• Le #WWF accusé de «#colonialisme_vert» au #Congo - Page 2 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200319/le-wwf-accuse-de-colonialisme-vert-au-congo?page_article=2
    #republique_du_congo
    #terres
    #conservation

    « Le système occidental de conservation se fait généralement contre les populations »
    Au moins une partie des personnes concernées manifestent depuis longtemps leur opposition au projet de parc. Fiore Longo rapporte avoir rencontré en février une douzaine de communautés locales disant toutes leur désaccord. Une situation que le WWF connaît : en 2017, une étude qu’il a financée a montré, elle aussi, qu’une partie des habitants étaient « réticents à l’idée de la présence d’un parc ». Pour l’instant, le WWF a surtout facilité des négociations entre l’État congolais et deux grosses #entreprises_forestières : le parc national tel qu’il a été envisagé couvre une petite partie de leurs concessions, à laquelle il faudrait donc qu’elles acceptent de renoncer. L’ONG au panda a aussi eu des discussions avec les autorités pour les convaincre d’annuler des permis miniers accordés dans Messok-Dja.

    Pour le journaliste allemand Wilfried Huismann, auteur d’un livre et d’un film critiques sur le WWF, il n’y a pas grand-chose à attendre de ce dernier en matière de respect des droits des populations locales : « Le WWF a toujours vu dans les #peuples_autochtones du Sud une source potentielle de danger pour la nature pure et intacte. C’est un modèle de conservation raciste qui est dans ses gènes », a-t-il dit dans un récent entretien avec Der Spiegel.

    La controverse autour de Messok-Dja a un mérite : elle remet la lumière sur l’échec de la politique de conservation introduite dans la région par la colonisation européenne. Malgré l’évolution des discours et des règles, la création de parcs et autres surfaces de protection reste associée à l’expulsion de ceux qui y vivent. Ces aires protégées couvrent aujourd’hui 9,8 % du bassin du Congo, contre 0,12 % attribuées formellement aux communautés forestières. Elles remplissent mal leur objectif de conservation : la biodiversité est en déclin dans près de 50 % des aires protégées établies dans des forêts tropicales dans le monde, selon une étude scientifique publiée en 2012 qui a pris en compte l’Afrique. Le WWF n’a pour sa part pas été en mesure de fournir à Mediapart un bilan du système de conservation dans le bassin du Congo.

    Samuel Nguiffo, qui dirige une #ONG camerounaise, le Centre pour l’environnement et le développement (CED), fait partie de ceux qui constatent depuis longtemps les limites de cette politique. « Le système occidental de conservation est conçu par des biologistes et se fait généralement contre les #populations, alors que ces dernières ne sont pas forcément opposées à l’idée de conservation, souligne-t-il. Nous avons des croyances selon lesquelles la nature est un être vivant, capable de réfléchir, d’agir et de punir. Nous avons des habitudes de conservation, avec des forêts sacrées, des interdits sur des animaux qu’on ne tue pas à certains endroits et certains moments, etc. La conservation aurait pu être construite sur ces fondements. Quand ils se voient imposer, sans explication suffisante, des restrictions d’usage et d’accès, les gens ne comprennent pas. »

    Aujourd’hui, les traditions ne permettent pas de protéger l’environnement à grande échelle, en particulier là où la démographie et la pression sur les ressources augmentent. « Il est donc important de trouver un mécanisme de protection. Mais avec un impératif : les communautés locales doivent avoir une responsabilité dans la gestion. Il faut avant tout répondre à leurs besoins de développement local, créer une relation de confiance, et avec elles faire de l’aménagement du territoire », insiste Samuel Nguiffo.

    Dans l’immédiat, le WWF et ses bailleurs de fonds doivent gérer le feu déclenché par Buzzfeed, qui fait se multiplier les réactions. L’ONG britannique Rainforest Foundation UK (RFUK) a demandé par exemple à la Commission européenne de prendre ses responsabilités en ordonnant une enquête indépendante sur les financements qu’elle a donnés aux aires protégées du bassin du Congo – soit au moins 258 millions d’euros en vingt-sept ans. En 2016, cette organisation avait elle-même rassemblé de nombreuses preuves de violations des droits de l’homme commises dans au moins neuf de ces zones protégées bénéficiant du soutien de l’UE. La Commission européenne a jusqu’ici ignoré ses données, tout comme celles de Survival.


  • Pour l’Émancipation Individuelle & la Libre-Association des Individus
    https://zeka.noblogs.org/viva-liberte-emancipation-individuelle-libre-association-des-individus

    « Nos sociétés et nos États existent, sans que nous les fassions, ils sont réunis sans notre assentiment, ils sont prédestinés, ils ont une existence propre, indépendante, ils sont contre nous, les individualistes, ce qui existe de façon indissoluble. Le monde d’aujourd’hui est, comme on dit, en lutte contre “l’état des choses existant”. Cependant, on se méprend, en général, sur le sens de cette lutte, comme s’il ne s’agissait que de troquer ce qui existe actuellement contre un nouvel ordre qui serait meilleur. »

    #émancipation #politique #peuples #frontières #liberté_totale


  • #Australie : les #aborigènes spoliés pourront être indemnisés

    La Haute Cour d’Australie a jugé mercredi que les aborigènes spoliés de leurs terres devaient être indemnisés en particulier pour la « #perte_culturelle » et la « #souffrance_spirituelle » endurées, une décision qui pourrait déclencher une série de procès dans le pays. La Haute Cour a jugé que les peuples #ngaliwurru et #nungali, du #Territoire_du_Nord, avaient le droit d’être indemnisés après avoir été privés de leurs #terres par le gouvernement régional qui y a bâti, notamment, des infrastructures. Elle a également rejeté un appel du gouvernement contre un précédent jugement, qui avait déterminé que les aborigènes devaient être indemnisés non seulement pour la valeur des terres perdues, mais également pour « la perte culturelle ».

    https://www.ledevoir.com/monde/549792/australie-les-aborigenes-spolies-pourront-etre-indemnises
    #indemnisation #justice #spoliation #peuples_autochtones


  • The Kampung Cunex story is now on Google Earth | Facebook
    https://www.facebook.com/notes/center-for-orang-asli-concerns-coac/the-kampung-cunex-story-is-now-on-google-earth/2233943889982858

    COAC worked with Google Earth last year to highlight the rich culture and natural beauty of this community and territory. The result is a 7-panel Voyager story incorporating 2 short videos and several images of the people and their land.
    Go to this link to start the show: https://earth.app.goo.gl/rAxb4P

    Ça fait bizarre, de voir ce mélange de politique commerciale et d’engagement militant (irréprochable, c’est juste qu’il n’y a pas trop de choix dans les moyens pour cartographier les territoires coutumiers).

