• Octobre Rose cette supercherie

    Personne n’a jamais trop parlé du problème avec Octobre Rose ici ? Je vais figer l’argumentaire que j’ai en tête, pour plus tard.

    Octobre Rose est une campagne de communication de la ligue contre le cancer. Elle vise à sensibiliser et récolter des fonds sur le cancer (du sein uniquement).
    Elle semble couplée à une campagne plus internationale, mais j’en doute, National Breast Cancer Awareness Month ou Transforming Breast Cancer Together. Et est désormais aussi en binôme avec Novembre Bleu (prostate).
    Les cancers ciblés sont ceux dits « honteux », d’après les critères archaïques de l’an 2000.
    Octobre rose est une campagne de communication en couches, qui ressemble un peu à une pyramide de Ponzi.
    – Au coeur, on trouve ses inventeurs. Mes sources sont peu fiables, mais il se dit que c’est AstraZeneca (anciennement Imperial Chemical Industries) et Estée Lauder, donc la chimie-pharmaceutique et la chimie-cosmétique. C’est là que le premier problème commence : une contradiction interne profonde, ces marques vendent soit des produits de soin contre le cancer soit des cosmétiques contenant des perturbateurs endocriniens potentiels, qui sont des aggravateurs ou carrément des produits cancérogènes. Conflits d’intérêts édifiant.
    – Autour, on trouve des petites boites ou des petits commerces, qui utilisent l’évènement comme porte voix ou à l’équivalence de soldes (ex : vendre un ruban rose avec ses croissants). Du business caritatif sans preuve de reversement. Et les pouvoirs publics qui légitiment l’événement (et le subventionnent ?).
    – A l’extérieur, formant un écran de fumée, on trouve tout un tas d’associations et de sous événements. Qui en toute innocence, viennent valider la campagne de communication.
    Tout cela relève du #pink_washing. Octobre est un coup d’envoi pour déployer dans l’espace public une communication sûrement déjà prévu, mais qui s’agremente fort bien de l’effet secondaire d’aider une campagne de comme médicale. Qui n’a jamais rêver d’être adoubé en pleine campagne mercantile ?
    On ignore si certains fonds sont vraiment reversés.
    Ca concentre l’image et l’énergie d’associations qui se cherchent une cause à défendre, sans vraiment être engageant, un simple logo, un bon point. Une comm’ sans trop se mouiller, sans dépense. Une réussite assurée, en somme.

    D’autre part, pour mesurer la réussite d’une campagne, en général, on le chiffre. Selon quels critères mesure-t-on « la sensibilisation », donc l’impact de la campagne au fil des ans ?
    La sensibilisation est déjà le travail de la Haute Autorité de Santé. Est-ce à dire qu’ils échouent ? Comme une majorités de devoirs de l’état qui prend de moins en moins les choses en charge (Les Resto du Coeur auraient-ils vu le jour si l’état avait eu des structures de planification, d’approvisionnement, d’aide... avait « assumé » ? « pourvu que ca dure » comme disent les cons).

    L’ensemble de la campagne se concentre sur le dépistage précoce et les traitements, en évitant délibérément les causes environnementales et professionnelles de l’incidence du cancer du sein. 50 à 60 % des cancers du sein sont liés à des causes environnementales, notamment l’exposition aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens, mais la campagne n’en dit mot. Certains politiciens portent le ruban rose mais ont eux-mêmes soutenu des lois réintroduisant des pesticides cancérigènes comme le glyphosate.

    C’est bancal, mais c’est subtil. Alors fallait bien commencer quelque part.
    #octobre_rose #cancer #profit

    • Je ne suis pas non plus trop d’accord avec l’article de Frustration. Peut etre que c’est sa facon d’etre rédigé, mais que le fond est bon.
      Mais à mes oreilles il fait passer le dépistage comme un énorme problème entraînant des risques.
      Mais surtout, il fait passer les soins comme une application de protocoles au petit bonheur la chance. Ce qui n’est pas vrai. On applique plusieurs traitements pour réduire au plus proche de zero les chances de survie des tumeurs et les chances de rémission. Et donc oui, le dernier shoot peut apparaître la goutte de trop, mais c’est calculé en fonction de la santé de la capacité d’endurance de la patiente.
      ▻https://seenthis.net/messages/1025268

    • Les cons, ça ose tout… même le business caritatif de octobre rose. Et comme parler de cancer est tellement tabou ils ont un boulevard du n’importe quoi qui s’offre à leur festival de l’indécence, certains aue des pauvres cancéreux et cancéreuse qui si elles courrrent bien auront leurs bons points de rémission et une glace aux pesticides.
      Evidemment que personne n’ose critiquer le monde des roses et des bleus maintenant que la prostate est bleu comme les seins sont roses, c’est censé nous charmer cet univers disney qui nous envahi de princesses heureuses et souriantes quand on leur coupe un sein et que leurs cheveux tombent ...
      Encore une dichotomie genrée déprimante qui passe sous les radars vu que y’a pire, un larcher heureux du RN au senat il est de quelle couleur ce sac à merde ? La course de la chimio ça sonne pas terrible quand même mais si on t’explique que si tu es déterminé tu peux t’en sortir, ça compte ça le moral, à tout prix, c’est cher, le sport, la joie, le divertissement, bientôt tu oublieras que tu n’as plus que quelques mois grace aux jolies roses. Je sors mon fiel car je craque de devoir chaque mois d’octobre annihiler toute critique, et tout le monde préfère se taire parce que hein, finalement, soit on l’a on l’a eu ou on y a échappé jusque là, c’est un peu comme la fin du monde et en rose c’est plus cool. Festival de la canicule rose tiens, un petit coup chaque matin.

      Et effectivement l’article de Frustration insiste négativement sur le dépistage, et sous le prétexte que les femmes ont d’autres problèmes. Je ne suis pas d’accord non plus sur cette histoire de statistique du dépistage de faux positifs nombreux qui devrait faire renoncer à la mammographie régulière. Y’a pas que des mortes du cancer du sein, il y a aussi des femmes qui se font retirer leurs seins mais qui survivent et continuent de vivre de baiser et de rire. Je serais bien incapable de dire à une amie de ne pas y aller, je préfère qu’elle soit toujours en vie tout simplement.
      Et pour le combat, visons déjà l’assemblée nationale et les étrons qui ont voté la loi duplomb.

    • T’écris un peu comme un.e fou du bus, mais j’ai bien tout lu. Et on est d’accord sur toute la ligne. Je cherche à picorer dans tes tournures et tes arguments ceux pour compléter les miens.
      Ici, j’ai plutôt le projet (et avec d’autres membre du club) de détourner mon association sportive de la campagne octobre rose à jamais et en l’affichant.
      Et de remplacer par une présence systématique à nos évenements de qqun pour expliquer et vulgariser des sujets comme les cancers, leurs causes, leur dépistage, mais aussi les VSS, les avortements (avec l’aide de brochure prises ici et là - vraies officielles et infokiosk). En gros, le remplacement d’une action futile par une action utile.

    • Même quand on a envie d’aller chercher l’inspiration ailleurs, je ne sais pas, dans les dépliants de la Ligue contre le Cancer, on pleure.
      Y’a ce truc culpabilisant et qui oublie de parler des causes extérieurs :
      – tu bois, t’auras le cancer de ta faute
      – tu fumes, t’auras le cancer
      – tu es grosse, t’auras le cancer
      – souillon
      Heureusement qu’ils parlent pas des causes externes, à ce rythme, ca donnerait :
      – tu habites à la ville, t’auras le cancer
      – tu habites à la campagne, t’aura le cancer
      – tu es resté sous le nuage de polluants, t’auras le cancer
      – tu as bossé dans la poussière, t’auras le cancer
      – prolétaire

    • héhé @sandburg j’assume totalement être #lafoudubus :)
      Me suis tapée une colère aujourd’hui contre une copine qui me dit que c’est formidable que j’ai vaincu le cancer par mon combat. Mais rien du tout du tout, j’ai rien vaincu, j’ai tout subi et j’ai juste eu de la chance de survivre.

      Figure toi que Fleur Breteau de Cancer Colère ici même
      ►https://seenthis.net/messages/1194415

      explique d’où vient #octobre_rose ... à 6’19 C’est Imperial Chemical Industries fabriquant, entre autres, du DDT qui a inventé le tamoxifène* et quand ils se sont dit que ça pouvait être rentable ils ont lancé les premières campagnes de sensibilisation avec le American Cancer Research pour vendre leur tamoxifène et c’est devenu Octobre Rose. Elle dit « ça va vous faire tomber du pommier ». Ah oui, ça alors.

      Le tamoxifène est un traitement anti hormonal qui est censé durer 5 ans après un cancer hormonale comme le sont à 80% les cancers du sein. Le tamoxifène perso, ça m’a fait tomber les cheveux, donné la nausée perpétuellement et créé une grande fatigue durant les 6 mois ou j’ai cru en ce que me prédisait l’oncologue si j’arrêtais, en fait les avantages par rapport à un risque de mortalité j’entends sont tellement réduits et non prouvés scientifiquement qu’on peut tout à fait l’arrêter si ça créé trop de problèmes. Bref, 10 ans après ce foutu cancer, je suis vivante et sans avoir pris cette saloperie de tamoxifène.

      Et pour le DDT, c’est un pesticide interdit à la suite de ses nombreux scandales sanitaires et de ses écocides divers (brr la page de wikipedia fait froid dans le corps). On le saupoudrait aussi sur la tête des enfants contre les poux jusque dans les années 70... ▻https://fr.wikipedia.org/wiki/Dichlorodiph%C3%A9nyltrichloro%C3%A9thane

      #octobre_rage
      #les_assassins_sont_a_lassemblee_nationale

  • #pine64 pulls the plug on Linux devices because of AI boom
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/08/pine64-stops-linux-device-production-chip-shortage

    If you’ve been eyeing up one of PINE64‘s Linux-friendly single-board computers, phones or tablets, now is the time to buy one. The open-hardware company has announced it will stop “producing more Linux devices” for the time being, and said it expects its existing stock of certain devices, including the PineNote and PineTab 2, to sell out in the next three months. Obviously, RAMaggeddon is to blame. The AI infrastructure boom continues apace, with demand for memory and storage chips continuing to reduce supply and drive up costs. If the price of even modest tech – $350 Raspberry Pi, anyone? – […] You’re reading PINE64 pulls the plug on Linux devices because of AI boom, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #Hardware #News #AI/ML

  • La Torre4 di #Pinetamare sperimenta un nuovo intervento al tetto. Ce lo spiega l’amm. Russomando
    ▻https://informareonline.com/la-torre4-di-pinetamare-sperimenta-un-nuovo-intervento-al-tetto-ce-

    Antonio Russomando racconta l’intervento di impermeabilizzazione ed efficientamento termico realizzato a Pinetamare con risorse esclusivamente condominiali Un intervento pensato per risolvere in maniera duratura le infiltrazioni e migliorare l’isolamento termico dell’edificio, oltre che non appesantire ulteriormente la copertura. È quanto realizzato sul lastrico solare della Torre 4 di Pinetamare, dove il condominio ha scelto di […] L’articolo La Torre4 di Pinetamare sperimenta un nuovo intervento al tetto. Ce lo spiega l’amm. Russomando proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Castel_Volturno #castel_volturno

  • Il futuro del #Pineta_Grande_Hospital: l’intervista al dott. Schiavone
    ▻https://informareonline.com/il-futuro-del-pineta-grande-hospital-lintervista-al-dott-schiavone

    Il futuro del Pineta Grande Hospital è divenuto un tema cruciale nel dibattito regionale. In gioco c’è la tenuta di un presidio sanitario strategico per #castel_volturno, per il Litorale Domizio e, più in generale, per una provincia, quella di Caserta, che continua a fare i conti con una disponibilità di posti letto insufficiente rispetto […] L’articolo Il futuro del Pineta Grande Hospital: l’intervista al dott. Schiavone proviene da Informareonline, scritto da Antonio Casaccio

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Agosto_2026 #vincenzo_schiavone

  • #Castel_Volturno, in corso piano di caratterizzazione per il futuro porto
    ▻https://informareonline.com/castel-volturno-in-corso-piano-di-caratterizzazione-per-il-futuro-p

    A seguito di numerose segnalazioni ricevute per la presenza di alcuni mezzi nel realizzando porto di #Pinetamare, abbiamo ricevuto e pubblichiamo integralmente una nota ricevuta dal Direttore dei Lavori. “Confermo che le due unità navali attualmente presenti all’interno del bacino portuale, costituite da un pontone e da un rimorchiatore, sono impiegate per il completamento delle […] L’articolo #castel_volturno, in corso piano di caratterizzazione per il futuro porto proviene da Informareonline, scritto da Antonio Casaccio

    #EVIDENZA #Porto_di_Pinetamare

  • “Un Palco per Pino”: grande successo a Largo San Giovanni Maggiore
    ▻https://informareonline.com/un-palco-per-pino-grande-successo-a-largo-san-giovanni-maggiore

    Grande successo di pubblico per “Un Palco per Pino“, il #flash_mob che ha riempito Largo San Giovanni Maggiore, a cento passi dalla casa natale di #pino_daniele. I giovani artisti, capitanati per l’occasione dal cantautore Andrea Tartaglia, hanno eseguito “Je so’ pazzo” e “A me me piace ‘o blues”, davanti a una piazza affollata […] L’articolo “Un Palco per Pino”: grande successo a Largo San Giovanni Maggiore proviene da Informareonline, scritto da Redazione Informare

    #Approfondimenti #Attualità #un_palco_per_pino

  • #pine64 launch $50 smart speaker for Home Assistant tinkerers
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/06/pine64-pinevoice-riscv-smart-speaker-launch

    Open-hardware manufacturer Pine64 has launched a $50 smart speaker that runs open-source software on a RISC-V chip. PineVoice (previously known as PineVox) is built around a Bouffalo Lab BL606P RISC-V SoC with integrated Wi-Fi, Bluetooth 5.0 and Zigbee radio interfaces. It’s equipped with dual microphone array and speaker with support for ‘local wake word detection’, and top-mounted buttons allow you to mute (with LED indicator), start/stop and adjust volume. The factory-shipped firmware is built on Alibaba’s open-source YoC platform and runs the Wyoming Satellite protocol, which turns the device into a local microphone and speaker for a self-hosted, Linux-based Home […] You’re reading Pine64 launch $50 smart speaker for Home Assistant tinkerers, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not (…)

    #Hardware #News

  • Con l’omicidio di #Peppe_Valarioti, la ’ndrangheta colpì il Pci per fermare le lotte sociali nella piana di Gioia Tauro

    L’ex deputato ed ex sindaco di Rosarno Giuseppe Lavorato ricorda il compagno di partito Peppe Valarioti, ucciso l’11 giugno 1980 dalle cosche per fermare la mobilitazione civica contro gli affari illeciti nei grandi progetti statali in Calabria.

    È trascorso, quasi mezzo secolo (46 anni, per l’esattezza), dall’agguato mafioso che uccise Peppe Valarioti, segretario della sezione del Partito comunista a #Rosarno (Reggio Calabria). Non è storia d’altri tempi, è storia del tempo che inizia con l’ingresso prepotente della ‘ndrangheta nei grandi affari pubblici e nella vita politica e istituzionale del nostro Paese. È una ferita aperta, delitto impunito, perché l’inchiesta giudiziaria oscurò i fatti del durissimo scontro sociale e politico che lo causarono e cestinò la testimonianza del pentito Pino Scriva che, rivelando una confidenza fattagli da Giuseppe Pesce, indicò in Giuseppe Piromalli (il capo dei capi della ‘ndrangheta), il boss che spinse lo stesso Pesce, capo ‘ndrangheta di Rosarno, a ordire l’assassinio.

