• Unlocking vaccines and #pharmaceutical_manufacturing potentials in #Africa
    https://redasadki.me/2026/04/07/unlocking-vaccines-and-pharmaceutical-manufacturing-potentials-in-africa

    This article is a summary of UNIDO’s October 2025 report, “Unlocking Vaccines and Pharmaceutical Manufacturing Potentials in Africa: Guidelines for Effective Investment Promotion, Innovative Finance, and #regulatory_frameworks.” The core argument Africa produces less than 1% of its vaccines and a limited share of its essential medicines, despite carrying a disproportionate share of the global […]

    #Global_health

  • L’Assurance maladie rend la carte vitale obligatoire en pharmacie et fragilise les plus précaires | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060825/l-assurance-maladie-rend-la-carte-vitale-obligatoire-en-pharmacie-et-fragi

    Depuis fin juin, présenter une carte vitale est obligatoire pour bénéficier du tiers payant en pharmacie, afin d’éviter les fraudes. Mais les personnes en difficultés n’en disposent pas toujours. Des soignants et des associations ont déjà recensé des cas de non-délivrance de #médicaments essentiels. 

    Il a fallu quelque temps à Marjorie Mailland pour dénouer le mystère. Fin juin, une personne #malade qu’elle accompagne a eu des difficultés pour récupérer son traitement pour le VIH auprès d’une #pharmacie de Marseille (Bouches-du-Rhône). La coordinatrice travaille au sein du Réseau #Santé Marseille Sud, une association qui aide des personnes souvent précaires, dont certain·es atteintes de pathologies chroniques.

    De fil en aiguille, elle découvre un communiqué de presse de l’Assurance maladie, daté du 17 juin, passé relativement inaperçu. Dans l’optique de lutter contre les « fraudes et des détournements de certains médicaments sensibles - stupéfiants, antidiabétiques ou traitements coûteux », l’organisme indique qu’il sera désormais « obligatoire de présenter sa carte vitale en pharmacie » pour bénéficier du tiers payant, « en particulier pour la délivrance de médicaments à risque ou onéreux ».

    En clair, présenter une attestation de droits à la Sécurité sociale en version papier ne suffit plus. Sans carte vitale il faudra pouvoir avancer les frais si l’on veut obtenir des médicaments dont le prix dépasse les 300 euros par boîte.
    La coordinatrice du Réseau Santé Marseille Sud est sidérée et rappelle que « beaucoup de personnes n’ont pas de carte vitale pas par volonté de ne pas l’avoir mais parce qu’[elles] ne peuvent pas en avoir une… ». Elle mentionne les demandeurs d’asiles, les personnes en attente d’ouverture de droits bénéficiant de protection universelle maladie (Puma), de la complémentaire santé solidaire (CSS) ou l’aide médicale d’État, (AME), celles et ceux qui sont en attente de réception de leur carte vitale ou AME.

    L’Assurance maladie indique à Mediapart que le délai moyen de délivrance de la carte vitale est de vingt et un jours. Les associatifs et soignants interrogés indiquent que, selon les cas, les délais peuvent s’étirer de trois à six mois, parfois plus. Début août, la coordinatrice a reçu un coup de fil d’une infirmière du réseau l’informant qu’un jeune mineur isolé, bénéficiaire de la CSS, la complémentaire santé solidaire, n’a toujours pas reçu sa carte vitale depuis quatre mois. Lui aussi a rencontré des obstacles pour obtenir son traitement pour une affection longue durée.

    #CPAM #carte_vitale

  • Face à la pénurie de psychotropes, des patients atteints de troubles psychiques confient leur désarroi | Blanche Ribault
    https://www.streetpress.com/sujet/1748954819-penurie-psychotropes-patients-maladies-mentales-temoignages-

    Depuis janvier, des milliers de patients atteints de maladies psychiques sont en rupture de traitement forcée. Entre crise de panique et trouble de l’anxiété, ils racontent les conséquences de ces pénuries et le manque d’alternatives. Source : StreetPress

  • A Devastating New Exposé of Johnson & Johnson Indicts an Entire System | The New Republic
    https://newrepublic.com/article/194726/johnson-and-johnson-investigation-crimes-health-care-system

    Harris opens the book with an embarrassing mea culpa about his own erstwhile naïveté. It was only in 2004, after five years covering Johnson & Johnson and the drug industry for The New York Times and The Wall Street Journal, that he “began to suspect that the company’s culture and its apple-pie image might be entirely at odds.” Left unstated is the possibility that Harris’s protracted innocence helped produce that image. (Here, he is not alone in the halls of elite journalism: Just as Johnson & Johnson prefers West Point grads who follow orders, business editors like reporters who believe in capitalist fairy tales.)

