• Le #ministère de la #Santé a bien dissuadé les #pharmaciens de vendre des #masques | Reflets.info
    https://reflets.info/articles/masques-le-ministere-de-la-sante-a-bien-dissuade-les-pharmaciens-de-vendre

    « Nous n’avons pas vendu de masques alors qu’on en avait bien le droit parce que nous souhaitions respecter la doctrine d’Olivier Veran même si ce n’était pas un texte juridique, assume Carine Wolf, la présidente nationale de l’Ordre des pharmaciens. Le ministre de la Santé nous disait qu’on devait réserver ce marché à pour les professionnels de santé, et aux soignants en priorité ». Elle confirme ainsi nos informations, les pharmaciens avaient bien le droit de vendre des masques depuis le 23 mars. « On s’est dit que c’était indécent de vendre des masques alors que nos confrères soignants en manquaient toujours, que l’on allait être en compétition avec le stock d’État et qu’il fallait mieux laisser l’État approvisionner. J’ai eu un échange avec le ministre de la Santé à ce propos là, en lui disant : qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on peut se mettre à vendre ? Et il m’a clairement dit : "Non, non, pour le moment on réserve pour les soignants." C’était il y a quinze jours, trois semaines. On a été bons soldats. On a donné notre accord pour ne pas se mettre sur ce marché-là et continuer à alimenter les professionnels de santé en priorité avec le stock de l’Etat. ». La présidente de l’ordre est très claire : « J’ai prévenu le ministre de la Santé qu’on avait des pharmaciens qui voulaient vendre des masques car ils avaient réussi à en faire venir 3 ou 5 millions, il m’a dit : "Ne faites pas ça, vous allez créer la ruée dans les pharmacies, à côté de ça les soignants ne vont pas comprendre qu’eux n’en n’ont toujours pas assez." Donc on a été solidaire de cette situation ».

  • Ventes de masques au grand public : les mensonges du gouvernement | Reflets.info
    https://reflets.info/articles/ventes-de-masques-au-grand-public-les-mensonges-du-gouvernement

    Cela peut paraître incroyable, mais les pharmaciens et la grande distribution, entre autres, pouvaient vendre des masques chirurgicaux depuis le 23 mars. Et pourtant le discours était tout autre. Les autorités sanitaires le martelaient dans les médias : interdiction de vendre des masques chirurgicaux et FFP2 au grand public. Syndicats de pharmaciens et Ordre national ne disaient pas autre chose. De toute façon, jusqu’à une date très récente, ces masques n’étaient, paraît-il, pas nécessaires. Ces éléments de langage servaient surtout à masquer l’imprévoyance organisée par les gouvernements successifs, déjà sous Nicolas Sarkozy, après le départ de Roselyne Bachelot, sous François Hollande puis sous Emmanuel Macron, comme l’a démontré entre autres Libération.

    • « On a fait comme si c’était interdit alors que ça ne l’était pas, explique un cadre d’un répartiteur pharmaceutique sous couvert d’anonymat. La vente a toujours été légale, il n’y a jamais eu d’arrêté disant que les pharmaciens n’avaient plus le droit de vendre des masques. L’État a organisé un rationnement sans le dire. Il y avait tellement peu de masques pour le personnel de santé, que l’Etat ne pouvait pas se permettre de montrer que le grand public pouvait en avoir. Avec ce décret du 23 mars qui menace de réquisition au-delà d’un achat de 5 millions de masques, ce qui est une toute petite quantité, si vous ajoutez en plus le discours du gouvernement et du directeur général de la Santé, M. Salomon, vous verrez que le parti pris du gouvernement, c’est pas de vente en pharmacies, puisqu’il n’y a pas assez de masques pour les soignants. En clair, on nous demande de ne pas les vendre. Ce n’est pas la loi, mais quand vous avez le gouvernement qui dit ça dans toutes les conférences de presse pendant un mois, vous êtes pharmacien, vous vous posez la question, est-ce que vous le faites, est-ce que vous le faites pas. Donc c’est un gentleman agreement qui a perduré pendant toute la crise jusqu’à cette semaine. Quand vous êtes pharmacien et inscrit à l’Ordre, quand vous êtes syndicalistes et que vous respectez la parole des pouvoirs publics. Quand les pouvoirs publics vous demandent de ne pas vendre de masques, aussi parce que l’État en distribue en parallèle et que vous êtes dans une forte tension d’approvisionnement pour l’hôpital, vous respectez ça. Nous avions le droit d’en vendre. Quand vous êtes une profession réglementée, vous ne vous amusez pas à ne pas respecter les paroles des autorités. Ce n’était pas une question légale, c’était une question éthique et morale. Les pharmaciens sont des personnes disciplinées qui respectent les pouvoirs publics et qui sont restées dans les consignes que le gouvernement leur a donné. »

      Le grand public qui n’a pas eu les moyens de se protéger du Coronavirus et les malades du Covid qui n’ont jamais eu accès aux masques même sur ordonnance, alors que les filières d’approvisionnement existaient, apprécieront...

    • De toute façon, les masques étaient inutiles pour le grand public. C’est ce qu’indiquait l’inénarrable porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye à BFM TV le 17 mars : « Les Français ne pourront pas acheter de masque dans les pharmacies, car ce n’est pas nécessaire si l’on n’est pas malade. »

      Le 17 mars au soir, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, affirmait lors de son point presse quotidien que dans la rue, énormément de gens ont des masques qui sont mal ajustés et donc se contaminent massivement en pensant être protégés alors que ces masques sont réservés aux professionnels de santé. Il n’y a pas de raison de porter un masque dans la rue, expliquait-il.

      Le 25 mars, Sibeth Ndiaye précisait, invoquant Jupiter lui-même, que « le président ne porte pas de masque parce qu’il n’y en a pas besoin d’un masque quand on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres ». Pendant ce temps-là, Emmanuel Macron visitait l’hôpital de campagne de Mulhouse avec un masque FFP2 sur le visage...

      Elle n’a pas tort, Ndiaye... Sauf qu’avec la longueur de la période d’incubation de cette maladie, on ne sait pas si on est malade !

  • Pilule, avortement, PMA... Le difficile accès aux soins des femmes confinées
    https://reporterre.net/Pilule-avortement-PMA-Le-difficile-acces-aux-soins-des-femmes-confinees

    Selon la conseillère, de nombreuses personnes s’interdisent (ou se voient refuser) l’accès à la contraception, au dépistage d’une infection sexuellement transmissible ou à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), « comme si les questions de santé sexuelle et reproductive n’avaient plus le droit d’exister en ce moment ».

    Afin de garantir le droit d’interrompre une grossesse non-désirée, une centaine de professionnelles ont réclamé, dans une tribune publiée le 31 mars, l’allongement dérogatoire du délai d’IVG de quatorze à seize semaines d’aménorrhée. Une mesure rejetée par le Parlement, et qui, pour le ministre de la Santé, est un sujet « trop important pour être traité dans l’urgence »... Pour l’heure, le gouvernement s’est contenté d’allonger le délai de l’IVG médicamenteuse à domicile (de sept à neuf semaines d’aménorrhée), d’assouplir les protocoles pour limiter les allers-retours dans les structures médicales et de favoriser les téléconsultations.

    Dans un courrier adressé le 23 avril à des associations et parlementaires, le ministre admet également la possibilité de pratiquer des IVG tardives, au-delà de quatorze semaines, en cas de « détresse psychosociale » qui mettrait en péril la santé de la mère. Des mesures qui restent timorées face à la situation : avorter à domicile peut s’avérer impossible, en particulier pour les mineures qui ne souhaitent pas que leurs parents soient au courant, et quant à la « détresse psychosociale », sa détermination reste à l’entière discrétion des praticiens. Le refus d’allonger légalement le délai d’IVG laisse ainsi présager, au moment du déconfinement, « un engorgement des services, avec une arrivée massive de femmes en fin de délai ou hors-délai », conclut Perrine.

    En temps de crise sanitaire, la santé reproductive et mentale des femmes est menacée du fait de réponses politiques insuffisantes, mais aussi parce qu’elle est déjà, en temps normal, négligée. « Sur le plan psychologique, quand on subit des échecs de PMA, mais aussi quand on fait une grossesse extra-utérine, on avorte, on accouche, on n’est pas accompagnées, conclut Estelle. Chacune se débrouille avec ses armes. On a beau le savoir, on le subit quand même... »

    Comme toujours, #arbitraire #violences_médicales #pharmacie #droits_reproductifs en danger...

  • Chloroquine : pourquoi le passé de Didier Raoult joue contre lui | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070420/chloroquine-pourquoi-le-passe-de-didier-raoult-joue-contre-lui?onglet=full

    La chloroquine sera (ou pas) la solution miracle au Covid-19. En attendant d’en avoir la confirmation (ou l’infirmation), Mediapart a voulu comprendre la défiance du monde médical et scientifique à l’égard de Didier Raoult, son principal promoteur. Nos recherches nous ont permis de découvrir des rapports et des témoins qui pointent des résultats scientifiques biaisés et des financements opaques.

    #Science #Conflits_intérêt #Pharmacie #Big_pharma

    • Il est impossible de savoir si le traitement à la chloroquine permettra un jour d’abattre le Covid-19 (relire ici notre enquête et là l’étude de la revue médicale indépendante Prescrire). Une chose est cependant sûre : le débat qui fait rage au sein de la communauté scientifique se cristallise autour de Didier Raoult, grand apôtre de ce traitement, qui se présente comme la victime de l’intelligentsia scientifique parisienne liée à l’industrie pharmaceutique.