    La pioggia di fondi pubblici sulla Calabria e gli appetiti della ’ndrangheta

    Giuseppe Piromalli era colui che aveva organizzato e presieduto tutti gli incontri nei quali uomini di governo o loro fiduciari sedevano accanto ai capi delle consorterie mafiose calabresi, con servitori infedeli dello Stato e imprenditori affaristi per spartirsi i miliardi della costruzione del grande porto di Gioia Tauro, dell’autostrada Salerno-Reggio Calabria, del raddoppio ferroviario, della trasversale Rosarno-Gioiosa Jonica, della diga sul Metramo, della cava di Limbadi, del trasferimento degli abitati e delle grandi opere finanziate dal Pacchetto Colombo e dall’intervento straordinario dello Stato nel Mezzogiorno.

    Una montagna di miliardi che trasformò le grandi famiglie mafiose calabresi da guardiani e da massari in ricchissimi imprenditori. E un esercito di guardaspalle e malandrini, da pezzenti con le toppe al sedere in boss che guidavano auto di grossa cilindrata e arredavano di lusso le loro abitazioni. Questo avvenne nella Piana e in Calabria negli anni Settanta e Ottanta ed è tutto documentato nei verbali delle forze di polizia, nei processi e nelle sentenze.

    Dalle denunce nelle piazze al processo contro i boss

    Ma avvenne anche che, a fronte della rapina mafiosa dei soldi che avrebbero dovuto portare nella nostra terra lavoro e civiltà, nacque un movimento politico unitario che denunciò la rapina in tutte le piazze e i quartieri popolari della Piana di Gioia Tauro e accese una protesta sociale che, in alcuni tratti, assunse i caratteri dell’insurrezione popolare. Cortei che gridavano collera e disprezzo ai boss della ‘ndrangheta e cacciavano dai palchi delle manifestazioni i politici collusi o chiacchierati.

    Lotte sociali che concorsero a provocare nel tribunale di Reggio Calabria il famoso processo contro “Di Stefano +59”, nel quale le testimonianze dei comunisti Mommo Tripodi, Mario Tornatora, Francesco Martorelli, Ninì Sprizzi, Edoardo Macino e del socialista Salvatore Frasca consentirono, per la prima volta nella storia d’Italia, una sentenza di condanna dei grandi boss della ‘ndrangheta e, fatto anche più dirompente, la richiesta di prosecuzione dell’indagine penale nei confronti di alti funzionari dello Stato, della regione, di esponenti politici calabresi e nazionali di primo piano.

    Valarioti ucciso per colpire il Pci e spegnere le lotte sociali

    L’ingresso di Giuseppe Piromalli tra gli indagati dell’agguato mortale a Peppe Valarioti avrebbe aperto, di conseguenza, il vaso di pandora degli intrecci perversi che hanno generato quella grande rapina, l’arricchimento e la crescita vertiginosa della ‘ndrangheta. Ed avrebbe di fatto collegato l’assassinio al suo movente: colpire il Pci, le cui lotte e testimonianze furono determinanti per le condanne dei boss; suscitare terrore per piegare e spegnere la lotta sociale; soffocare ed estinguere le richieste di prosecuzione dell’inchiesta giudiziaria di Reggio Calabria che mettevano in pericolo i grandi interessi economici e di potere della ’ndrangheta e dei suoi altissimi complici.

    La ’ndrangheta tentò di piegare quel partito e spegnere quella lotta con atti di intimidazione gravissimi, ma ebbe risposte sempre più ferme e rigorose. Pochi giorni prima di essere ucciso, durante la manifestazione di risposta agli attentati mafiosi, nella piazza centrale di Rosarno Peppe Valarioti gridò: “Se pensate di intimidirci, vi sbagliate, i comunisti non si piegheranno mai”. Non avendoli piegati con minacce e attentati, i vertici mafiosi decisero di ricorrere all’agguato e all’assassinio. E, per impedire eventuali testimonianze su mandanti e movente, uccisero Francesco Dominello l’esecutore del delitto e Francesco Aquilano, un latitante di Nicotera (Vibo Valentia). Sul cadavere, ritrovato vicinissimo al luogo dell’agguato, aveva un orologio fermo alle ore 11,25 dell’11 giugno, poche ore dopo l’assassinio di Peppe Valarioti.

    Questi sono i fatti che legano il ricordo di Peppe Valarioti a uno dei momenti più alti della nostra storia nazionale: l’insurrezione della povera gente di Calabria, delle raccoglitrici di ulive, dei braccianti, dei contadini poveri, degli operai, dei giovani disoccupati e di tutti i cittadini onesti contro quell’intreccio perverso di interessi politici, affaristici e mafiosi che ha segnato e segna ancora la storia del Mezzogiorno e dell’Italia intera.

    ►https://lavialibera.it/it-schede-2717-omicidio_di_peppe_valarioti_la_ndrangheta_colpi_il_pci_pe

    –-

    Pacchetto Colombo

    Con il termine «Pacchetto Colombo» si intendono una serie di provvedimenti di carattere programmatico-industriale varati dal Governo Colombo agli inizi degli anni ’70. Tali provvedimenti si orientarono prevalentemente alla creazione e all’ampliamento di vari siti industriali sia in Calabria che in Sicilia.

    ▻https://it.wikipedia.org/wiki/Pacchetto_Colombo
    #ndrangheta #histoire #Calabre #Italie #mafia #homicide #Pino_Scriva #justice #Giuseppe_Piromalli #Giuseppe_Pesce #port #Gioia_Tauro #autoroute #Pacchetto_Colombo #Emilio_Colombo #résistance

    • voir aussi cette chanson, dédiée au « menestre Colombe » :

      E lu menestre Colombe
      ►https://www.youtube.com/watch?v=AWB7tCXDAVI

      E lu menstre Colombe
      ha fatte nu progette
      ha fatte nu progette pe’
      pe’ li disoccupate

      E stetev’attente
      e voi d’la poblazione
      impareteve a legge a scrive pe’
      defendeve da li padrune

      Tutti i disoccupeti da
      mugghieri l’ha separeti
      e glie ha fette nu bullettine a
      confino l’heve mannete

      E stetev’attente…

      Tutti i disoccupeti da
      mugghieri l’ha separeti
      e glie ha fette nu bullettine a
      Germania l’heve mannete

      E stetev’attente…

      –-

      Et le ministre Colombo
      a fait un projet
      a fait un projet pour
      pour les chômeurs

      Faites attention,
      vous de la population
      apprenez à lire et à écrire
      pour vous défendre des patrons

      Il a séparé tous les chômeurs
      De leurs femmes
      il a rédigé un mandat
      il les a exilés

      Faites attention, vous de la population…

      Il a séparé tous les chômeurs
      De leurs femmes
      il a rédigé un mandat
      et en Allemagne il les a envoyé

      Faites attention, vous de la population…

      –-

      Paroles de Giuseppe Miriello, conteur et militant communiste de la Basilicate, écrites dans les années Cinquante sur un ancien air de troubadours.

      Selon le récit de Giovanna Marini, qui enregistra le chant pendant ses recherches en Basilicate, #Giuseppe_Miriello aimait à chanter devant l’église de son village pour mettre en garde le peuple contre toutes les malversations politiques et autre formes d’exploitation.
      Il commençait ses chansons par une sorte d’imprécation au Ministre Colombo, élu de Basilicate qui avait fait carrière et était devenu Ministre du gouvernement de Démocratie Chrétienne.
      Pour cette raison, le ministre Colombo était dans l’imaginaire populaire responsable de chaque décision funeste et devint ainsi le bouc-émissaire de Miriello.
      Bien que l’on parle dans la chanson de “Germania”, c’est à dire de l’Allemagne, le chant dénonce l’accord avec la Belgique, acté par le gouvernement de Démocratie Chrétienne en 1946 même si à l’époque, Colombo n’était pas encore ministre. Pour une personne qui savait à peine lire et écrire, avec une connaissance approximative de la géographie européenne, l’Allemagne représentait tout ce qui se trouvait au nord de l’Italie.

      Alors que dans cet immédiat après-guerre, l’Italie croule sous les dettes, le taux de chômage est très élevé et les matières premières manquent cruellement, la Belgique en revanche possède des sous-sols riches en charbon mais personne pour les exploiter. Les deux États signent donc un accord qui permettra l’envoie hebdomadaire de 2000 travailleurs italiens (soit 50.000 en tout) contre des tonnes de charbon.

      Sur le papier, les contrats sont alléchants :
      transports gratuits, salaire très digne, logement garanti avec la possibilité future d’un rapprochement familial. On annonce que les travailleurs seront sélectionnés par les bourses du travail, bref tout semble parfait !
      En réalité pourtant, les travailleurs seront triés par les paroisses qui choisissent des hommes dociles, non syndiqués en provenance de l’Italie du Sud, analphabètes pour la plupart : de futurs mineurs incapables de lire les conditions de leur contrat.
      De fait, le voyage sera une dette que l’ouvrier contracte et qu’il devra rembourser à la sueur de son front, la paye est misérable pour un travail harassant, les ouvriers s’entassent dans des taudis et personne jamais ne pourra faire venir sa famille. Et la clause la plus honteuse, celles qui les rend littéralement esclaves : il n’est pas possible de laisser le travail avant la première année sous peine de prison.
      C’est dans ces conditions d’absence totale de droits ( et donc de garanties) que mûrissent les conditions d’une des plus graves tragédies minières : la catastrophe de Marcinelle le 8 août 1956 pendant laquelle 262 personnes perdront la vie, dont 136 immigrants italiens. Sur la peau de ces esclaves oubliés se fonde la grande reconstruction des pays européens.
      C’est une véritable déportation que Miriello dénonce sur un air simple avec des paroles ultra efficaces. Il synthétise le ressenti collectif par l’efficacité propre à la poésie populaire. Le refrain qu’il répète sans cesse sonne comme un puissant et nécessaire avertissement : “apprenez à lire et à écrire, gens du peuple, pour vous défendre des patrons !”

      ►https://www.terracanto.org/e-lu-menestre-colombe
      #terra_canton #musique #chant #musique_populaire

  • INTERVISTA. #pino_maddaloni, medaglia d’oro a #Sydney: “Lo #Sport mi ha insegnato a rialzarmi”
    ▻https://informareonline.com/intervista-pino-maddaloni-campione-olimpico-lo-sport-mi-ha-insegnat

    Il campione olimpico Pino Maddaloni ripercorre la sua carriera e guarda al futuro Nella sede della redazione di Informare a Castel Volturno, abbiamo avuto il piacere di ospitare Pino Maddaloni, judoka, atleta delle fiamme oro, medaglia d’oro alle Olimpiadi di Sydney 2000, segnando una pagina di sport italiano. I giovani cronisti di Informare hanno accolto […] L’articolo INTERVISTA. Pino Maddaloni, medaglia d’oro a Sydney: “Lo sport mi ha insegnato a rialzarmi” proviene da Informareonline, scritto da Stefano Errichelli

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Giugno_2026 #Officina_Volturno

  • #litorale_domizio: un futuro ancora da costruire
    ▻https://informareonline.com/litorale-domizio-un-futuro-ancora-da-costruire

    C’è una domanda che torna con ostinazione ogni volta che si attraversano alcune zone del nostro Mezzogiorno e in particolare quando lo sguardo si posa su #castel_volturno e sul suo litorale. È una domanda semplice solo in apparenza perché racchiude dentro di sé decenni di attese e rinvii, alternate a nuove possibilità di sviluppo: […] L’articolo Litorale domizio: un futuro ancora da costruire proviene da Informareonline, scritto da Francesco Balato

    #Approfondimenti #Attualità #Magazine_Maggio_2026 #Rubriche #caserta #Pinetamare

  • Informare incontra #pino_maddaloni, #oro_olimpico del #Judo
    ▻https://informareonline.com/informare-incontra-pino-maddaloni-oro-olimpico-del-judo

    Oggi, 4 aprile, ci ha fatto visita nella nostra redazione di Castel Volturno l’atleta Pino Maddaloni, oro olimpico nel Judo alle #olimpiadi di Sidney nel 2000. Il judoka napoletano, nato e cresciuto a Scampia, è stato accolto dai nostri collaboratori per un’intervista sulla sua storia, tra la difficile crescita nella periferia partenopea e le soddisfazioni […] L’articolo Informare incontra Pino Maddaloni, oro olimpico del Judo proviene da Informareonline, scritto da Luca Capone

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA

  • Storia di Villaggio Coppola #Pinetamare, il sogno infranto di una «Dubai italiana»
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=OHdxmyrrOKA&t=8s

    Doveva essere la città del futuro, creata a misura d’uomo fra il mare e una pineta dalla bellezza straordinaria.

    Un tempo si poteva entrare qui solo con un pass, come una vera e propria utopia palazzinara degli anni ’60. Poi il terremoto cambiò tutto e cominciò il declino. A dare il colpo di grazia furono le sentenze per devastazioni ambientali, che bloccarono gli ultimi progetti.
    Oggi tante associazioni del territorio si stanno impegnando a rilanciare una città che vive a metà fra l’apocalisse e la bellezza.

    #villaggio_coppola #castel_volturno #Italie #Campanie #villégiature #mer #déclin #histoire

    • Ritratti abusivi
      ▻https://www.youtube.com/watch?v=FrpUNNVz6x8

      Il racconto realistico di una periferia italiana e dei suoi surreali abitanti, gli abusivi del Parco Saraceno. Come rinchiusi in un luogo infinitamente degradato e senza tempo, da almeno dieci anni la comunità della zona trascorre la propria esistenza tra miserie e illegalità, sospesi tra violenze quotidiane e il sogno di una vita normale.

      #film #documentaire #film_documentaire #coppola_pinetamare #aménagement_du_territoire #OTAN #abandon #destruction #chômage #pauvreté #pollution #pinède #religion #parco_saraceno #Armes_factices

    • Castel Volturno, il sindaco Marrandino ordina lo sgombero del Parco Saraceno

      Una notizia di grande rilievo che potrebbe mettere la parola fine ad uno degli immobili simbolo del degrado di Castel Volturno: il Parco Saraceno.

      Una notizia di grande rilievo che potrebbe mettere la parola fine ad uno degli immobili simbolo del degrado di Castel Volturno: il Parco Saraceno.

      Con l’ordinanza n° 274 del 5 dicembre 2024, il sindaco Pasquale Marrandino ha ordinato lo sgombero e la messa in sicurezza del Parco Saraceno.

      Il sindaco ha ordinato anche “il divieto di accesso e di utilizzo degli immobili del Parco Saraceno da parte dei proprietari e da chi a qualunque titolo occupi gli immobili in questione, nonché da chiunque altro vi acceda, fatta eccezione per il personale espressamente autorizzato ad effettuare verifiche tecniche”.

      I proprietari hanno anche il dovere di “adottare i provvedimenti urgenti compresa l’eventuale delimitazione dell’area, al fine di impedire l’accesso a chiunque. I proprietari in particolare debbono provvedere all’ apposizione di transenne e della segnaletica stradale di cantiere, corredata di pannelli integrativi ed informativi necessari, da posizionare lungo il lato del fabbricato fiancheggiante la pubblica via”.

      I residenti devono lasciare le proprietà entro le 48h successive all’ordinanza. Il sindaco ha anche avvertito gli attuali occupanti degli immobili che, in caso di mancata ottemperanza agli ordini impartiti, verrà inviata comunicazione al Prefetto di Caserta, ai fini dell’intervento della forza pubblica per l’esecuzione forzata dei medesimi.

      Ai controlli ci penserà la Polizia Municipale di Castel Volturno, già in allerta per l’avvio di un cambiamento che tutto il territorio aspetta da tempo.

      Ma quali saranno i prossimi passi? Ora toccherà alla Prefettura di Caserta, cui Prefetto ricopre l’incarico di Commissario straordinario per Castel Volturno, convocare un tavolo per dirigere e attuare lo sgombero.

      In molti si chiedono della reazione dei residenti del Saraceno, i quali “possono ricorre nei modi di legge, presentando ricorso al T.A.R. Campania entro 60 giorni dalla data di notifica oppure, in alternativa, Ricorso Straordinario al Presidente della Repubblica, da proporre entro 120 giorni dalla notificazione”.

