• Covid-19 : à Kinshasa, les étrangers se ruent sur les vaccins dont les Congolais ne veulent pas
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/10/covid-19-a-kinshasa-les-etrangers-se-ruent-sur-les-vaccins-dont-les-congolai

    Covid-19 : à Kinshasa, les étrangers se ruent sur les vaccins dont les Congolais ne veulent pas. La campagne de communication semble pour le moment sous-dimensionnée dans un pays où fleurissent les préjugés sur le Covid-19 et les vaccins.Dans la cour de l’hôpital Saint-Joseph de Kinshasa, une dizaine d’Indiens de tous âges attendent sur des bancs, devant une grande tente estampillée « OMS » (Organisation mondiale de la santé). Tous viennent recevoir leur première dose de vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. « Vous fumez ? You have allergies ? » Dans un anglais mâtiné de lingala et de français, le personnel de l’hôpital pique à la chaîne. Depuis le début de la campagne, le 19 avril, il y a « 80 % d’étrangers et seulement 20 % de Congolais, pour 400 vaccinés », explique le docteur Thierry Mukendi. Ce matin-là, seules deux Congolaises d’une soixantaine d’années ont poussé la porte de l’hôpital.
    Au Centre médical de Kinshasa, une structure du centre-ville, le constat est encore plus accablant : la proportion d’étrangers venus bénéficier du vaccin atteint 90 %. Dans la salle d’attente : des Belges, des Libanais, des Grecs… Les expatriés, nombreux dans la capitale congolaise, se sont vite passé le mot. Fin avril, une page Facebook suivie par la communauté indienne invitait à un événement intitulé « Camp de vaccination Covid » dans un hôpital de la ville, propriété de l’homme d’affaires Harish Jagtani.
    Les doses injectées proviennent toutes du mécanisme de solidarité internationale Covax codirigé par l’OMS, l’Alliance du vaccin et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies, à destination des populations de pays à faibles ou moyens revenus. Mais la campagne de vaccination n’a pas réussi à décoller. Elle a pris du retard, du fait des vérifications liées aux risques concernant les vaccins AstraZeneca et des problèmes logistiques que posent l’acheminement des doses dans un pays grand comme l’Europe de l’Ouest. Pour éviter de les détruire, la République démocratique du Congo (RDC) a restitué à Covax 1,3 million de doses AstraZeneca sur les 1,8 million reçues. Afin d’écouler les stocks restants avant leur date de péremption fin juin, il a donc été décidé d’ouvrir la vaccination à tous les volontaires majeurs. « J’ai été étonnée qu’on en donne à des gens comme moi, qui ont les moyens de payer et de se faire rembourser par leur assurance », confie Marit Hjort, une Norvégienne de 29 ans. Les Congolais, eux, boudent le vaccin pour le moment. Un trentenaire venu à l’hôpital Saint-Joseph avec deux collègues indiens secoue vigoureusement la tête lorsqu’on lui demande s’il se fera vacciner. « On n’aime pas les vaccins ici. Et moi je n’ai pas peur du Covid-19 : on a des remèdes, des tisanes maison. »
    Un grand nombre de fausses informations circulent en RDC sur le virus et le vaccin. « Il y a encore une majorité de Congolais qui pensent que le Covid-19 n’existe pas, ou alors qu’il ne touche que certaines couches sociales », analyse le docteur Dauphin Bena, au Centre médical de Kinshasa. Sur les réseaux sociaux, le vaccin est accusé de rendre stérile, ou impuissant.Pour contrer ces préjugés, la campagne de communication semble pour le moment sérieusement sous-dimensionnée. Le président et le ministre de la santé ne se sont pas fait vacciner publiquement, comme dans d’autres pays. Il n’y a pas d’affichage dans les rues, ni de spots à la télévision et à la radio. Alors que la vaccination a commencé depuis plus de deux semaines, les missions de sensibilisation se font encore rares dans les quartiers de la capitale. La commission de la communication sur les risques et engagement communautaire, chargée de ces activités, commence tout juste à former ses agents. Les responsables déplorent le manque de moyens alloués par le gouvernement.Pour le programme élargi de vaccination congolais (PEV), le dispositif national chargé des vaccins, l’afflux d’étrangers n’est pas un problème : les injections sont ouvertes à tous les résidents du pays. « Ceux qui ont compris les bénéfices de ce vaccin ont le droit d’en profiter. On ne fait pas de distinction de nationalité ou de couleur de peau », explique Elisabeth Mukamba, la directrice du PEV. « Je trouve cela normal qu’on ait cet accès. Le virus n’a pas de frontière », souligne Nadim Essa, un Canadien installé en RDC, qui a reçu sa première dose le 30 avril.

