• What These Medical Journals Don’t Reveal: Top Doctors’ Ties to Industry
    https://www.nytimes.com/2018/12/08/health/medical-journals-conflicts-of-interest.html

    One is dean of Yale’s medical school. Another is the director of a cancer center in Texas. A third is the next president of the most prominent society of cancer doctors.

    These leading medical figures are among dozens of doctors who have failed in recent years to report their financial relationships with pharmaceutical and health care companies when their studies are published in medical journals, according to a review by The New York Times and ProPublica and data from other recent research.

    #pharma #conflits_d_intérêts #transparence


  • Alerte sanitaire lancée sur de la nourriture pour animaux contaminée Simon Corthay/lan - 30 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10034467-alerte-sanitaire-lancee-sur-de-la-nourriture-pour-animaux-contaminee.ht

    Une vingtaine de pays, dont la Suisse, sont touchés par une affaire de contamination d’aliments pour animaux, a révélé le journal Le Monde. Ces aliments ont été contaminés par une bactérie génétiquement modifiée et résistante aux antibiotiques.


    L’alerte sanitaire, déclenchée en Belgique début octobre, porte sur des milliers de tonnes de produits alimentaires destinés au bétail et commercialisés dans toute l’Europe. Le problème : un additif largement répandu dans ces produits a été fabriqué en Chine à l’aide d’une bactérie génétiquement modifiée. Quelques traces de cet organisme résistant aux antibiotiques sont passées dans les produits, ce qui menace la santé des animaux et à terme celle des hommes qui les consomment.

    La Suisse épargnée
    Il y a quelques jours, les autorités européennes ont aussi alerté la Suisse, a expliqué dans le 12h30 Louis Tamborini, responsable de l’alimentation animale à l’Office fédéral de l’agriculture. Grâce à cette alerte , « on a réussi à repérer ce lot et a bloqué la marchandise ».

    En Suisse, le bétail n’a donc pas avalé ces produits contaminés. Ce n’est pas le cas partout. Selon le journal Le Monde, des animaux en Finlande avaient déjà ingéré 2600 tonnes d’aliments potentiellement infectés, importés au mois de juin.

     #antibiotiques #santé #alimentation #résistance_aux_antibiotiques #élevage #Suisse #Chine #pharma #génétique #alimentation #génétiquement_modifié #antibiotiques


  • L’obsolescence programmée existe aussi dans le domaine pharmaceutique Yves-Alain Cornu/gma - 27 Novembre 2018 - RTS

    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/10024247-l-obsolescence-programmee-existe-aussi-dans-le-domaine-pharmaceutique.h

    Les brevets qui protègent les nouveaux médicaments permettent à l’industrie pharmaceutique d’engranger des bénéfices. Au terme des vingt ans de couverture, les fabricants n’hésitent pas à dénigrer leur propre produit.
    Pour éviter qu’ils ne soient imités par la concurrence, les nouveaux médicaments créés par les entreprises pharmaceutiques sont protégés par un brevet pour une durée de vingt ans. Si les premières années sont consacrées au développement du produit, le reste du temps vise à rentabiliser l’investissement.


    "A peine le médicament sort de sa couverture par un brevet que des génériques apparaissent. Du coup, plus personne n’est intéressé à continuer la recherche", explique mardi dans l’émission "On en parle" de la RTS Thierry Buclin, médecin-chef du Service de pharmacologie clinique au CHUV, qui dénonce les effets pervers de ce système de brevets à durée limitée.

    De l’obsolescence programmée
    L’industrie pharmaceutique est en revanche intéressée à développer des nouvelles variantes de ses propres médicaments en fin de couverture de brevet.

    "Il y a une tendance à considérer qu’il faut remplacer les vieux médicaments : parfois c’est juste, mais parfois c’est entièrement faux. Tant que dure la couverture du médicament, le fabricant va lui trouver toutes les qualités. Mais quand l’échéance du brevet approche, le fabricant commence à dénigrer son propre produit, pour profiler le produit suivant", indique Thierry Buclin.

    Peut-on dès lors parler d’obsolescence programmée ? "Absolument", répond Thierry Buclin. "Dans la médecine, il y a une pensée un peu magique qui dit que tout ce qui est nouveau est meilleur."

    « La recherche fonctionne ainsi »
    Pour l’industrie, il ne s’agit en aucun cas d’obsolescence programmée. "La recherche fonctionne ainsi. Nous n’avons pas de grande percée tous les jours, mais nous avons très souvent de petites avancées qui se révèlent totalement décisives au fil des ans, notamment pour le diabète", déclare Sarah Käch, responsable de la communication pour Interpharma, l’association des entreprises pharmaceutiques suisses pratiquant la recherche.

    L’association Public Eye, qui milite pour des médicaments à prix abordables, estime cependant que l’industrie, avec ces petites avancées, cherche à accélérer la phase de recherche d’un médicament, voire à la bâcler, afin de rallonger au maximum la phase de commercialisation.

    "Les études montrent que non seulement les coûts de recherche sont très vite rentabilisés, mais qu’en plus il y a une marge bénéficiaire absolument astronomique", assure Patrick Durisch, responsable politique santé chez Public Eye.

    Investissement exagéré ?
    L’investissement pour développer de nouveaux médicaments coûterait 2 milliards de francs en moyenne. C’est du moins le chiffre sur lequel communique l’industrie pharmaceutique.

    "Ce chiffre est extrêmement important, ce qui permet à l’industrie de justifier le prix de vente très élevé de son médicament. Il y a d’autres études qui arrivent à des montants dix fois inférieurs. Pour l’industrie, il est clair que c’est moins intéressant, puisque cela ne justifie pas d’imposer des prix sur le marché qui sont disproportionnés", explique Dominique Sprumont, professeur à l’Institut de droit de la santé de l’Université de Neuchâtel.