    Given the depths of his disillusionment, Harris ends on a confused note that suggests his education remains incomplete. To explain Johnson & Johnson’s “ruthless, sociopathic indifference,” he resorts to the “corporate deviance” model of organizational theory—a sociologist’s explanation for why good people and good companies do bad things. But this cannot explain the endemic criminality across a health care sector that accounts for nearly one-fifth of the U.S. economy. Johnson & Johnson is paradigmatic of a more fundamental corruption. But rather than extend the implications of his reporting to a system critique, Harris closes with a bizarre attempt at evenhandedness that lauds Johnson & Johnson for developing Bedaquiline, a tuberculosis drug. As Harris should know, Bedaquiline, like nearly every other drug in the modern pharmacopeia, was developed largely in publicly funded labs, with the government heavily underwriting every step of the process, beginning with basic research. Johnson & Johnson’s main achievement was to claim the patents and proceed to charge scandalous sums.

    Far from an argument in favor of Johnson & Johnson’s existence, Bedaquiline is a testament to the need for a fully public bench-to-bedside drug pipeline. If the government conducted trials of the drugs it spends hundreds of billions of dollars developing, and maintained an active, if not dominant, role through to distribution, many of the episodes recounted so powerfully in No More Tears could have been avoided. Harris not only shrinks from this conclusion, but includes in his list of Johnson & Johnson’s accomplishments the fact that its “financial success has made hundreds of thousands of shareholders and employees richer and happier.”

    #FDA #Pharma #corruption #crimes

  • La délinquance des industriels du #médicament...

    via https://diasp.eu/p/17620537

    Nous diffusons une intéressante étude de Laurent Mucchielli parue dans les Cahiers du CEDIMES (2025, Volume 20, numéro 1, https://doi.org/10.69611/cahiers20-1-08). Elle traite de la délinquance et de la criminalité dans l’industrie du médicament : plusieurs affaires de produits très dangereux avec leurs conséquences, un détail des mécanismes de #fraude et de #corruption, les conflits d’intérêts et les “experts", les sanctions financières en milliards de dollars contre plusieurs grands labos, mais leur système continue... Cette étude confirme que les "délinquants en col blanc" ne sont guère inquiétés.

    (...)

    • C ahiers du CEDIMES2025, Volume 20, numéro 1,
      https://doi.org/10.69611/cahiers20-1-08)

      Résumé : Cet article s’efforce de synthétiser l’état de la connaissance scientifique sur la #criminalité des
      industries du #médicament, à partir des sources américaines et françaises. Après avoir rappelé les affaires les
      plus graves survenues depuis les années 1950, et les centaines de milliers de décès et de blessures graves
      occasionnés aux populations, il détaille les mécanismes de fraude et de corruption pratiqués couramment par
      ces industries. Il explore é galement la question des conflits d’intérêt des « experts » mobilisés par les agences
      publiques de sécurité sanitaire, ainsi que le phénomène des « portes tournantes » qui se cache derrière. L’auteur
      souligne aussi les failles structurelles de ces agences. Il montre enfin que les sanctions financières dont ces
      industries sont régulièrement l’objet font partie intégrante de leur modèle é conomique, de sorte que ce systèm e
      délinquant ne semble connaître aucune limite dans les sociétés occidentales contemporaines.

      Mots-clefs : Criminalité des entreprises ; Industrie du médicament ; Santé publique ; #Pharmacovigilance ; #Corruption ; #Fraude ; Conflits d’intérêts ; Portes tournantes.

      –---------------

      Abstract : This article attempts to summarize the state of scientific knowledge on the criminality of the
      pharmaceutical industry, based on American and French sources. After recalling the most serious cases since
      the 1950s, and the millions of deaths and serious injuries caused to the public, it details the mechanisms of
      fraud and corruption commonly practiced by these industries. He also explores the issue of conflicts of interest
      among the "experts" mobilized by public health safety agencies, and the "revolving door" phenomenon that
      lies behind them. The author also highlights the structural flaws of these agencies. Finally, he shows that the
      financial sanctions to which these industries are regularly subjected are an integral part of their business model,
      so that this delinquent system seems to know no bounds in contemporary Western societies.

      Key-words : Corporate crime ; Pharmaceutical industries ; Public Health ; Post-marketing surveillance ; Corruption ; Fraud ; Confict of interest ; Revolving doors.

  • Disposable Temperature Recorder for Pharmaceutical Refrigerator

    Temperature monitoring is required in pharmaceutical refrigerators, which is a clear requirement of relevant laws and regulations in many countries and industry specifications. Disposable Temperature Recorder can be used for temperature monitoring and recording in pharmaceutical refrigerators. It can accurately monitor the temperature changes of sensitive items such as medicines and vaccines to ensure the safety and effectiveness of medicines.

    Many medicines (such as vaccines, biologics, insulin, etc.) are extremely sensitive to temperature. Choosing a disposable Temperature Recorder to monitor and record the environment of the refrigerator can not only provide a full temperature report but also be used for drug quality traceability. If an abnormal situation occurs, the cause can be found and handled in time. The Freshliance Thermis Log 1 Disposable Temperature Recorder has an accuracy of ±0.3℃ F.S., high accuracy, good stability, and a high protection level. It is a medical-grade temperature recorder. The pharmaceutical temperature recorder can store up to 129,600 readings, and the PDF/CSV report provided meets the relevant requirements of sensitive items such as medicines, vaccines, and experimental samples. Freshliance can provide 7, 15, 30, 60, 90, 120 or 180 days models, suitable for different monitoring and recording cycles. Users can choose the appropriate model according to their needs.

