• Utilisés par la police françaises, les #flash-balls suisses dans le viseur

    La majorité des policiers français sont équipés de #LBD_40, fabriqués par l’entreprise #Brügger_&_Thomet, basée à Thoune. Mais l’utilisation de ces #lanceurs_de_balle, qui ont fait des dizaines de blessés, est très controversée.
    Dans la nuit du 5 au 6 janvier dernier, la police intervient au domicile d’un homme en pleine crise de démence dans son appartement d’Auxerre, en France. Afin de l’immobiliser, un agent lui tire dessus avec un LBD 40 de fabrication suisse. Ce lanceur de balles en caoutchouc est plus communément appelé flash-ball. Quelques heures plus tard, le trentenaire décède. L’autopsie a relevé « des contusions pulmonaires et cardiaques liées à l’onde de choc du projectile ».

    Discrète entreprise suisse alémanique

    La France a commencé à utiliser des flash-balls au milieu des années 90, afin d’aider les forces de l’ordre à réagir en cas d’échauffourées. Elle équipe d’abord ses policiers du modèle français, fabriqué par #Verney-Carron. Mais suite à plusieurs accidents, le ministère de l’Intérieur change son fusil d’épaule et opte pour des lanceurs suisses, réputés plus précis. C’est la très discrète entreprise suisse alémanique Brügger & Thomet, créée en 1991 à Thoune, qui remporte le marché en 2007 avec ses LBD puissants, au canon de 40 millimètres.

    Pour la société de Thoune, l’affaire est intéressante, car elle porte sur des milliers de flash-balls, vendus environ 1800 francs pièce. Son chiffre d’affaires a doublé depuis les deux dernières années, expliquait en février au Schweiz am Sonntag son fondateur, #Karl_Brügger. Cette entreprise familiale, qui indique sur son site internet occuper moins de 50 collaborateurs, a su se faire un nom.

    Matériel militaire

    En décembre dernier, à la Bourse internationale aux armes de Lausanne, elle disposait d’un stand impeccable, où pistolets et carabines rutilants étaient présentés. Les flash-balls #GL_06, surnommés LBD 40 par les policiers français, ne s’y trouvaient pas. Sur place, l’employé nous a précisé qu’il s’agit de #matériel_militaire, impossible à exposer dans une foire publique. Car si le flash-ball envoie des balles en caoutchouc, il n’a rien d’un jouet. Ce petit fusil, d’un noir mat, pèse 2,1 kilos et mesure 60 cm. Selon l’entreprise, il s’agit du flash-ball le plus « léger, le plus ergonomique et le plus rapide à tirer ».

    Le plus rapide, mais pas le moins dangereux. Depuis 2004, les flash-balls ont fait au moins deux morts et 39 blessés graves en France, dont 21 éborgnés, selon un rapport de l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) publié en mai 2016. Parmi les victimes, on compte un tiers de mineurs, dont deux enfants de neuf ans. L’arme, considérée comme « non-létale », est classée dans la catégorie A, à usage militaire. Le LBD 40 comprend un canon rayé ainsi qu’un viseur électronique de la marque #EOTech, utilisé par l’armée américaine, qui a une portée de tir de 50 mètres. Pour ces raisons, l’ACAT considère que sa #dangerosité est « disproportionnée » et préconise son interdiction.

    Victime indemnisée

    #Pierre_Douillard en sait quelque chose : le 27 novembre 2007, il a perdu son œil droit sous les balles d’un LBD 40. L’adolescent français, alors âgé de 16 ans, manifestait devant la préfecture de Nantes avec d’autres lycéens, quand un agent lui tire au visage avec son flash-ball. Le choc provoque plusieurs fractures crâniennes et abîme son œil droit, dont il perd définitivement la vue. Depuis, le jeune homme milite contre les flash-balls. « C’est une arme qui se situe à la frontière entre le maintien de l’ordre et la guerre : on retrouve ce type de munitions tirées à Jérusalem Est, à Baltimore ou en Seine-Saint-Denis », explique-t-il. La justice vient de lui donner raison : l’Etat français a été condamné en novembre dernier par le tribunal et devra indemniser Pierre Douillard.

