• Comment la #France se prive de 150 000 à 300 000 tests par semaine
    https://www.lepoint.fr/sante/exclusif-comment-la-france-se-prive-de-150-000-a-300-000-tests-par-semaine-0

    Implantés sur tout le territoire, 75 laboratoires publics (et leurs 4 500 employés) dépendent des départements, et assument la lourde tâche d’effectuer les analyses de contrôle des eaux, d’hygiène alimentaire ou de #santé animale.

    Contrairement aux laboratoires de santé humaine, qui ne traitent ordinairement qu’un faible nombre d’analyses, ils sont dimensionnés pour travailler « par troupeaux », à la chaîne : pendant les crises de la vache folle ou de la peste aviaire, ils ont réalisé des dizaines de milliers de tests… par jour ! Et justement : c’est cette spécificité qu’ils pensaient que le gouvernement prendrait en compte.

    Les laboratoires de biologie humaine, qui réalisent les tests aujourd’hui, travaillent avec des machines très performantes, mais » fermées, « c’est-à-dire conçues pour ne travailler qu’avec un seul type de réactifs », décrypte Philippe Nicollet, directeur du laboratoire départemental de l’environnement et de l’alimentation de Vendée.

    Cela explique la pénurie actuelle de réactifs : les appareils disponibles dans les CHU ou les laboratoires privés, peu nombreux, sont souvent limités aux réactifs de leurs fabricants (une machine #bioMérieux ne peut pas traiter un réactif #Roche, par exemple.) À l’inverse, les machines utilisées dans les laboratoires départementaux sont « ouvertes » [...] Des tests #PCR, ils en réalisent des centaines par jour. [...] « Il suffirait de vérifier auprès de l’Institut Pasteur que nos kits sont fiables, de les adapter au besoin… C’est l’affaire de quelques jours », confirme Jean-Louis Hunault, président du SIMV (Syndicat de l’industrie du médicament et du diagnostic vétérinaires).

    [...]

    ... le ministère de la Santé ne nous a pas répondu. Sinon par ces mots : « Il y a un problème de norme. C’est à l’étude… »

    #pharma #coronavirus #sars-cov2 #covid-19 #public #privé

  • Une algue rouge qui inhibe les coronavirus - Le Marin
    (version papier, pas de lien)

    Une protéine isolée des algues rouges, la #griffithsine, est considérée comme un potentiel inhibiteur de certains coronavirus

    La griffithsine, une protéine dérivée des algues rouges du genre Griffithsia sp est une possible option thérapeutique dans le traitement du Covid-19. Cet agent antiviral cible certains coronavirus en inhibant leurs protéines à pointe, à l’origine de leur aspect en couronne, et empêche ainsi leur entrée dans les cellules hôtes.

    Selon une publication parue le 19 février dans Nature reviews drug discovery, la griffithsine a déja démontré son pouvoir inhibiteur sur le SARS-CoV, le virus à l’origine de l’épidémie de Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) de 2003, ou le MERS-CoV, à l’origine du syndrome respiratoire du Moyen-Orient.

  • Des stocks de médicaments sous tension dans les services de réanimation
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/26/des-stocks-de-medicaments-sous-tension-dans-les-services-de-reanimation_6034

    L’inquiétude porte principalement sur l’approvisionnement en curares, qui permettent de pratiquer une intubation.

    « Depuis 10 jours, c’est la bataille pour obtenir des boîtes », lâche un pharmacien hospitalier. Avec l’afflux de cas graves de #Covid-19 dans les services de #réanimation, la consommation d’#anesthésiques et d’#hypnotiques s’est envolée dans son établissement, et ses stocks sont au plus bas. « Nous frappons à toutes les portes pour en trouver, mais nous ne sommes pas les seuls », soupire-t-il. Et pour cause : avec l’afflux de patients Covid-19, le recours à ces molécules a été multiplié par 5 ou 10. « Il faut anticiper, sinon l’histoire des masques risque de se décliner dans d’autres domaines », craint Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, en référence à la #pénurie de masques respiratoires.

    L’inquiétude porte en premier lieu sur les #curares, utilisés pour relaxer les muscles au moment de l’intubation. Depuis un an, les ruptures de stocks se sont multipliées et les pharmaciens craignent que les laboratoires pharmaceutiques ne soient plus en mesure d’honorer toutes les commandes. « Il ne suffit pas d’augmenter la production, encore faut-il avoir accès à la matière première », souligne Nathalie Pons-Kerjean, chef du service de pharmacie à l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine), rappelant que le curare est extrait d’une plante exotique.

    Limitation des exportations
    Elle s’interroge aussi sur les mesures de réquisition que certains Etats pourraient prendre en cas de pénurie mondiale. « Que se passera-t-il si les Américains décident de bloquer les exportations de curare ? », demande-t-elle, en précisant que le laboratoire américain Pfizer est l’un de ses premiers fournisseurs. L’Inde a déjà pris une telle mesure : le 4 mars, le pays a interdit l’exportation de 26 principes actifs jugés stratégiques, dont plusieurs antibiotiques et le paracétamol, utilisé pour lutter contre les fièvres et les douleurs caractéristiques des formes légères de Covid-19.

    Pour épargner leurs stocks de curare, les médecins réfléchissent déjà à l’adaptation de leurs protocoles. « Nous essayons de réduire les doses et les durées d’utilisation, car nous ne voulons pas que cela compromette notre capacité à traiter les futurs patients », explique Djillali Annane, chef du service de réanimation de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), en rappelant qu’il n’existe pas d’alternative pour les curares. « Si nous devons nous en passer, nous ne serons plus dans une prise en charge optimale », prévient-il. Pour l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, l’accès aux médicaments de réanimation est devenu un sujet majeur, car cela pourrait très vite devenir un facteur limitant dans la prise en charge des patients, indique-t-on.

    Un suivi hebdomadaire des stocks
    Les tensions d’approvisionnement concernent aussi d’autres molécules, comme le #midazolam – un sédatif puissant utilisé aussi bien en réanimation qu’en #soins_palliatifs – ou le propofol – un anesthésique qui a fait l’objet d’une alerte le 10 mars par l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) à la suite de la défaillance d’un fabricant. « La Suisse a bien voulu mobiliser des stocks pour nous », précise Mélanie Cachet, directrice adjointe de l’inspection au sein de l’agence.
    Depuis 2016 et la loi de modernisation du système de santé, les industriels sont tenus d’élaborer des « plans de gestion des pénuries » pour tous les médicaments dont la rupture représente « un risque grave et immédiat » pour les patients. « C’est à eux de trouver des solutions, par des importations ou une augmentation de la production », insiste Mélanie Cachet.

    Compte tenu de l’enjeu pour la prise en charge des patients Covid-19, l’ANSM a mis en place un suivi hebdomadaire des stocks pour une centaine de molécules essentielles, et les commandes sont désormais contingentées. Dans un tel contexte, « les laboratoires doivent réguler les flux », indique l’inspectrice. L’un des enjeux est d’assurer une bonne répartition des ressources sur l’ensemble du territoire, en fonction de la progression de l’épidémie. « Un pilotage national est très important pour garantir une équité dans les prises en charge des patients », estime une pharmacienne du CHU de Strasbourg.
    Le #propofol est à ce stade le seul médicament pour lequel un risque de rupture a été formellement identifié, mais « des investigations sont en cours » pour les curares et le midazolam, à la suite des signalements des médecins et des hôpitaux. La réglementation ne permet pas à la France de limiter les exportations des molécules à risques. « Mais il n’est pas interdit de penser que, compte tenu de la situation exceptionnelle, l’ANSM soit amenée à prendre des mesures également exceptionnelles », indique Mélanie Cachet. Selon nos informations, des discussions sont aussi en cours avec des industriels pour réorienter en urgence les chaînes de production françaises. A condition de disposer des matières premières nécessaires.

    • Rappelons que les #pharmabarons ont pratiquement stoppé toute la production sur notre territoire pour augmenter leurs marges en sous-traitant en Inde ou en Chine.

      Il a toujours été évident que c’est de la connerie que d’externaliser les activités stratégiques.

      Et l’on se rend compte que la #mondialisation, ça tourne court quand on passe en mode « chacun pour soi et sauve qui peut ».

      https://www.usinenouvelle.com/article/sanofi-et-le-jeu-subtil-de-l-ancrage-francais-dans-une-competition-in

    • Et surtout, on ne change rien → 24/02/2020 :
      Sanofi va externaliser son activité de principes actifs pour tiers, deux usines sont concernées en France
      https://www.usinenouvelle.com/article/sanofi-va-externaliser-son-activite-de-principes-actifs-pour-tiers-de

      Le géant pharmaceutique français va se désengager partiellement de la production de principes actifs. Sanofi veut regrouper une division commerciale et six usines européennes, dont deux en France, dans une entité indépendante pour la production d’ingrédients pharmaceutiques. Le projet vise une introduction en bourse en 2022, avec maintien de Sanofi à hauteur de 30% dans le capital et comme principal client. Une annonce qui intervient dans un contexte international de trop grande dépendance vis-à-vis de l’Asie, comme le rappelle la crise liée au coronavirus Covid-19.

    • Sanofi revoit sa carte industrielle européenne
      https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/sanofi-veut-externaliser-la-fabrication-de-ses-principes-actifs-en-europe-1

      Mais, derrière cette louable préoccupation, il y a aussi pour Sanofi la nécessité de réduire le nombre de ses usines en Europe, héritage des fusions successives qui ont construit le groupe mais aussi de rééquilibrer son parc industriel en faveur de la production biotechnologique puisque ses nouveaux ou futurs produits sont essentiellement des médicaments biologiques. Avec les cinq sites de synthèse chimiques qui lui restent, il estime avoir assez de capacité.

    • COVID-19 : Interpellation du gouvernement sur les risques de ruptures de médicaments, Communiqué de presse – Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament – vendredi 27 mars 2020
      https://blogs.mediapart.fr/edition/transparence-dans-les-politiques-du-medicament/article/270320/covid-19-interpellation-du-gouvernement-sur-les-risqu

      Alerté.es par plusieurs responsables de services hospitaliers parisiens, qui évoquent la diminution inquiétante des stocks de certains médicaments, nous avons interpellé hier le gouvernement, ainsi que Jean-François Delfraissy et Jérôme Salomon, pour qu’ils détaillent leur action pour anticiper de probables pénuries. Il devient crucial et urgent qu’ils nous répondent. (...)