      Si tratta di una vicenda molto delicata, considerando la presenza di soggetti in condizioni di fragilità anche medica.
      I motivi

      Tutto nasce a seguito di un incendio all’interno di una delle abitazioni. L’emergenza ha spinto ad un sopralluogo del personale del Dipartimento dei Vigili del Fuoco unitamente ai Carabinieri della Tenenza di Pinetamare e all’ufficio Tecnico Comunale, l’occupazione degli immobili di specie è ancora in corso e le cause di pericolosità sono ulteriormente peggiorate – rispetto ai precedenti sopralluoghi – sia sotto il profilo statico che igienico sanitario, come da comunicazione del Dipartimento dei Vigili del Fuoco del 05/12/2024.

      Per l’amministrazione “si è determinata una situazione di grave pericolo per la popolazione residente causata dalle lesioni e dal danneggiamento delle strutture e dei fabbricati situati nel territorio interessato con conseguente rischio di distacchi e/o di crolli sulle aree pubbliche e private, nonché situazione di pericolo per la salute degli occupanti degli immobili sopra citati, causata dalle pessime condizioni igienico sanitarie”.

      Lo sgombero permetterebbe alla famiglia Coppola di operare il progetto di riqualificazione tanto atteso, vista l’impossibilità anche a causa dell’occupazione abusiva di numerose unità immobiliari, i cui occupanti impediscono l’accesso e conseguentemente la possibilità di valutare ed effettuare gli interventi necessari alla messa in sicurezza.
      La storia del Saraceno

      La struttura è stata costruita negli anni ’70 ed ha ospitato in larga parte militari americani fino al trasferimanento alla base NATO di Gricignano di Aversa. Da quel punto in poi il Parco Saraceno ha vissuto una progressiva fase di degrado, fino all’arrivo degli abusivi.

      Il Parco Saraceno è stato attenzionato dai mass media di tutto il mondo, ospitando qui serie tv e film di successo internazionale. La famiglia Coppola, proprietaria del Parco, dopo una mediazione pacifica con gli occupanti è riuscita a far sgomberare una larga parte delle abitazioni.

      Ad oggi il Parco è quasi del tutto vuoto, fatta eccezione per alcune famiglie. La famiglia Coppola, detentrice della concessione per il Porto di Pinetamare, ha inserito l’area del Parco Saraceno nel medesimo progetto, prevedendo un riutilizzo e una riqualificazione della struttura.

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    • A Castel Volturno si vive come sopra a una polveriera

      Affacciato su quel che rimane di Parco Saraceno, Vincenzo Marotta indica il mare di Castel Volturno e torna con la mente a quando questo pezzo di litorale campano, a metà strada tra Gaeta e Napoli, era una sorta di colonia americana. L’ho conosciuto per caso in cima alla rampa d’ingresso dove, appoggiato alla balaustra, fermava i più che rari passanti per racimolare una sigaretta o qualche spicciolo e si è offerto di farmi da Caronte nelle viscere del quartiere, un quadrilatero di palazzine tutte uguali e prematuramente diroccate, attraversate da strade in cui il cemento la fa da padrone e trasformate in una discarica diffusa.

      Per Marotta questa è “Beirut”, frazione di Castel Volturno che pare uscita da un bombardamento. Eppure, spiega l’improvvisato traghettatore indicando una spianata di asfalto che separa Parco Saraceno dalla spiaggia, non è stato sempre così: fino a una ventina d’anni fa c’erano un pub e una pizzeria frequentati dai militari della vicina base Nato che abitavano nel quartiere e il piazzale brulicava di vita. Marotta viveva delle mance degli yankees: dai dieci ai quindici dollari per ogni vettura parcheggiata, assicura. Nel regno dell’economia informale, era il re dei parcheggiatori abusivi. “Avevo pure quattro dipendenti”, afferma.

      Si stenta a credergli, ascoltandolo oggi che il piazzale è desolatamente vuoto e i garage che ospitavano i locali per gli americani sono devastati. Oltre c’è il mare, ma non è raggiungibile se non facendo una gimkana tra reticolati divelti, elettrodomestici e pezzi d’arredamento disseminati qua e là a comporre un’estetica del degrado che un gruppo di fotoreporter locali ha immortalato in cartoline ironiche, “Qui la cultura non si differenzia”, con un ragazzo seduto su uno sgargiante divano giallo abbandonato in una discarica abusiva, “317 giorni di spiaggia all’anno”, con una famigliola sotto l’ombrellone e al di qua di una recinzione che chiude l’accesso alla spiaggia.

      Più della metà del villaggio fu costruita su demanio statale

      Me le mostra uno di loro, Eliano Imperato, che mi illustra l’idea di raccontare il territorio attraverso le strutture abbandonate, denunciando con amarezza ma anche con ironia. Hanno chiamato il progetto Abitare per sopravvivere, facendo il verso a un video-spot girato all’epoca della costruzione: s’intitola Abitare per vivere e rivela l’utopia palazzinaro-liberista di Pinetamare, una città giardino per quattromila abitanti che doveva avere come fiore all’occhiello Parco Saraceno, una sorta di quartiere-terrazza costruito su una piattaforma sopraelevata a cui si accede tramite la scalinata in cima alla quale ho trovato l’ex parcheggiatore Marotta.

      I fratelli Cristoforo e Vincenzo Coppola, a partire dalla metà degli anni sessanta, avevano fatto le cose in grande: 12mila appartamenti, scuole elementari, medie e superiori, caserme per polizia e carabinieri, cinema, discoteche, ambulatori e sale congressi. Più della metà del villaggio fu costruita su demanio statale, comprese le otto torri con 650 appartamenti destinati ai marines dell’Us Navy, che per anni hanno segnato lo skyline della costa.

      Vita da abusivo
      Ai potenziali acquirenti i Coppola vendevano un sogno: quello di vivere in una città senza traffico, smog e microcriminalità. Oggi che il sogno ha definitivamente mostrato la sua inconsistenza, il contrasto con le immagini propagandate dai costruttori è stridente: palazzine di tre piani, ordinatamente disposte, senza spazio per la fantasia e tutte uguali, che cadono letteralmente a pezzi, appartamenti con porte e finestre murate per evitare occupazioni, verande abusive sui balconi, spesso senza ringhiere. Su un muro campeggia la scritta “Vogliamo il contatore”, una richiesta affatto banale per chi ruba la corrente elettrica allacciandosi alla rete con collegamenti di fortuna che saltano alla prima pioggia. Ovunque si respira un senso di desolazione.

      Marotta si vanta di essere stato “il primo occupante”, quando ancora c’erano gli americani e la polizia militare a stelle e strisce garantiva la sicurezza in accordo con quella “privata” dei Coppola. Marotta è una delle vittime della “gentrificazione” del centro di Napoli, che va avanti ormai da più di trent’anni e ha gonfiato di disperati le periferie partenopee: come lui, a Castel Volturno arrivarono in cinquemila, espulsi da quel ventre di Napoli che comunque nessuno è mai riuscito a normalizzare del tutto. “Un amico mi disse che qui c’erano case disponibili, potevamo occuparne una senza problemi e così mi sono trasferito”, racconta con l’aria del pioniere.

      Il suo appartamento si trova al pianterreno della prima palazzina che incrociamo sulla sinistra, appena arrivati in cima alla scala d’ingresso al quartiere. Ci abita con la figlia più giovane, una ragazza di ventun anni, pure lei senza lavoro. Gli altri sono scappati: due maschi in Germania, un’altra a Napoli. Lui non ha intenzione di muoversi. Nonostante la vita da “miserabile” a Parco Saraceno, dice, non saprebbe dove trasferirsi, ora che pure sua moglie non c’è più.

      Vivere alla giornata è sempre più difficile pure per chi, come Marotta, è addestrato dalla nascita all’arte di arrangiarsi. I dollari americani non ci sono più e lui deve accontentarsi degli spiccioli che gli arrivano da lavoretti saltuari nelle case degli occupanti: piccole riparazioni, qualche toppa messa qua e là su edifici a dir poco fatiscenti. Oggi è irritato perché una donna nigeriana alla quale ha riparato il water tarda a portargli cinque euro che gli servirebbero per il pranzo. La stava aspettando da ore in cima alla scala, prima che arrivassi io a distrarlo.

      Il regista casertano Romano Montesarchio ha raccontato l’umanità di questa popolazione dimenticata in un documentario. S’intitola Ritratti abusivi e uno dei protagonisti è proprio Vincenzo Marotta: “Abitavo a Napoli, lavoravo, sono venuto qui e mi sono rovinato”, sintetizza mirabilmente, non senza un filo d’ironia come un personaggio di Jim Jarmusch, seduto tra le mura scrostate del suo appartamento, il fisico mingherlino e il volto scavato dall’età indefinibile, invecchiato dalla vita più che dall’anagrafe.

      Il documentario fa emergere il contrasto tra lo squallore del quartiere e lo straordinario attaccamento a esso dei suoi abitanti, tanto da far pensare che si crei un senso di comunità nel condividere una condizione di estrema povertà. “Sono tornata al mio paese ma non mi trovavo bene, mi mancava il Parco Saraceno”, dice un’occupante arrivata dall’hinterland partenopeo.

      Eppure, ancora negli anni novanta in questa new city colonizzata dagli americani la moneta di riferimento era il dollaro, i ragazzi del posto imparavano l’inglese insieme al napoletano e per strada si giocava a baseball. Pinetamare doveva essere una piccola Miami mediterranea, un’oasi per la piccola borghesia in cerca di un riparo sicuro dai mali di Napoli, protetta da guardie private come una gated community di Johannesburg in Sudafrica o São Paulo in Brasile, una sorta di ghetto alla rovescia dove vivere con i propri simili, protetti dalle insidie del mondo esterno.

      A trent’anni di distanza, il suo fallimento fa impressione: il porto per gli yacht e le barche di lusso è rimasto una chimera, la darsena è senz’acqua e i locali che la circondavano sono chiusi. Le otto torri a pochi metri dal mare, divenute uno dei simboli degli scempi edilizi in Italia, sono state abbattute dopo anni di battaglie ambientaliste. Il paradosso è che l’intesa del 2003 con regione Campania, provincia di Caserta e comune di Castel Volturno per un “intervento di riqualificazione” l’hanno firmata pure i principali responsabili della devastazione: i fratelli Coppola, che per risarcire la comunità locale avrebbero dovuto restaurare il castello che dà il nome alla cittadina e realizzare il porto da 1.200 posti davanti a Parco Saraceno. Ma tutto è rimasto sulla carta.

      Immerso nella pineta davanti alla spiaggia, sopravvive solo l’hotel, anche questo costruito dai Coppola, che ospita, blindatissimi, gli allenamenti della squadra di calcio del Napoli e un lussureggiante campo da golf da diciotto buche protetto dalla vigilanza privata, dove sembra di essere catapultati all’improvviso tra le verdi colline scozzesi. Fatta eccezione per il capitano del Napoli, lo slovacco Marek Hamšík, che invece di cercarsi una villa a Posillipo come la gran parte dei suoi colleghi ha scelto di vivere a Pinetamare, tra i due mondi non c’è alcun contatto. Hamšík è considerato un “castellano doc”. Il giorno di Natale del 2016 si è tirato dietro fotografi e giornalisti tuffandosi in mare proprio davanti a Parco Saraceno, la Beirut di Castel Volturno.

      Ascesa e declino di Parco Saraceno
      Secondo Marotta tutto ha cominciato a precipitare “quando sono andati via gli americani”. Non è il solo a pensarlo, anche se molti fanno risalire l’inizio della trasformazione al terremoto del 1980, quando dai “bassi” del centro di Napoli si riversarono a Castel Volturno migliaia di persone in cerca di un tetto.

      Daniele Manzo, titolare del bar Crazy Horse, a un centinaio di metri dall’ingresso di Parco Saraceno, crede che entrambe le versioni siano vere “solo in parte”. Il punto di svolta, a suo avviso, sono stati i sequestri per abusivismo edilizio, che hanno spinto i Coppola a smettere di sostituire l’amministrazione pubblica come avevano fatto fino a quel momento. “Garantivano tutti i servizi, se si fulminava una lampadina arrivava subito qualcuno a sostituirla”, racconta Manzo. In cambio, si facevano pagare una “quota di villaggio”, come in una sorta di megacondominio. Gli americani se ne sono andati quando si sono resi conto che i fondatori di Pinetamare “avevano costruito una caserma in un paese abusivo”, e per la città giardino è stata una deriva inesorabile. Si spostarono a Gricignano, nell’hinterland casertano, in un villaggio di casette basse in stile New Jersey recintato con il filo spinato. A costruirlo, ancora una volta i fratelli Coppola.

      Daniele Manzo è arrivato a Parco Saraceno da bambino e può essere considerato a buona ragione un resistente. I suoi genitori avevano creduto al sogno di un’abitazione vicina al mare e non sono scappati quando questo è svanito. Suo padre ha deciso di continuare a viverci e lui ha appena rinnovato il bar, che si presenta moderno e accogliente. Una volta che l’equilibrio si è rotto, il villaggio è entrato nelle mire della criminalità organizzata, che da queste parti vuol dire il temibile clan dei Casalesi.

      Negli anni duemila questi luoghi sono diventati il set di pellicole socialmente impegnate e a sfondo criminale

      Per aver rifiutato l’imposizione della marca di caffè da vendere, Daniele Manzo si è ritrovato con la serranda del bar bucherellata da una sventagliata di mitra. Ma non si è lasciato intimidire. Ha sfidato gli estorsori, li ha denunciati e li ha fatti condannare. Insieme al titolare di un pub vicino, Luigi Ferrucci, ha fondato un’associazione antiracket intitolata a Domenico Noviello, titolare di un’autoscuola a Baia Verde, ucciso nel 2008 con venti colpi di pistola per aver fatto arrestare, nel 2001, gli emissari del clan che gli avevano chiesto il pizzo. Appena gli fu tolta la scorta, Noviello finì vittima di un agguato: i killer affiancarono la sua auto di prima mattina, tirarono fuori le pistole e gli scaricarono addosso venti proiettili.

      Ferrucci, che incontro al Crazy Horse, ricorda che questi luoghi sono stati usati come set cinematografici. La parabola è illuminante: “Negli anni settanta, quando Castel Volturno aveva una buona fama, ci giravano film scanzonati, dalle commedie con Franco Franchi e Ciccio Ingrassia ai cosiddetti musicarelli”, un sottogenere cinematografico nato a cavallo tra gli anni cinquanta e sessanta con l’obiettivo di fare pubblicità ai dischi di cantanti all’epoca sulla cresta dell’onda e di attirare un pubblico giovanile. A Castel Volturno ricordano ancora il passaggio di Little Tony, l’Elvis Presley italiano.

      Poi sono arrivati gli anni ottanta e novanta del pop-trash, con i film a sfondo sentimentale che avevano come protagonista il cantante napoletano Nino D’Angelo, una via di mezzo tra il musical, la sceneggiata e gli stessi musicarelli.

      Infine, negli anni duemila questi luoghi sono diventati il set di pellicole socialmente impegnate e a sfondo criminale: da Fortàpasc, il film di Marco Risi sull’omicidio del giornalista del Mattino Giancarlo Siani ucciso dalla camorra di Torre Annunziata, a Gomorra e L’imbalsamatore di Matteo Garrone, dalla serie poliziesca La squadra a L’uomo in più di Paolo Sorrentino e a Là-bas di Guido Lombardi, ispirato alla strage di San Gennaro, fino al recente Indivisibili di Edoardo de Angelis, storia di due gemelle siamesi costrette dalla famiglia e da un prete senza scrupoli a non separarsi perché, nel degrado ambientale e sociale circostante, una persona “normale” farebbe la fame.

      “Volevo mettere in relazione la purezza del desiderio con un mondo circostante violentato e svenduto”, ha detto il regista a Internazionale presentando la prima scena del film, dove tre prostitute risalgono la spiaggia di Castel Volturno, sulla quale spicca un Cristo abbandonato.

      C’era una volta l’America
      Per i giovani millennials di Pinetamare oggi l’America è lontana. Le generazioni precedenti sono invece rimaste segnate da quella stagione.

      Vanni De Stefano ne è un esempio. T-shirt griffata Nike, pantaloni mimetici e scarpe da ginnastica ai piedi, non sarebbe mai diventato un rapper senza l’educazione partenopeo-americana ricevuta, che riassume in questo modo: “Le nostre lingue erano il napoletano e l’inglese, ascoltavamo la musica che arriva da oltreoceano, giocavamo a basket e football americano, festeggiavamo Halloween”.

