• « Je ne suis pas féministe, mais... »

    Cet abécédaire, long entretien filmé de #Christine_Delphy avec Sylvie Tissot, explore en 26 lettres les concepts clefs de la théorie féministe (Genre, Travail domestique…) tout en revenant sur les épisodes de la vie de Delphy, ses rencontres et les événements historiques auxquels elle a participé. Il figure, avec le film Je ne suis pas féministe mais…, dans un coffret DVD. Nous souhaitons aujourd’hui le rendre accessible en intégralité au plus grand nombre. Le voici, de A comme Amitié à Z comme Zizi, qui rythmera, en feuilleton, le cours de votre été.

    http://lmsi.net/-Je-ne-suis-pas-feministe-mais,201-

    #féminisme #vocabulaire #mots #terminologie #film #dictionnaire

    • Bon, c’est plus pratique, alors je fais le taf de tout compiler.

      A comme Amitié
      Qu’est-ce que le féminisme a à voir avec l’amitié, et même avec l’amour ? Si le féminisme désenchante certaines relations, notamment les relations hétérosexuelles, il naît à la faveur de rencontres, joyeuses, intenses et créatrices. C’est ce dont témoigne Christine Delphy dans la première lettre, qui fait écho aux liens (entre sœurs, entre féministes, entre générations, souvent d’accord mais pas toujours) à l’origine de ce projet.
      https://vimeo.com/190077328

      B comme Beauvoir
      Dans une émission enregistrée en 1985, Christine Delphy, née pendant la seconde guerre mondiale, est invitée avec Simone de Beauvoir, auteure du Deuxième sexe publié en 1949, pour discuter de leur engagement féministe. Simone de Beauvoir fait partie des rencontres qui ont compté dans la trajectoire de Delphy et son soutien a été crucial pour les militantes du MLF. Comment s’est fait ce croisement de générations, ce passage de relais, et quelle forme exactement a pris ce soutien ?
      https://vimeo.com/191829142

      C comme Communautarisme
      Qu’est-ce que le communautarisme ? Ou plutôt de quoi parle-t-on quand on brandit le spectre du « communautarisme » ? Analyse d’un mot piège qui, comme l’« intégration », permet tout simplement de ne pas parler de racisme et d’incriminer ses victimes.
      https://vimeo.com/192669431

      D comme Désengagement
      Les contradictions font partie de l’expérience de toutes les féministes : être en couple et subir l’inégalité dans la répartition des tâches domestiques, avoir des enfants et s’éloigner des modes de vie alternatifs, etc. Que faire de ces contradictions et nous rendent-elles moins féministes ?
      https://vimeo.com/197268717

      E comme Enfant
      Le désir d’enfant n’a rien de naturel, mais l’obligation d’en avoir, pour une femme tout particulièrement, est très sociale.
      https://vimeo.com/198319954

      F comme Famille
      La famille, en distribuant des rôles à chacun et chacune de ses membres, crée des hiérarchies. Christine Delphy raconte comment elle a pris conscience dès l’enfance des inégalités entre les hommes et les femmes.
      https://vimeo.com/199863783

      G comme Genre
      Il est souvent reproché aux mouvements féministes et homosexuels d’abolir la différence des sexes, voire le sexe tout court. Les femmes et les hommes sont-ils si différents, et le cas échéant est-ce la nature ou le conditionnement social qui explique ladite différence ? C’est pour poser ces questions, et y répondre, que les féministes se sont emparées des concepts de sexe biologique, de sexe social, et de genre.
      https://vimeo.com/200877823

      H comme Harcèlement
      Christine Delphy revient ici sur l’affaire Anita Hill / Clarence Thomas, et plus largement sur les affaires de harcèlement sexuel et leur traitement, aux Etats-Unis et en France. L’occasion de déboulonner quelques clichés sur « le puritanisme américain » et la « culture française de la séduction »… et de souligner le déni français en la matière, et l’indigence des politiques publiques.
      https://vimeo.com/202398537

      I comme IVG
      Christine Delphy revient ici sur la rédaction, la publication et l’impact du « Manifeste des 343 » pour le droit à disposer de son corps, dont elle fut l’une des principales initiatrices.
      https://vimeo.com/205679327

      J comme Joie et Rabat-Joie
      Manque d’humour, autoritarisme, mocheté... Les féministes font face à de constantes stigmatisations, dont elles doivent toujours se défendre. Et avant tout, « elles n’aiment pas les hommes ». Comment comprendre ce lieu commun ?
      https://vimeo.com/207696763

      K comme Kilo
      Derrière les injonctions pesant sur les femmes (être mince sans l’être trop, sexy mais sans "faire pute"), se cache l’idée que leur corps doit toujours rester désirable et accessible aux hommes.
      https://vimeo.com/207696890