    If you are the person in charge of a pharmacy, medical institution, cold chain logistics company or drug warehouse, you can choose the high-precision drug temperature recorder provided by Freshliance, including disposable temperature recorders, multiple temperature recorders, Bluetooth temperature recorders, real-time temperature recorders, etc., with perfect performance, low price, guaranteed after-sales service, and trustworthy!
    #disposabletemperaturerecorder #pharmaceuticaltemperaturerecorder #pharmaceuticaltemperaturemonitoring

    https://www.temperaturehumidityloggers.com/thermis-log-1-disposable-temperature-recorder

  • Ne dites plus gastro, diarrhée, vomissement, mais dites NOROVIRUS !
    les journalistes n’ont qu’une seule utilité, vous faire peur.

    Source : Un bus entier évacué près de Bienne en raison d’une contamination au norovirus
    https://www.rts.ch/info/regions/berne/2025/article/alerte-sanitaire-un-bus-evacue-pres-de-bienne-pour-contamination-au-norovirus-28
    . . . . .
    Selon les premières constatations, un norovirus serait à l’origine de la contamination. Ce type de virus, plutôt fréquent, est notamment la cause principale de gastroentérite non bactérienne dans la plupart des pays.


    Il se transmet par les mains sales, l’eau et les aliments. Environ 400’000 personnes sont atteintes chaque année en Suisse de diarrhées avec vomissements dues à des norovirus.
    . . . . .
    #peur #presse #journullistes #journalisme #_journaliste #en_vedette #alimentation #santé #coronavirus #réseaux_sociaux #fumisterie #manipulation #pharma #big_pharma #santé_publique

  • High precision single use temperature recorder for pharmaceuticals

    Many drugs are temperature sensitive, and higher or lower temperatures will affect their quality and safety. The storage and transportation of medicines require cold chain management and temperature monitoring. The high-precision single use temperature recorder is very suitable for use in the pharmaceutical cold chain. It has low cost, small space occupation, high accuracy, and meets pharmaceutical temperature monitoring standards.

    Freshliance Thermis Log 1 is a high-performance, high-precision single use temperature recorder. It can monitor the temperature range from -30℃ to +70℃ with an accuracy of ±0.5℃. It complies with the cold chain supervision standards for drugs, vaccines, etc. Thermis Log 1 is also a USB temperature recorder with recording function. After the work is completed, connect the USB temperature and humidity recorder to the computer and it will automatically generate an irreversible PDF or CSV report with charts and tables. The Thermis Log 1 alarm function can alarm for abnormal changes in the cold chain environment of drugs. Once the temperature or humidity exceeds the set alarm range, the red LED light will flash, which can promptly remind medical staff to adjust the cold chain temperature to ensure the safety of drugs.

    The high-precision single use temperature recorder launched by Freshliance can be used in hospitals, clinics, vaccine transportation and other scenarios to help medical institutions and supply chain managers ensure the quality and safety of medical products.
    #singleuse #temperaturerecorder #USB #pharmaceuticals #coldchain

    https://www.disposabletemperaturelogger.com/thermis-log-1-disposable-temperature-recorder

  • Study: ‘gamechanger’ diabetes drugs cost up to 400 times more than needed
    https://www.theguardian.com/global-development/2024/mar/28/drug-companies-diabetes-drugs-medicines-ozempic-trulicity

    Drug companies are pricing diabetes medicines at almost 400 times the level necessary to make a profit, according to a new study.

    Researchers said it would also be possible for modern insulin pens, which are safer and offer more accurate doses than vials and syringes, to be used even in low-income countries if pharmaceutical firms “put people before their astronomical profits”.

    #pharma #diabète

  • Generic Drugs Should Be Cheap, But Insurers Are Charging Patients Thousands of Dollars For Them - WSJ
    https://archive.ph/2023.09.13-083848/https://www.wsj.com/health/healthcare/generic-drugs-should-be-cheap-but-insurers-are-charging-thousands-of-dollars

    The reason, health researchers and industry officials say, is the very companies that are supposed to keep a lid on drug spending can maximize their profits by marking up the prices. Other companies in the drug-supply chain won’t stop them, because consolidation has swept many of the businesses under the same parent.

    #Cigna, #CVS and #UnitedHealth said that the prices they charge for drugs varies by pharmacy and location, and that most patients end up paying less out-of-pocket through their insurance than they would buying the drugs at lower cash prices offered by low-cost pharmacies.

    The companies own the three largest #pharmacy-benefit_managers in the U.S. PBMs manage drug spending for employers as well as government programs.

    In the name of keeping down drug costs, PBMs decide which medicines a patient’s health plan will pay for and how much the patient will have to contribute to the cost, in the form of out-of-pocket expenses like #deductibles and coinsurance.

    PBMs also often direct patients to take lower-priced, generic versions of expensive brand-name medicines to limit the spending.

    Generics are a cornerstone of American efforts to tackle high drug costs. Once patents on the branded drugs expire, generic manufacturers can jump in. The competition usually causes prices to plummet.

