• Hugo Blanco : Le futur est indigène

    https://lavoiedujaguar.net/Hugo-Blanco-Le-futur-est-indigene

    Dans une interview accordée au magazine en ligne Guernica, Hugo Blanco, l’une des figures emblématiques des luttes sociales en Amérique latine, parle des mouvements autochtones d’aujourd’hui, du changement climatique et de la protection de la nature.

    Des milliers d’indigènes se gouvernent eux-mêmes démocratiquement avec le principe « diriger en obéissant ». Les gens choisissent un groupe d’hommes et de femmes comme gouverneurs, mais ne choisissent pas de président ni de secrétaire général ; toutes les personnes désignées ont le même rang. Après quelque temps, ils sont tous remplacés, il n’y a pas de réélection, ainsi tout le monde passe aux commandes et personne n’est indispensable. Quand un sujet très important est débattu, ils organisent une assemblée générale qui décide collectivement. Aucune autorité, à aucun niveau, n’est payée. Ce sont comme des fermiers et chacun a sa part. Les drogues et l’alcool sont interdits. Je ne sais pas si l’on doit appeler ça du socialisme, de l’anarchisme ou du communautarisme et cela ne m’intéresse pas. J’ai bien aimé ce que m’a dit une camarade : « Ils m’ont élue. S’ils m’avaient élue comme gestionnaire de communauté, ça n’aurait pas eu d’importance parce que j’aurais encore pu cuisiner pour mon mari et mes enfants. Mais ils m’ont élue pour la commune. Alors qu’est-ce que j’allais faire ? Je devais voyager. Je devais apprendre à mes enfants à cuisiner, et c’était bien, parce que maintenant les épouses de mes fils peuvent accepter un poste éloigné et mes fils savent cuisiner. » Et donc ils avancent. (...)

    #Pérou #peuples_originaires #écosystèmes #Pachamama #paysans #Marx #société #Mexique #zapatistes #autogouvernement #Grèce #États-Unis #Trump #Argentine #femmes #Nouvelle-Zélande #Maori

  • Australia promises national vote on recognition of indigenous people by 2022 | PLACE
    http://www.thisisplace.org/i/?id=1d1260ca-0496-4c0b-927d-2411268dc1e5

    Australia has struggled to reconcile with descendants of its first inhabitants, who arrived on the continent about 50,000 years before British colonists but are not recognised in the national constitution.

    However, with public support on the issue growing, Minister for Indigenous Australians Ken Wyatt promised a referendum before 2022.

    “I will develop and bring forward a consensus option for constitutional recognition to be put to a referendum during the current parliamentary term,” Wyatt said in a speech in Canberra. [...]

    Indigenous Australians account for about 700,000 people in a total population of 23 million and have tracked near the bottom in almost every socio-economic indicator, suffering disproportionately high rates of suicide, alcohol abuse, domestic violence and imprisonment.

    Denied the vote until the mid-1960s, they face a 10-year gap in life expectancy compared with other Australians and make up 27% of the prison population.

    #Australie #peuples_premiers #Aborigènes #discriminations

  • The forgotten voters : the Orang Asli in the Malaysia Baru - New Mandala
    https://www.newmandala.org/the-forgotten-voters-orang-asli-in-the-malaysia-baru

    The Orang Asli are wondering what has become of the promises made to them prior to the election. They cite in particular Perak Chief Minister Ahmad Faizal Azumu, alleging, “Now that he is Chief Minister he has forgotten about us. In fact, he even insulted us, saying Orang Asli ‘meminta-minta’ asking for hand-outs”. The Chief Minister won his state seat of Chenderiang by a mere 39 votes, arguably made possible due to the support of the Orang Asli, who make up about 21% of his constituency. The Orang Asli activists I spoke to are livid at this “U-turn” on promises made. They had worked hard during the elections to put Pakatan Harapan in power and now they feel betrayed.

    Très bon article de #Rusaslina_Idrus sur l’actualité des #peuples_autochtones de la péninsule depuis l’alternance politique.

    #Malaisie #Malaysia_Baru

  • Indigenous peoples are crucial for conservation – a quarter of all land is in their hands
    https://theconversation.com/indigenous-peoples-are-crucial-for-conservation-a-quarter-of-all-la

    Given that Indigenous peoples now make up less than 5% of the global population, you might imagine the answer to be “very little”. But you would be wrong.

    In our new research, published in Nature Sustainability, we mapped Indigenous lands throughout the world, country by country. We found that these covered 38 million square kilometres – about a quarter of all land outside Antarctica.

    An incredible 40% of lands listed by national governments around the world as being managed for conservation are Indigenous lands. Some of this has official recognition. For instance, Australia would never meet its promises under the Convention on Biological Diversity if its Indigenous peoples had not been prepared to allocate more than 27 million hectares of their land to conservation.

    A great contribution

    This highlights the great contribution that Indigenous peoples are making to conservation. Many groups have instituted land-management regimes that are already delivering significant conservation benefits.

    Yet there is danger in making assumptions about the aspirations of Indigenous peoples for managing their lands. Without proper consultation, conservation projects based on Indigenous stewardship may be unsuccessful at best and risk perpetuating colonial legacies at worst.

    Conservation partnerships will only be successful if the rights, knowledge systems and practices of Indigenous peoples are fully acknowledged.

    #peuples_autochtones #cartographie #visualisation #forêt

  • Petite compil sur #Mercosur-UE, avec des questions d’écologie et de #climat très bien couvertes, pas seulement l’agriculture.

    Pourquoi l’accord de libre-échange avec le Mercosur pourrait détruire notre agriculture
    https://amp.lefigaro.fr/vox/politique/pourquoi-l-accord-de-libre-echange-avec-le-mercosur-va-detruire-notre-a

    Il s’agit d’un accord qui vise à abaisser les droits de douane et à assurer l’accès au marché dans plusieurs domaines. L’agriculture est concernée, mais pas seulement : les services, les biens industriels, les marchés publics.
    Comme à son habitude, la Commission européenne ne donne le texte que le plus tardivement possible.

    Concernant l’agriculture, l’ouverture à la concurrence de pays comme l’Argentine et le Brésil va amener à la déstabilisation, voire la destruction de filières de production agricole. Les filières d’élevage vont souffrir : le CETA va les mettre à mal, mais là, il s’agit de volumes d’importations plus importants encore. Et qu’on ne pense pas que seule la viande de basse qualité est concernée : l’Argentine produit une des meilleures viandes de bœuf au monde. Dans un premier temps, on assistera à la mise à mort de nombreux acteurs, puis viendra le moment de la restructuration de la filière pour qu’elle soit plus compétitive. Et nous verrons poindre partout des fermes de mille vaches, désastreuses pour l’environnement, pour le bien-être animal, pour la qualité de la viande produite. Sans parler de la destruction d’emplois.

    L’Argentine et le Brésil sont des producteurs massifs d’OGM. Inutile de croire qu’ils n’en exporteront pas, d’ailleurs, c’est à quoi sert ce type d’accord.

    À terme, nos filières de consommation et de production seront donc grandement bouleversées.

