#pierre-edouard_stérin

  • « L’Humanité » attaquée par Murmures de la cité : tout savoir du procès qui s’ouvre ce mercredi - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/politique/allier/lhumanite-attaquee-par-lextreme-droite-tout-savoir-du-proces-qui-souvre-ce-

    Sur son compte Instagram, le 22 avril dernier, Guillaume Senet se félicitait à l’avance : « Dans trois semaines, il n’y aura plus une seule place pour Murmures de la cité », fanfaronnait-il, tout sourire, face caméra, évoquant « l’exposition nationale » et la « lumière totale » que promettaient de fournir deux événements à son spectacle pseudo-historique, dont une nouvelle édition doit se tenir en juillet 2026. Le premier, son audition devant la commission d’enquête sur le « financement des politiques publiques par des structures privées », s’est tenu le 30 avril… et il ne lui a guère été favorable.Le second, c’est le procès en diffamation que cet étudiant en droit de 25 ans, admirateur des fascistes et antisémites français Robert Brasillach et Maurice Bardèche, qu’il intente à l’Humanité ce mercredi 6 mai devant le tribunal judiciaire de Moulins (Allier), « pour des accusations à caractère nazi ». « Ce qu’ils ont écrit devra être assumé. Alors oui, dans trois semaines, il n’y aura plus de places, parce que cette fois, tout va se voir », proclame le fondateur du groupuscule catholique identitaire Sophia Polis, qui organise chaque année des « universités d’été » dans le château familial de Cressanges (Allier), rassemblant des figures de l’extrême droite la plus radicale.

    https://justpaste.it/hqp3x

  • [Info « Splann ! »] À #Rennes, des chanteurs en plein conflit de valeurs en marge du #spectacle « #luminiscence »
    https://splann.org/luminiscence-rennes-chanteurs

    L’ombre du milliardaire réactionnaire Pierre-Edouard Stérin ainsi que des conditions d’embauche jugées « peu satisfaisantes » ont poussé un collectif de choristes professionnels à refuser de chanter pour le spectacle « Luminiscence », qui illumine actuellement la #basilique_saint-aubin de Rennes. L’article [Info « Splann ! »] À Rennes, des chanteurs en plein conflit de valeurs en marge du spectacle « Luminiscence » est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #catholicisme #culture #évenementiel #ille-et-vilaine #lotchi #pierre-édouard_stérin #religion

  • L’#Observatoire_de_l’immigration_et_de_la_démographie, un #think_tank qui fabrique de la peur

    Complètement absent de la sphère académique, l’organisme, inconnu il y a deux ans, jouit d’une certaine audience dans l’espace public. S’il ne triche pas sur les chiffres, il les met au service d’une vision alarmiste de l’immigration.

    L’« échec collectif » de l’immigration étudiante, le « cercle vicieux » du coût de l’immigration, la « ruée » des Afghans vers l’Europe, l’asile « hors contrôle », l’« appel d’air » de la régularisation… A intervalles réguliers depuis deux ans, un think tank distille des études sur l’immigration, livrant clés en main des éléments de langage à quiconque voudrait agrémenter le débat public de considérations alarmistes. Avec un succès certain.

    L’Observatoire de l’immigration et de la démographie (#OID) jouit d’une confortable exposition médiatique. Son directeur, #Nicolas_Pouvreau-Monti, est régulièrement convié sur les plateaux des médias de Vincent Bolloré, CNews ou Europe 1, mais il a aussi été plusieurs fois l’invité de Franceinfo ou du magazine d’actualité d’Arte, « 28 minutes ». Il obtient fréquemment la reprise de ses tribunes et publications dans Valeurs actuelles, Le Journal du dimanche, Le Point, Le Figaro ou encore Marianne. Le 31 août, François Bayrou, encore premier ministre, avait même dû répondre à l’intervieweuse star du groupe Bolloré, Sonia Mabrouk, qui l’interrogeait sur les « 3,4 points de PIB [produit intérieur brut] » que coûte l’immigration, selon un « organisme de référence » : l’OID.

    Une consécration pour cette structure que personne ne connaissait avant 2023. M. Pouvreau-Monti ne boude pas son plaisir. Ce trentenaire a pu quitter son poste de conseiller chez Accenture pour se consacrer à temps plein à l’OID. Lorsqu’il a fondé l’observatoire en 2020 avec « cinq copains », trois ans après avoir été diplômé de Sciences Po Paris, il savait qu’il y avait « une place à prendre dans le #marché_des_idées ».

    A l’en croire, l’OID propose « une vision rationnelle et dépassionnée, fondée sur la rigueur scientifique et l’efficacité politique ». Surtout, il prend à rebours le « #rassurisme qui relativise l’ampleur des flux », un prisme qui jouirait selon lui d’une « hégémonie » dans les débats d’experts. Experts qui, eux, constatent, déroutés, l’audience et la respectabilité acquises par l’OID. Affiliée à l’Institut convergences migrations (ICM), un établissement de recherche, l’économiste Flore Gubert se désole : « Leur force de frappe est impressionnante, alors qu’à l’ICM nous sommes 800 chercheurs et nous ne sommes pas audibles. C’est décourageant. »

    Le constat est d’autant plus amer chez certains chercheurs qu’à force de se présenter sous les airs d’un « GIEC de l’immigration » (Paris Match, 5 janvier 2024), l’OID est confondu avec un organe scientifique… qu’il n’est pas. Car pour l’essentiel, il revisite des travaux de la statistique publique, souvent issus de l’Insee ou de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). « Ils sont complètement absents de la sphère académique », tient ainsi à souligner Jérôme Valette, économiste des migrations au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).

    #Fonds_Périclès

    Et si l’OID se prévaut d’un « conseil scientifique », un seul de ses membres, #Gérard-François_Dumont, est docteur en sciences économiques et a dirigé des thèses. Il est par ailleurs connu pour présider la revue nataliste Population et Avenir et avoir contribué à l’étude qui fit la une du Figaro Magazine, en 1985, sous le titre « Serons-nous encore français dans 30 ans ? », accompagné de l’image d’une Marianne voilée. A l’époque, M. Dumont s’inquiétait, aux côtés de l’écrivain ultraréactionnaire #Jean_Raspail, de l’écart entre la #fécondité des Françaises et celle des « non-Européennes ».
    Parmi les quatre autres membres du conseil scientifique de l’OID, on trouve l’ancien diplomate #Xavier_Driencourt, qui préside aussi le comité stratégique du magazine d’extrême droite Frontières ; l’avocat et ancien conseiller sécurité de Valérie Pécresse, Thibault de Montbrial ; l’ex-préfet #Michel_Aubouin, contributeur occasionnel du mensuel d’extrême droite Causeur ; et l’ex-directeur général de la sécurité extérieure, #Pierre_Brochand, à qui l’on prête d’avoir conseillé Eric Zemmour pour peaufiner son programme de la présidentielle en 2022.

    De quoi orienter la « science » diffusée par l’OID, dont on sait mal comment il se finance. « Je ne ressens pas le besoin de #transparence », évacue M. Pouvreau-Monti à ce sujet, mentionnant vaguement « plusieurs centaines de donateurs ». On sait pour sûr qu’il bénéficie depuis 2023 du fonds Périclès, du millionnaire réactionnaire et partisan du rapprochement entre la droite et l’extrême droite, #Pierre-Edouard_Stérin. L’ambition du fonds est sans ambiguïté de « transformer durablement le paysage politique et social français ».

    M. Pouvreau-Monti, lui, est convaincu qu’il faut un mandat présidentiel pour entreprendre des « grandes manœuvres » en matière d’immigration, qui passent par une réforme de la Constitution ou la dénonciation de la Convention européenne des droits de l’homme. Peu étonnant pour celui qui était membre, à Sciences Po, de l’association souverainiste #Critique_de_la_raison_européenne, fondée par #Alexandre_Loubet – aujourd’hui député Rassemblement national (RN) de la Moselle et conseiller spécial de #Jordan_Bardella –, et dont a également été membre active #Sarah_Knafo, députée européenne Reconquête !.