      L comme Libéralisme
      « Comment articulez-vous la lutte féministe à la lutte des classes ? Et d’ailleurs êtes-vous vraiment anti-capitalistes ? » : telles sont les questions auxquelles les féministes sont souvent sommées de répondre. Christine Delphy revient sur sa trajectoire politique et les relations conflictuelles qu’elles a entretenues avec les représentants auto-proclamés de la classe ouvrière.
      https://vimeo.com/208708456

      M comme Militant
      Christine Delphy revient sur l’amitié singulière que certains hommes militants portent aux féministes : soutien à la cause mais efforts soutenus pour la cadrer, et rappeler inlassablement aux femmes qu’elles ne sauraient, sans eux, s’émanciper correctement.
      https://vimeo.com/208709972

      N comme Non Mixité
      Le fait de se réunir entre elles, sans hommes, a permis aux militantes du MLF de respirer, de libérer leur parole, de mieux se comprendre, de réaliser leur commune condition et de réfléchir aux moyens de lutter. Delphy analyse ici comment la remise en question de la non mixité, parfois par les femmes elles-mêmes, peut relever d’un sentiment d’infériorité intériorisé.
      https://vimeo.com/212714658

      O comme Outre-Atlantique
      Dans ses analyses critiques des discours en France, Delphy montre que les États-Unis apparaissent souvent comme le grand repoussoir, notamment quand il s’agit de leurs luttes progressistes contre les discriminations.
      https://vimeo.com/215490856

      P comme Parité
      « J’étais bien pour les résultats de la parité, mais pas avec les argumentaires essentialistes ». Christine Delphy défend ici les politiques de parité homme femme au nom du principe simple de « l’action positive », affirmative action, connue – et décriée – en France sous le nom de « discrimination positive ».
      https://vimeo.com/215490901

      Q comme Questions féministes
      Fondatrice avec Simone de Beauvoir de la revue Questions féministes, parue entre 1977 et 1980, puis de Nouvelles questions féministes, qui parait depuis 1981, Christine Delphy a consacré de nombreuses années à l’animation et à l’organisation de ce travail collectif, à la fois scientifique et militant. Une double identité souvent mal acceptée...
      https://vimeo.com/217254245

      R comme Religion et engagement féministe
      Christine Delphy revient ici sur la loi de 2004 interdisant le voile dans les écoles publiques, une loi qu’elle qualifie de « loi d’exclusion », d’inspiration « néo-colonialiste ». L’occasion d’interroger aussi une « laïcité » trafiquée, et la singulière injonction à « s’habiller comme tout le monde ».
      https://vimeo.com/218672199

      R comme Religion et oppression des femmes
      Christine Delphy critique ici les tendances anti-religieuses qui se sont manifestées dans les campagnes « anti-voile », et plus largement l’idéalisme qui consiste à se focaliser sur des « idéologies » plutôt contre des « structures sociales ».
      https://vimeo.com/217909564

      S comme Sexe
      Le féminisme matérialiste et son indispensable analyse des mécanismes de domination sont-ils incompatibles avec les approches queer et l’attention qu’elles accordent aux formes individuelles de subversion ? Celles-ci nous font-elles forcément oublier les mécanismes structurels d’oppression ? Comment tenir compte, alors, des subjectivités, des désirs, des pratiques sexuelles ou des parcours identitaires qui – du changement de sexe pour les personnes trans au sexe tarifé par les travailleuses du sexe, en passant par le SM – suscitent de vifs débats chez les féministes ? Faut-il simplement les défendre comme des droits humains fondamentaux, faut-il les investir d’une signification politique ? Déclinée en 4 moments, la lettre S apporte une contribution à ces débats qui ne peuvent progresser qu’à condition d’affirmer un soutien résolu aux personnes discriminées et stigmatisées, et de donner la priorité aux alliances et aux espaces de rencontre plutôt qu’à l’exclusion.