    Yet the prices don’t always fall when PBMs own their own pharmacies. And for specialty drugs like generic Gleevec, the PBMs frequently steer patients to use their in-house pharmacies to fill prescriptions.

    PBMs try to pay as little as possible for drugs distributed through independent retail pharmacies. But when their own pharmacies dispense prescriptions, PBMs profit from the higher prices.

    “The incentive is there for the PBMs and the specialty pharmacies to keep prices as high as possible,” said Shannon Ambrose, co-founder and chief operating officer at Archimedes, a company that competes with PBMs to manage specialty drug spending.

    Even when their health insurance picks up most of the cost of a drug, patients can face a larger expense from higher priced generics if they have an out-of-pocket contribution like a deductible or coinsurance pegged to the price.

    #états-unis #arnaques_légales #leadership #prix #médicaments #dépenses_de_santé

  • La moitié des nouveaux #médicaments mis sur le marché n’ont pas de valeur thérapeutique ajoutée
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2023/07/21/la-moitie-des-nouveaux-medicaments-mis-sur-le-marche-n-ont-pas-de-valeur-the

    Et pire pour les indications secondaires.

    […] une étude publiée le 5 juillet dans le British Medical Journal […] révèle que moins de la moitié des médicaments approuvés par les autorités européenne et américaine entre 2011 et 2020 ont une valeur ajoutée substantielle pour leur première indication thérapeutique – maladie ou symptômes pour lesquels ils sont développés – par rapport aux produits déjà existants. Les secondes indications thérapeutiques, obtenues ensuite et qui élargissent le champ d’application de la molécule, sont quant à elles 37 % moins susceptibles d’être à forte valeur thérapeutique.

    #santé #prix #pharma

  • Opioïdes : La famille Sackler paiera 6 milliards de $ pour éviter des poursuites civiles JTA - Time of israel

    Une décision de la cour d’appel fédérale américaine protège la famille juive propriétaire de Purdue Pharma et permet à l’entreprise d’indemniser les victimes et leurs familles

    La famille Sackler, les milliardaires juifs dont la commercialisation de l’antidouleur OxyContin a alimenté le phénomène de l’épidémie d’opioïdes aux États-Unis, bénéficiera d’une immunité totale contre Purdue Pharma, leur société, en échange d’allocation de fonds, pouvant aller jusqu’à 6 milliards de dollars, à des programmes de traitement et de prévention de la toxicomanie.

    La décision d’une cour d’appel fédérale mardi d’accorder l’immunité met effectivement fin aux milliers de poursuites civiles qui ont été intentées contre Purdue Pharma en raison des décès dus aux opioïdes.

    Selon le plan approuvé mardi par la deuxième cour d’appel fédérale de New York, les membres de la riche famille Sackler céderaient la propriété de Purdue, basée à Stamford, dans le Connecticut, qui deviendrait une nouvelle société connue sous le nom de Knoa, dont les bénéfices seraient versés à un fonds destiné à prévenir et à traiter les dépendances.


    Illustration : Sur cette photo du 17 août 2018, proches et amis de victimes de l’OxyContin et d’opioïdes déposent des flacons de pilules en signe de protestation devant le siège social de Purdue Pharma, qui appartient à la famille Sackler, à Stamford, dans le Connecticut. (Crédit : AP Photo/Jessica Hill)

    Les membres de la famille contribueraient également à hauteur de 5,5 à 6 milliards de dollars en espèces au fil du temps, soit environ la moitié de ce que le tribunal a estimé être leur fortune collective, dont une grande partie est détenue à l’étranger. Une grande partie de cet argent – au moins 750 millions de dollars – ira aux victimes individuelles de la crise des opioïdes et à leurs survivants. Les paiements devraient s’échelonner entre 3 500 et 48 000 dollars.

    La décision de mardi protège également les membres de la famille Sackler contre les poursuites judiciaires liées aux effets des opioïdes, même s’ils n’ont pas déposé le bilan.


    Des personnes ayant perdu des proches à cause des opioïdes manifestent devant le musée Arthur M. Sackler, à l’université de Harvard, dans le Massachusetts, le 12 avril 2019. (Crédit : AP Photo/Josh Reynolds, Archives)

    Ces protections sont au cœur de l’accord proposé qui mettrait fin aux plaintes déposées par des milliers d’États, de collectivités locales, de gouvernements tribaux amérindiens et d’autres entités. Les membres de la famille Sackler ont clairement indiqué que sans ces protections, ils ne respecteraient pas leur part de l’accord.

    L’accord n’accorde pas aux membres de la famille Sackler l’immunité contre d’éventuelles poursuites pénales.

    « C’est un grand jour pour les victimes, dont certaines ont désespérément besoin d’argent et attendent ce jour depuis longtemps », a déclaré Ed Neiger, un avocat représentant des victimes individuelles.

    Cheryl Juaire, une femme du Massachusetts qui a perdu deux fils à la suite d’overdoses, a déclaré qu’elle ne savait pas à quel montant s’attendre. « Mes enfants sont partis et il n’y a rien que je puisse faire pour les ramener », a-t-elle déclaré, mais elle a ajouté que les fonds aideraient les enfants de ses fils. « Ils auront des appareils dentaires, des lunettes, des choses dont ils ont besoin et qu’ils n’auraient pas pu avoir autrement. »

    Les membres de la famille Sackler et Purdue ont également salué la décision.

