• Trois genèses du démos
    https://laviedesidees.fr/Gerard-Bras-Faire-peuples-6913

    Le populisme prétend défendre la cause du “peuple”. Mais qu’est-ce que le #peuple ? Selon G. Bras, il en existe plusieurs sortes, autant qu’il y a de manières de “faire peuple”.

    #Philosophie #philosophie_politique

  • Sur l’émergence de l’État
    https://laviedesidees.fr/Sur-l-emergence-de-l-Etat

    En suivant une méthode généalogique, Philip Pettit montre que la fonction de l’État est d’assurer la sécurité des citoyens, en établissant leurs droits et obligations, et en les protégeant contre les dangers internes et externes.

    #Philosophie #État #philosophie_politique
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250519_pettit.pdf

  • Déshériter de l’héritage
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-suite-dans-les-idees/desheriter-de-l-heritage-8541239

    Si la révolution française, en commençant par abolir les privilèges le 4 août 1789 et jusqu’au Code Civil, a profondément transformé l’héritage, elle n’a pas, par là même, pour autant contribué à la réductions d’inégalités de richesses qui n’ont eu de cesse de s’accentuer au cours du siècle suivant avant de marquer le pas au tournant du XXe siècle du fait de nouvelles mesures fiscales. Cela fait pourtant désormais plus de 50 ans que ces inégalités de revenu comme de patrimoine progressent, au point d’être plus flagrantes encore qu’au XIXe siècle. Comment l’expliquer ? Pourquoi est-il si difficile d’inscrire durablement la question des successions, de leur fiscalité, et bien au-delà, de leur nature politique dans le débat public ? Mélanie Plouviez a mené l’enquête, historique et philosophique. (...)

    L’injustice en héritage : repenser la transmission du patrimoine, un livre de Mélanie Plouviez aux éditions La Découverte, 2025

    Allez, il reste du centrisme qui n’est pas d’extrême centre, ce qui donne des émissions moins débiles que d’autres, comme celle-ci, qui vaut pour les passages sur la Révolution française et ses débats aiguisés contre l’héritage qui contrairement à aujourd’hui n’est pas vu comme un enjeu fiscal, mais en tant que manifestation du despotisme paternel (on supprime le droit d’ainesse, fait des filles des héritières au même titre que les fils, envisage même d’imposer aux familles à patrimoine d’adopter des enfants afin que ceux-ci soient sauvés du dénuement et contribuent à morceler la propriété ; la réaction bourgeoise tendra pour partie à l’enfant unique pour préserver ses biens !), enjeu politique, et aussi pour le débat Marx/Bakounine ou s’oppose abolition de la propriété privé des moyens de production et extinction progressive, au fil des décès, de la propriété par la suppression de l’héritage.

    edit Aussi pour un mise à jour de ce qu’est aujourd’hui l’héritage, de plus en plus tardif avec l’allongement de la durée de vie (le XIXème siècle n’est plus ce qu’il était).

    #histoire #héritage

    • « L’essor de la fortune héritée génère une classe de non-privilégiés qui, désemparés, finissent par se tourner vers les partis contestataires »
      https://archive.ph/8qP1L

      Dans un brillant ouvrage sur le sujet (L’Injustice en héritage, La Découverte, 368 pages, 23 euros), la philosophe Mélanie Plouviez soulève une série de paradoxes. Ainsi, « la fiscalité successorale est détestée par les franges les moins favorisées », détaille l’autrice. Pourtant, la moitié des Français les plus pauvres – qui possèdent moins de 70 000 euros à transmettre – ne paient pas d’impôt sur la succession, puisqu’un abattement exonère les 100 000 premiers euros transmis.

      Surtout, « la question de l’héritage est, aujourd’hui, réduite à sa fiscalité ». A droite comme à gauche, le débat est cantonné au seuil des transmissions à imposer et tourne souvent court. Pourtant, au XIXe siècle, la grande époque des inégalités, les discussions sur l’héritage étaient foisonnantes de créativité, et indissociables d’une réflexion sur la justice sociale, explique Mélanie Plouviez.

      Certaines idées étaient radicales. Des auteurs oubliés suggéraient qu’à la mort de leurs possédants la propriété des biens privés soit transmise à des institutions publiques. Le théoricien social italien Eugenio Rignano (1870-1930), lui, proposait que le taux d’imposition varie selon que le patrimoine est issu du travail direct des parents ou du legs d’aïeux plus anciens. Plus surprenant encore, Emile Durkheim, père de la sociologie moderne, estimait pertinent de transférer l’héritage familial aux organisations de travailleurs, afin de financer les protections maladie, vieillesse et accident. Une forme de cotisation sociale prélevée non pas du vivant, mais post mortem .

      A l’heure où l’Etat peine à financer l’école et le vieillissement de la population, _« cette voie-là n’a-t-elle pas à nous faire réfléchir aujourd’hui ? »°, interroge Mélanie Plouviez. On referme son ouvrage en souhaitant que la France n’attende pas une nouvelle guerre [civile ?, ndc] pour mieux répartir son #patrimoine.

    • Mélanie Plouviez, philosophe : « La France du XXIᵉ siècle est redevenue une société d’héritiers »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/03/31/melanie-plouviez-philosophe-la-france-du-xxi-siecle-est-redevenue-une-societ

      Autrice d’un ouvrage passionnant, cette spécialiste de philosophie sociale et politique, explore, dans un entretien au « Monde », la diversité et la radicalité des pensées du XIXᵉ siècle qui remettent en cause le principe de la transmission familiale.

