main dans la main avec Faure, la belle affaire).

    • @sombre Dans mon Robert (2001) deux définitions pour Anomie

      1 — anomie nf sociol . Absence ou désintégration des normes sociales. ETY. Du gr. Anomia « désordre » anomique.
      2 — anomie nf Mollusque bivalve à coquille rose nacrée, à allure de petite huître.

      La deuxième définition correspond mieux au député Ruffin. Il appartient bien à la classe des mollusques comme nombre de ses coreligionnaires du parlement. Accroché·e·s à leurs sièges tels des berniques à leur rocher.

      Ruffin a mué politiquement, sans doute transformé et pourri par son expérience du pouvoir.

      @alexcorp
      ça ira peut être mieux en France quand ils inscriront dans le marbre le bannissement et la proscription pour tout élu·e·s qui trahit ce pour quoi il l’a été justement. Pour trahison, délit d’initié, parjure, cumuls de mandats, favoritisme, etc... Ainsi que la comptabilité et la reconnaissance des votes blancs et des abstentions dans tous les modes de scrutin. Leurs élections seront un peu plus crédibles et les électeurices un peu plus volontaires face aux urnes. Alors la citation de L. Latzarus sera contredite « En démocratie, la politique est l’art de faire croire au peuple qu’il gouverne ».
      Mais je suis un éternel idéaliste et je sais bien que c’est le parlement qui a le pouvoir législatif et que ces empaffé·e·s ne légifèrent jamais contre leurs classes de bourgeois. La ploutocratie a encore de beaux jours devant elle. Quand leur pouvoir vacille ils déclarent la guerre, enfin ils utilisent le populo comme chair à canons. L’histoire est pleine de conflits sanglants en perpétuel recommencement et ils sont de plus en plus meurtrier avec « la guerre moderne » les drones et autre saloperies, les génocides, les conflits sans fin.
      Et Ruffin qui y va de sa moraline et que tout irai mieux si on l’écoutait. Mais qu’il ferme sa gueule et qu’il se fasse oublier. S’il avait un tant soi peu de fierté, il se planquerai sous un rocher et qu’il se contente de pointer, comme nombre de ses collègues, au palais-bourbon en priant que son indemnité parlementaire tombe encore de nombreuses années tant qu’il bernera son électorat.
      Élu député depuis 2017 LFI puis LFI/Nupes et actuellement avec un groupe écologiste depuis sa dissidence des insoumis . C’est quoi le prochain ? Debout la France ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Debout_(parti_politique)

      Le nom proscription désignait jadis une mesure coercitive prise contre certaines personnes en période de troubles civils graves et, en particulier, désignait le bannissement pour menace à la sûreté de l’État, qui interdisait au proscrit l’accès du territoire français. Mais ce nom doit pour l’essentiel sa triste renommée au sens qu’il avait dans l’Antiquité romaine, quand il désignait la condamnation à mort de citoyens par le pouvoir, et ce, sans décision de justice, pour la simple raison qu’ils déplaisaient aux hommes alors à la tête de l’État. Cette condamnation était rendue publique et exécutoire par le simple affichage du nom des proscrits dans le Forum. Les plus célèbres et les plus tragiques de ces proscriptions sont celles qui furent commandées par Marius et Sylla. Aujourd’hui le mot proscrit désigne plus ordinairement une personne qui se voit refuser l’entrée d’un cercle, d’un salon etc.

    • fils de cadre à l’"ouvriérisme" de manager (n’insultons pas LO à tort et à travers ah ah ah), patron de presse égotique, candidat qui se pousse du col limite macronard. fiente bourgeoise.

      sinon, -"l’esprit d’un monde (ou d’une époque, selon les traductions) sans esprit"_, c’est Marx à propos de la religion, juste avant le passage trop souvent cité tronqué, ce qui réduit la critique (l’analyse) à une dénonciation, « la religion est l’opium du peuple ».

      par ailleurs, la fiction d’un parlement qui légifère date d’avant 1958-1962, le parlement ne légifère pas réellement, il est lieu d’un théâtre où sont entérinés les projets de loi gouvernementaux à condition que le gvt y trouve son intérêt (catégorie composite et variable ou l’exigence de maintenir la démocratie fictive peut cesser de jouer).

      Ruffin vient de faire ce qu’il fallait pour conforter JLM. sauf que lorsque pas tout à fait dépourvu de jugeote ce dernier déclare qu’une mobilisation populaire sera indispensable à l’action d’un futur gouvernement de transformation, personne n’ignore au fond que chaque jour ces propos sont démentis par la pratique réelle d’une France « insoumise » au garde-à-vous devant son leader, ce qu’on se doit de considérer comm l’indice d’une aptitude plus générale à la soumission volontaire.

    • Et pour parfaire l’enterrement politique, voila un article du Monde sur L’Amour et la Révolution un livre de Johanna Silva sur la relation toxique de ruffin.

      Johanna Silva : « Que François Ruffin se soit comporté avec moi comme il l’a fait, c’est aussi un problème politique »

      https://www.lemonde.fr/livres/article/2024/03/17/johanna-silva-que-francois-ruffin-se-soit-comporte-avec-moi-comme-il-l-a-fai

      Johanna Silva, elle aussi, a d’abord ravalé sa colère. Cinq années durant, elle s’est tenue aux côtés de François Ruffin, épousant ses idées, veillant sur lui et prenant en charge nombre d’aspects logistiques – chercher une salle, acheminer la sono, animer la discussion, récupérer le micro… Elle a tenu un rôle important dans le succès du film Merci patron ! (2016), puis dans la campagne qui a permis au rédacteur en chef du journal Fakir d’entrer à l’Assemblée nationale, où elle a été sa première assistante parlementaire : « “L’intendance suivra.” C’est-à-dire Johanna », résumait le député à propos de cette militante incontournable qu’il saluait à la fois comme son « bras droit » et sa « compagne de route ».