    « Les membres de la famille Sackler estiment que la mise en œuvre tant attendue de cette résolution est essentielle pour fournir des ressources substantielles aux personnes et aux communautés dans le besoin », ont déclaré les membres de la famille propriétaire de Purdue dans un communiqué mardi. « Nous sommes heureux de la décision de la Cour de permettre à l’accord d’aller de l’avant et nous attendons avec impatience qu’il prenne effet dès que possible. »


    Des manifestants font un die-in aux abords du tribunal qui est en train de prononcer la faillite de Purdue Pharma à White Plains, à New York, le 9 août 2021. Illustration (Crédit : Seth Wenig/AP)

    Les fondateurs de Purdue, Arthur, Mortimer et Raymond Sackler, sont les fils d’immigrants juifs de Brooklyn qui ont suivi des études de médecine en Écosse parce que les écoles américaines n’admettaient pas les juifs à l’époque. Mortimer et Raymond ont lancé l’OxyContin en 1996, après qu’Arthur a quitté l’entreprise ; la famille a ensuite gagné des milliards en commercialisant agressivement le médicament pendant plus de deux décennies, alors même que des signes montraient qu’il entraînait les utilisateurs dans la dépendance aux opiacés.

    Les trois frères sont décédés, mais d’autres membres de la famille ont conservé le contrôle de Purdue Pharma et leur fortune, estimée à environ 11 milliards de dollars il y a deux ans.

    Le nom Sackler était régulièrement présent dans les cercles philanthropiques jusqu’à ce que les poursuites contre les opioïdes commencent à s’accumuler en 2019, date à laquelle de nombreuses institutions culturelles ont commencé à refuser les dons de la famille et à retirer leur nom des bâtiments. L’artiste et activiste juive Nan Goldin a été le fer de lance d’un mouvement populaire s’opposant à la famille pendant des années.



    Gabe Ryan, un employé, supprime les lettres formant le nom d’ Arthur M. Sackler à l’entrée du bâtiment de l’école de médecine Tufts à Boston, le 5 décembre 2019 (Crédit : AP Photo/Steven Senne)

    L’un des bénéficiaires notables des Sackler, l’université de Tel Aviv, a résisté aux pressions visant à supprimer le nom Sackler de son école de médecine – bien que l’aile de son école de médecine tournée vers les États-Unis ait discrètement supprimé le nom Sackler de son matériel de marketing l’année dernière.

    Purdue est peut-être l’acteur le plus médiatisé de l’industrie des opioïdes. Mais plusieurs autres fabricants de médicaments, sociétés de distribution et pharmacies ont également été poursuivis par les États et les collectivités locales. Si une poignée d’affaires ont été portées devant les tribunaux, beaucoup sont en cours de règlement.

    La valeur totale des règlements proposés et finalisés au cours des dernières années s’élève à plus de 50 milliards de dollars. Parmi les entreprises qui ont conclu des accords figurent les fabricants de médicaments Johnson & Johnson et Teva, les géants de la distribution AmerisourceBergen, Cardinal Health et McKesson, ainsi que les chaînes de pharmacies CVS, Walgreens et Walmart.

    Un seul autre grand règlement de procès concernant les opioïdes prévoyait des paiements pour les victimes.

    Un militant installant des pierres tombales en carton avec les noms des victimes d’overdose d’opioïdes devant le palais de justice où se déroule le procès de la faillite de Purdue Pharma à White Plains, à New York, le 9 août 2021. (Crédit : AP Photo/Seth Wenig/Dossier)


    La majeure partie de l’argent doit être utilisée pour lutter contre la crise des opioïdes, qui a été liée à plus de 500 000 décès aux États-Unis au cours des deux dernières décennies, dont plus de 70 000 par an récemment.

    Ces dernières années, la plupart des décès ont été liés au fentanyl et à d’autres opioïdes synthétiques illicites, et non à des analgésiques délivrés sur ordonnance.

    #Sackler #purdue_pharma #big_pharma #santé #oxycontin #fentanyl #opioïdes #McKinsey #Johnson_&_Johnson #Teva #AmerisourceBergen #Cardinal_Health #McKesson #CVS #Walgreens #Walmart #oxycodone #naloxone #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #carfentanil #overdose

    Source https://fr.timesofisrael.com/opioides-la-famille-sackler-paiera-6-mds-de-pour-eviter-des-poursu

  • #Canada : Des pharmaciens versent des millions de dollars pour obtenir des patients Ulysse Bergeron - Le devoir

    Pour mettre la main sur des milliers de clients qui consomment d’onéreux médicaments de spécialité, deux pharmaciens de Laval ont versé des millions de dollars à Innomar, un important gestionnaire de programmes de soutien aux patients (PSP). Financés par des géants de l’industrie pharmaceutique, ces programmes clés en main évoluent en marge des réseaux de santé publics et offrent un service d’accompagnement des patients tout au long de leur thérapie. Cette pratique des pharmaciens pour acquérir cette clientèle lucrative contrevient à leur code de déontologie.