    L’industrie pharmaceutique se défend cependant d’abuser sur ses prix et insiste sur la grande nécessité de maintenir un système de brevets qui permet d’assurer des revenus sans concurrence pendant vingt ans, afin de financer la recherche.

     #obsolescence #obsolescence_programmée #capitalisme #gaspillage #innovation #pharma #santé #big_pharma #brevets #médicaments #industrie_pharmaceutique #brevet


  • Web and Mobile Solution Use Cases for Pharmacy Management System
    https://hackernoon.com/web-and-mobile-solution-use-cases-for-pharmacy-management-system-cd823ee

    Types of Software You need for Pharmacy Management SystemPharmacy software is utilized by pharmacist’s specialists to give the solution to customers while ensuring the safe and effective use of pharmaceutical medications. This kind of pharmacy management software helps pharmacists manage a large variety of medication and their many characteristics such as potency, side effects, or toxicity.Furthermore, drug store software helps with managing drug stock and availability, alongside the principles and best practices that must be followed when administering certain drugs. These applications ordinarily incorporate out-of-the-box integration with benefits carriers. The product incorporates medicine preparing work processes, which enable clients to keep up all essential remedy data, for (...)

    #pharmacy-poc #pharmacy-management #pharmacy-system #management-system #pharmacy-erp


  • Une belle histoire pour changer : comment le DNDi a trouvé et développé un nouveau médicament contre la #maladie_du_sommeil.

    Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi) is a collaborative, patients’ needs-driven, non-profit drug research and development (R&D) organization that is developing new treatments for neglected patients.

    A doctor’s dream
    https://stories.dndi.org/sleepingsickness-doctors-dream

    #Fexinidazole, the first all-oral drug for both stages of sleeping sickness was approved in November 2018
    Here are the stories of the doctors, patients, and scientists who contributed to this story

    https://www.youtube.com/watch?v=M9tsKmK5Yms&feature=youtu.be

    #santé MSF, pas de #brevets pas de #pharma

    • Un peu de #pharma quand même, puisque Sanofi est dans le coup, et doit bien y trouver son intérêt. Lors du développement d’un médicament contre la Malaria par DNDi il y a 10 ans, Sanofi en était déjà, et on pouvait lire dans Fortune :

      Sanofi’s aim was not entirely altruistic, says Bernard Pécoul, executive director of DNDi, a doctor and public health specialist who spearheaded the antimalaria project. “It’s good for their image,” he says, “but it will also help with the penetration of these countries’ markets.”

      Mais aussi :

      […] a nonprofit organization in Geneva, Drugs for Neglected Diseases Initiative (DNDi), had figured out a way to combine the two antimalaria drugs and was looking for a corporate partner to conduct clinical trials and market and produce the drug on a large scale. “It was the marriage of both of our needs,” says Robert Sebbag, a vice president for Sanofi.

      Source : http://archive.fortune.com/2008/02/22/news/international/malaria.fortune/index.htm?section=magazines_fortuneintl

      Je me suis intéressé à DNDi à cette époque pour mon mémoire de master sur la question des communs immatériels dans la coopération internationale (inspiré alors du logiciel libre). Une interrogation, posée un peu vite en fin de chapitre : l’open source en matière de recherche médicale est-elle soluble dans les monopoles ?

      Si des fois, le texte complet est là (en espagnol). Sur les médicaments, p22-30 :
      http://gofile.me/2faRd/eKo0ig4JV

    • EMA Panel Backs First Oral-Only Drug for Deadly Disease
      https://www.medscape.com/viewarticle/905009

      Fexinidazole was developed by Sanofi-Aventis in partnership with the Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi), a nonprofit drug research and development organization based in Switzerland. Fexinidazole is intended exclusively for markets outside the European Union.

      [...]

      This is the tenth medicine recommended by the EMA under Article 58, a regulation that allows the CHMP to assess and give opinions on medicines that are intended for use in countries outside the European Union.

      “The scientific opinion from the CHMP helps to support regulators in countries where regulatory capacity may be limited, by providing an expert evaluation of the medicine when used in local practice. National regulators can use the CHMP’s scientific assessment to decide on the use of the medicine in their countries,” the EMA explains.


  • Entre les labos pharmaceutiques et les médecins, 14 millions de conflits d’intérêts potentiels !
    https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/entre-les-labos-pharmaceutiques-et-les-medecins-14-millions-de-conflits-d-

    En leur offrant gratifications et contrats rémunérateurs, les laboratoires pharmaceutiques ont tissé une dense toile de liens d’intérêts au sein de la profession médicale. Cette influence leur permet de peser sur les prescriptions et les décisions des agences sanitaires. Malgré la succession des scandales, la transparence reste très parcellaire dans ce domaine. En partenariat avec le projet EurosForDocs, nous dévoilons un outil permettant d’y voir plus clair sur ces liens d’intérêts : pas moins de 14 millions de liens ont été répertoriés en France depuis 2012, pour un montant total de plus de 3,5 milliards d’euros versés aux professionnels de santé.

    #pharmapapers
    https://www.bastamag.net/Les-Pharma-Papers-tout-ce-que-les-labos-pharmaceutiques-voudraient-vous-ca


  • Psychedelic Mushrooms Are Closer to Medicinal Use (It’s Not Just Your Imagination) - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/03/science/magic-mushrooms-psilocybin-scheduleiv.html

    Researchers from Johns Hopkins University have recommended that psilocybin, the active compound in hallucinogenic mushrooms, be reclassified for medical use, potentially paving the way for the psychedelic drug to one day treat depression and anxiety and help people stop smoking.

    The suggestion to reclassify psilocybin from a Schedule I drug, with no known medical benefit, to a Schedule IV drug, which is akin to prescription sleeping pills, was part of a review to assess the safety and abuse of medically administered psilocybin.