      Il est vrai que rarement un professeur de médecine aura été aussi critiqué (lire ici l’enquête de notre partenaire Marsactu). Sauf que ces critiques ne viennent pas de nulle part, comme l’a découvert Mediapart en se plongeant dans le passé de l’infectiologue. Des résultats biaisés, des méthodes peu scrupuleuses et une opacité dans les financements des travaux nourrissent le dossier de ses contempteurs.

      Didier Raoult, en dépit d’une brillante carrière, s’est vu privé en janvier 2018 du label du CNRS et de l’Inserm, deux de ses établissements de tutelle. Mediapart a pu consulter les deux rapports scientifiques qui ont conduit à ce retrait. Instruits en janvier 2017, par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), autorité administrative indépendante, ils sont le fruit du travail d’une quinzaine de chercheurs européens venant notamment du University College de Londres (UCL), de l’Institut Bernhard Nocht de médecine tropicale de Hambourg ou de l’Institut Pasteur.

      Ces études dressent un bilan sans concession de l’Urmite, le fameux laboratoire de recherche de Didier Raoult sur les maladies infectieuses et tropicales (scindé depuis cet audit en deux unités, Mephi et Vitrome).

      Selon les évaluateurs, faute d’analyse épidémiologique, de vérifications et de recherches approfondies, le travail de certaines équipes de son unité n’apporte pas de « bénéfice scientifique ».

      Concernant la « qualité scientifique et la production » de l’unité Mephi (pour « Microbes, évolution, phylogénie et infection »), dédiée notamment à l’identification de nouvelles bactéries et virus, les évaluateurs regrettent que la priorité soit donnée au « volume de publications plutôt qu’à leur qualité ». Si l’unité du professeur Raoult a été à l’origine de plus de 2 000 publications entre 2011 et 2016, « seules 4 % d’entre elles l’étaient dans des revues de haut impact international », précisent-ils.

      Par ailleurs, le « manque d’expertise dans des domaines clefs » , en particulier « en épidémiologie » , entraîne des essais cliniques mal conduits et des études biostatistiques approximatives. En résumé, les découvertes ne donnent lieu à aucune recherche approfondie permettant de connaître par exemple les effets d’un virus sur le corps humain.

      Concernant « Microbiota », l’équipe de Didier Raoult, les scientifiques remarquent que l’approche qui consiste à découvrir systématiquement de nouvelles bactéries n’est pas suivie des analyses nécessaires. Selon eux, cette « compilation de nouvelles bactéries » – comme « on collectionne les timbres », persiflent les évaluateurs – donne certes lieu à un volume important de publications, mais sans plus d’avancées pour la connaissance scientifique et médicale.

      Ils considèrent, par ailleurs, que la création d’un journal New Microbes and new infections, « qui sert à publier des articles refusés par les autres revues, est quelque peu désespérée » . Ils relèvent que ce journal est juge et partie, puisque plusieurs chercheurs du laboratoire font partie du comité éditorial dirigé par le professeur Michel Drancourt, lui-même à la tête de l’unité de recherche Mephi et bras droit de Didier Raoult.

      Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Lors de leur inspection, les scientifiques notent à plusieurs reprises l’isolement du laboratoire, tant au niveau national qu’international, et mentionnent l’« adversité » dont fait preuve son directeur.

      Selon la commission d’évaluation, cette opposition systématique du professeur à la communauté scientifique isole ses équipes des autres laboratoires et a pour conséquence une moindre qualité des recherches menées, ne permettant pas d’avoir un « bénéfice scientifique et épidémiologique ».

      Mêmes constats pour la seconde unité Vitrome (pour « Vecteurs-infections tropicales et méditerranéennes »), spécialisée dans la découverte de pathogènes émergents et de leurs vecteurs (comme les moustiques, les puces ou les tiques).

      Là encore, le nombre de publications ne semble pas être gage de qualité. Sur 1 153 articles parus entre 2011 et 2016, dont la moitié ont pour auteur Didier Raoult, seuls quatre peuvent être considérés comme « remarquables ». Quant au travail de recherche scientifique, la multiplication des découvertes de nouvelles formes microbiennes répond davantage à une logique « productiviste » que scientifique, « ne démontrant pas, par exemple, leur pathogénicité ».

      « La peur de le contredire peut conduire à biaiser les résultats »

      Mediapart a voulu confronter toutes ces assertions à des témoins de l’époque. Parmi eux, Paul, qui a travaillé comme ingénieur auprès de Didier Raoult jusqu’en 2016. Il témoigne sous la condition de l’anonymat (voir la Boîte noire de cet article) : « J’étais sur l’identification de nouvelles bactéries. Et trouver ainsi des bactéries, c’est du chiffre, puisqu’une nouvelle bactérie donne lieu à une nouvelle publication, qui garantit à la fois la notoriété du laboratoire et l’argent. »

      En effet, en vertu du Système d’interrogation, de gestion et d’analyse des publications scientifiques (Sigaps), chaque publication permet à un chercheur, un service ou une université de gagner des points, à partir desquels est calculée une rétribution.

      Avec un tel objectif d’articles à publier, fixé au préalable, cet ingénieur n’a pas « trouvé d’intérêt scientifique à ce travail », qu’il qualifie de « quantitatif, d’affichage et lucratif » .

      Le troisième rapport auquel nous avons eu accès date également de 2017. Il révèle, lui, des cas de harcèlements, déjà pointés par notre partenaire Marsactu (à lire ici), mais également de graves manquements aux règles de sécurité. Il est l’œuvre des représentants des CHSCT des quatre organismes et établissements de tutelle (université d’Aix-Marseille, CNRS, Inserm et Institut de recherche pour le développement), dépêchés sur place après un courrier signé par 12 membres du laboratoire, alertant sur les humiliations et les pressions subies.

      Selon ces représentants des CHSCT, le personnel du laboratoire « manipule des agents biologiques pathogènes dans des locaux non réglementaires » et sans encadrement suffisant. Certains techniciens et étudiants travaillent avec des produits chimiques, cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction sous des hottes aspirantes défectueuses. Autre critique : « La culture de cellules humaines ainsi que la manipulation de produits sanguins de statut sanitaire inconnu sont réalisées dans des laboratoires banalisés. »

      Outre ces mises en danger, plusieurs ingénieurs font part de menaces et de leur peur de représailles s’ils venaient à parler. « Certains se sentent comme des pions », à la merci du professeur Didier Raoult, qui peut décider du jour au lendemain de mettre fin à leur recherche.

      Face à la gravité de cette situation, le comité de visite décide d’autoriser des témoignages écrits (authentifiés), permettant ainsi de préserver davantage la confidentialité.

      Sur sept témoignages écrits reçus, deux révèlent et regrettent les résultats volontairement biaisés de leurs études. Un ingénieur fait ainsi part d’une « falsification de résultats d’expérience à la demande d’un chercheur » et un autre « met en cause la rigueur scientifique lors de l’obtention de certains résultats ».

      Mediapart a retrouvé d’autres témoins de telles dérives : plusieurs ingénieurs ou chercheurs nous ont fait part de faits similaires. Comme Mathieu, qui a préparé sa thèse de doctorat auprès du professeur Didier Raoult. Le problème, selon lui, est qu’« il n’admet pas la discussion » : « On fonctionne à l’envers. Il a une idée et on fait des manips pour prouver qu’il a raison. Avec la peur de le contredire, cela peut conduire à biaiser les résultats. Or, c’est bien le doute et la discussion qui permettent à la science d’avancer. »

      Il se rappelle la première réunion en présence du professeur. « C’était un mercredi après-midi, à l’occasion d’un “work in progress”. C’est le moment où les thésards présentent l’état de leur recherche. Nous avions cinq minutes pour présenter parfois trois à quatre mois de travail. C’est très court. Au moindre désaccord, Didier Raoult disait : “Vous n’êtes pas là pour penser, c’est moi qui pense.” »

      Mathieu n’est pas sorti indemne de ses quatre années passées à l’Urmite. En 2015, alors que le laboratoire lui propose de rester, il choisit de partir. « Je travaillais sur un sujet sur lequel Didier Raoult m’avait donné un angle de recherche et, au fil des tests, je constatais qu’il avait tort, puisqu’à chaque fois, mes tests étaient négatifs. On m’a demandé d’insister et j’ai passé près d’un an à les faire pour prouver qu’il avait raison. À la suite de plusieurs dizaines de répétitions, sans que ce soit complètement positif, un signal est allé dans le sens de Raoult. C’était approximatif, voire biaisé dans la démarche, et donc dans les résultats » , confesse-t-il. Malgré cela, son directeur de doctorat, proche collaborateur de Didier Raoult, lui annonce que son étude sera publiée.

      « Vu le faible niveau de cette étude et les problèmes qu’elle posait au vu de sa démarche scientifique pour le moins douteuse, on a passé un an à la présenter à des revues qui nous l’ont refusée en pointant du doigt le manque de rigueur scientifique et en particulier des expériences et des contrôles manquants » , déplore Mathieu.

      Adressés au professeur Didier Raoult, les courriers de refus, que Mediapart a pu consulter, font part des remarques suivantes : « les résultats ne sont pas suffisamment solides », « manque de connaissance » ou « les données sont pour la plupart descriptives » et ne permettent pas de démontrer l’hypothèse initiale de l’étude.

      Signée par le professeur Raoult, cette étude sera finalement publiée, dans Microbial Pathogenesis, un journal qui a pour membre du comité d’édition Didier Raoult.