    Mais les déclarations de la Commission trahissent ce qui l’intéresse vraiment : l’accord permet l’ouverture de la concurrence aux biens manufacturés, aux services, aux marchés publics. En somme, comme elle le fait toujours, la Commission sacrifie nos filiales de productions pour la satisfaction des actionnaires de Véolia ou de Vinci.

    Comment considérer alors les déclarations d’intentions de l’Union européenne et d’Emmanuel Macron, qui nous expliquent être à l’avant-garde du combat écologique ? Le libre-échange ne peut-il pas être écologique ?

    L’intérêt des discours c’est que ce ne sont que des discours, des éléments de langage, de la communication. Macron est passé maître dans le discours qui ne veut rien dire. Rien n’est vrai là-dedans. Le libre-échange est fait pour intensifier les échanges internationaux, qui se trouvent être polluants par eux-mêmes. Comme est polluant le fait d’aller toujours au moins cher dans les modes de production, ce qui passe nécessairement par peu de contraintes environnementales. Le libre-échange et le climat sont rigoureusement incompatibles. Mais visiblement pas la manipulation oratoire et le libre-échange.

    Jusque dans la majorité, la polémique enfle après l’accord avec le Mercosur
    https://www.parismatch.com/Actu/Economie/Jusque-dans-la-majorite-la-polemique-enfle-apres-l-accord-avec-le-Mercos

    Les critiques sont plus fortes encore en dehors de la majorité présidentielle. L’eurodéputé écologiste Yannick Jadot estime que « le gouvernement, le président de la République, sur ces affaires de libre-échange, a une position d’une duplicité indigne ». « On est dans le mensonge », a-t-il affirmé sur BFMTV et RMC. « Vous allez avoir 100 000 tonnes de boeuf brésilien qui va arriver, élevé dans des conditions dégueulasses, c’est des scandales sanitaires tous les jours », a-t-il dénoncé, avant d’ajouter : « C’est ça qu’on réserve à nos agriculteurs ? »

    Nicolas Hulot : « L’accord avec le Mercosur est complètement antinomique avec nos ambitions climatiques »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/06/30/nicolas-hulot-l-accord-avec-le-mercosur-est-completement-antinomique-avec-no

    Je ne comprends pas qu’on puisse en l’état signer cet accord. Ce type de décision politique montre qu’on n’a aucune approche systémique, globale de la lutte climatique. On est très loin de la cohérence. Cet accord est complètement antinomique avec nos ambitions affichées et, surtout, avec la réalité de ce qu’il faut faire.

    D’une part, cela crée des doutes sur les intentions et les déclarations politiques, au vu de la réalité des pratiques ; et on voit les conséquences quand les doutes sur l’action politique grandissent. D’autre part, on laisse un président, Jair Bolsonaro, saccager la forêt amazonienne, sans laquelle on n’a aucune chance de gagner la bataille climatique. Elle représente à elle seule dix années d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cela n’était pas parfait avec les gouvernements brésiliens précédents, mais là c’est la curée.

    Par ailleurs, on s’indiffère d’exactions multiples et répétées contre les Indiens d’Amazonie puisqu’on laisse les nervis des forestiers, des miniers et des pétroliers agir sans se soucier de ces populations et de leurs droits. Cela parachève une forme de génocide au fil de l’histoire des Indiens.

    #Brésil #Bolsonaro #peuples_autochtones #forêt (#paywall) #Nicolas_hulot

    Ecologie et accords commerciaux : le grand écart de LREM - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/07/01/ecologie-et-accords-commerciaux-le-grand-ecart-de-lrem_1737363

    Après la campagne européenne très écolo que vient de mener la liste Renaissance, Durand ne voit pas comment il pourrait défendre l’ouverture du marché de l’UE au Brésil de Bolsonaro : « On ne peut pas demander à nos agriculteurs d’être vertueux et signer des accords avec un Etat qui défend les pesticides et la déforestation. »

    Pascal Canfin, l’autre figure écolo de la macronie, est moins définitif. Tout en assurant que le vote des élus Renaissance est loin d’être acquis, il laisse entendre que l’accord avec le Mercosur pourrait être acceptable s’il est bien assorti de clauses qui permettent le contrôle de la déforestation en Amazonie. Futur président de la commission environnement du Parlement européen, Canfin défendait lundi matin, au micro de RTL, une position pragmatique : « La question est de savoir si le Mercosur aggrave les choses ou si au contraire il devient une bonne chose parce qu’il est beaucoup plus contraignant que l’accord de Paris. » L’eurodéputé se garde bien de trancher cette question, tant que l’analyse de l’accord n’aura pas établi que les garanties sont réunies.

    Mais non, raclure verdâtre, on t’a dit que le libre échange c’était avant tout des marchandises transportées d’un continent à l’autre et qu’en soi ce n’était pas écolo. Qu’est-ce que tu vas chercher des raisons de oui mais ces marchandises, elles ne sentent pas le pétrole avant puisqu’elles vont de toute manière sentir le pétrole après ? #vendu #greenwashing

    Quand l’accord de Paris te greenwashe une politique anti-éolo.

    Après l’accord de libre-échange avec le Mercosur, Macron critiqué par les écologistes comme par les agriculteurs
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/01/emmanuel-macron-sous-le-feu-croise-des-opposants-au-traite-de-libre-echange-

    « Je l’ai toujours dit, un bon accord commercial est bon pour nos entreprises et nos emplois, et cet accord permettra d’ouvrir des marchés agricoles et industriels et de protéger nos indications géographiques [ou IGP, qui s’appliquent aux produits protégés] », s’est félicité M. Macron, le 29 juin, à l’occasion d’une conférence de presse en marge du sommet du G20, à Osaka, au Japon. « A ce stade, l’accord est bon », a-t-il ajouté. Le président de la République se félicite notamment d’avoir obtenu de son homologue brésilien, Jair Bolsonaro, qu’il ne fasse pas sortir son pays de l’accord de Paris sur le climat, contrairement aux Etats-Unis de Donald Trump.
    Lancement d’une « évaluation indépendante »

    Pour tenter de rassurer son monde, le président français a par ailleurs annoncé le lancement « dans les prochains jours » d’une « évaluation indépendante, complète, transparente de cet accord, notamment sur l’environnement et la biodiversité ».

    L’Elysée assure que trois critères seront pris en compte pour que la France apporte son blanc-seing : le respect des normes environnementales et sanitaires européennes, la possibilité pour les pays de l’UE de protéger certaines filières agricoles – bovine en particulier –, et, donc, le respect de l’accord de Paris.

    Viandes, normes... Pourquoi l’accord UE-Mercosur fâche tout le monde - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/viandes-normes-pourquoi-l-accord-ue-mercosur-fache-tout-le-monde_2087272.ht

    Si les États membres l’approuvent, le texte est amené à devenir l’un des plus importants du monde : il concerne 770 millions de personnes et un quart du PIB mondial (18 000 milliards d’euros). Pour parvenir à un compromis, le Mercosur a accepté d’ouvrir grand ses portes à l’industrie européenne, tout particulièrement ses voitures, mais aussi ses produits chimiques et pharmaceutiques, ainsi que ses marchés publics.

    Ah bon, je comprends : on sacrifie l’#agriculture au profit de la #ouature, de l’industrie et quelques fleurons industriels qui ne rapportent rien au public et tout à leurs actionnaires. Mais c’est pas la première fois, non ?

