• Florida faces ’imminent’ pollution catastrophe from phosphate mine pond | Florida | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2021/apr/04/florida-imminent-pollution-catastrophe-phosphate-retention-pond-bradent

    Work crews were pumping millions of gallons of contaminated wastewater into an ecologically sensitive Florida bay on Sunday, as they tried to prevent the “imminent” collapse of a storage reservoir at an old phosphate mine.

    Officials in Manatee county extended an evacuation zone overnight and warned Sunday that up to 340m gallons could engulf the area in “a 20ft wall of water” if they could not repair the breach at the Piney Point reservoir in the Tampa Bay area, north of Bradenton.[...]

    The pond at the abandoned phosphate mine sits in a stack of phosphogypsum, a radioactive waste product from fertiliser manufacturing. The pond contains small amounts of naturally occurring radium and uranium. The stacks can also release large concentrations of radon gas.

    #extraction #phosphate #engrais #pollution #Floride

  • Remote Kiribati island calls for help with water crisis | RNZ News
    https://www.rnz.co.nz/international/pacific-news/438074/remote-kiribati-island-calls-for-help-with-water-crisis

    One of the most remote islands in the Pacific is pleading for help from New Zealand and Australia to deal with a water crisis.

    The #Kiribati island of #Banaba, just six kilometres in area and 285 kilometres from its nearest neighbour, Nauru, is struggling.

    The island was decimated by #phosphate mining many years ago with most of the population relocating to Rabi Island in Fiji in the 1940s.

    But several hundred people still live there and an elder, Roubena Ritata, has taken to Facebook to draw attention to the acute need of water, sanitation and hygiene assistance.

    The island had two desalination plants but they were both out of action, with the Kiribati Government seeking parts for repair.

    It’s been three months since the second desalination plant on the island was broken and it’s been almost a year without substantial rain

    Ritata said people were drinking salty water, children were suffering diarrhoea and skin diseases were rampant.

    He said New Zealand and Australia were the beneficiaries of the phosphate mining and now the islanders were asking both countries to help out in the crisis, “because they have the resources and capacity to do so.”

    “We are thankful for the assistance provided by the Kiribati government, but it is not good enough. We are calling on Australia and New Zealand and the international community to respond to this crisis because they have the resource and capacity to do so,” Ritata said.

    #extraction #pollution #eau #désalinisation

  • Des #pêcheurs pris dans un étau

    « La mer c’est la liberté. Aujourd’hui nous sommes emprisonnés à même l’eau » déplore Slah Eddine Mcharek, président de l’Association Le Pêcheur pour le développement et l’environnement[1] à #Zarzis. Leurs projets sont ambitieux : protection des ressources aquatiques, développement d’une pêche durable et responsable et défense de la pêche artisanale. Mais les obstacles sont de taille : pris entre la raréfaction des ressources halieutiques, les menaces à leur sécurité, la réduction de leur zone de pêche et la criminalisation du sauvetage des migrants en mer, les pêcheurs se retrouvent enserrés dans un véritable étau.

    Au-delà de la petite ville de Zarzis et de ses plages où se côtoient hôtels de luxe, corps de naufragés et pêcheurs en lutte, le récit de Slah Eddine rappelle l’importance de la justice migratoire et environnementale.

    La mer, déchetterie nationale

    Depuis quelques années, un phénomène prend de l’ampleur : les rejets de déchets plastiques envahissent les rives et encombrent les zones où travaillent les pêcheurs. Faute d’un système opérationnel de collecte des ordures ménagères et de sensibilisation aux risques liés à la pollution des eaux par le plastique, ces déchets s’entassent dans les canaux de la ville avant de se disperser dans la mer, au point que les pêcheurs réclament l’interdiction des sacs plastiques.

    Aux déchets ménagers s’ajoute le problème des rejets industriels. Slah Eddine déploie une carte du bassin méditerranéen et pointe du doigt le sebkhet el melah (marais salant) des côtes de Zarzis. Le salin appartient à Cotusal, vestige colonial d’une filiale française qui a exploité pendant longtemps les ressources salines de la Tunisie, dans le cadre de concessions avantageuses qui n’ont pas été renégociées depuis l’indépendance[2]. L’exploitation du sel dans cette région, en plus de saliniser les terres agricoles, rejette des produits de traitement du sel dans la mer. Surtout, les eaux zarzisiennes sont polluées par les rejets du Groupe Chimique Tunisien, notamment le phosphogypse, et par les eaux usées non traitées par l’ONAS (Office National de l’Assainissement). Cette dernière ne remplit pas sa mission de traitement des eaux industrielles et ménagères, notamment sur l’île de Djerba. Une partie des eaux est traitée de manière inefficace et insuffisante, l’autre non traitée du tout.