      S comme Sexe et pouvoir
      Abolir le genre est l’horizon d’émancipation du féminisme matérialiste. Christine Delphy reproche à la théorie queer de l’abandonner, mais aussi d’occulter la dimension de pouvoir, tout particulièrement dans le domaine de la sexualité, où se déploie aussi la domination masculine.
      https://vimeo.com/228474271

      S comme Sexe tarifé
      Y a-t-il quelque chose de spécifique dans les relations de pouvoir qui se déploient dans la prostitution ? Christine Delphy revient sur un des ressorts de sa position abolitionniste : la volonté de soustraire la vie sexuelle et amoureuse des femmes aux relations de dépendance. Mais quelles sont les solutions concrètes ? Et si l’on veut « punir », comment le faire sans pénaliser les prostituées ?
      https://vimeo.com/226949098

      S comme Changement de sexe
      Moins travaillé par Christine Delphy que la question de la prostitution, le débat sur la question trans est abordé ici à travers l’articulation avec la question du genre et de son abolition. Les obstacles que rencontrent les transexuel-le-s pour changer de sexe, l’opprobre qu’ils et elles encourent pour questionner le caractère « naturel » des catégories « homme » ou « femme », n’ont-ils rien à voir avec ce que combat le féminisme ?
      https://vimeo.com/223011288

      S comme Hétéro-sexualité
      Christine Delphy revient sur l’évolution de sa position sur l’institution de l’hétérosexualité. Elle évoque le rôle des hétérosexuelles dans le mouvement féministe, regrettant qu’elles n’aient pas davantage compris que la répression de l’homosexualité était partie prenante de l’oppression des femmes, hétéros aussi.
      https://vimeo.com/219745359

      T comme Travail domestique - Mode de production domestique
      Le féminisme matérialiste qu’ont développé Christine Delphy, Colette Guillaumin et d’autres, met au coeur de l’analyse l’exploitation spécifique des femmes : pas seulement sur le marché du travail, mais aussi dans la sphère domestique. Christine Dephy explique ici la révolution théorique consistant, en dépit des résistances des marxistes mais avec certains outils du marxisme, à penser les femmes comme une classe.
      https://vimeo.com/225763092

      T comme Travail domestique et Famille
      Qu’est-ce qu’est exactement le travail domestique ? Pas seulement une liste de tâches – ce qu’on associe communément au travail ménager. C’est un travail effectué pour autrui, les hommes, et de façon non rémunérée, gratuite. Le féminisme matérialiste développe une nouvelle vision de la famille hétérosexuelle, où s’instituent des rapports de pouvoir. Cette analyse reste d’une grande pertinence aujourd’hui : même actives professionnellement, les femmes sont toujours tenues d’effectuer ce travail d’entretien du foyer.
      https://vimeo.com/223763647

      U comme Universalisme
      Dans son livre Un universalisme si particulier. Féminisme et exception française, Christine Delphy évoque la prétention très singulière des élites françaises à faire de leur pays une incarnation de l’universel et de l’universalisme, et souligne ce que cette prétention comporte d’arrogance – et souvent de racisme et de sexisme.

      V comme Viol
      Reprenant l’expression du journaliste Jean-François Kahn déclarant que l’« affaire DSK » était tout au plus « un troussage de domestique », Christine Dephy coordonne en 2011 un recueil de textes qui analysent le traitement médiatique de cette affaire en France. Elle revient ici sur le classisme, le racisme et le sexisme qui se sont exprimés à cette occasion, assimilant notamment le viol au libertinage. Elle explique aussi que l’accord entre Nafissatou Diallo et Dominique Strauss-Kahn suite au procès civil est, contrairement à ce qu’on affirmé les élites françaises, un aveu de culpabilité de ce dernier.
      https://vimeo.com/229813360

      W comme Wittig
      Christine Delphy revient ici sur la difficile acceptation de son homosexualité à la fin des années 50 et dans les années 60, notamment au sein de sa famille, puis sur les réactions suscitées, au sein du MLF, par la fondation du premier groupe non mixte de lesbiennes. Elle raconte enfin les formes de discriminations qu’elle a subies tout au long de sa carrière au CNRS.
      https://vimeo.com/236219888

      XY comme Différence des sexes
      L’idée d’une différence irréductible est l’argument ultime pour contrer ou relativiser les demandes d’égalité : les hommes et les femmes seraient par nature différents, et donc nécessairement conduits à occuper des rôles différents dans la société. Christine Delphy réfute ici ce faux argument.
      https://vimeo.com/237636887


  • Bruxelles, le mystère de la bite géante
    http://www.allcityblog.fr/111037-bruxelles-le-mystere-de-la-bite-geante


    Rien que le titre, ça fait rêver !

    Cela ressemble à une blague belge et pourtant cela s’est réellement produit à Bruxelles. Les habitants du quartier de Saint-Gilles ont eu la surprise de découvrir une bite géante au repos, peinte en noir et blanc sur un mur aveugle de l’avenue du Parc, juste en face d’un institut catholique.