      Nous leur avons notamment demandé si des moyens sont recensés au niveau national pour voir quelle ligne de production de #médicament pourrait être utilisée ou réquisitionnée pour réorienter au plus vite la production vers ces médicaments de première nécessité dont nous allons manquer. Car chaque jour compte, notamment dans la mesure où la demande mondiale pour ces médicaments est en train d’exploser.

      Nous n’avons toujours pas de réponses.

      Nous avions alerté dès juillet dernier et l’annonce d’un plan dédié par Mme Agnès Buzyn sur l’insuffisance des mesures proposées par le gouvernement contre les pénuries de médicaments, ainsi que sur le manque de transparence quant à l’origine de la matière première. Nous avions souligné l’importance de lister l’origine de la matière première pour anticiper ce type de rupture.

      L’exemple du manque de matières premières pour les réactifs du dépistage montre que nos alertes n’ont pas été prises au sérieux, avec pour conséquence de retarder dramatiquement l’extension du dépistage recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. De même, les manques de #matériel_de_prévention ont révélé des dysfonctionnements majeurs dans la réponse à la crise autant que les failles des politiques de santé menées depuis vingt ans.

      Nous espérons qu’il n’en sera pas de même pour cette alerte et que le silence du gouvernement à nos questions est le signe qu’il est au travail pour éviter ces pénuries. Nous l’appelons à rompre ce silence : seule une communication transparente sur ce qu’il fait peut éviter la panique face à une situation angoissante pour les patient-es et leur famille.

    • Médicaments pour soigner le Covid-19 : des hôpitaux au bord de la pénurie, par
      https://www.mediapart.fr/journal/france/270320/medicaments-pour-soigner-le-covid-19-des-hopitaux-au-bord-de-la-penurie?on

      Les médicaments anesthésiques, qui permettent de placer sous respirateur artificiel les malades Covid-19, sont en tension en Île-de-France. Le corps médical tente de rationner leur utilisation. D’autres médicaments essentiels pour faire face à l’épidémie pourraient très vite venir à manquer.

      Les hôpitaux franciliens sont lancés dans une course folle pour ouvrir, dans les 48 heures, mille nouveaux lits de réanimation, et porter leur nombre à deux mille en tout. Mais les patients Covid dans un état critique ont d’autres besoins essentiels qui pourraient venir à manquer : les médicaments. Selon le point de situation du ministère de l’intérieur du 25 mars, que nous nous sommes procuré, « les hôpitaux civils n’ont qu’une semaine d’approvisionnement, tandis que les hôpitaux militaires n’ont plus que 2,5 jours de stock, contre quinze jours en temps normal ». Le point de situation de l’Agence régionale de santé, au 26 mars, évoque même une « rupture en fin de semaine » de curare, ces anesthésiques essentiels.

      Sans entrer dans le détail des chiffres, lors d’un point presse de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ce 27 mars, le directeur général Martin Hirsch a aussi reconnu que « les stocks sont très courts sur certains médicaments ». Son adjoint, François Crémieux les a énumérés : « Les produits en forte tension sont les curares, les hypnotiques, les corticoïdes et les antibiotiques. »

      Il faut dire que de nouveaux malades du Covid arrivent sans cesse : 172 au cours des dernières 24 heures, selon le dernier bilan dressé le 26 mars au soir par l’Agence de régionale de santé d’Île-de-France. Or, pour réussir à absorber ce flot de malades qui s’étouffent littéralement, « on a plusieurs préoccupations, explique le réanimateur Antoine Vieillard-Baron, de l’hôpital Ambroise-Paré, à Paris. On doit ouvrir des lits, trouver du personnel suffisamment qualifié, des respirateurs. Mais on est aussi préoccupés par les médicaments ».

      Dans les services de réanimation, déjà sous très forte tension, c’est « un énorme poids supplémentaire », raconte, anonymement, un réanimateur francilien. « Nous sauvons la vie des patients Covid les plus critiques en les endormant profondément, et en les faisant respirer grâce à des machines, explique-t-il. Pour cela, on a recours à des médicaments anesthésiques puissants, notamment le curare, pour que l’organisme oppose le moins de résistance possible. Ce sont des médicaments quotidiens, anciens, de première nécessité. Dans mon hôpital, nous avons trois jours de stock. Pour s’en sortir, on fait appel à la débrouille, on appelle des collègues pour trouver des lots ici et là. Et on réfléchit à avoir recours à d’autres médicaments, parfois abandonnés depuis longtemps. On s’éloigne des standards de soins, à l’aveugle. C’est vrai, on doit choisir les patients admis dans notre service, en fonction de leur probabilité de s’en sortir. Mais si on en venait à ne plus soigner ou à mal soigner ceux qui peuvent s’en sortir, ce serait vraiment terrible. »

      À l’AP-HP, le directeur médical de crise Bruno Riou assure qu’un texte sur « les bons principes d’administration de ces médicaments » est en cours de diffusion dans les 39 hôpitaux de l’AP-HP, dans le but de « rationaliser » leur utilisation. Autrement dit, les économiser. Il assure que la qualité de la prise en charge des malades ne sera pas affectée : « On a par exemple des appareils qui mesurent la profondeur de la sédation, le degré de curarisation, pour ajuster la dose. On peut ainsi diminuer de 20 % la quantité de produits utilisés. »

      Est-ce que cela sera suffisant pour gérer la tension, et éviter une pénurie, mortelle pour les patients ? Les laboratoires pharmaceutiques sont-ils en capacité de livrer les hôpitaux au plus vite ? François Crémieux, le directeur général adjoint de l’AP-HP, n’est pas très précis : « Nous sommes en lien direct avec certains laboratoires, qui sont rassurants sur les capacités de production de curare. Sanofi, par exemple, est très mobilisé. Mais le contexte de la pénurie est européen. Il y a des enjeux de juste répartition entre les différents pays européens. »

      Des bénévoles de la protection civile transfèrent des patients infectés par le COVID 19 et ayant des problèmes respiratoires dans les hôpitaux parisien © AFP
      Des bénévoles de la protection civile transfèrent des patients infectés par le COVID 19 et ayant des problèmes respiratoires dans les hôpitaux parisien © AFP
      Encore une fois, l’Allemagne semble la mieux positionnée, puisqu’« une partie de ces médicaments vient d’Allemagne », relève le ministère de l’intérieur dans sa note Covid-19 du 26 mars.

      Le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP, Rémi Salomon, ne cache pas son affolement : « J’essaie de faire remonter l’information depuis plusieurs jours, en interne, auprès du ministère de la santé, jusqu’à l’Élysée. Je parle aussi à des dirigeants de l’industrie pharmaceutique. Je constate qu’il n’y a pas de plan de crise général. » À croire, après le manque de masques et de tests de dépistage, que le gouvernement a toujours un temps de retard.

      L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) n’a par exemple pas mis à jour les tensions d’approvisionnement pour le Cisatracurium. Cet anesthésique figure aujourd’hui sur sa liste des médicaments en rupture de stock, mais est indiqué comme « remis à disposition » depuis fin janvier 2019… Alors qu’il est en tension actuellement.

      Contactée à de multiples reprises, l’ANSM n’a pas répondu à nos sollicitations. Pour toute réponse à nos demandes, Aspen Pharma, le fabricant de plusieurs curares a répondu par courriel : « La période actuelle nous amène à nous concentrer sur des priorités de gestion d’entreprise à distance tout comme les approvisionnements de nos clients. »

      Comme l’épidémie, le manque de médicaments se fait sentir par vagues, avec quelques jours de décalage en fonction de l’arrivée de la déferlante de patients dans chaque région. Le 20 mars, les pharmacies d’hôpitaux de Bretagne ne signalaient pas de tension d’approvisionnement sur les anesthésiques. Mais dès le 23 mars, les inquiétudes montent à Lorient, Pontivy, Vannes, Rennes… Et le 26 mars, l’anesthésique propofol est officiellement en rupture de stock dans un hôpital breton, et même l’éphédrine, de l’adrénaline. Autant de produits essentiels pour ranimer les patients.

      L’autre grande inquiétude concerne les ruptures de stock d’antibiotiques comme l’Augmentin indiqué « en tension d’approvisionnement » sur le site de l’Agence du médicament depuis le 6 février 2020 déjà. Or « l’Augmentin ou ses génériques sont donnés à tous les patients Covid-19 pour éviter les surinfections bactériennes, notamment pulmonaires », s’alarme Alain Astier, chef de pôle honoraire de la pharmacie de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne). Car on ne meurt pas directement du virus, mais de la surinfection qu’il provoque en affaiblissant notre corps.

      Bientôt un outil numérique pour cartographier les stocks de médicaments

      Un pharmacien d’un CHU qui préfère ne pas être identifié a même confié à Mediapart la liste des 95 médicaments en rupture de stock dans son établissement au 26 mars. Le générique d’un antibiotique primordial, l’Amoxicilline/acide clavulanique en sachet y figure : le laboratoire Sandoz, filiale du géant pharmaceutique suisse Novartis, annonce un réapprovisionnement théorique… à compter du mois d’août.

      Interrogé , Novartis répond « disposer de stocks suffisants »… Sauf que la molécule est disponible, mais pas en sachet, seulement en comprimé. « Ce sont des gros comprimés très difficiles à avaler. On ne peut pas les écraser, ils sont impossibles à prendre pour les patients sous sonde naso-gastrique, typiquement, les patients Covid-19 en réanimation, dénonce un pharmacien d’hôpital. C’est un vieux médicament qui ne se vend pas cher, génériqué depuis longtemps, ce n’est pas la priorité des laboratoires d’en assurer l’approvisionnement. Mais aujourd’hui, il est nécessaire qu’ils le fabriquent en très grande quantité compte tenu du nombre de patients Covid-19 dans le monde ! »

      Si Novartis annonce à Mediapart que l’Amoxicilline est façonnée en Autriche, c’est-à-dire mis en comprimé ou en sachet, l’entreprise refuse d’indiquer où elle se procure la matière première en invoquant la « confidentialité de l’information ». Or les tensions d’approvisionnement des médicaments, qui se font encore plus ressentir en cette période de crise et de flambée mondiale de la demande, s’expliquent en partie par la dépendance des laboratoires pharmaceutiques vis-à-vis de l’Asie.