    #cartographie_participative #peuples_autochtones #Orang_Asli #Malaisie #Google


  • Where Not to Travel in 2019, or Ever | The Walrus
    Remote Community Faces Biological Terror Threat From U.S.
    Religious Extremist Killed by Local Authorities.
    https://thewalrus.ca/where-not-to-travel-in-2019-or-ever

    My name is John!” shouted John Allen Chau from his ­kayak in November 2018 as he ­paddled toward strangers on the beach of North Sentinel Island in the Bay of Bengal. “I love you and Jesus loves you!” In response, the people on the remote Indian island strung arrows in their bows. The twenty-six-year-old American missionary and self-styled explorer had elected himself saviour of the souls of the Sentinelese, an Indigenous tribe that aggressively resists contact with the outside world.

    Save for­ sporadic visits from an anthropologist with India’s Ministry of Tribal Affairs in the 1960s to ’90s, and two Indian fishermen who were killed in 2006 for venturing too close, the Sentinelese have rarely interacted with outsiders over the past century, making them immunologically vulnerable. ­Unfazed by the genocidal threat his germs posed and fresh out of missionary boot camp, Chau made repeated attempts to land—ignoring arrows and Indian law—in an effort to bring the Gospel to the Sentinelese. He didn’t survive.

    That he’s since been celebrated online as a martyr by Christian fundamentalists is sad but not surprising. More alarming is that Chau has been recognized, in profaner circles, for his spirit of adventure.
    ...
    As someone who has been called an adventurer before, I feel more of a sense of kinship with the person on Twitter who suggested this fix for the Times headline: “Remote Community Faces Biological Terror Threat From U.S. Religious Extremist Killed by Local Authorities.” To extol or glamorize any aspect of what Chau did risks condoning a brand of colonialism that should be anachronistic by now, and not just among missionaries. In fact, Chau’s evangelism is too easy a target, and it’s one that eclipses his more fundamental transgression.

    So imagine that Chau wasn’t a missionary.
    ...

    #tourisme #religion #génocide


  • Un chef indigène a été assassiné au #Brésil

    Un chef de l’ethnie #Tukano, #Francisco_de_Souza_Pereira, âgé de 53 ans, a été abattu mercredi 27 février chez lui, dans la communauté d’#Urukia, dans le nord de #Manaus, au Brésil. Il dirigeait 42 communautés de la région de Manaus.

    Trois hommes cagoulés sont entrés dans la maison pendant la nuit et ont tiré sur le cacique. La femme et la fille de la victime ont été témoins du crime. Selon le Bureau de l’homicide et des homicides (DEHS), qui enquête sur l’affaire, les motifs du crime sont encore inconnus.


    https://reporterre.net/Un-chef-indigene-a-ete-assassine-au-Bresil
    #assassinat #peuples_autochtones


  • Millions of forest-dwelling indigenous people in India to be evicted | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/feb/22/millions-of-forest-dwelling-indigenous-people-in-india-to-be-evicted

    Millions of Indians face eviction after the country’s supreme court ruled that indigenous people illegally living on forest land should move.

    Campaigners for the rights of tribal and forest-dwelling people have called the court’s decision on Wednesday “an unprecedented disaster” and “the biggest mass eviction in the name of conservation, ever”.
    Indian police use elephants to evict illegal settlers
    Read more

    The ruling came in response to petitions filed by various wildlife conservation groups, which wanted the court to declare the 2006 Forest Rights Act invalid. The act gives forest dwelling people the right to their ancestral lands, including those in specially “protected” areas that contain sanctuaries and wildlife parks to conserve wild life. The groups told the court that “tribal” people in 20 states had encroached illegally on these protected areas, jeopardising efforts to protect wildlife and forests.

    The conservation groups said state governments should see if families could prove their claim under the act and, if they could, they should be allowed to live and work on the land. If they failed to prove their claim, they should be evicted by the state government.

    The supreme court has ordered the 20 state governments – where claims were considered by special committees – to act on about 1.1m claims now rejected as bogus and evict the families. Depending on the size of the families, more than 1m claims could translate to about 5-7 million people being evicted by 27 July.

    Survival International’s director, Stephen Corry, said: “This judgment is a death sentence for millions of tribal people in India, land theft on an epic scale and a monumental injustice. It will lead to wholesale misery, impoverishment, disease and death, an urgent humanitarian crisis, and it will do nothing to save the forests which these tribespeople have protected for generations.”

    Protests flare in Odisha over eviction of a million forest families
    https://countercurrents.org/2019/02/21/supreme-court-of-india-orders-forced-eviction-of-1-million-adivasis

    #Inde #forêt #peuples_des_forêts #intouchables #évictions_forcées #guerre_aux_pauvres


  • The Theft And Return Of Australian Indigenous Land 1788 To 2013

    The map above shows that between the establishment of the British penal colony of New South Wales in 1788 and the mid-1960s, Indigenous Australians were deprived and dispossessed of virtually all their land.

    https://brilliantmaps.com/indigenous-australia
    #aborigènes #contre-cartographie #cartographie_radicale #cartographie_critique #peuples_autochtones #cartographie #visualisation #Australie #géographie_du_plein #géographie_du_vide #terres #dépossession
    ping @reka


  • « Billydéki » : l’horreur des pensionnats autochtones Anne-Frédérique Hébert-Dolbec - 16 Février 2018 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/547904/billydeki-l-horreur-des-pensionnats-autochtones

    En choisissant de plonger l’intrigue de son premier roman dans l’enfer des pensionnats autochtones, la réalisatrice et documentariste Sonia Perron tente ce que peu oseraient accomplir : raconter l’intolérable, avec une sobriété dénuée d’euphémisme.

    « Il est impératif de tuer l’Indien dans l’enfant afin que celui-ci puisse intégrer le monde des Blancs. Un monde où on respecte Dieu, un monde sans luxure, sans péché. Ce garçon est mon meilleur. Il croit en Dieu et est presque complètement assimilé. Le retourner dans son ancien monde serait une grossière erreur. Jean Lacombe demeurera au pensionnat pour l’été. »

    Aujourd’hui considérés comme un outil central du génocide culturel à l’égard des premiers peuples du Canada, les pensionnats autochtones et l’ampleur des monstruosités qui s’y sont déroulées entre la fin du XIXe siècle et 1996 demeurent méconnus des Québécois.