    « On voit monter la défiance vis-à-vis du politique qui fait semblant de pouvoir, en même temps qu’on voit monter une crise de l’intégration. Le risque, c’est la rupture démocratique. Il y a urgence », déroule M. Pouvreau-Monti. Pour convaincre, il a été à l’école des conservateurs américains, en tant que lauréat de la #bourse_Tocqueville, fondée par un autre partisan de l’« union des droites », proche de M. Stérin et « conseiller opérationnel » de Périclès, #Alexandre_Pesey. A ce titre, il participe en 2019 à un voyage aux Etats-Unis, où il est formé au « passage médias et à la levée de fonds ».

    Vernis de respectabilité

    Pour marteler ses idées, l’OID s’appuie sur des « #chiffres béliers » : 66 % des étudiants étrangers n’obtiennent pas leur licence en trois ans, seuls 34 % des immigrés arrivés en 2023 occupaient un emploi en 2024, ou encore 580 millions de personnes dans le monde sont éligibles au droit d’asile en France. Pour s’en faire l’écho, outre ses relais médiatiques, M. Pouvreau-Monti se targue d’avoir une « surface de contact » qui va du bloc central à l’extrême droite, et il voudrait bien « mettre un pied à gauche ».

    L’OID a été reçu par le cabinet de #Gérald_Darmanin quand celui-ci était Place Beauvau, et #Bruno_Retailleau, alors ministre de l’intérieur, ne l’a pas moins bien traité. En novembre 2024, sur invitation d’élus #Les_Républicains, le think tank organise une conférence à l’Assemblée nationale et une autre au Sénat, sur le thème de la « crise de l’asile ».

    Quelques mois auparavant, en avril 2024, M. Pouvreau-Monti était reçu à la direction générale des étrangers en France, l’administration centrale chargée des immigrés, pour animer un « petit déjeuner » en présence d’une vingtaine de membres du personnel, dont le directeur lui-même, ainsi que des chefs de bureau et autres chargés de mission, sur le thème « L’immigration en France aujourd’hui. Un état des lieux ». « Le contenu de l’intervention a été très mal perçu, rapporte néanmoins une source interne à l’administration. On l’a fait remonter en disant, en substance, plus jamais ça. »

    Pas de quoi faire craquer le vernis de respectabilité de l’Observatoire qui s’offrait en juin, en signature d’une note sur les Afghans, la contribution du directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, #Didier_Leschi. Le préfet chevènementiste présente, dans cette parution, l’immigration afghane comme un « phénomène massif », constitué de « jeunes, masculins, peu scolarisés », au « conservatisme social (…) difficilement compatible avec les valeurs françaises ». « On s’est croisé avec Didier Leschi sur cette idée, se souvient M. Pouvreau-Monti. Et on est allé voir la #Fondapol », un think tank qui a coédité l’étude de 35 pages. Interrogé sur le parti pris idéologique de l’OID, M. Leschi souligne au contraire l’excellence de leurs notes. « Ils s’intéressent aux effets sociaux de l’immigration que les chercheurs de gauche éludent, valorise le haut fonctionnaire. Et personne ne les prend en défaut sur les données. »

    Une assertion partiellement vraie. Le démographe François Héran, qui a occupé la chaire Migrations du Collège de France, a lu les 38 notes de l’OID. Il relève « des #biais de méthode, permettant de grossir les ordres de grandeur », comme le fait de citer des chiffres absolus de migrants sans jamais les rapporter à la population des pays d’accueil.

    Ainsi, M. Leschi parle d’une « ruée afghane vers l’Europe » alors que « les demandes d’asile des Afghans cumulées entre 2014 et 2024 totalisent 21 personnes pour 10 000 habitants », relativise M. Héran. La même étude présente la France comme le « pays de l’asile afghan ». Or, « sur les 929 200 Afghans enregistrés comme demandeurs d’asile dans l’Union européenne dans la même période, 11 % l’ont été en France, 39 % en Allemagne ».

    « Approximations » économiques

    M. Héran égrène les exemples. En janvier, Le Point dévoile une étude de l’OID selon laquelle 580 millions de personnes dans le monde pourraient obtenir l’asile en France. Le RN relaie cette extrapolation dans une campagne d’adhésion. Pourtant, « 80 % des déplacés externes dans le monde restent dans les pays limitrophes », rappelle M. Héran, qui note qu’un think tank britannique avait déjà estimé les demandeurs d’asile potentiels à plus de 700 millions, mais… pour le Royaume-Uni.

    De même, dans sa note sur « L’immigration dans les territoires. Quinze ans de bouleversement (2006-2021) », l’OID s’alarme d’un « basculement » des communes du Grand Ouest, où la présence immigrée a doublé. « Or, les données de l’Insee montrent qu’à l’échelle régionale il s’agit le plus souvent d’un passage de 2 % à 4 % ou de 3 % à 6 %. » « Le message martelé par l’OID est tout sauf “dépassionné”, conclut le chercheur. La France serait “débordée” par l’immigration. » Pourtant, « selon les données de l’OCDE ou de l’ONU, la France se situe au 35e rang dans le monde par la proportion d’immigrés et au 17e rang de l’Europe occidentale ».

    En matière économique, les parutions de l’OID suscitent les mêmes réticences au sein de la communauté scientifique. Le think tank insiste régulièrement sur la dégradation des comptes publics causée par l’immigration, en citant un chiffre de l’OCDE selon lequel les immigrés ne financent que 86 % des #dépenses_publiques qui leur sont affectées. « Ce chiffre est vrai, réagit l’économiste Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’OCDE. Mais pour les natifs, c’est 96 %. Donc les natifs non plus ne financent pas la totalité des #dépenses_publiques qui leur sont affectées. Et comme ils représentent 90 % de la population, ce sont eux qui créent le déficit public. »

    Economiste au Cepii, Lionel Ragot épingle à son tour les « #approximations » de l’OID selon lequel si les immigrés avaient le même taux d’#emploi que les natifs, le gain pour le PIB français serait de 3,4 points. « Pour obtenir ce chiffre, ils considèrent que le taux d’emploi des immigrés et de leurs descendants augmenterait de 3,36 points s’il rejoignait celui des personnes sans ascendance migratoire et ils reportent cette augmentation au PIB, résume M. Ragot. Or, ce n’est pas parce que la population active augmente de 3,36 % que le PIB va augmenter de 3,36 %. Il faut considérer le nombre d’heures travaillées et pondérer ce volume par un indice de capital humain reflétant la qualité du #travail. Ensuite, le taux de croissance du PIB doit être pondéré par la part de la rémunération du facteur travail dans le revenu national. » Le chiffrage de l’OID apparaît donc largement surestimé.

    Dans une autre étude, l’OID évalue cette fois à 41 milliards d’euros le #coût net de l’immigration, en partant d’un coût brut estimé à 75 milliards d’euros, auquel le think tank retranche les impôts et les #cotisations_sociales versées par les étrangers. « Non seulement on ne sait pas comment ils obtiennent le chiffrage des recettes, mais en outre cela voudrait dire que les étrangers ne contribuent qu’à hauteur de 45,3 % aux dépenses publiques qui leur sont consacrées, analyse M. Ragot. Or, dans l’étude sur l’impact de l’immigration sur l’économie française, l’OID reprenait le ratio de 86 % de l’OCDE. La différence est énorme et à l’arrivée, les immigrés coûtent beaucoup plus cher. » Le mal est fait. Les chiffres s’instillent dans le débat public. Repris sur les plateaux télé et dans les journaux. A l’ère de la post-vérité, la croyance a gagné sur la réalité des faits.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/29/l-observatoire-de-l-immigration-et-de-la-demographie-un-think-tank-qui-fabri
    #extrême_droite #peur #migrations #alarmisme #réfugiés #propagande #économie #préjugés
    ping @karine4

    –-

    ajouté à la métaliste sur le lien entre #économie (et surtout l’#Etat_providence) et la #migration... des arguments pour détruire l’#idée_reçue : « Les migrants profitent (voire : viennent POUR profiter) du système social des pays européens »...
    https://seenthis.net/messages/971875

  • Le milliardaire fasciste Pierre-Édouard Stérin passe une mauvaise semaine
    https://contre-attaque.net/2025/10/08/le-milliardaire-fasciste-pierre-edouard-sterin-passe-une-mauvaise-se