    Daniel Vermette et Marc Chabot sont copropriétaires d’une pharmacie de médicaments de spécialité située sur le boulevard Curé-Labelle, à Laval. M. Vermette détient également une pharmacie, à Québec, avec son autre associé, Jérôme Bergeron.

    En avril 2022, les trois pharmaciens ont plaidé coupable devant l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) pour avoir « obtenu » des patients d’Innomar, un important grossiste en médicaments et gestionnaire de programmes de soutien aux patients (PSP). Cette pratique contrevient au code de déontologie des pharmaciens, qui leur interdit formellement « d’obtenir de la clientèle par l’entremise d’un intermédiaire ».

    Pour leur part, les pharmaciens Vermette et Chabot ont aussi plaidé coupable d’avoir versé en contrepartie à Innomar un pourcentage des revenus générés par la clientèle obtenue. Ils ont « illégalement partagé [leurs] honoraires avec un tiers non-pharmacien », lit-on dans une décision du Conseil de discipline de l’Ordre.

    L’enquête du syndic de l’OPQ s’est échelonnée sur dix ans. Elle a démontré qu’à partir de décembre 2012, en vertu d’une entente, « Innomar dirige les patients inscrits aux différents PSP qu’elle gère vers les deux pharmacies, en échange d’honoraires représentant [environ 2,5 %] du volume brut des ventes des médicaments ».

    Une entente rentable. Entre 12 900 et 17 400 patients participant à un PSP faisaient affaire avec les pharmacies de Laval et de Québec, selon l’enquête de l’OPQ. Les pharmaciens payaient « entre 500 000 $ et 600 000 $ par mois » à une entreprise appartenant à Daniel Vermette lui-même, qui, à son tour, transférait cette somme à Innomar. Plusieurs millions de dollars ont ainsi été payés à Innomar depuis 2012.

    En vertu de cette entente, Innomar envoyait aux pharmacies un courriel sécurisé contenant les informations des patients nouvellement inscrits à ses PSP par des médecins spécialistes : noms, médicaments prescrits et moyens pour les contacter. Et cela, sans le consentement préalable des patients, est-il indiqué dans la décision : « Il revient alors aux pharmacies de Laval ou de Québec de contacter le patient afin d’obtenir ses coordonnées et son consentement pour ensuite exécuter l’ordonnance. »

    Vingt demandes d’enquête provenant soit de pharmaciens communautaires soit de patients insatisfaits d’avoir été contactés et servis par l’une des deux pharmacies pour leurs doses gratuites ont été déposées à l’OPQ au fil des ans. . . . . .

    #santé #médicaments #big_pharma #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #santé_publique #fric #capitalisme

    Source et suite : https://www.ledevoir.com/societe/sante/791057/enquete-des-pharmaciens-versent-des-millions-de-dollars-pour-obtenir-des-p

    • La France n’a plus les moyens de se payer un cancer incurable Florence Pinaud - La Tribune

      Avec des prix dix à vingt fois plus élevés qu’auparavant, les nouveaux anticancéreux soignent peut-être des cancers jusqu’alors incurables, mais ils remettent en question notre politique du médicament. . . . .

      Certains big pharmas annoncent - publiquement ou non - renoncer au marché français pour leurs nouveaux anticancéreux. C’est le cas de Janssen qui en a retiré son Carvykti début avril. La formule d’immunothérapie par cellules CAR-T contre les myélomes multiples (cancer de la moelle osseuse) avait bien été utilisée en France dans le cadre de la procédure dite « d’accès précoce ». Mais lors de l’évaluation des progrès thérapeutiques de médicament (ASMR), la mauvaise note obtenue annonçait au labo qu’il aurait bien du mal à en tirer le prix espéré. Dans la mesure où son Carvykti soigne certains cas incurables avec des résultats parfois exceptionnels, Janssen sait bien que son traitement facturé quelque 500 000 $ aux États-Unis trouvera preneur sur d’autres marchés.

      En France, notre 100 % ou presque remboursé par la Sécu a un prix, celui de la maîtrise des coûts. Le système actuel donne en effet un accès gratuit aux anticancéreux via l’hôpital. Pour le maintenir sans plomber les comptes de l’Assurance maladie, les politiques de santé imposent aux labos des négociations de prix toujours plus longues et complexes faute d’avoir trouvé une autre solution. C’est ainsi que le traitement par immunothérapie Keytruda (Merck MSD), initialement conçu contre le cancer de la vessie, a mis plusieurs années avant d’être accessible chez nous. Son prix revient à 6 000 € par mois de traitement par patient et il est désormais indiqué dans différents autres cancers. . . . . .

      La suite : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/la-france-n-a-plus-les-moyens-de-se-payer-un-cancer-incurable-962063.html

      #France #Cancer #Sécurité_sociale #anticancéreux

  • La pénurie de médicaments viole les droits de l’enfant, dénoncent des pédiatres ats/vic

    Les médicaments pour les enfants et les adolescents manquent un peu partout en Europe. En Suisse, en Allemagne, en Autriche, en France et en Italie, des associations de pédiatres demandent aux ministres de la Santé d’y remédier de manière rapide, durable et fiable.