    Au cours de cette période, 150 000 enfants ont été arrachés à leur famille et à leur communauté puis placés dans l’un des 139 établissements en activité au pays, dans l’objectif d’en faire des êtres civilisés, dépossédés de leur nom, de leur langue, de leur culture et de leur identité. Près de 3500 d’entre eux ont perdu la vie, victimes d’indescriptibles sévices, de maladies et de déficience sanitaire.

    Recoller les morceaux
    Fruit d’une rencontre marquante avec une victime de cette tentative d’assimilation, et de plus de quatre années de recherche exhaustive, Billydéki offre un portrait brutal, choquant et évocateur de cette funeste réalité, à travers une intrigue savamment tissée, aux effluves de road book, dont l’appel du dénouement s’avère plus fort que la volonté de fermer les yeux.

    En 1945, dans un pensionnat du nord de l’Ontario, Billydéki et le Petit, deux gamins d’à peine 13 ans, disparaissent sans laisser de trace. Vingt-cinq ans plus tard, Thomas Laurin, un frère défroqué hanté par son passé et son silence, se décide à révéler ce dont il a été témoin. Craignant que l’homme à l’origine des actes abominables qui ont mené à la fugue des enfants ne récidive, il se confie à un jeune enquêteur et à sa collègue qui tenteront, envers et contre tous, de résoudre cette sordide histoire dans un Québec en plein bouleversement, encore attaché et défini par ses valeurs religieuses.

    Dans cette aventure qui les mènera sur l’emblématique route 66 qui traverse les États-Unis, les deux policiers recollent les morceaux tout en marchant sur les traces de Jack Kerouac, au coeur d’une Amérique moderne à la recherche de justice et de vérité.

    La fascination qu’exerce la trame narrative ne parvient cependant pas à absoudre l’aspect unidimensionnel du roman, exacerbé par une plume par moments réductrice qui contribue à dépeindre des personnages peu nuancés, dont les desseins sont d’une improbable et frustrante dichotomie.

    Billydéki n’est pas un roman qui s’attarde à comprendre ou à expliquer l’horreur, ni à offrir une réflexion sur la réconciliation. Il est plutôt résolument axé sur l’espoir ; celui qui émerge lorsqu’on tend la main et l’oreille aux réalités différentes avec ouverture et sensibilité. Et ça, on ne peut guère le lui reprocher.

    #déportation #Inuits #inuites #quebec #canada #enfants #peuples_autochtones #séparation #Autochtones #Inuit #Discriminations #Racisme #Colonialisme #ça_continue... #première_nations #enlèvement #génocide

    • Extrait de « Billydéki »

      « Je suis sorti du train, il y avait quelques personnes qui attendaient. J’ai cherché ma maman. Je suis passé tout près d’elle et je ne l’ai pas reconnue. C’est elle qui m’a pris dans ses bras. C’est elle qui m’embrassait, me caressait les cheveux, le visage. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. Brusquement, j’ai reculé. Un mur m’empêchait de l’approcher. C’était triste. Très triste. Loin de ce que j’avais imaginé. »


  • Une carte des massacres d’#aborigènes de l’ère coloniale australienne - Pacha cartographie

    https://www.pacha-cartographe.fr/massacres-aborigenes

    Deux projets cartographiques révèlent la réalité sanglante de l’histoire coloniale australienne.

    Pendant des décennies, les historiens, les politiciens et à peu près tout le monde ayant des opinions bien arrêtées sur la nationalité australienne se disputaient avec acharnement pour déterminer si les massacres des populations aborigènes avaient joué un rôle important dans la genèse de l’Australie moderne.

    A ma gauche les tenant du oui pour qui la conquête européenne de l’Australie a été caractérisée par une violence systémique, de fréquentes effusions de sang et même un génocide. A ma droite les partisans d’une absence d’intention malveillante : supériorité technologique (des colons) et susceptibilité aux maladies (des indigènes) suffisant à expliquer la rapidité et l’ensemble du processus de colonisation…

    En tout état de cause, l’histoire officielle ne laisse que peu de place à la possible acceptation d’un passé sanglant puisqu’il n’existe actuellement qu’une poignée de toponymes faisant référence à cette période sombre. De même, une vingtaine de monuments seulement commémore des massacres d’autochtones dans toute l’Australie. Souvent, les emplacements ne sont marqués que par une plaque ou un simple rocher.

    #colonisation #australie


  • Rapport de la Brigade internationale de solidarité avec le Codedi

    https://lavoiedujaguar.net/Rapport-de-la-Brigade-internationale-de-solidarite-avec-le-Codedi

    Santa María Huatulco, Oaxaca, Mexique,
    15 mars 2018.

    Les 14 et 15 mars 2018, une Brigade internationale de solidarité composée de personnes venant de Suisse, du Portugal, du Mexique, d’Italie, de l’État espagnol, de Colombie, du Brésil, de Belgique, d’Autriche et d’Argentine s’est rendue au Centre de formation « Finca Alemania » du Comité pour la défense des droits indigènes (Codedi), en réponse à la violente agression soufferte le 12 février 2018 durant laquelle furent lâchement assassinés trois défenseurs de la communauté.

    En tant que Brigade, nous avons pris connaissance du projet autonome en construction dans le centre de formation, nous avons écouté le témoignage des survivants et l’analyse du contexte actuel des membres des différents comités de l’organisation.

    Le Codedi lutte pour la défense du territoire et la construction de l’autonomie. Cela commence avec un petit collectif de théâtre prônant l’organisation sociale des communautés comme outil pour améliorer ses propres conditions de vie. (...)

    #Mexique #Oaxaca #peuples_originaires #autonomie #solidarité


  • Pour une #écologie_décoloniale

    À propos de : #Arturo_Escobar. Sentir-penser avec la Terre. L’écologie au-delà de l’Occident, Paris, Le Seuil, « Anthropocène ».

    L’écologie aussi connaît un #tournant_décolonial. Les travaux – inédits en français – de l’anthropologue Arturo Escobar montrent comment les luttes des indigènes et les mouvements de libération en #Amérique_latine apprennent à lutter de façon réaliste contre le #néolibéralisme, et à favoriser un usage responsable des #ressources.


    https://laviedesidees.fr/Pour-une-ecologie-decoloniale.html
    #écologie #colonialisme #post-colonialisme #décolonialité #Escobar #livre #résistance #peuples_autochtones


  • Les #mots du #pouvoir :

    “Prendre le train des réformes, Créer du lien social, définir de nouveaux projets de relance de la croissance en synergie avec les partenaires sociaux et en privilégiant le dialogue social aux blocages et aux prises en otages inacceptables de la part d’une frange toujours plus radicalisée de l’ultra gauche.” Etc....Cette #rhétorique envahit tous les esprits et les médias, son omniprésence impose un mode de pensée et surtout une nouvelle forme de #gouvernementalité.