    Pierre-Édouard Stérin, c’est ce milliardaire réactionnaire qui consacre son temps et son argent à transformer la France en pays fasciste. Exilé fiscal ayant fait fortune en vendant les célèbres « Smartbox », ce monsieur qualifie le RN de « parti de gauche », il met ses moyens au service du « redressement de la France et de la promotion du Christ », il s’oppose à l’IVG, il est fan de Trump et de Musk, et il a élaboré le plan « Périclès ». Périclès n’est pas le stratège de la démocratie athénienne, mais un acronyme inventé par Stérin : « Patriotes-Enracinés-Résistants-Identitaires-Chrétiens-Libéraux-Européens-Souverainistes », un plan qui comprend une somme de 150 millions d’euros pour faire gagner l’extrême droite aux élections, en finançant des formation pour de futurs élus, des galas, des réseaux d’influence, des médias…

    Dans ce travail de conquête politique, il organise des « Nuits du Bien Commun », des galas de charité dans toute la France qui sont en réalité l’avant-garde de son projet politique. Ces soirées permettent, derrière un faux message de bienveillance, de financer des associations ultra-réactionnaires qui sont en première ligne de la bataille culturelle. Elles sont aussi l’occasion de faire se rencontrer la bourgeoisie locale – qui peut en profiter pour défiscaliser un maximum d’argent grâce à ces dons – et de tisser des liens solides entre les représentant·es de la droite et de l’extrême droite locale afin de réaliser « l’union des droites », l’un des objectifs majeurs du projet Périclès. Partout où elles sont organisées, ces « Nuits du Bien Commun » sont contestées, mais elles ont lieu sous protection policière.

    La Nuit du Bien Commun annulée à Aix

    Le 6 octobre, à Aix-en-Provence, la « Nuit du Bien commun » n’a pas eu lieu, et c’est grâce aux grévistes ! Le quotidien La Provence rapporte qu’à « la suite d’une occupation de la scène par des techniciens en grève depuis lundi matin, l’organisation de la soirée La Nuit du bien commun au 6Mic à Aix a invité les participants à ‘rester chez eux’ et regarder une retransmission en ligne ». Autrement dit, les salarié·es de cette salle municipale prêtée au milliardaire se sont mobilisé·es, et comme ils et elles sont indispensables pour la tenue d’une telle soirée, celle-ci a dû être supprimée. L’équipe de Stérin a annoncé aux participants qu’ils pouvaient visionner une retransmission sur un site internet.

    Un gréviste membre du syndicat CNT de la culture et du spectacle explique au média Rapports de force : « Nous sommes 8 salarié·es de l’équipe ‘road’, les petites mains qui montons les installations, à s’être mis en grève ce matin ». La salle municipale d’Aix-en-Provence a été décorée d’une banderole « intermittent·es en grève » et quelques fumigènes ont été allumés. Les grévistes ont été rejoints dans la soirée par la manifestation d’opposition à la « Nuit du Bien Commun », et ont pu fêter ensemble cette petite victoire.

    Dans les jours précédents, la mairie de droite avait refusé d’annuler l’évènement, alors que cette salle relève d’une mission de service public. Ce sont donc les travailleurs et les travailleuses elles-mêmes qui ont pris la situation en main : sans les petites mains, aucun gala, aucune réunion, aucun meeting fasciste ne peut avoir lieu.

    La villa de Stérin envahie dans le Pays Basque

    Plus à l’ouest, dans le Pays Basque, Stérin possède une luxueuse villa à Saint-Jean-de-Luz. Il l’avait achetée en 2022 pour 6 millions d’euros en 2022, et la met en vente à 15,9 millions d’euros. Une plus-value énorme, qui pose beaucoup de questions. Les habitant·es dénoncent une opération de spéculation immobilière, qui contribue à faire exploser le prix des logements sur tout ce territoire.

    Une porte-parole de l’association Alda – un mot qui signifie « changer » en basque – explique que dans la région, « Depuis quinze ans, 80% des biens ont été revendus à la hausse ». Les riches investissent et font monter les prix, et les locaux ne peuvent plus se loger, accélérant « la hausse des loyers et l’augmentation du foncier. Il est donc quasi impossible pour les bailleurs sociaux de construire du logement social ».

    Pour dénoncer Stérin, le 3 octobre, cette maison a été prise pour cible et envahie par des militant·es, qui ont déployé des banderoles sur les balcons : « L’extrême droite spécule au Pays Basque ». Un beau coup de pression, en attendant la réquisition des logements vacants possédés par des riches, pour y loger les personnes dans le besoin. Le milliardaire a porté plainte pour « violation de domicile ». Ce monsieur ne se gêne pourtant pas pour outrepasser la loi : il avait refusé de comparaitre à une convocation parlementaire en juin dernier, et est visé par une procédure car il s’agit d’un élit. Mais on le sait, la Loi est une arme de la bourgeoisie, qui sert à maintenir l’ordre social en place, et épargne les riches.

  • Face à Pierre-Édouard Stérin, le grand silence de la « French Tech »

    Investisseur historique et respecté de la French Tech, Pierre-Édouard Stérin finance via le Fonds du bien commun des associations traditionalistes et réactionnaires et vise désormais, avec le projet Périclès, la victoire électorale de l’extrême droite. Dans le milieu start-up, le sujet reste tabou. De Xavier Niel à Bpifrance, tout le monde continue à faire affaire avec le sulfureux milliardaire comme si de rien n’était. Enquête.

    https://multinationales.org/fr/enquetes/extreme-tech/face-a-pierre-edouard-sterin-le-grand-silence-de-la-french-tech

    #Pierre-Édouard_Stérin #extrême_droite #start-up_nation #Projet_PERICLES #PERICLES

  • Pierre-Édouard Stérin restructure son empire et cible au passage le journaliste qui a révélé ses visées politiques - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/fr/a-chaud/actualites/pierre-edouard-sterin-restructure-son-empire-et-cible-le-journalist

    Durant l’été, le milliardaire #Pierre-Édouard_Stérin a créé une holding baptisée du nom du journaliste qui a révélé l’existence du projet #Périclès, Thomas Lemahieu, où il a placé l’essentiel de sa fortune. Provocation, étalage de son sentiment d’impunité, ou hommage du vice à la vertu ?

    Stérin et la « Lemahieu holding » : « nous refusons que nos consœurs et confrères soient ainsi ciblés »
    https://blogs.mediapart.fr/la-sdj-de-mediapart/blog/160925/sterin-et-la-lemahieu-holding-nous-refusons-que-nos-consoeurs-et-con
    https://seenthis.net/messages/1134306

  • Christelle Morançais-Stérin.

    Les noces sont désormais officielles. Je parle de celles entre Christelle Morançais et Pierre-Edouard Stérin. Laissez-moi vous conter une histoire. Son titre ?
    « Christelle et le Crayon. »

    La présidente de la région Pays de la Loire (qui a succédé à Retailleau, quand même) lance un nouveau média à destination des jeunes, sur Instagram et Tiktok, « le Média Orientation. » Pour ça, elle fait appel au média Le Crayon dont Pierre-Édouard Stérin est actionnaire (dans le cadre du projet PERICLES).

    https://affordance.framasoft.org/2025/09/christelle-morancais-sterin

    #Christelle_Morançais #Pierre-Édouard_Stérin #extrême_droite #media #Projet_PERICLES #PERICLES

  • Projet PERICLES : Stérin met la main sur le sud Loir-et-Cher- Alternative Libertaire
    https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Projet-PERICLES-Sterin-met-la-main-sur-le-sud-Loir-et-Ch

    Le tentaculaire projet PERICLES (Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes), dévoilé à l’été 2024 par l’Humanité, connaît une nouvelle illustration en cette rentrée 2025. L’ouverture d’un établissement hors contrat à Nouan-Le-Fuzelier, en plein cœur de la (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • « Holding Lemahieu » : comment le nom de notre journaliste s’est retrouvé à la tête de l’#empire de Pierre-Édouard Stérin - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/medias/extreme-droite/holding-lemahieu-comment-le-nom-de-notre-journaliste-sest-retrouve-a-la-tet

    « Holding Lemahieu » : comment le nom de notre #journaliste s’est retrouvé à la tête de l’empire de #Pierre-Édouard_Stérin

    C’est un mouvement capitalistique resté jusqu’ici sous les radars, mais qui ressemble fort à une tentative d’intimidation, inédite à notre connaissance dans l’histoire de la presse. Un peu plus d’un an après que l’Humanité a révélé, le 19 juillet 2024, le projet #Périclès, ce plan du #milliardaire #exilé_fiscal Pierre-Édouard Stérin pour porter l’extrême droite au pouvoir, nous avons découvert que l’intéressé avait choisi de créer, cet été, au #sommet de sa pyramide de sociétés, une nouvelle « holding de tête », dotée d’un capital de 1,395 milliard d’euros, une somme provenant des actions de sa holding historique en Belgique, dénommée BAD 21.