    Un équilibre écologique rompu

    Pour les êtres vivants qui habitent ces eaux, les rejets industriels mêlés aux déchets et eaux usées ne peuvent faire que mauvais mélange. « La mer est devenue des toilettes à ciel ouvert » s’indigne Slah Eddine, pointant cette fois du doigt deux poissons dessinés sur une affiche. L’un est le loup de mer et l’autre la dorade. « Là où les usines rejettent leurs eaux, ces poissons n’y vivent plus » explique-t-il. La contamination de ces eaux rompt un équilibre essentiel à la survie de la faune et la flore maritimes.

    Dans ces eaux, la reproduction marine est difficile sinon impossible, entraînant la disparition de plusieurs espèces de poissons et notamment les espèces cartilagineuses. Les éponges souffrent quant à elles du réchauffement climatique et présentent depuis quelques années des signes de maladies, au désespoir des familles qui vivent de leur commerce. Ainsi, en 2017, suite à la montée des températures (24°C à 67m de profondeur !), de nombreuses éponges sont mortes, par leur fragilité aux changements du milieu ou par une épidémie favorisée par cette augmentation de température[3].

    L’accumulation des pollutions a fini par asphyxier toute forme de vie dans les eaux proches de Djerba et Zarzis et notamment dans le golfe quasi fermé de Boughrara. Les pêcheurs estiment que 90 % des poissons et mollusques auraient disparu en dix ou vingt ans, privant beaucoup de personnes, notamment des jeunes et des femmes, d’un revenu stable. Mais alors que les pêcheurs de Gabès reçoivent des compensations à cause de la pollution et viennent pêcher sur les côtes de Zarzis, les pêcheurs zarzisiens ne reçoivent rien alors qu’ils sont aussi affectés.

    Plus au nord, sur les côtes sfaxiennes, c’est un autre phénomène qui s’est produit deux fois cette année, en juin puis en novembre, notamment à Jbeniana : la mer est devenue rouge, entrainant une forte mortalité de poissons. Le phénomène a été expliqué par la présence de microalgues eutrophisant la mer, c’est-à-dire la privant de son oxygène. Mais la version officielle s’arrête là[4], la prolifération de ces microalgues n’a pas été expliquée. Or, des phénomènes similaires sont connus à d’autres endroits de la planète, notamment dans le golfe du Mexique où la prolifération des algues est due à l’excès d’engrais phosphaté et azoté qui se retrouve dans la mer, ou du rejet d’eaux usées, qui produisent des concentrations trop importantes de matières organiques[5]. Il est donc fort probable que les rejets concentrés en phosphate du Groupe Chimique Tunisien à Gabès et Sfax, d’autres rejets industriels et ménagers et/ou des rejets d’engrais agricoles par les oueds soient à l’origine du phénomène.

    Le coût de Daesh

    Alors que certaines espèces disparaissent, d’autres se multiplient en trop grand nombre. Le crabe bleu, surnommé « Daesh » par les pêcheurs de la région du fait de son potentiel invasif et destructeur, en est le meilleur exemple. Cette espèce, apparue fin 2014 dans le golfe de Gabès[6], a rapidement proliféré au large des côtes, se nourrissant des poissons qui jusque-là constituaient le gagne-pain des pêcheurs du coin. « Daesh détruit tout : les dorades, les crevettes, les seiches …. Tous les bons poissons ! » s’exclame-t-il. La voracité du crabe bleu a aggravé les problèmes économiques de bien des pêcheurs. Si la chair de cette espèce invasive fait le bonheur de certains palais et qu’un marché à l’export est en plein développement en direction de l’Asie et du Golfe, les habitants de Zarzis qui vivent de la pêche artisanale, eux, ne s’y retrouvent pas. « Un kilo de loup ou de dorade se vend 40 dinars. Un kilo de crabe bleu, c’est seulement 2 dinars ! » affirme un pêcheur de l’association.