    #gorafi_encore_plagié

    • Ce pénis va bel et bien disparaître, à l’initiative du collège communal de Saint Gilles, qui a statué après quelques jours de débats, et a décidé que la #fresque devrait disparaître dans les semaines à venir. Ce contre l’avis de la municipalité de #Bruxelles, et du gouvernement belge, qui ont déclaré que la fresque était une #oeuvre_d’art, et en tant que telle devait être respectée. Une pétition recueillant près de 2700 signatures réclame la sauvegarde du #phallus_géant de Saint Gilles. La ville de Bruxelles, qui par ailleurs fait nettoyer tous les jours des dizaines de #dessins et de #graffitis, avait ainsi décidé de sauver le dessin rue des Poissonniers au titre qu’elle se situe en hauteur, et que donc c’est une “fresque”, et non pas un graffiti. Étrange distinction, qui laisse entendre que le choix de conserver ou non une oeuvre illégalement peinte dans l’espace public dépend de la hauteur de sa réalisation. L’affaire du pénis de Bruxelles pose la question du #street_art - l’art de rue, et de son encadrement. Comme dans la plupart des villes européennes, il est interdit, mais en fait chaque cas donne lieu à des débats et des issues différentes. Par ailleurs de plus en plus de lieux sont dédiés, on pourrait dire cédés au street art, les artistes sont alors conviés à venir exprimer leurs talents légitimes sur des façades plus ou moins faites pour eux. Le collège Saint Gilles a d’ailleurs l’intention de réserver le pan de mur une fois nettoyé à un ou plusieurs street artists, en accord avec les propriétaires et les riverains Ce qui d’ailleurs pose question sur la démarche même de cet art dont l’éventuel intérêt repose sur son caractère buissonnier. La question de savoir si l’oeuvre a le droit de cité est totalement liée à la valeur artistique de l’oeuvre en question. Il est intéressant d’entendre que dans les micro-trottoirs réalisés à Saint Gilles par des journalistes, les passants ne se posaient absolument pas la question de la légalité ou même de la légitimité du dessin mais : est-ce qu’un sexe masculin au repos, représenté ainsi de manière ultra réaliste, c’est beau ou c’est pas beau ?

      http://www.franceculture.fr/emissions/le-petit-salon/un-penis-dans-la-ville#


  • Inégalités hommes-femmes : les non-dits du 8 mars
    http://www.inegalites.fr/spip.php?article1403

    Il est facile d’évoquer la « nature féminine » pour refuser de voir les inégalités dont sont victimes les femmes. Mais, trop souvent, les défenseurs de l’égalité hommes-femmes se voilent la face et évitent de remettre en cause le fonctionnement global de l’entreprise, de l’école, de la famille, etc. Une position qui ne peut pourtant au final que décevoir les femmes qui recherchent l’égalité, car elle ne porte que sur une partie du problème.

    • Depuis le début des années 1990, la part des femmes dans le secteur de l’informatique diminue : ne peut-on pas y lire les conséquences de la dégradation des conditions d’emploi dans ce secteur ?

      Et évidemment les secteurs de travail pour les femmes se poursuivent avec toujours le ménage et les enfants : institutrices ou techniciennes de surface en tête… brrr

    • Mais je crois que le secteur de l’informatique est affecté par la baisse du nombre de femmes parce que c’est un lieu de pouvoir. Les jeunes sont même assez tristement ignorants de toute éducation féministe. Les hommes veulent conserver le secteur informatique (devenu phallique) de façon virulente en accentuant le déni des femmes. C’est très dur de bosser dans ce milieu machiste. Il suffit de voir certains logiciels libres (…) incapables d’évoluer dans le sens d’une quelconque ouverture égalitaire dans la plus pure indifférence de leurs adeptes.

      #logiciel_sclérosé #femmes #travail #phallus_informatique

    • @monolecte, je ne renoncerais pas. Je n’en vis pas bien mais c’est ma passion et mon complément alimentaire. Il y a 15 ans je gagnais très bien ma vie quand je travaillais 14h par jour pour les effets spéciaux numériques en cinéma. Avec un enfant, tu vois le monde basculer. Et c’est désespérant car je vois constamment le recul de l’égalité des femmes dans ce milieu sans voir aucun moyen être développé pour l’endiguer.
      Hum, dans les années 80 ce n’était pas si horrible, il y avait presque autant de femmes que d’hommes. Les gens ne savaient même pas ce qu’était l’informatique, les réseaux, ce n’était pas tant un lieu d’esbroufe et de pouvoir.
      Ma sauvegarde a été de trouver des équipes de femmes, et dans ce cas, c’est vraiment une bouffée d’air parce qu’elles ne remettent pas autant en cause tes capacités, au contraire, la confiance s’instaure souvent rapidement. Car sinon, je me heurte bien souvent à la suspicion des hommes, qu’il faut applaudir et vénérer à son propre détriment.