      Mélanie Plouviez, maîtresse de conférences en philosophie sociale et politique à l’université de Côte d’Azur, ressuscite, dans L’Injustice en héritage. Repenser la transmission du patrimoine (La Découverte, 368 pages, 23 euros), les réflexions oubliées et souvent surprenantes des penseurs de la fin du XVIIIe et du XIXe siècles sur la transmission héréditaire des biens.

      Vous estimez dans votre ouvrage que nous vivons dans une « société d’héritiers ». Pourquoi ces termes s’appliquent-ils, selon vous, à la fois à la France du XIXe siècle et à celle du XXIe siècle ?

      Une société d’héritiers, c’est une société dans laquelle l’héritage pèse plus que le travail dans la constitution du patrimoine. Cette mécanique de l’hérédité façonne un ordre social dans lequel les plus grandes fortunes sont réservées aux individus issus de familles riches. Les autres peuvent, grâce à leurs efforts, leurs mérites ou leurs diplômes, obtenir de fortes rémunérations, mais il leur est impossible d’atteindre les positions patrimoniales les plus élevées.

      C’était le cas de la société française du XIXe siècle mais c’est aussi le cas de celle du XXIe siècle. Dans Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013), Thomas Piketty montre en effet que la part du patrimoine hérité dans les ressources des générations nées depuis les années 1970 a retrouvé le niveau qu’elle atteignait pour les générations nées au XIXe siècle. La destruction des capitaux privés lors des deux guerres mondiales et l’instauration d’une fiscalité successorale fortement progressive avaient fait du XXe un siècle moins inégalitaire, mais aujourd’hui, la France est redevenue une société d’héritiers.

      Lorsque l’on évoque les sociétés d’héritiers, on cite souvent le « discours de Vautrin » dans « Le Père Goriot » (1835), de Balzac. En quoi est-ce pertinent ?
      Dans ce discours édifiant, le personnage de Vautrin, un ancien forçat, expose crûment les réalités sociales des années 1820 à Rastignac, un jeune ambitieux issu d’une famille désargentée qui est venu « faire son droit » à Paris. Il aura beau réussir brillamment ses études et accéder aux plus hautes professions juridiques, il n’atteindra jamais, grâce à ses seuls efforts, des positions patrimoniales équivalentes à celles que pourrait lui apporter un beau mariage.

      L’héritage, explique Vautrin, est la seule manière d’accéder aux plus hautes sphères de la société. Il lui conseille donc d’épouser une riche héritière, Victorine Taillefer, et ce bien qu’il faille en passer par un meurtre. Rastignac refusera ce pacte faustien, mais ce passage en dit long sur ce qu’est une société d’héritiers.

      Aujourd’hui, les controverses sur l’héritage concernent le taux d’imposition de la transmission et non son principe. Jugez-vous le débat tronqué ?

      La question de l’héritage a resurgi dans le débat public à la faveur de la campagne présidentielle de 2022, mais elle s’est effectivement trouvée cantonnée à la question du « plus ou moins d’impôt » : il n’y a pas eu de réflexion sur la légitimité de la transmission familiale du patrimoine.

      Au XIXe siècle, la question de l’héritage était au contraire sur toutes les lèvres. Sur la plateforme en ligne Gallica, j’ai recensé presque 50 000 ouvrages du XIXe siècle sur ce thème : une vie ne suffirait pas à les lire… De Gracchus Babeuf à Jeremy Bentham, de John Stuart Mill à Jean Jaurès, d’Alexis de Tocqueville à Pierre-Joseph Proudhon, cette institution était étudiée, questionnée, contestée… Ce foisonnement contraste avec la pauvreté de notre imaginaire social et politique. D’où l’utilité de revenir aux pensées de l’héritage qui émergent lors de la Révolution française et au XIXe siècle.

      La #Révolution_française, qui met fin à la transmission héréditaire du pouvoir politique, débat-elle également de la transmission héréditaire des biens ?

      Elle ne remet pas en cause le principe de l’héritage familial, mais elle arrête les trois principes qui fondent, aujourd’hui encore, l’architecture du système successoral français.

      La première contribution majeure de la Révolution, c’est le principe du partage égal entre tous les enfants ; en 1790, la Constituante abolit les droits d’aînesse et de masculinité qui permettaient, sous l’Ancien Régime, d’orienter l’essentiel du patrimoine familial vers le premier enfant mâle. Désormais, l’héritage bénéficie autant à l’aîné qu’au cadet, autant à la sœur qu’au frère.

      Le deuxième principe hérité de la Révolution, c’est l’unification du droit sur l’ensemble du territoire. Sous l’Ancien Régime, les règles successorales variaient en fonction des localités, des types de biens et des statuts sociaux, mais la Constituante pose en 1790 un principe d’unité : les règles seront désormais les mêmes pour tous.

      Le troisième principe, c’est l’instauration, sur tout le territoire, d’une #fiscalité unique sur les successions fondée sur l’obligation de déclaration : les droits d’enregistrement. Chacun doit déclarer à l’administration fiscale toute transmission de patrimoine, qu’il s’agisse d’un héritage, d’un legs ou d’une donation entre vivants, et ce quel que soit le bien transmis et quelle qu’en soit la valeur.

      Le XIXe siècle est, écrivez-vous, le « siècle des pensées de l’héritage ». Comment les philosophes de l’époque abordent-ils la question ?

      Cet immense corpus est traversé par une idée qui nous est devenue étrangère : aux yeux de #Robespierre, des saint-simoniens ou de #Durkheim, la propriété individuelle doit s’éteindre avec la mort du propriétaire. Ces auteurs ne nient pas tout droit de propriété individuelle mais ils le restreignent à la durée de vie de son détenteur. Ce faisant, ils inventent une théorie de la propriété hybride : individuelle durant la vie, sociale après la mort.