    Jusqu’ici, rien de surprenant, sauf que l’entrepreneur ultraconservateur a décidé de donner à cette nouvelle structure un nom qui l’est beaucoup plus : la #Lemahieu #Holding, s’appropriant le patronyme de notre collègue Thomas Lemahieu

    • « L’Humanité » accuse le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin d’avoir baptisé sa holding du nom d’un de ses journalistes
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/09/12/l-humanite-accuse-le-milliardaire-conservateur-pierre-edouard-sterin-d-avoir

      Le directeur du journal, Fabien Gay, a vu dans ce nom « une provocation inacceptable, voire une tentative d’#intimidation ». Sollicité pour une réaction de M. Stérin, son fonds d’investissement, Otium Capital, a répondu : « Nous n’avons pas de commentaire à faire. »

      [Thomas Lemahieu a reçu fin août un mel de Stérin : ] « Cher Monsieur, j’ai été très sensible à la très grande attention que vous avez bien voulu porter à mes activités sur les dernières années. Je suis certain que vous apprécierez en retour le nom que j’ai donné à ma holding de tête »

      #extrême_droite #media

    • « Hommage » de Pierre-Edouard Stérin à un journaliste : « Nous refusons que nos consœurs et confrères soient ainsi ciblés »
      https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2025/09/16/hommage-de-pierre-edouard-sterin-a-un-journaliste-nous-refusons-que-nos-cons

      Le milliardaire conservateur a cru bon de nommer la holding qui abrite désormais l’essentiel de sa fortune du nom d’un journaliste de « L’Humanité » qui a enquêté sur lui. M. Stérin s’est ensuite vanté de cet « hommage », levant tout doute sur une éventuelle coïncidence.

      Depuis un an et demi, le travail d’enquête mené par Thomas Lemahieu, journaliste à l’Humanité, a été essentiel pour faire connaître les projets métapolitiques de l’homme d’affaires français Pierre-Edouard Stérin, exilé fiscal en Belgique. Ses recherches ont révélé les contours du projet Périclès (acronyme de « Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainiste ») et permis de comprendre comment le milliardaire d’extrême droite, fondateur de Smartbox, entend peser sur la scène politique française en finançant à cette fin différentes structures le soutenant : associations, think tanks… Ce travail d’enquête constitue le genre de dévoilement d’intérêt public qu’est par essence le journalisme.

      Cet été, Pierre-Edouard Stérin a cru bon de nommer la holding qui abrite désormais l’essentiel de sa fortune du nom du journaliste, « Lemahieu holding », valorisée à 1,3 milliard d’euros et domiciliée en Belgique. Par courriel, il s’est vanté de cet « hommage » auprès du journaliste, levant tout doute sur ses intentions, et sur une éventuelle coïncidence. Il s’y montrait amusé à l’idée de voir ce journaliste contraint à écrire sur une structure financière qui porte désormais son nom.

      Alors que l’extrême droite ne cesse d’étendre son emprise sur les médias, par le biais – notamment - de rachats de titres dont les rédactions sont par la suite mises au pas, une telle démarche d’intimidation est évidemment inacceptable.
      Nous, sociétés de journalistes, souhaitons apporter tout notre soutien à Thomas Lemahieu et refusons que nos consœurs et confrères soient ainsi ciblés, personnellement, quand ils et elles ne font que leur travail.

      Les sociétés de journalistes et de personnels de :
      Arrêt sur images, Arte, BFM Business, BFM TV, Capital, Challenges, Franceinfo numérique, France 24, France 3 rédaction nationale, France télévisions rédaction nationale, Groupe Profession Santé, La Tribune, LCI, L’Humanité, Le Monde, Le Nouvel Obs, Le Télégramme, Les Echos, Le Parisien, L’Informé, Libération, Mediapart, Premières Lignes TV, Public Sénat, Radio France, Radio France Internationale, Télérama, TF1.

  • L’extrême droite et son mécène Pierre-Edouard Stérin s’infiltrent à l’université catholique de l’Ouest
    https://disclose.ngo/fr/article/lextreme-droite-et-son-mecene-pierre-edouard-sterin-sinfiltrent-a-lunivers

    Le mécène revendiqué de l’extrême droite française finance depuis 2023 l’université catholique de l’Ouest, révèlent Disclose, La Topette et Reflets.info. Abrité derrière un discret fonds de dotation, Pierre-Édouard Stérin, qui rêve de reconquête culturelle et politique, investit l’un des plus importants établissements privés du pays, où nombre d’enseignants et d’étudiants sont déjà acquis aux idées de la droite radicale. Lire l’article

    • Ah ben tiens ! Du coup, l’UCO (Université catholique de l’Ouest) renonce aux financements des « Vendéens revanchards » : copie d’un post Facebook de @splann

      L’Université catholique de l’Ouest (UCO) promet qu’elle ne fera plus appel aux financements de Pierre-Edouard Stérin, le mécène revendiqué de l’extrême droite. La décision est tombée cinq jours après les révélations de Disclose.ngo, La Topette et Reflets. 💰
      Les médias indépendants ont découvert que l’homme d’affaires de 51 ans se trouvait derrière le fonds de dotation John Henry Newman, dédié au « développement de la recherche universitaire » à l’UCO.
      Après de premiers apports relativement modestes, ses initiateurs ambitionnaient de multiplier les actifs du fonds par 20 d’ici 2030, pour atteindre environ 20 M€. Une enveloppe substantielle pour cette école privée qui accueille chaque année 13 000 étudiants, dont environ la moitié à Angers et l’autre moitié sur neuf campus, dont ceux de Guingamp, Brest, Vannes et Nantes-Rezé.
      Or, le milliardaire exilé fiscal en Belgique ne cache pas mettre sa fortune au service d’un agenda politique. Son programme baptisé Periclès vise à permettre au RN de conquérir 300 villes lors des prochaines municipales. Lors d’une visio-conférence donnée en juin, Stérin a affirmé que son « action prioritaire en France » était de stimuler une politique nataliste chrétienne et « de souche européenne ».
      Inquiets de voir les idées du fondateur de Smartbox « commander l’orientation de [leurs] cours, le recrutement de [leurs] professeurs et les projets proposés par l’UCO », des étudiants ont publié mardi une tribune dans L’Humanité réclamant la fin de ce partenariat sulfureux. La pétition associée a recueilli 340 signatures en deux jours.
      Déjà mise en cause pour le recrutement d’un directeur de master de droit public sur le site de Rezé condamné en 2011 pour ses sympathies nazies, la direction de l’UCO a fini par céder.

  • Murmures de la cité à Moulins : l’Humanité a assisté au spectacle du mini-Puy du Fou et c’est encore pire que prévu - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/murmures-de-la-cite-a-moulins-lhumanite-a-assiste-au-spectacle-du-mini-puy-

    Mise en scène complaisante des symboles nazis, éviction pure et simple de la Révolution et même de la République dans l’Histoire de France, appels permanents à la « foi », aux « rois » et aux « empires » pour sauver le pays des envahisseurs… Les médias Bolloré et la fachosphère en auront fait des tonnes pour défendre la rengaine purement révisionniste, écrite par une petite équipe d’extrême droite radicale en Auvergne, qui se joue jusqu’à ce dimanche 13 juillet. Un projet monté, toute honte bue, avec des subventions publiques et l’aide de Pierre-Edouard Stérin, qui devrait désormais être discuté en toute connaissance de cause…

    • https://fsu03.fsu.fr/droles-de-murmures-par-dessus-la-cite-commune

      Drôles de murmures par dessus la cité commune.
      16 avril 2025|Catégories : À LA UNE

      Le message de cet article s’adresse d’abord aux collègues d’Histoire-Géographie et avec eux à tous les éducateurs et citoyens éclairés et soucieux de Lumières – les vraies.