      #Johanna_Silva

  • #The_Cost_of_Growth

    The Cost of Growth challenges Europe’s growth story by exposing the extractive systems it relies on and the communities that pay the price.
    With an international cast, the film (90 minutes) connects struggles in Serbia, Italy, and Sápmi to wider fights for justice — showing how communities resist extraction, build solidarities, and expose the violence behind Europe’s economy.

    https://www.youtube.com/watch?v=5OSc0Bayy70


    https://www.thecostofgrowth.com
    #film #résistance #extractivisme #croissance #économie #violence #Serbie #Italie #Sápmi #documentaire #film_documentaire #green_deal #capitalisme #peuples_autochtones #mines #sami #guerre

  • Zad polaire : l’ardente lutte des jeunes Sámis de Norvège
    https://www.terrestres.org/2026/03/19/zad-polaire-lardente-lutte-des-jeunes-samis-de-norvege

    En Norvège arctique, colonialisme, projets miniers, changement climatique et militarisation se conjuguent pour assaillir les Sámi·es. Mais la jeune génération du seul peuple autochtone reconnu en Europe est déterminée à se battre pour son environnement et son mode de vie, entre pêche et élevage des rennes. Immersion auprès des activistes du fjord. L’article Zad polaire : l’ardente lutte des jeunes Sámis de Norvège est apparu en premier sur Terrestres.

    #Climat #Décolonial #Extractivisme #Luttes #Pollutions #Récits #Vivants #Zads

  • Où sont Maisy et Shannon ?
    https://www.visionscarto.net/ou-sont-maisy-et-shannon

    En septembre 2008 à Maniwaki (Québec), Shannon Alexander et Maisy Odjick, deux adolescentes anishnabées de 16 et 17 ans disparaissent sans laisser de traces. Elles n’ont à ce jour jamais été retrouvées. En 2011, Emmanuelle Walter découvre, via un communiqué des Nations unies, la surreprésentation des femmes autochtones du Canada parmi les victimes de meurtres, phénomène dont il n’est à l’époque jamais question au Québec et peu au Canada anglais. Plus tard, elle décide de s’appuyer sur la (…) Billets

    #Billets_

  • Tenondé Porã. Autonomie et diversité Depuis les terres guarani
    https://abasbruit.org/2026/02/10/tenonde-pora-autonomie-et-diversite

    Brésil. São Paulo. Lorsque les résurgences des formes de vie guaranis se révèlent indissociables des luttes, la question des alliances s’impose : la communauté ne saurait être pensée sans ses rapports à ceux qui lui sont étrangers. Il en résulte nécessairement une réinvention de la tradition...

    #Enquêtes #Lettres_du_monde

  • https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/17/marine-duc-geographe-au-groenland-la-memoire-des-violences-coloniales-reste-

    Marine Duc, géographe : « Au Groenland, la mémoire des violences coloniales reste vive et pèse dans les recompositions géopolitiques »

    Publié le 17 janvier 2026

    Les visées de Trump sur l’île arctique ont des effets sur les politiques danoises à l’égard de la population inuite et sur l’expression du nationalisme groenlandais, explique l’universitaire dans un entretien au « Monde ».

    Marine Duc est géographe, spécialiste du Groenland et maîtresse de conférences à l’université de Reims, où elle étudie les rapports de pouvoir postcoloniaux entre la population groenlandaise et le Danemark. Elle a travaillé notamment sur les inégalités éducatives et de genre, ainsi que sur les politiques extractivistes au Groenland.

    *Comment analysez-vous la réponse groenlandaise aux menaces d’annexion de Donald Trump ?*

    La situation a évolué depuis les premières prétentions de Donald Trump, il y a un an. En janvier 2025, le président des Etats-Unis pouvait espérer sans doute un soutien d’une partie de la population, du fait d’un sentiment antidanois exacerbé au Groenland ces dernières années. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il n’existe qu’une très petite minorité favorable à l’action de Trump, et les déclarations répétées du président des Etats-Unis suscitent de l’anxiété parmi la population.
    La position du « ni-ni » défendue par les leaders groenlandais, et par de nombreux militants et membres de la société civile, est claire : ils ne veulent être ni danois ni américains ; ils sont groenlandais, et les accords sur l’autonomie élargie de 2009 reconnaissent pleinement leur droit à l’autodétermination. Les visées de Donald Trump semblent avoir pour effet de transformer l’expression du nationalisme, en déclenchant des manifestations d’union nationale transpartisane, comme l’a montré la déclaration conjointe, le 9 janvier, des cinq partis politiques groenlandais. Cette unanimité est assez rare dans l’histoire politique du Groenland.❞
    (...)

  • Visionscarto publie cette semaine une contribution confiée par Lancelot Bansac qui nous livre les ressorts d’une initiative de cartographie participative (et sensible) avec (et pour) les communautés Kali’na et Guyane.

    En Guyane, une carte participative pour porter les revendications des Kali’na

    Par Lancelot Bansac

    « Le ministre des Outre-mer, il ne comprend rien à nos problèmes ! »

    https://www.visionscarto.net/cartographie-participative-en-guyane

    « Nous exposons ici une démarche de cartographie participative réalisée en partenariat avec des habitant·es du village Prospérité, membres de la communauté guyanaise autochtone kali’na d’at’opo wɨpɨ. Le village est situé dans l’Ouest guyanais, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Saint-Laurent du Maroni, dans la forêt qui borde la route nationale 1. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de conflit d’usage autour du déploiement d’une centrale photovoltaïque destinée à produire de l’hydrogène pour alimenter le réseau électrique régional, sur un espace forestier situé à moins de deux kilomètres du village. La confrontation oppose les villageois·es et leurs soutiens aux industriels et aux autorités publiques.