      Cette conception n’est pas sans intérêt pour aujourd’hui : elle permet en effet de concilier notre attachement moderne à la propriété individuelle avec une destination plus élevée que le seul intérêt individuel ou familial. Si ce que je possède de manière privée, je le possède par concession sociale pour mon seul temps de vie, je ne peux pas en user de manière absolue.

      Dans un monde frappé par le dérèglement climatique et la destruction de la biodiversité, ce bouleversement théorique pourrait en particulier conduire à remettre en question les usages privatifs qui engendrent des dégradations pour tous.

      A quoi ressemble le système imaginé par les disciples de Saint-Simon (1760-1825), qui souhaitent abolir l’héritage familial ?

      Dans les années 1830, les #saint-simoniens estiment en effet que la Révolution française s’est arrêtée en chemin : elle a aboli la transmission héréditaire du pouvoir politique mais, en conservant l’héritage familial, elle a maintenu celle du pouvoir économique. Ils proposent donc de substituer au principe d’hérédité le principe méritocratique de « capacité » : les biens d’un individu, et en particulier les moyens de production, ne doivent pas aller à ses enfants, mais aux travailleurs qui seront le plus capables de les administrer.

      Pour le philosophe positiviste Auguste Comte [1798-1857], cette gestion de l’outil de production doit s’incarner dans un rituel. Sept ans avant sa retraite, le chef d’industrie forme son successeur et, au terme de cette période, lors d’une cérémonie publique, il fait le bilan de sa vie de travail et expose les raisons pour lesquelles il transmet sa charge, non à ses enfants, mais à ce compagnon de travail. Ce rituel donne à l’acte de transmission une profondeur que nous avons perdue.

      Le fondateur de la sociologie moderne, Emile Durkheim (1858-1917), propose, lui aussi, d’abolir la propriété individuelle mais sous une forme différente. Laquelle ?

      Durkheim, qui est socialiste mais qui n’est pas un révolutionnaire, estime que la #famille moderne est devenue un groupe social trop restreint pour continuer à être le support légitime de l’activité économique. Il propose donc que les moyens de production soient transférés, à la mort de leur propriétaire, à son organisation professionnelle d’appartenance – une « corporation » rénovée, structurée démocratiquement et cogérée par les travailleurs.

      Ce mécanisme permettrait, selon lui, de financer de nouveaux #droits_sociaux. Dans une société comme la nôtre, où l’Etat social est affaibli, cette pensée pourrait utilement nourrir notre imaginaire !

      Les socialistes Karl #Marx (1818-1883) et Mikhaïl #Bakounine (1814-1876) s’opposent, eux, sur la question de l’héritage. Sur quoi leur différend porte-t-il ?

      Lors du congrès de la Première Internationale, à Bâle (Suisse), en 1869, les divergences entre Marx et Bakounine se cristallisent sur la question de l’héritage. Pour Marx, l’abolition de l’héritage découlera mécaniquement de la socialisation des moyens de production : dans un monde où la #propriété est collective, la transmission familiale du patrimoine privé disparaîtra d’elle-même. Bakounine adopte, lui, une perspective inverse : à ses yeux, c’est l’abolition de l’héritage qui permettra de parvenir peu à peu à la socialisation des biens ; et ce, sans expropriation puisque le transfert se fera progressivement, au fil des successions.

      Toutes ces pensées du XIXe siècle peuvent-elles encore, selon vous, nous inspirer ?

      Ce détour par le XIXᵉ siècle bouscule profondément l’évidence que revêt pour nous l’héritage familial : il nous aide à questionner cette institution qui, pour nous, va de soi.

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      « L’injustice en héritage » : réinventer la succession grâce aux penseurs du XIXᵉ siècle

      C’est un livre qui élargit l’horizon politique et stimule l’imagination sociale. Au premier abord, son sujet peut paraître quelque peu aride, mais le voyage se révèle vite surprenant et fécond : dans L’Injustice en héritage. Repenser la transmission du patrimoine (La Découverte, 368 pages, 23 euros), Mélanie Plouviez, maîtresse de conférences en philosophie sociale et politique à l’université Côte d’Azur, explore avec beaucoup de rigueur et de clarté les réflexions théoriques consacrées à la transmission depuis la Révolution française.
      La philosophe part d’un constat : si la France contemporaine, comme l’a montré Thomas Piketty dans Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013), est (re)devenue une « #société_d’héritiers », rares sont les Français qui remettent en cause la légitimité de la transmission familiale. Face à cette « pauvreté de notre imaginaire social et politique », Mélanie Plouviez entreprend de nous faire découvrir la radicalité des pensées du long XIXe siècle : à l’époque, nombreux sont les intellectuels qui questionnaient le droit des individus à conserver, à leur mort, un droit sur les choses qu’ils possédaient de leur vivant.
      La philosophe analyse ainsi en détail les discours de Mirabeau et de Robespierre, mais aussi les écrits de Prosper Enfantin, chef de file des saint-simoniens, du philosophe allemand Johann Fichte, du révolutionnaire Mikhaïl Bakounine ou du fondateur de la sociologie moderne, Emile Durkheim. Ce passionnant détour par le passé a le mérite de ressusciter un questionnement oublié sur le rôle du hasard dans les inégalités sociales, et de remettre en question nos certitudes contemporaines sur le fait que l’héritage « va de soi ».