      Un grand « spectacle historique sons et lumières » est annoncé pour les 11-13 juillet au CNCS à Moulins, spectacle qui se targue – c’est pour ses promoteurs sa plus grande qualité – d’être à l’image du Puy du Fou en Vendée. Ces dates précédant le 14 juillet, on peut deviner sans peine que du point de vue de la mairie de Moulins ce sera donc là un moment attractif aboutissant au 14 juillet.

      Tout prof d’Histoire, tout historien sérieux, est plus que réservé sur le genre « Puy du Fou ». Cette histoire-spectacle cultive non un savoir historique, mais un « roman national » idéologiquement orienté, mais qui se présente comme une « mise en valeur de l’Histoire et du patrimoine ». C’est particulièrement flagrant à lire la litanie de glorification du spectacle de « Murmures de la cité », l’entreprise organisatrice, qui figure en bonne place sur son propre site mais aussi sur ceux du Syndicat d’Initiative de la Ville de Moulins, du Conseil Départemental et du CNCS.

      Extraits du début et de la fin : « Dans la pénombre, le décor s’ouvre sur une vieille grand-mère assise au bord d’un lit, des gravats encore épars autour d’elle, témoins d’un bombardement tout juste terminé. Ses petits-enfants, blottis contre elle, l’écoutent en silence alors que des rumeurs de la Libération montent des rues lointaines. La grand-mère, le regard perdu dans le vague mais empreint de tendresse et de fierté, leur murmure : « Ce que nous vivons aujourd’hui n’est qu’un instant dans une longue et grande histoire. Ce sursaut, mes petits, fait écho à tant d’autres. Depuis toujours, ce pays se relève, fort d’une foi ancienne et de cette flamme qui ne s’éteint jamais. Avant nous, il y a eu des hommes et des femmes qui ont bâti cette terre, qui l’ont unie, protégée et aimée… Et nous ne faisons que reprendre le flambeau, à notre tour. » Ses mots se mêlent aux premiers rayons d’un jour nouveau, éclairant peu à peu les scènes d’un passé lointain où d’autres résistants, rois, guerriers et bâtisseurs se sont levés pour construire la France, celle qu’elle sait indestructible et éternelle. »

      « Dans cette conclusion empreinte de lumière et d’espoir, la France est dépeinte comme un pays éternel, guidé par la Providence, qui survit aux tourments, se réinvente et se projette dans un avenir toujours plus lumineux, porté par l’énergie et la volonté de son peuple. »

      La « France guidée par la Providence » est donc à l’affiche sur les pages municipales et départementales !

      L’orientation est politico-religieuse : la France éternelle, qui existerait depuis les Gaulois, serait guidée par la Providence. Pour attirer le chaland, la liste des thèmes successifs est calquée sur les images scolaires d’antan, qui évitaient toutefois, elles, une connotation par trop religieuse, et s’avère pour le moins sélective : Vercingétorix, Clovis se convertissant au christianisme, sont les deux figures légendaires du début, suivis de Saint Odilon et Saint Mayeul, des « châteaux et chevaliers », Jeanne d’Arc (ou disons … sa légende présentée comme vérité !), Anne de Beaujeu, Sainte Jeanne de Chantal, Richelieu, Colbert, Villars (« centurion de Louis XIV », la formule date en fait d’un livre de 1996), la Révolution (?) présentée ici comme un moment où l’étranger menace la France, Napoléon qui la redresse (la Révolution l’avait donc affaiblie …), « la portant au sommet » (cela s’est terminé en catastrophe : apparemment pas un mot), et la Libération.

      Ce topo exalté ne permet pas de deviner quels sont les thèmes finaux, précédant la Libération présentée comme unité nationale totale (ce qu’elle ne fut certainement pas !). Un passage notamment interroge : « Cependant, elle résiste, se relève avec résilience en 1870, puis en 1914 et encore en 1940, une persistance qui montre à chaque épreuve la capacité de la France à se reconstruire. »

      Quid de cette résilience en 1940 ? La Libération c’est en 44 ; en 40 ce n’est pas la résilience, c’est le fond du trou. Ou alors … est-ce la « rénovation nationale » du Maréchal Pétain intégrant la France dans l’ordre brun européen de la Shoah imminente et des camps qui serait suggérée là ?

      La question mérite d’autant plus d’être posée si nous regardons les soutiens de cette initiative : à côté des subventions publiques de toutes les collectivités territoriales incluant le lieu du spectacle, nous avons en bonne place le « Fonds du Bien Commun », « acteur majeur de la philanthropie française » (sic), pièce centrale de l’empire du milliardaire, français et néanmoins exilé fiscal en Belgique, Pierre-Edouard Stérin, mécène du Rassemblement National et coach national de la formation des élus d’extrême droite.

      Et bien entendu, partisan de l’enseignement privé religieux où il a lancé l’association Excellence ruralité, qui entend prospérer dans les zones rurales où le gouvernement ferme les écoles publiques, pour « incuber les écoles libres » afin de former des « hommes debout » à même de redresser la « France éternelle, guidée par », etc. Telle les vautours, Excellence ruralité prospecte dans le Cher, la Saône-et-Loire : bientôt l’Allier ?

      Une figure clef du financement et du management de l’extrême droite.

      Un cousin idéologique de cet autre catholique tendance Opus Dei qu’est le vice-président américain J.D. Vance …

      Résumons : les fonds publics servent à une entreprise sponsorisée par des forces politico-financières d’extrême droite, qui nous préparent un gloubi-boulga inquiétant passant pour un joli spectacle (hé oui, il y aura du son et des couleurs …) mais avec un contenu, explicite ou implicite, visant à rétablir cette imaginaire France éternelle, pure et providentielle …

      Apparemment l’ensemble des collectivités locales contributives (avec nos impôts) n’y ont vu que du feu, ce qui questionne sur l’état de l’instruction publique, non parmi la jeunesse, mais parmi nos édiles !

      N’est-il pas temps que les citoyens éclairés de toutes opinions, attachés à la République laïque, se manifestent ?

      Pour la FSU Allier, Vincent Présumey.

  • Dernière sommation contre la tenue des “Nuits du bien commun” à #Nantes
    https://nantes.indymedia.org/posts/147045/derniere-sommation-contre-la-tenue-des-nuits-du-bien-commun-a-nant

    Alors qu’un large appel de toutes les organisations nantaises à empêcher la tenue des “Nuits du bien commun” – galas de bienfaisance pour le gratin fasciste nantais- a été lancé pour ce jeudi 5 juin, cette nuit on est venu lancer une dernière sommation à la Cité des Congrès. Non,…

    #Antifascisme #Pierre-Edouard_Stérin #Local

  • Non au projet de collège Excellence Ruralités à Étang-sur-Arroux – Dijoncter.info - Site d’infos en lutte sur Dijon
    https://dijoncter.info/non-au-projet-de-college-excellence-ruralites-a-etang-sur-arroux-6130

    Le collectif Morvan Mobilisation Solidaire, soutenu par plusieurs collectifs et organisations syndicales et politiques, se mobilise contre la création d’un collège privé hors contrat par Excellence Ruralités et la Fondation pour l’école à Étang-sur-Arroux.

    Ces deux structures ont des liens forts avec l’extrême droite et les milieux catho intégristes, via Pierre-Edouard Stérin et le Fonds du Bien Commun entre autres partenaires. De plus, l’installation de ce collège hors contrat serait une menace pour les établissements d’enseignement locaux, dans un contexte de désengagement de l’État et de baisse démographique.