      Entre 60 et 80 % des principes actifs, les moteurs des médicaments, sont issus d’un pays hors de l’Union européenne, selon l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), et essentiellement de Chine et d’Inde où les coûts de production sont moindres. La proportion était seulement de 20 % il y a trente ans (Lire aussi Pénurie de médicaments : le dangereux business de l’industrie pharmaceutique).

      Le ralentissement, voire l’arrêt des chaînes de production des usines de fabrication chinoises des matières premières de médicaments du fait du confinement a réduit l’offre à mesure que la demande locale, puis mondiale, s’est embrasée. La prise de conscience du médicament comme produit stratégique est le reflet de la perte de la souveraineté française du fait du choix des industriels. Elle s’est accentuée avec cette crise sanitaire mondiale.

      Même le Doliprane, le médicament le plus vendu dans l’Hexagone, que Sanofi présente comme un pur produit « made in France », est dépendant de la production de sa matière première hors d’Europe. « Sanofi se procure son principe actif dans différents continents », admet le porte-parole du laboratoire.

      Or le paracétamol est recommandé en cas de fièvre liée au Covid-19, à l’inverse des anti-inflammatoires tels que l’ibuprofène ou la cortisone, comme l’a annoncé Olivier Véran, ministre de la santé, le 14 mars. La demande a encore augmenté en officine de ville au point que son achat devient rationné le 18 mars, mais aussi en hôpital. Dans une des pharmacies hospitalières interrogées, il sera de nouveau disponible, mais seulement à partir du 20 avril. « Cette situation de tension est seulement une question de jours », tente de rassurer le porte-parole de Sanofi.

      « Le manque de médicaments vitaux à venir pour lutter contre le Covid-19 serait insupportable. Nous importons de l’étranger beaucoup de médicaments de sédation profonde, or des solutions françaises sont envisageables », assure Pauline Londeix, confondatrice de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament.

      L’Observatoire a publié un communiqué de presse le 27 mars, devant l’absence de réponse du gouvernement à son courrier envoyé la veille. « Nous avons notamment demandé si des moyens sont recensés au niveau national pour voir quelle ligne de production de médicament pourrait être utilisée ou réquisitionnée pour réorienter au plus vite la production vers ces médicaments de première nécessité dont nous allons manquer. Car chaque jour compte, notamment dans la mesure où la demande mondiale pour ces médicaments est en train d’exploser », explicite le communiqué.

      D’autant que des mesures de protectionnisme sont envisageables sur les médicaments vitaux de la part des pays étrangers producteurs de remèdes. Exactement comme l’a fait le gouvernement français le 25 mars. Il a interdit l’exportation de médicaments à base d’hydroxychloroquine, expérimenté comme traitement du Covid-19 (lire aussi Chloroquine : itinéraire d’un traitement qui suscite espoir et controverse), par décret. Et ce, pour répondre aux inquiétudes montantes concernant les tensions d’approvisionnement naissantes du Plaquenil, le médicament à base d’hydroxychloroquine fabriqué par Sanofi – cette fois uniquement dans l’Hexagone – avec « une capacité de production qui évitera à la France toute rupture de stock », assure le porte-parole du laboratoire.

      Autre explication des difficultés d’approvisionnement dans les pharmacies des hôpitaux : les établissements des régions touchées à retardement tentent de faire des stocks pour se prémunir des pénuries à venir sur les produits vitaux face au Covid-19, ce qui alimente les tensions. « Depuis trois semaines, les pharmacies d’hôpitaux ont fait des stocks : habituellement, elles ont trente jours de réserves de médicaments, là elles en ont plutôt pour 45 jours », explique Jacques Trevidic, président du syndicat Action praticiens hôpital.

      « À Mulhouse, nos collègues ont utilisé en trois, quatre jours l’équivalent des produits dont ils ont besoin en un mois en réanimation habituellement », rapporte Cyril Boronad, pharmacien cannois. Pour répondre à ces pics de demandes, « souvent les laboratoires contingentent les livraisons en calculant ce qu’ils distribuent en fonction des consommations antérieures. Sauf que quand des services d’hôpitaux sont réquisitionnés pour soigner les patients Covid-19, le stock de produits vitaux pour soigner le coronavirus est réduit à zéro rapidement, explique Patrick Léglise, vice-président du Synprefh (Syndicat national des pharmaciens des établissements publics de santé). Nous essayons de trouver des médicaments alternatifs quand c’est possible, mais rapidement, eux aussi se retrouvent en tension en cascade. » Comble de la désolation de la situation sanitaire, il rapporte même des difficultés à s’approvisionner à présent en housses funéraires.

      Selon nos informations, l’agence régionale de santé d’Île-de-France a conclu un contrat avec la start-up MaPUI Labs le 27 mars qui sera opérationnel dans les prochains jours : son outil numérique cartographie les stocks de médicaments de ses hôpitaux et facilite les échanges de médicaments entre les établissements de la région en cas de ruptures de stock et de besoins imminents dans certains d’entre eux. D’autres régions ont montré leur intérêt. Un traçage instantané et national faciliterait les trocs de traitements en urgence… À condition que l’industrie pharmaceutique en fabrique suffisamment.

  • Chloroquine : le protocole Raoult
    LE 24/03/2020
    https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/chloroquine-le-protocole-raoult

    SCIENCES | Chaque jour, Nicolas Martin, producteur de La Méthode Scientifique, fait un point sur l’avancée de la recherche sur le Coronavirus. Il revient aujourd’hui sur l’étude du professeur Didier Raoult en essayant d’expliquer ce qui rend les résultats difficiles à interpréter et pourquoi le protocole mené divise la communauté scientifique. (...)

    #Chloroquine

  • Catherine Lemorton : « Les élus et les firmes se claquaient la bise… »
    https://www.prescrire.org/Fr/218/1902/58460/0/PositionDetails.aspx

    La question de l’influence de la firme #Servier est évoquée au procès #Mediator°. Comment l’influence des firmes se manifeste-t-elle au Parlement ? Éléments de contexte avec Catherine Lemorton, pharmacienne depuis 1984 et députée de 2007 à 2017. (Février 2020)

    #conflit_d'intérêt #santé #pharma #corruption

  • Les pharmacopées traditionnelles - Ép. 1/4 - De la plante au médicament
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/de-la-plante-au-medicament-14-les-pharmacopees-traditionnelles-0

    Depuis une vingtaine d’années, l’ethnopharmacologie s’est développée en étudiant en parallèle la culture des tribus utilisant des plantes, et leur réelle efficacité biologique. Malheureusement certaines tribus autochtones se sont vues dépouillées de leurs plantes sacrées traditionnelles, obligées de payer pour leur propre savoir et ne touchant aucune royalties des brevets déposés, ce qui interroge sur la brevetabilité du vivant.

    De nos jours, la plante apporte encore de nouvelles matières à la thérapeutique dans le domaine de la cancérologie par exemple avec la pervenche de Madagascar et l’If, ou de la maladie d’Alzheimer avec la Galantamine extraite du Perce-Neige… Sans plantes ces principes actifs n’existeraient pas. Mais le temps presse, car ce patrimoine de l’humanité s’appauvrit chaque jour, et sa perte sera irréparable.

    #médecine #médicament #plantes

  • Registrierte Arzneimittelhändler
    https://www.dimdi.de/dynamic/de/arzneimittel/versandhandel/haendler/index.html

    Voici une liste des pharmacies en ligne qu’on peut qualifier de fiables en prenant comme xritère les normes allemandes.

    In den folgenden Übersichten können Sie nachschauen, ob Ihr Arzneimittelhändler im Register erfasst ist. Die Links in der Spalte „Internetadresse/n“ führen Sie sicher zur Webseite des gewünschten Versandhändlers. Darüber hinaus finden Sie Kontaktdaten von Händlern und deren zuständigen Behörden.

    #santé #pharmacie_en_ligne #Allemagne

  • Swiss pharma giants swallow up start-ups in push for next big gene therapy - SWI swissinfo.ch
    https://www.swissinfo.ch/eng/business/zolgensma_swiss-pharma-giants-swallow-up-start-ups-in-push-for-next-big-gene-therapy/45549868

    Swiss drug makers are increasingly relying on buying science rather than doing it themselves, with taxpayers footing some of the bill for big discoveries. The investigation by Swiss public television comes as Novartis announces it is reconsidering a lottery program to distribute free-of-charge the most expensive treatment ever developed.

    (...) over 200 cell and gene therapies are currently in development, raising concerns about how over-stretched health systems are going to afford to pay for these “miracle” cures.

    (…) In a marked shift from how companies used to defend high prices by pointing to the cost of R&D, Novartis has justified the price based on the value it brings in terms of additional years of life, quality of life and cost savings to health systems.

    (…) big pharmaceutical companies are relying more heavily on buying smaller companies with drugs in advanced stages of development rather than investing in their own science.

    Of the 16 big pharmaceutical companies RTS investigated, Roche and Novartis relied the most on acquisitions with 49 and 45 companies swallowed up by the Basel-based health giants respectively since 2000.

    #datasource #pharma #santé

  • Why prescription drugs cost so much more in America | Financial Times
    https://www.ft.com/content/e92dbf94-d9a2-11e9-8f9b-77216ebe1f17

    En dehors de celles pour « la recherche et le développement » (R&D) d’un médicament, quelles sont les autres dépenses d’une compagnie pharmaceutique ?

    Major #pharma companies make about twice as much in profit each quarter as they spend on R&D. And most spend significantly more on sales and marketing — particularly in the US, where TV advertising is allowed.

    The industry is also spending more money on M&A and share buybacks. Increasingly, #big_pharma is outsourcing innovation to smaller biotechs, then buying the companies before they have a product on the market and using their own commercial machines to sell the drugs widely.

    When they are not buying companies, they are often buying back shares. Unlike dividends, buybacks boost earnings per share, helping executives meet targets and bag bonuses. From 2006 to 2015, 18 major pharma companies spent $261bn on buying back shares, 57 per cent of what they spent on R&D, according to William Lazonick, a professor of economics at the University of Massachusetts Lowell.