    La carte présentée est l’illustration sous forme d’un #plan_de_métro de la #rhétorique_néolibérale. Le plan de métro est choisi pour sa référence populaire, sa facilité d’appropriation et puis surtout il permet d’illustrer : « le #train_des_reformes ».

    Lecture du plan :

    – Les lignes regroupent des termes attachés à un concept.
    – Les stations portent les mots qui composent et illustrent ce concept.
    – Les correspondances permettent de changer de concept au cours d’une discussion.
    – Enfin, un ‘périphérique’ nommé "embellissement du discours" dans lequel ont peut pioché a tout moment pour illustrer la "détermination" "sans faille" du discours.

    La liste des lignes :

    La #globalisation / la #mondialisation
    L’esprit de l’entreprise
    La #rhétorique_guerrière
    Le #peuple et les #élites
    Les #valeurs de la #République
    La #communication et l’#éducation
    Le train des #réformes
    L’#état_social actif
    L’#étranger et le problème de l’#immigration
    Désamorçage de la critique et #dialogue_social
    La #société_civile à la rescousse
    Les embellissements périphériques du #discours
    Le management de l’individu

    C’est ce que l’on peut appeler : un "#poster_de_chiotte" . Dans le sens où c’est le genre de poster que l’on ne peut voir en une fois. Le meilleur moyen de le lire et de le décrypter c’est de l’afficher aux #toilettes. Là, dans un colloque singulier, on pourra à loisir recomposer des discours mémorables à l’aide de la carte que nous vous proposons.

    On peut aussi s’en servir comme générateur de discours. C’est une machine à #xylolangage.

    Comment briller dans les rapports avec l’administration, les élus et autres fonctionnaires ayant fait allégeance et soumission au pouvoir ?
    Un p’tit coup d’oeil sur la carte et hop à nous le plaisir du flatteur pour leur faire laisser tomber le fromage (pour ceux qui convoitent des subventions par exemple..).

    #cartographie #visualisation

    Quant au poter de chiotte... je l’ai effectivement vu dans une chiotte dans une librairie de Grenoble...

    http://www.arterroriste.eu/paysages-invisibles/mots-du-pouvoir
    #néolibéralisme #vocabulaire #terminologie

    A découvrir en complément avec la carte de @odilon sur les lieux de pouvoir à Paris...
    https://visionscarto.net/lieux-de-pouvoir-a-paris

    ping @albertocampiphoto @reka


  • « Le Talon de fer » de Jack London : socialiste, pessimiste et visionnaire

    "Révolution contre pessimisme

    Le Talon de fer est-il un roman révolutionnaire ? Sans nul doute. Il est empreint de colère et raconte une lutte sociale sans merci, mais ne s’en contente pas. Le romancier s’emploie également – avec brio – à décrypter les mécanismes historiques et politiques qui mènent à la confrontation entre le peuple et ce qu’il appelle « l’oligarchie ». Au même titre que la grande dystopie de George Orwell, cette analyse de la révolution dont nous connaissons les effets aujourd’hui place Le Talon de fer au rang des œuvres à redécouvrir.

    Toutefois, une autre lecture de l’ouvrage est possible. On y retrouve le légendaire pessimisme de Jack London, jamais totalement absent de ses récits, puisque le livre se termine par l’écrasement des forces d’opposition par les sbires du talon de fer. La révolution y est, d’une certaine manière, remisée au rang de révolte, là où le romantisme de l’action politique se conjugue avec le désespoir du statu quo. Comme en écho à une célèbre tirade qu’Edmond Rostand a, en son temps, immortalisée par l’intercession de son personnage culte Cyrano de Bergerac : « Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! » "

    #roman #dystopie #JackLondon #révolution #révolte #peuple

    https://comptoir.org/2016/11/21/le-talon-de-fer-de-jack-london-socialiste-pessimiste-et-visionnaire


  • Indigenous immigrants face unique challenges at the border

    Between May 5 and June 9, more than 2,000 immigrant families were stopped at the U.S.-Mexico border. Government agents and agencies have failed to identify Indigenous individuals and families after apprehension and because many Indigenous migrants speak neither English or Spanish, language barriers can lead to human and Indigenous rights violations and increase the risk for family separations.


    https://www.hcn.org/articles/tribal-affairs-indigenous-immigrants-face-unique-challenges-at-the-border
    #barrières_linguistiques #langue #peuples_autochtones #frontières #asile #migrations #USA #Etats-Unis #droits #accès_aux_droits #langue


  • Plongée au cœur du Facebook des « gilets jaunes »
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/01/30/plongee-au-c-ur-du-facebook-des-gilets-jaunes_5416440_4355770.html

    C’est une France qui ne manifeste pas spécialement de pensée raciste, homophobe ou antisémite, et se réclame plus volontiers de Coluche que de n’importe quel parti politique. C’est une France qui nourrit un sentiment de défiance, voire de ressentiment profond pour les « élites » de tous bords. C’est une France qui se sent vulnérable et injustement traitée, que ce soit par les forces de l’ordre, Emmanuel Macron ou les chaînes d’information. Et qui verse facilement dans un sentiment de persécution et dans une certaine forme de complotisme.

    Pour tenter de saisir la pensée des « gilets jaunes », nous avons réuni et analysé les deux cents publications les plus partagées au sein des différents groupes Facebook de la mouvance, depuis sa naissance jusqu’au 22 janvier.

    Au total, ces publications ont été partagées près de 6,9 millions de fois. La plus populaire d’entre elles a réuni à elle seule 340 000 partages et présente, ironiquement, une image qui aurait été « censurée par Facebook », selon l’auteur du message. L’intérêt de ce corpus est qu’il donne une vision des sujets qui rassemblent le plus d’internautes qui se revendiquent « gilets jaunes » en ligne, et permet d’appréhender les idées qui font consensus dans le mouvement.