    Le calcul est vite fait, d’autant plus que les crabes bleus font assumer aux pêcheurs un coût du renouvellement du matériel beaucoup plus important, leurs pinces ayant tendance à cisailler les filets. « Avant l’arrivée de Daesh, nous changions les filets environ deux fois par an, maintenant c’est quatre à cinq fois par ans ! » se désole l’un d’entre eux.

    Bloqués dans un Sahara marin

    Comme le martèlent les pêcheurs, « la zone de pêche de Zarzis est devenue un Sahara, un véritable désert ». Suite au partage international de la Méditerranée, les pêcheurs zarzisiens sont cantonnés dans des eaux côtières, qui se vident de poisson suite aux désastres écologiques et à la surpêche.

    « Avant 2005 et le dialogue 5+5[7] on pouvait accéder à des zones de pêche intéressantes, mais depuis les autres pays ont agrandi leur territoire marin ». En effet, c’est en 2005 que la Libye met en place sa zone de pêche exclusive, interdisant ainsi l’accès aux pêcheurs tunisiens. La Tunisie met elle aussi en place sa zone économique exclusive[8], mais, à la différence de la zone libyenne[9], elle autorise des navires étrangers à y pêcher. Les chalutiers égyptiens sont particulièrement présents, et s’ajoutent aux chalutiers tunisiens (de Sfax notamment) qui ne peuvent plus pêcher dans les eaux poissonneuses libyennes. Il arrive même que ces chalutiers pénètrent dans les eaux territoriales, en toute impunité. En plus des désastres écologiques, les eaux du sud tunisien se vident ainsi de leurs poissons à cause de la surpêche.

    Limites des différentes zones maritimes tunisiennes[10] :

    Or, les frontières officielles ne semblent pas délimiter la zone où les pêcheurs tunisiens peuvent réellement travailler, cette dernière étant manifestement beaucoup plus restreinte et empiétée par la zone libyenne. Sur la carte maritime qu’il a déployée devant lui, Slah Eddine matérialise la zone où les pêcheurs de Zarzis peuvent pêcher de manière effective et montre en resserrant ses doigts l’évolution de la zone de pêche libyenne au détriment de la zone tunisienne. Mais alors, pourquoi ce déplacement de frontière maritime n’apparaît dans aucun texte ou accord international[11] ? Y a-t-il des accords cachés ? Les garde-côtes libyens s’arrogent-ils le droit de pénétrer les eaux tunisiennes ? Ou les pêcheurs tunisiens auraient-ils intégré l’obligation de ne pas pénétrer une zone tampon pour ne pas craindre pour leur sécurité ?

    Les pêcheurs sous les feux des groupes armés libyens

    Au-delà des problèmes économiques auxquels ils doivent faire face, les pêcheurs de Zarzis sont confrontés à de graves problèmes de sécurité dans les eaux où ils naviguent. Alors que les bateaux de pêche libyens ne se gênent pas, selon Slah Eddine, pour venir exploiter les eaux tunisiennes, il n’existe aucune tolérance pour les pêcheurs tunisiens qui s’aventurent en dehors de leur zone. Ces dernières années, le pêcheur ne compte plus les cas d’agressions, de saisies de bateaux, de menaces et prises d’otages, par les groupes armés, et parmi eux les gardes côtes officiels libyens, équipés par les programmes européens de lutte contre la migration non réglementaire.

    En 2012, un pêcheur tunisien mourrait ainsi sous les balles tirées d’une vedette côtière libyenne tandis que les 18 autres membres de l’équipage étaient faits prisonniers à Tripoli[12]. En 2015, quatre bateaux de pêche tunisiens qui avaient pénétré les eaux libyennes étaient également pris en otage par des groupes armés libyens et acheminés au port d’El Zaouira[13]. Les attaques ont eu lieu jusque dans les eaux tunisiennes, comme en février 2016 lorsque treize chalutiers tunisiens avec soixante-dix marins à bord ont été arraisonnés et emmenés dans le même port, la partie libyenne exigeant alors une rançon contre leur libération[14]. L’année suivante, en 2017, des pêcheurs libyens de Zaouira menaçaient de kidnapper tous les marins tunisiens qu’ils rencontreraient en mer en représailles au contrôle d’un chalutier libyen dans le port de Sfax par la garde maritime tunisienne. Depuis, les prises d’otage se multiplient. Enième épisode d’une saga sans fin, la dernière attaque libyenne date de septembre dernier.