      De Stefano, che si fa chiamare Socrate ed è molto popolare nei locali della zona, parla con un pizzico di nostalgia dei tempi passati, quando “vivevamo come in un villaggio turistico, con una qualità di vita che altrove si sognavano”. È convinto che “se l’hip hop non fosse nato a New York, avrebbe visto la luce a Napoli”, lungo quel quarantunesimo parallelo che unisce le due città come un filo invisibile in virtù di quella colonizzazione ben mascherata cominciata dopo la liberazione, quando gli americani si impadronirono del porto, cambiando il corso della storia partenopea del dopoguerra, come sostiene lo scrittore Ermanno Rea nel romanzo Mistero napoletano.

      Come gli altri ragazzini del quartiere, Vanni de Stefano all’epoca si guadagnava da vivere portando a domicilio la spesa alle famiglie dei militari. “Ne ricavavo fino a ottanta dollari al giorno”, racconta. Avevano l’America in casa, a Castel Volturno. Finché un giorno il sogno americano è finito e la città giardino si è trasformata in una “periferia dei Casalesi”. Parola del barista anticamorra Daniele Manzo.

      La polveriera Castel Volturno
      All’annuale cerimonia in ricordo delle vittime della strage di San Gennaro, il 18 settembre 2016, il sindaco Dimitri Russo ha lanciato l’allarme: “Castel Volturno è una polveriera pronta a esplodere”.

      A suo parere non sono mutate le condizioni che portarono, lo stesso giorno del 2008, un commando dei Casalesi guidato dal boss Giuseppe Setola a uccidere, davanti a una sala giochi di Baia Verde e alla sartoria Ob Ob Exotic Fashion di Ischitella, il gestore italiano del locale e sei africani. “Dopo otto anni c’è ancora un solco profondo tra la comunità locale e gli immigrati, la tolleranza ormai è un filo sottile che potrebbe spezzarsi in qualsiasi momento”, ha detto Russo quel giorno. Da allora non è accaduto nulla che potesse fargli cambiare idea. Seduto alla sua scrivania in municipio, il primo cittadino allarga le braccia: dopo la mattanza del 2008, la rivolta dei migranti e le giornate di grande tensione, a suo avviso tutto è tornato come prima. Per alcuni aspetti, ritiene che la situazione sia perfino peggiorata.

      Ho voluto incontrarlo per avere qualche informazione in più su Parco Saraceno e Russo si è fatto trovare preparato. Mi mostra alcune carte e una mappa del quartiere: dall’ultimo censimento, datato 4 agosto 2015, una cinquantina di appartamenti risultano occupati illegalmente da disperati provenienti da ogni dove.

      Difficile sapere quanta gente ci viva, perché la gran parte degli abitanti non è registrata e molti vecchi proprietari hanno abbandonato le loro case quando il Parco si è trasformato nella “Beirut” di Castel Volturno. Per anni, mentre la situazione degradava sempre più, si è discusso sul che fare di questa mega speculazione edilizia: per alcuni i Coppola avrebbero dovuto abbattere le palazzine e riqualificare a loro spese l’area che avevano devastato, secondo altri l’avrebbero dovuta riqualificare insieme al vicino porto mai decollato. Le due posizioni si sono neutralizzate a vicenda e alla fine non è accaduto nulla.

      Russo alza le braccia quasi in segno di resa. Magari avessimo solo il problema di Pinetamare, dice elencando il numero impressionante di residence e agglomerati di palazzine nelle stesse condizioni che si dipanano lungo i ventisette chilometri di costa della cittadina casertana: dalle villette confiscate di Parco Allocca, a sud nella zona del lago Patria, fino alle casette abusive mangiate dal mare a Bagnara, all’estremo nord, viene fuori il ritratto di un pezzo di territorio italiano del quale lo stato ha perso il controllo. Non un unico ghetto, insomma, ma tanti quanti i parchi abusivi e i miniquartieri che gli speculatori hanno pensato bene di tirar su nel lungo sacco edilizio cominciato alla metà degli anni sessanta e andato avanti fino ai novanta, con una concentrazione ineguagliata in Italia.

      Sono tutti figli dell’era dei Coppola, quando in tanti si sono improvvisati piccoli costruttori e interi quartieri sono nati dal nulla. “Il problema è che a Castel Volturno ci sono almeno 40mila abitazioni abusive abbandonate, di scarsa qualità e ormai cadenti, pronte per essere occupate”, spiega Dimitri Russo. Un quarto di queste è costruito su demanio pubblico, a volte perfino sulla spiaggia.

      “Nella peggiore delle ipotesi con cento euro affitti un appartamento e con 20mila euro riesci a comprartelo”, prosegue. I controlli sono difficili per gli scarsi mezzi a disposizione e per l’impossibilità di sgomberare e ricollocare migliaia di persone che vivono con un’economia di fortuna, e questo ha fatto di Castel Volturno una sorta di “porto franco”. “Qui in un modo o nell’altro si campa”, conclude il sindaco, che rappresenta quella parte della città che non vuole arrendersi al suo disfacimento. Per questo ha denunciato il rischio che la “polveriera” Castel Volturno possa esplodere da un giorno all’altro.

      Tutta un’altra storia
      Dimitri Russo si è presentato con una lista di centrosinistra per ridare un volto pulito alla cittadina dopo che il comune era stato commissariato per infiltrazioni camorristiche e nessuno dei sindaci degli ultimi vent’anni era rimasto esente da sospetti di collusione con il temibile clan dei Casalesi, sempre nel nome del cemento selvaggio. Lo slogan della sua campagna elettorale, nel 2014, era eloquente: “Tutta n’ata storia”, “tutta un’altra storia”.

      Voleva riecheggiare una delle canzoni più note del cantautore napoletano Pino Daniele, che nel testo afferma la propria diversità culturale rispetto alla musica americana che si ascoltava nei locali a stelle e strisce del porto di Napoli, e al contempo segnare una cesura rispetto all’epoca in cui la commistione tra politica e malavita aveva creato un disastro urbanistico e sociale che non ha pari in un paese occidentale. Ora si trova a dover gestire il lato più oscuro della “gentrificazione” napoletana e le critiche di chi chiede il pugno duro contro gli immigrati ma non fa una piega di fronte al loro sfruttamento nelle campagne.

      Sulla particolarità di questa cittadina dell’Italia meridionale che oggi si trova a guidare ci ha scritto la sua tesi di laurea. Ha verificato che in appena quarant’anni la popolazione è cresciuta da meno di quattromila a cinquantamila abitanti e che ogni anno l’anagrafe registra un migliaio di nuovi residenti e più o meno altrettanti che vanno via, ed è giunto alla conclusione che per questo motivo a Castel Volturno “non esiste una comunità forte, con un’identità riconosciuta”, e questo non aiuta la coesione sociale.

      Tutti alloggiati nella giungla di cemento abusivo che si distende lungo i ventisette chilometri di litorale domizio

      Gli dà ragione padre Antonio Bonato, che con un gruppo di missionari comboniani è arrivato qui per aiutare i poveri come in una qualsiasi bidonville africana. Intervistato dalla giornalista Ilaria Urbani nel libro La buona novella (Guida editore), ha detto: “Qui è l’idea di cittadinanza che manca, non abbiamo cittadini ma abitanti, sia italiani che immigrati”. Per lui, che è arrivato nel casertano alla vigilia della strage di San Gennaro dopo sedici anni in Mozambico, la difficoltà maggiore è legata al fatto che “tutti considerano Castel Volturno solo un luogo da sfruttare, perché trovi gli appartamenti a un prezzo irrisorio e ti puoi sistemare con poche risorse”.

      I numeri sono impressionanti: per 25mila abitanti regolarmente registrati, a Castel Volturno se ne stimano altrettanti che sfuggono a qualsiasi censimento, “invisibili” come il Garabombo dell’omonimo romanzo di Manuel Scorza. Non-cittadini che non hanno diritto all’assistenza medica di base e al welfare locale, ma che ciononostante gravano sulle spalle del comune, come l’ex parcheggiatore Vincenzo Marotta e gli altri occupanti di Parco Saraceno o come i 15mila immigrati senza permesso di soggiorno della “little Africa”. Se si contano pure i numerosi europei dell’est, il rapporto tra popolazione autoctona e immigrati è di uno a uno. Tutti alloggiati nella giungla di cemento abusivo che si distende lungo i ventisette chilometri di litorale domizio.

      Latente guerra civile
      Il sindaco Russo mostra i bilanci e snocciola cifre: su venti milioni di spesa annua, la metà se ne va per la raccolta e smaltimento dei rifiuti, un milione per i depuratori e l’illuminazione, un altro milione per i servizi sociali. Inoltre, il comune versa 170mila euro per condividere alcune attività con i comuni vicini. A questi vanno aggiunti altri 800mila euro di spesa per il pacco alimentare ai poveri e per l’assistenza ai disabili e ai minori, inviati in strutture di accoglienza quando le madri vengono arrestate. Ancor più dei 700 detenuti agli arresti domiciliari da controllare, quello delle donne incarcerate è un problema di primaria importanza a Castel Volturno: la gran parte di loro è single e l’amministrazione è costretta a prendere in carico i figli.

      Il primo cittadino è disperato: si trova a dover assistere una popolazione reale che è il doppio di quella ufficialmente censita, con un comune semi-fallito e una latente guerra civile tra residenti e non.

      ‘Se gli africani decidessero di andarsene questo sarebbe un paese fantasma’

      Viceversa, se da un lato i cittadini se la prendono con gli africani, appena il 20 per cento di loro paga “spontaneamente” le tasse. Un altro 10 per cento “lo recuperiamo coattivamente nel giro di qualche anno”, spiega Russo. Il resto va a ingrossare la lista dei crediti da riscuotere. “Un giorno abbiamo fatto un piccolo test: su venti persone controllate a caso in un’unica strada durante una protesta contro la carenza di servizi, solo 19 erano in regola con i pagamenti”, racconta Alessandro Buffardi, un consigliere comunale che si occupa dei beni confiscati.

      Faccio anch’io una piccola prova: in un vicoletto chiuso nell’antico borgo murato del castello, solo una signora garantisce di pagare le imposte comunali. Lo dice fiera per lamentarsi con il comune del fatto che dall’abitazione di fronte, diroccata, con il tetto sfondato e le erbacce che proliferano all’interno, piovono pietre e nessuno interviene.

      Russo non sa più che pesci prendere: ogni anno mancano all’appello almeno cinque milioni e il comune è in dissesto economico, il governo non lo sostiene e a lui pare di guidare una barca che fa acqua da tutte le parti. “Per trent’anni non è stata fatta alcuna manutenzione o i lavori sono stati fatti male, le fogne saltano e le strade sprofondano e noi abbiamo difficoltà perfino a sostituire una lampadina”, si lamenta. Per far intendere cosa vuol dire, spiega che, se dovesse decidere di abbattere una delle decine di migliaia di case costruite sul demanio pubblico, anche solo per dare un segnale simbolico contro l’abusivismo, non avrebbe i soldi per farlo.

      L’unica soluzione sarebbe chiedere un prestito alla Cassa depositi e prestiti e poi cercare di rivalersi con il proprietario, avviando un contenzioso che durerebbe anni per provare a riavere indietro i soldi spesi e risarcire la banca d’affari del ministero delle finanze.

      Si tratta di una spirale perversa: il Comune non riesce a garantire i servizi per tutti, chi vive di espedienti chiede assistenza ma trae beneficio dall’assenza dello stato, i cittadini soffrono la disparità di trattamento con i non cittadini e i meno accorti se la prendono con i più deboli tra tutti, ossia gli immigrati, nemmeno immaginando che, a sud del Sahara, per molti giovani che aspirano a venire in Europa quest’ultima ha il volto di Castel Volturno.

      L’Africa napoletana
      Il cuore pulsante di questo pezzo d’Africa europea, disseminata per i ventisette chilometri di costa e oltre, nelle vicine Mondragone a nord e Villa Literno a sud, nonché nei paesi dell’interno, è nella distesa di case e villette destinate alla villeggiatura che si trovano sulla sponda destra del fiume Volturno, a un passo dal mare. Oggi è una lunga teoria di strade malridotte, abitazioni abbandonate e sventrate dalle quali spunta qua e là qualche segno di vita, vedette italiane dei clan agli angoli delle strade, bar, pizzerie e ristoranti inesorabilmente abbandonati, chiese pentecostali e qualche centro islamico, piccole attività commerciali a uso e consumo, alternativamente, degli italiani o degli africani.

      Aniello Capone ne è considerato una sorta di sindaco occulto: ha costruito buona parte delle villette e condomini di Destra Volturno “quando qui non c’era nulla”, nemmeno il piano regolatore, ha venduto le abitazioni e poi ha portato pure acqua, luce e fognature. Quando gli chiedi perché l’ha fatto lui e non lo stato, gli sbuca un sorriso sornione sotto il cappello a larghe falde, come a dire: chi altri poteva farlo? Poi risponde: “Mi hanno accusato di estorsione per aver chiesto agli abitanti il conto, ma potevo lasciarli senza servizi o aspettare che si mettessero d’accordo tutti?”.

      Da “Scipione” vanno a fare la spesa tutti, italiani e africani: pesci lucertola essiccati o creme sbiancanti, pasta e pane . Il titolare del minimarket si rivolge in napoletano con i primi e ha imparato la lingua twi ghaneana per farsi intendere dai secondi. Esordisce così: “Se gli africani decidessero di andarsene questo sarebbe un paese fantasma”.

      Trascorrere una mattina nel suo negozio è come assistere a uno spot vivente sull’integrazione: risponde per le rime a un africano che, pensando di non essere capito, lo chiama “mariuolo” per il costo, a suo dire eccessivo, di un articolo; scherza con i clienti, bacchetta e prende in giro i compaesani che “hanno il razzismo inculcato” e “pensano che la piaga di Castel Volturno siano i neri”. “Scipione”, all’anagrafe Maurizio Russo, 54 anni e “castellano doc”, non è tenero con i suoi concittadini: “Prima hanno devastato questo posto e ora se la prendono con i neri, ma la verità è che gli africani fanno comodo a tutti, perché lavorano, guardano le case e le abitano, spesso al nero”.

      Gli abusivi però non hanno fatto i conti con l’erosione costiera, testimoniata dalle casette mangiate dal mare

      Non è l’unico a pensarla in questo modo. Barbara Carino abita qui da 25 anni con i genitori e due figli, un ragazzo di 16 anni e una bambina di dieci. Al pari del parcheggiatore Vincenzo Marotta, pure lei è una vittima della “gentrificazione” napoletana: è arrivata dal cuore della città e, come gli occupanti di Parco Saraceno, non lascerebbe mai l’enclave afro-campana di Destra Volturno. Ci ha provato una sola volta, andando a Torino alla ricerca di un lavoro, ma è tornata dopo appena quindici giorni. Troppo freddo, troppo caos, troppi rumori, troppe difficoltà a entrare in relazione con le persone, perfino con i vicini di pianerottolo, sostiene. “Avevo nostalgia perfino dell’odore del caffè che la mattina arriva dai vicini di casa”, afferma. Ci tiene a smontare i cliché negativi sul quartiere.

      Dice che, “nonostante tutto, a Destra Volturno si può star bene”, anche se, ammette, “bisogna saperci vivere”. Basta abituarsi all’assenza di servizi e organizzarsi in proprio: per esempio, noleggiando un pulmino privato per mandare i figli a scuola in paese in modo non lasciarli mai per strada, facendo a turno con le altre famiglie per invitare i ragazzi a casa. Facciamo un giro nel quartiere: entriamo in un minimarket nigeriano e in un “barber shop” togolese, scambiamo quattro chiacchiere con due abitanti del posto e, arrivati alla spiaggia di Bagnara, all’estremo nord di Castel Volturno, confessa: “Non ce la farei neppure a tornare in città”, che per lei vuol dire la sua Napoli. Le mancherebbe troppo, dice, “il silenzio che c’è qui”, l’assenza assoluta di rumori urbani, di traffico e di pedoni.