    Le #libre-échange est-il l’ennemi du climat ?
    https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Le-libre-echange-est-lennemi-climat-2019-07-01-1201032609

    De prime abord, le libre-échange, en favorisant le commerce international, aboutit à une augmentation des gaz à effet de serre due aux transports. Il engendre aussi des problèmes liés aux différences de normes sanitaires et environnementales entre les marchés. Supprimer ou réduire significativement les droits de douane confère un avantage compétitif aux zones économiques qui ont les normes environnementales et climatiques les moins exigeantes. Cela encourage donc des industries qui peuvent être moins vertueuses en matière d’écologie.

    Sur la période longue, la libéralisation commerciale a amené un surcroît de richesse. Cela génère une croissance supplémentaire et donc une augmentation des rejets de gaz à effet de serre. Mais cette croissance peut également faciliter les investissements dans la transition écologique. Si elle était un peu plus forte, les pays disposeraient d’une marge de manœuvre supérieure pour engager des politiques d’investissements plus ambitieuses afin de limiter le changement climatique. Lire la suite.

    Je ne mets pas le type qui explique que les conteneurs, c’est plus efficace que la route (gars, les gens ne vont pas aller habiter au Havre pour aller manger du soja brésilien, il va aussi prendre la route) et que le #libre_échange est bon pour les pays pauvres (pas tous !).

  • AMLO à l’œuvre : des mégaprojets à la militarisation

    Caitlin Manning

    https://lavoiedujaguar.net/AMLO-a-l-oeuvre-des-megaprojets-a-la-militarisation

    Caché derrière son masque de progressiste, le président mexicain AMLO fait l’apologie d’un régime néolibéral et la promotion de mégaprojets fort controversés.

    Une bonne part de la gauche, tant au Mexique qu’à l’étranger, saluèrent l’arrivée du nouveau président mexicain dans l’espoir que son discours autour d’une « quatrième transformation » augurait d’une nouvelle ère de changement positif au Mexique. Andrés Manuel López Obrador (AMLO) avait même réussi à convaincre un certain nombre de groupes de résistance indigènes que son gouvernement serait favorable à leurs luttes contre les mégaprojets extractivistes néolibéraux qui ravagent leurs terres.

    Richard Gere, défenseur des droits des peuples indigènes, rencontra AMLO au Palais national et même Noam Chomsky se déclara favorable à AMLO après s’être entretenu avec lui lors de sa campagne l’année dernière. Le « Plan de développement national » dévoilé par Obrador en janvier se lit comme un rêve de gauche devenu réalité : il critique le néolibéralisme et le Consensus de Washington, favorise les énergies renouvelables et l’autonomie agricole et, bien sûr, défend les pauvres et les démunis. Le plan fut mis en avant comme un renouvellement moral et invoquait même une éthique prétendant « commander en obéissant » (mandar obedeciendo), une célèbre formule zapatiste qui résume leur engagement à pratiquer l’autogouvernement à partir de la base. Six mois plus tard, AMLO a démontré qu’il n’en est rien. (...)

    #Mexique #López_Obrador #Trump #peuples_originaires #mégaprojets #zapatistes #résistance #écologie #militarisation

    • A lire absolument
      Aujourd’hui, les 500 habitants de la réserve Cree, dont plusieurs vivent dans de petites maisons préfabriquées, sont victimes d’une nouvelle vague d’exploitation coloniale, centrée sur l’extraction du pétrole des vastes sables bitumineux de l’Alberta. Cette atrocité présage la destruction de l’écosystème dont ils dépendent pour vivre. Si les Cree n’arrêtent pas les exploiteurs cette fois-ci, ils mourront, tout comme les exploiteurs.
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      Il est difficile, à moins de venir ici, de saisir l’ampleur de l’exploitation des #sables_bitumineux. Aux alentours du lac Beaver se trouvent plus de 35 000 puits de pétrole et de gaz naturel et des milliers de kilomètres de pipelines, de routes d’accès et de lignes sismiques. (La région comprend également le polygone de tir aérien de Cold Lake, qui s’est approprié d’énormes étendues de territoire traditionnel des habitants autochtones pour tester des armes.) Des usines de transformation géantes, ainsi que des machines d’extraction gargantuesques, y compris des excavateurs à roue de plus de 800 mètres de long et des draglines de plusieurs étages, qui ravagent des centaines de milliers d’hectares. Ces centres de la mort tel le Styx crachent des vapeurs sulfureuses, sans arrêt, et envoient des flambées ardentes dans le ciel obscur. L’air a un goût métallique. À l’extérieur des centres de traitement, il y a de vastes lacs toxiques connus sous le nom de bassins de résidus, remplis de milliards de litres d’eau et de produits chimiques liés à l’extraction du pétrole, dont le #mercure et d’autres métaux lourds, les #hydrocarbures cancérigènes, l’#arsenic et la #strychnine. Les boues des bassins de résidus s’infiltrent dans la rivière Athabasca, qui se jette dans le Mackenzie, le plus grand réseau hydrographique du Canada. Rien ici, à la fin, ne portera la vie. Les #oiseaux_migrateurs qui se posent dans les bassins de résidus meurent en grand nombre. Tant d’oiseaux ont été tués que le gouvernement canadien a ordonné aux compagnies d’extraction d’utiliser des canons à bruit sur certains sites pour faire fuir les nuées qui arrivent. Autour de ces lacs infernaux, il y a un boum-boum-boum constant des engins explosifs.

      Dans une grande partie du nord de l’#Alberta, l’eau n’est plus propre à la consommation humaine. L’#eau_potable doit être acheminée par camion à la réserve de Beaver Lake.

      Des torrents d’autobus transportent les travailleurs, presque tous des hommes, de jour comme de nuit, de haut en bas des routes.
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      Les Cree, les Dénés et les autres tribus qui vivent au milieu du carnage environnemental et dont les terres ancestrales ont été expropriées par le gouvernement pour extraire le pétrole des #sables_bitumineux souffrent de taux astronomiques de #maladies_respiratoires et autres maladies. Le taux de #cancer est 30 % plus élevé que dans le reste de l’Alberta, selon l’Alberta Cancer Board, qui a été dissous peu après la diffusion de cette information en 2008.

      Quand il était enfant, Eric Lameman a été enlevé à ses parents par le gouvernement, une pratique courante il y a quelques décennies, et envoyé dans un #pensionnat_indien où les passages à tabac étaient monnaie courante,
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      Les camps d’hommes de dizaines de milliers de travailleurs des sables bitumineux alimentent l’industrie de la #prostitution. Les filles et les femmes #autochtones, qui vivent dans la misère et la pauvreté, sont attirées par l’argent apparemment facile et rapide. Leur dégradation sexuelle entraîne rapidement des addictions pour atténuer la douleur. C’est là aussi un héritage du colonialisme. Le Canada a d’abord été un avant-poste militaire et commercial de la Grande-Bretagne. La Compagnie de la Baie d’Hudson ne permettait pas aux femmes européennes d’immigrer au Canada. Des bordels, peuplés de filles et de #femmes_autochtones prostituées, ont été établis à côté des forts militaires et des comptoirs commerciaux. En 2015, la Gendarmerie royale du Canada a publié un rapport selon lequel les femmes autochtones, ou des Premières nations, qui représentent 4,3 % de la population féminine du Canada, sont quatre fois plus susceptibles de disparaître ou d’être assassinées que les autres femmes canadiennes. Elles représentent 16 % des femmes victimes de meurtre et font l’objet de 11 % des cas de femmes disparues.