    L’insécurité ne touche pas que les pêcheurs de Zarzis, mais tous les pêcheurs tunisiens qui naviguent à proximité des zones frontalières : au Sud-Est, ce sont les feux des groupes libyens qui les menacent ; au Nord-Ouest, ceux de la garde côtière algérienne. Le 31 janvier de cette année, un pêcheur originaire de Tabarka et âgé de 33 ans a été tué par les autorités algériennes alors que son bateau avait pénétré les eaux territoriales de l’Algérie[15]. « Le danger est partout ! », « on se fait tirer dessus ! », s’exclament les pêcheurs de l’Association. Entre deuil et colère, ils dénoncent l’absence de réponse ferme des autorités tunisiennes contre ces agressions et se font difficilement à l’idée qu’à chaque départ en mer leur vie puisse être menacée.

    Les autres damnés de la mer

    Comme tout marin, les pêcheurs de Zarzis doivent porter assistance aux bateaux en détresse qu’ils croisent sur leur chemin. Et des bateaux en détresse, ce n’est pas ce qui manque au large de Zarzis. Le hasard a fait que leur zone de pêche se trouve sur la route des migrants qui fuient la Libye sur des embarcations de fortune et les accidents sont fréquents dans ces eaux dangereuses. Porter secours aux survivants, prendre contact avec le Centre de Coordination des Sauvetages en Mer, ramener les corps de ceux pour lesquels ils arrivent trop tard afin de leur offrir une sépulture digne, c’est aussi cela, le quotidien des pêcheurs de Zarzis. L’effroi et la colère de l’impuissance lorsque des cadavres se prennent dans les filets pêche, l’inquiétude et le soulagement lorsque le pire est évité et que tout le monde arrive à bon port.

    Sauver des vies lorsqu’il est encore temps, c’est avant tout un devoir d’humanité pour ces hommes et ces femmes de la mer. La question ne se pose même pas, malgré les heures de travail et l’argent perdus. Pour être plus efficaces dans leurs gestes et secourir le plus grand nombre, plus d’une centaine de pêcheurs de Zarzis ont suivi en 2015 une formation de 6 jours sur le secours en mer organisée par Médecins sans frontières[16]. Alors que les politiques européennes de criminalisation des ONG menant des opérations de recherche et de secours en mer ont laissé un grand vide en Méditerranée, les pêcheurs tunisiens se retrouvent en première ligne pour les opérations de sauvetage. Aussi, quand ils partent en mer, prévoient-ils toujours de l’eau et de la nourriture en plus, des fois qu’un bateau à la dérive croise leur chemin.

    Des sauveurs que l’Europe veut faire passer pour des criminels

    Au-delà d’un devoir d’humanité, porter secours aux embarcations en détresse est une obligation inscrite dans le droit international maritime et en particulier dans la Convention internationale sur la Sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), qui s’applique à tous les navires. Le texte prévoit l’obligation pour tous les Etats de coordonner leurs secours et de coopérer pour acheminer les personnes dans un lieu sûr[17], où la vie des survivants n’est plus menacée et où l’on peut subvenir à leurs besoins fondamentaux.

    Aussi, lorsque l’équipage de Chameseddine Bourrasine croise lors l’été 2018 une embarcation avec 14 migrants à la dérive, c’est sans hésitation qu’il décide de leur porter secours. Mais alors que les rescapés menacent de se suicider s’ils sont ramenés en Tunisie et qu’il ne saurait être question de les livrer aux garde-côtes de Libye où c’est l’enfer des geôles qui les attend, le capitaine décide d’appeler la garde côtière du pays sûr le plus proche, à savoir l’Italie. Après plusieurs tentatives de contact restées sans réponse, il décide alors de remorquer le bateau vers l’Italie pour débarquer les migrants dans un lieu où ils seront en sécurité[18]. Accusé avec son équipage de s’être rendu coupable d’aide à l’immigration dite « clandestine », ce sauvetage coûtera aux 7 marins-pêcheurs 22 jours d’incarcération en Sicile.