    #Facebook #Gilets_jaunes

    • MÉTHODOLOGIE
      Pour réaliser cette étude, nous avons répertorié les 200 publications les plus partagées sur Facebook dans un ensemble de 204 groupes de « gilets jaunes » entre début octobre et le 22 janvier, à l’aide de l’outil d’analyse Crowdtangle. Nous les avons ensuite consultées une par une, afin d’en étudier le fond comme la forme. Lorsque cela été possible, nous avons évalué la véracité des faits qui y sont présentés.
      Les données utilisées dans le cadre de cet article sont consultables ici.
      –-------------

      Après analyse, quatre grandes thématiques se dégagent de ce grand déversoir de frustrations. Elles se répondent, parfois se chevauchent, et souvent s’alimentent les unes les autres. Sans grande surprise, viennent d’abord les messages sur la mobilisation en elle-même et les instantanés de manifestations.

      Les #violences_policières sont vite devenues un sujet majeur au sein du mouvement
      Mais juste derrière, vient ce qui est rapidement devenu le grand sujet de discussion : la dénonciation de la #répression du mouvement, qu’elle s’appuie sur des faits avérés ou fantasmés. Dans ce contexte, le discours anti-élite et les #revendications précises de la mouvance sont finalement relégués au second plan.

      La répression du mouvement, sujet majeur de partage chez les "gilets jaunes"

      Parmi un ensemble de 200 messages publiés dans plus de 200 #groupes_Facebook avant le 22 janvier 2019.
      (graphique sous €)
      Autre élément intéressant dont nous avons pu mesurer l’ampleur : 35 de ces 200 messages n’étaient plus en ligne le 23 janvier, soit environ un sur cinq. Il s’agit de messages qui ont pu être modérés par les groupes Facebook en question, supprimés par leurs auteurs ou retirés par la plate-forme lorsqu’ils contrevenaient à ses conditions d’utilisation.

      La mobilisation jaune : fierté et #solidarité
      Il existe un très fort sentiment d’appartenance à la cause « jaune », qui se confond souvent avec une représentation idéalisée du #peuple. La part principale des posts les plus populaires porte sur la dimension massive de leur propre mouvement, soit pour l’alimenter, soit pour s’en féliciter, soit pour le relancer.

      Cela passe tout d’abord par des messages d’organisation, souvent rudimentaires. Ici, des #appels à bloquer un sous-traitant de la Bourse de Paris ou le marché de Rungis. Là, des appels à la solidarité, souvent lancés en direction des routiers, des motards, des chômeurs ou de figures du mouvement. A noter que si la volonté de paralyser le pays est explicite, les appels à la violence ne sont pas populaires à l’échelle du mouvement, d’autant qu’au fil des semaines, on a pu constater une #modération des propos à caractère violent, raciste ou conspirationniste. En 200 messages, nous n’avons ainsi recensé, encore en ligne à ce jour, qu’une seule glorification des violences contre les forces de l’ordre, et une invitation à mettre le « bordel » lors de la Saint-Sylvestre.


      La vidéo montrant la banda des « gilets jaunes » interprétant « Dans les yeux d’Emilie », au péage de l’autoroute A 64, à Pau (Pyrénées-Atlantiques), postée le 24 novembre. SAISIE D’ECRAN /FACEBOOK
      A travers leurs groupes, les sympathisants témoignent surtout avec enthousiasme du sentiment de faire corps, de faire masse. Photos de foule en jaune, appels à se compter, chansons ou clips louant le mouvement, partage de chiffres flatteurs des mobilisations, vidéos et photos de manifestants à l’étranger illustrent cette « fierté jaune », dont la mise en scène emprunte aussi bien à l’iconographie des révolutions françaises qu’à la musique populaire – de la guinguette au rap.

      La « répression » : entre violences avérées et théories du complot

      Dans cet imaginaire, face au mouvement populaire et pacifique des « gilets jaunes » se dresse une « forteresse d’Etat » qui tenterait d’écraser la révolte comme dans les pires dictatures. Et ce, avec la complicité des médias. C’est en tout cas ce que décrivent les nombreux messages fustigeant les méthodes employées par le gouvernement depuis le 17 novembre.

      Les « gilets jaunes » considèrent cette #violence_d’Etat comme injustifiée. Ils expliquent les débordements du mouvement par des théories aux accents conspirationnistes. Les dégradations lors de certaines manifestations ? Forcément la faute à des policiers déguisés en casseurs pour décrédibiliser le mouvement – une théorie qui n’a pas été avérée à ce jour. Des voitures saccagées à Paris ? De faux véhicules, sans immatriculation. Une mobilisation qui recule au fil des semaines ? La faute à de prétendus [ben voyons : contrôles des accès à l’Idf et aux villes et arrestations massives] barrages sur l’autoroute qui auraient empêché les manifestants de se rendre aux rassemblements.

      « On n’a plus le droit de reculer, maintenant »
      Parallèlement, dès les premiers rassemblements, la « jaunosphère » relaie massivement les photos et vidéos de ses « frères » aux visages tuméfiés, d’une femme âgée au bord de l’évanouissement ou de policiers frappant un « gilet jaune » par surprise. Dès le 29 novembre, un mot d’ordre soude la foule numérique :
      « On a plus le droit de reculer maintenant, pour tous ces gens décédés, blessés gravement, tabassés gratuitement… »
      Il est toujours délicat d’interpréter ces scènes, puisqu’il s’agit souvent de courts extraits, voire d’instantanés de situations beaucoup plus complexes, quand ce ne sont pas des clichés des blessures des contestataires a posteriori. Un constat d’ensemble s’impose tout de même : la quasi-totalité des images de personnes blessées que nous avons analysées nous sont apparues soit authentiques, soit invérifiables. Deux exceptions tout de même :
      la rumeur – infondée – d’un homme tué en direct à la télévision ;
      une vidéo qui compile des violences policières, mais remontait en réalité aux manifestations contre la loi travail en 2016.

      L’abondance des exemples entretient un #sentiment_d’injustice et de persécution, probant dans les commentaires. Face à ce qui est perçu comme un abus de pouvoir de la part des forces de l’ordre, les « gilets jaunes » partagent deux types de message, l’un faisant l’apologie de jets de cocktails molotov contre la police en Corse (un seul post de ce type, mais partagé près de 50 000 fois) ; l’autre suggérant le recours à des bombes de peinture, jugé plus ludique et plus pacifique (trois posts similaires, pour 105 000 partages au total).

      On trouve également des hommages appuyés aux « gilets jaunes » considérés comme « martyrisés » par le pouvoir. C’est le cas très médiatisé de Christophe Dettinger, le boxeur accusé d’avoir frappé des policiers lors de l’acte VIII du mouvement à Paris, présenté comme un héros ayant défendu des manifestants vulnérables. Ou de celui moins connu d’un Narbonnais condamné à un an de prison.