    #guyane #cartographie_participative #cartographie_sensible #communautés_autochtones #peuples_premiers

  • En Guyane, une carte participative pour porter les revendications des Kali’na
    https://www.visionscarto.net/cartographie-participative-en-guyane

    Nous exposons ici une démarche de cartographie participative réalisée en partenariat avec des habitant·es du village Prospérité, membres de la communauté guyanaise autochtone kali’na d’at’opo wɨpɨ. Le village est situé dans l’Ouest guyanais, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Saint-Laurent du Maroni, dans la forêt qui borde la route nationale 1. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de conflit d’usage autour du déploiement d’une centrale photovoltaïque destinée à produire de (…) Billets

    #Billets_

  • #Carbone_de_sang : comment un programme de #compensation des #émissions_de_carbone rapporte des millions grâce aux #terres autochtones du nord du #Kenya (2023)

    Depuis la création du premier parc national aux États-Unis il y a 150 ans, des “Aires protégées” ont été créées par les colonisateurs et les élites qui ont volé les terres des #peuples_autochtones et des communautés locales, au nom de la “#conservation”. Aujourd’hui, malgré les terribles violations des droits humains commises dans ces zones, et en l’absence de preuves solides attestant qu’elles contribuent à enrayer la perte de biodiversité, les grandes ONG de conservation (telles que #WWF et #WCS) continuent de présenter les Aires protégées comme la "solution" aux problèmes environnementaux bien réels auxquels nous sommes confrontés.

    Affublées d’une appellation en apparence innocente, “Solutions fondées sur la Nature”, les #Aires_protégées sont désormais proposées comme un moyen d’atténuer le #changement_climatique. On prétend que ces Aires peuvent “protéger” contre la #déforestation et d’autres activités qui libèrent du #carbone, et qu’elles pourraient donc être utilisées pour “compenser” les émissions de carbone produites ailleurs. En pratique, cela signifie que les Aires protégées peuvent être utilisées pour générer des "#crédits_carbone" que les pollueurs – qu’ils soient des entreprises, des gouvernements ou des particuliers – peuvent acheter sur les marchés pour “compenser” leurs émissions. En théorie, tout le monde est gagnant : plus il y a d’Aires protégées, plus le changement climatique est atténué. La biodiversité et le climat sont tous les deux sauvés !

    Mais la réalité est bien différente.

    "Ces personnes ont vendu notre air." Emanuel, peuple rendille, nord du Kenya

    La #compensation par les crédits carbone fait partie d’un nouveau courant de #marchandisation de la #nature. Ces projets fixent un prix à la nature, traitant les terres des communautés autochtones et locales comme un stock de carbone à échanger sur le marché afin que les pollueurs puissent continuer à polluer, que l’industrie de la conservation puisse mettre la main sur des milliards de dollars et que les spéculateurs puissent en tirer des profits. Les peuples autochtones et les communautés locales se retrouvent ainsi dépossédés et privés de leurs moyens de subsistance. Les mécanismes de compensation des #Solutions_fondées_sur_la_Nature sont du #colonialisme par le carbone et n’arrêteront pas la crise climatique.

    #Survival fait campagne pour mettre fin aux projets de compensation carbone dans les Aires protégées où les droits des peuples autochtones sont violés.

    La meilleure façon de protéger notre planète est de reconnaître et de respecter les #droits_territoriaux des peuples autochtones.

    https://www.survivalinternational.fr/campagnes/carbone-de-sang
    #éco-blanchissement #protection_de_la_nature #green-washing

  • In #Tanzania i Masai vengono espropriati con la scusa di proteggere la natura
    https://irpimedia.irpi.eu/tanzania-espropriazione-terre-masai

    Nell’area protetta di Ngorongoro, vicino al parco del Serengeti, le popolazioni indigene vengono private della terra per fare spazio al #Turismo di lusso L’articolo In Tanzania i Masai vengono espropriati con la scusa di proteggere la natura proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Mondo #Africa

  • Un particularisme juif
    https://lundi.am/Un-particularisme-juif

    En 1934, à Francfort, Buber prononce une conférence où il dit (source : Löwy, p. 71) : « La Gemeinschaft est une catégorie messianique, non historique. En tant qu’historique, elle indique son caractère comme messianique » et il souligne que les soviets sont des communes authentiques sur lesquelles aurait dû se construire « l’être communautaire révolutionnaire ». Cela ne pouvait que l’amener à s’opposer à l’idéologie sioniste en tant qu’idéologie particulière d’un État.

    Ce double caractère disparaîtra après la Seconde Guerre mondiale malgré certaines traces au sein des premiers kibboutz. En Israël comme en Europe, une immigration massive de juifs orientaux ou originaires du Maghreb rendra minoritaires les références, souvent intellectuelles d’ailleurs, au Yiddishland et renforcera les éléments restaurateurs. Löwy signale aussi que ce Yiddishland ne touchait que l’Europe centrale et surtout les intellectuels, très peu l’Europe occidentale avec les juifs rationalistes et assimilationnistes français et pas l’Europe orientale, où un prolétariat juif était plus important et adhérait aux partis sociaux-démocrates ou au Bund, l’organisation socialiste spécifiquement juive et ensuite à la révolution russe, stalinisme inclus.

    Mais selon G. Scholem (Le messianisme juif, Calmann-Lévy, 1974, p. 31), le messianisme juif se distingue du millénarisme chrétien par le fait qu’il se déroule sur la scène concrète de l’histoire. « Le messianisme juif est dans son origine et dans sa nature — on ne saurait jamais assez y insister — une théorie de la catastrophe. Cette théorie insiste sur l’élément révolutionnaire, cataclysmique dans la transition du présent historique à l’avenir messianique ». « La rédemption signifie une révolution dans l’histoire » (cité par Löwy, op. cit., p. 27), un saut vers l’avenir en rupture avec le caractère « unidimensionnel » (Marcuse) du temps quantitatif, avec ce « progrès régressif » (Adorno).