    Before the Food and Drug Administration can be petitioned to reclassify the drug, though, it has to clear extensive study and trials, which can take more than five years, the researchers wrote.

    The analysis was published in the October print issue of Neuropharmacology, a medical journal focused on neuroscience.

    For decades, though, researchers have shunned the study of psychedelics. “In the 1960s, they were on the cutting edge of neuroscience research and understanding how the brain worked,” Dr. Johnson said. “But then it got out of the lab.”

    Research stopped, in part, because the use of mind-altering drugs like LSD and mushrooms became a hallmark of hippie counterculture.

    The researchers who conducted the new study included Roland R. Griffiths, a professor in the departments of psychiatry and neurosciences at the Johns Hopkins University School of Medicine, who is one of the most prominent researchers on the behavioral and subjective effects of mood-altering drugs. The researchers reviewed data going back to the 1940s.

    Dr. Johnson said that the F.D.A. had approved a number of trials of psilocybin. If its use is approved for patients, he said, “I see this as a new era in medicine.”

    He added, “The data suggests that psychedelics are powerful behavioral agents.” In legal studies, he said, participants are given a capsule with synthetic psilocybin. (They are not given mushrooms to eat, which is how the drug is most often ingested.)

    He warned, though, that psilocybin is not a panacea for everyone. In their analysis, the researchers called for strict controls on its use. There are areas of risk, too, for patients with psychotic disorders and anyone who takes high doses of the drug.

    #Psychédéliques #Psylocybine #Champignons #Usage_médical #Pharmacie


  • Canada : Les surdoses mortelles d’opioïdes continuent d’augmenter Marie Vastel - 19 Septembre 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/537059/les-surdoses-mortelles-aux-opioides-continuent-d-augmenter

    Le nombre de décès causés par des surdoses liées aux opioïdes continue de se multiplier au Québec et au Canada. À tel point que, si la tendance des trois premiers mois de l’année se maintient, le nombre de morts surpassera celui de l’an dernier.
 

    Le Canada a maintenant perdu plus de 8000 vies, depuis janvier 2016, à cause de la crise des surdoses d’opioïdes qui sévit particulièrement à l’ouest du Québec, rapportait mardi l’Agence de la santé publique du Canada.


    Au cours des trois premiers mois de l’année 2018 seulement, ce sont 1036 personnes qui ont perdu la vie apparemment à cause d’une consommation d’opioïdes – une augmentation constante par rapport aux mêmes périodes en 2017 et en 2016. Au Québec, 82 décès liés à une consommation d’opioïdes ont été constatés entre janvier et mars 2018 : 320 en Ontario, 203 en Alberta et 390 en Colombie-Britannique.

    À ce rythme, pas moins de 328 personnes pourraient ainsi perdre la vie au Québec en 2018. En 2016, 235 décès avaient été constatés. En 2017, le gouvernement fédéral n’avait reçu que des chiffres incomplets du Québec, répertoriant seulement les décès survenus pendant la deuxième moitié de l’année, et ceux-ci s’élevaient à 181 décès.

    La tendance à la hausse est la même dans les provinces les plus touchées par ce phénomène. L’an dernier, 3996 personnes sont décédées de surdoses d’opioïdes au Canada (1473 en Colombie-Britannique et 1265 en Ontario), tandis que le chiffre atteignait 3005 personnes en 2016 (1011 en Colombie-Britannique et 867 en Ontario). Si on extrapole les statistiques du comité consultatif fédéral-provincial sur l’épidémie de surdoses d’opioïdes, dévoilées mardi, plus de 1500 personnes pourraient ainsi décéder en Colombie-Britannique cette année, plus de 800 en Alberta et près de 1300 en Ontario.

    Des décès constatés entre janvier et mars dernier, 94 % ont été classées comme des surdoses accidentelles. Et 73 % de celles-ci impliquaient la drogue #fentanyl (une drogue de synthèse qui peut être 100 fois plus forte que la morphine et qui est intégrée à certaines drogues du marché noir à l’insu des consommateurs).

    La ministre Petitpas-Taylor a déploré l’état de la crise. « Nous avons toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique pour la crise des opioïdes. On va continuer de travailler en étroite collaboration avec les provinces et territoires, et aussi les gens qui travaillent dans la rue avec ces gens qui sont souvent affectés par la crise des opioïdes », a-t-elle réagi mardi.

    #Quebec #opioïdes #overdose #big_pharma #pharma #drogues #drogue #opiacés #overdose #santé #santé_publique #marché_noir


  • Evidence-based medicine group in turmoil after expulsion of co-founder | #Science | AAAS
    http://www.sciencemag.org/news/2018/09/evidence-based-medicine-group-turmoil-after-expulsion-co-founder

    In a phone interview with Science, Gøtzsche speculated that some foundations funding the collaboration had pressured it to get rid of him because of his highly critical views about #pharma. He says he had become increasingly unhappy with what he describes as a “more #commercial and more industry-friendly direction” in the organization. Gøtzsche had also launched a broadside against a favorable #Cochrane analysis of vaccines against human papillomavirus (HPV), charging it may have overlooked side effects—a position embraced by antivaccine groups.