      Critique des #élites : Macron et le train de vie des #élus dans le collimateur
      Il y a les « gilets jaunes » d’un côté, et de l’autre eux, les nantis, les élus, les #médias, pour lesquels les membres de ces communautés nourrissent un profond ressentiment. Une personnalité concentre leur animosité : Emmanuel Macron. Le président de la République est la cible de nombreuses critiques et mises en scènes, dont certaines ordurières. On lui reproche, pêle-mêle, un exercice jugé monarchique du pouvoir, sa politique économique libérale, ses liens avec la finance… Sans oublier la hausse des prix des carburants : plusieurs photomontages le présentent ainsi comme « Miss Taxes 2018 » et appellent à sa démission.


      Mais au-delà du président, ce sont tous les élus qui sont visés. Trop rémunérés, pas assez actifs, déconnectés de la #vie_quotidienne des Français… Notre échantillon des coups de gueule des « gilets jaunes » est un bon condensé des procès faits aux représentants politiques. Certains sont fondés sur des faits – comme les avantages accordés aux députés français – ; d’autres, sur des rumeurs ou de fausses informations – comme l’affirmation selon laquelle ces mêmes députés seraient deux fois mieux payés que leurs homologues allemands ou britanniques.

      Les médias ne sont pas épargnés, à commencer par BFM-TV, qui fait l’objet d’une poignée de publications virulentes l’accusant de manipulation des chiffres ou des images. Mais ils sont souvent critiqués au détour d’une dénonciation plus large, comme des complices ou des idiots utiles du système.

      A la marge, une troisième catégorie plus étonnante apparaît : le showbiz, auquel les « gilets jaunes » reprochent de s’être détourné des #classes_populaires. Outre Franck Dubosc, deux posts très plébiscités accusent Les Enfoirés d’avoir tourné le dos aux plus démunis en ne soutenant pas les « gilets jaunes ». « Coluche aurait eu comme nous honte de vous », y lit-on. A l’inverse, ils ont été nombreux à faire circuler une chanson antipolitique de Patrick Sébastien (Ah si tu pouvais fermer ta gueule) et un sketch des Guignols de l’info sur les bénéfices de Total.

      Les revendications : #automobile, #justice sociale et #RIC

      Trois grands thèmes ressortent de notre analyse : un premier, historique, sur le traitement réservé aux automobilistes (péages, carburant, radars…), qui a été le ciment de la mobilisation à ses débuts. Un second, la #précarité, qui s’est ajouté dans un second temps. Puis un troisième, le référendum d’initiative citoyenne (RIC), qui s’est imposé progressivement dans les débats.

      Ainsi, dès le 28 novembre, un message posté par une internaute récolte près de 40 000 partages. Il liste six exigences : le retour de l’impôt sur la fortune, la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités et les handicapés, la revalorisation du smic, l’annulation de la hausse du prix du carburant, la baisse des charges pour les petits commerçants et les artisans, et la réduction du nombre des élus et de leur train de vie.


      Ce message du 28 novembre, posté par une internaute, récolte près de 40 000 partages.

      Les « gilets jaunes » sont-ils « apolitiques », comme ils aiment à le clamer ? A parcourir leurs groupes Facebook, une chose est sûre : les discours et argumentaires des partis politiques traditionnels n’y tiennent qu’une place marginale, voire anecdotique. Sur deux cents messages, seuls trois relaient ainsi directement une personnalité politique : il s’agit de Marine Le Pen (RN), pour une vidéo par ailleurs mensongère sur le pacte de Marrakech, et de la députée de La France insoumise Caroline Fiat, qui apparaît deux fois pour ses prises de position en faveur des « gilets jaunes ».

      A l’inverse, bon nombre de thématiques chères à l’#extrême_droite ne sont peu ou pas abordées, à commencer par l’immigration. Tout comme la sortie de l’Union européenne, la pénalisation de l’interruption volontaire de grossesse ou l’abrogation de la loi sur le mariage pour tous.
      Si des sites et des figures de l’extrême droite ont parfois réussi à surfer sur le mouvement, c’est d’abord en dehors des communautés de « gilets jaunes ». La « pensée jaune » est sans doute elle aussi une « pensée complexe ».

    • Methodologie biaisée : 200 publies les plus partagées indiquent juste le (s) dénominateur(s) commun(s) entre plein de pensées différentes, pas la tendance politique. D’ailleurs la manière d’éluder la teneur des 35 (c’est beaucoup) publications supprimées est assez significative !


  • Communiqué du Congrès national indigène
    et du Conseil indigène de gouvernement
    pour le vingt-cinquième anniversaire
    du soulèvement armé de l’EZLN

    CNI

    https://lavoiedujaguar.net/Communique-du-Congres-national-indigene-et-du-Conseil-indigene-de-go

    Nous, les peuples, nations et tribus qui formons le Congrès national indigène et le Conseil indigène de gouvernement, saluons avec fierté le vingt-cinquième anniversaire du soulèvement armé de l’EZLN, depuis que le 1er janvier 1994, notre parole a arrêté de demander l’aumône pour exiger la justice et pouvoir nous reconnaître dans les droits que nous avons commencé à exercer depuis ce jour-là, non seulement au Chiapas, mais dans tous les recoins indigènes de notre pays. Ce jour-là, un nouveau chapitre dans notre vie collective a commencé à s’écrire. C’est la tête haute que nous marchons sur les pas de nos ancêtres, semant ceux des générations futures, avec la conviction de continuer à rester des peuples, des nations et des tribus.

    À travers la guerre qui se déchaîne contre nous, nous nous sommes vus reflétés dans le cheminement des communautés indigènes zapatistes, sachant que dehors il n’y a que des menaces à notre encontre, tout cela au nom de la richesse pour seulement quelques-uns. Pour nous, ils nous offrent le choix de migrer en abandonnant nos territoires, ils nous offrent le deuil pour nos morts face à la violence, face à la pollution, face à la persécution et la prison, ils nous offrent la peur et la résignation. (...)