    Si le procès s’est résolu par un non-lieu, les pêcheurs de Zarzis restent dans le collimateur des autorités italiennes. « Nous les pêcheurs tunisiens, l’Italie voudrait nous contrôler et encore limiter la zone dans laquelle nous pouvons pêcher » se désole Slah Eddine, « les Italiens nous surveillent ! ». Il évoque aussi la surveillance d’EUNAVFOR Med, également appelée Sophia, opération militaire lancée par l’Union européenne en 2015 en Méditerranée pour, selon les mots de la Commission « démanteler le modèle économique des passeurs et des trafiquants d’êtres humains »[19]. Si l’opération militaire les surveille de près lorsqu’il s’agit du secours en mer, lorsqu’il est question d’attaques par des milices libyennes, Sophia détourne le regard et abandonne les pêcheurs tunisiens à leur sort.

    Les harraga de demain ? [20]

    « On ne peut plus, ce n’est plus possible, il n’y a plus rien », répètent les pêcheurs, acquiesçant les paroles par lesquelles Slah Eddine vient de présenter leur situation. Entre les eaux polluées, les problèmes économiques, le fléau de Daesh, les poissons qui ne se reproduisent plus, les éponges malades, les attaques libyennes, les pressions italiennes et européennes, être un pêcheur en Tunisie, « ce n’est plus une vie ». Leurs fils à eux sont partis pour la plupart, en Europe, après avoir « brûlé » la mer. Ils savent que dans cette région qui vit surtout de la pêche, il n’y a pas d’avenir pour eux.

    Et puis il y a ceux qui, privés de toute autre source de revenus, sont contraints à se reconvertir dans des activités de passeurs. Nés dans des familles où la pêche se transmet de père en fils, ils connaissent la mer, ses vents, tempêtes, marées et courants. Ils savent où se procurer des bateaux. Lorsque ces loups de mer sont à la barre, le voyage est plus sûr pour celles et ceux risquent la traversée vers l’Europe à bord d’un rafiot. Alors que les harragas tunisiens sont de plus en plus systématiquement déportés lorsqu’ils sont arrêtés par les autorités italiennes[21], certains passeurs ont troqué leur clientèle tunisienne pour une clientèle subsaharienne, de plus en plus nombreuse à mesure que leur situation en Libye se dégrade. Faute de voies régulières pour les migrants, la demande de passage vers l’Europe augmente. Et faute de ressources alternatives pour les pêcheurs, l’offre se développe.

    Or ce n’est ni la « main invisible » ni une quelconque fatalité qui poussent ces pêcheurs au départ ou à la diversification de leurs activités, mais le mélange entre le modèle de développement polluant et incontrôlé, l’inaction des autorités tunisiennes en matière de protection de l’environnement, et le cynisme des politiques migratoires sécuritaires et meurtrières de l’Union européenne.

    https://ftdes.net/des-pecheurs-pris-dans-un-etau
    #environnement #sauvetage #Méditerranée #pêche #développement #émigration #Cotusal #pollution #plastique #colonialisme #sel #salines #phosphogypse #Groupe_Chimique_Tunisien #eaux_usées #reproduction_marine #poissons #éponges #Djerba #mollusques #Gabès #Jbeniana #microalgues #phosphate #crabe_bleu #Libye #différend_territorial #zone_économique_exclusive #surpêche #asile #migrations #réfugiés #criminalisation #Chameseddine_Bourrasine #EUNAVFOR_Med #Operation_Sophia #harraga

    #ressources_pédagogiques #dynamiques_des_suds

  • Illusion cartographique au Nord, barrière de sable à l’Est : les #frontières mouvantes du #Sahara_occidental
    http://journals.openedition.org/espacepolitique/2644

    C’est entre 1981 et 1987 que l’Etat marocain entreprend, avec l’aide de techniciens français, la fortification militaire de lignes de dunes dans une perspective défensive. La fin des années 1970 est alors marquée par des combats violents entre les Forces armées marocaines (FAR) et le Front Polisario, qui agit dès 1976 depuis des bases arrière algérienne et mauritanienne. La prise pour cible du territoire marocain (hors de la zone controversée) et l’occupation ponctuelle de Tan Tan par les indépendantistes (opération « Houari Boumédiene ») sont vécues côté marocain comme un affront et renforcent l’idée d’un nécessaire mur de sécurisation pour protéger les centres névralgiques du Sahara, à savoir les villes, les oasis, les mines de phosphate de Bou Craa et les sources de la Saguia al Hamra (Mohsen-Finan, 2004). Entreprise à la faveur d’un renversement du rapport de forces sur le terrain par les FAR, la fortification de dunes s’étale sur plusieurs années