    He says the drug companies and their lobbyists “are talking out of both sides of their mouth”. “Either the purpose of a drug company and the people managing it is to take the profits and reinvest them . . . to do drug development. That I have no problem with,” he says. “Or it is to distribute money to shareholders, which is in fact what they are doing.”

    • Même avec toutes ces dépenses, le prix des médicaments devrait être beaucoup plus abordable (sans empêcher des profits raisonnables) ; pourquoi ce n’est pas le cas ?

      All over the world, drugmakers are granted time-limited monopolies — in the form of patents — to encourage innovation. But America is one of the only countries that does not combine this carrot with the stick of price controls.

      The US government’s refusal to negotiate prices has contributed to spiralling healthcare costs...

      [...]

      Missing from the US landscape are authorities such as the National Institute for Health and Care Excellence (Nice) in the UK or the Patented Medicine Prices Review Board in Canada, which negotiate prices and consider value for money.

      De plus, comme le fait remarquer l’économiste US Dean Baker, cette absence de contrôle des prix qui permet des marges faramineuses incitent à mettre sur le marché des produits inefficaces, sinon délétères : exemple de l’oxycontin.
      https://seenthis.net/messages/698357

    • Le refus du gouvernement étasunien de contrôler les prix est d’autant moins justifié que l’argent public joue un rôle énorme dans la découverte des médicaments :

      ... the biggest single funder of innovation in the US remains the government. In 2017, the US National Institutes of Health spent more than $32bn on research, compared with an estimated $71bn from all the members of PhRMA, the major pharmaceutical industry lobbying association.

      D’autant plus que des lois existent, qui permettent à l’état étasunien d’intervenir en faveur de la fin des monopoles quand de l’argent public a été dépensé,
      https://www.counterpunch.org/2019/12/05/the-big-deal-in-warrens-prescription-drug-plan

      The government can do this both because it has general authority to compel licensing of patents (with reasonable compensation) and because it has explicit authority under the 1980 Bayh-Dole Act to require licensing of any drug developed in part with government-funded research. The overwhelming majority of drugs required some amount of government-supported research in their development, so there would be few drugs that would be exempted...

    • Même assuré, un malade n’est pas sur de pouvoir se payer ses médicaments quand le système « déductible » entre en jeu (le prix du médicament n’est couvert qu’à partir d’un certain seuil, seuil qui peut signifier le déboursement de plusieurs milliers de dollars par le malade). D’autant plus que, paradoxalement (mais non mystérieusement*), ce ne sont pas les produits les moins chers que les assurances choisissent de couvrir...

      Pharmaceutical companies point the finger at the pharmacy benefit managers who work for insurers. Each insurer has a list that shows which drugs it will pay for and in what order. Pharma companies want to be at the top of the list, so they pay rebates to PBMs to ensure good placements. The money is split with the insurers.

      The drugmakers argue that rebates are the problem. They say that list prices look high but are rarely what an insurer or patient pays. People do pay list price, however, if they are uninsured, and they pay a proportion of it if their plan has co-insurance, requiring them to pay, for example, 20 per cent of prescription costs.

      On the journey across the border, patients who have never met before share similar war stories of battling with insurance companies. Hunter Segos’s insurer refused to cover his insulin when he used a discount card the pharmacist had given him to try to make it cheaper.

      Odette’s husband’s insurer will not pay for the type of insulin that her doctor says she needs, so she has to take other medicines to compensate for side effects. “I can get the insulin I was supposed to be on for three years for the first time today,” she says.

      * Why Do Americans Pay More for Drugs ? by Robin Feldman - Project Syndicate
      https://www.project-syndicate.org/commentary/america-pharma-companies-weak-price-competition-by-robin-feldman-

      At the center of the system are “pharmacy benefit managers” (PBMs), who represent health-insurance plans in drug-price negotiations with pharmaceutical companies. Because health insurers pay PBMs based on the discounts they secure, these intermediaries should in theory try to negotiate the lowest possible drug prices for their clients. But in practice, established drug companies offer PBMs financial incentives to favor their higher-priced drugs and block cheaper competitors.

  • Scientists Dodge FDA to Offer a $1 Million Anti-Aging Treatment in Colombia
    https://onezero.medium.com/scientists-dodge-fda-to-offer-a-1-million-anti-aging-treatment-in-co

    Would you pay $1 million and fly to South America for a chance to live longer?

    Libella Gene Therapeutics, a Kansas-based company that says it is developing a gene therapy that can reverse aging by up to 20 years, is hoping your answer is yes. In an interview with OneZero, the company says it is ready to give an experimental anti-aging therapy to older people at a clinic north of Bogota, Colombia. But that’s not all — it’s also charging people $1 million to participate. Scientists and ethicists say the company’s experiment is not only dubious but it also raises concerns about how anti-aging treatments should be tested in people.

    The aim of Libella’s therapy is to lengthen a person’s telomeres, which sit at the tips of chromosomes like caps on the end of shoelaces. First discovered in the 1970s, telomeres have been linked to aging because they seem to shorten as a person gets older. By delivering a gene called TERT to cells, which in turn makes a telomere-rebuilding enzyme called telomerase, Libella thinks it can prevent, delay, or even reverse aging.

    “I know what we’re trying to do sounds like science fiction, but I believe it’s a science reality,” Jeff Mathis, CEO of Libella Gene Therapeutics, tells OneZero.

    The anti-aging field has drawn plenty of criticism for scams and overhyped products with no proven health benefits. Libella’s clinical trial listings also raise red flags. First among them is the fact that the company and its trials are located in different countries. Mathis, an occupational therapist who runs a rehabilitation practice in Manhattan, Kansas, says he chose Colombia for the trial because it was the “path of least resistance.” The company looked at eight different countries, and he says, “the easiest, the quickest, and the best way forward ended up being in Colombia.”

    Leigh Turner, a bioethicist at the University of Minnesota who studies clinical trials that market unproven therapies, says he suspects the company chose to go outside the country to avoid the Food and Drug Administration, which oversees clinical trials in the United States. “Even though the company is based in the United States, they’ve managed to find a way to evade U.S. federal law by going to a jurisdiction where it’s easier to engage in this activity,” he tells OneZero.

    Turner says the $1 million participation cost is alarming because most clinical trials are free. In fact, many pay people to participate because of the time commitment and the potential risks involved with receiving an experimental treatment. Andrews justifies the fee, saying it costs Libella “hundreds of thousands of dollars to produce enough of the gene therapy to treat one person.”

    Some researchers in the field are concerned that putting a lot of telomerase into cells could make cells divide more quickly and promote tumor growth, says Austad. Previous research has linked longer telomeres to increased cancer risk, with scientists finding that cancer cells tend to have more telomerase that most normal cells. But telomere evangelists like Michael Fossel believe that shortened telomeres are a cause of age-related diseases like cancer and thus, lengthening them could help protect against these conditions.

    How a dubious clinical trial was able to be registered into a government website in the first place has been a longstanding problem for the National Institutes of Health, which runs ClinicalTrials.gov. The website is the largest database of its kind and lists studies in more than 200 countries. It’s a tremendous resource for people with rare diseases, cancer, and those who have run out of treatment options, and physicians regularly refer their patients to the site.

    But Turner says the site can be easily manipulated and taken advantage of because the process to register is automated. NIH does not screen studies that are submitted to the database, which allows companies to submit predatory and pay-to-participate studies on the site. This has been the case with many stem cell businesses marketing unproven therapies. “ClinicalTrials.gov can basically be used as a marketing platform,” Turner says.

    Being registered on the site gives an air of legitimacy, and often patients can’t tell the difference between a scientifically sound clinical trial and one that’s suspicious. ClinicalTrials.gov listings also don’t include information about participation costs, so patients can’t tell if there’s a fee involved up-front.

    #Pharmacie #Anti_âge #Arnaque #Vieillesse #Santé_publique #Génomique

  • Deux nouveaux #médicaments aident à soulager la #drépanocytose. Mais qui paiera ? - News 24
    https://news-24.fr/deux-nouveaux-medicaments-aident-a-soulager-la-drepanocytose-mais-qui-paiera

    La Food and Drug Administration a récemment approuvé deux nouveaux traitements transformateurs contre la drépanocytose, le premier en 20 ans. Mais les médicaments sont extrêmement chers, renouvelant des questions troublantes sur l’accès aux médicaments de pointe.

    Adakveo, fabriqué par Novartis, peut prévenir des épisodes de douleur presque insupportable qui se produisent lorsque des cellules sanguines malformées se coincent dans les vaisseaux sanguins. Approuvé uniquement pour les patients âgés de 16 ans et plus, il est administré en perfusion une fois par mois.

    Oxbryta, fabriqué par Global Blood Therapeutics, peut prévenir une anémie sévère de la maladie qui peut entraîner des dommages permanents au cerveau et à d’autres organes. Une pilule quotidienne, le médicament est approuvé pour les patients âgés de 12 ans et plus.

    Chaque traitement coûte environ 100 000 $ par an et doit être pris à vie. Bien qu’il ne soit pas rare qu’un médicament traitant une maladie rare ait un prix aussi élevé, 100 000 personnes sont atteintes de drépanocytose aux États-Unis et des millions d’autres dans le monde.

    Il s’agit de la traduction des premiers paragraphes de l’article suivant :

    Two New Drugs Help Relieve Sickle-Cell Disease. But Who Will Pay ? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/12/07/health/sickle-cell-adakveo-oxbryta.html

    Those prices are about double the median family income in the United States, “highlighting a growing dysfunction in the pharmaceutical market,” said Ameet Sarpatwari, assistant director of the Program on Regulation, Therapeutics and Law at Brigham and Women’s Hospital in Boston.

    Questions of access worry sickle-cell specialists even as they welcome powerful new treatments expected in the next few years. About 30 more sickle-cell drugs are now in late-stage clinical trials.

    [...]

    The companies argue that without drugs, management of sickle-cell disease itself is expensive. It costs an average of about $10,000 a year to treat children, and about $30,000 a year to treat adults, for complications like pain crises, organ damage and strokes.

    [...]