    #santé


  • 3 articles de médecins étasuniens sur la question du #conflit_d'intérêt en #médecine traduits par « pharmacritique » en 2008

    Arnold S. Relman : Ethique et valeurs médicales dans un monde marchand où la #santé n’est qu’un #commerce parmi d’autres : Pharmacritique
    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/18/ethique-et-valeurs-medicales-dans-un-monde-marchandis

    Arnold Relman s’en prend aux médecins inféodés aux firmes, auxquelles ils abandonnent jusqu’à leur formation médicale continue : Pharmacritique
    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/12/arnold-relman-s-en-prend-aux-medecins-infeodes-aux-fi

    Marcia Angell dénonce la manipulation de la recherche clinique et le contrôle de l’information médicale par l’industrie pharmaceutique : Pharmacritique
    http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/18/marcia-angell-denonce-la-manipulation-de-la-recherche

    #pharma


  • Recherche médicale : cahots dans la lutte aux #conflits_d’intérêts | Agence Science-Presse
    http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2018/09/11/recherche-medicale-cahots-lutte-aux-conflits-interets

    #José_Baselga est le directeur médical du Centre Memorial Sloan Kettering (MSK) sur le #cancer, à New York. Il a été membre de conseils ou de comités aviseurs de compagnies comme Roche et Bristol-Myers Squibb, en plus de détenir des actions dans de petites firmes émergentes qui testent de nouveaux traitements contre le cancer — et le tout, sans l’avoir révélé à des revues prestigieuses comme le New England Journal of Medicine ou le Lancet, lorsque celles-ci ont publié un de ses articles. Ces revues, parmi d’autres, exigent depuis au moins les années 1990 que leurs auteurs soient transparents sur leurs sources de revenus, afin qu’au besoin, les lecteurs puissent savoir si un article présente un potentiel conflit d’intérêts avec un bailleur de fonds.

    Dans une réaction publiée au lendemain [d’un] reportage conjoint du New York Times et du magazine Pro Publica, le Centre MSK a dû admettre, penaud, qu’il n’avait pas fait un bon travail de vérification. Ce serait en effet en partie sa responsabilité que de s’assurer que ses chercheurs dévoilent leurs sources de financement, à plus forte raison lors de publications dans des revues aussi prestigieuses. Les revues ont, pour leur part, rarement la capacité de vérifier les déclarations de leurs auteurs et doivent s’en remettre à leur bonne foi. En entrevue, l’éditeur du New England Journal of Medicine (où sont parus deux des 17 articles litigieux) a admis le problème, jugeant même que l’absence de divulgation serait un phénomène « répandu ».

    En revanche, l’Association américaine de recherche sur le cancer impose de telles règles de divulgation des conflits d’intérêts à ses membres, règles auxquelles le Dr Baselga ne s’est pas conformé… à l’époque où il en était le président.

    En entrevue, il n’a pas nié ses relations avec une douzaine de compagnies depuis 2013, et a affirmé que la non-divulgation « n’était pas intentionnelle ».

    Aux #États-Unis, le gouvernement fédéral impose depuis 2013 aux compagnies pharmaceutiques et aux fabricants d’appareils médicaux de rendre public tout paiement fait à des #médecins — depuis les fonds versés pour une recherche jusqu’aux paiements pour assister à un congrès. C’est grâce à ces informations, contenues dans une base de données publique, que les journalistes ont pu suivre le flux d’argent jusqu’au Dr Baselga.

    Ajout 13 septembre : Le Dr José Baselga annonce sa démission du Centre MSK.

    Ajout 14 septembre : Éditorial du New York Times : « les règles de #divulgation peuvent sembler complexes, mais l’#argent corrompt la #recherche_médicale ».

    Top Cancer Researcher Fails to Disclose Corporate Financial Ties in Major Research Journals - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/08/health/jose-baselga-cancer-memorial-sloan-kettering.html

    Top Sloan Kettering Cancer Doctor Resigns After Failing to Disclose Industry Ties - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/13/health/jose-baselga-cancer-memorial-sloan-kettering.html

    Opinion | Medicine’s Financial Contamination - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/14/opinion/medicines-financial-contamination.html

    Opinion | Transparency Hasn’t Stopped Drug Companies From Corrupting Medical Research - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/14/opinion/jose-baselga-research-disclosure-bias.html

    A un tel niveau hiérarchique on devrait criminaliser tout rapport financier avec #pharma

    #corruption #mise_en_danger_de_personnes_vulnérables



  • Vitamin D, the Sunshine Supplement, Has Shadowy Money Behind It - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/08/18/business/vitamin-d-michael-holick.html

    Enthusiasm for vitamin D among medical experts has dimmed in recent years, as rigorous clinical trials have failed to confirm the benefits suggested by early, preliminary studies. A string of trials has found no evidence that vitamin D reduces the risk of cancer, heart disease or falls in the elderly. And most scientists say there isn’t enough evidence to know if vitamin D can prevent chronic diseases that aren’t related to bones.

    Although the amount of vitamin D in a typical daily supplement is generally considered safe, it is possible to take too much. In 2015, an article in the American Journal of Medicine linked blood levels as low as 50 nanograms per milliliter with an increased risk of death. That’s within the level considered healthy by the Endocrine Society, which defined vitamin D “sufficiency” as between 30 and 100 nanograms, Rosen said.

    #corruption #conflit_d’intérêt #santé #pharma #vitamine_D


  • #Impunité des firmes
    Page 538 • La revue Prescrire • Juillet 2018 • tome 38 N° 417
    http://www.prescrire.org/Fr/209FF7FDABBBFC9E04622DF697695F08/Download.aspx

    Une inspection de routine, menée en 2012 par l’Agence britannique du #médicament (MHRA) pour le compte de l’Agence européenne du médicament (EMA), a révélé que la firme #Roche n’avait pas analysé ni transmis aux agences du médicament, plus de 80 000 cas suspectés d’effets indésirables concernant 19 médicaments (1à3). Cinq ans plus tard, la Commission européenne a rendu son verdict dans cette affaire : ce n’est pas grave !