    (ouloulou, en plus d’obstinément citer Camatte, TC en vient à publier en avant-première chez ces confus de LM)

    #messianisme_juif #communauté #juifs #peuple_élu (qui n’est pas ce que croit l’antisémite De Gaulle et tant d’autres)

  • Julia Watson. Lo—Tek. Water. a Field Guide for Teknology

    Plunge into the ancestral water wisdom that could reshape all our futures. This spell-binding book reveals how Indigenous innovations—like floating farms, tidal fish traps, and aquifer recharge systems—have sustained civilizations for millennia by working with nature, not against it. Far from relics, these systems offer dynamic, adaptable solutions for the climate crisis of today.Structured to bridge past and future, the author Julia Watson dissolves the divide between technology and ecology, between ancestral wisdom and digital innovation. The TEKnological Renaissance it celebrates redefines water as an intelligent force that can shape resilient cities and landscapes. Aquatic infrastructure is reframed—from extractive and industrial into regenerative and evolving—designed to sustain life for generations. Co-authored with Indigenous knowledge-keepers and with a foreword by Dr. Lyla June Johnson (Diné/Tsétsehéstȧhese), this captivating read investigates traditional hydrological technologies across diverse ecosystems, from salty coastal reefs to freshwater wetlands. Discover Mexico’s chinampas, China’s dike-ponds, Bangladesh’s floating farms and Micronesia’s tidal traps.Shifting focus from the past to the present and future, it also showcases 22 groundbreaking contemporary TEK projects—including Peru’s reed-insulated housing, Thailand’s terraced rooftop farms, and China’s Sponge Cities—proving TEK continues to drive transformative design. This is both a field guide and a manifesto: a call to architects, planners, and communities to design with water’s elemental intelligence and build future worlds that are rooted in resilience.

    https://bookshop.org/p/books/julia-watson-lo-tek-water-a-field-guide-for-teknology-julia-watson/dc5e206259f9fca5
    #livre #eau #technologie_indigène #savoirs_autochtones #low_technology #low_tech #technologie #écologie #solutions #peuples_autochtones

    • ‘Lo—TEK Water’ Wants to Reshape the World Through Indigenous Technologies

      From record-breaking droughts and catastrophic flash floods to contaminated pipelines and increasingly thirsty AI farms, water is at the nexus of the climate crisis. The life-giving liquid is both scarce and too abundant, causing half the global population to lack sustained access to fresh drinking water, while much of the world is subject to hotter, wetter weather that subsumes communities with extreme conditions.

      For designer, author, and activist Julia Watson, pinpointing myriad approaches to these all-consuming problems is one of the most critical and urgent tasks today. Her new book Lo-TEK Water, published by Taschen, highlights various Indigenous technologies and aquatic systems that could be utilized in adapting to a climate-changed world.

      There are the two-meter-deep canals of Xochimilco, Mexico, which delineate 55,000 square meters of raised fields called chinampas. While built by the Aztecs to clean the water and irrigate crops, this system actually originated with the Nahua people. Similar are the floating islands of Intha Myanmar, which weave together roots, leaves, sediment, and other materials to create hydroponic beds.

      Although Watson is keen to draw on ancient practices that could be more widely utilized today, she also highlights more modern approaches, like Pakistan’s Yasmeen Lari, an architect who’s responsible for devising the world’s largest program for creating shelters and cookware that leave no carbon footprint.

      At 558 pages, Lo—TEK Water positions “water as an intelligent force that can shape resilient cities and landscapes. Aquatic infrastructure is reframed—from extractive and industrial into regenerative and evolving—designed to sustain life for generations,” a statement says.

      Watson is a key voice in the broader Lo—TEK movement, and this new book is a companion to her previous volume focused on sustainable technologies. Find your copy on Bookshop.

      https://www.thisiscolossal.com/2025/10/lo-tek-water-julia-watson-book

  • #Payer_la_terre. À la rencontre des premières nations des #Territoires_du_Nord-Ouest_canadien

    En 2015, Joe Sacco s’est rendu par deux fois dans les territoires du Nord-Ouest du Canada, au-dessous de l’Arctique. Il est allé à la rencontre des Denes, un peuple autochtone. L’auteur nous raconte l’histoire de ce peuple, ses traditions, restées intactes pour certaines, les premières rencontres avec les Anglais.
    Pendant longtemps, les peuples indigènes du Grand Nord, vivant sur des terres non propices à la colonisation agricole, restèrent livrés à eux-mêmes, jusqu’à ce que la découverte de pétrole et d’or incite le gouvernement à officialiser son autorité sur eux, comme sur leurs terres. À cette période, les autorités s’appropriaient les territoires, non plus par les massacres, mais cliniquement, méthodiquement, et de façon administrative – grâce à des traités.
    En lisant ceux-ci, on n’échappe pas à l’impression que les « Indiens » ont donné la terre où ils vivaient en échange de la promesse d’une annuité de quelques dollars, de quelques outils et de médailles pour ceux qui se disaient leurs chefs. Aujourd’hui, la fracturation hydraulique ajoute la pollution à la spoliation initiale.

    https://www.futuropolis.fr/9782754818551/payer-la-terre.html
    #BD #livre #bande-dessinée
    #Joe_Sacco #Canada #peuples_autochtones #Dene
    #nature #forêt #nomadisme #environnement #montagne #animaux #humilité #fracturation_hydraulique #fracking #pétrole #Territoires_du_Nord-Ouest #industrie_pétrolière #Compagnie_de_la_Baie_d'Huston #extractivisme #conflits #résistance #travail #alcoolisme #drogue #alcool #argent #éducation #champs_pétroliers #exploitation_minière #développement #gaz_naturel #Sahtu #Mackenzie_Valley_Land_and_Water_Board #missionnaires #Eglise_catholique #religion #spiritualité #communauté #mines #uranium #ski-doo #fourrures #or #Traité_8 #Traité_11 #René_Fumoleau #oralité #tradition_orale #Wunk_Sheek #Fraternité_indienne_des_Territoires_du_Nord-Ouest #Denedeh #affaire_Paulette #François_Paulette #justice #combat_juridique #gazoduc #prise_de_conscience #identité #Fort_Simpson #Nation_dene #diamants #prospection #droits_miniers #accords_territoriaux #quantum #autonomie_gouvernementale #Fraternité_indienne #logement #harcèlement_policier #Hire_North #Accord_tlicho #colonisation #sédentarisation #genre #langue #violence_domestique #maltraitance #abus_sexuels #suicide #scolarisation #évangélisation #pensionnats #assimilation #acculturation #pensionnats_autochtones #christianisation #châtiments_physiques #commission_de_vérité_et_conciliation #viols #travail_salarié #excuses #génocide_culturel #souffrance #traumatisme #dédommagement #inceste #colère #déculturation #parentalité #Trout_lake #aides_sociales #revendication_territoriale #différend_territorial #Colombie-Britannique #Yukon #Fort_Liard #mer_de_Beaufort #Inuvik #racisme #identité #violence_relationnelle #Dene_Nahjo #Idle_No_More #déracinement #capitalisme #genre #dépossession #mine_Giant #complexe_d'infériorité