      Angoissé par le comportement du professeur, qui « fracasse toute personne n’allant pas dans son sens et tient ainsi tout le monde par la peur », Mathieu a fait des cauchemars près de six mois après avoir quitté le laboratoire. « Je n’ai pas d’animosité mais de la crainte et de la méfiance », précise-t-il.

      Encore choqué d’avoir dû signer une publication aux résultats biaisés, ce chercheur regrette de n’avoir pu protester, sa #bourse dépendant de l’Institut. « Non seulement je dépendais de Raoult pour mes études mais j’avais aussi observé comment sa notoriété lui permettait à lui et ses proches de briser la #carrière de ceux qui le contestaient. »

      À l’inverse de Mathieu, Antoine, chercheur à l’Inserm, s’est opposé à Didier Raoult. En préambule de son témoignage, il tient à préciser qu’il ne veut pas prendre parti dans la polémique « regrettable sur la chloroquine » : « Que ce traitement soit bon ou pas, il aurait fallu prendre plus de précautions pour l’annoncer, aucun essai clinique ne permettant à ce jour de se prononcer sur son efficacité. »

      L’annonce précipitée du professeur sur ce médicament n’a guère étonné ce chercheur. « Il veut toujours être le premier et qu’on parle de lui. Ce qui l’amène à aller vite mais c’est parfois critiquable sur la rigueur de la méthode scientifique », explique-t-il.

      C’est lors de la découverte d’une nouvelle souche d’un virus qu’Antoine va « refuser de signer une publication, dans laquelle le professeur voulait donner une interprétation sur le mode de fonctionnement de ce virus » : « Or, nous n’avions pas suffisamment d’éléments de preuves pour aller aussi loin dans les interprétations. Le faire pouvait conduire à émettre des affirmations non démontrées scientifiquement. »

      Le chercheur quitte le laboratoire, estimant non seulement que le travail, trop descriptif faute de réflexion plus approfondie, y est peu satisfaisant d’un point de vue scientifique, mais surtout que « les méthodes sont discutables en termes de rigueur. Raoult disait souvent : “Quand je dis quelque chose, c’est que c’est vrai.” »

      En 2006, suspectés de fraude, le professeur Didier Raoult et son équipe ont été interdits de publication pendant un an par l’American Society for Microbiology dans toutes les revues éditées par cette société savante.

      « Cette question sur des résultats biaisés n’est pas propre au laboratoires de Didier Raoult mais ce n’est pas admissible que ce soit tu. C’est d’ailleurs bien cela qui est problématique : que des organismes comme le CNRS ou l’Inserm ne réagissent pas rapidement », soupire Dominique, professeure et ancienne directrice d’unité à l’Inserm, qui a alerté les deux établissements publics entre 2006 et 2009.

      « J’ai constaté, hélas, ce manque de déontologie. Il y a un peu plus de 10 ans, j’ai dirigé une commission de visite de l’Urmite, à la demande du CNRS », précise-t-elle, comme cela se fait régulièrement pour évaluer le travail d’un laboratoire de recherche.

      « Ce qui m’a marqué, raconte-t-elle, c’est l’obsession de Didier Raoult pour ses #publications. Quelques minutes avant que ne commence l’évaluation de son unité, c’est d’ailleurs la première chose qu’il m’a montrée sur son ordinateur, son facteur H. » Le #facteur_H est la mesure de la portée et de l’impact des publications cumulées d’un chercheur. « Je ne me suis pas laissé impressionner par ce genre de référence qui m’importe peu », s’amuse-t-elle.

      « Nous prenons toujours un temps pour rencontrer les équipes sans leur directeur, poursuit-elle. Son laboratoire accueille de nombreux étudiants étrangers. D’une part, nous avions pu constater des pressions exercées à leur encontre, étant plus précaires que le reste des chercheurs, explique-t-elle. Quelques-uns nous avaient également alertés sur des études dont les résultats étaient arrangés. »

      À l’issue de cette visite, le comité a rendu son rapport au CNRS et à l’Inserm, rapport « qui est resté lettre morte », regrette Dominique. « Je pense qu’à cette époque, la notoriété de Didier Raoult les a convaincus d’enterrer ces faits, ayant eux-mêmes intérêt à soutenir un laboratoire dont le directeur avait un tel facteur H », ironise-t-elle.

      En 2010, Didier Raoult reçoit même le Grand Prix Inserm 2010 pour l’ensemble de sa carrière. Et il faudra donc attendre 2018 pour que le CNRS et l’Inserm sanctionnent les dysfonctionnements de ce laboratoire.

      Nous avons soumis au professeur Didier Raoult plusieurs questions concernant les rapports d’évaluation scientifique instruits par le Hceres. C’est Yanis Roussel, doctorant et chargé de la communication du professeur, qui nous a répondu : « Concernant la partie scientifique, nos travaux sont évalués par un conseil scientifique. Nous pensons qu’en tant qu’experts extérieurs, ils sont les mieux placés pour relater la pertinence des travaux menés à l’IHU. »

      Notons que la présidente de ce conseil, la professeure Laurence Zitvogel, détenait jusqu’au 15 septembre 2019 (lire ici sa déclaration publique d’intérêts) 39 % de parts dans Everimmune, une des start-up qui travaillent avec la fondation et qui est dirigée par sa sœur, Valérie Zitvogel-Perez.

      La start-up Pocramé développe des tests avec le laboratoire de Didier Raoult pour des croisiéristes

      Reste cependant un point que la commission d’évaluation de 2017 n’a pu vérifier, ses demandes d’information étant restées sans réponse : le financement du laboratoire et des projets.

      Le professeur Raoult, qui se targue d’être indépendant, oublie de préciser que sa fondation a reçu, selon les données du ministère de la santé, 909 077 euros provenant de laboratoires pharmaceutiques depuis 2012. Outre 50 000 euros versés par Sanofi en 2015, l’institut Mérieux, membre fondateur de la fondation et membre de son conseil d’administration, a apporté plus de 700 000 euros au laboratoire.

      Sur le site EurosForDocs recensant les données du ministère de la santé sur les déclarations obligatoires de liens d’intérêts entre les professionnels de santé et les industries pharmaceutiques, aucune trace du professeur Didier Raoult. Seule sa fondation y est mentionnée.

      On peut y lire « convention », « dons de fonctionnement », parfois « rémunération ». Sans plus de précisions. Cette opacité est induite par le statut de « #fondation », choisi en 2010-2011, lors de la création des six instituts hospitaliers universitaires (IHU), parmi lesquels celui du professeur Raoult. Un statut retenu notamment pour faciliter la participation du privé.

      Ce statut spécifique a cependant montré ses limites en matière de gouvernance et de transparence. En 2016, à la suite d’un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), les ministres de la santé et de la recherche annoncent que les futurs IHU ne bénéficieront plus de cette convention.

      Didier Raoult est néanmoins parvenu à conserver son statut si convoité de fondation, pour son IHU.

      À partir des déclarations publiques faites par la fondation de Didier Raoult et par les laboratoires sur transparence.gouv, le site dédié du ministère de la santé, Mediapart a donc tenté de comprendre quelles étaient la hauteur et la destination des financements des laboratoires pharmaceutiques au sein de la fondation. Tout n’est pas limpide.

      Première dissonance : concernant le laboratoire Mérieux : 715 077 euros de « dons de fonctionnement », de « convention », de « partenariat » sont déclarés. Nous avons demandé des précisions, notamment sur les « rémunérations » d’un montant de 165 000 euros.

      Producteur de tests de dépistage du Covid-19, Mérieux assure qu’« il n’y a eu aucune collaboration dans [ce] domaine » avec l’IHU.

      Le laboratoire explique qu’« en tant que cofondateur et dans le cadre d’une convention de partenariat », l’institut Mérieux « s’est engagé à des dons de 125 000 € par an, pour la période allant de 2012 à 2015, et de 25 000 € par an pour celle de 2016 à 2021. Il s’agit de dons et en aucun cas de rémunérations ».

      Tandis que c’est sa filiale, le laboratoire Mérieux, qui entre 2012 et 2014 a versé 165 000 € « pour mener, il y a quelques années une collaboration avec l’IHU dans le domaine de la tuberculose ».

      Ces versements étaient destinés, selon Mérieux, à prendre en charge « des frais de thèse d’un doctorant de la fondation principalement affecté aux activités de recherche d’un programme dirigé par le professeur Raoult sur la tuberculose ». Ni l’intitulé de la thèse, ni son auteur ne nous ont été communiqués.

      Vérification faite auprès de plusieurs doctorants, la bourse versée par l’IHU varie entre 1 000 et 1 400 euros par mois durant trois ans. En toute logique, dans le cadre de cette thèse sur la tuberculose, le doctorant aurait donc reçu entre 36 000 et 50 400 euros. Le reste, soit un minimum de 114 600 euros, aurait-il dès lors été alloué à des frais, sachant que Mérieux verse déjà 125 000 euros à la fondation pour le fonctionnement de son laboratoire ?

      Le laboratoire bioMérieux ne nous a pas apporté de réponse, se contentant de nous renvoyer vers Didier Raoult.

      Ce n’est cependant pas le professeur qui nous a répondu, mais la présidente de la fondation Méditerranée infection Yolande Obadia. Là encore, ni l’intitulé de la thèse de doctorat, ni le bénéficiaire de cette rémunération de 165 000 euros ne nous seront donnés : « [Nous sommes] tenus par une clause de confidentialité stricte sur l’ensemble des contrats que nous signons avec les industriels. »

      En revanche, le docteur Yolande Obadia nous précise que le laboratoire Mérieux participe à hauteur de 1,2 million d’euros au budget de la fondation Méditerranée infection, qui s’élève, au total, à 120 millions d’euros et est financé à 60 % par l’Agence nationale pour la recherche (ANR).