    • C’est tout ce que tu retiens @james ? ben merde alors.
      Est-ce vraiment nécessaire de te prouver efficacement que les hommes ne veulent pas partager le pouvoir ?

    • James

      @touti, c’est super complotiste comme vision des choses...

      Donc, d’après toi James, j’affabule ? Tu tronques ma phrase mais c’est pas grave, il te faut dénigrer ce que j’ai écrit par une phrase lapidaire et sans appel ? Je suis furieuse, et toi tu devrais avoir honte et te cacher de dire autant d’âneries sur une seule ligne.

      Le déni et l’incapacité de voir les inégalités hommes/femmes comme leurs causes sont tels évidemment qu’il n’y a aucune raison que ça change. Même les plus intelligents et ouverts ont des lunettes à visions programmées qui les empêchent de voir ! Quelle idée d’aller les perturber et leur botter le cul !
      Tant que les lions n’auront pas d’historiens, les histoires de chasse glorifieront le chasseur.

      C’est tellement bien ancré culturellement que phallus = pouvoir et puissance = homme, tellement répété que les femmes sont construites sur cette absence, si inconsciemment enfouit cette peur de l’impuissance, du non masculin, du non pouvoir chez les hommes, qu’à l’inverse (pire : en complémentarité) la femme serait incapable, impuissante, fragile. Cette construction de merde faudra bien la faire tomber un jour. Et puis, cette peur des hommes qu’on leur coupe les couilles chaque fois que l’ordre établi par eux, pour eux, est requestionné dans un secteur de pouvoir ! Mazette, y’a du taf, et tu me dis complotiste ?

      Comme le 1er pouvoir magique et extraordinaire d’enfanter ne peut être retiré aux femmes, les hommes ont quand même tenté de diminuer les possibilités pour les femmes de se mouvoir en réduisant leurs pieds à des moignons. Il a bien fallut également que les hommes imposent la science débile de l’accouchement allongé pour prendre la place des sages femmes ! Et qu’aux autres postes décisionnaires seuls règnent les hommes.

      Les hommes n’ont cessé de restreindre les libertés des femmes, en les privant de toute autonomie, des droits les plus élémentaires, en les traitant en bétail, carrément sans âme, une vache quoi. Et malgré tout le mépris dans lequel elles grandissent il a fallut encore y ajouter les meurtres et les violences qui leur sont faites, guerre ou pas guerre.

      Oh mais ça c’était avant, ce n’est que conspirationnisme et racontars de bonne femme, tu vas pas en faire toute une histoire.

      Allez @james, prêt à ravaler ta langue ? à changer les choses, ouvre les yeux bordel de cul ! tu veux que je te donne quelques chiffres dans la france slérosée d’aujourd’hui pour étayer ma démonstration ? 31% des hommes cadres sont mieux payés que les femmes à travail égal. Après 75 ans deux fois plus de femmes que d’hommes sont pauvres. 18,5 % de femmes siègent à l’Assemblée nationale. 13,8 % des maires sont des femmes. Tu as entendu parler du « plafond de verre », ben, y’a que les hommes qui le franchissent, les femmes, restez dessous. 33 % de femmes PDG en Thaïlande contre 10 % en France.

      Mais évidemment le secteur informatique reste miraculeusement en dehors de tout ça, il ne participe en rien à renforcer le pouvoir des hommes et dans le meilleur des mondes les vecteurs d’information sont autant aux femmes qu’aux hommes. D’ailleurs aucune bascule n’a eu lieu ces dernières années et si il y a aussi peu de femmes c’est parce qu’elles préfèrent faire la vaisselle et qu’il faut être aussi fort et intelligent qu’un homme pour parler à un disque dur.
      La preuve c’est qu’il y a quand même 2% de femmes dans le logiciel libre, donc, hein arrêter de fabuler avec vos complots à tout bout de champs.

      Franchement, inversons le propos ça ne dérange donc pas les hommes d’être sur-représentés ? d’ignorer dans la plus pure indifférence la non existence des femmes ? De ne rien faire pour y remédier ? De ne pas considérer de partager ce pouvoir comme la première des exigences à inscrire ?

      #shame_on_you

    • je n’ai pas connaissance d’études sur le sujet plus récentes que FLOSS/POLS ; à suivre, j’espère !

    • La problématique complexe de l’absence des femmes des sphères de développement
      du logiciel libre a été relié à deux phénomènes : l’absence d’autres groupes minoritaires dans
      les communautés du libre (ex. des groupes ethniques et culturels) et l’usage et l’appropriation
      du logiciel libre par les femmes dont les difficultés demeurent dans la conception même des
      outils techniques.

      http://www.ludost.org/sites/www.ludost.org/files/memhark_complete_0.pdf

    • Tu es en colère, @touti, et c’est bien normal. Je suis désolé de t’avoir rendu furieuse.