    #cartographie #Maroc

  • Les Pieds sur terre par Sonia Kronlund
    Journal breton - saison 2 (2/6) : Des nouvelles des voisins
    21/09/2017
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/journal-breton-saison-2-26-des-nouvelles-des-voisins


    Journal breton d’Inès Léraud

    Dans les terres bretonnes, les habitants d’un village s’organisent pour accueillir des migrants. Un peu plus loin sur la côte, Yves-Marie Lelay se bat contre les marées vertes depuis 15 ans et grâce à lui, le dernier mort probable des algues vertes, un homme retrouvé inanimé dans l’estuaire du Gouessant en septembre 2016, n’est pas passé inaperçu.

    #algues_vertes

  • Maudit soit le phosphate

    "Ce documentaire retrace l’histoire de la « #révolte de #Gafsa », qui secoua le Sud-Ouest de la #Tunisie, où se situe une importante région minière d’extraction de phosphate, durement frappée par la #pauvreté et le #chômage.

    Le 5 janvier 2008, commune de #Redeyef : des chômeurs.euses organisent un #sit-in devant la mairie, marquant le début d’un mouvement de désobéissance civile qui durera 6 mois.
    Ils s’appelaient Moudhaffer, Bechir, Adnène, Leila ou encore Adel et Haroun. Ils/elles étaient instituteurs.trices, chômeur.euses, jeunes désespéré.e.s., criant leurs revendications, ensemble dans la tourmente d’un mouvement populaire sans précèdent dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, surnommé la "#révolte_de_la_dignité".

    https://www.youtube.com/watch?v=foZUwchinpY

    #film #documentaire #phosphate #mines #résistance #matières_premières
    cc @albertocampiphoto @reka

  • L’agro-industrie profite de la COP22 pour vendre ses solutions à l’Afrique
    https://reporterre.net/L-agro-industrie-profite-de-la-COP22-pour-vendre-ses-solutions-a-l-Afriq

    À l’occasion de la #COP22, le #Maroc défend une « initiative » pour permettre à l’#agriculture africaine de faire face au changement climatique. Louable a priori, cette intention agrège en fait les intérêts de groupes #agro-industriels et ceux de l’#industrie marocaine du #phosphate, pour un résultat incompatible avec la réduction des émissions de #gaz_à_effet_de_serre.

    #agro-industrie

  • Comment les phosphates du Maroc nourissent la planète - Libération.fr
    http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/2016/06/29/comment-les-phosphates-du-maroc-nourissent-la-planete

    Je suis aussi intéressé par le fait que l’exploitation du #phosphate a vu le jour dans les dernières décennies de la #colonisation européenne en Afrique du Nord (1900-1960). La création de cette industrie pendant la période coloniale a laissé des legs importants pour les États indépendants d’#Afrique_du_Nord. La #Tunisie, l’#Algérie et le #Maroc en particulier sont tous devenus indépendants avec à leur disposition d’importantes infrastructures minières de phosphate mais aussi des moyens de relier ce phosphate au tissu économique : des mines, des chemins de fer, des ingénieurs, des mineurs et des villes entières axées sur le phosphate. Les sociétés minières de phosphates elles-mêmes sont devenues des acteurs importants dans la formation post-indépendance des pays d’Afrique du Nord, en particulier au Maroc, où l’OCP a fourni des revenus substantiels à l’État. Du point de vue géopolitique, le phosphate a aussi servi à étendre l’influence régionale et mondiale de ces États. J’ai donc choisi d’étudier la façon dont le #phosphate_minier fait à la fois partie du système alimentaire mondial, mais symbolise aussi la transition d’un monde colonial vers un monde post-impérial national.