      #philosophie_politique #imaginaire_social

  • Abscisses et ordonnées de la démocratie
    https://laviedesidees.fr/Olivier-Mongin-Democraties-d-en-haut

    Dans la lignée de P. Ricoeur, Olivier Mongin propose une interprétation du politique comme tension entre un « haut » du pouvoir, et un « bas » de la vie en société, dont le risque de violence réciproque menacerait la #démocratie. À propos de : Olivier Mongin, Démocraties d’en haut, démocraties d’en bas, Dans le labyrinthe du politique, Seuil

    #Philosophie #philosophie_politique
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/202307_mongin.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20230712_mongin.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20230712_mongin.docx

  • Kelsen face à la théologie politique
    https://laviedesidees.fr/Hans-Kelsen-Religion-seculiere

    La pensée politique moderne est-elle tributaire de la théologie chrétienne ? Non, protestait Hans Kelsen qui défendit le positivisme normativiste contre son ancien élève Eric Voegelin, qui voulait intégrer la #morale et la #religion dans le #droit. La traduction inédite de son ouvrage est un événement. À propos de : Hans Kelsen, Religion séculière. Une polémique contre la mésinterprétation de la #Philosophie sociale, de la science et de la politique moderne en tant que ‘‘nouvelles religions’’, éditions Kimé

    #théologico-politique #philosophie_politique

  • Limites de l’anarchisme

    L’anarchisme est diffus dans beaucoup de milieux, et en ce qui me concerne je fus membre de divers groupes où il allait de soi que ces groupes soient dirigés au consensus par l’ensemble des membres. Problème : le collectif où je suis le plus investi croule sous maintes contradictions et conflits, parce qu’il est fort hétérogène en même temps qu’il a de (trop) grandes ambitions. Il rencontre deux types de problèmes : soit une décision prise est contestée car elle n’est pas prise par l’ensemble des membres, soit l’action du collectif est bloquée car un ou des membres maintiennent leur désaccord et la décision n’est pas donc pas prise. On pourrait rétorquer que c’est parce qu’on s’y prend mal, et qu’il suffit de bien écrire les mandats et de prendre le temps de le faire. Bref que c’est une question de méthode et de technique. Mais j’ai l’intuition que le problème est plus profond et que ce n’est pas une question de temps (qui est souvent l’argument des personnes les plus à cheval sur l’horizontalité, à savoir qu’il faut abandonner toute forme d’impatience et que c’est normal que ça prenne du temps).

    Une solution théorique que j’entrevois est de briser le collectif en une série de plus petits groupes homogènes, les fameux groupes d’affinité, qui par leur homogénéité pratiquent facilement le consensus. Le collectif devient alors une fédération de tels groupes d’affinité, et on peut espérer qu’ils parviennent ainsi à quelque base commune. J’ai donc entamé une recherche succincte sur les groupes d’affinité, qui font partie de la tradition politique anarchiste.

    Et c’est là que je tombe sur une critique sévère, et bien argumentée, de l’anarchisme :

    Bertrand Cassegrain (2013), Le trilemme anarchiste

    https://www.erudit.org/en/journals/ateliers/1900-v1-n1-ateliers0812/1018331ar.pdf

    #critique_de_l'anarchisme #organisation-collective #dynamique-de-groupe

  • Biblioteca Gino Bianco

    Una biblioteca e una emeroteca digitale
    per riandare al passato e riflettere sul presente.
    La Biblioteca Gino Bianco con la sua emeroteca digitale di riviste, opuscoli, libri di storia e di politica, dagli ultimi decenni dell’800 al secondo dopoguerra del 900, si propone in particolare di far conoscere, innanzitutto ai giovani, le tradizioni di pensiero e di impegno sociale, italiane ed europee, del socialismo umanitario, del libertarismo, del liberalsocialismo, del socialismo democratico, del repubblicanesimo, del liberalismo democratico e del federalismo, rimaste minoritarie, spesso calunniate, per lo più dimenticate, a cui la Storia, e solo lei, col tempo, ha dato ragione.

    http://www.bibliotecaginobianco.it

    #biblioteque #archive #italie #presse #magazine @cdb_77

  • La « démocratie illibérale », une notion trompeuse | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/031018/la-democratie-illiberale-une-notion-trompeuse?onglet=full

    La généalogie d’une notion

    Dans les sphères intellectuelle et médiatique, cela fait deux décennies que le terme de « démocratie illibérale » est de plus en plus employé, notamment depuis la parution d’un article de la revue Foreign Affairs en 1997. Son auteur, le journaliste américain Fareed Zakaria, qualifiait déjà la démocratie illibérale d’« industrie en croissance ». Il prenait acte de la prolifération de dirigeants démocratiquement élus, mais bafouant allègrement les droits fondamentaux des citoyens, autant que les limites juridiques posées à l’empire de la puissance publique. « La démocratie est florissante, le constitutionnalisme libéral ne l’est pas », résumait-il.

    Une démocratie qui ne protège pas contre la tyrannie d’un chef, d’un groupe ou même d’une majorité, mérite-t-elle encore ce nom ? On peut en douter, et c’est pourquoi certains auteurs se sont élevés contre la notion de démocratie illibérale, qu’ils décrivent comme un oxymore. Pour l’économiste hongrois János Kornai, la formule n’aurait pas plus de sens que celle d’un « pape athée ». Pour le philosophe allemand Jan-Werner Müller, son emploi néglige que les attaques contre le pluralisme des médias ou l’indépendance de la justice reviennent à saper les fondements mêmes d’une démocratie effective. Dans un récent entretien, le philosophe néerlandais Luuk Van Middelaar suggère le terme plus cru d’« autocratie électorale » pour qualifier le régime hongrois (et l’on pourrait émettre une remarque similaire à l’égard de la Turquie).