      « J’ai fait partie d’un groupe d’experts à Vancouver », dit Crystal Lameman. « J’ai utilisé le mot “#prostitution”. Une personne s’est levée et m’a dit d’utiliser le terme “travail du sexe” en disant que c’était un choix. Les filles et les femmes autochtones pauvres et vulnérables ne choisissent pas de se prostituer. Elles sont forcées d’entrer dans ce monde. Les filles sont conditionnées pour cela par la désintégration familiale et les #abus_sexuels. … L’abus sexuel, une expérience courante chez les filles dans les pensionnats et dans le système de placement en famille d’accueil, est un autre héritage du #colonialisme. »

      L’injection de travailleurs à revenu disponible a également entraîné une explosion du #trafic_de_drogues dans le nord de l’Alberta, comme le crack et la méthamphétamine en cristaux, et ces drogues ont entraîné une vague de suicides parmi la population autochtone. Le #suicide et les automutilations non suicidaires sont les principales causes de décès chez les membres des #nations_premières de moins de 44 ans au Canada.
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      #peuples_autochtones #nations_premières #peuples_premiers #canada

  • Remembering refuge. Between Sanctuary and Solidarity

    Remembering Refuge: Between Sanctuary and Solidarity is an oral history archive highlighting the stories of people from Haiti, El Salvador, and Guatemala, who crossed the Canada-US border to seek refuge.

    The borders between #Detroit and #Ontario, #New_York and #Quebec sit on the lands of the #Mwami, the #Potawatomi, the #Anishnabek, the #Peoria, the #Haudnesonee, the #Huron-Wendat, the #Mohawk, the St. Lawrence #Iroquois, and the #Abenaki.

    You are hearing a conversation between elders Ateronhiata:kon (Francis Boots) and Kanasaraken (Loran Thompson) of the Kahniakehaka (Mohawk) Nation in Akwesasne. They are sharing stories about the Canada-US border that crosses through their territories.

    https://www.rememberingrefuge.com
    #Canada #frontières #mémoire #USA #migrations #réfugiés #histoire_orale #audio #peuples_autochtones #Québec
    ping @reka

  • Indonesian president hands over management of forests to indigenous people - CIFOR Forests News
    https://forestsnews.cifor.org/48323/indonesian-president-hands-over-management-of-forests-to-indigeno

    That process started with forming a consultative team made up of representatives of all the interested parties, to support the drafting of the regulation to ensure it met everyone’s needs. AgFor partner Balang conducted various studies, such as a stakeholder analysis, categorization of tenure and the classification of formal and informal access rights. These studies provided important information to the many people who needed to be included in what was described by those involved as a ‘robust’ participative approach to drafting a complex regulation.

    Moira Moeliono, a senior scientist at CIFOR working on the project added, “The district regulation is not the end of the work, but rather the beginning of a long journey to improve forest management and indigenous rights. After the promulgation of the district regulation and recognition by the presidential decree, everyone needs to continue to move forward to resolve other matters. Regulations need to be created that link management of the customary forests to watershed management and strengthening the indigenous institutions.”

    The recognition of the right of indigenous people to manage forests by the Indonesian government is an important step in agrarian reform as part of the Nawa Cita, Widodo’s program of nine main strategies to address long-term problems afflicting rural communities, such as poverty, inequality and lack of paid employment. Widodo stated that transferring management of customary forests to indigenous people was part of Indonesia’s social forestry program, which seeks to bring 12.7 million hectares of land under community management.

    Ici aussi http://blog.worldagroforestry.org/index.php/2017/02/15/indonesian-president-hands-management-forests-indigenous-peo.
    #peuples_autochtones #conservation_communautaire #forêt #Indonésie #Joko_Widodo (pas Widodo, ni Dodo, à la limite Jokowi)

  • Communiqué du Congrès national indigène
    et de l’Armée zapatiste de libération nationale
    face à la violence contre les peuples originaires

    CNI, EZLN

    https://lavoiedujaguar.net/Communique-du-Congres-national-indigene-et-de-l-Armee-zapatiste-de-l

    La marche du capitalisme néolibéral porte dans ses pas la marque du sang de nos peuples contre lesquels la guerre empire parce que nous n’abandonnons pas notre terre, notre culture, notre paix et notre organisation collective ; parce que nous ne cédons pas dans notre résistance ni ne nous résignons à mourir.

    Nous dénonçons la lâche attaque perpétrée le 31 mai dernier à l’encontre de la communauté nahua de Zacualpan et des membres du Congrès national indigène, dans la commune de Comala, État de Colima, où un narco paramilitaire a utilisé des armes de gros calibre contre un groupe de jeunes, assassinant l’un d’entre eux et en blessant grièvement trois autres.

    Nous considérons comme responsables de ces graves faits les trois niveaux du mauvais gouvernement qui permettent que ces groupes paramilitaires opèrent dans la région (...)

    #Mexique #peuples_originaires #EZLN #zapatistes #résistance

  • Suite à l’épidémie qui a tué 14 personnes dans un village autochtone...

    Activist : Orang Asli deaths direct result of environmental destruction
    https://www.malaysiakini.com/news/479092

    Nicholas, the executive director of the Centre for Orang Asli Concerns (COAC), said that the villagers used to have a system that enabled them to live off the land.

    "At any one time, half the villagers would be hunting in the forest, and they would take turns.

    “What has happened now is that without access to their traditional way of life, they become malnourished and underweight,” he said.

    “With their resistance being low, many diseases – whether it’s pneumonia or tuberculosis, or even diarrhoea – can be fatal.”

    "The root cause is that their environment has been taken away,’ said Nicholas, who last visited the village about a year ago.

    Lien avec https://seenthis.net/messages/781265 puisque ce sont aussi de #Batek. #peuples_autochtones #Malaisie #Orang_Asli

  • #Cherry_Smiley : Comment l’Enquête nationale sur les femmes disparues et assassinées a trahi les femmes et les filles autochtones
    http://tradfem.wordpress.com/2019/06/08/comment-lenquete-nationale-sur-les-femmes-disparues-et-assassinee

    En septembre 2016, le gouvernement fédéral canadien a annoncé, à la suite d’une âpre lutte et d’une très longue attente, le début d’une Enquête Nationale indépendante sur les Femmes et les Filles Autochtones Disparues et Assassinées (ci-après « l’enquête »). Certaines militantes et universitaires espéraient qu’une enquête mettrait en lumière les causes profondes de la violence masculine contre les femmes et les filles autochtones et qu’il en résulterait des mesures significatives pour mettre fin à cette violence. D’autres étaient sceptiques quant à l’espoir que l’enquête conduise à la mise en œuvre de mesures concrètes qui amélioreraient la vie des femmes autochtones. Au début, j’ai appuyé les femmes autochtones qui avaient travaillé depuis si longtemps et si fort et soutenu leur réclamation, même si j’oscillais entre le doute et l’espoir quant aux résultats que pourrait atteindre une enquête nationale.
    Aujourd’hui, le 3 juin 2019, l’enquête publiera son rapport final. Il n’en résultera aucune mesure significative visant à promouvoir les objectifs de libération des femmes autochtones. En fait, je crains que le rapport final et les mesures subséquentes ne contribuent à marginaliser davantage les femmes autochtones et à les réduire au silence.