      Barbara Carino mi ha portato fin qui per mostrarmi il paese abusivo sommerso. A Bagnara non ci sono le villette e i residence di Destra Volturno e neppure le palazzine di Parco Saraceno, ma domina l’edilizia informale. Chi voleva si è recintato un pezzetto di demanio pubblico e ci ha costruito sopra, spesso a pelo d’acqua. Gli abusivi però non hanno fatto i conti con l’erosione costiera, della quale le casette mangiate dal mare sono testimonianza e termometro allo stesso tempo: più l’acqua si alza e più il quartiere viene sommerso, candidandosi al ruolo di novella Atlantide dell’abusivismo edilizio. Negli ultimi anni il mare ha mangiato duecento metri di terraferma e oggi dal mare spuntano pilastri e spezzoni di cemento armato. Quando c’è bassa marea, mi dicono, spunta pure un comignolo.

      La nuova capitale della droga
      A Destra Volturno gli unici passanti, negli orari di andata o ritorno dal lavoro, a piedi o in bicicletta, sono gli africani e poco altro. Nelle altre ore si vede solo chi non è riuscito a guadagnarsi la giornata mettendosi al soldo di un caporale.

      Secondo la polizia, che quotidianamente gioca al gatto e topo con gli spacciatori, questo quartiere ghetto, destinato al turismo e finito nelle mani della criminalità organizzata come una qualsiasi periferia degradata di una grande città, è la nuova capitale della droga in Campania. Qui si sono trasferiti spacciatori in cerca di una “zona franca”, latitanti in cerca di rifugi sicuri e perdenti delle guerre di camorra, costretti a emigrare per non essere uccisi. Le piazze di spaccio sono “dinamiche”, non fisse e invisibili, “anche grazie allo sviluppo urbanistico sconsiderato che offre innumerevoli ripari nelle decine di stabili abbandonati”.

      Qui incrociano gli affari la camorra partenopea e la “mafia nigeriana” di cui parla Sergio Nazzaro, un giornalista casertano, nel libro-reportage Castel Volturno (Einaudi). L’autore dipinge la cittadina come una “Gotham city del Sud senza Batman”, un luogo libero da ogni regola o contratto sociale, “una metropoli sul mare con le fattezze di un paesino del Meridione”, nella quale boss africani gestiscono traffici di cocaina ed eroina per decine di milioni di euro. Le stradine che portano verso la spiaggia sono sbarrate da cancelli e inferriate che, mi dicono, servono a proteggere le connection houses, “case chiuse” dove la prostituzione è gestita dalle “tenutarie” nigeriane. Per mostrare, con ironia, quel che accade in queste ultime, un ex prete e rapper milanese, Gianluca Castaldi, e il regista Vincenzo Cavallo hanno ideato una serie web che affronta con ironia il tema dell’integrazione nella più grande banlieue d’Europa.

      La particolarità è che i protagonisti sono i diretti interessati. Castaldi è uno dei pochi bianchi ad aver avuto accesso in questo mondo e questo l’ha aiutato a delineare l’ossatura di quella che ha definito una “social fiction”. Il protagonista è un giovane napoletano di buona famiglia mai allontanatosi da Posillipo che, dopo il fallimento dell’azienda paterna, decide di trasferirsi a Castel Volturno in una casa ereditata dalla nonna, ma la trova occupata da un gruppo di africani e trasformata in una connection house, appunto. Nel 2008, dopo la strage, insieme ad alcuni attivisti del centro sociale Ex canapificio di Caserta, Castaldi ha creato il laboratorio musicale Kalifoo Ground, che è il nome che gli africani hanno dato alle rotonde lungo la via Domiziana dove ogni mattina aspettano l’arrivo dei caporali, spesso immigrati come loro, per finire a lavorare nelle campagne per pochi euro al giorno.

      Da Jerry Masslo alla strage di San Gennaro
      Quando ho trascorso una notte nella “piazza degli schiavi” di Villa Literno per osservare da vicino il gigantesco mercato a cielo aperto delle braccia destinate all’agricoltura di giornata, Tammaro Della Corte, un sindacalista di strada che con un gruppo di attivisti pattugliava la via Domiziana, che percorre da nord a sud il territorio di Castel Volturno, allungando ai braccianti dei foglietti con un numero di telefono da contattare in caso avessero bisogno di aiuto, mi aveva detto che, nonostante tutto, le condizioni dei migranti sono migliorate rispetto a quando, la notte del 17 settembre del 1994, in una sorta di Mississippi burning all’italiana, fu incendiato il ghetto dove vivevano duemila africani (un episodio al quale la band napoletana Almamegretta dedicò la canzone Scioscie viento).

      Non è dello stesso avviso il sindaco Dimitri Russo, per il quale poco o nulla è cambiato dal giorno in cui, nella stessa baraccopoli che cinque anni dopo andrà a fuoco, fu ucciso il sudafricano Jerry Essan Masslo, al quale oggi sono intitolati la locale camera del lavoro, un’associazione che si occupa di immigrazione e pure un premio letterario.

      La figura del giovane immigrato, trucidato in un maldestro tentativo di rapina nel 1989, da queste parti è divenuta l’emblema di chi lotta per i diritti dei migranti. A Umtata, la città in cui condivideva i natali con Nelson Mandela, Jerry Masslo era stato un attivista, vicino alle posizioni dell’Anc e del movimento della Black consciousness fondato da Steve Biko, organizzazioni che lottavano per la fine dell’apartheid.

      Su Masslo non ci sono notizie certe: pare che il padre fosse stato fatto scomparire dal regime e che avesse perso una figlia piccola, colpita da un proiettile vagante durante una manifestazione. Quel che è sicuro è che era arrivato dal Sudafrica in maniera rocambolesca: dopo aver messo in salvo moglie e figli da alcuni parenti in Zambia, era partito prima alla volta della Nigeria, nascosto nella scialuppa di salvataggio di una nave cargo, e da qui in aereo verso Roma, dove aveva trovato rifugio alla Comunità di Sant’Egidio per poi finire a raccogliere pomodori nella pianura casertana. Ma non aveva piegato la testa di fronte agli sfruttatori. Partecipava alle riunioni dei migranti che chiedevano salari migliori, coperture assicurative e condizioni di lavoro più umane.

      “Pensavo di trovare in Italia uno spazio di vita, una ventata di civiltà, un’accoglienza che mi permettesse di vivere in pace e di coltivare il sogno di un domani senza barriere né pregiudizi. Invece sono deluso. Avere la pelle nera in questo paese è un limite alla convivenza civile. Il razzismo è anche qui: è fatto di prepotenze, di soprusi, di violenze quotidiane con chi non chiede altro che solidarietà e rispetto. Noi del terzo mondo stiamo contribuendo allo sviluppo del vostro paese, ma sembra che ciò non abbia alcun peso. Prima o poi qualcuno di noi verrà ammazzato e allora ci si accorgerà che esistiamo”, disse in un’intervista alla trasmissione del Tg2 Nonsolonero.

      Andò proprio così: la sua profezia si avverò e ne rimase vittima lui stesso, ucciso durante un maldestro tentativo di rapina che non ebbe nulla di casuale. La caccia al nero era uno sport comunemente praticato e perfino teorizzato da alcuni giovani del posto. Ancora oggi, racconta Maurizio Russo tra una consegna e l’altra al bancone del minimarket Scipione, minacciare con le spranghe gli africani che escono di casa, all’alba, per andare a raccogliere i pomodori, è un’abitudine diffusa tra i giovani che li incrociano, soprattutto d’estate, all’uscita da discoteche e locali notturni.

      Non era mai accaduto prima e non avverrà in seguito che per la morte di un bracciante africano sia organizzato un funerale di stato

      Jean René Bilongo, un camerunense che a Castel Volturno è tra gli animatori dell’associazione intitolata al sudafricano ucciso, ha raccontato in questo modo quello che accadde la sera del 23 agosto 1989: “Jerry si era ritirato nel capannone per attrezzi di via Gallinelle che condivideva con altri ventotto suoi compagni. Avevano trascorso un momento insieme, tra una frugale pietanza fredda e una chiacchierata sull’andamento della giornata. Mentre si preparavano a sdraiarsi sui loro ruvidi cartoni per la nottata, un gruppo di sei ragazzi fece irruzione. Avevano il volto coperto da passamontagna ed erano muniti di mazze e altre armi che s’intravedevano nella penombra. Intimarono che venissero consegnati loro i soldi guadagnati nei campi. Nessuno lo fece. Ci fu un po’ d’agitazione, volavano parole indecenti, cominciò una colluttazione. Fu allora che uno dei balordi colpì alla testa, col calcio della pistola, lo sprovveduto Ayuel Bol Yansen, un sudanese di 29 anni. In quello stesso istante, Jerry si affacciò per capire cosa stesse succedendo. Impazzito, uno dei rapinatori gli sparò tre colpi con la pistola calibro 7.65 che impugnava. Jerry cadde a terra, rantolando e chiedendo aiuto. Lottava contro la morte, disteso in una pozza di sangue. Altri due braccianti furono feriti, ma in modo lieve. Il trambusto degli spari e il fuggi-fuggi generale che seguì fecero accorrere gli altri ragazzi che dormivano sotto il muro di cinta del terreno dove si trovava la casupola. I balordi scapparono, spaventati dalla prevedibile reazione degli inferociti stranieri. Per il povero Masslo non ci fu più nulla da fare”.

      Quel delitto che faceva tornare alla mente le esecuzioni del Ku klux klan nell’America schiavista ebbe un’eco inaspettata, facendo scoprire al paese l’esistenza degli immigrati e le loro indegne condizioni di vita e di lavoro. A Villa Literno arrivarono le massime autorità politiche e a Roma fu indetta un’imponente manifestazione antirazzista che portò all’approvazione della prima legge sull’immigrazione. Quest’ultima prese il nome del suo proponente: il vicepresidente del consiglio Claudio Martelli, all’epoca giovane socialista in rapida ascesa politica all’ombra del segretario Bettino Craxi.

      Non era mai accaduto prima e non avverrà in seguito che per la morte di un bracciante africano sia organizzato un funerale di stato come avvenne per l’omicidio di Jerry Masslo. Non accadrà un anno dopo quando, nella vicina Pescopagano, un commando della camorra sparerà all’impazzata davanti a un bar lasciando a terra due morti e sei feriti, e neppure la sera di San Gennaro del 2008, neppure dopo che sarà accertato che i ghaneani Kwame Antwi Julius Francis, Affun Yeboa Eric, Christopher Adams, El Hadji Ababa, il togolese Samuel Kwako e il liberiano Jeemes Alex erano stati trucidati semplicemente per far capire che a controllare il territorio erano i Casalesi e non per risposta a uno sgarro o per vendetta criminale.

      Per identificare gli autori sarà decisiva la testimonianza di un ghaneano, Joseph Ayimbora, che, colpito da diversi proiettili, sopravvisse fingendosi morto e poi riconobbe chi gli aveva sparato e altri due componenti del commando. Secondo i giudici, si trattò di una strage con chiare finalità terroristiche, aggravata dalla discriminazione e dall’odio razziale, motivazione inedita nella storia degli omicidi di camorra.

      La resistenza dei sindaci
      Per provare a reagire, l’amministrazione guidata da Dimitri Russo ha puntato gran parte delle sue carte sul recupero dei beni confiscati alla camorra e sulla loro assegnazione ad attività sociali. Sono 115 e ne stanno arrivando altri 88, cifre che fanno di Castel Volturno il comune con il più alto numero di beni confiscati alla camorra di tutta la Campania.

      Qui i clan di tutta la regione venivano a reinvestire i soldi sporchi in edilizia di bassa qualità e più che discutibile estetica. Nel solo Parco Allocca, costruito in una vecchia cava vicino a un lago artificiale da un imprenditore legato ai Casalesi e destinato ancora una volta ai militari americani, sono state confiscate 34 villette. Una di queste è stata pure occupata da un ignaro senzacasa ghaneano, poi sgomberato. Per segnare la discontinuità con il passato recente, il Parco è stato reintitolato a “Faber”, com’era affettuosamente soprannominato il cantautore Fabrizio De Andrè, nel 1979 sequestrato per quattro mesi dall’Anonima sequestri in Sardegna insieme a sua moglie Dori Ghezzi.

      A Castel Volturno tutto ciò che ha a che fare con il cemento puzza di camorra e di corruzione. L’appalto per la villa comunale di Destra Volturno è stato uno dei motivi che hanno spinto il ministero dell’interno a sciogliere la giunta comunale, nel 2012, per infiltrazioni camorristiche. Si tratta di un enorme spazio verde attrezzato e recintato attorno a un lago artificiale. I lavori furono assegnati a una ditta che faceva capo al clan dei Casalesi e il risultato è sotto i miei occhi: la villa, con tanto di panchine e percorsi pedonali, non può essere aperta perché, a causa dei passamano costruiti male, i bambini rischierebbero di finire in acqua e annegare.

      Di fronte all’ingresso, un’ex pizzeria è stata affittata ai missionari comboniani che l’hanno risistemata e assistono gli immigrati, qui come in uno slum di Nairobi. Punto di riferimento per tutti gli africani di Castel Volturno è però il centro Fernandes, che si trova lungo la via Domiziana. I suoi giardini sono un punto di ritrovo per la comunità nera, ma chiunque abbia bisogno di un letto, un pasto caldo, una visita medica, una consulenza burocratica o ha solo necessità di farsi una doccia passa di qua.

      All’ingresso mi attende Erik, un giovane per metà della Sierra Leone e per l’altra metà del Ghana. Mi racconta che non è arrivato in Italia, come la maggioranza dei suoi connazionali, con uno dei barconi che quotidianamente solcano il canale di Sicilia rischiando il naufragio. Era stato prelevato dai talent scout della squadra di calcio del Lione, alla ricerca di giovani promesse in Africa. Sarebbe potuto diventare un calciatore importante ma, arrivato in Francia, è fuggito senza cogliere l’opportunità. È andato a Torino e poi a Castel Volturno, perché era senza permesso di soggiorno e “alcuni amici del Ghana mi hanno detto che qui avevo poche possibilità di essere scoperto”. Ora è in regola e ha provato a portarsi sua madre. Ma lei non ha resistito e ha voluto tornare nel suo villaggio in Ghana.

      Erik mi porta a fare un giro nel centro Fernandes, un’ex caserma donata alla Caritas dall’omonima famiglia napoletana: ci sono una biblioteca, un centro d’ascolto, una mensa, un dormitorio appena rimesso a nuovo, uno studio dentistico e un ambulatorio medico che può contare su un volontario d’eccezione: il sindaco della vicina Casal di Principe Renato Natale. Non si tratta di un personaggio qualsiasi: si trovava a fare il sindaco, per un breve periodo, il giorno in cui un killer della camorra entrò nella sacrestia della chiesa di San Nicola di Bari e scaricò addosso al parroco don Peppe Diana, che si apprestava a celebrare la messa, cinque colpi di pistola.

      Il prete era colpevole di essersi rifiutato di celebrare il funerale di un uomo ucciso in uno scontro tra cosche. Nella sua predica più famosa, intitolata “Per amore del mio popolo non tacerò”, aveva detto: “La camorra rappresenta uno stato deviante parallelo rispetto a quello ufficiale, privo però di burocrazia e d’intermediari che sono la piaga dello stato legale”.

      Oggi che è di nuovo sindaco, Renato Natale ne ha raccolto idealmente il testimone. Considera il clan dei Casalesi “una dittatura militare” e chi si oppone a essa come “un resistente”. Ha restituito alla cittadinanza, facendone un centro per la riabilitazione mentale, la villa che il boss Walter Schiavone, fratello del capoclan Francesco soprannominato “Sandokan”, si era fatto costruire sul modello di quella del mafioso Tony Montana –Al Pacino in Scarface, e ha dichiarato: “Da oggi la chiameremo Villa della Liberazione”. Ha rifiutato la scorta armata perché “non serve a nulla” e utilizza come slogan il titolo di una canzone del rapper napoletano Lucariello, Miettice ‘a faccia, il cui ritornello recita: “Quando la paura ti abbraccia mettici la faccia”. Nonostante gli impegni istituzionali, non manca un appuntamento con i pazienti africani, che cura gratis due sere alla settimana nell’ambulatorio medico del centro Fernandes.