    De là à ce que ça fasse un jour partie du #secret_des_affaires
    #pharma


  • «Marco si è sentito male domenica, mentre era con suo fratello e gli amici.
    Un ragazzo gentile di 24 anni che parlava cinque lingue, impegnato come volontario per tradurre le informazioni ai richiedenti asilo.
    Si lamentava per i forti dolori all’addome. I crampi che provoca l’appendicite quando si infiamma. È corso in ospedale, dove lo hanno trattato con superficialità e dimesso senza fargli alcuna analisi. «Ma io sto malissimo, mi fa male la pancia!», ripeteva. Non gli hanno creduto.
    Nelle ore successive i dolori aumentano. La sera, Marco non riesce più a stare in piedi. Suo fratello e i suoi amici lo portano alla farmacia di turno, quella di Piazza Garibaldi, a un passo dalla stazione centrale di Napoli. Il farmacista si rifiuta di aprire la porta. Vede il ragazzo contorcersi per il dolore. Lo pregano di chiamare un’ambulanza. Attendono per più di un’ora, mentre Marco è riverso a terra, ma l’ambulanza non arriva. I ragazzi corrono alla fermata dei taxi più vicina, quella di Piazza Mancini. Per accompagnare Marco in ospedale servono dieci euro per la corsa. «Eccoli!», dicono, ma il tassista si rifiuta di caricarli. «Per piacere, sta malissimo!». Niente da fare. I ragazzi sollevano Marco e lo scortano a un’altra farmacia. Il farmacista osserva il ragazzo e gli suggerisce di acquistare farmaci per quindici euro. Marco inghiotte i farmaci, torna a casa, vomita.
    Suo fratello e i suoi amici tentano di nuovo di chiamare un’ambulanza, invano. Si rivolgono a Mauro, che è medico. Telefona anche lui: «Non possiamo mandare un’ambulanza per un ragazzo che vomita». «Ma sta male - li supplica Mauro - è urgente!». Ricostruisce i fatti parlando al telefono con i colleghi, spiega i sintomi. Marco rantola, ha quasi perso conoscenza. «Niente ambulanza, dovete portarlo a farsi visitare alla guardia medica. Nel caso, poi, l’ambulanza la chiamano loro». Sui fratello e gli amici lo prendono in spalla, corrono disperati verso Piazza Nazionale. Fermano una volante dei Carabinieri ma nemmeno quelli vogliono caricare Marco in macchina. Si rimettono a correre.
    Quando arrivano a destinazione Marco non risponde più. I medici capiscono che bisogna chiamare un’ambulanza e operarlo al più presto, ma il più presto era prima.
    Poco dopo l’arrivo in ospedale, Marco è morto.
    È morto perché non si chiamava Marco ma #Ibrahim_Manneh e veniva dalla Costa D’Avorio, come l’abbiamo ribattezzata noi europei nel 1500, quando abbiamo razziato tutti gli elefanti della zona portandoli all’estinzione.»
    Francesca Fornario su Il Fatto Quotidiano, 11 luglio 2017

    In memoria di tutti gli Ibrahim contro il razzismo crescente di coloro che per squallidi ritorni elettorali giocano sulla pelle degli immigrati, di coloro che vogliono erigere muri o blocchi navali, di coloro che si scagliano contro chi cerca una vita migliore.
    IO SONO IBRAHIM! PER NON DIMENTICARE, MAI!

    –-> Lu sur la page Facebook de Lisa Bosia, qui elle-même a repris de la page FB de Roberto Cammarano :
    https://www.facebook.com/lisa.bosia/posts/10216678274053482

    #hôpital #racisme #xénophobie #Italie #non-assistance_à_personne_en_danger #secours #accès_aux_soins #décès #ambulance #pharmacie #Naples

    Ibrahim Manneh comme #Naomi_Musenga :
    https://seenthis.net/messages/693102
    https://seenthis.net/messages/693545


  • The Cost of Pushing Pills: A New Estimate of Pharmaceutical Promotion Expenditures in the United States
    http://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.0050001
    http://journals.plos.org/plosmedicine/article/figure/image?id=10.1371/journal.pmed.0050001.t001&size=inline

    Conclusion

    From this new estimate, it appears that pharmaceutical companies spend almost twice as much on promotion as they do on R&D. These numbers clearly show how promotion predominates over R&D in the pharmaceutical industry, contrary to the industry’s claim. While the amount spent on promotion is not in itself a confirmation of Kefauver’s depiction of the pharmaceutical industry, it confirms the public image of a marketing-driven industry and provides an important argument to petition in favor of transforming the workings of the industry in the direction of more research and less promotion.

    #Pharmacie #R&D


  • PACE - Resolution 2071 (2015) - Public health and the interests of the pharmaceutical industry: how to guarantee the primacy of public health interests?
    http://assembly.coe.int/nw/xml/XRef/Xref-XML2HTML-en.asp?fileid=22154&lang=en

    During the 20th century, humankind saw the most spectacular medical advances in its history. Scientific progress helped us to identify the origin of countless illnesses and to develop treatments which have significantly improved the population’s state of health. The pharmaceutical industry has played an indisputable role here by investing massively in research and development for new medicines. It continues to do so and is therefore one of the key players in the health field and at the same time a very important sector of activity in many countries.
    2. For a long time, questions have been raised about the possible negative effects of the interaction between the pharmaceutical industry and health sector stakeholders. This interaction may well give rise to conflicts of interest, have an influence on the knowledge and behaviour of the players involved and result in biased decisions. In its Resolution 1749 (2010) “Handling of the H1N1 pandemic: more transparency needed”, the Parliamentary Assembly had expressed its concern at the risk of conflicts of interest among experts involved in sensitive health-related decisions.
    3. Despite the considerable progress made in preventing and dealing with conflicts of interest, this is still today largely a matter of hit-and-miss. By means of a self-regulation policy, the pharmaceutical industry is now adopting a much more ethical approach and legislation lays down rules in this area. However, self-regulation is not binding and the implementation of legislation leaves much to be desired.
    4. Research and development for new therapeutic molecules is a costly and lengthy process. In return for this investment, pharmaceutical companies benefit from an intellectual property right on the molecules they develop, protected by a patent. This innovation model has led to the discovery of thousands of medicines. However, more and more voices are now being heard arguing that this is not the optimal approach in public health matters.
    5. In recent years, in spite of the increase in the number of new medicines placed on the market, there have been very few that present a real therapeutic benefit, satisfying real health needs. In addition, we have seen an upsurge in the price of medicines, allegedly justified by the cost of research and development, which nonetheless remains opaque and broadly disputed. The exorbitant price of cancer and hepatitis C treatments is of particular concern. Public health systems are faced with constant cost increases in this area, jeopardising their ability to fulfil their role.