    Dans l’hexagone, les policiers ont l’interdiction formelle de viser avec leur flash-ball la tête d’un manifestant. Mais face à une foule agitée, il est souvent difficile pour les forces de l’ordre de respecter ces consignes… Qu’en pense Brügger & Thomet ? A Thoune, le directeur de l’entreprise, Karl Brügger, a refusé notre demande d’interview en invoquant l’accord de confidentialité signé avec ses clients. Il regrette toutefois qu’en France, les manifestants soient souvent présentés comme « gentils, alors qu’ils jettent parfois des pierres ou des cocktails Molotov aux policiers », qui peuvent également causer des blessures. « Si les manifestants se comportaient de manière pacifique, l’utilisation du LBD 40 ne serait pas nécessaire… », ajoute-t-il par e-mail.
    La police de Lausanne l’utilise

    La multiplication des accidents causés par le LBD 40 en France n’empêche pas l’entreprise de remporter des marchés, comme en Catalogne, où elle complète désormais l’attirail des forces de l’ordre. Plus près de chez nous, la police de Lausanne en possède depuis 2012. L’arme remplissait le cahier des charges et présentait l’avantage de venir du marché local.

    « Seuls les opérateurs du Groupe d’Intervention les utilisent dans des situations bien particulières avec comme principe de repousser le plus possible, si la situation le permet, le recours aux armes létales », précise son porte-parole Sébastien Jost. Celui-ci a eu connaissance des incidents causés par le flash-ball en France. Mais cela ne l’inquiète pas, car selon lui, l’utilisation faite par les agents lausannois n’est pas la même. Avant de conclure : « Toute arme est dangereuse ».

    https://www.letemps.ch/suisse/utilises-police-francaises-flashballs-suisses-viseur
    #armes #armement #flashball #France #Suisse #police #violences_policières

    ping @reka @fil @davduf


    • L’État est bien condamné pour le tir de LBD 40, et l’arme est officiellement reconnue comme « dangereuse » par la justice. En revanche, fait incroyable, les juges décident d’opérer un « partage des responsabilités » à 50% entre les deux parties. Autrement dit, le blessé et ceux qui lui ont tiré dessus sont considérés comme également responsables du préjudice. Comment ont été calculés ces pourcentages de responsabilité ? A partir de quel barème ? Le mystère reste entier.

      C’est la deuxième fois en deux semaines que les juges administratifs de Nantes désavouent le rapporteur public – ce qui, en temps normal, est rarissime. La première fois début novembre au sujet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la seconde sur la question des armes de la police. Deux sujets regardés avec attention par le pouvoir politique. Concrètement, dans leur jugement, les magistrats inventent un délit de « #non_désolidarisation_d’une_manifestation » en ces termes :

      « en admettant même que M. D. n’ait pas lui- même lancé des projectiles, il résulte de l’instruction qu’il ne s’est pas désolidarisé de l’attroupement [...] alors qu’il aurait dû s’éloigner ; que, dans ces conditions, M. D. doit être regardé comme ayant commis une faute à l’origine de son préjudice susceptible d’exonérer partiellement l’Etat de sa responsabilité. »

      Et dans l’entretien avec l’avocat :

      LM : Quel est votre sentiment général par rapport au jugement rendu par le Tribunal Administratif de Nantes ?

      Étienne Noel : un sentiment malgré tout très positif. Le tribunal pointe les fautes de l’État dans l’organisation et la mise en œuvre du LBD 40, celles que je soulevais dans mon mémoire introductif d’ailleurs : insuffisances et carences de la formation des personnels habilités, dangerosité de l’arme, zone atteinte, etc. Je suis par contre scandalisé par le partage de responsabilité de 50% qui ouvre la voie à une responsabilité systématique des personnes qui participent à une manifestation. La jurisprudence concernant Clément Alexandre avait écarté tout partage alors même qu’il se trouvait lui-même au cœur d’un attroupement d’où partaient (dixit le jugement du TA de Paris) des projectiles. La jurisprudence du Conseil d’Etat donne aussi un exemple de partage dans un cas d’espèce où la victime avait un rôle de meneur, très différent de celui de Pierre Douillard.