    #Covid-19#migrant#migration#RDC#sante#vaccination#PEV#frontiere#circulation#resident#etranger

  • Rapport sur l’état des relations #UE - #Algérie dans le cadre de la #PEV rénovée

    Suite aux efforts communs d’harmonisation menés par les Etats membres et l’UE, plus de 507’000 visas de court séjour ont été délivrés à des ressortissants algériens, ce qui place l’Algérie parmi les 7 premiers pays bénéficiaires de tels visas dans le monde. Un renforcement de la coopération entre l’Algérie et les Etats membres en matière de réadmission d es migrants algériens reconnus en situation irrégulière est nécessaire, en témoigne un taux de retour effectif de seulement 17% en 2016 , selon les statistiques européennes (21’925 décisions de retour pour seulement 3745 retours effectifs). Les difficultés principales concernent l’identification des ressortissants en situation irrégulière par les autorités algériennes et la délivrance de laissez-passer consulaires par ces dernières aux personnes concernées, condition préalable à leur réadmission. Pour mémoire, l’Algérie a conclu des accords bilatéraux dans ce domaine avec plusieurs Etats membres de l’UE, et l’UE a un mandat pour la négociation d’un accord de réadmission depuis 2000, mais l’Algérie n’a à ce jour pas confirmés on accord quant au démarrage de négociations en la matière .

    (p.13)

    https://eeas.europa.eu/sites/eeas/files/rapport_sur_l27etat_des_relations_ue-algerie_2018.pdf
    #Europe #EU #accords_de_réadmission #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #sans-papiers #déboutés #visas #taux_d'expulsion #Politique_européenne_de_voisinage
    cc @isskein

    • Report on the state of EU-Algeria relations: implementing a partnership rich in challenges and opportunities

      Between March 2017 and April 2018, the EU and Algeria demonstrated their desire to deepen their political dialogue and cooperation in all partnership areas.

      That is the conclusion of the progress report on the state of EU-Algeria relations published today by the European Commission services and the European External Action Service with a view to the 11th EU-Algeria Association Council in Brussels on 14 May 2018.

      The dialogue has been stepped up through many high-level visits and has been deepened, in particular in the sectors of security, the fight against terrorism, and energy. Tangible progress has also been made in numerous areas ranging from justice, agriculture and fisheries to research and civil protection, in a bilateral or regional framework.

      High Representative/Vice-President Federica Mogherini said: ‘Since the March 2017 Association Council, our relations have been stepped up on both bilateral and regional questions. Our partnership is progressing and consolidating. Based on the constitutional review of 2016, the reform of the political governance system in Algeria remains at the heart of our partnership and has the support of the EU for its implementation, in particular in the fields of justice and participatory democracy. We are also building a relationship of trust with regard to security, aimed at regional stability and the fight against terrorism, to the benefit of our citizens.’

      Johannes Hahn, Commissioner for European Neighbourhood Policy and Enlargement Negotiations, added: ‘The EU is ready to continue support for reforms, in particular those aimed at diversifying the Algerian economy. We are confident that EU support will help to improve the business climate and develop entrepreneurship. It is in Algeria’s interest and in the EU’s interest too. We hope that this cooperation, which is aimed at strengthening the Algerian economy, will help us to overcome our trade differences and will pave the way to more European investment that will create jobs in the country.’

      The report identifies the progress made by Algeria and the European Union in the areas of mutual interest identified by their Partnership Priorities since they were adopted in March 2017: i) governance and fundamental rights; ii) socio-economic development and trade; iii) energy, environment and climate change; iv) strategic and security dialogue; and v) the human dimension, migration and mobility.

      By means of this report, the European Union reiterates its willingness to boost the EU-Algeria partnership still further and support Algeria in these numerous areas.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-3564_en.htm