    Les spécialistes de la santé enfantine ont formulé cette exigence dans une lettre ouverte, a indiqué lundi l’association professionnelle des pédiatres suisses. Il y a quelques années encore, il était inimaginable que des pénuries aiguës mettent en péril l’approvisionnement en antibiotiques, analgésiques, médicaments contre la fièvre, contre l’asthme ou même vaccins.


    Les enfants et les adolescents ont pourtant besoin de peu de médicaments, des médicaments relativement bon marché. Comme ceux-ci ne sont pas forcément interchangeables avec des médicaments pour adultes, les pénuries conduisent à ce que les traitements ne puissent plus être effectués selon les directives thérapeutiques adaptées aux enfants, mettent en garde les médecins.

    « De la responsabilité des décideurs politiques »
    « Nous considérons qu’il est de la responsabilité des décideurs politiques de garantir une production et un approvisionnement suffisants pour constituer des stocks de médicaments importants pour les soins pédiatriques de base en Europe », écrivent-ils encore.

    La Société suisse de pédiatrie (SSP) renvoie en outre à la Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant : celui de bénéficier du meilleur état de santé possible y est inscrit. A leurs yeux, la production et le stockage insuffisants des médicaments de base pour les enfants violent donc ce droit.

    Des hausses de prix pour inverser la tendance ?
    En France, au cours des derniers mois, des tensions ont pesé sur les stocks de plusieurs médicaments. Cet hiver, plusieurs antibiotiques, dont l’amoxicilline, largement prescrite aux enfants, étaient ainsi en rupture.

    Début février, le ministre de la Santé avait annoncé un plan visant à prévenir toute future crise. Le gouvernement a notamment annoncé qu’il allait autoriser des hausses de prix pour certains génériques essentiels afin d’inciter les fabricants à poursuivre leur production.

    Source : https://www.rts.ch/info/monde/13986252-la-penurie-de-medicaments-viole-les-droits-de-lenfant-denoncent-des-ped
    #santé #enfants #médicaments #big_pharma #médecine #pharma #sante #médicament #santé_publique #brevets #pédiatres #industrie_pharmaceutique #marges #bénéfices

  • A Fraught New Frontier in Telehealth : Ketamine - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2023/02/20/us/ketamine-telemedicine.html

    Un (long) article passionnant. On retrouve un processus qui a créé la crise des opioides. Même si le danger de la kétamine n’est pas comparable, le pattern de comportement des autorités, comme des fabricants, des médecins et des patients est similaire. Et on retrouve toujours « l’excuse » des mauvais comportement avec un « bon » produit que les fabricants d’opioides, notamment les Sackler, ont utilisé très longtemps (avant qu’ils ne se mettent à fabriquer des produits pour sauver des overdoses, puis se déclarent en faillite pour ne pas payer d’amendes).

    Covid-19 exacerbated the nation’s mental health crisis and underscored the inadequacy of many existing treatments, accelerating a reconsideration of once-stigmatized psychedelics. Because the Food and Drug Administration approved ketamine as an anesthetic more than 50 years ago, federal rules allow doctors to prescribe it for other conditions as well, and its use for depression, anxiety and post-traumatic stress disorder was growing before the pandemic.

    With the rule changes in 2020, the at-home ketamine industry appeared practically overnight.

    Tech start-ups and individual doctors began offering medical services online, and so-called compounding pharmacies, which can make variations of approved drugs, found a market for tablet and lozenge versions of ketamine, normally manufactured as a liquid and distributed in vials.

    Primed by glowing media coverage and aggressive advertising, many patients interviewed by The Times came to regard the drug — and its remote availability — as akin to a miracle cure with few risks.

    Studies of recreational users have documented that ketamine — popularly known as K or Special K, with a reputation as a club drug — can be addictive and, when taken chronically in high doses, can cause severe bladder damage that in the worst cases requires surgical reconstruction of the organ. There are indications that abuse may also lead to cognitive impairment.

    Advocates of increased therapeutic use say those issues are exceedingly rare or nonexistent at the doses and frequencies commonly prescribed. But because treatment is remote and there is little mandatory reporting of side effects, it is nearly impossible to accurately gauge their prevalence.

    Many ketamine patients described the drug as a reset button for the brain. During treatment sessions, they experienced pleasant visualizations, sometimes accompanied by a sense of existing outside themselves and melding with the universe. Afterward, their daily problems seemed less weighty.

    The considerable hype surrounding ketamine stems in part from the drug’s ability to affect brain receptors that traditional antidepressants do not target. The psychedelic-like trip, many believe, is integral to the drug’s therapeutic effect.

    But for some patients who spoke to The Times, including a Tennessee cybersecurity manager and a former Pennsylvania factory worker, the profound experiences of their early sessions faded. Chasing the lost high, they sought increased doses, took multiple days’ worth at once or altered the medicine to release more of its payload.

    For others — a Utah data analyst, a California bartender and a Pennsylvania internet entrepreneur — ketamine treatment eventually meant dealing with a constant urge to urinate, often painfully, as well as other bladder ailments.