    Même en acceptant cette « théorie de la démocratie “réduite” », selon l’expression du philosophe André Tosel, la notion de démocratie illibérale reste problématique. Pour que ladite procédure de sélection ne soit pas biaisée, elle exige des conditions qui sont précisément celles auxquelles s’attaquent les promoteurs assumés de la démocratie illibérale. Autrement dit, à supposer que la démocratie réellement existante se ramène à un marché sur lequel s’affrontent des entrepreneurs politiques, encore faut-il que la concurrence soit « libre et non faussée » – ce qui implique une presse libre et indépendante, l’absence de contrainte sur les électeurs, et la possibilité pour des opposants de s’organiser et de disposer d’un accès minimal à des ressources économiques et médiatiques.

    Quoique non dénuée de signification, la notion de démocratie illibérale est donc trompeuse dans le débat public actuel. D’une part, elle risque de faire passer pour une variante de démocratie ce qui n’en est qu’une forme altérée, marquée par une involution autoritaire. D’autre part, elle est inadaptée à la diversité des mécanismes de « dé-démocratisation » à l’œuvre dans le pays censé l’incarner, à savoir la Hongrie. Enfin, elle est utilisée dans une construction rhétorique binaire, supposant que les démocraties libérales classiques sont préservées de la dégénérescence observée chez les autres.

    Or, de plus en plus de travaux soulignent la fragilité des démocraties dites « consolidées » (en référence à leur qualité et à leur ancienneté). Inédite, cette fragilité pourrait être plus préoccupante que celle des pays récemment démocratisés, laquelle pour le coup ne constitue pas une surprise.

    Certains spécialistes des enquêtes-valeurs menées à travers le monde ont ainsi pointé un déclin du soutien exprimé par les citoyens à la démocratie comme régime. Il existe une controverse sur la réalité et surtout le caractère structurel de ce déclin, qui ne pourra être confirmé qu’avec le temps. Mais Roberto Foa et Yascha Mounk insistent pour pointer une « tendance à s’ouvrir à des alternatives non démocratiques, spécialement forte parmi les citoyens qui sont à la fois jeunes et riches ». Mobilisant également des baromètres sur la qualité de la démocratie, ils signalent sa dégradation dans une écrasante majorité des démocraties occidentales par rapport aux décennies 1990 et 2000.

    En rapport avec ces indicateurs, on peut remarquer que la soustraction de pans entiers de l’action publique à l’influence des électeurs a progressé ces dernières années, notamment dans l’Union européenne. L’inscription dans le marbre de la participation au marché mondial et de l’austérité publique semble bien avoir dessiné une sorte de « domaine réservé ». Hors de portée des citoyens ordinaires, ce dernier profite à certains intérêts plutôt qu’à d’autres, avec toujours les mêmes dans le rôle des gagnants et des perdants. Même dans sa définition minimale, la démocratie perd alors beaucoup de sa substance, dans la mesure où le pluralisme partisan n’a plus guère d’incidence dans des décisions majeures pour nos conditions d’existence.

    #Philosophie_politique #Démocratie

  • Le populisme de gauche, réponse à la crise démocratique ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/pierre-khalfa/blog/021117/le-populisme-de-gauche-reponse-la-crise-democratique

    par Pierre Khalfa

    Le débat autour du populisme permet de mettre en évidence deux problèmes. Le premier renvoie à la profonde crise démocratique que vivent nos sociétés sous l’impact des politiques néolibérales, qui visent à exclure les politiques économiques et sociales du débat démocratique et de la décision citoyenne, et des politiques sécuritaires qui affaiblissent chaque jour un peu plus l’État de droit en faisant passer dans le droit commun des mesures relevant de l’État d’exception. Le second problème est celui de la panne stratégique de la gauche de transformation prise entre l’effondrement de ses fondements - produit par « la crise du marxisme » et amplifié par la disparition de l’URSS qui a détruit l’imaginaire social sur laquelle elle s’adossait -, et la globalisation du capital qui rend plus compliquées les réponses concrètes à apporter. Pire, la mise en œuvre des politiques néolibérales et sécuritaires par des gouvernements se réclamant de la gauche a brouillé les repères et a rendu obsolète la notion même de gauche pour une partie de la population. Le populisme de gauche se veut une réponse à ce double problème.

    L’analyse que nous pouvons faire des orientations et des pratiques politiques de mouvements ou de gouvernements qui s’en réclament plus ou moins n’est pas l’objet de ce texte. On peut cependant dire que, tel qu’il est explicité par ses deux philosophes de référence, Laclau et Mouffe, le populisme de gauche aboutit à des apories insurmontables dans une perspective émancipatrice. Les questions posées sont cependant incontournables, même si les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes, que ce soit par rapport à la crise démocratique actuelle comme en termes de recherche d’une stratégie efficace.

    Nous avons à répondre à des questions nouvelles : comment construire une cohérence stratégique si aucun acteur particulier (le prolétariat, le parti…) ne peut la donner a priori, comment construire un projet d’émancipation qui tienne compte de la multiplicité croisée des oppressions, et quel rôle pour une organisation politique ? À ces questions nouvelles, s’en ajoute une ancienne : si la victoire électorale est pour la gauche la seule perspective possible, comment la lier aux mobilisations sociales qui restent indispensables si nous ne voulons pas que cette victoire s’embourbe ou pire soit confisquée ?