      Le docteur estime naturel, comme le prévoit les statuts de la fondation, que ce groupe pharmaceutique occupe un siège au sein du conseil d’administration, au même titre que les organismes publics, et juge que sa présence « en qualité de fondateur et dans la gouvernance de la fondation est une nécessité de l’IHU, dont l’objectif est d’avoir une vision stratégique globale de l’ensemble des acteurs intervenants dans le domaine de la recherche, du soin et des traitements des patients ».

      Ainsi que le rappelle le docteur Obadia, « le conseil d’administration est composé de 17 membres. Les cinq membres fondateurs, dont la fondation Mérieux, deux enseignants chercheurs et 10 personnalités qualifiées ». Parmi ces « 10 personnalités qualifiées » figure l’ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy, qui a récemment pris position en faveur d’une utilisation massive de la chloroquine dans la lutte contre le coronavirus.

      Deuxième dissonance : le laboratoire Sanofi. Interrogé par Mediapart sur la nature des « rémunérations » à hauteur de 50 000 € versées à la fondation, Sanofi répond tout d’abord qu’il s’agit, d’un « partenariat de recherche », « lors de la mise en place de l’IHU Méditerranée » en 2015.

      Or, la mise en place de l’IHU date de janvier 2012 (à la suite de la convention signée avec l’ANR). Sur cette discordance et sur la destination des fonds, Sanofi se dispense de tout commentaire mais tient à ajouter que « ce partenariat n’a pas permis de mettre en place de nouvelles solutions thérapeutiques » : « Nous avons donc cessé la collaboration avec l’IHU Méditerranée en 2015. »

      Contacté par Mediapart, la fondation de Didier Raoult nous informe qu’il ne s’agit pas de « 50 000 euros mais de 150 000 euros ». Sans plus de commentaires ni d’explications concernant la déclaration officielle initiale de 50 000 euros faite sur le site du ministère de la santé.

      Troisième dissonance : nous n’en saurons pas beaucoup plus sur les 144 000 euros versés, en décembre 2017, par le laboratoire français Ceva, spécialisé dans la santé animale et numéro 5 mondial, qui travaille aujourd’hui sur le Covid-19. « Il s’agit de bourses doctorales financées par Ceva. Comme pour tout contrat signé avec un industriel, nous sommes évidemment tenus par une clause de confidentialité stricte », répond la présidente de la fondation, Yolande Obadia.

      Enfin, dans sa déclaration publique d’intérêt (DPI) publiée le 19 mars, le professeur Didier Raoult ne précise ni le montant de sa collaboration avec le laboratoire Hitachi, ni celui des actions qu’il détient dans huit #start-up.

      Ces sociétés bénéficient du savoir-faire scientifique et du matériel du laboratoire, et cèdent, en contrepartie, 5 % de leur capital à l’IHU. Parmi elles, Pocramé, cofondée par le docteur Pierre-Yves Levy, biologiste à l’IHU, et l’entrepreneur Éric Chevalier. Cette start-up conçoit et commercialise des bornes-laboratoires mobiles, dispositif qui permet de diagnostiquer, de manière rapide, une série d’infections dangereuses et contagieuses.

      Cette borne-laboratoire est d’ailleurs présentée sur le site de la fondation, parmi « les produits issus de l’IHU », pour « le diagnostic syndromique rapide et délocalisé des infections aiguës et leurs diagnostics différentiels ».

      Contacté par Mediapart, son directeur, Éric Chevalier, précise : « Le siège de l’entreprise est à Aubagne mais nous sommes hébergés par la fondation du professeur Didier Raoult. Nous travaillons avec ses équipes pour valider un test permettant de détecter rapidement le coronavirus actuel. Nous pensons pouvoir le proposer à nos clients, parmi lesquels la compagnie de croisière Ponant et l’armateur CMA-CGM, d’ici la fin du mois d’avril. »

      Interrogé sur le montant des actions qu’il détient dans Pocramé, le professeur Raoult, qui n’est pourtant pas avare de communication, comme le montre notamment cette chaîne officielle sur YouTube, n’a pas répondu.

      #communauté_scientifique

  • Registrierte Arzneimittelhändler
    https://www.dimdi.de/dynamic/de/arzneimittel/versandhandel/haendler/index.html

    Voici une liste des pharmacies en ligne qu’on peut qualifier de fiables en prenant comme xritère les normes allemandes.

    In den folgenden Übersichten können Sie nachschauen, ob Ihr Arzneimittelhändler im Register erfasst ist. Die Links in der Spalte „Internetadresse/n“ führen Sie sicher zur Webseite des gewünschten Versandhändlers. Darüber hinaus finden Sie Kontaktdaten von Händlern und deren zuständigen Behörden.

    #santé #pharmacie_en_ligne #Allemagne

  • Scientists Dodge FDA to Offer a $1 Million Anti-Aging Treatment in Colombia
    https://onezero.medium.com/scientists-dodge-fda-to-offer-a-1-million-anti-aging-treatment-in-co

    Would you pay $1 million and fly to South America for a chance to live longer?

    Libella Gene Therapeutics, a Kansas-based company that says it is developing a gene therapy that can reverse aging by up to 20 years, is hoping your answer is yes. In an interview with OneZero, the company says it is ready to give an experimental anti-aging therapy to older people at a clinic north of Bogota, Colombia. But that’s not all — it’s also charging people $1 million to participate. Scientists and ethicists say the company’s experiment is not only dubious but it also raises concerns about how anti-aging treatments should be tested in people.

    The aim of Libella’s therapy is to lengthen a person’s telomeres, which sit at the tips of chromosomes like caps on the end of shoelaces. First discovered in the 1970s, telomeres have been linked to aging because they seem to shorten as a person gets older. By delivering a gene called TERT to cells, which in turn makes a telomere-rebuilding enzyme called telomerase, Libella thinks it can prevent, delay, or even reverse aging.

    “I know what we’re trying to do sounds like science fiction, but I believe it’s a science reality,” Jeff Mathis, CEO of Libella Gene Therapeutics, tells OneZero.

    The anti-aging field has drawn plenty of criticism for scams and overhyped products with no proven health benefits. Libella’s clinical trial listings also raise red flags. First among them is the fact that the company and its trials are located in different countries. Mathis, an occupational therapist who runs a rehabilitation practice in Manhattan, Kansas, says he chose Colombia for the trial because it was the “path of least resistance.” The company looked at eight different countries, and he says, “the easiest, the quickest, and the best way forward ended up being in Colombia.”

    Leigh Turner, a bioethicist at the University of Minnesota who studies clinical trials that market unproven therapies, says he suspects the company chose to go outside the country to avoid the Food and Drug Administration, which oversees clinical trials in the United States. “Even though the company is based in the United States, they’ve managed to find a way to evade U.S. federal law by going to a jurisdiction where it’s easier to engage in this activity,” he tells OneZero.

    Turner says the $1 million participation cost is alarming because most clinical trials are free. In fact, many pay people to participate because of the time commitment and the potential risks involved with receiving an experimental treatment. Andrews justifies the fee, saying it costs Libella “hundreds of thousands of dollars to produce enough of the gene therapy to treat one person.”

    Some researchers in the field are concerned that putting a lot of telomerase into cells could make cells divide more quickly and promote tumor growth, says Austad. Previous research has linked longer telomeres to increased cancer risk, with scientists finding that cancer cells tend to have more telomerase that most normal cells. But telomere evangelists like Michael Fossel believe that shortened telomeres are a cause of age-related diseases like cancer and thus, lengthening them could help protect against these conditions.

    How a dubious clinical trial was able to be registered into a government website in the first place has been a longstanding problem for the National Institutes of Health, which runs ClinicalTrials.gov. The website is the largest database of its kind and lists studies in more than 200 countries. It’s a tremendous resource for people with rare diseases, cancer, and those who have run out of treatment options, and physicians regularly refer their patients to the site.

    But Turner says the site can be easily manipulated and taken advantage of because the process to register is automated. NIH does not screen studies that are submitted to the database, which allows companies to submit predatory and pay-to-participate studies on the site. This has been the case with many stem cell businesses marketing unproven therapies. “ClinicalTrials.gov can basically be used as a marketing platform,” Turner says.

    Being registered on the site gives an air of legitimacy, and often patients can’t tell the difference between a scientifically sound clinical trial and one that’s suspicious. ClinicalTrials.gov listings also don’t include information about participation costs, so patients can’t tell if there’s a fee involved up-front.

    #Pharmacie #Anti_âge #Arnaque #Vieillesse #Santé_publique #Génomique

  • Apothekerpräsident Friedemann Schmidt will nicht mehr gegen die Onlinekonkurrenz ankämpfen
    https://www.berliner-zeitung.de

    Am Mittwoch beschließt das Bundeskabinett das lange umstrittene Apothekengesetz – offizieller Titel: „Gesetz zur Stärkung der Vor-Ort-Apotheken“. Anlass ist die unterschiedliche Behandlung von Versand- und Vor-Ort-Apotheken. Während Onlineanbieter wie Doc Morris aus den Niederlanden deutschen Kassenpatienten bei verschreibungspflichtigen Medikamenten Rabatte und Boni geben dürfen, ist das den anderen Apotheken untersagt. Deshalb wollte die Union auf Druck der Apothekerlobby den Versandhandel ganz verbieten. Gesundheitsminister Jens Spahn (CDU) ist nun aber einen anderen Weg gegangen. Der Präsident der Bundesvereinigung Deutscher Apothekerverbände, Friedemann Schmidt, ist dennoch zufrieden.