    #Mexique #peuples_originaires #zapatistes #soulèvement #anniversaire #EZLN #CNI #solidarité


  • Déclaration de la deuxième assemblée nationale
    du Congrès national indigène ★ Conseil indigène de gouvernement

    https://lavoiedujaguar.net/Declaration-de-la-deuxieme-assemblee-nationale-du-Congres-national-i

    Depuis la deuxième assemblée plénière du Congrès national indigène et du Conseil indigène de gouvernement [CIG], qui s’est déroulée du 11 au 14 octobre au Cideci-UniTierra à San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, nous nous adressons avec respect aux compañeras et compañeros qui font partie des réseaux de soutien au CIG, ainsi qu’aux peuples de ce pays et du monde afin de nous voir, de nous consulter et ainsi franchir de nouvelles étapes dans la construction de ce nouveau monde dont nous avons besoin.

    Nous le disons avec urgence, parce que nous qui sommes peuples originaires, au travers de notre lutte contre la grave maladie causée par le capitalisme, nous tissons la vie, car c’est le devoir que nous avons reçu de nos ancêtres. Celui-ci consiste, pour nous, à construire la vie et la faire croître dans chaque recoin avec espoir, un espoir qui parie sur la mémoire et sur les temps à venir. Nous tissons en collectif en tant que peuples, et au fil de ce travail, nous nous tissons aussi en tant que personnes.

    Nous sommes des réseaux au sein de nos localités, où nous cherchons en collectif à n’avoir qu’une seule parole qui soit le reflet de notre terre-mère, de sa vie et du battement de son cœur. (...)

    #Mexique #peuples_originaires #CNI #EZLN #gouvernement #autonomie #résistance #organisation #territoires #langues #différences



  • "J’ai pas voté propose le bilan de cette crise politique et met en avant des solutions ayant déjà fait leurs preuves. Ce documentaire s’adresse à toute personne intéressée par la politique de manière générale et pas seulement à une minorité « élitiste » ou partisane qui s’interrogerait sur le sens d’une élection. J’ai pas voté autopsie la démocratie française afin d’ouvrir une nouvelle ère propice à l’évolution de l’organisation politique. "

    #vote #élection #politique #démocratie #DémocratieParticipative #abstentionnisme #société #peuple

    https://www.youtube.com/watch?v=uzcN-0Bq1cw


  • Guyane : nouvelle vague de suicides chez les jeunes Amérindiens LA 1ère (avec AFP) - 24 Janvier 2019 - France tv info
    https://la1ere.francetvinfo.fr/guyane-nouvelle-vague-suicides-jeunes-amerindiens-672847.html

    Cinq suicides et 13 tentatives de pendaison ont eu lieu en trois mois au sein de la jeune population amérindienne de l’ouest guyanais, entraînant le recours à des renforts sanitaires pour tenter d’endiguer un phénomène apparu depuis les années 80.

    La communauté amérindienne guyanaise a été frappée par plusieurs vagues de suicide ces dernières décennies, les plus récentes remontant à 2011 et 2015. Le phénomène est notamment lié au déchirement de ces jeunes, partagés entre la société traditionnelle dans laquelle ils sont nés et la société plus moderne à laquelle ils se trouvent ensuite confrontés très jeunes, avait souligné un rapport parlementaire de 2015.
     

    Apprendre aux enfant à “s’adapter”
    Depuis la Saint-Sylvestre, 13 tentatives de suicides de jeunes adultes ou mineurs scolarisés, dont un collégien de “12 ans”, ont été recensées, quasi exclusivement dans deux villages amérindiens de la commune de Maripasoula, à l’intérieur des terres, a révélé à l’AFP sous couvert d’anonymat une source proche du dossier. De même source, parmi les 13 tentatives de pendaison, “10” ont eu lieu en 4 jours à Elahé et Kayodé, petits villages autochtones éloignés de 300 habitants, soit une tentative de suicide pour 30 habitants.

    Le 6 janvier dernier, la cheffe coutumière de Bellevue, prenait la parole sur Guyane La 1ère après les suicides qui avaient endeuillé Maripasoula. “Moi je me souviens que j’avais dit à quelqu’un ’j’ai peur de mon avenir’, se remémore Cécile Kouyouri. Le fait de vivre en ville et de revenir chez nous, dans notre milieu familial, c’est deux choses différentes. Il faut concilier les deux pour pouvoir avancer.” « Les parents doivent apprendre aux enfants qu’il y a une autre vie à l’extérieur, leur apprendre à s’adapter. Pas être assimilé, mais s’adapter parce que tout le monde ne vit pas comme les Amérindiens. » 

    Un mal-être profond
    Ces tentatives s’ajoute aux cinq suicides - dont un jeune de 14 ans - depuis octobre 2018, dans cette même aire géographique, où les enfants sont obligés de quitter leurs parents à l’entrée du secondaire pour aller dans des collèges du littoral. Là, ils vivent dans des conditions d’hébergement (internats, familles d’accueil, proches) dégradées, souvent dénoncées par les familles et le monde enseignant. "Ça fait longtemps que ce problème existe", les ministères des Outre-mer et de la Santé “ne nous donnent même pas de moyens pour agir. Il ne suffit pas d’envoyer un hélicoptère en urgence lorsqu’il y a un suicide”, a déploré un professionnel de santé à l’AFP.

    Le rapport “Suicides des jeunes Amérindiens en Guyane française” dressé en 2015 par Marie-Anne Chapdelaine (ancienne députée PS) et Aline Archimbaud (ancienne sénatrice EELV) avait dénoncé un “scandale” national. Ces drames traduisent “le mal-être profond de ces jeunes, une immense désespérance, la souffrance de se sentir obligés de choisir entre deux mondes : celui de leurs parents, de leur village, auxquels ils sont vitalement attachés, ou celui, découvert au collège ou à la ville, d’une modernité qui se présente à eux de façon brutale”, écrivaient leurs auteures. Elles décrivaient plus globalement des populations confrontées à “d’immenses difficultés pour accéder à des droits fondamentaux” (eau, électricité, téléphone).

    La population des Amérindiens est estimée à environ 10.000 personnes en Guyane, en l’absence de statistiques ethniques. Si le taux de suicide du département est moins élevé qu’en métropole (8 pour 100.000 habitants contre 16,2 pour 100.000), “il existe une forte concentration des suicides sur les zones peuplées par les Amérindiens”, selon le rapport.
     

    Des initiatives
    Face à l’ampleur du phénomène, les chefs des villages, le grand conseil coutumier et les parents d’élèves ont organisé des réunions de crise. Depuis début janvier, la préfecture organise des “réunions de coordination” hebdomadaires sur le sujet, mais sans les autorités coutumières. La réserve sanitaire, notamment en psychiatrie, a été mobilisée du 19 décembre au 19 janvier. Et l’agence régionale de santé (ARS) “réfléchit à la mobilisation notamment d’experts en ethnopsychiatrie et en contagion suicidaire”, en plus des équipes mobiles qui interviennent régulièrement, a expliqué Fabien Laleu, son directeur adjoint.