      A casa di Pupetta Maresca
      Il fiore all’occhiello dei beni recuperati è l’ex villa di Pupetta Maresca a Baia Verde. Maresca, giovanissima donna di camorra, al sesto mese di gravidanza, il 16 agosto 1955 uccise il mandante dell’omicidio di suo marito Pasquale Simonetti, detto Pascalone ‘e Nola (il boss che stabiliva il costo della frutta e della verdura al mercato ortofrutticolo di corso Novara a Napoli), scaricandogli addosso l’intero caricatore di una pistola Smith&Wesson. Un gesto che ha ispirato al regista Francesco Rosi il film La sfida. La casa è stata trasformata in una sartoria sociale nella quale sono impiegate donne italiane e nigeriane.

      L’hanno chiamata La casa di Alice e producono capi realizzati con un mix di tessuti africani e occidentali. Ho assistito a una sfilata dei loro capi d’abbigliamento in un altro edificio recuperato: una masseria appartenuta a Michele Zaza, boss con ville a Posillipo e a Beverly Hills, nella quale si allevavano cavalli destinati alle corse clandestine e si custodivano le sigarette di contrabbando, oggi riconvertita da un gruppo di ingegneri e agronomi in un caseificio che produce quelle che definiscono “mozzarelle della legalità”. In mostra c’erano una gran varietà di tessuti africani variopinti “made in Castel Volturno”, a testimoniare quanta Africa ci sia oggi in questo pezzo di sud Italia. All’ingresso della masseria un tempo appartenuta al boss, la scritta a caratteri cubitali “Qui la camorra ha perso”.

      Il comune ha assegnato l’abitazione, una tipica casetta di mare con un bel giardino e la bizzarria di un camino sul quale la padrona di casa aveva fatto incidere le sue iniziali, all’associazione Jerry Masslo, dalla quale è nata la cooperativa Nuovi Orizzonti, che gestisce la sartoria sociale.

      Pupetta Maresca ha dovuto arrendersi di fronte alla tenacia di un pugno di donne pacifiche e determinate, come non aveva fatto di fronte al capo indiscusso della nuova camorra organizzata Raffaele Cutolo, contro il quale convocò una conferenza stampa per sfidarlo a viso aperto, e prima ancora dinanzi all’uomo presunto mandante dell’omicidio del marito: Antonio Esposito, soprannominato Totonno ‘e Pomigliano. Lo stesso che, come ha raccontato nel saggio Politica e crimine lo scrittore tedesco Hans Magnus Enzensberger dopo aver seguito l’intero processo, alla fine del fastoso matrimonio tra i due in un ristorante di Castellammare di Stabia, senza lasciar presagire quello che sarebbe accaduto di lì a qualche mese, si era alzato in piedi intonando un celebre canto di malavita: “Guapparìa”.

      L’ultimo concerto di Mama Africa
      La sera del 9 novembre del 2008, proprio a Baia Verde, la cantante sudafricana Miriam Makeba aveva invece chiuso il suo concerto in onore delle vittime della strage di San Gennaro e in sostegno dello scrittore Roberto Saviano, minacciato dai Casalesi, con il bis di Pata Pata, la canzone che le ha conferito alla fine degli anni cinquanta un successo planetario. “Mama Africa”, voce per eccellenza di tutti i neri che si opponevano all’apartheid, era arrivata a Castel Volturno per cantare davanti ai suoi conterranei, in segno di riconoscimento di quello che rappresenta questa cittadina sudeuropea per l’intero continente nero.

      Il destino ha voluto che al termine del concerto abbia avuto un malore e sia morta nel giro di pochi minuti. Poche ore prima aveva visitato il centro Fernandes, parlando a una platea composta quasi esclusivamente da africani: “Quando la gente vive separata, non si conosce e impara a essere sospettosa degli altri, ma quando la metti insieme impara a conoscersi e scopre che tutti noi, in quanto esseri umani, viviamo gli stessi problemi e che non dobbiamo avere paura gli uni degli altri”, aveva detto riferendosi ai ghetti riservati agli africani e alla separazione tra questi ultimi e i cittadini del luogo.

      A ricordarla è un monumento nel quale il suo volto emerge dall’inconfondibile sagoma del continente africano, attorniato da sette fori di pallottola, quante furono le vittime della violenza camorristica. La sua morte ha chiuso simbolicamente un cerchio aperto quasi vent’anni prima da quella del suo connazionale Jerry Masslo e ha fatto di Castel Volturno, già “periferia dei Casalesi”, spicchio d’America partenopea, utopistica città giardino rovesciata in ghetto per gli espulsi dalla metropoli napoletana, pure l’indiscussa capitale dell’Africa europea.

      ▻https://www.internazionale.it/reportage/angelo-mastrandrea/2017/02/25/castel-volturno-polveriera

  • Recherche et responsabilité | Pınar Selek
    ►https://lmsi.net/Recherche-et-responsabilite

    Le 2 avril 2026 aura lieu une nouvelle audience, nouvelle étape de la vingt-huitième année de harcèlement judiciaire subie par la sociologue et militante Pinar Selek. Accusée de terrorisme après une explosion mortelle au marché aux épices d’Istanbul en 1998, acquittée à quatre reprises, elle est à nouveau renvoyée devant les juges, sans motivation, alors qu’une demande de mandat d’arrêt et d’extradition à son encontre est réitérée. L’origine de cette répression ? Une recherche sociologique. Source : Les mots sont importants

    • Par-delà la recherche empêchée
      ▻https://www.en-attendant-nadeau.fr/2026/03/31/pinar-selek-2

      Persécutée par le régime turc depuis vingt-huit ans, la sociologue et écrivaine #Pinar_Selek publie Lever la tête, véritable travail d’anamnèse pour reconstituer l’enquête qu’elle a effectuée il y a trente ans dans la « zone » du Kurdistan turc, avant que les matériaux ne lui en soient confisqués par la police lors de son arrestation et de son incarcération. Une magistrale leçon de sociologie, qui paraît à la veille d’un nouveau procès intenté à l’intellectuelle.

  • #pine64 teases #PineTime Pro with AMOLED, GPS and ‘custom’ chip
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2026/03/pine64-tease-pinetime-pro-smartwatch

    It’s been nearly 7 years since Pine64 (remember them?) introduced the PineTime (remember that?), a FOSS-friendly #smartwatch priced under $30 and aimed at tech tinkerers and open #Hardware hackers. Now, it’s time for take two. Revealed in a community update recapping its activities at FOSDEM 2026, Pine64 has announced an updated version is on the way, with an AMOLED display, built-in GPS, blood oxygen sensing and a rotating digital crown (with an extra button). The new Pro model will use what Pine64 says it a “custom chip”, although it doesn’t provide further detail. The original PineTime was built around a […] You’re reading Pine64 teases PineTime Pro with AMOLED, GPS and ‘custom’ chip, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News

  • Cher-e-s ami-e-s de Pinar Selek,

    Le 2 avril 2026 aura lieu à Istanbul la septième audience du 5e procès de Pinar Selek. Une délégation représentative se rendra une nouvelle fois en Turquie pour demander que justice soit enfin rendue. Si vous faites déjà partie de cette importante délégation, nous vous en remercions. Mais il est encore temps de la rejoindre. Si tel pouvait être le cas, merci de prendre contact sans attendre en écrivant à justice@pinarselek.fr.

    Pinar Selek, quant à elle, sera à Paris avec ses autres « solidaires ».

    Le 1er avril la soirée sera joyeuse, en compagnie du Collectif Medz Bazar et d’autres musicien·ne·s ! Nous fêterons sur la Péniche Anako, la publication de « Lever la tête. La recherche interdite sur la résistance kurde ». Un récit bouleversant dans lequel Pinar Selek raconte les origines de cette recherche violemment arrachée par ses tortionnaires, mais douloureusement ressurgie des tréfonds de son corps et de sa mémoire. Une renaissance, un acte de résistance que nous célébrerons en musiques, danses et lectures.

    ▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/18/nous-sommes-aux-cotes-de-pinar-selek-jusqua-son-acquittement-definitif/#comment-72813

    #PinarSelek

  • The TBOTE Project
    ▻https://tboteproject.com

    This investigation documents a national lobbying operation spanning #corporate spending, #think_tank infrastructure, dark money networks, and competing model legislation templates. Meta spent a record $26.3 million on federal lobbying in 2025, deployed 86+ #lobbyists across 45 states, and covertly funded a group called the #Digital_Childhood#Alliance (#DCA) to advocate for the #App_Store_Accountability_Act (#ASAA). But the operation extends beyond Meta.

    The #Heritage_Foundation funds three of six named DCA coalition #organizations, staffs the advocacy pipeline from #Capitol_Hill to state legislatures, and has merged leadership with another coalition member. A competing model bill (ICMEC’s DAAA) takes a different approach, creating a two-track legislative landscape where both tracks shift regulatory burden away from social media platforms. #Snap, X, and #Pinterest have joined Meta in supporting ASAA. Every confirmed supporter is a #social_media #platform; every opponent operates an #app_store.

    This investigation traced funding flows across five confirmed channels, analyzed $2.0 billion in dark money grants, searched 59,736 DAF recipients, parsed LD-2 filings, and mapped campaign contributions across four states to document the operation.

    Légalisation de la #corruption #lobbying #meta #age_verification #age_checking

  • #Pinar_Selek : « Les Kurdes ont bouleversé le rapport à la #politique » | #Mediapart

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/190226/pinar-selek-les-kurdes-ont-bouleverse-le-rapport-la-politique

    Quelles sont ces « nouvelles idées » ?

    Mes recherches ont porté sur les transformations de l’espace des luttes sociales et militantes lorsque, notamment sous l’effet de la répression menée par l’État turc, s’est dessinée une convergence, rendue nécessaire, entre des nouveaux mouvements sociaux, des mobilisations féministes ou LGBT, et des luttes portées par les minorités kurdes mais aussi arméniennes.

    Pendant longtemps, les mobilisations kurdes se faisaient en coulisses ou en clandestinité. L’obligation de quitter les villages réprimés et vidés dans les territoires kurdes de Turquie, et de migrer vers les villes, a transformé la dynamique à l’œuvre. Une conséquence essentielle du « devenir urbain » du mouvement kurde a été sa participation dans l’espace des luttes sociales en Turquie.

    Une telle action peut être réprimée mais elle comporte quelque chose d’indépassable, car l’expérience crée une nouvelle existence. Une transformation du réel qui est décrite ainsi par un témoin : « On ne peut plus remettre le génie dans la bouteille. »

    Désormais, ce mouvement social constitue un réseau doté de dynamiques propres, élargi par les déplacements forcés de la population vers les grandes villes en Turquie et en Europe, augmentant le nombre de personnes capables de relier des espaces et des conflits distincts.

    [...]

    Ma problématique articulait deux dimensions : la préservation longue de ressources socioculturelles en contexte répressif et leur actualisation lors de l’action politique. L’enjeu était de saisir un mouvement social, porté par une population rurale, jusqu’alors silencieuse, dans un contexte de guerre. C’est en partageant le quotidien des villages, par une démarche ethnographique durant plus de trois années, que j’ai pu approcher les pratiques ordinaires, les transmissions et les formes d’engagement invisibles.

    Et j’ai compris comment, durant des décennies, des modes de #résistance_infrapolitique ont freiné l’assimilation ethnique menée par l’État turc. Les zones rurales des régions majoritairement #kurdes sont devenues des « espaces de coulisses » où s’est transmise secrètement une partie du #patrimoine_culturel, en forgeant une #contre-histoire.

    Dans ces espaces d’ingouvernabilité partielle, où les rapports de pouvoir pouvaient être momentanément déjoués, ont circulé des « textes cachés » jusqu’aux années 1980, moment charnière marqué par l’émergence de la #contestation_politique_kurde.

    Inspirée par les mots d’une enquêtée (« Il faut bien cacher les trésors »), j’utilise le terme trésor pour désigner cet ensemble de pratiques sociales qui ont construit un mode de vie invisible face à l’#autorité_étatique.

  • Forêts des #Landes : un petit ver entraîne l’#abattage de milliers de #pins

    La découverte de #nématodes_du_pin en plein massif forestier des Landes a déclenché un branle-bas de combat : 40 ha de #pins_maritimes sont en train d’être abattus. Les monocultures rendent les bois vulnérables à ce petit ver.

    Un craquement se fait entendre par-dessus le ronronnement des engins forestiers, aussitôt suivi d’un fracas : un pin vient de tomber, abattu par les agents de la coopérative #Alliance_forêts_bois. Son tronc rejoindra bientôt les immenses pyramides de rondins dressées le long de la route qui relie #Seignosse à #Angresse (Landes).

    Depuis début janvier, la coopérative forestière industrielle œuvre pour abattre des milliers de résineux dans un rayon de 500 mètres autour de la découverte d’arbres contaminés par un #ver ravageur microscopique : le nématode du pin. Ce ver, qui peut tuer un pin maritime en quelques semaines, est classé « organisme de quarantaine prioritaire » par la législation européenne et un protocole obligatoire encadre sa découverte.

    Ainsi, la zone de 500 mètres autour du foyer est déclarée « #zone_infestée » et fait l’objet d’une #coupe_rase. Un deuxième cercle est fixé avec une zone tampon de 20 kilomètres dans laquelle le transport de bois est réglementé et les travaux d’élagage interdits. Objectif : l’éradication du microorganisme.

    Dans la « zone infestée », 98 % des arbres sont des pins maritimes. Dans l’ensemble du massif forestier artificiel landais, l’essence représente à elle seule 75 % des arbres. Cette monoculture, typique de la #sylviculture_industrielle, rend la forêt particulièrement vulnérable au nématode et son arrivée était redoutée.

    Le chantier se fait à toute vitesse pour vider les parcelles, et les engins forestiers impriment la marque de leurs chenilles dans la glaise du sol mis à nu. Au loin, les cimes des pins maritimes étendent leurs couronnes vers le ciel dans l’attente de leur abattage prochain.

    Un protocole daté ?

    Pour Hervé Jactel, directeur de recherche à l’institut national de recherche Inrae et spécialiste en entomologie forestière, ce protocole, mis en place en 2012, ne tient pas compte des connaissances plus récentes, et n’est pas adapté à la biologie du nématode du pin. Avec ses équipes, il travaille depuis plus de quinze ans sur l’insecte qui sert de vecteur au petit ravageur : un coléoptère qui répond au nom de #Monochamus_galloprovincialis et qui est présent naturellement en abondance dans les forêts des Landes.

    C’est lui, une fois que le parasite l’a contaminé, qui sert de moyen de transport au nématode. Or, d’après le scientifique, « l’insecte vecteur se déplace beaucoup. Il vole très loin par rapport à la moyenne des insectes ». Jusqu’à 20 kilomètres par an. « Cela signifie que la propagation possible du nématode à partir d’un foyer d’infection va bien au-delà des 500 mètres de coupe rase mis en œuvre. »

    Pour autant, pas question de raser l’intégralité des conifères présents dans la #zone_tampon, selon lui. Hervé Jactel plaide plutôt pour un protocole alternatif — sur lequel l’Inrae travaille — permettant une détection précoce des arbres infestés qui seraient les seuls abattus. Des tests moléculaires prometteurs permettraient de tester sur place les arbres dépérissants afin de déterminer s’ils sont infestés par le nématode ou bien touchés par un #scolyte, un champignon pathogène ou encore atteints par la sécheresse. Aujourd’hui, les tests menés en laboratoire demandent plusieurs semaines avant de donner un résultat.