    #intégrisme_religieux #catholicisme_traditionaliste #Pierre-Édouard_Stérin #FSSPX (Fraternité sacerdotale Saint-Pie X)

  • Biarritz Olympique : deux banderoles antifascistes déployées en tribune contre Dax
    https://www.sudouest.fr/pyrenees-atlantiques/pays-basque/biarritz-olympique-deux-banderoles-antifascistes-deployees-en-tribune-contr

    Le Biarritz Olympique Ultra Club (BOUC) fait à nouveau parler de lui. Pendant la rencontre entre le BO et l’US Dax, remportée sur le terrain par les Biarrots (34-33), ce nouveau groupe de #supporteurs a fait fleurir deux banderoles #antifascistes, mentionnant « Attention : Stérin miné. Miarritze Antifaxista. » Banderoles presque aussitôt retirées par les services de sécurité du stade.

    Ces messages font référence directement au milliardaire #Pierre-Édouard_Stérin, souvent classé à l’#extrême_droite, et qui a participé au sauvetage financier du BO à l’été dernier. L’homme d’affaires est également un des financeurs du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure (CRSI https://www.crsi-paris.fr), dont la réunion dans les locaux d’Aguilera [parc des sports de Biarritz] a été dénoncée par le BOUC plus tôt cette semaine. Le groupe avait fait passer un communiqué déplorant la tenue d’un événement et ses « discours nauséabonds liants immigration et insécurité ».

    Au cours de ce même match, les joueurs biarrots portaient un maillot spécial en hommage à Federico Martin Aramburu, tué par balles il y a bientôt trois ans. Dans cette affaire, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, deux militants d’ultradroite seront jugés aux assises pour assassinat et tentative d’assassinat. Aguilera a également observé une minute d’applaudissements en mémoire de son ancien joueur.

  • Loir-et-Cher : l’Académie Saint-Louis de Chalès, un internat catholique privé non mixte, va ouvrir ses portes en Sologne
    https://archive.ph/WKFpk

    Former les hommes, révéler les talents. Voilà comment se présente l’Académie Saint-Louis de Chalès, nouveau #collège-#lycée #catholique « d’excellence » privé hors contrat de garçons avec #internat qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2025 en plein cœur de la Sologne à Nouan-le-Fuzelier.

    L’ancien orphelinat du domaine de Chalès, ses 175 hectares de forêts et d’étangs se préparent donc à recevoir des adolescents en leur faisant suivre les principes de « l’éducation intégrale telle que la définit l’Église catholique qui considère la personne humaine tout entière : corps, esprit et âme ». Les élèves seront aussi répartis dans des « maisons » avec un « fonctionnement en capitaineries favorisant l’esprit de responsabilité ». 

    [...]

    Si l’Académie Saint-Louis de Chalès est la première à ouvrir, d’autres verront le jour dans chaque région de France. Tout se déroulera en trois phases selon le site internet des Académies. La première phase est presque finie avec l’ouverture prochaine en septembre 2025. La deuxième consistera à continuer de développer les lieux d’enseignement entre 2025 et 2030 avant de posséder une Académie par région en France métropolitaine.

    #Pierre-Édouard_Stérin #enseignement_privé #extrême_droite

    Une dizaine d’organisations, dont les sections du PS et de LFI du Loir-et-Cher, la Ligue des droits de l’homme et des syndicats, demandent ainsi « au préfet et aux autorités de l’Education nationale compétentes de s’opposer à l’ouverture de tels établissements », qui représentant un « danger pour la protection de la jeunesse ».

    https://www.20minutes.fr/societe/4141980-20250305-loir-cher-quoi-projet-internat-catholique-non-mixte-soute

  • Ce que cache #Périclès, le projet politique réactionnaire du milliardaire #Pierre-Edouard_Stérin

    Après avoir fait fortune dans les affaires, le milliardaire Pierre-Edouard Stérin assume désormais vouloir financer les projets « #métapolitiques » susceptibles de faire gagner la droite et l’extrême droite. Une première liste de ces initiatives vient d’être mise en ligne. Selon nos informations, elle pourrait ne constituer que la partie émergée de l’iceberg.

    Un média, une chaîne Youtube, des associations catholiques ou libérales, des think tanks destinés au lobbying politique... La première liste des projets soutenus par « Périclès » - mise en ligne il y a quelques jours sur son site internet - n’est pas bien longue mais permet déjà de lever toute équivoque sur les intentions de l’homme à l’origine du projet, le milliardaire Pierre-Edouard Stérin. Après avoir fait fortune dans les affaires, cet exilé fiscal de 51 ans - il a fui en Belgique après l’élection de François Hollande en 2012 - ambitionne de faire gagner la droite et l’extrême droite en mettant à contribution son compte en banque. Soit un investissement de 250 millions d’euros annoncé en dix ans. Du jamais vu.

    Cette initiative, baptisée donc « Périclès » (pour « Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainistes »), devait, à l’origine, rester discrète mais elle avait été dévoilée en juillet dernier par nos confrères de « l’Humanité ». Lesquels, documents confidentiels à l’appui, ont détaillé le plan de « #bataille_culturelle » imaginé par Stérin et ses équipes pour « permettre la victoire idéologique, électorale et politique » de ses idées et de ses valeurs. Parmi elles, « la #famille, base de la société », la « #préférence_nationale », le « #christianisme ». Au programme également : la promesse de mener une « #guerilla_juridique » et « médiatique » face au « #socialisme », au « #wokisme » ou à « l’#islamisme ». Surtout, ces documents énuméraient des objectifs politiques précis, dont une aide concrète à apporter au #Rassemblement_national de Marine Le Pen pour remporter le plus grand nombre de victoires lors des prochaines #élections municipales en 2026.

    Offensive sur tous les fronts

    En l’état, au moins 24 projets auraient déjà bénéficié de la générosité de l’homme d’affaires l’année dernière, selon le site flambant neuf de Périclès. L’ensemble confirme sa volonté de mener son #offensive par petites touches et sur tous les fronts. On y retrouve sans surprise ses obsessions libérales avec la promotion des idées antiétatistes et anti-taxes, incarné par son soutien à des think tanks comme le #Cercle_Entreprises et #Libertés, de l’ex-patron d’#Elf_Loïk_Le_Floch-Prigent ; ou encore #Ethic, le syndicat patronal de #Sophie_de_Menthon (une des rares à assumer dialoguer avec Marine Le Pen), qui a reçu, selon nos informations, 3 000 euros pour l’organisation d’une conférence. Des cercles de juristes, comme #Justitia, le collectif d’avocats de l’#Institut_Thomas_More, qui propose d’offrir « une réponse juridique aux nouvelles intolérances » ou le #Cercle_Droit_et_Liberté, qui prétend lutter contre le « #politiquement_correct » de l’Université et du monde juridique, sont également cités. Sans oublier, les enjeux migratoires et sécuritaires, via le #Centre_de_Réflexion_sur_la_Sécurité_intérieure (#CRSI), présidé par l’avocat connu des réseaux de droite dure #Thibault_de_Montbrial. Présents également, la marque #Terre_de_France, chouchou des influenceurs #identitaires ; #Eclats_de_femme, l’association fondée par #Claire_Geronimi, victime de viol par un homme visé par une OQTF en 2023, depuis proche du collectif identitaire #Némésis (elle vient d’être nommée vice-présidente de l’UDR, le parti d’Eric Ciotti, ce dimanche 9 février), ou encore l’association #Léa, en croisade contre le « #racisme_anti-Blanc ». Idem pour le mensuel « #l'Incorrect » - lancé en 2017 par des proches de #Marion_Maréchal - ou #Les_Films_à_l'arrache, une chaîne Youtube humoristique moquant - entre autres - l’antiracisme et le féminisme...