    Herr Schmidt, der Versandhandel mit rezeptpflichtigen Medikamenten bleibt erlaubt – anders als im Koalitionsvertrag vereinbart. Das ist doch eine klare Niederlage für Sie, oder?

    Ach, Sieg und Niederlage sind hier nicht die richtigen Kategorien. Die Bundesregierung wählt nun ein anderes Mittel, um das Ziel zu erreichen, das wir beide haben: Den Erhalt und die Stärkung der Apotheken vor Ort für eine flächendeckende Versorgung der Menschen. Da ergibt es keinen Sinn, mit dem Kopf durch die Wand zu wollen. Man muss Kompromisse machen, wenn man verhindern will, dass Lösungen gleich wieder von einer nächsten Bundesregierung kassiert werden.

    Aber noch vor einiger Zeit hieß es in Ihrem Verband, ein Verbot des Versandhandels sei alternativlos.

    Wir haben lernen müssen, dass es für eine Generation, zu der auch unser Bundesgesundheitsminister gehört, nicht mehr vorstellbar ist, den Onlinehandel zu verbieten. Er gehört zum Alltag einfach dazu. Es gibt in Politik und Gesellschaft keine Mehrheit für ein Verbot. Deshalb sind wir zu dem Schluss gekommen, uns hier nicht weiter zu verkämpfen.

    Auf Druck Ihres Verbands sieht der Gesetzentwurf nun vor, dass ausländische Versandapotheken wie Doc Morris deutschen Kunden keine Boni oder Rabatte mehr geben dürfen. Was haben Sie gegen Wettbewerb?

    Gar nichts. Aber die Arzneimittelversorgung von Versicherten ist kein Ort für einen Wettbewerb um Preise. Es ist auch im Interesse der Patienten, dass rezeptpflichtige Medikamente überall dasselbe kosten. Es wäre doch fatal, wenn die Patienten auf dem Land, wo kaum Wettbewerb herrscht, mehr zahlen müssten als Menschen in der Stadt. Deshalb wird nun richtigerweise festgelegt, dass sich bei der Versorgung der gesetzlich Versicherten alle an die einheitlichen Preise halten müssen, auch Versender aus dem Ausland.

    Diese Vorgabe war schon einmal vom Europäischen Gerichtshof kassiert worden. Was macht Sie sicher, dass die Regelung nun Bestand haben wird?

    Wenn es um Gerichtsentscheidungen geht, kann man sich natürlich nie sicher sein. Aber die Regierung hat das Gesetz gut begründet. Boni und Rabatte für Versicherte haben in unserem System, wo Behandlungen oder verschriebene Medikamente direkt mit den Kassen abgerechnet werden, nichts zu suchen.

    Die Apotheken bekommen im Gegenzug für die Aufgabe ihres Widerstandes 150 Millionen Euro mehr. Was haben die Versicherten davon?

    Das eine hat mit dem anderen nichts zu tun. Künftig können Apotheken bestimmte pharmazeutische Dienstleistungen anbieten und mit den Kassen abrechnen. Das wichtigste Projekt dabei ist der Medikationsplan, der von den Apothekern für die Versicherten kostenfrei angelegt und gepflegt werden kann. Damit können wir den Patienten zum Beispiel helfen, dass es nicht zu gefährlichen Wechselwirkungen von verschiedenen Medikamenten kommt. Das wird gerade in Zeiten, wo die Menschen älter werden und an mehreren Krankheiten gleichzeitig leiden, immer wichtiger.

    Künftig sollen Apothekerauchimpfen dürfen. Die Ärzte sehen das kritisch.

    Das war eher ein Wunsch von Spahn, aber wir nehmen die Herausforderung gern an. Der Minister verweist zu Recht darauf, dass die Impfraten in Ländern, wo das heute schon möglich ist, deutlich höher sind. Außerdem geht es um eine Entlastung der Ärzte. Alle Einzelheiten, also wie zum Beispiel die Fortbildung der Apotheker gestaltet wird, sollen in Pilotprojekten geklärt werden. Ich bin mir sicher, dass wir uns mit den Ärzten schon einigen werden.

    Das Gespräch führte Timot Szent-Ivanyi.

    Friedemann Schmidt, Jahrgang 1964, ist seit 2013 Präsident der Bundesvereinigung Deutscher Apothekerverbände. Der gebürtige Leipziger studierte Pharmazie in Greifswald und betreibt seit 1990 eine Apotheke in seiner Heimatstadt. Neben seiner Tätigkeit im Verband und der Apotheke moderierte Schmidt auch Fernsehsendungen zu gesundheits- und gesellschaftspolitischen Themen. Schmidt ist verheiratet und hat drei Kinder.

    #Allemagne #médicaments #commerce #disruption #pharmaciens

  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

  • Drug Sites Upend Doctor-Patient Relations: ‘It’s Restaurant-Menu Medicine’ - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/04/02/technology/for-him-for-hers-get-roman.html

    On the sites, people self-diagnose and select the drug they want, then enter some personal health and credit card information. A doctor then assesses their choice, with no in-person consultation. If approved, the medicine arrives in the mail days or weeks later.

    The sites invert the usual practice of medicine by turning the act of prescribing drugs into a service. Instead of doctors making diagnoses and then suggesting treatments, patients request drugs and physicians serve largely as gatekeepers.

    Much like Uber, which argues that it is not a transportation company even as it connects drivers and passengers, the drug sites argue that they are tech platforms, not health providers. The sites connect consumers — and often process their payments — to doctors who may prescribe drugs and pharmacies that can ship the medications.

    To comply with state laws, the doctors work for separate companies that cater to the sites. The doctors are typically paid for each health consultation, or by the hour, not the number of prescriptions written. The sites generate revenue for themselves by charging service or processing fees to consumers, the doctors or both.

    The new wave of sites that market drugs directly to consumers began popping up several years ago, promising to streamline medical care with software.

    Several gained traction with cheeky TV commercials, billboard ads and social media feeds featuring sexual imagery like cactuses. They use slick packaging, wrapping doses of Viagra in condom-size envelopes or sending chocolate along with birth control pills.

    The premise is so attractive to investors that Hims and Ro have raised nearly $100 million each. They have also tapped experts for advice, including Dr. Joycelyn Elders, a former surgeon general who is a medical adviser to Ro, and men’s health specialists at leading hospitals.

    Dr. Elders said she had signed on to advise Ro to promote accurate information about sexual health.

    The Food and Drug Administration generally prohibits pharmaceutical companies from marketing medicines for unapproved uses, as they have not been federally vetted for safety and effectiveness. Over the last decade, Pfizer and Johnson & Johnson have each paid fines of more than $2 billion to settle government charges of illegally marketing unapproved drug uses.

    Doctors are permitted to practice medicine as they see fit, including prescribing drugs for unapproved uses. Mr. Ip of Kick noted that doctors regularly prescribed propranolol to treat anxiety.

    #Big_pharma #Médecine #Pharmacie #Internet #Le_fric_avant_tout

  • Medieval medical books could hold the recipe for new antibiotics – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/01/medieval-medical-books-could-hold-the-recipe-for-new-antibiotics

    I am part of the Ancientbiotics team, a group of medievalists, microbiologists, medicinal chemists, parasitologists, pharmacists and data scientists from multiple universities and countries. We believe that answers to the antibiotic crisis could be found in medical history. With the aid of modern technologies, we hope to unravel how premodern physicians treated infection and whether their cures really worked.

    To that end, we are compiling a database of medieval medical recipes. By revealing patterns in medieval medical practice, our database could inform future laboratory research into the materials used to treat infection in the past. To our knowledge, this is the first attempt to create a medieval medicines database in this manner and for this purpose.

    Premodern European medicine has been poorly studied for its clinical potential, compared with traditional pharmacopeias of other parts of the world. Our research also raises questions about medieval medical practitioners. Today, the word “medieval” is used as a derogatory term, indicating cruel behavior, ignorance or backwards thinking. This perpetuates the myth that the period is unworthy of study.

    During our eyesalve study, chemist Tu Youyou was awarded the Nobel Prize in Physiology or Medicine for her discovery of a new therapy for malaria after searching over 2,000 recipes from ancient Chinese literature on herbal medicine. Is another “silver bullet” for microbial infection hidden within medieval European medical literature?

    Certainly, there are medieval superstitions and treatments that we would not replicate today, such as purging a patient’s body of pathogenic humors. However, our work suggests that there could be a methodology behind the medicines of medieval practitioners, informed by a long tradition of observation and experimentation.

    #Pharmacie #Moyen_âge #Antibiotiques

  • Psychedelic Mushrooms Are Closer to Medicinal Use (It’s Not Just Your Imagination) - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/03/science/magic-mushrooms-psilocybin-scheduleiv.html

    Researchers from Johns Hopkins University have recommended that psilocybin, the active compound in hallucinogenic mushrooms, be reclassified for medical use, potentially paving the way for the psychedelic drug to one day treat depression and anxiety and help people stop smoking.

    The suggestion to reclassify psilocybin from a Schedule I drug, with no known medical benefit, to a Schedule IV drug, which is akin to prescription sleeping pills, was part of a review to assess the safety and abuse of medically administered psilocybin.

    Before the Food and Drug Administration can be petitioned to reclassify the drug, though, it has to clear extensive study and trials, which can take more than five years, the researchers wrote.