    • ’My work is not finished’ : #François_Paulette named officer of Order of Canada

      Denesuline elder has long advocated for Indigenous and treaty rights

      Denesuline Elder François Paulette has many accomplishments under his belt. He’s an educator, activist, spiritualist, father, grandfather, former chief, and a traditional knowledge holder.

      Now he can add one more title to his name — officer of the Order of Canada.

      The national order recognizes people who have made extraordinary contributions to the country. Paulette is among 120 people — six from the North — who are being honoured this year. He is being recognized for his longtime contributions to treaty and Indigenous rights and his promotion of circumpolar health research.

      “My biggest job has always been protecting the Earth and the water. And that’s always for the future of the children. And also the rights of Indigenous people, treaty rights,” he said.

      But Paulette, who is a member of the Smith’s Landing First Nation, said he’s not one for medals and awards. When he learned he was an Order of Canada recipient, he said he had to think about whether or not to accept the honour. He ultimately decided to do it for his 10 grandchildren.

      “It’s not in my blood to get recognition, at least from the Canadian government or the Crown for the work I’ve done, because my work is all about protecting Mother Earth and working on rights of Indigenous people,” he said.

      For Paulette, one of his proudest accomplishments is moving back to his home community where he and his wife built a log home and raised their children in a contemporary-traditional lifestyle.

      “It was a sense of renewal for me,” he said.

      Paulette was born in April 1949, near Fort Fitzgerald, Alta, and lived there until his community was relocated to Fort Smith, N.W.T., by the federal government beginning in 1959.

      Paulette said he’s also proud of his work negotiating outstanding Crown treaty obligations.

      In 1969, Paulette was one of the founding members of the Indian Brotherhood of the Northwest Territories — renamed the Dene Nation in 1978 — which was formed in opposition to The White Paper. That federal document proposed terminating existing treaties and assimilating Indigenous people in Canada.

      A turning point for the Dene

      In 1971, Paulette became the youngest chief in the territory at that time. The following year, he was part of the Paulette Case, something he said was a “turning point for the Dene.”

      In that case, Paulette and 16 other chiefs from the Mackenzie Valley, challenged the Canadian government to recognize Indigenous title to over 1,165,494 square kilometres of land in the N.W.T. They filed a caveat arguing the Dene didn’t surrender their rights or land when they signed Treaty 8 and Treaty 11 and sought to prevent construction of the proposed Mackenzie Valley Gas Pipeline.

      In 1973, Supreme Court Justice William Morrow ruled that the chiefs had established a case for claiming rights to the land. While the ability to register the caveat was overturned by the Supreme Court of Canada, Morrow’s findings regarding Indigenous rights were upheld. The case also helped prompt the Berger Inquiry, which led to a moratorium on the proposed gas pipeline.

      “I think that turned the page of how the Dene were to begin to negotiate … Canada’s outstanding obligation to the First Nations,” Paulette said.

      Paulette said he is also proud to have been one of the delegates that travelled to Geneva, Switzerland, in 1977, to begin talks that led to the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.

      “That was nice to see that eventually unfold and be recognized by the world.”

      Since then, Paulette has been involved with the Institute for Circumpolar Health Research and is now an adjunct professor at the University of Alberta’s School of Public Health. He has also travelled around the globe speaking to people about Indigenous and treaty rights, spiritualism, healing and environmental protection.

      “If this little token of, this Order of Canada can elevate my profile, I will continue,” he said. “My life in that way is not going to change, my work is not finished.”

      Paulette will be honoured by the Order of Canada at a ceremony in Ottawa later this year.

      https://www.cbc.ca/news/canada/north/francois-paulette-order-of-canada-1.5413265

  • Faire #peuple ? Tract diffusé à marseille
    https://nantes.indymedia.org/posts/151712/faire-peuple-tract-diffuse-a-marseille

    Tract diffusé à Marseille à partir du mois de juin 2019 Pas de doute, le “Peuple” est à la mode, qu’on prétende lui faire élire les dirigeant-e-s qui décideront en son nom, le mobiliser en masse derrière quelque étendard ou encore lui faire prendre le pouvoir, par la rue ou…

    #démagogie #Populisme #Partout #Global

  • L’industrie “verte” s’accapare les terres des #Samis, dernier peuple autochtone d’Europe

    « Une mine dans cette zone causerait des dommages environnementaux graves et irréversibles, avec des conséquences considérables pour la faune, les communautés locales et, en particulier, pour l’#élevage traditionnel de #rennes »

    Installé depuis près de 10 000 ans en #Laponie, les Samis sont considérés comme le dernier peuple autochtone d’Europe. Mais leur activité traditionnelle, l’élevage de rennes, est menacée par des projets industriels présentés comme essentiels à la croissance verte.