    Une arrivée « inéluctable »

    En attendant une hypothétique évolution législative du protocole, les hectares situés autour du foyer détecté à #Seignosse doivent être coupés avant le 15 février, date butoir fixée par la préfecture des Landes. Laquelle s’est réjouie, car depuis la découverte du foyer début novembre, les 880 prélèvements réalisés sont tous revenus négatifs : « Les premiers résultats sont rassurants. »

    Pour Hervé Jactel, l’introduction du nématode dans les Landes était « inéluctable », monoculture oblige. Le ravageur est un grand voyageur originaire d’Amérique du Nord qui a conquis le Japon, puis la Chine en 1982. Il est arrivé en Europe par le Portugal en 1999 et a depuis entraîné l’abattage de millions d’arbres dans la péninsule ibérique.

    Même si ce premier foyer est éradiqué, il ne sera pas le dernier, prévient le directeur de recherche. « Là, on est dans le temps de l’urgence, mais dès le printemps, il va falloir réfléchir au long terme. La seule perspective possible, c’est de diversifier les essences. »

    ▻https://reporterre.net/Forets-des-Landes-un-petit-ver-entraine-l-abattage-de-milliers-de-pins
    #forêt #vulnérabilité #monoculture

  • Vieni via con me

    “Raccontare come stanno le cose vuol dire non subirle”

    Otto capitoli, otto storie, un ritratto unico dell’Italia di oggi firmato dall’autore del bestseller internazionale Gomorra. Roberto Saviano scava dentro alcune delle ferite vecchie e nuove che affliggono il nostro Paese: il mancato riconoscimento del valore dell’Unità nazionale, il subdolo meccanismo della macchina del fango, l’espansione della criminalità organizzata al Nord, l’infinita emergenza rifiuti a Napoli, le troppe tragedie annunciate. Accanto alla denuncia c’è anche il racconto – commosso e ammirato – di vite vissute con onestà e coraggio: la sfida senz’armi di don Giacomo Panizza alla ’ndrangheta calabrese, la lotta di Piergiorgio Welby in nome della vita e del diritto, la difesa della Costituzione di Piero Calamandrei. Esempi su cui possiamo ancora contare per risollevarci e costruire un’Italia diversa.
    Ideato e condotto da Roberto Saviano e Fabio Fazio, Vieni via con me è stato l’evento televisivo degli ultimi anni, più seguito delle partite di Champions League e dei reality show. Ora è anche un libro che racconta queste storie in una forma ampiamente rivista e arricchita. Facendole diventare, ancora una volta, storie di tutti.

    ▻https://www.feltrinellieditore.it/opera/vieni-via-con-me-1
    #livre #Roberto_Saviano
    #démocratie #macchina_del_fango #démocratie #délégitimation #martiri_di_Cerace #Locride #mafia #liberté_d'expression #Giovanni_Falcone #Rocco_Chinnici #honneur #baptême #picciotto_d'onore #fratelli_di_sangue #contrasto_onorato #rites #giuramento #hiérarchie #Polsi #bunker #déchets #écomafia #sous-sol #Compare_Nuzzo #Carmelo_Novella #mariages #Aspromonte #Madonna_delle_Montagne #Domenico_Oppedisano #Vincenzo_Mandalari #Pino_Neri #Pasquale_Zappia #Carlo_Antonio_Chiriaco #contrôle_du_territoire #Gianfranco_Miglio #répression #restauration #aménagement_du_territoire #sous-traitance #appels_d'offre #Naples #Terra_dei_Fuochi #Naples #ecoballe #Impregeco #Ce4 #Casalesi #Na1 #Na3 #Fibe #Impregilo #Nicola_Cosentino #camorra #écomafia #Villaricca #Operazione_Mosca #Sergio_Orsi #Michele_Orsi #Eco4 #Caserta #santé_publique #cancer #Parco_del_Vesuvio #Terzigno #Giacomo_Panizza #Don_Giacomo #Torcasio #Giampà #Giovanni_Torcasio #Lamezia_Terme #Progetto_Sud #Antonio_Torcasio #L'Aquila #tremblement_de_terre #Casa_dello_Studente #élections

  • ‘Ndrangheta, mani delle cosche sulla sepoltura dei migranti: “Otto te li fai tu e 8 me li faccio io”. Poi li inumavano senza cassa di legno
    (ça date de 2019)

    Le imprese funerarie controllate dalle ’ndrine facevano cartello per spartirsi le commesse pubbliche. E l’ex consigliere regionale del Pd Giamborino e l’ex candidato dem alle politiche del 2018 Incarnato si muovono per fare affidare le gestione di un centro di accoglienza straordinaria a un imprenditore amico. Emerge anche questo dalle carte dell’inchiesta “Rinascita Scott” della procura di Catanzaro che il 19 dicembre ha portato all’arresto di 330 persone

    Le cosche avevano allungato i tentacoli sulla sepoltura dei migranti morti in mare. Le imprese funerarie controllate facevano cartello per spartirsi le commesse pubbliche e li seppellivano senza cassa per risparmiare sui costi. Emerge anche questo dalle carte dell’inchiesta “Rinascita Scott” della procura di Catanzaro che il 19 dicembre ha portato all’arresto di 330 persone.

    Le ‘ndrine con le mani nel settore delle sepolture avevano “fondato un vero e proprio business sui naufraghi morti“, annotano gli inquirenti. Un business in cui Orazio Lo Bianco la fa da padrone. E’ un pezzo grosso, tanto che quando a inizio 2017 il comune di Vibo Valentia indice una gara per seppellire le salme di 16 migranti, Lo Bianco sfrutta la forza di intimidazione derivante dalla propria appartenenza alla ‘ndrina locale e impedisce a un imprenditore funerario di Pizzo di partecipare alla gara e poi fa cartello, concorda cioè le offerte da presentare, con i colleghi intenzionati a partecipare: “A quello del Pizzo lo scacciato e gli ho detto tu vattene al Pizzo – dice intercettato Lo Bianco – Che qui i morti li facciamo noi! Gli ho detto io a Ceraso tu vuoi entrare? Si! Baldo tu vuoi entrare? Si!”. Il metodo è semplice: “Allora facciamo una cosa facciamo il prezzo uguale per tutti! Andiamo sopra e mettiamo tutti due mila euro!”. E poi partiva la spartizione: “Sedici morti! – spiega – Sedici morti erano! Otto te li fai tu ed otto me li faccio io!“.

    Il sistema è oliato e ne fanno parte elementi di spicco della criminalità locale. Rosario Pugliese, considerato dai pm ‘ndranghetista di alto rango, è suo socio occulto nella sua impresa individuale Le Stelle 1. Che faceva il bello e il cattivo tempo nei camposanti locali al punto da arrivare a seppellire nel cimitero di Bivona i cadaveri di due naufraghi sbarcati a Vibo Marina solo nell’involucro di zinco senza le casse di legno con l’aiuto di tre sodali: gli operai Francesco Paternò e Michele Lo Bianco eseguivano le operazioni di seppellimento e si adoperavano per impedire le operazioni di accertamento del mancato rispetto della commessa; e il custode del cimitero Antonio Fuoco chiudeva tutti e due gli occhi, “omettendo il controllo alle operazioni”. Il che però non impediva al cattivo odore di uscire dai loculi e di allarmare i residenti della zona, dalla cui segnalazione sono partite le indagini. Durante la riesumazione dei corpi era poi venuta fuori un’altra verità inquietante: almeno due cadaveri non erano stati inumati nei loculi assegnati.

    Il business è ampio e Lo Bianco ne gestisce una buona fetta. Titolare di una impresa individuale di edilizia artigiana, con la complicità di uno dei capi dei custodi dei cimiteri di Vibo Valentia “gestiva le cappelle e i loculi, organizzando un vero e proprio ‘mercato’ delle stesse” e tramite la sua ditta permetteva a diversi indagati di “ristrutturare le cappelle e i loculi di defunti di cui non ci sono più familiari superstiti, seppellendo nelle fosse comuni i resti delle ossa e rivendendole al prezzo di 50.000-60.000 euro“.

    I migranti però sono un business anche, e soprattutto, da vivi. E secondo gli inquirenti possono servire anche ad accrescere la credibilità di un politico in ambienti criminali. Pietro Giamborino, ex consigliere regionale del Pd, fiuta la possibilità e prova a sfruttarla. “Si metteva a disposizione con tutti i criminali”, ha raccontato il collaboratore di giustizia Andrea Mantella. Per gli inquirenti è legato al “sodalizio di Piscopio” di Vibo Valentia: “In qualità di partecipe – annota il gip – contribuiva concretamente alla realizzazione degli scopi dell’associazione”. Ma non solo: secondo i pm manteneva i contatti con i vertici “ottenendo a proprio vantaggio il voto elettorale procacciatogli da altri associati”. In cambio offriva o prometteva il “conseguimento di impieghi pubblici e privati”, manteneva i rapporti con le altre cosche e con i “colletti bianchi“, ovvero “professionisti, imprenditori, politici, appartenenti alla massoneria”. Si muoveva, cioè, in quella zona grigia in cui il mondo della politica e quello delle cosche si toccano e si mescolano. Accade quando un imprenditore di Catania si rivolge a lui per vedersi aggiustato un procedimento al Tar, e accade anche quando c’è da oliare un meccanismo utile a lucrare sui richiedenti asilo.

    Siamo agli inizi del 2018. Pino Cuomo, titolare della Gemes Srl e della P&P Group Srl, ha in mente di creare un centro di accoglienza straordinaria per richiedenti asilo nel comune di Paola attraverso un progetto di recupero dell’hotel Alahambra. Così chiede a Giamborino di attivarsi per”influenzare illecitamente” la procedura amministrativa in cambio di “somme di denaro non meglio quantificate”. L’ex consigliere si rivolge a Luigi Incarnato, che in quel periodo è candidato con il Pd alle elezioni politiche del 4 marzo. Incarnato, oggi segretario del Psi calabrese, si mette a disposizione in cambio di voti e il 28 febbraio porta i due dal sindaco della cittadina del cosentino, Roberto Perrotta. La mediazione è riuscita, l’incontro è avvenuto, la richiesta dell’imprenditore viene protocollata, però giorni dopo i soldi non si vedono. Così Giamborino batte cassa: “Mi stai preparando i gelati?”, domanda il politico all’imprenditore il 3 marzo, giorno prima delle elezioni. Una macchinazione che, per i pm, consente all’esponente del Pd di aumentare ” l’autorevolezza ed il prestigio” del sodalizio ‘ndranghetistico di Piscopio “specie nei rapporti con le consorterie rivali, anche per l’aspettativa di favoritismi da parte della pubblica amministrazione”. Il che vale a Giamborino, finito ai domiciliari, la contestazione dell’aggravante mafiosa.

    ▻https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/12/21/ndrangheta-mani-delle-cosche-sulla-sepoltura-dei-migranti-otto-te-li-fai-tu-e-8-me-li-faccio-io-poi-li-inumavano-senza-cassa-di-legno/5628898
    #ndrangheta #mafia #sépolture #migrations #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #cimetière #pompes_funèbres #Rinascita_Scott #business #Orazio_Lo_Bianco #Calabre #Vibo_Valentia #inhumation #monopole #prix #Rosario_Pugliese #Le_Stelle_1 #Bivona #Francesco_Paternò #Michele_Lo_Bianco #Antonio_Fuoco #sodalizio_di_Piscopio #Vibo_Valentia #accueil #Gemes #P&P_Group #hotel_Alahambra #Paola #hébergement #logement #Pino_Cuomo #Luigi_Incarnato #Roberto_Perrotta

  • #pinta 3.1 is Out with Axonometric Grids, Marching Ants + More
    ▻https://www.omgubuntu.co.uk/2025/12/pinta-3-1-released-new-axonometric-grids

    Pinta 3.1 is available for download. The open source image editor adds axonometric grids, polygon selection tool, lower memory usage – and lots more! You’re reading Pinta 3.1 is Out with Axonometric Grids, Marching Ants + More, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #App_Updates #Image_Editors

  • Le crepe del “modello Saluzzo” dove i braccianti non diventano cittadini

    Nella località cuneese l’intervento istituzionale ha fatto sì che venissero superati gli insediamenti informali. Il sistema di accoglienza è efficace per le aziende ma non per chi vuole restare sul territorio. E il Pnrr è un’occasione persa

    Sembra una domenica come le altre, passeggiando nel verde del parco Gullino di Saluzzo (CN). Dei bambini giocano su scivoli e giostrine, nella parte più riparata alcuni ragazzi fanno un piccolo mercato. Qualche minima mercanzia, esposta anche per fermarsi a chiacchierare in quello che è l’unico spazio comune a disposizione dei lavoratori stagionali della zona, il comparto agricolo della frutta del cuneese. A guardarsi intorno adesso viene difficile pensare che fino a inizio settembre su questo stesso prato c’erano un centinaio di persone a dormire su sacchi a pelo e giacigli improvvisati di cartone. Come Odeh e Mamadou, un signore di 65 anni tornato da tempo a lavorare nelle campagne dopo la chiusura delle fabbriche.

    I due quest’estate rischiavano di dormire per strada nonostante Saluzzo sia il Comune capofila di una rete di accoglienza diffusa piuttosto strutturata che coinvolge tra gli altri la prefettura di Cuneo, la Regione Piemonte e dodici Comuni, per un totale di 246 posti letto. “Non sono sufficienti perché la stagione è molto lunga. La diffusione della rete consente di non avere grandi assembramenti ma non di eliminarli completamente -commenta il sindaco di Saluzzo Franco Demaria-. Restano i lavoratori marginali che lavorano pochi giorni e solo nei picchi della raccolta”.

    Come dire: non è niente in confronto a situazioni che si verificano in altre zone o rispetto al passato, quando in paese sorgeva un accampamento informale fatto di tende, legno e lamiere con dentro oltre cinquecento persone. O quando nel 2018 il Comune aveva adibito una ex caserma a centro di accoglienza, ribattezzata ironicamente “Guantanamo” dai lavoratori migranti. È però qualcosa su cui riflettere quando si parla di “modello Saluzzo” perché nonostante gli sforzi portati avanti e le risorse investite non si arriva a coprire il fabbisogno di abitazioni dei tanti lavoratori che accorrono nella piana.

    La stagione nel cosiddetto marchesato parte a maggio con i piccoli frutti, poi la pesca, il picco estivo con la raccolta della mela cuneese e si spinge fino a novembre con le varietà di mela invernali. Stagione lunga, anche se intervallata, e con condizioni di lavoro sostanzialmente buone, con paghe che oscillano tra i sette e gli otto euro all’ora, al netto delle tante giornate non registrate in busta paga. Fattori che attirano sul territorio più di diecimila lavoratori stagionali, oltre tremila da Paesi dell’Africa subsahariana, con 12mila contratti registrati nel raggio di 20 chilometri. Il problema principale per tutti è la casa, non disponibile o offerta a prezzi fuori mercato. L’unica soluzione proposta sono le accoglienze diffuse, organizzate seguendo i “flussi di lavoro”, vero punto di forza di questo modello per alcuni mentre nodo del problema secondo altri. Si accede durante i periodi di raccolta se si è già in possesso di un contratto di lavoro, ma senza poter prendere la residenza necessaria al rinnovo del permesso di soggiorno e utile per la nomina di un medico di base.

    Per i servizi socio-sanitari molti, oltre 300 solo quest’anno, si rivolgono all’ambulatorio della Caritas peraltro non riconosciuto dall’Asl regionale e non in grado di rilasciare prescrizioni. L’ottica è quella del workfare, impostato sul conteggio delle braccia utili in azienda a cui fornire un riparo, un sistema di intermediazione con le aziende e poco più. In cambio il lavoratore paga un contributo di 1,50 euro al giorno, l’azienda che lo recluta quattro. “Tanti soldi -racconta Omar, un lavoratore burkinabé che dorme nella ‘diffusa’ di Saluzzo- in stanza siamo in tre, se li conti sono cinquecento euro, si potrebbe prendere una casa vera”. Non è una questione di comodo per uno che da otto anni ritorna a lavorare qui.