    But Dr. Sarpatwari is leery of companies’ cost-benefit analyses, which he said are based on limited evidence and assume that the drug makers ought to be able to extract a maximum price for the treatments, without regard to actual development costs or any taxpayer support that may have been involved.

    David Mitchell, founder of Patients for Affordable Drugs, an advocacy group, said patients and insurers should not agree to just any price for these medications.

    “Drug companies want us to ask this question: What are we willing to pay to ease the pain and challenge of living with sickle cell?” he said. “When it’s your child facing the disease, or your friend in unbearable pain, the answer is ‘anything.’”

    But that’s the wrong way to approach pricing, he added, and the more appropriate question is: What amount should drug companies make on these drugs?

    #Medicaid covers about 50 percent of patients with sickle-cell disease, and #Medicare covers another 15 percent. It’s not clear how these programs can afford to pay for all who might need the new drugs.

    An older drug approved in 1998, hydroxyurea, is now generic and costs about $1,000 a year, and it is approved for children.

    Hydroxyurea can reduce the incidence of pain crises and strokes by half. Some patients on public insurance programs have no co-pays for it, noted Dr. J. Eric Russell of the University of Pennsylvania.

    Yet only about 30 percent of sickle-cell patients take it. So should sickle-cell patients be required to try hydroxyurea before moving on to one of the newer, pricier treatments?

    Insurers, said Dr. Enrico Novelli of the University of Pittsburgh, “will want at least an attempt to treat with hydroxyurea. Why jump to a very expensive drug as front-line therapy?”

    [...]

    Adakveo can make patients’ blood cells less sticky. In clinical trials, Novartis found that the drug reduced episodes of pain by 45 percent, compared to placebo, whether patients also were taking hydroxyurea or not.

    But the study did not show an effect on the severe anemia that is a grave consequence of sickle-cell disease. [...]

    “What is killing patients is limited oxygen delivery,” said Dr. Love, of Global Therapeutics. Oxbryta was developed to help red cells retain oxygen and prevent them from becoming misshapen.

    In trials sponsored by the company, patients who took the daily pill saw an increase in their hemoglobin levels within two weeks; some returned to levels near normal.

    Should the two new drugs be used together, one to prevent pain and the other to prevent organ damage? [...]

    “It will come down to cost and what providers will pay for,” Dr. Novelli said.

    #pharma #prix #états-unis #santé

  • Lyon Sud : les dérapages nauséabonds du docteur Freyer | Mediacités
    https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/05/22/lyon-sud-les-derapages-nauseabonds-du-docteur-freyer

    Devant des amphis bondés de la faculté de médecine, il brocarde la lutte contre l’#homophobie ou le #racisme, tient des propos #misogynes ou encore nie le scandale du #Mediator. Enregistrements à l’appui, Mediacités révèle le contenu des cours que le cancérologue Gilles Freyer dispense aux étudiants de première année. Avec la bienveillance de sa hiérarchie.

    Faculté de médecine Lyon Sud : la doyenne tente de sauver le soldat Freyer | Mediacités
    https://www.mediacites.fr/complement-denquete/lyon/2019/07/01/faculte-de-medecine-lyon-sud-la-doyenne-tente-de-sauver-le-soldat-freyer

    #pharma #enseignement #médecine #mandarins
    #paywall

  • Procès du Mediator : « Georges, il faut retirer ton signalement ! »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/16/proces-du-mediator-georges-il-faut-retirer-ton-signalement_6015664_3224.html

    Alerté par les dénominateurs communs entre ces #médicaments [l’Isoméride et le Pondéral, également commercialisés par les laboratoires #Servier et retirés du marché en 1997 pour cause d’effets secondaires majeurs] et le #benfluorex, la substance chimique active du #Mediator, le cardiologue décide de faire un signalement au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) de Marseille. Le « cas Chiche », qui établit pour la première fois un lien entre valvulopathie et prise de Mediator, est jugé « plausible » par le centre marseillais. L’information est transmise début 1999 à Paris.

    C’est peu dire que les laboratoires Servier n’apprécient pas l’initiative de ce fâcheux trublion marseillais. Entendu comme témoin, mardi 15 octobre, au procès du Mediator, le cardiologue raconte la suite de l’histoire. « J’ai eu zéro accusé de réception du centre national de #pharmacovigilance, mais j’en ai eu trois de Servier ! »

    #pouvoirs_publics #défaillance #France

  • Scientists are decoding the genetic mechanisms of aging
    https://phys.org/news/2019-10-scientists-decoding-genetic-mechanisms-aging.html

    The paper, “Dietary Restriction Induces Post-transcriptional Regulation of Longevity Genes,” which was recently published in the journal Life Science Alliance, is the product of five years of research in the Rollins and Rogers laboratories at the MDI Biological Laboratory.

    The scientists used bioinformatics, or data analysis, techniques to compare genes in worms fed normal diets with those whose diets were restricted. Dietary restriction, or DR, which refers to calorie restriction without malnutrition, is the most robust intervention known for extending lifespan, and has been demonstrated to increase lifespan and delay the onset of age-related degenerative disease in a wide range of species, from one-celled yeasts to primates.

    The scientific evidence on the lifespan-prolonging effects of DR has ignited a quest to develop “DR mimetics,” or drugs that mimic the effects of DR without the need to dramatically reduce calories. In addition to being difficult to adhere to, such a diet is associated with negative side effects including increased sensitivity to cold and loss of energy and libido. The identification of these new mechanisms opens up the possibility of developing new, more precise DR mimetics.

    #pharma #longévité

  • En Suisse, la pénurie de médicaments inquiète sérieusement Natalie Bougeard/gma - 30 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10747576-en-suisse-la-penurie-de-medicaments-inquiete-serieusement-.html

    Les ruptures d’approvisionnement de médicaments se suivent et s’intensifient d’année en année. La situation devient un enjeu de santé publique et ce phénomène mondial n’épargne pas la Suisse.
    Il y aurait actuellement 588 médicaments en rupture d’approvisionnement en Suisse, selon Enea Martinelli, pharmacien-chef du groupement d’hôpitaux fmi (Frutigen, Meiringen et Interlaken).

    Excédé par une situation de plus en plus difficile à gérer, celui-ci a créé une base de données. https://www.drugshortage.ch/index.php/uebersicht-2 « Je souhaite fournir de la transparence et une vision globale », explique-t-il.

    Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un équivalent temps plein est désormais dédié à la gestion des ruptures de stock. « Nous surveillons une centaine de médicaments sur les 2000 que nous utilisons, dont 15 pour lesquels le manque serait extrêmement problématique », révèle Pascal Bonnabry, pharmacien-chef des HUG. « Ces dix dernières années, le problème a été multiplié par 20. La situation s’empire et on ne voit pas tellement le bout du tunnel », admet-il.

    Annoncer les ruptures de stocks
    Les substances les plus touchées par la pénurie sont notamment les antibiotiques, les analgésiques, les anticancéreux et les vaccins. Des produits en grande majorité anciens et peu chers.

    La Confédération aussi surveille le phénomène et oblige depuis 2015 les entreprises du secteur à annoncer les ruptures de stocks. Cela ne s’applique toutefois qu’à une liste restreinte de substances, les médicaments dits vitaux. Une liste que certains acteurs aimeraient voir élargie : elle devrait être revue d’ici la fin de cette année.

    Baisse des coûts de production
    La multiplication des ruptures d’approvisionnement s’explique par les stratégies de baisses des coûts de production mises en oeuvre par les fabricants. Des choix industriels qui ont mené au fractionnement et à l’éparpillement de la chaîne de production.

    « Dans les années 90, la production des médicaments était courante en Europe. Par la baisse des prix successives, la production s’est d’abord déplacée en Europe de l’Est, puis en Asie. La Suisse n’est plus capable de fabriquer ses propres antibiotiques, ses propres vaccins, depuis 15 ans. Nous sommes totalement dépendants de la production non-européenne », dénonce Salvatore Volante, expert en pharmacologie et en santé publique.

    Selon un récent rapport français, 80% des substances actives utilisées dans des médicaments commercialisés dans l’Union européenne viennent de pays hors de l’UE. Pour la Suisse, les données manquent et l’opacité règne. Une entreprise a toutefois communiqué ses chiffres. « Chez nous, 50% des substances actives viennent de Chine ou d’Inde », explique Andreas Bosshard, directeur de Mepha Suisse.

    Armée en renfort
    La Confédération a mis en place des stocks obligatoires pour certaines substances. Des stocks qui ont dû être utilisés 29 fois en 2017 et 2018. Les capacités militaires de la Suisse sont même appelées à la rescousse. « La pharmacie de l’armée développe, pour certains médicaments, une production afin qu’en cas d’urgence nous puissions avoir recours à une production indigène », détaille Ueli Haudenschild, de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays. « La situation me préoccupe parce que ces ruptures de stocks demandent beaucoup d’efforts. Mais nous ne sommes pas dans une situation dangereuse », estime-t-il.

    Mais à quel prix ? Les traitements de substitution sont parfois plus chers que celui en rupture, s’approvisionner à l’étranger s’avère souvent également plus onéreux. Le coût engendré par ces pénuries est difficile à calculer. Salvatore Volante ose cette estimation : « Cela va très vite se chiffrer, pour la Suisse, à environ 50 à 70 millions de francs. »

    La pénurie de médicaments est un problème de santé publique mondial. Aux Etats-Unis, des chiffres récents estiment que ces ruptures de stock coûtent aux hôpitaux américains 359 millions de dollars par année. « Pour faire face au problème il faudrait une coopération internationale, diversifier le nombre d’usines et rapatrier les capacités de production en Europe », estime Herbert Plagge, membre de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA). 

    Il s’agit justement de l’un des points proposés par le gouvernement français. Celui-ci a publié cet été un plan d’action pour lutter contre les pénuries d’approvisionnement, en proposant notamment de mettre en place des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent en Europe. Une démarche dont la Suisse pourrait également profiter.

    #santé #médicaments #big_pharma #mondialisation #multinationales #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #économie #pénuries #prix #santé #fric #capitalisme #argent_public #armée #femmes #hommes #enfants

    • Le cas des génériques
      Parmi les médicaments touchés par les pénuries d’approvisionnement, on retrouve des médicaments originaux peu chers, mais aussi beaucoup de génériques. Les génériques coûtent, en moyenne, deux fois plus en Suisse que dans les pays voisins. Le Conseil fédéral a donc proposé en août au Parlement d’introduire un système de prix de référence pour ces médicaments, ceci afin de baisser le prix de certains d’entre eux.