    La #colonisation des territoires Samis

    Pendant près de 10 000 ans, les Samis et leurs ancêtres ont vécu sur un territoire appelé #Sápmi, à cheval entre la #Norvège, la #Suède, la #Finlande et la #péninsule_de_Kola (#Russie). Nomades vivants en petits groupes familiaux, les Samis étaient animistes et vivaient de cueillette, de pêche et de chasse aux rennes sauvages.

    Ils occupaient une zone difficile à contrôler par des États, relativement à l’écart des dynamiques de #sédentarisation, de construction étatique et de #christianisation du reste de l’Europe.

    Mais à partir du XVIIe siècle, les royaumes scandinaves s’étendent vers le nord et cherchent à intégrer le Sápmi à leurs frontières. Les Samis, appelés péjorativement Lapons – d’où le terme Laponie -, subissent alors la soumission à l’impôt, la christianisation forcée et sont chassés de leurs terres.

    L’intensification des interactions entre les Samis et les Scandinaves, décuple aussi la pression sur les #écosystèmes. Pour faire face à la baisse du nombre de proies sauvages et à l’intégration progressive dans un système marchand, les chasseurs de rennes se convertissent à l’élevage.

    Au XIXe siècle, des #mines, des #lignes_ferroviaires et des #villes se développent pour exploiter le riche #sous-sol du Sápmi. La région perd sa difficulté d’accès et se peuple de Scandinaves. En parallèle, les Samis subissent la politique de « #norvégianisation ».

    « Ils ont été méprisés, cette politique les obligeait à parler uniquement norvégien et visait à éradiquer leur #culture », explique Marie Roué, éco-anthropologue, directrice de recherche émérite au CNRS et au Muséum National d’Histoire Naturelle, pour La Relève et La Peste.

    Au XXe siècle, l’exploitation du Grand Nord devient l’un des principaux moteurs de croissance des États scandinaves. Les Samis sont chassés de leurs terres pour l’#exploitation_minière, les #barrages_hydrauliques engloutissent des #pâturages, l’#exploitation_forestière s’industrialise.

    Le 11 octobre 2021, la Cour suprême de Norvège conclut que deux #parcs_éoliens violent les droits du peuple Sami. Deux ans plus tard, en octobre 2023, une centaine de militants samis, habillés en tenue traditionnelle, bloquent à plusieurs reprises l’entrée de ministères pour réclamer le démantèlement des éoliennes toujours en activité.

    La militante suédoise Greta Thunberg, qui a rejoint la lutte, dénonce alors une « colonisation systématique », ajoutant que « la violation des #droits_humains et l’#oppression demeurent une réalité pour les Samis aujourd’hui ».

    Entre adaptation et conservation d’un mode de vie

    Face à ces bouleversements les Samis ont dû s’adapter tout en essayant de conserver leurs modes de vie. Certains, vivant près des côtes, ont dû se spécialiser dans la pêche, d’autres dans l’élevage de rennes.

    Aujourd’hui moins de 10 % des 80 000 à 100 000 samis, vivent encore de cette activité. Les éleveurs restants ont dû augmenter la taille de leurs troupeaux : notamment pour investir dans les voitures et motoneiges aujourd’hui essentielles à l’élevage. Beaucoup ont également une activité annexe, souvent liées au #tourisme.

    « Ils maintiennent souvent une multi activité pour ne pas être dépendants ni d’une ressource, ni d’un marché. Ils ont donc une très forte résilience, explique Marie Roué. Aujourd’hui, c’est une économie mixte. C’est une continuation d’une #tradition et en même temps une adaptation à l’époque moderne. Les éleveurs continuent à manger leurs rennes et à utiliser la peau, mais la vendent aussi comme viande de boucherie. »

    « Je mange de la viande de renne, et ma femme fait des chaussures avec la peau » témoigne Per Olof Kuhmunen, éleveur de rennes dans le nord de la Suède, pour la Relève et La Peste.

    Avec son épouse, ils passent l’été près des #montagnes du parc national de #Sarek où paissent les rennes. Ils vivent dans des mobil-homes modernes, à côté des anciennes #goahti, des huttes à armatures de bois, recouvertes de mousses, de tourbe ou de terre.

    Tandis que Per Olof part durant plusieurs jours pour marquer les jeunes rennes dans la montagne, sa compagne pêche dans le grand lac à côté du campement. L’hiver, ils habitent dans la ville de Jokkmokk, peuplée par de nombreux éleveurs de rennes Samis.

    Si une petite minorité de Samis sont encore éleveurs de rennes, ces cervidés continuent d’occuper une place centrale dans leur culture. La perte de pâturage au profit d’autres activités économiques – minières, forestières ou production d’électricité – est ainsi mise en avant pour illustrer les menaces qui pèsent sur l’ensemble des Samis.

    L’étau du #colonialisme_vert et le réchauffement climatique

    La pratique du pastoralisme semi-nomade rend les Samis dépendants des conditions de pâturage et de circulation des troupeaux sur de vastes territoires. Ainsi, dans le nord de la Suède, les rennes pâturent l’été dans les montagnes et descendent passer l’hiver dans les forêts.

    Ils subissent donc l’industrialisation de la gestion forestière qui détruit les lichens dont se nourrissent les rennes. Ils sont aussi impactés par les conséquences de l’exploitation minière qui empiète sur leurs territoires, coupant les voies de migration des rennes.

    Ces mines sont aujourd’hui présentées comme essentielles à la transition énergétique et comme neutres en carbone. La société Beowulf Mining, qui prévoit d’exploiter la mine de fer de Gállok, près de Jokkmokk, promet ainsi une « exploitation minière durable alimentée par de l’électricité renouvelable. »

    « Une mine dans cette zone causerait des dommages environnementaux graves et irréversibles, avec des conséquences considérables pour la faune, les communautés locales et, en particulier, pour l’élevage traditionnel de rennes » réplique le groupe Jåhkågaska tjiellde, la communauté sami locale.

    La justification de l’exploitation des territoires samis par le développement durable est également très utilisée dans le pays voisin.