    Nous avons vu toute l’ambiguïté de l’idée de « construire le peuple ». L’idée d’une convergence stratégique entre les différents mouvements de contestation sociale paraît plus adéquate pour tenir compte de la diversité des acteurs sociaux. Il s’agit donc plus d’une « autoconstruction » que de construction. Dans une perspective hégémonique, cela ne peut se faire que sur la référence à un projet élaboré en commun, capable d’être une force d’attraction politique et idéologique. C’est dans ce cadre qu’une organisation politique peut jouer un rôle par sa capacité d’initiatives et de propositions. Laclau fait une longue citation d’un passage de Psychologie des foules et analyse du moi où Freud évoque la possibilité que le « meneur » puisse avoir comme substitut une idée, une abstraction[39]. Il est dommage qu’il n’ait pas repris cette analyse féconde. L’idée, l’abstraction, dont parle Freud dans ce passage, cela peut être le projet émancipateur porté par notre imaginaire. Un tel projet n’est pas simplement un programme de mesures concrètes réalisables, évidemment indispensable, mais une perspective d’avenir qui suscite l’enthousiasme, permet à l’espérance de naître et de résister aux vents contraires. La formation d’un tel imaginaire ne se décrète évidemment pas. Elle ne peut être qu’une création inédite, le produit de luttes sociales, de victoires, même partielles, d’espoirs qui petit à petit prennent le dessus sur la résignation dessinant ainsi l’horizon d’une société à advenir.

    #Philosophie_politique #Populisme #Emancipation

  • Miguel Abensour (1939-2017), philosophe subversif | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/michael-lowy/blog/240417/miguel-abensour-1939-2017-philosophe-subversif

    Un article passionnant sur l’utopie, le marxisme et l’auto-émancipation.

    Miguel Abensour nous a quittés, une très grande perte pour la raison utopique. Il fut sans doute un des penseurs les plus importants, les plus novateurs et les plus percutants de la France contemporaine ; son œuvre est incomparablement plus riche et plus intéressante que celle des philosophes conformistes qui occupent les plateaux télévisés et les rayons des supermarchés du livre. Il représente, dans le spectre de la philosophie politique moderne, la radicalité utopique libertaire dans toute sa force subversive.

    Dans ce petit hommage à un très grand philosophe, nous allons passer en revue, brièvement, deux livres de Miguel Abensour sur l’utopie, et un ouvrage récent, dédié à sa pensée.

    L’ouvrage L’Utopie, de Thomas More à Walter Benjamin (Paris, Sens & Tonka, 2000, 211 pages) est composé de deux essais denses et profonds, portant sur deux moments forts de l’histoire de l’utopie moderne : l’invention, par Thomas More, d’un nouveau dispositif littéraire, philosophique et politique, et la reformulation du projet utopique, face au péril extrême, dans les derniers écrits (1935-40) de Walter Benjamin.

    L’auteur n’hésite pas à prendre le contrepied de la doxa dominante, figée dans sa haine de l’utopie - cette passion triste, ce « symptôme répétitif qui, de génération en génération, affecte les défenseurs de l’ordre existant en proie à la peur de l’altérité ». Ce n’est pas l’utopie qui est génératrice de totalitarisme, c’est une société sans utopie qui est très exactement une société totalitaire, prise dans la dangereuse illusion de l’accomplissement.

    #Utopie #Philosophie_politique

  • « Le populisme de gauche ne constitue pas une alternative crédible au populisme de droite » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Le-populisme-de-gauche-ne-constitue-pas-une-alternative-credible-au-populi
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6200.png?1494488014

    Tribune par Thomas Coutrot

    Performante lors de la campagne présidentielle, qui met en scène l’élection d’un monarque, la stratégie « populiste de gauche » de Jean-Luc Mélenchon risque de montrer ses limites aux législatives, faute de pouvoir accepter la diversité d’un « peuple » construit autour du leader. Dans cette tribune, l’économiste Thomas Coutrot suggère qu’à la place du populisme, fût-il de gauche, il faudrait inventer une stratégie altermondialiste-libertaire de l’« arc-en-ciel » pour éviter de « paver la voie à de nouvelles oligarchies ».

    La deuxième stratégie, altermondialiste / libertaire, procède d’une démarche qu’on pourrait qualifier de « l’arc-en-ciel ». La convergence recherchée est intersectionnelle : au sein de chaque mouvement elle mobilise les composantes qui ont conscience que leur combat – féministe, syndical, antiraciste, écologiste… – ne pourra réellement progresser que par une coopération conflictuelle et constamment négociée entre mouvements. Par exemple les écologistes pour la justice climatique, les syndicalistes ouverts à l’écologie ou les féministes anti-islamophobes… L’ennemi – car une figure de l’ennemi est indispensable – est le duo pervers formé par l’oligarchie politico-financière et les démagogues racistes.

    L’accent est mis autant sur la lutte contre le capital financier que contre le productivisme et la concentration des pouvoirs. La transformation sociale est avant tout conçue comme l’essor de la puissance d’agir des groupes sociaux, des communautés et de la société civile au détriment des appareils économiques et politiques dominants. La priorité est au démantèlement des méga-structures, à l’essor des initiatives de contrôle et de transition citoyenne et à l’institutionnalisation de contre-pouvoirs (comme des assemblées de citoyen.ne.s tiré.es au sort) au cœur même des institutions politiques.

    #philosophie_politique #populisme

  • Disparition de #Miguel_Abensour : l’utopie est plus que jamais une « dédicace à l’avenir »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/240417/disparition-de-miguel-abensour-lutopie-est-plus-que-jamais-une-dedicace-la

    Philosophe, fin connaisseur de l’École de Francfort et des théories de l’utopie, Miguel Abensour est mort samedi 22 avril, à Paris, à l’âge de 78 ans. Nous l’avions rencontré au mois de juin 2010. Voici l’entretien filmé, et retranscrit, que nous avions eu avec lui square Léo-Ferré, sous les fenêtres de Mediapart.