    #Pharmacie


  • Pharmaceutical industry gets high on fat profits - BBC News
    https://www.bbc.com/news/business-28212223

    Last year, US giant Pfizer, the world’s largest drug company by pharmaceutical revenue, made an eye-watering 42% profit margin. As one industry veteran understandably says: “I wouldn’t be able to justify [those kinds of margins].”

    Stripping out the one-off $10bn (£6.2bn) the company made from spinning off its animal health business leaves a margin of 24%, still pretty spectacular by any standard.

    In the UK, for example, there was widespread anger when the industry regulator predicted energy companies’ profit margins would grow from 4% to 8% this year.

    Last year, five pharmaceutical companies made a profit margin of 20% or more - Pfizer, Hoffmann-La Roche, AbbVie, GlaxoSmithKline (GSK) and Eli Lilly.

    Drug companies justify the high prices they charge by arguing that their research and development (R&D) costs are huge. On average, only three in 10 drugs launched are profitable, with one of those going on to be a blockbuster with $1bn-plus revenues a year. Many more do not even make it to market.

    But as the table below shows, drug companies spend far more on marketing drugs - in some cases twice as much - than on developing them. And besides, profit margins take into account R&D costs.

    The industry also argues that the wider value of the drug needs to be considered.

    “Drugs do save money over the longer term,” says Stephen Whitehead, chief executive of the Association of the British Pharmaceuticals Industry (ABPI).

    "Take hepatitis C, a shocking virus that kills people and used to require a liver transplant. At £35,000 [to £70,000] for a 12-week course, 90% of people are now cured, will never need surgery or looking after, and can continue to support their families.

    “The amount of money saved is huge.”

    Pour les opioides, c’est le contraire... les coûts sociaux sont largement plus importants que les revenus des entreprises pharmaceutiques concernées.

    Courting doctors

    But drug companies have been accused of, and admitted to, far worse.

    Until recently, paying bribes to doctors to prescribe their drugs was commonplace at big pharmas, although the practice is now generally frowned upon and illegal in many places. GSK was fined $490m in China in September for bribery and has been accused of similar practices in Poland and the Middle East.

    The rules on gifts, educational grants and sponsoring lectures, for example, are less clear cut, and these practices remain commonplace in the US.

    Indeed a recent study found that doctors in the US receiving payments from pharma companies were twice as likely to prescribe their drugs.

    ’Undue influence’

    No wonder, then, that the World Health Organisation (WHO) has talked of the “inherent conflict” between the legitimate business goals of the drug companies and the medical and social needs of the wider public.

    Indeed the Council of Europe is launching an investigation into “protecting patients and public health against the undue influence of the pharmaceutical industry”.

    It will look at “particular practices such as sponsoring health professionals by the industry... or recourse by public health institutions to the knowledge of highly specialised researchers on the pay-rolls of industry”.

    #Pharmacie #Marketing


  • Les compagnies pharmaceutiques dépensent deux fois plus en marketing qu’en recherche | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/170552/les-compagnies-pharmaceutiques-depensent-deux-fois-plus-en-marketing-qu-en

    Ottawa — Les manufacturiers de médicaments dépensent près de deux fois plus pour la promotion de leurs produits que pour la recherche et le développement, révèle une nouvelle étude.
    Dans leur analyse des données provenant de deux entreprises spécialisées dans les études de marché, Marc-André Gagnon et Joel Lexchin, de l’université York, de Toronto, ont constaté que les sociétés pharmaceutiques américaines ont consacré, en 2004, 57,5 milliards $ US à leurs activités de promotion.

    Par comparaison, les dépenses en recherche et en développement de l’industrie pharmaceutique aux Etats-Unis se chiffraient la même année à 31,5 milliards $, selon un rapport de la Fondation nationale des sciences, incluant les fonds publics dévolus à la recherche industrielle.

    Le type de dépenses incluses dans le montant de 57,5 milliards $, compilées par les firmes IMS et CAM, comprend les échantillons gratuits, la publicité s’adressant directement aux consommateurs, les réunions entre représentants d’entreprise et médecins pour promouvoir les produits, les promotions par courriel et par la poste, selon l’étude.

    Ces conclusions, qui paraissent cette semaine dans la publication Public Library of Science Medicine, confirment « l’image publique d’une industrie axée sur la commercialisation », disent les auteurs de l’étude.

    #Pharmacie #R&D #Marketing #Etats-Unis


  • Marketing pharmaceutique et innovation : interview C. Lajoux sur mercator.fr
    http://www.mercator-publicitor.fr/le-medicament-n-est-pas-un-produit-comme-les-autres

    Pour répondre à votre question, signalons qu’il n’y a pas une industrie pharmaceutique française mais une industrie pharmaceutique en France – ce qui est différent. Les groupes pharmaceutiques, quelle que soit leur taille, sont tous de dimension internationale . S’il peut avoir des centres de décision dans les pays – comme c’est le cas pour Sanofi ou pour Pierre Fabre – nous sommes toujours confrontés à une industrie de dimension internationale.
    En France, si les conditions d’exercice de l’industrie pharmaceutique sont très administrées, celle-ci dépend aussi énormément des directives européennes.