      Je sais bien que tu n’affabules pas. Ce n’est pas le fond qui me heurte dans ton propos, c’est de trouver ce bout de phrase au milieu. Je le trouve mal formulé quoique tu aies voulu dire.

      Voilà comment je comprends cette phrase : « les hommes », a priori tous, agissent de concert, mû par une volonté commune, pour empêcher « les femmes » de prendre une part trop importante dans un secteur économique parce qu’il en va de la conservation d’un pouvoir qui, à leurs yeux, devrait rester masculin.

      Je ne crois pas que le fait de vouloir conserver un quelconque pouvoir soit le propre des hommes. Je crois que le pouvoir corrompt tout le monde, hommes et femmes.

      Donc oui, tout individu ayant du pouvoir pourrait être tenté de le garder pour lui et si c’est un homme et qu’il est sexiste, ça ne va pas dans le bon sens. Mais tous les hommes ne sont pas sexistes et tous les hommes n’ont pas autant de pouvoir qu’ils croient ou qu’on leur prête.

      Il y a des hommes qui mettent tout en oeuvre pour conserver un pouvoir effectif bien réel, oui. Qu’un secteur industriel comme celui de l’informatique soient dans les mains d’un petit nombre d’hommes, oui encore. Mais ces hommes-là, ce ne sont pas tous les hommes. Ceux-là sont avides, certainement, tous sexistes, peut-être…

      Je ne suis pas sûr que ce petit nombre d’hommes se soit ligué pour empêcher les femmes d’accéder aux commandes d’un secteur économique précis mais je pense plutôt que chaque individu avide et haut placé fait en sorte de ne partager ce pouvoir que tout secteur économique représente avec personne ! ni femmes, ni d’autres hommes.

      Il me semble impossible que tous les hommes soient de mèche et qu’ils se soient organisés pour protéger leur intérêt commun (LE secteur informatique, tout entier) en tant que groupe « les hommes », parce qu’ils le « veulent ». Parce que pour moi, ce groupe « les hommes » n’existe pas. Il ne peut donc pas exercer une « volonté ». Encore moins agir pour lutter contre un autre groupe « les femmes ».

      Alors quoi, j’ai mal compris, c’est ça ? (ça m’arrive souvent)
      Si j’ai mal compris, qu’est-ce qu’elle veut dire cette phrase ?

      Si j’ai mal compris, d’autres pourraient aussi mal comprendre et considérer que c’est toi qui a mis une ânerie au milieu de ton texte. Il perd de sa force.

      Pour ma part, je n’aurais peut-être pas dû employer le mot-qui-fâche et prendre le temps d’écrire : « Je trouve que ce bout de phrase donne une vision caricaturale du problème et c’est dommage parce que pour le reste, je suis d’accord ». Mea Culpa.

    • Pourtant, force m’est de constater chaque jour que le groupe des femmes, lui, existe... et malgré nous. Toutes les femmes, y compris les dominantes, les militantes, les bourgeoises, les fortes en gueule, les révoltées, etc., savent immanquablement qu’elles risquent à tout moment la sanction qui leur est strictement réservée si elles enfreignent les codes de la domination : se promener seules, sortir tard le soir, passer dans certains endroits, s’habiller de certaine manière (en fait, toutes les manières de s’habiller peuvent fondamentalement attirer la sanction, je pense même qu’il y a des femmes en niqab qui se font chopper), se comporter amicalement, discuter avec des inconnus, trop boire, trop rire, trop exister ou pas assez, marcher trop lentement ou trop vite, être juste trop jolie ou trop charmante ou même n’avoir aucun trait ou comportement distinctif particulier, hormis un seul : être une femme.

      Je ne pense pas que les femmes s’organisent pour être un groupe dominé, pas plus que les gens à la peau noire ont cherché les chaînes ou les Juifs, la chambre à gaz, cela dit, il est par contre terriblement évident pour chacune d’entre nous qu’il est nettement plus confortable, à tout point de vue, d’être un homme plutôt qu’une femme, d’être un blanc plutôt qu’un coloré, d’être un Aryen au temps d’Hitler. Cela ne signifie pas que tous les blancs ont comploté contre les noirs ou que tous les Allemands voulaient la peau des Juifs, ni même approuvaient vaguement le sort que leur a été fait, cependant tous les membres d’un groupe dominant ont parfaitement conscience du fait qu’in fine, ils sont du bon côté du manche.