      « Si on fait ça, alors les situations de ruptures de stock seront encore plus graves qu’aujourd’hui », réagit Andreas Bosshard, le directeur de Mepha Suisse. Cette mesure inquiète aussi les pharmaciens. Le prix des produits est un point central pour les coûts de la santé, comme l’explique Stefan Grösser, de la HES Berne, qui mène une étude sur les ruptures de stocks en Suisse : « Un des résultats de notre étude, c’est qu’on devrait regarder encore plus attentivement le prix des médicaments et la fixation des tarifs, au vu des effets qu’elles auront finalement sur le système global. Le prix, c’est le point central, le point critique du #système. »

  • ’Reasonable’ pricing could limit the cost for Zolgensma in France - STAT
    https://www.statnews.com/2019/09/18/zolgensma-reasonable-pricing-france

    In a March 31, 2018, submission to the U.S. Securities and Exchange Commission, AveXis included a highly redacted copy of the license from Généthon.
    Redacted-contract

    When I looked at the file, I noticed that the redactions were flawed, and that only the background color of the redacted parts had been changed. It was simple to load the document into a word processor, change the background colors, and create a completely unredacted version.

    #pharma #LOL

  • Purdue Pharma annonce se déclarer en faillite pour régler la crise des opiacés AFP - 16 Septembre 2019 - RTBF

    Le groupe pharmaceutique américain Purdue Pharma a annoncé dimanche qu’il allait se déclarer en faillite dans le cadre d’un accord à l’amiable, espérant en tirer 10 milliards de dollars pour solder des milliers de plaintes liées à la crise des opiacés.

    Le président de Purdue, Steve Miller, a précisé dans un communiqué que cet accord « fournira des milliards de dollars et des ressources essentielles aux collectivités de tout le pays qui tentent de faire face à la crise des opiacés ».

    En vertu de cet accord, toutefois assujetti à l’approbation d’un tribunal, la totalité de la valeur du groupe Purdue sera versée à un organisme établi au bénéfice des plaignants et de la population américaine.

    Purdue Pharma, fabricant d’un des principaux médicaments anti-douleur aux opiacés, l’OxyContin, fait l’objet de plus de 2.000 plaintes.

    Le groupe a déclaré s’être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites - « Chapitre 11 » - et a précisé que le conseil d’administration d’une nouvelle entreprise serait choisi par les plaignants avant d’être approuvé par le tribunal des faillites.

    M. Miller a également indiqué que cette restructuration éviterait de « gaspiller des centaines de millions de dollars et des années en litiges prolongés ».

    Dans le cadre de l’accord, l’entreprise pourrait fournir des millions de médicaments nécessaires au traitement de la toxicomanie, tels que le Nalmefene et le Naloxone, gratuitement ou à coût faible.

    En plus de l’abandon du contrôle de Purdue, la riche famille américaine Sackler pourrait à titre privé devoir notamment contribuer à hauteur de 3 milliards de dollars.

    Très influents au sein du gotha new-yorkais, les Sackler ont bâti leur fortune sur l’OxyContin, ce puissant antidouleur accusé d’être au coeur de la crise des opiacés à l’origine de 47.000 morts par overdose aux Etats-Unis en 2017.

    Source : https://www.rtbf.be/info/economie/detail_purdue-pharma-annonce-se-declarer-en-faillite-pour-regler-la-crise-des-o

    #Opioides #Sackler #Philanthropie #Procès #Accord_amiable #Procès #mécénat #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #philantropophagie

  • #cancer_du_sein : La pénurie de Femara due à une « stratégie délibérée » . . . . . . . .
    Les ruptures de stock de Femara, un médicament contre le cancer du sein, ne sont « pas un hasard » mais sont dues à une « stratégie délibérée de l’industrie pharmaceutique », estime jeudi le PTB dans un communiqué.

    « Ni Novartis, le producteur du Femara, ni le grossiste Febelco, qui en opère la distribution, ne donnent d’explication claire quant à la pénurie actuelle de ce médicament, tout simplement parce que ce n’est pas justifiable », estime la spécialiste santé du parti, Sofie Merckx.

    En juillet, Marleen Pollet, une patiente atteinte de cancer du sein, avait déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de l’indisponibilité du Femara. La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD) avait alors affirmé que le problème serait résolu pour le 26 juillet. Or aujourd’hui, il n’y a toujours aucune solution et le Femara n’est toujours pas disponible, affirme le PTB.

    Le parti d’extrême gauche exige désormais que le gouvernement prenne d’urgence les mesures nécessaires pour remédier aux ruptures de stocks actuelles. « Nous appelons la ministre à examiner attentivement chaque cas de pénurie et à prendre immédiatement les mesures qui s’imposent », insiste Mme Merckx.

    « La manière dont les firmes pharmaceutiques et les grossistes-distributeurs créent et exploitent des pénuries afin d’augmenter leurs profits est devenue un modèle commercial en soi. C’est à la ministre de s’attaquer à cette situation, si nécessaire par la voie juridique », poursuit-elle.
    . . . . . . . . .

    #femmes #santé #discrimination #femme #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #cancer #pénurie organisée #argent #fric #flouze #artiche #marge #bénéfices . . . .

  • Le « naming », un piège à Louvre Texte Nicolas Cori Photo Denis Allard/Réa Édité par François Meurisse - 6 Aout 2019 - Les Jours

    Le musée s’est embourbé dans un contrat de mécénat avec la généreuse famille Sackler, accusée d’avoir créé la crise des opioïdes aux États-Unis.

    Prenez La Joconde, son sourire mystérieux et ses millions de visiteurs annuels. Imaginez maintenant des hordes d’activistes dénoncer régulièrement devant elle la complicité du Louvre face à l’une des plus grandes crises sanitaires qu’ait connues les États-Unis.
    Un tel scénario a dû donner des cauchemars à la direction du musée parisien. Le 1er juillet dernier, une poignée de militants emmenés par la photographe américaine Nan Goldin, les pieds dans l’eau et des banderoles à la main, ont manifesté devant la pyramide du Louvre afin de demander à ce que l’aile Sackler des antiquités orientales soit débaptisée. La famille Sackler est propriétaire du groupe pharmaceutique Purdue Pharma, accusé d’avoir incité les médecins américains à prescrire à tout va depuis le début des années 2000 de l’Oxycontin, un analgésique contenant de l’opium, créant ainsi la plus grosse épidémie d’overdoses médicamenteuses jamais vue outre-Atlantique. Eh bien, quelques semaines après ce modeste happening, la direction du Louvre a décidé d’effacer en toute discrétion le nom de Sackler de ses salles, tout en adoptant une communication très alambiquée.

    Interrogé le 16 juillet sur RTL, Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, a ainsi affirmé qu’il n’avait pas à « débaptiser ces salles » car elles ne portaient « plus le nom de Sackler » depuis des années, étant donné que le « nommage » des salles – datant des années 1990 – ne durait que « vingt ans ». Une information que, visiblement, seul l’intéressé possédait : pourquoi une manifestation quinze jours auparavant sinon ? Cet épisode est révélateur de la gêne de la direction du Louvre, mais aussi des problèmes éthiques pesant sur l’une des contreparties (lire l’épisode 2, « Les riches jouent aux gros dons ») les plus contestables du mécénat : le « naming » ou « nommage » d’espaces pour remercier un donateur particulièrement généreux. Permettre qu’une entreprise ou une personne fortunée donne son nom à un bout de musée, c’est prendre le risque de voir la réputation de l’établissement mise à mal si le mécène ne s’avère pas sans reproches. Et qui est sans tache ? Le récit du mécénat Sackler au Louvre permet de s’en rendre compte..

    Overdoses
    En 2015, le nombre d’overdoses mortelles dues à des médicaments opioïdes a atteint le chiffre de 33 000 contre 4 000 en 1994, avant l’introduction de l’Oxycontin. Ce médicament était à l’origine destiné à soulager les malades du cancer mais la firme Purdue Pharma a développé une politique marketing très agressive, convaincant les médecins de prescrire ce médicament à tous les publics. . . . . . . .

    La suite, payante sur : https://lesjours.fr/obsessions/mecenes-mecenat/ep5-louvre-sackler

    #art #musée #mécénat #culture #peinture #musées #exposition #mémoire #merci #france #opioides #sackler #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #opioids #Louvre #naming

    • Le discours de Nan Goldin
      « Je suis ici aujourd’hui pour demander à ce que le Louvre retire le nom “Sackler”. Il y a douze salles dans le département des antiquités orientales qui ont le nom “Sackler”. Les Sackler possèdent un groupe pharmaceutique qui a déchaîné la plus grande crise de santé publique aux États-Unis. Les gens meurent à cause d’eux. (…) 1,7 million de personnes sont dépendantes. »

  • Most New Drugs Show No Evidence of Added Benefit
    https://www.medscape.com/viewarticle/915796_print

    The investigators note that almost all of these medications were approved by the European Medicines Agency for use throughout Europe.

    “Thus our results also reflect the outcome of European drug development processes and policies,” they write.

    They suggest that the situation has come about because regulators still allow placebo-controlled studies even though health technology assessment bodies have long recommended active controlled trials, which provide more useful information.

    Of the 125 drugs lacking data on added benefit in the analysis, 64 had no studies vs an active comparator.

    For another 42 drugs, studies compared the drug with an active comparator — but the comparator was inappropriate for such reasons as off-label drug use or inappropriate dosing regimens. The remaining 19 new drugs were tested against an appropriate comparator (standard care) but did not show an advantage.

    The investigators acknowledge the argument that drugs can be approved without showing “added benefit” data to allow speedy access to new products, with the promise of future comparative studies. However, they note, such promises are often never fulfilled.

    A critical and well known problem with post-marketing studies is they often do not happen .... Globally, regulators do little to sanction non-compliant companies,” the researchers write.

    “High levels of uncertainty about treatment benefit jeopardize quality care and impede decision making, particularly on highly priced drugs in economically strained situations,” they add.