    The experiences of the dozens of patients who shared their stories with The Times encapsulate both the well-publicized promise of ketamine and the lesser-discussed risks.

    “We know at a certain point you will get both the neurotoxic and the bladder-toxic effects — we just don’t know at what level,” said Dr. Gerard Sanacora, a psychiatrist and leading ketamine researcher at Yale University.

    In the absence of data, some medical professionals said they were becoming more conservative in their prescribing because of anecdotes in published case reports or online forums.

    Professional groups have developed informal guidelines that emphasize catching symptoms early, reducing the dose and spacing out treatments. But some at-home providers are pushing in the opposite direction, viewing ketamine as just another medicine to be taken regularly.

    “I would be worried about chronic usage,” said Dr. Adam Howe, a urologist at Albany Medical Center who advises a group developing treatment guidance. Damage is avoidable with proper safeguards, he said, but “common sense would tell you, if you’re to use this every day for years on end, then at a certain point, you’re going to be damaging your bladder probably.”

    The literature on addiction and abuse among medical users is also thin and inconclusive. Supporters point to studies indicating that patients on ketamine rarely, if ever, have those issues. Others note a pattern common in drug development: an initial overestimation of benefit, followed by more tempered results and recognition of previously undetected harm.

    Production Is Booming

    For years, mental health clinics have administered the F.D.A.-approved liquid form of ketamine that doctors also use to sedate patients in surgery. But at-home treatment created demand for a version that was less potent and easier to take — something not available from drugmakers.

    Enter a uniquely positioned industry: compounding pharmacies.

    These specialized companies operate in a murky regulatory space somewhere between a corner drugstore and a pharmaceutical manufacturer. They can produce variations of approved drugs but do not have to follow the same quality-control rules as drugmakers.

    Most compounding pharmacies do not have to notify federal regulators when they learn of a patient experiencing a problem, and they are rarely, if ever, inspected by the F.D.A. In many cases, the agency may not even know they exist.

    Companies that once served primarily local customers now ship their products across the country as the ketamine boom has presented an alluring opportunity.

    “It’s become the new buzz in this space,” said Jeanine Sinanan-Singh, chief executive of Vitae Industries, which sells a machine that compounding pharmacies can use to produce doses at a faster clip than with other methods.

    Joyous is the new kid on the at-home ketamine block, a reflection of where market forces and scant regulation have taken the fledgling industry. The company has sought to distinguish itself by promoting its tech-driven, customizable treatment plans, but the real draw for many patients is its pricing.

    “I signed up for Joyous, if we’re being honest, just because of the price,” said Francisco Llauger, who, like Mr. Curl, found in-clinic treatments effective but too expensive.

    Joyous illustrates a reality of how at-home ketamine has evolved: Patients with some of the most serious and complicated mental health challenges are turning to some of the most hands-off treatment, according to The Times’s interviews.

    The company has carved out its place with a novel approach: Instead of prescribing higher doses to be taken once or twice a week, Joyous offers lower doses to be taken daily.

    Melding the argots of Silicon Valley and self-care, Joyous delivers treatment primarily by text message, replete with exclamation points and emojis. Each morning, patients receive a questionnaire on their phones asking about symptoms and side effects, and each evening, they get a text with the next day’s recommended dose.

    “Our algorithms use all of this information to tailor the protocol exactly to your brain and body’s needs,” Sharon Niv, co-founder and chief of customer experience, says in a video. In written responses to questions from The Times, the company said its general treatment approach “has been adapted and used by providers nationally and internationally” for more than five years and its internal data indicated that “this medicine is highly effective for both anxiety and depression.” It declined to provide details about how its technology works.

    The company says lower doses translate to lower risk. Yet most of the eight Joyous patients who spoke with The Times said their doses reached the maximum the company would prescribe within weeks. Some providers who generally support at-home treatment expressed concern that taking ketamine every day, even at lower doses, could heighten the risk of tolerance, addiction and bladder problems.

    “We believe that the patients who choose Joyous understand the risks and feel that the benefits outweigh the potential risks,” the company said, adding that nine out of every 10 patients “report feeling better overall.”

    “We want to emphasize that Joyous is a public benefits corporation,” the company said, “meaning that we prioritize public goods over profits.”

    The future of the ketamine boom depends largely on the actions of the federal government in the coming months. While states have some authority, the most important policy decision rests with the D.E.A. If the agency doesn’t take action before the Covid-19 public health emergency is scheduled to end in May, patients may be required to have at least one in-person visit before they can be prescribed ketamine. The D.E.A. declined to comment on its plans.

    Many patients who spoke with The Times expressed hope for a middle ground: something more stringent than the current laissez-faire approach but not so restrictive that a potentially lifesaving treatment became inaccessible.

    Mr. Curl said he hoped that his and other patients’ negative experiences would not ruin the at-home ketamine experiment more broadly.

    “I’m not on a mission to get them shut down or anything,” he said, “because that’s not going to solve any problems for people like me.”

    #Kétamine #Psychédéliques #Dépression #Abus #Pharmacie #Déontologie #Santé_publique