    The analysis was published in the October print issue of Neuropharmacology, a medical journal focused on neuroscience.

    For decades, though, researchers have shunned the study of psychedelics. “In the 1960s, they were on the cutting edge of neuroscience research and understanding how the brain worked,” Dr. Johnson said. “But then it got out of the lab.”

    Research stopped, in part, because the use of mind-altering drugs like LSD and mushrooms became a hallmark of hippie counterculture.

    The researchers who conducted the new study included Roland R. Griffiths, a professor in the departments of psychiatry and neurosciences at the Johns Hopkins University School of Medicine, who is one of the most prominent researchers on the behavioral and subjective effects of mood-altering drugs. The researchers reviewed data going back to the 1940s.

    Dr. Johnson said that the F.D.A. had approved a number of trials of psilocybin. If its use is approved for patients, he said, “I see this as a new era in medicine.”

    He added, “The data suggests that psychedelics are powerful behavioral agents.” In legal studies, he said, participants are given a capsule with synthetic psilocybin. (They are not given mushrooms to eat, which is how the drug is most often ingested.)

    He warned, though, that psilocybin is not a panacea for everyone. In their analysis, the researchers called for strict controls on its use. There are areas of risk, too, for patients with psychotic disorders and anyone who takes high doses of the drug.

    #Psychédéliques #Psylocybine #Champignons #Usage_médical #Pharmacie

  • «Marco si è sentito male domenica, mentre era con suo fratello e gli amici.
    Un ragazzo gentile di 24 anni che parlava cinque lingue, impegnato come volontario per tradurre le informazioni ai richiedenti asilo.
    Si lamentava per i forti dolori all’addome. I crampi che provoca l’appendicite quando si infiamma. È corso in ospedale, dove lo hanno trattato con superficialità e dimesso senza fargli alcuna analisi. «Ma io sto malissimo, mi fa male la pancia!», ripeteva. Non gli hanno creduto.
    Nelle ore successive i dolori aumentano. La sera, Marco non riesce più a stare in piedi. Suo fratello e i suoi amici lo portano alla farmacia di turno, quella di Piazza Garibaldi, a un passo dalla stazione centrale di Napoli. Il farmacista si rifiuta di aprire la porta. Vede il ragazzo contorcersi per il dolore. Lo pregano di chiamare un’ambulanza. Attendono per più di un’ora, mentre Marco è riverso a terra, ma l’ambulanza non arriva. I ragazzi corrono alla fermata dei taxi più vicina, quella di Piazza Mancini. Per accompagnare Marco in ospedale servono dieci euro per la corsa. «Eccoli!», dicono, ma il tassista si rifiuta di caricarli. «Per piacere, sta malissimo!». Niente da fare. I ragazzi sollevano Marco e lo scortano a un’altra farmacia. Il farmacista osserva il ragazzo e gli suggerisce di acquistare farmaci per quindici euro. Marco inghiotte i farmaci, torna a casa, vomita.
    Suo fratello e i suoi amici tentano di nuovo di chiamare un’ambulanza, invano. Si rivolgono a Mauro, che è medico. Telefona anche lui: «Non possiamo mandare un’ambulanza per un ragazzo che vomita». «Ma sta male - li supplica Mauro - è urgente!». Ricostruisce i fatti parlando al telefono con i colleghi, spiega i sintomi. Marco rantola, ha quasi perso conoscenza. «Niente ambulanza, dovete portarlo a farsi visitare alla guardia medica. Nel caso, poi, l’ambulanza la chiamano loro». Sui fratello e gli amici lo prendono in spalla, corrono disperati verso Piazza Nazionale. Fermano una volante dei Carabinieri ma nemmeno quelli vogliono caricare Marco in macchina. Si rimettono a correre.
    Quando arrivano a destinazione Marco non risponde più. I medici capiscono che bisogna chiamare un’ambulanza e operarlo al più presto, ma il più presto era prima.
    Poco dopo l’arrivo in ospedale, Marco è morto.
    È morto perché non si chiamava Marco ma #Ibrahim_Manneh e veniva dalla Costa D’Avorio, come l’abbiamo ribattezzata noi europei nel 1500, quando abbiamo razziato tutti gli elefanti della zona portandoli all’estinzione.»
    Francesca Fornario su Il Fatto Quotidiano, 11 luglio 2017

    In memoria di tutti gli Ibrahim contro il razzismo crescente di coloro che per squallidi ritorni elettorali giocano sulla pelle degli immigrati, di coloro che vogliono erigere muri o blocchi navali, di coloro che si scagliano contro chi cerca una vita migliore.
    IO SONO IBRAHIM! PER NON DIMENTICARE, MAI!

    –-> Lu sur la page Facebook de Lisa Bosia, qui elle-même a repris de la page FB de Roberto Cammarano :
    https://www.facebook.com/lisa.bosia/posts/10216678274053482

    #hôpital #racisme #xénophobie #Italie #non-assistance_à_personne_en_danger #secours #accès_aux_soins #décès #ambulance #pharmacie #Naples

    Ibrahim Manneh comme #Naomi_Musenga :
    https://seenthis.net/messages/693102
    https://seenthis.net/messages/693545

  • The Cost of Pushing Pills: A New Estimate of Pharmaceutical Promotion Expenditures in the United States
    http://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.0050001
    http://journals.plos.org/plosmedicine/article/figure/image?id=10.1371/journal.pmed.0050001.t001&size=inline

    Conclusion

    From this new estimate, it appears that pharmaceutical companies spend almost twice as much on promotion as they do on R&D. These numbers clearly show how promotion predominates over R&D in the pharmaceutical industry, contrary to the industry’s claim. While the amount spent on promotion is not in itself a confirmation of Kefauver’s depiction of the pharmaceutical industry, it confirms the public image of a marketing-driven industry and provides an important argument to petition in favor of transforming the workings of the industry in the direction of more research and less promotion.

    #Pharmacie #R&D

  • PACE - Resolution 2071 (2015) - Public health and the interests of the pharmaceutical industry: how to guarantee the primacy of public health interests?
    http://assembly.coe.int/nw/xml/XRef/Xref-XML2HTML-en.asp?fileid=22154&lang=en

    During the 20th century, humankind saw the most spectacular medical advances in its history. Scientific progress helped us to identify the origin of countless illnesses and to develop treatments which have significantly improved the population’s state of health. The pharmaceutical industry has played an indisputable role here by investing massively in research and development for new medicines. It continues to do so and is therefore one of the key players in the health field and at the same time a very important sector of activity in many countries.
    2. For a long time, questions have been raised about the possible negative effects of the interaction between the pharmaceutical industry and health sector stakeholders. This interaction may well give rise to conflicts of interest, have an influence on the knowledge and behaviour of the players involved and result in biased decisions. In its Resolution 1749 (2010) “Handling of the H1N1 pandemic: more transparency needed”, the Parliamentary Assembly had expressed its concern at the risk of conflicts of interest among experts involved in sensitive health-related decisions.
    3. Despite the considerable progress made in preventing and dealing with conflicts of interest, this is still today largely a matter of hit-and-miss. By means of a self-regulation policy, the pharmaceutical industry is now adopting a much more ethical approach and legislation lays down rules in this area. However, self-regulation is not binding and the implementation of legislation leaves much to be desired.
    4. Research and development for new therapeutic molecules is a costly and lengthy process. In return for this investment, pharmaceutical companies benefit from an intellectual property right on the molecules they develop, protected by a patent. This innovation model has led to the discovery of thousands of medicines. However, more and more voices are now being heard arguing that this is not the optimal approach in public health matters.
    5. In recent years, in spite of the increase in the number of new medicines placed on the market, there have been very few that present a real therapeutic benefit, satisfying real health needs. In addition, we have seen an upsurge in the price of medicines, allegedly justified by the cost of research and development, which nonetheless remains opaque and broadly disputed. The exorbitant price of cancer and hepatitis C treatments is of particular concern. Public health systems are faced with constant cost increases in this area, jeopardising their ability to fulfil their role.

    #Pharmacie

  • Pharmaceutical industry gets high on fat profits - BBC News
    https://www.bbc.com/news/business-28212223

    Last year, US giant Pfizer, the world’s largest drug company by pharmaceutical revenue, made an eye-watering 42% profit margin. As one industry veteran understandably says: “I wouldn’t be able to justify [those kinds of margins].”

    Stripping out the one-off $10bn (£6.2bn) the company made from spinning off its animal health business leaves a margin of 24%, still pretty spectacular by any standard.

    In the UK, for example, there was widespread anger when the industry regulator predicted energy companies’ profit margins would grow from 4% to 8% this year.

    Last year, five pharmaceutical companies made a profit margin of 20% or more - Pfizer, Hoffmann-La Roche, AbbVie, GlaxoSmithKline (GSK) and Eli Lilly.

    Drug companies justify the high prices they charge by arguing that their research and development (R&D) costs are huge. On average, only three in 10 drugs launched are profitable, with one of those going on to be a blockbuster with $1bn-plus revenues a year. Many more do not even make it to market.

    But as the table below shows, drug companies spend far more on marketing drugs - in some cases twice as much - than on developing them. And besides, profit margins take into account R&D costs.

    The industry also argues that the wider value of the drug needs to be considered.

    “Drugs do save money over the longer term,” says Stephen Whitehead, chief executive of the Association of the British Pharmaceuticals Industry (ABPI).

    "Take hepatitis C, a shocking virus that kills people and used to require a liver transplant. At £35,000 [to £70,000] for a 12-week course, 90% of people are now cured, will never need surgery or looking after, and can continue to support their families.