    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.cherrysmiley.com/blog/how-the-national-inquiry-failed-indigenous-women-and-girls
    #autochtone #Canada #féminicide #violences_masculines #bi-spiritualité #LGBTQ #prostitution #travail_du_sexe #féminisme_radical

    • Ce long article, que je n’ai pas pu finir, parle de deux écueils du travail de la commission.

      Le premier, c’était de mettre au centre du dispositif les familles des victimes. Si les femmes sont mortes ou disparues, on peut comprendre d’où vient l’idée mais elles sont peut-être mortes des mains d’hommes de leurs familles. Et au-delà de cet impensé, il y a le fait d’avoir choisi les familles des victimes aux dépens des femmes (donc des associations de victimes et de survivantes ?) et la capacité de la commission à comprendre que les femmes autochtones sont aussi menacées par les hommes de leur communauté que par les hommes des autres communautés.

      Le second, c’est d’invisibiliser les hommes violents (ce ne sont plus que des personnes et de la violence), donc les processus qui sont à l’origine de ces violences dont il se trouve qu’elles touchent avant tout les femmes et sont commises par des hommes en raisons de représentations sexistes (disponibilité des femmes, manque d’empathie pour elles, haine misogyne, etc.). Belle dépolitisation. Et d’invisibiliser aussi les femmes en élargissant l’objet de la commissions aux personnes LGBT (dans une belle variété qui va jusqu’aux hommes cis asexuels, comme si ne rien faire de son zizi invalidait la masculinité et la construction masculine et l’identité sociale des hommes) et aux personnes two-spirits (d’où l’acronyme 2SLGBTQQIA). Mais j’attendais des éléments pour savoir si l’enquête sur les actes d’#homophobie avait porté tort au reste de l’enquête sur les violences contre les femmes et j’ai lu, puis lu en diagonale puis fait défiler et toujours rien donc j’ai laissé tomber.

      #peuples_autochtones

  • Using Maps as a Weapon to Resist Extractive Industries on Indigenous Territories - Resilience

    https://www.resilience.org/stories/2019-04-26/using-maps-as-a-weapon-to-resist-extractive-industries-on-indigenous-ter

    For Indigenous peoples across the Americas, urgent threats imposed by the industrial extraction of natural resources has characterized the 21st century. The expansion of industry has threatened Indigenous territories, cultures and sovereignty. These industries include: timber and pulp extraction, mining, oil and gas and hydroelectric development. As well, the extraction of human beings from their lands has real implications for the survival of communities.

    The debate of territory is essential in these resource conflicts. Maps — and those who make and shape them — are central to the discussion of land rights, especially when it comes to industrial resource extraction and Indigenous peoples.

    #cartographie_radicale #contre_cartographie #cartographie_participative #cartoexperiment

  • Orang Asli situation still the same or ‘much worse’ under Pakatan, says activist | Malaysia | Malay Mail
    https://www.malaymail.com/news/malaysia/2019/05/28/orang-asli-situation-still-the-same-or-much-worse-under-pakatan-says-activi/1757079

    Tijah, who got teary-eyed while delivering her speech, said the Orang Asli community was upset over the status quo as they fought alongside PH politicians to see the change in government in the 2018 election.

    Earlier, Suaram adviser Kua Kia Soong in his speech revealed that there has not been much change on human rights reforms since the change of government from the long-ruling BN last May.

    He said that the civil societies must continue to push for the reforms as the ruling government “has shown it is dragging its feet and reneging on election promises” due to “racial politics”.

    Suaram, c’est la LDH locale.

    He added that the ruling government is now reconsidering its initial pledge to abolish several contentious laws, including the Sedition Act, Poca, Universities and University Colleges Act 1971, Printing Presses and Publications (PPPA) Act 1984, and the National Security Council (NSC) Act 2016.

    “Such backtracking on the PH GE14 manifesto is totally unethical and perversion of human rights,” he said.

    #peuples_autochtones #droits_humains #élections

  • Vaca Muerta : la communauté mapuche a été acquittée

    https://lavoiedujaguar.net/Vaca-Muerta-la-communaute-mapuche-a-ete-acquittee

    La communauté mapuche de Campo Maripe (province de Neuquén, dans la Patagonie argentine) qui avait été accusée d’usurpation dans la zone de Vaca Muerta, a été acquittée par le juge des garanties, Gustavo Ravizzoli, qui a considéré qu’il ne peut y avoir usurpation d’un territoire qu’ils habitent ancestralement, fait reconnu et protégé par la Constitution nationale, la Constitution provinciale et les pactes internationaux. Le verdict a été célébré par une salle très émue. « Ce qui change, c’est la reconnaissance que, pour pénétrer sur ce territoire, il faut respecter tout ce qui est dit et non fait : régulariser la propriété de la terre, accorder la personnalité juridique aux communautés, et appliquer le droit à la consultation avant de pouvoir toucher à un seul mètre de terre », a déclaré à lavaca.org Jorge Nawel, de la Confédération mapuche de Neuquén.

    Quand vers 14 heures on a entendu dans la salle le mot « acquittement », il y eut surprise, émotion et un cri tonitruant : Marichiweu (dix fois nous vaincrons), qui fit sursauter les policiers présents. « Mais je te dis la vérité, même les policiers étaient émus », raconte Lefxaru Nawel à propos d’un de ces moments qui resteront gravés à jamais dans l’histoire. (...)

    #Argentine #Patagonie #Mapuche #territoire #justice

  • Les peuples Sioux partent à l’attaque des banques françaises - Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com/2017/05/26/actualite/actualite/les-peuples-sioux-partent-lattaque-des-banques-francaises

    S’ils ont perdu face à Trump, qui a relancé la création du pipeline Dakota Access, cinq activistes Sioux de Standing Rock lancent une série d’actions contre les banques européennes, qu’ils accusent de financer des projets climaticides. On était avec eux à Paris, à l’offensive contre la BNP Paribas et la Société Générale.

    #dakota #again #peuples_autochtones #banques_françaises #premières_nations #natives #Native_Americans

  • Verso - The Radical origins of international indigenous representation - https://www.versobooks.com/blogs/4329-the-radical-origins-of-international-indigenous-representation

    While Indigenous representation has become a permanent feature at the UN, its radical origins are less well known. The historic 1977 Geneva gathering was preceded by a simpler, but no less monumental, gathering in Standing Rock, along the banks of the Missouri River. In the heat of the Northern Plains summer, 5,000 people from more than ninety-seven different Indigenous nations met from June 8 to 16, 1974. By the end of the week, the International Indian Treaty Council was founded as an international arm of the American Indian Movement (AIM), tasked with gaining international recognition at the UN for Indigenous peoples of the Western Hemisphere. The Treaty Council’s founding document, the “Declaration of Continuing Independence,” foregrounded nationhood and treaty rights as central features of an American Indian political identity. “We condemn the United States of America for its gross violation of the 1868 Fort Laramie Treaty in militarily surrounding, killing, and starving the citizens of the Independent Oglala Nation into exile,” it read, in reference to the brutal crackdown on AIM following their occupation of Wounded Knee in 1973. The Treaty Council appealed to “conscionable nations” to join “in charging and prosecuting the United States of America for its genocidal practices against the sovereign Native Nations; most recently illustrated by Wounded Knee 1973 and the continued refusal to sign the United Nations 1948 Treaty on Genocide.”2 Following the seventy-one-day siege, AIM leadership had been arrested and tied up in court proceedings. Then came the brutal repression under the infamous FBI Counterintelligence Program (COINTELPRO) that nearly destroyed Indigenous, Black, and revolutionary movements in the United States. The strategic turn to international human rights law largely saved the Indigenous movement from utter collapse in a moment of intense state repression.