    “Certo che mi lamento: la cucina ha pochi fuochi, si aspetta per mangiare fino a mezzanotte e non si riposa abbastanza per andare nei campi alle quattro e mezzo del mattino. Ma non ci sono case altrimenti mi fermerei pure qui”. Lui è uno dei “fortunati”, perché i 40 posti forniti da Saluzzo sono all’interno dell’ex casa del custode del cimitero, in posizione periferica ma non troppo. Sessanta invece sono a Cuneo, lontani quaranta minuti in macchina e gli altri 88 in campi container, di cui 39 a Lagnasco, installati tra il cimitero e un’azienda. All’interno di vari edifici restano 46 posti sparsi tra altri tre Comuni, in zone lontane dagli abitati, di solito in corrispondenza di cimiteri o di caselli ferroviari. Lo si potrebbe chiamare “cinismo istituzionale”, considerando che in realtà l’accoglienza organizzata coinvolge almeno altri 984 lavoratori, ospitati direttamente all’interno delle aziende, solitamente le più grandi, in container noleggiati o cascine a uso agricolo che in deroga, una volta risistemate, possono ospitare i braccianti.

    “Dal nostro punto di vista una cosa ottima e ben fatta -commenta Davide Giraudo della Flai Cgil di Saluzzo- perché sappiamo dove sono i lavoratori e come vengono trattati”. La realtà è che non ci sono strumenti per controllare le accoglienze fornite dai datori di lavoro, finanziate in parte anche con fondi pubblici e il cosiddetto modello Saluzzo si regge in pratica sull’ospitalità in azienda. Mentre gli esclusi dal sistema si arrangiano come possono, si sistemano al parco Gullino, oppure si rivolgono alla Caritas che mette a disposizione 24 posti in dormitorio e altri 18 in container. Si poteva agire diversamente con i circa 1,7 milioni di euro di fondi dedicati dal Piano nazionale di ripresa e resilienza (Pnrr) alla fuoriuscita dagli insediamenti irregolari, di cui Saluzzo e i Comuni firmatari del protocollo sono tra i pochi fortunati beneficiari. Ma i soldi verranno utilizzati per aggiungere sei posti in più all’edificio attuale nella stessa Saluzzo, confermare i dieci posti attivati quest’anno in via sperimentale a Revello (CN) e aumentare di ulteriori 36 posti gli attuali campi container. L’impressione è che tutti vogliano i lavoratori ma nessuno i migranti.

    “C’è un fortissimo disagio abitativo, le case mancano, il mercato è molto chiuso e discriminatorio. Noi abbiamo faticato tantissimo a trovare degli alloggi, ci abbiamo messo un anno a trovare questo posto a Revello”, racconta Giovanni D’ambrosio, referente di Mediterranean Hope. È uno dei motivi che ha spinto la Ong attiva anche nella piana di Rosarno ad aprire il suo ostello: “Vogliamo fornire una stabilità, anche se temporanea, a persone che spesso sono protagoniste di una migrazione circolare”. Ma l’incapacità dell’accoglienza istituzionale di coprire tutto il fabbisogno non è l’unico problema. “Le persone non sono legittimate a fermarsi sul territorio, anzi in qualche modo sono incentivate ad andarsene, il tipo di approccio pubblico è sempre quello dell’invisibilizzazione, del fatto che loro non possono immaginarsi di stare sul territorio perché una volta che finisce la stagione se ne devono andare”.

    Tra coloro che cercano di cambiare la situazione ci sono anche alcuni giovani che, attraverso l’associazione Makala, hanno adibito un’abitazione a luogo di ospitalità per sette persone finanziandola con piccoli corsi ed eventi aperti al territorio. “Chi si ferma da noi ha un anno di tempo per capire come restare qui”, raccontano. Anche se si tratta di una goccia nel mare il loro esempio è tanto più prezioso perché nato in maniera spontanea da persone che, guardandosi intorno, hanno colto meglio delle istituzioni qual è il problema principale del modello: il territorio resta impermeabile e chi arriva non ha il tempo di ambientarsi perché deve andar via. Il marchesato è così una terra di confine che si mantiene sulla linea tra ciò che è dovuto e ciò che è necessario a tutti per vivere. Non è una questione di cortesia: se ci si occupa davvero di fornire ai lavoratori luoghi dove andare a dormire non si può basare un modello di accoglienza sul calcolo della forza lavoro. Così si considerano i lavoratori migranti come pura componente essenziale al riprodursi dell’attività aziendale e non come persone depositarie di sogni, bisogni e aspirazioni che vanno al di là di una paga e un tetto sulla testa.

    ▻https://altreconomia.it/le-crepe-del-modello-saluzzo-dove-i-braccianti-non-diventano-cittadini
    #exploitation #agriculture
    #Italie #migrations #travail #Pinerolo #main-d'oeuvre #caporalato #hébergement #logement #SDF #sans-abris #modello_Saluzzo #modèle_Saluzzo #parco_Gullino_di_Saluzzo #parco_Gullino #fruits #pommes

    voir aussi:
    Blueberries. Cronache dalle piantagioni saluzzesi
    ▻https://seenthis.net/messages/1011769

  • OCTOBRE ROSE, C’EST L’OVERDOSE ! · Cancer Rose
    ▻https://cancer-rose.fr/2024/10/26/octobre-rose-cest-loverdose

    Dépistage n’est pas prévention

    « Octobre Rose » enrobe le cancer de guimauve rose, avec un seul mot d’ordre : dépistage. Or le dépistage de masse ne réduit en rien la mortalité par cancer du sein. Et ce n’est pas de la prévention ! On leurre les femmes avec ce message erroné. Alors il est peut-être temps de se poser les bonnes questions, d’informer correctement les femmes, et de faire de vraies actions de prévention en évitant les risques d’avoir un cancer, en agissant sur certains leviers : travail de nuit des femmes (qui selon l’Inserm, augmente de 26% le risque de cancer du sein), facteurs environnementaux (pesticides, perturbateurs endocriniens, polluants divers dans l’eau, dans l’air), mode de vie (alcool, tabac, sédentarité).
    (Lire aussi ▻https://cancer-rose.fr/2023/09/08/pas-de-prolongement-de-la-duree-de-vie-grace-aux-depistages)
    Le cancer, ce n’est pas rose

    Toute cette démagogie autour d’Octobre Rose occulte totalement la réalité, et la « vraie vie » des femmes confrontées au cancer du sein. Et c’est loin d’être rose. Lourdeurs des traitements, et conséquences tout au long de la vie, tant physiques que psychologiques, même quand on la chance d’être guérie. C’est vivre, oui, mais avec une surveillance médicale parfois lourde, avec des soins de kinésithérapie sur le long terme car ablation du sein et reconstruction perturbent l’équilibre du corps. C’est faire financièrement des choix de vie car trop de frais restent encore non remboursés. C’est parfois rencontrer des difficultés dans le milieu professionnel, parce que nos priorités sont autres et qu’elles ne sont pas toujours comprises. Et que dire des femmes qui en décèdent ? Qu’elles n’ont pas été assez « vaillantes » ?

    Octobre Rose est une manifestation commerciale. Que toutes ces entreprises qui semblent s’intéresser au cancer du sein fassent directement des dons conséquents pour des organismes de recherche. Mais ce saupoudrage saveur guimauve en octobre ne vaut rien. Les femmes ont besoin d’une information fiable, et d’un réel accompagnement tout au long de la vie, pendant et après la maladie. Tout le reste n’est que poudre aux yeux.

    Au taf j’en peux plus de ce truc, chaque année le même message lénifiant, l’opération marketing à peu de frais pour mine de rien se faire du pognon sur l’opération (le fameux « un produit acheté, 1€ reversé à octobre rose »). Et c’est très très difficile d’aller à l’encontre de tout ça tellement le sujet paraît consensuel.

    #octobreRose #pinkWashing

  • Dopo i roghi ai terreni tolti ai boss, l’Antimafia ascolta le coop impegnate nel riutilizzo sociale
    ►https://lavialibera.it/it-schede-2439-incendi_ai_terreni_confiscati_ai_boss_la_commissione_anti

    Dopo aver subìto, nel corso dell’estate appena conclusa, intimidazioni, incendi e danni che hanno messo in difficoltà le imprese economiche e il recupero di beni confiscati alle mafie, i rappresentanti di tre cooperative sono stati ascoltati il 24 settembre dal secondo comitato della commissione antimafia. Domenico Fazzari della cooperativa Valle del Marro di Polistena (Reggio Calabria), Alfio Curcio della cooperativa Beppe Montana di Lentini (Siracusa) e Francesco Pascale, direttore di Terra Felix a Succivo (Caserta) hanno potuto spiegare ad alcuni parlamentari le difficoltà di chi quotidianamente si impegna per gestire i terreni tolti alla criminalità organizzata cercando di creare lavoro e benessere per aree disagiate. Nuovi attentati alle cooperative che coltivano i terreni tolti (...)

    #MAFIE_●_RESISTENZE

    • Mercoledì 24 settembre il comitato II della commissione parlamentare ha ascoltato i rappresentanti di tre società cooperative attive in Calabria, Campania e Sicilia e obiettivo di gravi intimidazioni. Allo studio soluzioni per migliorare la gestione dei terreni confiscati alle mafie

      Dopo aver subìto, nel corso dell’estate appena conclusa, intimidazioni, incendi e danni che hanno messo in difficoltà le imprese economiche e il recupero di beni confiscati alle mafie, i rappresentanti di tre cooperative sono stati ascoltati il 24 settembre dal secondo comitato della commissione antimafia. Domenico Fazzari della cooperativa Valle del Marro di Polistena (Reggio Calabria), Alfio Curcio della cooperativa Beppe Montana di Lentini (Siracusa) e Francesco Pascale, direttore di Terra Felix a Succivo (Caserta) hanno potuto spiegare ad alcuni parlamentari le difficoltà di chi quotidianamente si impegna per gestire i terreni tolti alla criminalità organizzata cercando di creare lavoro e benessere per aree disagiate.

      Nuovi attentati alle cooperative che coltivano i terreni tolti alle mafie
      L’audizione al comitato II della commissione antimafia

      “Abbiamo potuto approfondire i fatti che hanno riguardato queste società. Le persone che scelgono di fare questo percorso di vita coraggioso nella gestione dei beni confiscati meritano l’attenzione e il sostegno delle istituzioni”, ha spiegato a lavialibera il coordinatore, Erik Pretto (Lega), ricordando che l’audizione è stata richiesta dalla senatrice Enza Rando (Pd), “a dimostrazione del percorso condiviso tra maggioranza e opposizione”, ha sottolineato lui. «Dopo gli eventi di questa estate, che non sono i primi, ho ritenuto opportuno avvisare la commissione antimafia e in particolare il comitato che si occupa di beni confiscati – spiega la senatrice Rando –. Il presidente del comitato si è dimostrato sensibile e abbiamo organizzato un’audizione, così che resti agli atti il loro racconto».

      “Trovo positivo che abbiano dato voce alle nostre realtà. Ci dà forza il fatto che una storia come la nostra sia stata ascoltata da dei parlamentari”, afferma Fazzari, direttore della cooperativa della Piana di Gioia Tauro, obiettivo di quattro intimidazioni nel corso di un mese, tra cui il grave incendio a oltre ottocento olivi biologici. “L’ascolto è stato importante e momenti di incontro con le istituzioni dovrebbero aumentare – dice Pascale di Terra Felix –. Abbiamo raccontato quanto fatto negli anni e le difficoltà provocate dagli atti che subiamo”, come l’incendio doloso che il 6 luglio scorso ha distrutto per il terzo anno consecutivo i terreni coltivati confiscati al boss della camorra, Francesco “Sandokan” Schiavone. “In un territorio come quello della provincia di Caserta, dove la disoccupazione avanza e aumentano i neet (i giovani che non studiano e non lavorano, ndr), il riutilizzo dei beni confiscati e i posti di lavoro che creano sono importanti”, sottolinea Pascale.
      I boss scarcerati tornano sui terreni

      La presenza del clan in questi territori è ancora forte: “Due settimane dopo l’incendio, il figlio del boss, Ivanhoe Schiavone, è stato arrestato perché riscuoteva gli utili dei terreni del padre intestati a prestanome”, aggiunge il direttore di Terra Felix. Come dice Alfio Curcio della società cooperativa Beppe Montana, impegnata sui campi agricoli tolti a Cosa nostra, “più facciamo bene il nostro lavoro, più siamo sotto attacco. Le nostre cooperative, e non solo loro, sono viste male”.

      Durante l’audizione è emerso un problema comune legato all’uscita dal carcere dei boss, o di molti ex proprietari condannati e incarcerati, e al loro ritorno sul territorio. Ad esempio, proprio il giorno prima dell’appuntamento con i parlamentari, l’operazione Res Tauro aveva riportato in cella il boss della ‘ndrangheta, Pino Piromalli, che – tornato in libertà dopo oltre 22 anni di detenzione – aveva ripreso il controllo dell’area di Gioia Tauro e delle attività. “Bisogna continuare a sostenere il nostro lavoro – riprende Fazzari – perché dobbiamo essere pronti a occupare gli altri spazi liberati dagli arresti e dai sequestri”, e quindi evitare che beni e terreni tornino nella mani sbagliate e non generino economie pulite. “I beni devono essere riutilizzati nel più breve tempo possibile, prima che deperiscano”, aggiunge.

      Trent’anni di Libera: beni confiscati, territori rigenerati
      I nodi della gestione dei terreni agricoli confiscati alle mafie

      Tante sono le difficoltà, spesso burocratiche, su cui la commissione antimafia può intervenire con proposte. Pretto sta pensando a una soluzione che potrebbe migliorare la gestione dei terreni agricoli confiscati. “Quando un comune o un ente locale che ha in gestione un bene così lo affida alle organizzazioni, fa dei bandi di concessione della durata di cinque anni, che sono troppo pochi per chi opera nel settore agricolo – spiega il deputato –. Un terreno è diverso da un immobile a uso abitativo, commerciale o direzionale. Quindi va ripensato questo aspetto prevedendo delle durate maggiori per le concessioni, anche perché nell’agricoltura ci sono dei costi da anticipare e investimenti e inoltre gli alberi da frutto hanno bisogno di anni per rendere”. Per questo “se a livello istituzionale riuscissimo a dare questa linea guida, forniremmo dei riferimenti ai funzionari che scrivono i bandi”. Conferma Curcio, secondo cui “c’è bisogno che gli enti locali abbiano delle linee guida, perché la durata deve essere legata alla tipologia di bene”. Un esempio sono gli agrumeti e gli oliveti, che danno frutto molti anni dopo la messa a dimora: “Non sono come i terreni seminativi, i cui risultati arrivano di stagione in stagione”, spiega.

      “Negli ultimi dieci anni, amministrazioni comunali e l’Agenzia nazionale dei beni sequestrati e confiscati hanno pubblicato bandi per concessioni brevi, di cinque o dieci anni – aggiunge Fazzari – e questo non è di aiuto. Un impianto arboreo ha bisogno di almeno cinque anni dalla messa a dimora degli alberi per ottenere i primi frutti di qualità”. In certi casi, le società hanno ottenuto condizioni più favorevoli: “Per i nostri contratti, negli anni noi abbiamo avuto concessioni con tempi lunghi, ma sono in scadenza e servirebbe un meccanismo per un rinnovo rapido”.

      Guida ai beni confiscati alle mafie

      Il problema della scadenza dei comodati d’uso e del loro rinnovo è stato sottolineato da molti. Con tempi burocratici lunghi e incerti, i terreni e gli alberi rischiano di rovinarsi, rendendo più complesso il riavvio. C’è poi il nodo legato alle spese anticipate, spesso dai singoli soci delle cooperative che faticano a ottenere prestiti e garanzie dalle banche: “Noi facciamo investimenti privati su dei beni pubblici. Bisogna ‘ricaricare’ le aziende che hanno svolto un buon lavoro”, afferma Curcio.

      Il rischio, quindi, è che dopo anni di spese, non ci sia modo di godere dei risultati o, peggio, di veder tutto perduto. Capita inoltre che gli enti locali non vogliano partecipare a bandi per l’utilizzo di fondi pubblici fondamentali per le attività.Tutti temi su cui il comitato II dell’Antimafia continuerà ad approfondire per arrivare ad alcune proposte normative. «Credo sia stata un’audizione importante – conclude Rando – anche per vedere se ci sono strumenti che si possono migliorare e attivare, anche sul risarcimento dei danni subiti, dei veri atti intimidatori ambientali».

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