    « En Norvège, le principal problème réside dans les éoliennes, mais aussi dans l’exploitation minière. Nous luttons contre le « colonialisme vert » », affirme Petter, Sami habitant le comté de Troms, dans le nord de la Norvège.

    Deux parcs éoliens ont par exemple été construits par le groupe énergétique public Statkraft sur des zones d’élevage de rennes de la péninsule de Fosen, à l’ouest du pays. La construction de ces 151 éoliennes a été déclarée illégale en 2021 par la Cour suprême de Norvège, les juges estimant que « les parcs éoliens portaient atteinte au droit des éleveurs de rennes à jouir de leur propre culture ».

    « En juillet 2025, près de quatre ans après la décision, les éoliennes fonctionnent toujours », constate pourtant Petter. « Le gouvernement ne respecte pas la décision de la Cour suprême » ajoute ce militant, qui lutte aussi contre un projet de mine de cuivre, matériau très prisé pour la transition énergétique.

    En effet, si l’économie norvégienne repose en grande partie sur l’exportation de pétrole et de gaz naturel, le pays se présente désormais comme un champion de la décarbonation. Près de la moitié du mix énergétique intérieur repose sur l’électricité, dont environ 90 % provient de l’hydroélectrique.

    « La Norvège et la Suède ont construit toute leur richesse de l’extractivisme dans les territoires samis, explique Marie Roué. Le pétrole a rendu les Norvégiens riches et ils le savent. Aujourd’hui il y a une volonté d’exploiter les ressources jusqu’au bout pour conserver leur niveau de vie. »

    Pour la chercheuse, l’exploitation des territoires samis pour des projets éoliens, miniers et hydroélectriques se place dans la continuité de l’histoire coloniale du Sápmi.

    « La Norvège prétend imposer un verdissement de sa politique, dénonce-t-elle. Mais comme par hasard, ça veut dire 150 éoliennes sur un territoire d’élevage de renne sami. En réalité, c’est un colonialisme vert. »

    En parallèle, les éleveurs de rennes samis subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique, la région Arctique se réchauffant deux fois plus vite que le reste du globe.

    Les redoux et les pluies hivernales provoquent des épisodes de fonte des neiges puis de regel, créant une couche de glace empêchant aux rennes d’accéder au lichen dont ils se nourrissent, ce qui obligent les éleveurs à acheter des aliments pour leurs animaux.

    Dans leur ouvrage Future in Sápmi (AgroParisTech, 2025), Marie Roué et ses quatre coéditeurs mentionnent l’inquiétude des samis face à cette double menace climatique et coloniale. Mais les chercheurs soulignent aussi les résistances : car les Samis tentent de s’organiser collectivement pour obtenir le droit à la terre.

    « Ces projets d’exploitation alimentent aussi les revendications à plus d’autonomie et les luttes pour affirmer les droits autochtones au sein de sociétés dominantes » affirment-ils.

    https://lareleveetlapeste.fr/lindustrie-verte-saccapare-les-terres-des-samis-dernier-peuple-aut
    #peuples_autochtones #barrages_hydroélectriques #exploitation #extractivisme #Scandinavie #énergie #énergie_verte #green-washing #menaces #industrialisation #forêt #exploitation_minière #transition_énergétique #Beowulf_Mining #Jokkmokk #Gállok #énergie_éolienne #éoliennes #résistance #Statkraft #Fosen #cuivre #décarbonation #électricité #pétrole #climat #changement_climatique #droits #autonomie

    ping @reka

  • #Reportage fascinant qui montre (entre autre) que les #peuples premiers amazoniens :

    – Pourraient venir de la polynésie, de l’antartique voir de l’Afrique ;
    – réalisaient une sorte d’#agroforesterie complexe à grande échelle dans l’#Amazonie (loin de l’image de sauvages qu’ont véhiculé les colons) ;
    – et on laissé quantité d’#arts #rupestres.

    L’#archéologie de ces peuples aurait été jusque là négligé par #racisme #néocolonial.

    https://www.youtube.com/watch?v=QGPyXNleBxM

  • https://hmparis.org

    Conjurer la catastrophe
    L’appel
    🇬🇧 English version

    Le dernier « Congrès Marx International » a eu lieu à Paris en 2010. Depuis lors, dans l’espace francophone, aucune conférence internationale s’inscrivant explicitement dans le cadre du marxisme, durant laquelle les différents courants intellectuels et politiques puissent se rencontrer et discuter pendant plusieurs jours n’a été organisée. Faire connaître et mettre en débat les recherches marxistes les plus novatrices intellectuellement mais aussi les plus urgentes politiquement : voilà l’objectif que nous poursuivons à travers l’organisation de la première conférence « Historical Materialism Paris » du 26 au 28 juin 2025, qui s’inscrit dans la série de conférences organisées par la revue Historical Materialism d’abord à Londres, puis à Ankara, Athènes, Barcelone, Berlin, Beyrouth, Cluj, Istanbul, Melbourne, Montréal, New Delhi, New York, Rome, Sydney et Toronto, ainsi qu’une version en ligne pour l’Asie du Sud-Est.

    Entretemps, le monde n’a pas changé de base mais certaines des principales tendances déjà à l’œuvre se sont accentuées. Le processus de dé-démocratisation des États s’est radicalisé, soulignant l’intrication du néolibéralisme avec les formes autoritaires de domination politique. La montée en puissance de mouvements néofascistes ou de forces de la droite traditionnelle en voie de fascisation, s’est accélérée à l’échelle globale. Les tensions géopolitiques entre les grandes puissances se sont durcies, l’invasion de l’Ukraine à partir de 2022 laissant entrevoir la possibilité d’un conflit militaire généralisé. Le déchainement de la pandémie en 2020 a manifesté l’apparition de nouvelles menaces pour l’humanité entière ainsi que les effets de la dégradation des systèmes de santé publique. La guerre génocidaire menée depuis octobre 2023 par l’État d’Israël à Gaza, avec le soutien des impérialismes occidentaux, a mis en pleine lumière la persistance du colonialisme sous ses formes les plus criminelles. Enfin, l’approfondissement des crises écologiques, avec 2023 qui a été l’année la plus chaude depuis la période préindustrielle et 2024 qui devrait la surclasser sur ce point, contraste avec l’inaction des gouvernements bourgeois et nous entraîne vers l’abîme.