      C’est un peu comme les patrons : il est impossible de dire que tous les patrons sont des salopards. J’en connais même beaucoup de fort sympathiques. Et puis, beaucoup d’entre nous ne sont pas à l’abri de devenir un jour patron à leur tour (encore que, d’un point de vue purement sociologique, en fait, non, certains d’entre nous sont vachement plus à l’abri que d’autres de ne jamais finir patron... comme les femmes, par exemple...). D’ailleurs, il y a des tas de patrons qui sont carrément de gauche, voire même d’extrême gauche et qui ont le souci de leurs salariés... pourtant, chacun d’eux sait pertinemment que si, à moment donné, la manière dont se déroule le fameux dialogue social ne leur convient plus, ils peuvent alors trancher de manière catégorique et sans appel et se comporter en despotes absolus. Parce que l’organisation sociale actuelle leur permet de le faire, parce que le fait même que notre ordre social structure leur domination leur permet de l’exercer librement, à tout moment et pratiquement sans tact ni mesure. Ils ont le choix de dominer ou non et le simple fait que cette possibilité existe (et est en plus encouragée : « mais qu’est-ce que tu t’emmerdes, mon vieux, n’oublie pas que c’est toi, le patron ! ») rend l’exercice de ce pouvoir pratiquement inéluctable.
      D’ailleurs, voit-on tant de patrons que cela lutter pour des règles plus équitables entre patrons et employés, pour un équilibre réel des pouvoirs ?

      Le fait est que tout homme a forcément été pétri des représentations sociales genrées qui sont valorisées par notre société et que s’ils n’exercent pas leur domination individuellement, c’est juste une question de libre choix pour chacun d’eux, libre choix sur lequel ils peuvent revenir à tout moment, sans craindre aucune sanction sociale, voire même en étant valorisé « Ah, quand même, tu as cessé de faire ta gonzesse, tu te fais enfin respecter ! ». Alors que moi, en tant que dominée (bien que jouissant d’une relative liberté de parole, de déplacement, etc.), je ne choisis pas de ne plus subir la discrimination à l’embauche, les salaires pourris, les remarques de merde, la peur du viol et autres joyeusetés dont j’ai hérité uniquement et seulement parce que je suis née de sexe féminin.

      Voilà qui fait toute la différence entre ceux qui appartiennent à un groupe dominé et ceux qui appartiennent à un groupe dominant.

    • Je suis bien d’accord avec @monolecte et pour compléter la dernière partie, il peut être utile de jeter un œil sur ce texte qui a été posté déjà plusieurs fois sur #seenthis :
      « Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis ? »
      http://seenthis.net/sites/70094
      Juste un point qui me paraît contradictoire avec le reste :

      cependant tous les membres d’un groupe dominant ont parfaitement conscience du fait qu’in fine, ils sont du bon côté du manche

      Et bien justement, je ne crois pas. Et c’est en cela que les oppressions et notamment celles des femmes fonctionnent aussi bien, c’est qu’elles s’ancrent dans des fonctionnements sociaux et mentaux (stéréotypes) qui les rendent "naturelles" et impliquent un nécessaire travail d’élucidation. Même aux yeux de l’opprimé(e).
      D’une manière générale, ne sont pas des cas atypiques les prolétaires qui s’engagent politiquement (notamment par le vote) contre leur camp, les femmes qui participent activement au maintien du cadre patriarcal, les individus issus de minorité qui optent pour l’obligation de discrétion et/ou l’intégration forcée. D’où l’importance de la conscientisation et des phénomènes de "pride" et autre retournement de stigmates. Pour combien de femmes, il est honteux d’être féministe, même pour celles qui luttent contre un sexisme perçu comme des faits et non comme une domination (cf. "Ma démarche n’a rien de féministe" in http://www.sudouest.fr/2013/02/02/quand-les-soirees-etudiantes-derapent-954064-2780.php).
      Pour en revenir, plus spécifiquement, à ceux qui sont du bon côté du manche. Je pense que la prise de conscience sociale à la prise de conscience pour soi sont deux étapes bien distinctes dans une vie. Lorsqu’on est un mâle blanc bourgeois, c’est une première étape de prendre conscience des injustices et inégalités de la société et de devenir au sortir de l’adolescence un gauchiste anti-raciste feminist-friendly, mais ce n’est pas le plus dur. Par contre, prendre conscience qu’en tant que mâle blanc bourgeois on est triplement dans le camp des dominants n’est pas si simple. Parce que la société est faite pour nous, donc les facilités dont nous profitons ne nous apparaissent pas si facilement. Parce qu’il y a toujours d’autres oppressions/difficultés qui viennent obscurcir le jugement. Par exemple sur le marché du travail, à la fin d’une journée d’entretiens d’embauche, je vais me penser comme "dominé" (dans le cadre de la relation salarié/patron) sans ressentir que mes chances d’embauche non-concrétisées sont largement supérieures en tant que mâle blanc bourgeois à celles d’une femme prolétaire immigrée. Enfin, cette deuxième étape est difficile car alors qu’on est un gentil gauchiste anti-raciste pro-féministe, il faut assumer ce que veut dire "être du bon côté du manche" : ça veut dire vivre dans un système à notre image, ça veut dire profiter (même passivement) d’un système et de dominations, ça veut dire être soi-même en position de dominant au quotidien, ça veut dire, en dépit de ses valeurs, participer en dominant à ce système. Bref on pense être un "gars normal" et il faut accepter de se penser comme un oppresseur. D’où un déni, et une étape compliquée qui demande de longues années.
      Le fait qu’il soit difficile de se penser soi-même comme dominant éclaire aussi les antagonismes dans le cas d’oppressions croisées : cf. les polémiques actuelles ou passées sur l’autonomisation des luttes, celle des femmes au sein des mouvements progressistes, la polémique sur les féministes blanches (http://seenthis.net/messages/92727) ou celle sur l’ouvrier blanc (http://seenthis.net/messages/91113), etc.