      « #armes_non_létales » #LBD_40 (et non #flashball) #violences_policières #Pierre_Douillard #luttes_sociales



  • Violences policières
    http://souriez.info/Violences-policieres

    Interdictions de manifester, multiplication des arrestations sans motif sérieux, manifestants pris en nasse par les CRS et gazés, de nombreux blessés par matraques, lanceurs de « balles de défense » (LBD) ou éclats de grenades… Les Amis d’Orwell ont reçu vendredi 20 mai deux militants récemment arrêtés en marge des manifestations. Au téléphone de Nantes, Pierre Douillard-Lefevre, qui a lui-même été éborgné par un tir de LBD en 2007, raconte comment le préfet du coin lui a signifié qu’il était interdit de séjour à Nantes jusqu’à nouvel ordre ! C’est peut-être aussi parce qu’il vient de sortir un petit bouquin très offensif, L’Arme à l’œil - Violences d’État et militarisation de la police (Ed. Le Bord de l’eau), qui donne déjà des boutons à la haute société policière. Durée : 1h37. Source : Radio (...)

    http://amaanda.free.fr/2016Orwell/Orwell200516.mp3


  • « La doctrine de maintien de l’ordre a changé. L’objectif est maintenant de frapper les corps »
    18 mai 2016 / Entretien avec Pierre Douillard-Lefèvre
    http://reporterre.net/La-doctrine-de-maintien-de-l-ordre-a-change-L-objectif-est-maintenant-de

    Reporterre — À Rennes, le 28 avril dernier, un étudiant de 20 ans a perdu l’usage de l’œil gauche, atteint par le tir d’un lanceur de balle de défense (LBD) [1]. La presse parle de « nouvelle arme ». Pourtant ce fusil à balles de plastique dur n’a rien de nouveau.

    Pierre Douillard-Lefèvre — J’ai moi même perdu un œil suite à un tir de cette arme dans une manifestation lycéenne, en 2007. Il y a presque dix ans... Il y a des journalistes mal informés, mais il y a aussi une stratégie d’enfumage savamment orchestrée par la police. Dans un premier temps, comme dans d’autres affaires de blessures par LBD, les autorités utilisent le conditionnel, disent qu’on n’est pas sûr, que la blessure pourrait provenir d’une pierre lancée par les manifestants eux-mêmes... Lors de la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Nantes le 22 février 2014, trois personnes ont été visées à l’œil et éborgnées. La justice a classé sans suite leurs plaintes, avançant que les faits n’étaient pas clairement établis, ajoutant : « la nature exacte du projectile n’a pu être déterminée, ou nous n’avons pas d’auteur identifié »...

    Il y a aussi un paramètre de classe sociale : ces balles en caoutchouc existent depuis plus de vingt ans dans l’armement de la police mais n’ont d’abord servi que dans les quartiers populaires, ne s’attaquant aux manifestants qu’à partir de 2007. Dès 1998, un père de famille de Villiers-sur-Marne, Alexis Ali, perd un œil, touché par un tir de Flash-Ball, la première génération de ces armes, moins précise et moins puissante que le LBD. Mais on entretient la confusion, on parle toujours de Flash-Ball alors que la version améliorée, le Flash-Ball « Super Pro », n’est plus utilisée. Le déficit d’information est organisé.

    • #Pierre_Douillard-Lefèvre autour de son #livre L’arme à l’oeil (éditions Le bord de l’eau, 2016)
      http://www.editionsbdl.com/fr/books/larme-a-lil.-violences-dtat-et-militarisation-de-la-police/540

      Automne 2014, un manifestant est tué par une grenade lancée par un gendarme à Sivens. L’armement de la police fait, pour la première fois, la une de l’actualité. Loin de susciter de réactions à la hauteur, ce drame est l’occasion pour le pouvoir de renforcer ses stratégies de maintien de l’ordre en faisant interdire et réprimer implacablement les mobilisations qui suivent. La mort de Rémi Fraisse n’est ni une « bavure », ni un accident. Elle est le produit d’une logique structurelle, qui s’inscrit dans un processus d’impunité généralisée et de militarisation de la police en germe depuis deux décennies.

      Sur fond d’hégémonie culturelle des idées sécuritaires, la police française se dote de nouvelles armes sous l’impulsion des gouvernements successifs : taser, grenades, flashballs, LBD. On tire à nouveau sur la foule. D’abord expérimentées dans les quartiers périphériques, puis contre les mobilisations incontrôlables, les armes de la police s’imposent aujourd’hui potentiellement contre tous. « En blesser un pour en terroriser mille », telle est la doctrine des armes de la police.