    La période récente, pourtant, n’a pas seulement été caractérisée par la montée des forces réactionnaires, des militarismes et des catastrophes ; elle a aussi donné lieu à des soulèvements populaires, à des expériences de contestation de masse et à des alliances nouvelles entre mouvements qui ont défié l’ordre dominant : des occupations des places en 2011 au soutien à la résistance palestinienne, en passant par le renouveau de la conflictualité de classe, l’aiguisement des luttes anti-racistes, le renouveau des pratiques féministes et la radicalisation des mouvements écologistes.

    Sur le plan intellectuel, le marxisme a indéniablement retrouvé une audience au sein des franges critiques du champ intellectuel et des mouvements d’émancipation, en se liant à leurs secteurs les plus dynamiques et ce, malgré l’absence d’organisations communistes de masse. Nous sommes ainsi sortis de la longue période de déclin du marxisme issue de l’offensive proprement contre-révolutionnaire qui a si fortement marqué le champ intellectuel en France dans les années 1980 et 1990, au point que Perry Anderson pouvait alors parler de Paris comme de la « capitale de la réaction intellectuelle en Europe » et que Bourdieu pouvait parler de cette période comme celle « où le dernier must de la mode [était] d’être revenu de tout, et d’abord du marxisme ».

  • Terricide de Moira Millan : le combat du peuple mapuche
    Marguerite Catton| 31 mai 2025 | France Culture
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/france-culture-va-plus-loin-le-samedi/terricide-de-moira-millan-le-combat-du-peuple-mapuche-8997110

    Moira Millan est militante mapuche, militante des peuples indigènes et de l’environnement et publie un essai autant biographique que politique intitulé « Terricide, sagesse ancestrale pour un monde alterNATIF », aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque. Elle est l’invitée de Marguerite Catton.
    Avec

    Moira Millán, écrivaine et militante mapuche argentine

    #Terricide #Mapuche

    • Terricide. Sagesse ancestrale pour un monde alterNATIF

      Moira Millán dénonce le Terricide : l’extermination de toute forme de vie et de transmission.
      Moira Millán, militante indigène mapuche d’Argentine, a vu ses terres pillées et son peuple violenté par les gouvernements chilien et argentin. Dans ce manifeste, elle écrit sur le Terricide, concept qu’elle a inventé et qui va au-delà de l’écocide puisqu’il inclut non seulement la destruction de la terre, mais également celle de tous les êtres vivants ainsi que toute possibilité de transmission des cultures autochtones. Leader du Mouvement des Femmes et des Diversités Indigènes pour le Bien Vivre, elle propose une pensée décoloniale d’avenir menant à la solidarité et à l’autonomie pour les peuples opprimés. S’appuyant sur sa propre expérience ainsi que sur des témoignages recueillis au long de ses voyages, l’autrice décrit la lutte et les revendications des communautés telluriques, mais aussi leurs traditions, en lien étroit avec la spiritualité et l’attachement à la terre.
      Dans cet essai poignant, Moira Millán nous invite à une révolution de la pensée ainsi que de nos modèles sociaux, économiques et politiques, promouvant une nouvelle ontologie de l’humain fondée sur d’autres manières d’habiter la terre.

      https://www.desfemmes.fr/essai/terricide

      #Moira_Millan #peuples_autochtones #livre

    • Une autre émission récente de France Culture, littéraire celle-ci, sur la forêt Lacandone et le site de Bonampak.
      Mexique : de l‘exploration au pillage, avec Laetitia Bianchi
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/mexique-de-l-exploration-au-pillage-avec-laetitia-bianchi-1029560

      Dans son récit en forme d’enquête, notre invitée Laetitia Bianchi remonte le fil de l’histoire du site maya de Bonampak, au Mexique, célèbre pour ses fresques. Elle y examine la disparition progressive de la culture maya et la dévastation de la forêt par des explorateurs devenus exploitants.

      « Un Lacandon aux longs cheveux noirs, debout sur sa pirogue, vêtu d’une tunique blanche, creusant la transparence émeraude de la rivière d’une pagaie en bois. MÉXICO AUTÉNTICO. BONAMPAK. CHIAPAS. C’est peut-être le jour où j’ai vu, à l’aéroport de Mexico, sur un écran géant, cette publicité pour une agence de voyages, ce fantasme pour touriste en quête de bons sauvages, que ce livre est né. Un Lacandon ! Bonampak ! Authentique ! Vrai de vrai, à portée de main ! À portée de notre monde, à portée de nos yeux, là, pour nous, pour vous ! Et à ces visiteurs d’un jour qui achèteraient un petit jaguar en bois, il n’était donné qu’une image. Il n’était donné que le mensonge. »

    • Mexique : un défenseur des peuples indigènes à la tête de la Cour suprême
      https://www.leshumanites-media.com/post/mexique-un-défenseur-des-peuples-indigènes-à-la-tête-de-la-cour-

      Le prochain président de la Cour suprême (la plus haute instance judiciaire au #Mexique) sera Hugo Aguilar Ortiz (photo en tête d’article). Avocat d’origine mixteque, né en 1973 dans la région de #Oaxaca, il s’est distingué comme défenseur des droits des peuples autochtones : ancien avocat de l’Armée zapatiste de libération nationale (#EZLN), il a représenté plus de 25 communautés indigènes dans des litiges fonciers et politiques entre 1996 et 2010, obtenant des précédents importants devant les tribunaux locaux et fédéraux. Il a occupé le poste de coordinateur national des droits des peuples indigènes à l’Institut National des Peuples Indigènes (INPI), et a également travaillé comme consultant pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

      #Amérique_latine