    “The amount of money saved is huge.”

    Pour les opioides, c’est le contraire... les coûts sociaux sont largement plus importants que les revenus des entreprises pharmaceutiques concernées.

    Courting doctors

    But drug companies have been accused of, and admitted to, far worse.

    Until recently, paying bribes to doctors to prescribe their drugs was commonplace at big pharmas, although the practice is now generally frowned upon and illegal in many places. GSK was fined $490m in China in September for bribery and has been accused of similar practices in Poland and the Middle East.

    The rules on gifts, educational grants and sponsoring lectures, for example, are less clear cut, and these practices remain commonplace in the US.

    Indeed a recent study found that doctors in the US receiving payments from pharma companies were twice as likely to prescribe their drugs.

    ’Undue influence’

    No wonder, then, that the World Health Organisation (WHO) has talked of the “inherent conflict” between the legitimate business goals of the drug companies and the medical and social needs of the wider public.

    Indeed the Council of Europe is launching an investigation into “protecting patients and public health against the undue influence of the pharmaceutical industry”.

    It will look at “particular practices such as sponsoring health professionals by the industry... or recourse by public health institutions to the knowledge of highly specialised researchers on the pay-rolls of industry”.

    #Pharmacie #Marketing

  • Les compagnies pharmaceutiques dépensent deux fois plus en marketing qu’en recherche | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/sante/170552/les-compagnies-pharmaceutiques-depensent-deux-fois-plus-en-marketing-qu-en

    Ottawa — Les manufacturiers de médicaments dépensent près de deux fois plus pour la promotion de leurs produits que pour la recherche et le développement, révèle une nouvelle étude.
    Dans leur analyse des données provenant de deux entreprises spécialisées dans les études de marché, Marc-André Gagnon et Joel Lexchin, de l’université York, de Toronto, ont constaté que les sociétés pharmaceutiques américaines ont consacré, en 2004, 57,5 milliards $ US à leurs activités de promotion.

    Par comparaison, les dépenses en recherche et en développement de l’industrie pharmaceutique aux Etats-Unis se chiffraient la même année à 31,5 milliards $, selon un rapport de la Fondation nationale des sciences, incluant les fonds publics dévolus à la recherche industrielle.

    Le type de dépenses incluses dans le montant de 57,5 milliards $, compilées par les firmes IMS et CAM, comprend les échantillons gratuits, la publicité s’adressant directement aux consommateurs, les réunions entre représentants d’entreprise et médecins pour promouvoir les produits, les promotions par courriel et par la poste, selon l’étude.

    Ces conclusions, qui paraissent cette semaine dans la publication Public Library of Science Medicine, confirment « l’image publique d’une industrie axée sur la commercialisation », disent les auteurs de l’étude.

    #Pharmacie #R&D #Marketing #Etats-Unis

  • Marketing pharmaceutique et innovation : interview C. Lajoux sur mercator.fr
    http://www.mercator-publicitor.fr/le-medicament-n-est-pas-un-produit-comme-les-autres

    Pour répondre à votre question, signalons qu’il n’y a pas une industrie pharmaceutique française mais une industrie pharmaceutique en France – ce qui est différent. Les groupes pharmaceutiques, quelle que soit leur taille, sont tous de dimension internationale . S’il peut avoir des centres de décision dans les pays – comme c’est le cas pour Sanofi ou pour Pierre Fabre – nous sommes toujours confrontés à une industrie de dimension internationale.
    En France, si les conditions d’exercice de l’industrie pharmaceutique sont très administrées, celle-ci dépend aussi énormément des directives européennes.

    Dans le contexte européen, quel modèle de vente en ligne des médicaments la pharmacie française peut-elle envisager ?
    Doit-on, ou pas, autoriser la vente des médicaments sur Internet ? Le débat est ouvert et va devoir évoluer dans son approche. En France, il n’y a pas de nécessité d’acheter des médicaments sur Internet car nous disposons de 23 000 officines, jusque dans les plus petites bourgades. On n’a donc pas besoin d’aller sur Internet pour acheter un médicament aujourd’hui, d’autant que le risque d’obtenir un médicament contrefait y est très important. Il s’agit donc, dans une stratégie de services, d’envisager des solutions permettant demain au patient d’utiliser Internet pour établir une connexion avec les pharmaciens d’officines.

    Mercator : Quels sont les principaux postes de la structure de coût d’un médicament ? (princeps et générique)

    Christian Lajoux : La R&D représente entre 15 et 20 % de la structure de coût d’un médicament mais va parfois jusqu’à 30 % pour certaines entreprises.
    Les postes de marketing, vente, communication, distribution se situent plutôt aux alentours de 10 % mais peuvent monter jusqu’à 13 %. Ils étaient beaucoup plus importants avant l’arrivée des génériques.
    Le coût de production est très variable mais se situe en moyenne autour de 30 %.
    Le reste correspond aux taxes et à la marge des acteurs de la distribution.

    Une fois que le médicament sort de notre usine, il va chez un grossiste-répartiteur qui commercialise le médicament à un pharmacien en prenant une marge de l’ordre de 10 %. Le pharmacien prend ensuite une marge de l’ordre de 30 %.

    Étrange, ces chiffres ne correspondent pas à la moyenne en France (9,8% en R&D en moyenne... si certains font 30%, que font les autres ?)

    #Pharmacie #R&D #Marketing

  • Bilan économique des Entreprises du Médicament - Edition 2018 / French pharmaceutical industry - Key data 2018 (synthèse en anglais) | Leem
    https://www.leem.org/publication/bilan-economique-des-entreprises-du-medicament-edition-2018-french-pharmaceuti

    Voici l’édition 2018 des chiffres-clés 2017 de l’industrie du médicament (Faits et chiffres et Contexte), ainsi que sa synthèse en version anglaise « French pharmaceutical industry - Key data 2018 ».

    Pas de quoi être fier. En 2015 :
    – 4,5 Milliards d’€ investis en R&D (9,8 % du CA)
    – 19 109 personnes en R&D (dont 50% de chercheurs) sur 96786 employés

    #Pharmacie #R&D

  • Le Marketing pharmaceutique, l’industrie pharmaceutique ‹ Blog collaboratif sur les marketing, lesmarketing.fr par Guy Couturier
    http://lesmarketing.fr/le-marketing-pharmaceutique-lindustrie-pharmaceutique

    « Le délégué médical ne doit pas utiliser d’incitation pour obtenir un droit de visite ni offrir à cette fin aucune rémunération ou dédommagement ».

    « Le discours des visiteurs médicaux a été constant durant ces quinze années : environ 25 à 30 % des indications thérapeutiques annoncées par les visiteurs diffèrent des données officielles et les risques liés au médicament ne sont que rarement exposés et dans moins de 30 % des cas sont diffusés, les contre-indications, tout comme les effets indésirables et les précautions d’emploi » (Revue « Mieux prescrire »)
    Exemples : Diane 35, médicament contre l’acné, et promu comme une pilule contraceptive, Médiator un antidiabétique conseillé comme « coupe-faim ».
    « La Visite médicale est considérée comme une source d’information indispensable pour 55% des praticiens ». (Rapport de l’Igas)
    La Caisse Nationale d’Assurance Maladie a ainsi embauché 700 délégués à l’assurance maladie pour faire du « contre marketing » des médicaments et inciter les médecins à faire moins de prescriptions.

    L’Afipa bataille pour que les autorités de santé lancent une campagne d’envergure en faveur de l’automédication, à l’image de ce qui a été réalisé pour promouvoir les génériques ou informer sur la prescription d’antibiotiques. Selon l’association, l’automédication, longtemps à la traîne en France, permettrait à la Sécurité sociale d’économiser 2,6 milliards d’euros par an.

    #Pharmacie #Marketing

  • Les dépenses faramineuses des labos pharmaceutiques en publicités TV
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/les-depenses-faramineuses-des-labos-pharmaceutiques-en-publicites-tv-60662

    Plusieurs laboratoires pharmaceutiques dépensent des dizaines de millions d’euros par an chacun pour vanter les mérites de traitements prescrits sur ordonnance aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, les seuls pays autorisant une telle pratique. Pour le seul mois de septembre, Abbvie a investi 32,3 millions de dollars pour vanter les mérites de l’Humira à la télévision, rien qu’au mois de septembre.

    Si Abbvie accélère significativement ses dépenses pour promouvoir le médicament plus vendu au monde (14 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an), c’est parce que ses revenus sont menacés par l’arrivée des biosimilaires. Vendredi 23 septembre, la FDA (l’agence américaine des médicaments) a notamment approuvé l’entrée sur le marché de l’Amjevita fabriqué par Amgen.

    Globalement, l’industrie pharmaceutique a dépensé 5,2 milliards de dollars en publicité pour des médicaments prescrits, tous supports confondus en 2015. Pour rappel, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande sont les seuls pays autorisant les laboratoires pharmaceutiques à faire de la publicité directement adressée aux consommateurs pour des médicaments prescrits sur ordonnance.

    #Pharmacie #Télévision #Publicité

  • Opioid Makers Sued for Premium Hikes in First-of-Kind Cases - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-05-02/opioid-makers-sued-over-rising-premiums-in-first-of-kind-cases

    The companies are accused of conspiring, racketeering and creating a public nuisance. Opioid abuse has killed more than 350,000 people since 1999, while costing private businesses and American governments $500 billion annually.

    The drug manufacturers said they’ve tried to address the crisis.

    “Our actions in the marketing and promotion of these medicines were appropriate and responsible,” Janssen Pharmaceuticals said in an emailed statement. “The allegations made against our company are baseless and unsubstantiated.”