      Cet essai passe en revue l’armement de la police pour comprendre ce que les armes disent de notre temps, quelles sont les logiques politiques qu’elles suggèrent, au-delà des spécificités françaises d’un #maintien_de_l’ordre présenté comme irréprochable.

      « #armes_non_létales » #flashball #LBD



  • 8 interdictions de manifester mardi en centre ville à #Nantes
    https://nantes.indymedia.org/articles/34569

    nous apprenons que le jeune auteur nantais d’un ouvrage sur les violences policières est assigné à résidence 2 jours seulement après la publication de son ouvrage : « L’arme à l’œil, violences d’État et militarisation de la police ».

    Cette « notification administrative », distribuée sans aucune décision judiciaire en vertu de l’état d’urgence, vise à empêcher certaines personnes de manifester cette semaine contre la « loi travail ». Un journaliste parisien a également été frappé de la même assignation, comme des dizaines de militants à Paris et Nantes. Vengeance du préfet ? Fantasmes sécuritaires d’un gouvernement socialiste en pleine fuite en avant ?

    Nous apportons tout notre soutien à cet auteur, ainsi qu’à toutes les personnes frappée par ces mesures d’exception. Nous pensons également au lycéen jeté en prison sans preuve – avec la qualification délirante de « tentative d’homicide » – , pour avoir fait un croche pied à un policier alors même que les policiers ont blessé gravement des dizaines de personnes sans jamais être inquiétés, notamment à Rennes où un étudiant a été mutilé à l’œil.

    Le terrorisme d’État ne nous arrêtera pas.

    Mise à jour : Les médias parlent de 8 personnes concernées par ces interdictions de manifester. Nous cherchons à en savoir plus, alors contactez-nous par message privé si vous faites partie des personnes ciblé-e-s par la préfecture.

    ++ livre L’arme à l’oeil : http://www.editionsbdl.com/fr/books/larme-loeil.-violences-detat-et-militarisation-de-la-police/540

    Cet essai passe en revue l’armement de la police pour comprendre ce que les armes disent de notre temps, quelles sont les logiques politiques qu’elles suggèrent, au-delà des spécificités françaises d’un maintien de l’ordre présenté comme irréprochable.
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    Pierre Douillard-Lefevre est blessé au visage lors d’une manifestation, par le tir d’une nouvelle arme de la police : les Lanceurs de Balles de Défense. Nous sommes en 2007, il a 16 ans. Depuis, il lutte aux côtés d’autres blessés contre la militarisation et l’impunité des forces de l’ordre. Diplômé en histoire et sociologie, il a contribué en tant que dessinateur à une Bande Dessinée collective, Les Désobéisseurs, Vide Cocagne, 2013.


  • « Passe d’armes matinale à l’Assemblée, entre députés et blessés du flashball »
    http://rue89.nouvelobs.com/2015/03/19/passe-darmes-matinale-a-lassemblee-entre-deputes-blesses-flashball-

    Ce jeudi matin, quatre personnes ayant été blessées au visage par des tirs de #flashball – lors d’un match de foot, d’une manifestation ou d’une évacuation de squat – et les parents de deux d’entre eux ont fait le déplacement jusqu’à l’Assemblée nationale. Ils sont auditionnés par la commission d’enquête sur le #maintien_de_l’ordre, constituée peu après le décès de #Rémi_Fraisse à Sivens et présidée par #Noël_Mamère (écologiste).

    Depuis quelques mois, une dizaine de ces blessés – sur une trentaine recensée – se sont regroupés en collectif, l’Assemblée des blessés. Présents lors de diverses manifestations contre les violences policières, ou au procès du gardien de la paix qui a éborgné #Geoffrey_Tidjani lors d’une manifestation lycéenne, c’était leur première prise de parole collective devant une institution. La vidéo est en ligne sur le site de l’Assemblée nationale.
    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6576.maintien-de-l-ordre-republicain--auditions-div

    (...) #Pierre_Douillard leur reproche « le temps réservé aux policiers et gendarmes » et la « complaisance de certains commissaires » lors de ces auditions :

    « On a plus entendu parler de la violence supposée des manifestants que de celle des forces de l’ordre. »

    Noël Mamère interrompt le jeune homme, en lui rappelant « les règles de respect mutuel » :

    « Je comprends votre douleur et votre colère, mais je n’accepte pas qu’on mette en cause l’impartialité de la commission d’enquête parlementaire. »

    Une autre victime du flashball, #Joachim_Gatti, signale que les blessés ont « pris très au sérieux cette commission » et ont « regardé toutes les auditions » avant de venir, à leur demande d’ailleurs.