    Dans le contexte européen, quel modèle de vente en ligne des médicaments la pharmacie française peut-elle envisager ?
    Doit-on, ou pas, autoriser la vente des médicaments sur Internet ? Le débat est ouvert et va devoir évoluer dans son approche. En France, il n’y a pas de nécessité d’acheter des médicaments sur Internet car nous disposons de 23 000 officines, jusque dans les plus petites bourgades. On n’a donc pas besoin d’aller sur Internet pour acheter un médicament aujourd’hui, d’autant que le risque d’obtenir un médicament contrefait y est très important. Il s’agit donc, dans une stratégie de services, d’envisager des solutions permettant demain au patient d’utiliser Internet pour établir une connexion avec les pharmaciens d’officines.

    Mercator : Quels sont les principaux postes de la structure de coût d’un médicament ? (princeps et générique)

    Christian Lajoux : La R&D représente entre 15 et 20 % de la structure de coût d’un médicament mais va parfois jusqu’à 30 % pour certaines entreprises.
    Les postes de marketing, vente, communication, distribution se situent plutôt aux alentours de 10 % mais peuvent monter jusqu’à 13 %. Ils étaient beaucoup plus importants avant l’arrivée des génériques.
    Le coût de production est très variable mais se situe en moyenne autour de 30 %.
    Le reste correspond aux taxes et à la marge des acteurs de la distribution.

    Une fois que le médicament sort de notre usine, il va chez un grossiste-répartiteur qui commercialise le médicament à un pharmacien en prenant une marge de l’ordre de 10 %. Le pharmacien prend ensuite une marge de l’ordre de 30 %.

    Étrange, ces chiffres ne correspondent pas à la moyenne en France (9,8% en R&D en moyenne... si certains font 30%, que font les autres ?)

    #Pharmacie #R&D #Marketing


  • Bilan économique des Entreprises du Médicament - Edition 2018 / French pharmaceutical industry - Key data 2018 (synthèse en anglais) | Leem
    https://www.leem.org/publication/bilan-economique-des-entreprises-du-medicament-edition-2018-french-pharmaceuti

    Voici l’édition 2018 des chiffres-clés 2017 de l’industrie du médicament (Faits et chiffres et Contexte), ainsi que sa synthèse en version anglaise « French pharmaceutical industry - Key data 2018 ».

    Pas de quoi être fier. En 2015 :
    – 4,5 Milliards d’€ investis en R&D (9,8 % du CA)
    – 19 109 personnes en R&D (dont 50% de chercheurs) sur 96786 employés

    #Pharmacie #R&D


  • Le Marketing pharmaceutique, l’industrie pharmaceutique ‹ Blog collaboratif sur les marketing, lesmarketing.fr par Guy Couturier
    http://lesmarketing.fr/le-marketing-pharmaceutique-lindustrie-pharmaceutique

    « Le délégué médical ne doit pas utiliser d’incitation pour obtenir un droit de visite ni offrir à cette fin aucune rémunération ou dédommagement ».

    « Le discours des visiteurs médicaux a été constant durant ces quinze années : environ 25 à 30 % des indications thérapeutiques annoncées par les visiteurs diffèrent des données officielles et les risques liés au médicament ne sont que rarement exposés et dans moins de 30 % des cas sont diffusés, les contre-indications, tout comme les effets indésirables et les précautions d’emploi » (Revue « Mieux prescrire »)
    Exemples : Diane 35, médicament contre l’acné, et promu comme une pilule contraceptive, Médiator un antidiabétique conseillé comme « coupe-faim ».
    « La Visite médicale est considérée comme une source d’information indispensable pour 55% des praticiens ». (Rapport de l’Igas)
    La Caisse Nationale d’Assurance Maladie a ainsi embauché 700 délégués à l’assurance maladie pour faire du « contre marketing » des médicaments et inciter les médecins à faire moins de prescriptions.

    L’Afipa bataille pour que les autorités de santé lancent une campagne d’envergure en faveur de l’automédication, à l’image de ce qui a été réalisé pour promouvoir les génériques ou informer sur la prescription d’antibiotiques. Selon l’association, l’automédication, longtemps à la traîne en France, permettrait à la Sécurité sociale d’économiser 2,6 milliards d’euros par an.

    #Pharmacie #Marketing


  • Les dépenses faramineuses des labos pharmaceutiques en publicités TV
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/les-depenses-faramineuses-des-labos-pharmaceutiques-en-publicites-tv-60662

    Plusieurs laboratoires pharmaceutiques dépensent des dizaines de millions d’euros par an chacun pour vanter les mérites de traitements prescrits sur ordonnance aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, les seuls pays autorisant une telle pratique. Pour le seul mois de septembre, Abbvie a investi 32,3 millions de dollars pour vanter les mérites de l’Humira à la télévision, rien qu’au mois de septembre.

    Si Abbvie accélère significativement ses dépenses pour promouvoir le médicament plus vendu au monde (14 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an), c’est parce que ses revenus sont menacés par l’arrivée des biosimilaires. Vendredi 23 septembre, la FDA (l’agence américaine des médicaments) a notamment approuvé l’entrée sur le marché de l’Amjevita fabriqué par Amgen.

    Globalement, l’industrie pharmaceutique a dépensé 5,2 milliards de dollars en publicité pour des médicaments prescrits, tous supports confondus en 2015. Pour rappel, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande sont les seuls pays autorisant les laboratoires pharmaceutiques à faire de la publicité directement adressée aux consommateurs pour des médicaments prescrits sur ordonnance.

    #Pharmacie #Télévision #Publicité


  • En Suisse aussi, la forte hausse des prescriptions d’opioïdes inquiète Pauline Turuban - 3 Juillet 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9665325-en-suisse-aussi-la-forte-hausse-des-prescriptions-d-opioides-inquiete.ht

    - Les prescriptions d’antidouleurs opioïdes, des médicaments au fort potentiel addictif, ont explosé ces dernières années en Suisse. Des spécialistes appellent à la vigilance alors que la crise sanitaire fait rage aux Etats-Unis. _

    Aux Etats-Unis, l’addiction aux analgésiques opioïdes est au coeur d’une crise sanitaire aux conséquences dramatiques. Selon les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), environ deux millions d’Américains sont aujourd’hui dépendants à ces substances, naturelles ou synthétiques, dont les effets sur l’organisme sont comparables à ceux de la morphine.