    • Grml. Excusez les perturbations, à faire 7 choses à la fois j’ai fini par m’emmêler les claviers...

      Longtemps je me suis dit « féministe », jusqu’au jour où une femme me l’a reproché sur le thème « t’es un mec et à ce titre un héritier du machisme ». C’est pas faux. Ni volontaire... Mais ce fut dur à entendre.

      Du coup il me semble plus correct de me dire « pro-féminisme » ou « pro-féministe ».

      Et en fin de compte, j’adhère assez à l’idée que comme dans tout combat social, la catégorie concernée a raison de se prendre en main et marquer sa différence.

      (c’est là que je voulais mettre le lien)

      http://seenthis.net/messages/19027

      Au surplus, quand on pense changement, je crois que la difficulté est de malgré tout trouver et accepter des alliances, que celles-ci soient culturelles, conjoncturelles,... Car il me parait clair que « le pouvoir » est l’enjeu. Et pour trouver/favoriser/développer de nouvelles formes de vie ensemble, en couple, en société... On est souvent plus forts ensemble...

      Après, pourquoi le logiciel libre est-il un « si mauvais exemple ». Ne serait-ce pas (un peu) à cause de l’insécurité du modèle ? Les conflits ont une telle tendance à s’y embraser... Et les méthodes de combat (les déroulements de conflits) n’y sont-elles pas la caricature de ces méthodes de domination dont les femmes sont souvent victimes ?

      Mais bon, je reconnais ne pas être un grand penseur de la question...

      #égalité #genre #pouvoir


  • Kanamara Matsuri le festival du #phallus
    http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2012/03/kanamara-matsuri-le-festival-du-phallus.html

    Le Kanamara Matsuri (fête du #pénis de fer) est une fête annuelle shinto de la fertilité, qui a lieu à Kawasaki au Japon chaque printemps le premier dimanche d’avril. La festivité majeure se déroule le premier dimanche d’avril. Le thème central est le pénis, reproduit partout en image, sucre d’orge, légumes sculptés, décorations.

    La fête des têtes de nœud : on remarque que la #vulve aussi est à la fête, ce qui est très égalitaire !


  • Pourquoi donc honorer à Paris un peintre franquiste sans envergure ?
    http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/03/16/pourquoi-donc-honorer-a-paris-un-peintre-franquiste-sans-envergure_1670697_3

    A sa mort, en 1945, le peintre espagnol José Maria Sert eut l’honneur d’un éloge funèbre de Paul Claudel dans Le Figaro, affirmant qu’il aurait été « le dernier représentant de la grande peinture ». Le compliment ne se comprend que pour le format, car Sert, à qui Paris rend hommage jusqu’au 5 août au Petit Palais, a couvert, tout au long de sa vie, de très grandes surfaces. Né à Barcelone en 1874 dans une famille suffisamment aisée pour que vendre ses toiles ne soit pas une nécessité, il s’est consacré très tôt à l’art décoratif. Aussi vite, il s’est dispensé de chercher un style propre, préférant le pastiche de ceux des autres. D’un ensemble à l’autre, seuls les dosages changent : plus ou moins de Véronèse, plus ou moins de Boucher, un peu de Fragonard ou un peu de Goya - ce dernier pour les sujets sérieux seulement. On peut lui reconnaître de l’abattage dans sa capacité à couvrir murs et plafonds d’hôtels particuliers, de bâtiments officiels et d’églises.