    #peuples_autochtones #internationalisme #standing_rock

    • Bajau Laut: Once sea nomads, now stateless

      Unggun’s family lives in a traditional Bajau Laut houseboat in Semporna, a coastal town in Sabah. He knows neither the calendar year nor his own age.

      One of the reasons why he doesn’t know his age is due to his lack of identity documents. The same problem is faced by his sons, daughters-in-law and grandchildren – they are all stateless.

      A stateless person is “a person who is not considered as a national by any state under the operation of its law,” according to the United Nations Convention Relating to the Status of Stateless Persons. In other words, such persons are not protected by the state and do not possess basic rights that any citizen should have.

      According to the UN Refugee Agency (UNHCR), there are at least 10 million stateless people around the world.

      Living in a contemporary society where the state is the basic unit, statelessness affects a person’s everyday life – they can’t go to school, see the doctor, work legally, or even the right to seek help when experiencing injustice.

      Since the 15th century, there have been immigrants who migrated from the Philippines to settle in Sabah, and later became citizens. In the 1970s, the Mindanao civil war caused refugees to flood into Sabah, including Bajau Laut like Unggun.

      The Bajau Laut (also known as Sama Dilaut, or ’sea nomads’) is one of the sub-groups of Sama-Bajau.

      As early as the 15th century, the Bajau Laut seem to have been roving freely in the borderless Sulu Zone, including north-eastern Borneo and southern Philippines.

      Today, they are scattered across the Philippines, Brunei, Indonesia, and Malaysia, with different sub-groups having adapted to different lifestyles.

      One of the houseboat Bajau Laut families living in Semporna.
      Unggun fled to Semporna from Tawi-Tawi in the Philippines at an early age. He never met his parents again.

      “My friends who came here told me that they were dead,” he says in the Bajau language, as he sits on the deck of his houseboat. Like most of the Bajau Laut who live on houseboats, he cannot speak Malay.

      For those who stay in houseboats and are thus living on the sea for life, the Bajau Laut’s biggest focus is on making a living.

      To Unggun, the lepa or houseboat is not just a boat, but also home – which is why he has never considered living on land.

      “Staying on the houseboat enables us to move freely and it is easier to earn a livelihood. If you live in a house, you are stuck in one place,” he explains.

      Before sunrise, Unggun’s four sons have jumped from the houseboat to another boat to start a new day of fishing.

      Their fishing activities normally take five to six hours each day. As they are using the hook-and-line method, they usually need to stay longer to catch more fish.

      Sometimes, when the weather is warm or the catch is insufficient, they will return to the houseboat for a break, getting ready for the next catch in the afternoon. When night falls, the family goes to bed.

      Unggun will go to the shore, he said, to sell his catch directly to a businessperson for RM5 to RM7 per kilogramme. His daily income can reach between RM30 to RM50. It took years before he was finally able to buy an RM20,000 houseboat for his ten family members.

      Unlike many other houseboat families, Unggun has better living conditions. He possesses a small fishing boat as well as a houseboat, with everything looking ample in the latter.

      Inside, there are daily necessities such as gasoline, clean water, gas, and even a baby’s cradle made of cloth tied to the low roof of the houseboat.

      Unggun’s houseboat.
      The houseboat, however, does not have electricity. There are no televisions, mobile phones, or clocks, which a modern household may consider as necessities.

      Unggun’s family doesn’t seem to need all of these things. That’s why the ever-changing development of the world can be excluded at the same time.

      He doesn’t view time as we typically do. His way of telling the time is to observe the rise and fall of the sun.

      “How long can this gasoline be used?”

      “A round trip to Semporna.”

      “How many minutes does it take from here to Semporna?”

      “I don’t know what is a minute.”

      When Unggun is asked about regime change in Malaysia and about the new prime minister, a shy smile plays on his face.

      “I have no idea,” he says.

      Restricted movement at sea

      Malaysia has not signed either of the two international conventions on statelessness, which are the Convention on the Reduction of Statelessness, and the Convention Relating to the Status of Stateless Persons.

      The Immigration Act 1959/1963 makes no distinction between asylum seekers, refugees, irregular migrants, and undocumented or stateless people. Instead, they are all considered “illegal immigrants,” meaning that the Bajau Laut have no right to defend themselves if they encounter police raids.

      Sometimes, it may take a little luck to escape the raids safely.

      “It depends on the police,” a local says. Some “strict” police will arrest those fleeing the scene on the spot, but some “kind” police will let them leave. And as for other members of the police force, some “tricks” are needed.

      At this point, the local rubbed his thumb against his forefinger to indicate money being given to the police.

      “I saw (police) raids (carried out) in Semporna before. Not only the Bajau Laut, but other people without ICs (identity cards) were running. And they even jumped into the water to run away from the police,” Swedish anthropologist Erik Abrahamsson recalls.

      Due to his deep interest in the lifestyle of the Bajau Laut, Abrahamsson has been living with them for an extended period of time in Malaysia, Indonesia and the Philippines. He can speak one of their dialects, Central Sinama.

      He added that the Bajau Laut people will still find ways to return to Semporna despite being deported to the Philippines, as they consider Semporna their home where they have been living for decades.

      The Bajau Laut people risk being deported initially due to the lack of identity documents when staying on land. However, by crossing national maritime borders to return to Malaysia after deportation, they risk being expelled again.

      Historically, there were no national borders in the Sulu Zone until the era of colonialism. But when the maritime borders were established through the Madrid Protocol of 1885, the distribution and diversity of the local ethnic groups and communities were not taken into consideration. As a result, the movement of the Bajau Laut people, who were highly fluid, has since been restricted.

      The situation has further deteriorated due to a series of kidnappings and the implementation of curfews in recent years.

      Since 2000, there have been a series of kidnappings linked to the separatist movement in Mindanao in the Philippines and incidents where tourists were beheaded, spreading panic in Semporna.

      Eastern Sabah Security Command.
      In 2013, after the incursion by armed Sulu militants who claimed Sabah as part of the Philippines’ territory, the Malaysian government established the Eastern Sabah Security Command (Esscom) to tighten its maritime security and implement a curfew.

      Normally, the 12-hour dusk-to-dawn curfew is imposed in the waters off six to seven districts within the Eastern Sabah Zone (Esszone). It will sometimes be extended based on the situation. Those living in the affected areas are required to remain indoors, and outsiders are not allowed to enter the waters during the curfew.