    Objectifs politiques

    Au-delà de ces combats marqués à l’extrême droite, Périclès a également investi dans le combat contre le « #wokisme_à_la_fac », via l’#Observatoire_du_décolonialisme, ainsi que le champ de la #laïcité au travers de #Défense_des_serviteurs_de_la_République, dont le comité d’honneur compte #David_Lisnard, le maire Les Républicains de Cannes et #Astrid_Panosyan-Bouvet, l’actuelle ministre du Travail et de l’Emploi - laquelle ignorait le lien avec Stérin, nous assure son cabinet. D’autres structures présentées par le site de Périclès font plus directement référence à l’objectif politique du projet. C’est le cas de #Data_Realis_Conseil, une société spécialisée dans la #cartographie_électorale rappelle la « #Lettre », ou de l’#Institut_de_Formation_Politique (#IFP), qui ambitionne de doter les militants de toutes les droites du bagage nécessaire pour garnir les rangs des formations politiques, des Républicains aux RN. En bonne place, enfin, #Politicae, l’école de formation au mandat de maire, destinée à faire élire « le maximum de candidats pour les prochaines élections municipales », que Stérin a confié à #Antoine_Valentin, édile LR de Haute-Savoie et candidat d’#Eric_Ciotti lors des dernières législatives. Auprès du « Nouvel Obs », ce dernier ne souhaite pas communiquer le montant du financement consenti par son mécène mais indique que l’effort financier pourrait atteindre « plusieurs centaines de milliers d’euros », d’ici au scrutin de 2026.

    Des projets plus discrets

    Cette liste pourrait, selon nos informations, ne constituer que la partie émergée de l’iceberg Stérin. Les sites internets de plusieurs structures citées plus haut semblent avoir été montés de toutes pièces et sur le même modèle... Surtout, la plupart de ces initiatives n’auraient en réalité reçu que de maigres sommes. Moins de 5 000 euros par exemple pour l’association #Les_Eveilleurs, proche de #La_Manif_pour_Tous, à l’occasion d’un peu rentable concert de #Jean-Pax_Méfret, chanteur des nostalgiques de l’Algérie française. Idem au #Cérif (#Centre_européen_de_Recherche_et_d'Information_sur_le_Frérisme), où la chercheuse au CNRS #Florence_Bergeaud-Blackler jure ne pas avoir touché plus de 10 000 euros. Très loin des 10 millions d’euros que Périclès claironne avoir investi au total en 2024. De quoi nourrir les soupçons sur la réalité de ce montant : est-elle artificiellement gonflée ? Ou, plus probable, l’essentiel de cet argent passe-t-il dans des projets tenus secrets ?

    « Nous nous gardons le droit d’être discrets sur nos investissements », élude #Arnaud_Rérolle, président de Périclès et ancien du #Fonds_du_Bien_Commun, la branche philanthropique des activités de Pierre-Edouard Stérin. Un paravent caritatif - Stérin y finançait aussi des associations au diapason de ses idées réactionnaires - dont est également issu #Thibault_Cambournac, le nouveau « responsable stratégie » de Périclès. L’équipe compte aussi dans ses rangs #Marguerite_Frison-Roche, ancienne petite main de la campagne présidentielle d’Eric Zemmour. Quant au « senior advisor » de Périclès, #Philippe_de_Gestas, c’est l’ancien secrétaire général du #Mouvement_Conservateur, allié à #Reconquête. Pour 2025, le #budget de Périclès est annoncé autour des 20 millions d’euros. L’achat ou la création d’un institut de sondage fait déjà figure d’objectif prioritaire.

    https://www.nouvelobs.com/politique/20250209.OBS100069/ce-que-cache-pericles-le-projet-politique-reactionnaire-du-milliardaire-p
    #Stérin #extrême_droite #réseau

    ping @karine4 @reka @fil @isskein

  • Ce que sera la culture de Morançais...- CNT 44
    https://ulnantes.cnt-f.org/spip.php?article262

    Quel timing pour Alexandre Thébault !! Alors que le budget de la région a été voté aujourd’hui, l’élu (divers droites, allié à LR et Horizon) conseillé délégué à la culture et au patrimoine de la région des Pays de la Loire a choisi de relancer son association « culturelle » sous un nouveau nom : Concorde. - (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Les syndicats de Bayard appellent à la grève, sur fond de craintes liées à l’« extrême droite »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/27/les-syndicats-de-bayard-appellent-a-la-greve-sur-fond-de-craintes-liees-a-l-

    L’embauche d’Alban du Rostu comme directeur de la stratégie et du développement du groupe, ancien collaborateur du milliardaire catholique conservateur Pierre-Edouard Stérin, suscite la contestation des syndicats du groupe catholique de presse et d’édition.

    Les syndicats de Bayard, propriétaire du journal La Croix, ont appelé, mercredi 27 novembre, à faire une heure de grève jeudi, entre 14 heures et 15 heures, sur fond de crainte de voir « l’extrême droite » entrer dans ce groupe catholique de presse et d’édition. Cette décision a été prise lors d’une assemblée générale mardi. « D’autres formes de mobilisation vous seront alors proposées pour le jeudi 5 décembre », font savoir les syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC - CSN, CGT, SNJ) dans un tract interne.

    lls contestent d’une part le fait que Bayard figure parmi les repreneurs de l’Ecole supérieure de #journalisme (#ESJ) Paris, aux côtés de milliardaires comme Bernard Arnault, Rodolphe Saadé et l’ultraconservateur Vincent Bolloré.
    D’autre part, ces syndicats s’opposent à l’embauche d’Alban du Rostu comme directeur de la stratégie et du développement du groupe, poste nouvellement créé. Ce dernier est un ancien collaborateur du milliardaire catholique conservateur #Pierre-Edouard_Stérin, qui a échoué cette année à racheter l’hebdomadaire Marianne. « On ne veut pas de l’extrême droite à Bayard », c’est « un refus viscéral », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) une source syndicale, en pointant « le parcours » de M. Rostu.
    Alban du Rostu se défend d’avoir un « rôle éditorial ou managérial dans les journaux »
    Jusqu’à sa démission, effective en juillet, ce dernier dirigeait le Fonds du bien commun, organisation philanthropique financée par M. Stérin. Indépendamment de ses affaires, le milliardaire a lancé un projet politique baptisé Périclès, qui vise à rassembler des forces de droite et d’extrême droite. A la suite de la révélation de son arrivée à Bayard par Libération et L’Humanité, l’hypothèse que M. Rostu y ait participé inquiète ses opposants.

    (...) Bayard est détenu par la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption. En plus de La Croix, il détient l’hebdomadaire Le Pèlerin, le mensuel Notre Temps et des titres de #presse_jeunesse comme Pomme d’Api, Astrapi, Okapi et J’aime lire (sous la marque Bayard Jeunesse), ainsi que Toboggan, Wapiti ou 1jour1actu (sous la marque Milan, sa filiale).

    #media #milliardaires #extrême_droite

    • A propos de l’ESJ (école supérieure du journalisme)

      https://actualitte.com/article/120453/presse/bayard-et-bollore-l-alliance-des-catholicismes-qui-interroge

      Sous l’impulsion de l’entrepreneur Vianney d’Alançon, l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Paris a été récemment rachetée par un consortium composé, entre autres, de milliardaires, parmi lesquels un certain Vincent Bolloré. Dans les investisseurs liés à l’édition, on trouve également Vincent Montagne (Média-Participations) et le groupe Bayard. La CFDT Journalistes s’étonne « au plus haut point » de la participation à cette entreprise « d’un groupe humaniste », comme le dernier cité…

    • Le Groupe Bayard renonce au recrutement d’Alban du Rostu et à sa participation au rachat de l’ESJ Paris
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/12/02/le-groupe-bayard-renonce-au-recrutement-d-alban-du-rostu-et-a-sa-participati

      L’arrivée de l’ex-bras droit du milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin avait provoqué une semaine de fronde de la part des journalistes et des auteurs. Le directoire du groupe de presse et d’édition a fait savoir, lundi, qu’il faisait une croix [croacroa] sur cette embauche « dans un souci d’apaisement et d’unité ».
      Par Brice Laemle


      Des salariés du groupe Bayard manifestent devant leurs locaux à Montrouge (Hauts-de-Seine), le 26 novembre 2024. BABETH ALOY

      La crise intense secouant le Groupe Bayard depuis une semaine aura finalement eu raison de deux décisions portées par le nouveau président du directoire, François Morinière. Face aux « inquiétudes et incompréhensions » suscitées par l’annonce du recrutement d’Alban du Rostu en tant que directeur de la stratégie et du développement, lundi 25 novembre, et par la prise de participation dans le rachat de l’école de journalisme ESJ Paris, le directoire a annoncé, lundi 2 décembre, y renoncer « dans un souci d’apaisement et d’unité ».
      A travers un communiqué, le directoire – composé de François Morinière et de Dominique Greiner, journaliste et religieux de la congrégation des augustins de l’Assomption – explique avoir pris la décision de quitter le tour de table de l’ESJ Paris en revendant sa participation. Le conseil de surveillance se réunira mercredi 4 décembre pour avaliser ce choix.