    Purdue Pharma is “deeply troubled by the prescription and illicit opioid abuse crisis, and we are dedicated to being part of the solution,” said Bob Josephson, a company spokesman.

    Kristin Hunter Chasen, a spokeswoman for McKesson Corp., said the company is “deeply concerned” about the impact the opioid epidemic is having across the country. “We’ve offered a number of impactful policy solutions and support programs and partnerships that we believe can have a meaningful impact on this challenging issue, including the formation of a foundation dedicated to combating the crisis.”

    #Opioides #Pharmacie #Marketing

  • Opioid Makers, Blamed for Overdose Epidemic, Cut Back on… — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/opioid-makers-blamed-for-overdose-epidemic-cut-back-on-marketing-payment

    The past two years have been a time of reckoning for pharmaceutical manufacturers over their role in promoting opioid drugs that have fed a national epidemic.

    Lawsuits and media reports have accused Purdue Pharma, the maker of OxyContin, of aggressively marketing the powerful narcotic even after it knew the drug was being misused. Prosecutors have charged the founder of Insys Therapeutics and several of the company’s sales representatives and executives for their roles in an alleged conspiracy to bribe doctors to use its fentanyl spray for unapproved uses. State and local governments have sued a host of drugmakers, alleging they deceptively marketed opioids and seeking to recoup what it costs to treat people addicted to the drugs.

    But as public attention increases, the marketing tide may finally be retreating, a new ProPublica analysis shows. Pharmaceutical company payments to physicians related to opioid drugs decreased significantly in 2016 from the year before.

    In 2016, drug makers spent $15.8 million to pay doctors for speaking, consulting, meals and travel related to opioid drugs. That was down 33 percent from $23.7 million in 2015 and is 21 percent less than the $19.9 million in spent in 2014. Companies are required to report the payments publicly under the Physician Payment Sunshine Act, a part of the 2010 Affordable Care Act.

    A number of studies have shown a correlation between marketing of opioids and doctors’ prescribing of the drugs. Hadland and his colleagues reported in May that for every meal a physician received related to an opioid product in 2014, there was an increase in opioid claims by that doctor for Medicare patients the following year. And a report from the New York State Health Foundation published this month found that physicians who received payments from opioid makers prescribed more opioids to Medicare patients than doctors who didn’t receive the payments.

    The sharp drop in marketing is more pronounced than the much slower reduction in the use of prescription opioids. The number of opioid prescriptions in Medicare, the public health program for seniors and the disabled, peaked at 81.7 million in 2014, and then dropped to 80.2 million in 2015 and 79.5 million in 2016, according to the Centers for Medicare and Medicaid Services. (Enrollment in Medicare’s prescription drug program continued to grow during that time, so the rate of opioid prescriptions per beneficiary dropped even more.)

    Still, the toll of opioid overdoses continues to grow. Some 42,000 people died of opioid overdoses in 2016, the most recent year available, and about 40 percent of those involved a prescription opioid. The epidemic has shifted somewhat away from prescription drugs as more people die of heroin and synthetic opioids like fentanyl.

    Purdue Pharma, which has received the most attention because of its one-time blockbuster OxyContin, has ratcheted back its spending on doctors, especially for programs in which doctors talk to their peers over lunch or dinner to help companies market their products. Purdue ended its speaker program for OxyContin at the end of 2016 and for Hysingla ER in November 2017. Earlier this year, it ended all direct promotion of its opioids to prescribers and last week, the company laid off its remaining sales representatives.

    Purdue spokesman Robert Josephson said in an email that payments to doctors related to opioids have decreased since 2016 and that there would be very little such spending in 2018.

    ”Pharmaceutical manufacturers are legally permitted in the U.S. to promote all FDA-approved products to physicians in accordance with the subject product’s label,” Endo said in a statement. “This includes opioid products, which are safely used by millions of Americans to improve their quality of life.”

    That said, Endo said it stopped promoting Opana ER in the United States in January 2017 before voluntarily withdrawing the drug in September. “Today, Endo does not promote any opioid products to U.S. physicians,” the company said in a statement.

    #Opioides #Marketing #Pharmacie

  • Amazon to Buy Online Pharmacy PillPack, Jumping Into the Drug Business - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/06/28/business/dealbook/amazon-buying-pillpack-as-it-moves-into-pharmacies.html?emc=edit_th_180629&

    In the world of health care, PillPack, an online pharmacy, is a pretty small player. Its work force of 1,000 or so people pales in comparison with the 235,000 who work for Walgreens.

    But when Amazon announced on Thursday that it was buying PillPack, the deal immediately shook the industry. Shares of Walgreens and Rite Aid tumbled more than 9 percent, while CVS Health dropped 6.6 percent.

    That’s because with one move, Amazon answered the question about when — and how — it would grab a piece of the $560 billion prescription drug industry.

    It was precisely the sort of deal that the health care industry had feared.

    Amazon has been hinting at its interest in selling drugs, but it faced the problem of securing pharmacy licenses in each state. PillPack will help overcome that hurdle, since the start-up is licensed to ship drugs in 50 states — clearing the way for the e-commerce giant to quickly become a major player in the business.

    “It’s a turnkey mail pharmacy operation,” Mr. Fein said.

    Even as Americans have shifted their buying habits online, prescription drugs have remained a stubbornly brick-and-mortar purchase. About 90 percent of all prescriptions are filled at a pharmacy counter, according to Iqvia, a research firm.

    Independent online pharmacies have had a tough time because consumers who do buy their prescriptions through mail order are often required to do so by their insurance plans. Pharmacy benefit managers have traditionally offered employers and insurers incentives requiring that long-term prescriptions be filled through the managers’ own mail-order pharmacies.

    And for short-term prescriptions, like antibiotics, many consumers prefer their corner drugstore, since they often need to fill those drugs right away. About 85 percent of prescriptions in the United States are for refills, according to Iqvia.

    The deal for PillPack could be just one piece in Amazon’s broader health ambitions.

    In January, Amazon, Berkshire Hathaway and JPMorgan Chase announced plans to form an independent health care company for their employees in the United States, in what could become an incubator for new ideas. Last week, the companies said Dr. Atul Gawande, a Harvard surgeon and staff writer for The New Yorker, would become chief executive of the business.

    Amazon has also pushed to expand its medical supplies business, seeking to become a major supplier for hospitals and outpatient clinics. It received wholesale pharmacy licenses from several states this year that permit it to start selling medical equipment to businesses. Its products could be used to supply operating and emergency rooms, along with outpatient locations.

    #Amazon #Pharmacie #Santé_publique

  • Common Drugs May Be Contributing to Depression - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/06/13/well/prescription-drugs-depression-suicide.html

    Could common prescription medications be contributing to depression and rising suicide rates?

    Over one-third of Americans take at least one prescription drug that lists depression as a potential side effect, a new study reports, and users of such drugs have higher rates of depression than those who don’t take such drugs.

    Many patients are taking more than one drug that has depression as a side effect, and the study found that the risk of depression increased with each additional such drug taken at the same time.

    About 200 prescription drugs can cause depression, and the list includes common medications like proton pump inhibitors (P.P.I.s) used to treat acid reflux, beta-blockers used to treat high blood pressure, birth control pills and emergency contraceptives, anticonvulsants like gabapentin, corticosteroids like prednisone and even prescription-strength ibuprofen. Some of these drugs are also sold over-the-counter in pharmacies.

    For some drugs, like beta-blockers and interferon, the side effect of depression is well known, but the authors of the study were surprised at how many drugs were on the list.

    “We didn’t prove that using these medications could cause someone who was otherwise healthy to develop depression or suicidal symptoms. But we see a worrisome dose-response pattern: The more of these medications that have these adverse effects that you’re taking concurrently, the higher the risk of depression,” Dr. Qato said.

    #Santé_publique #Dépression #Médicaments #Pharmacie

  • Novartis a versé 400’000 dollars à une société liée à l’avocat de Trump RTS - mre - 9 Mai 2018

    La défense de l’actrice porno Stormy Daniels a révélé mardi que Novartis avait versé de l’argent à une société liée à l’avocat de Donald Trump. Le géant suisse a été contacté par le procureur spécial Mueller à ce sujet.

    La société Essential Consultants, contrôlée par Michael Cohen, a reçu entre fin 2017 et début 2018 quatre versements de 100’000 dollars en provenance de Suisse, révèle un document rendu public par l’avocat de Stormy Daniels.


    L’avocat de Stormy Daniels souligne que les versements ont eu lieu juste avant une rencontre à Davos entre Donald Trump et le future CEO de Novartis

    "En février 2017, Novartis a conclu un contrat d’un an avec #Essentiel_Consultants peu de temps après l’élection du président Trump. L’accord s’est concentré sur les questions de politique de santé aux États-Unis, a expliqué à reuters mercredi Novartis, qui a précisé que l’accord « a expiré en février 2018 ».

    La même société qui a payé pour le silence de Stormy Daniels
    Le groupe bâlois a affirmé avoir été contacté par l’équipe du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de Trump et Moscou : « Novartis a coopéré et transmis toutes les informations demandées et considère cette affaire comme close ».

    Essential Consultants est la structure qui a payé 130’000 dollars à #Stormy_Daniels en échange de son silence sur une relation supposée avec Donald Trump.


    #novartis #big_pharma #industrie_pharmaceutique #corruption #lobbying #capitalisme #pharmacie #influence #trump #etats-unis #international #donald_trump #usa #états-unis #metoo #balancetonporc #moiaussi #me_too