      In this regard, a report prepared by Australian academics for the UN Food and Agriculture Organisation stated that the Bajau Laut who reside in the affected area have been severely restricted in their fishing activities during curfew.

      Some illegal Bajau Laut migrants therefore fled to East and North Kalimantan, where the areas were less restricted. However, they were apprehended by Indonesian security forces and subsequently deported back to Sabah.

      “In their (Bajau Laut) mindset, borders are the farthest distance they can reach (by boat fishing),” explains Sanen Marshall, a senior lecturer at University Malaysia Sabah who has been studying the Bajau Laut community for several years.

      Thus, to the Bajau Laut, the way to restore their affected livelihoods is to find fish to catch, just as their ancestors who travelled freely within this maritime area did once upon a time.

      Becoming stateless

      Due to the challenging problems – tightening border controls, the gradual decline in fish, and restrictions on movement – the Bajau Laut may face an uncertain future. Moving onto land, however, is not one of Unggun’s options.

      “They look down on us. They think we are dirty,” he says.

      According to locals, the “uncivilised” Bajau Laut people eat, drink and excrete on the sea, and are thus perceived to be dirty. Thus, staying on land, the Bajau Laut said, makes them feel uncomfortable. They also say they will feel dizzy if they stay too long on land.

      “I am afraid to walk in Semporna, I don’t have surat lepa-lepa,” Unggun says, referring to a ’boat letter’. According to a 2015 study by Universiti Kebangsaan Malaysia’s Ethnic Studies Institute, the letter is issued by a village chief to verify a person’s identity as a Bajau Laut.

      A 2016 master’s thesis by researcher Chuah Ee Chia, titled “Nomadic marginalities: The case of Bajau Laut’s status within states and local economies in Semporna, Malaysia,” further states that this letter confines the Bajau Laut to the area of Semporna without any access to public goods.

      Unggun’s other family members do not have this document either. In fact, some Bajau Laut people are even clueless about surat lepa-lepa.

      Bajau Laut buy necessities such as gasoline and clean water at the market in Semporna.
      In July 2018, a Sabah NGO coalition named Gabungan NGO Negeri Sabah (Gannos) said that it had conducted a month-long survey which showed that there were an estimated 60,000 stateless people in Sabah. Malaysia has no official data on the Bajau Laut population. Thus, it is also unable to know who has the necessary identity documentation.

      Whether the Bajau Laut people can obtain identity documents is influenced by political realities.

      In the 1970s, when Philippine refugees flocked to Sabah, different organisations and agencies were involved.

      Various organisations and agencies were involved in dealing with the influx of Philippine refugees to Sabah in the 1970s. According to the Royal Commission of Inquiry on Sabah immigrants, the UNHCR, with the assistance of the Sabah government, managed settlement schemes for the refugees by providing basic infrastructure and livelihood opportunities.

      The federal government also granted IMM13 passes to the refugees, while the Sabah state government granted them settlement certificates. This means that, at that time, different types of identity documents with different durations of residence existed in even the same household.

      ’Project IC’

      Political interventions further complicated the problem.

      Sabah and Sarawak agreed to merge with Malaya in 1963 in order to form Malaysia. Between 1980 and the 1990s, Dr Mahathir Mohamad, the then-prime minister, was accused of implementing “Project IC.”

      This project, it is claimed, “systematically” granted citizenship to tens of thousands of illegal immigrants from the Philippines and Indonesia for political purposes.

      The alleged goal was to increase the number of local Muslim voters by turning southern Filipinos into voters. This has changed the population demographics of Sabah, where non-Muslims were previously the majority.

      According to Ruslan Alias, an assistant head of the National Registration Department’s identity card division for Sabah and Sarawak, 127,949 identity cards issued in the state from 1979 to 1996 were believed to be questionable, of which up to 91,656 were deemed “unsystematic.”

      As a result, some people have become citizens under these circumstances, while others become illegal immigrants, undocumented or even stateless.

      A master’s thesis by Helen Brunt mentions that the Bajau Laut had been issued the IMM13 special refugee passes with the help of UNHCR. In an examination of Malaysian refugee policy, Amarjit Kaur states that the IMM13 passes allowed Filipino refugees to gain lawful employment and access to education and health care.

      However, when the political situation in the Philippines changed in 1986, the Malaysian government halted the process. The refugee status of IMM13 holders was also revoked in 2001.

      In order to remain in Sabah, one had to secure a work permit. This is why many Bajau Laut, especially their wives and children, have fallen into illegal and undocumented status, and eventually find themselves stateless.

      Unggun, like other stateless Bajau Laut people, prefers staying at sea as the risks that come with moving onto land may be greater.

      Besides fishing, the illiterate Unggun would likely have to work more to earn a meagre salary. Due to their stateless status, very few locals are willing to hire an “illegal immigrant”. The only reason locals hire them, according to anthropologist Abrahamsson, is that they can be paid less than others.

      “If it is difficult to make a living (someday), I will move to other places,” he says, with his hand pointing to the other side of the sea. He adds that he will continue to travel if it is difficult to make a living there as well.

  • Indigenous Malaysians in fight of their lives have logging blockade destroyed
    https://www.sbs.com.au/news/indigenous-malaysians-in-fight-of-their-lives-have-logging-blockade-destroye
    https://sl.sbs.com.au/public/image/file/5e5cee88-0ff6-4e7a-a0b4-a61c041e5689

    SBS News visited the Temiar people of Cunex village in March. They had established a logging blockade earlier in the year to stop the logging trucks from entering the forests around their village.

    “We get most of our resources from the forest, like medicine, the thatch for our roofs, and our wood source,” village leader Pam Bin Yeek told SBS News at the time.

    But late last week agents of the Perak state government arrived with chainsaws to dismantle the logging blockade and allow the halted logging trucks to start again.

    In January the federal Malaysian government launched a historic lawsuit against the state government of neighbouring Kelantan state over their failure to protect indigenous Malaysian’s land rights.

    It’s unclear whether the federal government’s intervention will lead to changes on the ground in Kelantan or whether similar action is being considered in Perak.

    Sivarasa Rasiah, the federal Malaysian government’s deputy minister for Rural Development, told SBS News in March:

    “I think there has to be much more sensitivity about the Orang Asli community, how we are going to solve their problems. I think we are making some progress, but we have a long way to go.”

    Ça a l’air de bugger entre gouvernement fédéral (encore en période d’essai depuis la première alternance du pays) et États fédérés. Sauf que là, c’est un État gouverné par la même coalition alors que la côte Est (Kelantan, Terengganu, Pahang soit, hélas, les plus belles forêts du pays) est gouvernée par l’opposition.

    (Les journalistes aussi buggent en donnant au directeur du service de contrôle des Orang Asli le nom d’un anthropologue.)