    En 2016, 42’000 personnes ont succombé à une overdose d’opioïdes et, parmi ces décès, 40% impliquaient des antidouleurs délivrés sur ordonnance.
    http://www.rts.ch/2018/07/03/20/22/9692764.image?w=900&h=506
    La Suisse, 7e consommateur d’opioïdes au monde
    Ces derniers mois, des scientifiques se sont inquiétés de savoir si une épidémie comparable était imaginable en Suisse. Bien qu’il n’existe pas de données centralisées et aussi détaillées que celles disponibles aux Etats-Unis, leurs travaux mettent en lumière une hausse drastique de l’usage de ce type de produits dans le pays.

    L’étude la plus récente, basée sur les données de l’International Narcotics Control Board (INCB) et publiée en juin dans la Revue médicale suisse (RMS), indique que la consommation d’opioïdes forts a été multipliée par 23 entre 1985 et 2015, passant de 18 à 421 mg/habitant/année.

    Selon ces chercheurs romands, la Suisse est le septième consommateur au monde, largement au-dessus de la moyenne européenne mais au milieu de celle de ses pays limitrophes, et nettement derrière l’Amérique du Nord.

    Consommation totale d’opioïdes en 2015 Le lien http://www.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/9665325-en-suisse-aussi-la-forte-hausse-des-prescriptions-d-opioides-inquiete.ht

    Ventes en hausse de 80% en huit ans
    Les remboursements de ces médicaments -en particulier fentanyl, buprénorphine et oxycodone- par la seule caisse-maladie Helsana ont plus que doublé entre 2006 et 2013, passant de près de 65’000 à 137’000 cas, pointe une autre étude parue l’an passé dans BMC Health Services Research.

    Les ventes, elles, évoluent logiquement dans le même sens : de 36 millions en 2008, elles ont progressé de manière constante jusqu’à atteindre 66 millions d’unités vendues en 2016, soit une hausse de 80% en huit ans, selon des chiffres d’Interpharma parus dans Suchtmagazin.

    Pas de signe d’une hausse des addictions
    D’une manière générale, la prise de tous les antidouleurs forts, pas uniquement opioïdes, tend à augmenter. Mais selon Addiction Suisse, la part de la population qui en fait un usage quotidien et prolongé -qui pourrait dénoter une dépendance-, elle, n’augmente pas : après avoir atteint un pic en 2013 (2,5%), elle est redescendue à 1,8% en 2016, ce qui représente environ 122’000 personnes.

    Et à ce stade, rien n’indique que la progression de l’usage d’opioïdes ait eu pour corollaire une multiplication des cas d’addictions.

    Alors qu’aux Etats-Unis, le taux de décès liés à la drogue a bondi de 30% entre 2010 et 2015, il a baissé d’environ 10% sur la même période en Suisse. On comptait aux Etats-Unis 16,3 cas d’overdoses pour 100’000 habitants en 2015, contre 1,58 cas en Suisse, soit près de 10 fois moins.

    Etienne Maffli, chercheur à Addiction Suisse et auteur de l’étude parue dans Suchtmagazin, déplore toutefois le manque de recul de ces statistiques.

    « On n’a pas un thermomètre très direct : si les cas de décès venaient à augmenter, on ne le verrait que deux ou trois ans après, ce qui est déjà bien trop tard. Aux Etats-Unis, les signaux d’alarme n’ont pas fonctionné correctement », avertit le scientifique qui préconise l’établissement d’un système d’alerte précoce.

    Réglementation plus forte qu’en Amérique du Nord
    Reste que la délivrance d’opioïdes est bien plus réglementée en Suisse qu’en Amérique du Nord. Pour les médicaments les plus forts, une ordonnance spéciale est émise en trois exemplaires comprenant un numéro d’identification unique. Un exemplaire demeure chez le médecin, un auprès de la pharmacie et le troisième auprès de la caisse-maladie.

    S’ils reconnaissent que ce système de carnets à souche limite le risque d’abus, les spécialistes cités plus haut déplorent l’absence d’un registre centralisant les prescriptions et le manque de contrôles systématiques, qui permettraient de mieux lutter contre le « tourisme pharmaceutique ».

    Aujourd’hui, seules les personnes à risque faisant l’objet d’une dénonciation auprès du pharmacien cantonal sont limitées à un seul médecin et une seule pharmacie.

    « Le retour à l’’opiophobie’ serait contre-productif »
    La nette hausse du recours à ces substances, utilisées notamment pour traiter les douleurs liées aux cancers, est en partie liée au vieillissement de la population. Mais, pour Etienne Maffli, l’explication réside surtout dans une évolution de l’éthique médicale, qui remet davantage en question « la nécessité de souffrir, et s’interroge sur la manière dont on peut mieux soulager les patients ».

    Le propos n’est pas de diaboliser les opioïdes. « Le retour à une ’opiophobie’, contre laquelle nos aînés ont combattu, serait contre-productif », notent d’ailleurs les auteurs de l’étude publiée dans la Revue médicale suisse.

    Toute la difficulté est de savoir où se situe la limite entre une meilleure prise en charge de la douleur et une prescription trop libérale d’opioïdes qui pourrait constituer un risque. « On ne sait pas vraiment où se situe l’optimum », insiste Etienne Maffli. La vigilance est donc nécessaire pour, résume-t-il, ne pas « dépasser cet optimum » et risquer un dérapage à l’américaine.

    #opioides #fentanyl #pharma #drogues #big_pharma #opiacés #drogue #santé #santé_publique #addiction #opioïdes #overdose #Suisse