      Toujours par communiqué, le directoire de Bayard (qui édite le quotidien catholique La Croix, l’hebdomadaire Le Pèlerin, le mensuel Notre temps et des titres phares de la presse jeunesse : Pomme d’api, Astrapi, Okapi, J’aime lire…) fait savoir qu’« Alban du Rostu, conscient de la situation créée par sa nomination, a proposé de renoncer à son entrée dans le groupe ». Le directoire salue « son très grand sens des responsabilités », convenant « d’un commun accord de ne pas procéder à son embauche pour mettre fin à la campagne injuste dont il était victime[euh] ».

      « Victoire sur toute la ligne »

      Dans la foulée de ces annonces, l’intersyndicale de Bayard (CFDT, CFTC, CFE-CGC-CSN, CGT, SNJ) s’est réjouie d’une « victoire sur toute la ligne ». Si de nombreux salariés se disaient « soulagés » lundi, autant voulaient rester « vigilants » sur la suite, pas forcément rassurés par l’argumentation et les termes choisis par le directoire [tu m’étonnes].

      Le recrutement de M. du Rostu, ex-bras droit du milliardaire catholique Pierre-Edouard Stérin, était vu en interne comme une volonté d’orienter dans un sens conservateur la ligne du groupe, jusqu’ici tenante du #catholicisme_social. Le pedigree de M. du Rostu expliquait cette défiance. Ce dernier a participé au lancement du projet politique de M. Stérin, baptisé « Périclès », visant à mener la bataille des idées au service de valeurs identitaires, conservatrices et libérales. Cette désignation faisait suite à la décision, par le nouveau président de Bayard, de s’associer notamment à l’homme d’affaires marqué à droite Vincent Bolloré dans le rachat de l’école de journalisme ESJ Paris, une école privée non reconnue par la profession.

      Déjà, le choix de #François_Morinière pour diriger Bayard – nommé au printemps 2024, arrivé à ce poste le 1er novembre – était interprété en interne comme une volonté de rappeler les fondamentaux religieux du groupe à l’entreprise, et notamment à sa branche jeunesse, la plus rémunératrice. Cette nomination a suivi un changement à l’été 2023 à la tête de la congrégation assomptionniste, propriétaire du Groupe Bayard. L’intronisation de M. Morinière, proche du cardinal Philippe Barbarin, a d’ailleurs fait l’objet d’une messe organisée par les assomptionnistes, selon les informations recueillies par Le Monde. Un fait inhabituel, même au sein de ce groupe de presse catholique.

      A plusieurs reprises, devant les salariés du groupe, le directoire de Bayard avait tenté, mercredi et jeudi, d’éteindre l’incendie. Sans succès. Pendant les temps d’échange, MM. Morinière et Greiner avaient martelé qu’Alban du Rostu n’aurait « pas de rôle éditorial ». « On a déjà ostracisé quelqu’un, on ne peut pas se le permettre à nouveau », avaient-ils plaidé, un an après le recrutement annulé d’Antoine Daccord en qualité de directeur général de La Croix.

      L’émoi avait suscité la mobilisation de 200 à 300 salariés, manifestant, jeudi 28 novembre, devant le site de Bayard, à Montrouge (Hauts-de-Seine), pendant une heure de débrayage, avant une menace de grève début décembre. Du jamais-vu, selon plusieurs salariés, presque surpris par la vigueur de la mobilisation dans un groupe de presse qui n’a pas la culture de l’affrontement. Le même jour, à Toulouse, un autre rassemblement avait lieu devant les locaux de la filiale Milan Presse (Wapiti, 1jour1actu). La veille, lors de l’ouverture du Salon du livre jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis), une banderole_ « Chez Bayard, aucune place pour l’extrême droite » avait été déployée sur le stand de Bayard jeunesse par plusieurs salariés.

      Un texte signé par près de 300 auteurs et illustrateurs de Bayard et de Milan Presse, plaidant « pour que l’extrême droite ne mette pas la main sur Bayard », avait été envoyé, lundi 2 décembre, au directoire, au conseil de surveillance ainsi qu’au père Fabien Lejeusne, lui aussi membre de la congrégation des assomptionnistes. Vendredi 29 novembre, l’instance représentative de la rédaction de La Croix, la Copec, avait, elle aussi, adressé un courrier au conseil de surveillance du Groupe Bayard. Cette missive signalait plusieurs éléments « factuels » sur le parcours de M. du Rostu que la Copec estimait « de nature à porter atteinte à l’image du Groupe Bayard ».

      « Les missions de développement » dans l’événementiel et l’international restant « impératives » et « urgentes » pour l’entreprise de presse et d’édition, le poste de directeur du développement sera prochainement pourvu, ajoute le directoire à la fin de son communiqué. « Nous avons besoin d’un directeur de la stratégie et du développement, mais en harmonie (…) avec les valeurs socles de Bayard : humanisme, solidarité avec tous, ouverture vers l’autre, tolérance, dialogue »_, répond l’intersyndicale.

    • La presse catho visée par un raid d’extrême droite, Jean-François Julliard et Hervé Liffran
      https://www.lecanardenchaine.fr/medias/49544-la-presse-catho-visee-par-un-raid-dextreme-droite

      Les amis de Vincent Bolloré et de Pierre-Edouard Sterin espéraient jouer les agents d’influence au sein du groupe de presse. Leurs gros sabots ont ruiné – pour l’instant - leur tentative. En attendant, le président de Bayard reste en place, malgré un tweet sulfureux qui minimisait les agressions sexuelles dans l’Eglise.

      C’est la saison du blanc au sommet de Bayard qui édite, entre autres, le quotidien « La Croix » et de nombreuses publications destinées à la jeunesse ou aux retraités. Ses patrons ressortent lessivés des polémiques déclenchées par l’annonce de l’embauche d’un directeur de la stratégie venu de l’extrême droite catho (Alban du Rostu) et par la prise de participation du groupe dans une école de journalisme (l’ESJ Paris) aux côtés de Vincent Bolloré. Proprio de Bayard, la discrète congrégation des Augustins de l’Assomption a annoncé, le 2 décembre, que tout était annulé et juré qu’elle n’était qu’innocence dans cette affaire…

      Pas sûr que cela suffise à laver les bons pères de tout soupçon de connivence avec la droite de Dieu. Le nouveau président de Bayard, François Morinière, entretient les meilleurs rapports avec les chapelles les plus marquées réacs de la chrétienté. Il ne s’est d’ailleurs pas gêné pour diffuser leurs thèses sur les réseaux sociaux. En témoigne un message où ce très proche du cardinal Barbarin - qu’il qualifie « d’homme pétri de Dieu » - a emboîté le pas aux ultraconservateurs quand ceux-ci ont accusé la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase)

      Bayard, pris en étau entre une direction réac et un (é)lectorat catholique qui se droitise.

  • Exclusif : Périclès, le projet secret de Pierre-Édouard Stérin pour installer le RN au pouvoir - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/politique/bien-commun/exclusif-pericles-le-projet-secret-de-pierre-edouard-sterin-pour-installer-

    « 150 millions d’euros sur les dix prochaines années » pour promouvoir des « valeurs clés » de l’#extrême_droite, « servir et sauver la France » : le projet Périclès, dont l’Humanité publie les détails, fixe les ambitions du milliardaire Pierre-Édouard Stérin pour porter le RN au pouvoir.

    [...]

    Ce projet politique, rédigé comme un business plan de start-up, détaille un plan global et systémique en une série d’étapes savamment coordonnées, avec un rétroplanning, des « cibles » à approcher, des « talents » à recruter…

    #paywall #Pierre-Édouard_Stérin #RN