    #sahara_occidental #agriculture #engrais #extraction_minière

  • Le pétrole, le coton ou le phosphate de l’État islamique sont-ils vendus en Europe ?
    http://multinationales.org/Le-petrole-le-coton-ou-le-phosphate-de-l-Etat-islamique-sont-ils-ve

    Des puits de pétrole, des gisements gaziers, des mines de phosphate, des champs de coton, des cultures de céréales… Autant de ressources sur lesquelles l’Etat islamique a mis la main grâce aux territoires qu’il contrôle en #Irak et en #Syrie. Malgré l’embargo dont il fait l’objet, une partie de ces produits sont écoulés sur les marchés, vers les pays voisins, et servent à financer sa guerre sans fin. Comment les entreprises des secteurs concernés, les négociants de matières premières, les banques et les (...)

    #Enquêtes

    / Irak, Syrie, #BNP_Paribas, #Vitol, #Trafigura, #Industries_extractives, #Textile, #chaîne_d'approvisionnement, #crimes_et_délits_économiques, #droits_humains, (...)

    #éthique
    « http://www.tresor.economie.gouv.fr/10858_lutte-contre-le-financement-de-daech »
    « http://www.defense.gouv.fr/operations/actualites/chammal-point-de-situation-du-12-novembre-2015 »
    « http://images.info.accelus.thomsonreuters.biz/Web/ThomsonReutersGRC/%7Be9f725a3-191a-4b47-91ca-67c26fb6f298%7D_GRC01 »
    « http://www.fatf-gafi.org/documents/documents/financing-of-terrorist-organisation-isil.html »
    « http://www.letemps.ch/economie/2015/05/29/traders-suisses-cooperent-etats-unis-tracer-financement-islamique »
    « http://www.justice.gov/opa/pr/bnp-paribas-agrees-plead-guilty-and-pay-89-billion-illegally-processing-fin »
    « http://www.elysee.fr/assets/Uploads/Cinquante-propositions-francaises-pour-proteger-le-patrimoine-de-lhumanite.pd »
    « http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=URISERV:ps0017 »
    « http://www.treasury.gov/resource-center/sanctions/Programs/Documents/syria.pdf »
    « http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=S/RES/2199(2015) »
    « http://uk.reuters.com/article/2015/11/17/uk-iraq-kurdistan-oil-idUKKCN0T61HL20151117 »
    « http://www.justice.gov/sites/default/files/opa/legacy/2014/06/30/statement-of-facts.pdf »

  • Épisode 5, les #Sahraouis, enfants des nuages
    PARTIE 1 : Documentaire historique

    Les Sahraouis, enfants des nuages, avec Sophie Caratini, anthropologue, auteure de La République des sables : anthropologie d’une Révolution (L’Harmattan, 2003)
    Jusqu’au départ des Espagnols du Sahara Occidental, les Sahraouis étaient nomades. Leurs migrations suivaient la pluie, d’où leur surnom d’« enfants des nuages ». Mais depuis la décolonisation en 1976, les territoires sahraouis sont occupés par l’armée et les colons marocains. Désormais, la population, sédentarisée, vit dans des camps de réfugiés, séparés de la Mauritanie par un « mur des sables », le plus long mur du monde, planté au milieu des dunes. C’est là que se construit aujourd’hui la nouvelle identité sahraouie, autour du rêve d’une nation enfin autonome.

    TRANSITION : témoignage

    Né au Sahara occidental à l’époque du protectorat espagnol, le sociologue Ali Omar Yara a trouvé refuge en France, après 15 années passées au Maroc. L’éloignement de sa terre natale n’a fait que renforcer son engagement pour la cause sahraouie.

    PARTIE 2 : Plateau d’experts
    La politique de peuplement du sud marocain

    La marche verte

    Alors que le Maroc s’apprête à célébrer les quarante ans de la Marche verte, faisons le point en deuxième heure sur la colonisation marocaine au Sahara occidental avec Ali Omar Yara, sociologue, Sébastien Boulay, anthropologue, maître de conférence à Paris Descartes, Marguerite Rollinde, politologue, chercheur à l’Institut Maghreb Europe à l’Université de Paris VIII Saint-Denis et la chanteuse Oum qui nous accompagnera aussi en musique.

    CONCLUSION : témoignage
    La chanteuse Oum est née à Casablanca en 1978. Son prénom complet « Oum el Ghaït » était donné aux petites filles nées dans le désert un jour de pluie. Alors, marocaine ou sahraouie ? Comment savoir ??? Oum est sahélienne : une femme-frontière, une enfant de la pluie. Elle nous offre ici sa vision personnelle du Sahara.