    New drugs: where did we go wrong and what can we do better? | The BMJ
    https://www.bmj.com/content/366/bmj.l4340

    #dépense_publiques #austérité_sélective #pharma #innovation #médicaments #santé pseudo#régulation #complicité #états #europe

  • Apothekerpräsident Friedemann Schmidt will nicht mehr gegen die Onlinekonkurrenz ankämpfen
    https://www.berliner-zeitung.de

    Am Mittwoch beschließt das Bundeskabinett das lange umstrittene Apothekengesetz – offizieller Titel: „Gesetz zur Stärkung der Vor-Ort-Apotheken“. Anlass ist die unterschiedliche Behandlung von Versand- und Vor-Ort-Apotheken. Während Onlineanbieter wie Doc Morris aus den Niederlanden deutschen Kassenpatienten bei verschreibungspflichtigen Medikamenten Rabatte und Boni geben dürfen, ist das den anderen Apotheken untersagt. Deshalb wollte die Union auf Druck der Apothekerlobby den Versandhandel ganz verbieten. Gesundheitsminister Jens Spahn (CDU) ist nun aber einen anderen Weg gegangen. Der Präsident der Bundesvereinigung Deutscher Apothekerverbände, Friedemann Schmidt, ist dennoch zufrieden.

    Herr Schmidt, der Versandhandel mit rezeptpflichtigen Medikamenten bleibt erlaubt – anders als im Koalitionsvertrag vereinbart. Das ist doch eine klare Niederlage für Sie, oder?

    Ach, Sieg und Niederlage sind hier nicht die richtigen Kategorien. Die Bundesregierung wählt nun ein anderes Mittel, um das Ziel zu erreichen, das wir beide haben: Den Erhalt und die Stärkung der Apotheken vor Ort für eine flächendeckende Versorgung der Menschen. Da ergibt es keinen Sinn, mit dem Kopf durch die Wand zu wollen. Man muss Kompromisse machen, wenn man verhindern will, dass Lösungen gleich wieder von einer nächsten Bundesregierung kassiert werden.

    Aber noch vor einiger Zeit hieß es in Ihrem Verband, ein Verbot des Versandhandels sei alternativlos.

    Wir haben lernen müssen, dass es für eine Generation, zu der auch unser Bundesgesundheitsminister gehört, nicht mehr vorstellbar ist, den Onlinehandel zu verbieten. Er gehört zum Alltag einfach dazu. Es gibt in Politik und Gesellschaft keine Mehrheit für ein Verbot. Deshalb sind wir zu dem Schluss gekommen, uns hier nicht weiter zu verkämpfen.

    Auf Druck Ihres Verbands sieht der Gesetzentwurf nun vor, dass ausländische Versandapotheken wie Doc Morris deutschen Kunden keine Boni oder Rabatte mehr geben dürfen. Was haben Sie gegen Wettbewerb?

    Gar nichts. Aber die Arzneimittelversorgung von Versicherten ist kein Ort für einen Wettbewerb um Preise. Es ist auch im Interesse der Patienten, dass rezeptpflichtige Medikamente überall dasselbe kosten. Es wäre doch fatal, wenn die Patienten auf dem Land, wo kaum Wettbewerb herrscht, mehr zahlen müssten als Menschen in der Stadt. Deshalb wird nun richtigerweise festgelegt, dass sich bei der Versorgung der gesetzlich Versicherten alle an die einheitlichen Preise halten müssen, auch Versender aus dem Ausland.

    Diese Vorgabe war schon einmal vom Europäischen Gerichtshof kassiert worden. Was macht Sie sicher, dass die Regelung nun Bestand haben wird?

    Wenn es um Gerichtsentscheidungen geht, kann man sich natürlich nie sicher sein. Aber die Regierung hat das Gesetz gut begründet. Boni und Rabatte für Versicherte haben in unserem System, wo Behandlungen oder verschriebene Medikamente direkt mit den Kassen abgerechnet werden, nichts zu suchen.

    Die Apotheken bekommen im Gegenzug für die Aufgabe ihres Widerstandes 150 Millionen Euro mehr. Was haben die Versicherten davon?

    Das eine hat mit dem anderen nichts zu tun. Künftig können Apotheken bestimmte pharmazeutische Dienstleistungen anbieten und mit den Kassen abrechnen. Das wichtigste Projekt dabei ist der Medikationsplan, der von den Apothekern für die Versicherten kostenfrei angelegt und gepflegt werden kann. Damit können wir den Patienten zum Beispiel helfen, dass es nicht zu gefährlichen Wechselwirkungen von verschiedenen Medikamenten kommt. Das wird gerade in Zeiten, wo die Menschen älter werden und an mehreren Krankheiten gleichzeitig leiden, immer wichtiger.

    Künftig sollen Apothekerauchimpfen dürfen. Die Ärzte sehen das kritisch.

    Das war eher ein Wunsch von Spahn, aber wir nehmen die Herausforderung gern an. Der Minister verweist zu Recht darauf, dass die Impfraten in Ländern, wo das heute schon möglich ist, deutlich höher sind. Außerdem geht es um eine Entlastung der Ärzte. Alle Einzelheiten, also wie zum Beispiel die Fortbildung der Apotheker gestaltet wird, sollen in Pilotprojekten geklärt werden. Ich bin mir sicher, dass wir uns mit den Ärzten schon einigen werden.

    Das Gespräch führte Timot Szent-Ivanyi.

    Friedemann Schmidt, Jahrgang 1964, ist seit 2013 Präsident der Bundesvereinigung Deutscher Apothekerverbände. Der gebürtige Leipziger studierte Pharmazie in Greifswald und betreibt seit 1990 eine Apotheke in seiner Heimatstadt. Neben seiner Tätigkeit im Verband und der Apotheke moderierte Schmidt auch Fernsehsendungen zu gesundheits- und gesellschaftspolitischen Themen. Schmidt ist verheiratet und hat drei Kinder.

    #Allemagne #médicaments #commerce #disruption #pharmaciens

  • Taxi und Apotheke: Zwei Branchen – ein Schicksal
    https://www.taxi-times.com/taxi-und-apotheke-zwei-branchen-ein-schicksal

    Was für ein netter Vergleich, was für eine Nebelkerze. Deutsche Apotheken sind gesetzlich regulierte Einzelunternehmen, die nicht über vier Filialen hinaus wachsen dürfen und in fein abgestimmter Zusammenarbeit mit Pharmakonzernen und Krankenkassen einzeln staatlich abgenommene Monopolprodukte zu festen Preisen verkaufen. Jede Filiale muß außerdem mit einem studierten Pharmakologen besetzt sein.

    Das ist so, als ob ein Taxiunternehmer nur vier Autos besitzen und diese nur von Fahrern mit Hochschulabschluß bewegt werden dürften. In der Realität besitzen Taxiunternehmen bis zu 100 Autos und beuten Massen schlecht qualifizierter, alter oder anders benachteiligter Fahrer aus, die häufig nicht einmal den gesetzlichen Mindestlohn erhalten.

    Über viele Jahre haben die deutschen Taxiunternehmer auf Kosten der Fahrerinnen und Fahrer an dem Ast gesägt, auf dem alle sitzen. Veteidigt wurde nicht die Dienstleistung Taxi als Teil der öffentlichen Daseinsvorsorge sondern der Profit einzelner Unternehmer, die jede Kostensteigerung und jeden Umsatzverlust zu einhundert Prozent an ihre Angestellten weitergaben. Sehr zum Leidwesen der selbst fahrenden Taxiunternehmer, nebenbei gesagt, die nicht einfach mehr Taxis auf die Straße stellen können, um die Umsatzverluste des einzelnen Autos auszugleichen.

    Es war immer so und es wird, bis die Revolution kommt, dabei bleiben: Wer am Steuer eines Taxis sitzt wird getreu der Devise legal, illegal, scheißegal ausschließlich per Umsatzbeteiligung bezahlt, und die sinkt. Erhielt der Autor dieser Zeilen in seinen besten Zeiten über 65 Prozent von 400 bis 500 Mark Schichtumsatz bar ausgezahlt, müssen Kutscher heute mit Hungerlöhnen auskommen, die sich aus durchschnittlichen Schichtumsätzen von wenig über einhundert Euro bei einer prozentualen Beteiligung von kaum 40 Prozent ergeben. Schöngerechnet für Gewerbeaufsicht und Finanzamt wird das im Taxameter, der Wartezeiten als Pausen registriert und so die Arbeitnehmer um den größten Teil ihres Lohns betrügen hift.

    Wer bitteschön erlebt hier das gleiche Schicksal wie Apothekerinnen und Apothekern, die auf sehr hohem Niveau jammern?

    9. Juli 2019 von Jürgen Hartmann

    In einer großen Reportage beschreibt die Süddeutsche Zeitung den Kampf der Apotheken gegen den Medikamentenverkauf per Versandhandel. Die Parallelen zu Taxi und deren neuer Konkurrenz sind nicht zu übersehen.

    Für manche Apotheker ist das Unternehmen Doc Morris das, was für das Taxigewerbe Uber, Clever-Shuttle, Free Now oder Moia ist. Ein Wettbewerber, der teils aus dem Ausland heraus unter Umgehung geltender nationaler Gesetze massiv in einen bestehenden Markt eingreift und dabei eine etablierte Branche wirtschaftlich in den Ruin treibt.

    Für Apotheken innerhalb Deutschlands gibt es eine Preisbindung für jedes ärztliche Rezept. Also hat sich der Arzneimittelversandhandel Doc Morris in den Niederlanden niedergelassen. So knapp hinter der Grenze, dass man vom Bürogebäude aus nach Deutschland blicken kann. Die Medikamente darf man aber zu einem niedrigeren Preis rausgeben. Und genau das passiert auch: Im Kampf um Marktanteile zahlt man den Kunden Geldgeschenke aus oder gewährt Rabatte.

    Die Süddeutsche Zeitung (SZ) berichtet von einem Plakat aus der Konzernzentrale des „Niederländischen“ Unternehmens. „Fortschritt beginnt, wo Stillstand endet“. Der kleine Seitenhieb auf die scheinbar ewig gestrigen Markbesetzer und Verhinderer ist eine beliebte Methode der neuen Anbieter. „Bring was Neues und verbreite gleichzeitig die Propaganda, dass die bisherigen Marktteilnehmer oldfashioned sind. Auf die Apotheker wirkt das ähnlich provokativ wie auf die Taxiunternehmer.