    #peuples_autochtones #Orang_Asli #déforestation #Malaisie

  • C’est une lettre qu’un vieil homme batek, qui appartient à un peuple autochtone de chasseurs-cueilleurs en Malaisie péninsulaire, a souhaité adresser au monde. Il l’a donnée à Lye Tuck-Po, une anthropologue qui délivre cette lettre et ce message dans son livre Changing Pathways. C’est une lettre orale, retranscrite en langue batek, traduite mot à mot et de manière plus littéraire en anglais par Lye Tuck-Po et en français par mes soins. Le texte original est très elliptique et la traduction de Lye Tuck-Po sonne très étrangement mais donne une idée de cette forme d’expression. Les Batek sont convaincu·es que les arbres font tenir le monde et que sans forêt, le monde disparaîtra. Ils et elles s’inquiètent non seulement de la disparition de leur milieu de vie mais aussi notre terre à nous tou·tes. Ce vieil homme utilise la deuxième personne du pluriel dans une forme tour à tour inclusive et exclusive que j’espère ne pas avoir traduite trop lourdement.

    Qu’on enlève la forêt et ce sera la fin monde. Nous voulons que les gens sachent que le monde peut finir. Il n’y a déjà plus d’arbres.
    Quand ils font exploser la dynamite, le dieu Gubar fait pleuvoir longtemps. Nous nous en souvenons.
    Ne prenez pas plus de forêt, posez là la limite. Nous avons tou·tes besoin de trouver à manger. Nous ne pouvons pas être cupides, nous devons ne prendre que ce dont nous avons besoin pour vivre. Nous ici, nous souhaitons discuter de cela.
    La rivière Temoh n’a déjà plus d’arbres, seulement de l’huile de palme.
    Nos âmes se nourrissent des arbres. La forêt, c’est les veines et les tendons de nos vies.
    Cette terre est une île. Comment peut-elle tenir sans arbres ?
    Par le passé, l’humanité vivait en paix et elle n’était pas en train de perdre le monde.
    Les êtres surhumains (les dieux) disent qu’ils ont créé le cœur de la terre.
    Les êtres surhumains se souviennent qu’ils sont nostalgiques.
    Ils ont pitié des Batek quand ils entendent leurs chants.
    Ils nous aiment tellement qu’ils nous préviennent de ce qui est en train de se passer.
    Nous ici, nous entendons ce qu’ils disent, nous nous raccrochons à leurs voix.
    Quand les arbres auront disparu, l’humanité n’aura plus nulle part où s’abriter.
    L’humanité peut se concerter. Nous nous rencontrons et nous discutons de ce qui peut être fait. Nous discutons, nous décidons et nous partons faire les choses. N’abandonnons pas le monde. Ne le perdons pas. Nous devons savoir de combien nous avons besoin pour manger, pour dormir.
    Les Malais pensent à des routes et posent des plantations de palmier à huile. Rendez-vous compte qu’ils tuent le monde. Où allons-nous tou·tes vivre ? Parce qu’ils tuent notre monde à tou·tes. Par le passé, l’humanité était en bonne santé. Maintenant nous ne pouvons plus espérer être en bonne santé. Donc tout le monde vit selon les mêmes règles.
    Nous ici regrettons les temps de paix. Nous nous souvenons et nous regrettons. Nous montrons comment.
    La terre est déjà coupée en morceaux. L’âme des rivières est bloquée. C’est important, de comprendre le danger. Les rivières ne peuvent plus couler, elles inondent leurs rives. Le sol devient mou et s’effondre. Ils ouvrent des canaux ailleurs, c’est par là que la terre se fissure.
    C’est comme si l’humanité cherchait sa nourriture – avec la nourriture nous sommes riches mais le monde est parti. Nous devrions savoir comment le garder. Nous ne pouvons pas devenir riches et tuer le monde. Nos vies sont raccourcies, nous ne vivons plus longtemps quand nous sommes trop cupides. Nous les Batek, nous savons comment garder le monde. Quand nous les humains gagnons nos vies, nous devons donner de la valeur à l’âme du monde. Mais s’ils ne savent pas donner de la valeur à l’âme du monde, je ne sais pas.
    Nous ici, nous pourrions être riches mais nous donnons de la valeur à l’âme du monde. Nous avons un peu changé maintenant mais nous nous souvenons toujours du passé. Aussi longtemps que nous vivons dans la forêt, nous donnerons ces conseils. Nous ne voulons pas nous battre, nous tuer les un·es les autres.
    Il y a des Batek qui veulent être riches. Ce n’est pas facile de vivre comme cela, nous souffrons. Mais c’est mieux que de tuer le monde, comme cela se fait hors de la forêt. La manière dont ils vivent entraîne la fin des vies.
    Nous les Batek allons à un endroit, puis nous nous en souvenons et nous y retournons. Les personnes domestiquées, elles tuent le monde. Les fonctionnaires qui encadrent les populations autochtones se moquent de nous parce que nous sommes libres, dans la nature sauvage. Ils ne savent pas comment penser. Je veux qu’ils sachent comment penser.

    Lye Tuck-Po, Changing Pathways. Forest Degradation and the Batek of Pahang, Malaysia (Lexington Books, USA, 2005 et Strategic Information and Research Develoment Centre, Malaisie, 2018).
    #Malaisie #déforestation #peuples_autochtones #forêt

  • ’We Feel We May Go Extinct’ : Orang Asli Starving In Malaysian Jungles | Star2.com
    https://www.star2.com/people/2019/05/05/orang-asli-issues

    Due to rampant deforestation, there is little left of their food bank, the jungle. Traditional hunter-gatherer orang asli have relied for generations on the jungle for food, medicine, clothes, and building materials. Rivers, their only source of water, are also threatened by deforestation, as silt from denuded land ends up in waterways, making them shallower and murkier.

    Once self-sustainable, the orang asli now have no choice but to be reliant on rice purchased from the “outside”.

    Many of the jungle-dwelling tribesmen manage small government-sponsored rubber plantations, but this is no longer a viable economic option. Falling commodity prices means they can’t earn enough to buy the food they need.

    The Temiars we meet tell us they sell their raw rubber for between RM1.60 and RM1.80 a kilogramme; generally, and depending on their collection, they can only take home a meagre RM200 a month.

    PKSP volunteer paediatrician Dr Lee Kim Seng says that while there is a trend of malnutrition, it has yet to reach severe levels – “but if they continue their lifestyle like this, definitely it will compromise their health” in the long term.

    #Malaisie #déforestation #peuples_autochtones #malnutrition

    L’histoire des éléphants qui viennent bouffer leurs cultures, c’est dans une moindre mesure le drame de Kg Peta où des incursions d’éléphants ne permettent pas de cultiver n’importe quoi. Résultat : les fruits sont achetés sur le marché à une heure et demie de là. Mais c’est une communauté qui arrive quand même à dégager des revenus.

  • souveraineté aborigène - Vacarme
    https://vacarme.org/article3073.html

    De telles alliances sont aujourd’hui indispensables pour défendre la vie sur terre, et de nombreuses stratégies sont possibles : réinventer des modes de contestation en
    inaugurant de nouveaux rituels collectifs, comme l’a fait Starhawk, ou internationaliser les luttes comme le fait par exemple le mouve-ment international pour les droits de la nature comme terre mère, initié par des changements de constitution en Bolivie et en Équateur qui ont reconnu les droits de la Terre Mère Pachamama inspirés d’une forme de culte andin. Mais ce sont les autochtones eux-mêmes qui nouent des alliances transnationales entre eux, que ce soit aux Nations unies ou dans leurs sites d’occupation comme Standing Rock.

    #aborigènes #peuples_autochtones #descola #history_from_below