    #Culture-Idées #philosophie_politique #Utopie

  • « L’identité n’est pas essentielle, nous sommes tous des passants »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/24/nuit-des-idees-achille-mbembe-l-identite-n-est-pas-essentielle_5068460_3232.

    Cette démocratie des vivants appelle un approfondissement non dans le sens de l’universel, mais dans celui de l’« en-commun », et donc dans un pacte de soin – le soin de la planète, le soin apporté à tous les habitants du monde, humains et autres qu’humains.

    D’autre part, le projet de l’en-commun fait place au passant. Le passant renvoie en dernière instance à ce qui constitue notre condition commune, celle de mortel, en route vers un avenir par définition ouvert. Etre de passage, c’est cela finalement la condition humaine terrestre. Assurer, organiser et gouverner le passage et non instruire de nouvelles fermetures, telle est à mon sens la tâche de la démocratie à l’ère planétaire.

    #philosophie_politique

  • Cette fameuse séparation des pouvoirs
    http://www.laviedesidees.fr/Cette-fameuse-separation-des-pouvoirs.html

    La cour constitutionnelle est-elle une instance démocratique ? Non, répond J. Waldron, qui considère que le pouvoir judiciaire n’a pas à se substituer aux citoyens pour déterminer leurs droits. Mais sa conception de la séparation des pouvoirs est-elle encore d’actualité ?

    Livres & études

    / #philosophie_politique, #constitution, #représentation_politique, #institutions, #droits_de_l'homme

    #Livres_&_études

  • When Good Intentions Backfire
    https://points.datasociety.net/when-good-intentions-backfire-786fb0dead03

    Article par danah boyd

    As a result, it’s not surprising to me that many people assume that engineers and product designers have evil (or at least financially motivated) intentions. There’s an irony here because my experience is the opposite. Most product teams have painfully good intentions, shaped by utopic visions of how the ideal person would interact with the ideal system. Nothing is more painful than sitting through a product design session with design personae that have been plucked from a collection of clichés.
    CC BY 2.0-licensed image by Ruth Hartnup.

    I’ve seen a lot of terribly naive product plans, with user experience mockups that lack any sense of how or why people might interact with a system in unexpected ways. I spent years tracking how people did unintended things with social media, such as the rise of “Fakesters,” or of teenagers who gamed Facebook’s system by inserting brand names into their posts, realizing that this would make their posts rise higher in the social network’s news feed. It has always boggled my mind how difficult it is for engineers and product designers to imagine how their systems would get gamed. I actually genuinely loved product work because I couldn’t help but think about how to break a system through unexpected social practices.

    Think just as much about how you build an ideal system as how it might be corrupted, destroyed, manipulated, or gamed. Think about unintended consequences, not simply to stop a bad idea but to build resilience into the model.

    As a developer, I always loved the notion of “extensibility” because it was an ideal of building a system that could take unimagined future development into consideration. Part of why I love the notion is that it’s bloody impossible to implement. Sure, I (poorly) comment my code and build object-oriented structures that would allow for some level of technical flexibility. But, at the end of the day, I’d always end up kicking myself for not imagining a particular use case in my original design and, as a result, doing a lot more band-aiding than I’d like to admit. The masters of software engineering extensibility are inspiring because they don’t just hold onto the task at hand, but have a vision for all sorts of different future directions that may never come into fruition. That thinking is so key to building anything, whether it be software or a campaign or a policy. And yet, it’s not a muscle that we train people to develop.

    If we want to address some of the major challenges in civil society, we need the types of people who think 10 steps ahead in chess, imagine innovative ways of breaking things, and think with extensibility at their core. More importantly, we all need to develop that sensibility in ourselves. This is the hacker mindset.

    #hacking #philosophie_politique

  • Achille Mbembe : « La France peine à entrer dans le monde qui vient » - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2016/06/01/achille-mbembe-la-france-peine-a-entrer-dans-le-monde-qui-vient_1456698

    Les temps sont propices, pour les pays européens, à redéfinir les paramètres non plus de l’universel, mais de ce qui nous est commun en cet âge planétaire. A cause de sa très riche et complexe histoire, la France pourrait, si elle le voulait, contribuer à une compréhension inédite des enjeux nouveaux liés à notre condition terrestre. Ce que l’humanité a désormais en commun, c’est le fait que nous sommes appelés à vivre exposés les uns aux autres, et non enfermés dans des frontières, des cultures et des identités. C’est le propre de l’humain, mais c’est aussi le cours que prend désormais notre histoire avec d’autres espèces sur cette Terre. Vivre exposés les uns aux autres suppose de reconnaître qu’une part de notre « identité » s’origine dans notre vulnérabilité. Celle-ci doit être vécue et entendue comme un appel à tisser des solidarités, et non à se forger des ennemis. Malheureusement, tout cela est trop compliqué pour le tempérament de notre époque, portée qu’elle est vers des idées toutes faites. Plus notre monde se complexifie, plus nous avons tendance à recourir aux idées simples.

    #philosophie_politique #humanisme

  • Philosophie par temps chaud
    http://www.laviedesidees.fr/Philosophie-par-temps-chaud.html

    Notre responsabilité envers les victimes du changement climatique relève-t-elle d’un devoir de #justice ou d’un simple devoir d’assistance ? Dans cet ouvrage de synthèse, Olivier Godard restitue les principaux débats sur la justice climatique, tout en assumant certaines positions controversées.