    Un programme “Bien être des populations de l’intérieur”, a par ailleurs été lancé début 2018 et une vingtaine de “projets communautaires” ont été accompagnés pour améliorer le quotidien, pour un coût de “1 million d’euros”. Annoncé depuis 2016, l’observatoire du suicide “devrait être opérationnel en juin 2019”, selon M. Laleu. Parmi les “37 propositions prioritaires” du rapport parlementaire, figuraient la nécessité de “renforcer le dispositif de prise en charge psychiatrique”, mettre en place un “programme de santé communautaire”, “développer des politiques vigoureuses de lutte contre les addictions”, mais aussi, déjà, résoudre le problème du “logement des lycéens amérindiens”.

    Le 11 janvier dernier, le préfet Patrice Faure assurait, au micro de Guyane La 1ère, avoir pris toutes les dispositions pour un renforcement de la cellule de suivi afin de juguler cette crise qui impacte cruellement la communauté amérindienne. Il soulignait qu’il fallait travailler avec les communautés et le grand Conseil coutumier afin que cette mobilisation commune porte ses fruits à court terme.

    #peuples_autochtones #autochtones #Amérindiens #suicide #Outre-mer #Guyane #Guyane_française


  • Counter Mapping

    Jim Enote, a traditional Zuni farmer and director of the A:shiwi A:wan Museum and Heritage Center, is working with Zuni artists to create maps that bring an indigenous voice and perspective back to the land, countering Western notions of place and geography and challenging the arbitrary borders imposed on the Zuni world.

    Jim Note :

    “Maps have done a lot to confuse things for people. And I think more lands have been lost to native people probably through mapping than through physical conflits.”

    "I wanted to do some maps that were both elegant, evocative and profoundly important to the Zuni people.

    “I had no idea at the beginning that so much story would come out of this map making process. First I thought we would create some new kinds of maps that counter and challenge the notion of what maps are.”

    "North does not have to be on the top. Scale is unnecessary. Was more important is the history described in these vignettes of experience. And now these are here

    “These maps become a thing that help families or groups to start speaking about places. Start learning from each others and talking about places in a way that is is uniquely Zuni”

    “There are maps in songs and in prayers. There are maps that are edged in stones and woven into textile and painted in ceramics.”

    “The names around here are in English and Spanish. So, they completely leave off the meaning of the place. It is replacing our language and eclypsing our language and knowledge with something different, something that starts really from here. This whole constellation of what makes up a map, to me it has always been far beyond a piece of paper.”

    #toponymie

    “If my grandfa and grandma would would see the Zuni maps, I think they would have recognize quickly... ’Oh, yeah, this is what is in that song! This is what’s in those prayers! And I think as their descendents, they would have been proud”

    https://goprojectfilms.com/films/counter-mapping
    #counter-mapping #contre-cartographie #terres #cartographie_radicale #cartographie_critique #peuples_autochtones #Jim_Note #savoirs #Zuni #film #documentaire #semences #agriculture #USA #Etats-Unis #identité
    ping @reka @odilon


  • How Native Hawaiians Are Decolonizing Tourism

    Native Hawaiians living in the “vacation paradise” are caught between the state’s two major industries, the U.S. military and tourism. Through DeTours, they challenge both by showing tourists Hawaii from their perspective.


    https://www.fodors.com/world/north-america/usa/hawaii/experiences/news/how-native-hawaiians-are-decolonizing-tourism
    #tourisme #Hawaï #industrie_touristique #peuples_autochtones #militarisation #résistance #Aloha #décolonisation #décolonialité #colonialisme #DeTours

    • DeTours: Mapping Decolonial Genealogies in Hawai’i

      This essay examines an alternative tour conducted on O’ahu, Hawai’i by DMZ Hawai’i/Aloha ‘Aina, a network of organizations confronting the U.S. military’s negative cultural, social, and environmental impacts on the islands and elsewhere in the Pacific. Informed by a commitment to Kanaka Maoli (Native Hawaiian) self-determination and the principle of aloha ‘aina (love for the land), DMZ Hawai’i offers “DeTours” to visitors and locals that highlight the geography and history of military occupation. The tours focus on the role of the U.S. military in the overthrow of the Hawaiian Kingdom, its current effects on life on the island, and the ongoing struggles against militarism. These DeTours remap Hawai’i to convey the contestations and collisions that have defined the islands for well over a century, generating a model of Kanaka Maoli sovereignty rooted in familial relations to land while drawing from vast networks of kinship and affinity. In this endeavor, we engage three overlapping practices and concepts of genealogy: a critical historical understanding of the present and its conditions of emergence, the instantiation of Indigenous claims that have consistently confronted Western imperialism, and a spatiotemporal mapping of alliance and coalition. Our essay addresses the politics of U.S. empire in the Pacific, as Hawai’i stands as both the command center for U.S. military operations across half the Earth’s surface and is also one of the world’s preeminent tourist destinations. It also highlights possibilities for coalition predicated on Oceanic ties and shared histories of dispossession, illuminating strategies for survival and resistance in spaces of empire.

      https://www.jstor.org/stable/10.5749/jcritethnstud.3.2.0173?seq=1#page_scan_tab_contents
      #alternatives


  • With no oil cleanup in sight, Amazon tribes harvest rain for clean water
    https://news.mongabay.com/2018/12/with-no-oil-cleanup-in-sight-amazon-tribes-harvest-rain-for-clean-wat

    The Siona, Secoya and Kofan indigenous peoples have been living with the consequences of oil drilling in Ecuador’s northeastern Sucumbíos province for several generations.
    Many communities say the oil industry has polluted their sources of water for drinking, cooking and bathing, with grave consequences for their health.
    With the communities, the Ecuadoran government and the U.S. oil company Chevron locked in legal battle over who will pay for a cleanup, and oil still being pumped from beneath the rainforest, the communities are now forging a path around their pollution problems.
    Indigenous communities, with help from a U.S. NGO, have installed more than 1,100 rainwater collection and filtration systems in 70-plus villages to supply clean water. They’ve also set up dozens of solar panels to ensure ample electricity that does not rely on the fossil fuel industry they say has irreparably harmed their home and way of life.

    #Équateur #pétrole #pollution #eau #peuples_autochtones #énergie