    Oum sera en concert le 25 juillet dans le cadre du festival de Robion, dans le Vaucluse, et son nouvel album "Zarabi" sera dans les bacs le 22 septembre 2015.

    Lectures :

    – La chanteuse palestinienne Kamilya Jubran a mis sa sensibilité et sa générosité au service des sahraouis d’hier et d’aujourd’hui, en lisant une libre adaptation du roman de Sophie Caratini "La fille du chasseur" (éditions Thierry Marchaisse, 2011) et des poèmes extraits des recueils "L’an prochain à Smara" de Diego (2007) et "La plume prisonnière" de Na’ana Labbat El-Rachid (2008), tous deux édités par l’Harmattan.

    – Le comédien Mahmoud Saïd a prêté sa voix à feu Hassan II

    – Le sociologue Ali Omar Yara qui a lu pour nous un extrait du « Voyage » de Malainine Lakehal, une co-édition de L’Harmattan avec la République Arabe Sahraouie Démocratique.

    Titres diffusés en fin de documentaire et en fin d’émission :

    – "Hijo de las nubes" de la chanteuse sahraouie Aziza Brahim

    – "Salam" de la chanteuse marocaine Oum

    Remerciements :

    – Annelise Signoret de la documentation de Radio France

    – Raphaëlle Lombard et Marguerite Dornier du service de presse des éditions de L’Harmattan

    – Simon Veyssière (Accent Presse)

    Revues :

    – Histoires d’exils : les jeunes Sahraouis. L’#identité_sahraouie en question de Annaïg Abjean et Zahra Julien (L’Ouest Saharien, Hors série n°3, 2004)

    – La résistance sahraouie à Gdaïm Izig : le journal d’une migration et autres chroniques (L’Ouest Saharien n°8, 2012)

    Albums :

    – Mi canto (Reaktion, 2009), Mabruk (Reaktion, 2012) et Soutak (Glitterbeat, 2014) de Aziza Brahim

    – Soul of Morocco de #Oum (Music development Company, 2013)

    http://www.franceculture.fr/emission-grande-traversee-les-hommes-aux-semelles-de-vent-itinerances-

    #Sahara_occidental #phosphate #mur #indépendance #résistance #Polisario #Israël #mur #barrière_frontalière #Algérie #réfugiés #camps_de_réfugiés #Maroc #tribu #peuple #démographie #frontière #occupation #Mauritanie #conflit #guerre #nomadisme #exil #Espagne #colonialisme #colonisation #autonomie #marche_verte #nation #Hasan_II #langue
    cc @reka @daphne @marty @albertocampiphoto

  • #Pollution in Tunisia
    Dirty business
    http://www.economist.com/news/middle-east-and-africa/21636443-locals-complain-about-phosphate-industry-dirty-business

    Doctors and activists allege that cancer, infertility and asthma in the cities of Gabès and Gafsa, two hubs for the industry, are unusually high. (To date the government has not studied the possible link between phosphate pollution and disease.) Not only that, but the industry uses up local water sources, causing farmers close to refineries to abandon agriculture. Gabès’ unique seaside palm oases are withering rapidly as the water table drops.

    #Tunisie #Phosphate

  • Nauru, l’île dévastée

    Connaissez-vous #Nauru ? Cette île du #Pacifique est la plus petite République du monde, apparemment semblable à des dizaines d’autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l’un des pays le plus riches du monde.
    Aujourd’hui, Nauru est un État en #ruine, une île littéralement dévastée. C’est le récit de cet incroyable effondrement qu’a entrepris #Luc_Folliet. Car tout commence à Nauru avec le #phosphate, ce « cadeau de Dieu », dont l’exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter.
    Au début des années 1990, le phosphate s’épuise. Alors, l’île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de #banques off-shore choisissent de s’installer dans ce nouveau #paradis_fiscal. Mais rien n’y fait, Nauru devient l’un des États les plus pauvres au monde et loue sa terre à l’Australie voisine qui peut y « exporter » ses #camps_d'internement de #réfugiés. On envisage même alors l’abandon de l’île et l’#exil de ses habitants...
    Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l’histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.

    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Nauru__l_ile_devastee-9782707164315.html
    #livre #richesse #pauvreté