    Livres & études

    / justice, #environnement, responsabilité, #philosophie_politique

    #Livres_&_études #responsabilité

  • Le philosophe #Florent_Guénard interroge les conditions de diffusion de la #démocratie
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/150916/le-philosophe-florent-guenard-interroge-les-conditions-de-diffusion-de-la-

    L’échec du projet néoconservateur d’exportation de la démocratie pousse à repenser la possibilité de la #démocratisation. Comment se tenir à distance de l’exportation d’un modèle de normes occidentalocentrées sans faire le jeu d’un pur relativisme en matière de régimes politiques ? Le philosophe Florent Guénard tente de répondre à cette question à la fois ancienne et très actuelle.

    #Culture-Idées #Essais #néo-conservatisme #philosophie_politique #révolution #révolution_tunisienne

  • L’abeille, animal philosophique

    Quel autre animal que l’abeille peut se vanter de faire si souvent la Une des journaux les plus sérieux ? Quelle autre espèce voit sa santé, son éventuelle disparition scrutée avec autant d’attention ?

    http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/babylone/6857736-babylone-du-28-06-2015.html

    #philosophie #philosophie_politique #nature #culture #agriculture_urbaine #abeilles_urbaines #abeilles

    #Livre :
    L’abeille et le philosphe

    Pour qui se pique de philosophie, l’abeille est un sujet de choix. Aucun animal n’a davantage fasciné les hommes. Les penseurs de toutes les époques et de toutes les civilisations ont cherché dans la ruche les secrets de la nature et les mystères de la culture, comme si elle était le miroir idéal de l’humanité et le baromètre de son destin.

    De l’Antiquité à la période contemporaine, c’est à une extraordinaire histoire de la culture occidentale que nous convie ce livre : en suivant le vol délicat de l’abeille, on rencontre le génie d’Aristote, l’avènement d’Auguste, la naissance du christianisme. On la retrouve à l’âge moderne accompagnant les premiers pas du retour des humanités antiques comme la découverte de la science expérimentale.

    Aujourd’hui que les menaces de disparition de cet insecte passionnent le public, le symbole n’a pas fini de fonctionner.


    http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/philosophie/abeille-et-le-philosophe_9782738132512.php

  • Bye Bye #André_Glucksmann
    http://www.larevuedesressources.org/bye-bye-andre-glucksmann,2881.html

    André Glucksmann est mort dans la nuit du 9 au 10 novembre vient d’annoncer son fils Raphaël. Sincèrement touchée et triste. Le Glucks, moi je l’appelais toujours : André. La dernière fois que nous avions pris un café ensemble, c’était avec mon compagnon place de la Bastille, où André et Françoise — Fanfan que personnellement j’appelais toujours par son prénom, comme tous ceux que j’avais connus en 1968 et après — nous apprirent que Roland Barthes, distrait en traversant (ou menacé ? Il régnait comme une (...)

    #Hommages

    / #Hommage, #Philosophie_politique, #Nécrologie, André Glucksmann

  • La politique, science pratique
    http://www.laviedesidees.fr/La-politique-science-pratique.html

    La politique est-elle une science ? Oui, répond #Platon, mais une science dont l’objet n’est pas la connaissance. Et c’est dans la mesure où l’homme politique possède cette science qu’il est apte à gouverner.

    Livres & études

    / #démocratie, #gouvernement, #philosophie_politique, Platon

    #Livres_&_études

    • Tant pis pour Platon...
      Lénine ou la politique du temps brisé
      http://danielbensaid.org/Lenine-ou-la-politique-du-temps

      La politique n’est donc plus le simple prolongement et le reflet de la lutte économique, mais un #art particulier de l’initiative et du mouvement, de la délimitation et de la combinaison des forces. Il s’agit de se délimiter avant de s’unir et pour s’unir, « d’utiliser toutes les manifestations de mécontentement et d’élaborer jusqu’aux moindres éléments d’une protestation, fut-elle embryonnaire », de concevoir la lutte politique comme « beaucoup plus large et complexe que la lutte des ouvriers contre le patronat et le gouvernement ».

  • Le projet d’autonomie comme projet libertaire
    http://diffractions.info/2014-03-03-le-projet-dautonomie-comme-projet-libertaire

    Le présent article reprend deux billets parus sur le blog d’Alternative Libertaire Bruxelles, « Le projet d’autonomie comme projet libertaire » et « Les sources de l’hétéronomie ». Leur contenu a été modifié dans une optique de cohérence

    #philosophie #politique #anarchie #anarchisme #autonomie #bureaucratisation #Cornelius_Castoriadis #hétéronomie #pensée_libertaire #philosophie_politique #privatisation

  • Une pensée rare, fraîche et trop souvent écartée – Radicalité. 20 penseurs vraiment critiques
    http://diffractions.info/2014-02-06-une-pensee-rare-fraiche-et-trop-souvent-ecartee-radicalite

    S’armer contre le mainstream amène à fouiller dans les marges de la littérature et de la pensée. Il est souvent très gai de parcourir ces sentiers obscurs, laissés à l’abandon,...

    #philosophie #politique #revue_littéraire #critique #George_Orwell #Jean-Claude_Michéa #marxisme #néo-marxisme #pensée_critique #pensée_libertaire #philosophie_politique #radicalisme

  • La mesure d’Albert Camus. Un réalisme émancipateur
    http://diffractions.info/2014-02-04-la-mesure-dalbert-camus-un-realisme-emancipateur-2

    « Non, le pouvoir rend fou celui qui le détient. ». « L’homme n’est pas entièrement coupable, il n’a pas commencé l’histoire ; ni tout à fait innocent puisqu’il la continue. Ceux qui passent...

    #centenaire_Albert_Camus #philosophie #politique #absurde #Albert_Camus #anarchie #anarchisme #morale #philosophie_politique #révolte #socialisme #zapatisme