    (...) #Florent_Castineira, dit « Casti », a été blessé aux abords d’un stade de foot, en 2012. Son orbite droit est recouvert d’un pansement, sur lequel il a dessiné un signe hindou. Regrettant que les auteurs de tels tirs fassent l’objet de poursuites judiciaires très limitées, il estime que « la police mutile et la justice couvre ses actes ». Et veut démonter l’un des mythes attachés à ce « moyen de force intermédiaire » :

    « Le flashball ne se substitue pas à l’arme de service. D’ailleurs, le nombre de personnes tuées par balles n’a pas diminué. C’est une extension mutilante de la matraque et des lacrymogènes. »

    (...) Christian Tidjani, père du lycéen de Montreuil, témoigne aussi de l’emploi du flashball comme outil d’intimidation :

    « A Nantes, on a vu des policiers armés de flashballs faire le geste de se mettre la main devant l’œil, pour signifier qu’on risque de le perdre. »

    « Casti » acquiesce, devant des parlementaires surpris qui s’agitent à voix basse. Christian Tidjani poursuit, dénonçant « un maintien de l’ordre plus offensif pour certains pans de la population » que pour des agriculteurs de la FNSEA, par exemple.

    « #armes_non_létales » #violences_policières


  • « Prises de paroles des Camille »
    http://audioblog.arteradio.com/Notre_Dame_des_Landes/frontUser.do?method=getPost&postId=3057497&blogName=Notre_Dame_

    Prise de paroles des Camille de la zone à défendre à la fin de la manifestation de samedi dernier 19 octobre 2013 à Nantes

    http://download.audioblogs.arteradio.com/3059549_1_p_fin_manif_19_10_13.mp3

    « Prise de Parole de #Pierre_Douillard »
    http://audioblog.arteradio.com/Notre_Dame_des_Landes/frontUser.do?method=getPost&blogName=Notre_Dame_des_Landes&post

    [Pierre] a été touché à l’oeil par un tir de #flashball lorsqu’il était lycéen en 2006 à Nantes. Il a perdu l’usage de son oeil. Depuis, il a perdu tous les procès.
    Le policier n’étant pas reconnu responsable. Et maintenant la #police rigole. De fait ils ont droit de tirer à vue sur des lycéens sans aucun problème.

    http://download.audioblogs.arteradio.com/3059550_p_douillard_19_10_13.mp3

    #NDDL #ZAD #impunité « #armes_non_létales » #audio #violences_policières

    • Hé, un peu de verbatim pour savoir ce que l’on entend : par exemple Pierre qui, suite au non-lieu confirmé en appel dans l’affaire où il a perdu un oeil, est harcelé par les flics.
      Pendant un rassemblement devant le tribunal de Rennes, il est reconnu par les flics. Ils commencent à se foutre de sa gueule et :
      « ils sont tous passés devant moi, la fenêtre ouverte en me faisant des doigts d’honneur »

      Vraiment scandaleux. Ça devrait se savoir partout cette histoire. Je sens qu’il y a un problème sérieux de communication autour de nos histoires de répression. Problème qu’on est obligé de résoudre, sinon, pas moyen que l’on ose prendre des risques dans le futur.


  • Flashball : parodie de Justice, dernier épisode
    http://nantes.indymedia.org/articles/28314

    C’est le sixième automne depuis que j’ai été touché de plein fouet au milieu d’une foule de manifestants lycéens : un policier cagoulé avait ajusté le canon de sa nouvelle arme sur mon visage. C’était en 2007. J’avais 16 ans. En mars 2012, le tribunal de Nantes, noir, lugubre, pris en étau par une multitude de fourgons bleus, avait prononcé la relaxe du policier tireur. Non-récit du délibéré du procès en appel. Source : Indymedia (...)