    Die Reportage der SZ schwenkt an dieser Stelle in einen kleinen Ort in Brandenburg. Dort, wo ein Apotheker weit mehr als nur Medikamente verkauft. Er liefert sie den Senioren kostenlos ins Haus, legt sie dort gleich in den Kühlschrank. Wird das künftig der ewig gestresste und unterbezahlte Paketbote erledigen? Wer wird dann nachts zur Verfügung stehen, wenn der Dorf-Apotheker seinen Laden endgültig geschlossen hat?

    Wie bei der Personenbeförderung vergessen auch hier Doc Morris & Co eine ganz wichtige Zielgruppe: Die alten und kranken Menschen. Und wie beim PBefG drängen auch in der Arzneimittelbranche entsprechende Lobbyisten auf gesetzliche Novellierungen zugunsten der neuen Anbieter. Was für die Taxibranche Andreas Scheuer, ist für die Apotheker der Gesundheitsminister Jens Spahn. Wobei dessen Verwicklungen laut SZ sogar ganz offensichtlich sind. Der heutige Doc-Morris Chef-Lobbyist Max Müller hätte mit Spahn bereits Geschäfte gemacht, als dieser noch einfacher CDU-Abgeordneter war: „Vor 13 Jahren beteiligten sie sich gemeinsam an einer Lobby-Agentur“, schreibt die SZ. „Die Firma Politas wurde von Spahns damaligen Büromitarbeiter […] geführt und versprach der Kundschaft „gute persönliche Kontakte“ in die Politik.“

    Spahn gibt an, diese Beteiligung längst aufgelöst zu haben, zur Zielscheibe der Apotheken und des Apothekerverbands wird er trotzdem – ebenso wie Doc Morris. Apotheker haben Warnschilder an ihre Ladentüren geklebt und Briefe an Politiker geschrieben. Onlineshops würden die medizinische Versorgung zerstören. Bei einer Protestkundgebung vor dem Gesundheitsministerium im März hätte sich kein einziger Beamter des Ministeriums blicken lassen (war allerdings an einem Sonntag). „Während die Apotheker auf der Straße vergeblich in ihre Trillerpfeifen pusten, hat Max Müller schon seit Jahren die Handynummer des Ministers“, schreibt die Süddeutsche.

    #Taxi #Pharma #disruption #Versandhandel

  • Le nombre de médicaments indisponibles ne cesse d’augmenter en Belgique Eric Steffens -9 Juillet 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/07/09/le-nombre-de-medicaments-indisponibles-ne-cesse-daugmenter

    459 médicaments ne sont pas disponibles dans notre pays actuellement. C’est l’Ordre des pharmaciens qui l’annonce et l’information est relayée par le journal Het Nieuwsblad. Il s’agit notamment d’anticoagulants et de certains types d’antibiotiques. L’indisponibilité de médicaments n’a cessé d’augmenter ces derniers mois et n’a jamais été aussi importante. . . . .

    A la fin de l’année dernière l’Association pharmaceutique belge mettait déjà en garde concernant l’indisponibilité de certains types de médicaments dans notre pays. À l’époque, il y avait environ 410 médicaments qui n’étaient plus disponibles, mais depuis il y en a déjà 50 autres. C’est un record. Il s’agit notamment d’anticoagulants, de certains types d’antibiotiques et de diurétiques utilisés pour traiter, entre autres, l’insuffisance cardiaque complexe.

    L’indisponibilité temporaire peut avoir plusieurs raisons. Parfois il s’agit d’une pénurie de matières premières, parfois le processus de production prend beaucoup de temps parce qu’il est très compliqué, ou un médicament est rejeté après la production parce qu’il ne répond pas aux exigences de qualité. Mais parfois, d’après l’L’Association Pharmaceutique Belge, cela peut être aussi une raison commerciale. « Parfois, la cause peut être trouvée dans la manière dont les producteurs et les distributeurs gèrent la distribution de médicaments sur les différents marchés internationaux », explique Lieven Zwaenepoel de l’Association Pharmaceutique Belge.

    « Cela ne correspond pas toujours aux besoins de la population. Il y a aussi des motifs économiques derrière tout cela. »

    Les problèmes qui peuvent être causés par cette pénurie ne doivent pas être sous-estimés, ajoute l’Association. « Cela mène à des problèmes quotidiens », estime Lieven Zwaenepoel. « Nous devons renvoyer des clients chez eux tous les jours et chercher toutes sortes de solutions. Nous y parvenons souvent, mais parfois pas. Et puis cela constitue un problème pour la santé de ces personnes. »

    Ces problèmes ne sont pas nouveaux, ils existent depuis des mois. Il y a environ deux mois, une nouvelle loi est entrée en vigueur dans notre pays pour lutter contre le manque de médicaments. La loi oblige les grossistes à vendre des médicaments en Belgique en cas de pénurie et à ne pas les exporter à l’étranger. Mais il faut encore un arrêté d’application pour que la loi soit appliquée, mais cette loi subit déjà les critiques de toute façon ", explique Lieven Zwaenepoel. « Il reste donc à voir si elle sera maintenue. De plus, la loi n’offre qu’une solution pour une partie de la pénurie causée par les exportations ». En outre, il est plus probable que des mesures seront nécessaires au-delà du niveau belge. . . . . . .

    #santé #médicaments #big_pharma #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #france #médicament #pénurie #fric

  • Rappel (car rien n’a changé)  : Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques Julien Rebucci - lesinrocks 13/06/16
    https://www.lesinrocks.com/2016/06/13/actualite/actualite/a

    L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été « bloquée » par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

    Et si dans un futur très proche, les laboratoires pharmaceutiques n’avaient plus besoin de faire pression ou d’exercer un lobbying assidu pour éviter que l’on ne plonge le nez dans leurs bilans financiers ? Eh bien ce futur est peut-être encore plus proche qu’on le croit. L’ONG Médecins du Monde (MDM) aurait dû, en théorie, lancer une grande campagne d’affichage, ce lundi 13 juin, pour dénoncer le prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies comme l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. Une campagne "choc" comme l’ont signalé plusieurs médias lundi matin.

    Mais il n’en sera rien. Tout simplement car aucun diffuseur n’a voulu prendre le risque de l’afficher – et par extension de se fâcher éventuellement avec un grand laboratoire. Tel est l’extrait du "conseil" transmis par l’ l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) à la société Médiatransports, que nous nous sommes procuré.

    Le zèle de l’ARPP
    MDM et Médiatransports ont pourtant travaillé ensemble à plusieurs reprises. Ils ont même remporté un prix ensemble, il y a moins d’un an. Comme de coutume, pour cette campagne, l’ONG a envoyé les visuels de sa nouvelle campagne à la régie commerciale du "leader de l’affichage transport". Ces derniers vont étonnamment demander conseil à l’ARPP qui n’a qu’un avis consultatif, en aucun cas contraignant, comme dans le domaine audiovisuel.

    L’ARPP pointe trois raisons : la "référence a des maladies graves" qui "pourrait être perçue comme choquante par le public", des "allégations chiffrés" qui ne sont pas sourcées sur les affiches et , surtout, l’ARPP écrit en première justification :

    « Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le risque de réactions négatives que pourrait susciter l’axe de communication choisi, de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. En effet les entreprises ainsi mises en causes pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice et décider d’agir en ce sens. »

    Suite à l’avis défavorable de l’ARPP, Médiatransports renvoie un avis négatif à Médecins du Monde. Mais cela ne s’arrête pas là. L’ONG va alors solliciter d’autres afficheurs, parmi lesquels JC Decaux ou le réseau d’affichage Insert. Aucun ne donnera suite et pour cause : le "conseil" de l’ARPP a été "circularisé", c’est-à-dire envoyé à toutes les sociétés. Une pratique habituelle, mais qui aurait pu être bloquée par Médiatransports.

    "Le prix de la vie"
    Pour sa campagne intitulée "Le prix de la vie", MDM voulait, au travers de dix affiches, alerter sur les prix prohibitifs de certains médicaments et mettre l’accent sur la méthode des laboratoires pour en fixer les prix.

    Selon MDM, les prix des médicaments sont fixés en fonction de la capacité maximale des Etats à payer pour avoir accès au traitement. En gros, plus un Etat est riche, plus le prix du médicament sera élevé. Pour justifier ces tarifs parfois hallucinants (le Glivec, utilisé pour soigner la leucémie est vendu 40 000 euros par an et par patient), les laboratoires avancent trois explications : la recherche coûte cher, le bénéfice thérapeutique est grand, et les coûts de production sont importants.

    Or, pour MDM, aucun de ces arguments ne tient la route.

    ”Les coûts de recherche et développement sont surestimés et les montants réels restent confidentiels et une grande partie est de toute façon financée par l’argent public à travers des bourses ou des crédits d’impôt de recherche.”

    Concernant le deuxième argument, MDM explique que 74 % des médicaments mis sur le marché lors des 20 dernières années n’apportaient que peu de bénéfices thérapeutiques et ironise en expliquant qu’"un airbag vaudrait dans ce cas le prix d’une vie". Enfin pour le troisième argument, MDM s’appuie sur une équipe de chercheurs de Liverpool qui a estimé que le coût de production du sofosbuvir (traitement contre l’hépatite C) s’élevait à 75 euros pour 3 mois avec un prix de revente de 41 000 euros annuel, soit 400 fois plus cher.

    Cette situation fait que les médecins sont parfois obligés de confier aux malades qu’il existe des médicaments pour les soigner mais que les traitements coûtent trop cher. L’Etat est donc obligé de "sélectionner" à partir de quel stade il peut prendre en compte un traitement, souvent lorsque la maladie est presque trop avancée. A cet égard, le 25 mai dernier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, le ministère de la Santé à annoncé l’accès prochain à un traitement pour tous.

    Une pétition adressée à Marisol Touraine
    Une pétition va être adressée au même moment par l’ONG, à la ministre de la Santé Marisol Touraine.

     #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #fric #publicité #ARPP