• L’école est plus inégalitaire en France que dans la plupart des pays développés (FranceInter)
    https://www.franceinter.fr/education/l-ecole-est-plus-inegalitaire-en-france-que-dans-la-plupart-des-pays-dev

    La France peut mieux faire pour assurer une réussite égale aux élèves issus de milieux défavorisés, montre une étude publiée lundi par l’OCDE sur la base des données Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves).

    #éducation #inégalités #PISA


  • Education : « Un des éléments statistiques que je préfère, c’est la dépense publique par élève » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/09/11/education-un-des-elements-statistiques-que-je-prefere-c-est-la-depense-pu

    Eric Charbonnier, expert des questions d’éducation à l’OCDE, livre son analyse sur le dernier rapport « Regards sur l’éducation ».

    Voilà de quoi alimenter les débats (très vite enflammés) sur notre système éducatif. L’OCDE publie la 27e édition de son pavé annuel, Regards sur l’éducation, comparant tout ce qu’il est possible de comparer entre les systèmes éducatifs de ses 36 pays membres mais aussi de l’Afrique du Sud, de l’Arabie saoudite, de l’Argentine, du Brésil, de la Chine, de la Colombie, du Costa Rica, de la Fédération de Russie, de l’Inde et de l’Indonésie. Au total, 486 pages de tableaux et de graphes, où il est question de dépenses publiques, scolarisation des tout-petits, rémunération des enseignants, statut des chefs d’établissement… Le point de vue d’Eric Charbonnier, analyste français, à la direction de l’éducation de l’OCDE.

    Vos publications, à commencer par l’enquête #Pisa publiée tous les trois ans, ont à chaque fois un fort retentissement médiatique, et donc politique. Comment l’expliquer ?

    Les comparaisons internationales ont pris de l’importance dans tous les pays, ce n’est pas propre à la France. C’est relativement nouveau. Il y a trente ans, les pays se comparaient beaucoup moins. Les choses ont commencé à changer avec la première enquête Pisa, au début des années 2000. Elle a cassé des idées reçues. Jusqu’ici, on avait coutume de vanter les systèmes éducatifs français et allemands. Pisa est venu montrer que c’étaient en fait des systèmes très inégalitaires, et qu’il existait de bonnes pratiques ailleurs : en Finlande par exemple, au Royaume-Uni ou encore en Estonie. L’Allemagne a réagi rapidement, prenant en compte nos travaux et nos recommandations. Cela a mis plus de temps en France où on a d’abord commencé par critiquer notre méthodologie, avant de commencer à bouger il y a dix ans.

    Quelles informations apporte ce nouveau tome de Regards sur l’éducation sur notre système éducatif ?

    Un des éléments statistiques que je préfère observer, c’est la dépense publique par élève. La France dépense en moyenne 15% de moins pour les élèves en élémentaire que dans les autres pays de l’OCDE. En revanche, l’enveloppe dévolue au secondaire est 35% plus élevée en moyenne que les autres pays de l’OCDE. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

    Ces chiffres par exemple, sont les mêmes depuis des années, alors que les gouvernements successifs répètent qu’ils mettent le paquet sur le primaire…

    C’est vrai. Les données étaient les mêmes en 2012. En partie, parce que pendant ce temps-là, les autres pays continuent d’investir plus dans le primaire, vu que toutes les études montrent que c’est en agissant dès les premières années de scolarité que l’on peut combattre les inégalités.

    Dans votre note sur la France, vous évoquez la scolarisation des enfants de trois ans, où la France est là bien classée.

    La France est en tête : quasiment tous les enfants vont à l’école dès trois ans, contre une moyenne de 76% dans l’OCDE. Annoncer la scolarisation obligatoire c’est bien, mais dans les faits cela ne change rien. Il y a en revanche de gros progrès à faire pour améliorer la qualité de l’enseignement en maternelle, notamment le taux d’encadrement. En maternelle, on a un professeur pour 23 élèves, soit 8 de plus que la moyenne des pays de l’OCDE. Dans nos travaux, on insiste beaucoup sur la qualité de l’enseignement, c’est une donnée très importante pour lutter contre les inégalités. Les politiques publiques ne doivent pas se contenter d’être axé sur la quantité. C’est la même chose pour l’enseignement professionnel.

    C’est-à-dire ?

    La France investit plus d’argent que les autres pays de l’OCDE dans la filière professionnelle. En revanche, elle reste encore beaucoup trop une voie de garage pour ceux qui décrochent. Là encore, les statistiques sont éloquentes : 87% des élèves en filière professionnelle ont des parents qui n’ont pas de diplôme de l’enseignement supérieur, contre 51% dans les filières générales. Il faut déplacer le débat et avoir aujourd’hui une vraie réflexion sur la qualité de la voie professionnelle.

    Vous pointez aussi la faible reconnaissance du travail de directeur ou directrice d’école, ce qui fait d’ailleurs écho à un débat actuel en France.

    Nos indicateurs sont préparés longtemps en avance, bien en dehors du temps politique. Certains résonnent avec les débats en cours, comme celui des directeurs d’école. C’est une bonne chose, mais ceci dit, on soulève le problème depuis dix ans. En France, un directeur d’école en France gagne à peine 7% de plus que ses collègues enseignants en élémentaire. Ils sont fatalement moins payés chez nous qu’ailleurs. Dans les autres pays de l’OCDE, l’écart de salaire entre enseignant et directeur est en moyenne de 40%. Au-delà de la rémunération, la question de leur rôle et donc de leur statut se pose. Même chose pour les chefs d’établissement au collège et lycée. En France, leurs missions se résument à des questions de disciplines et de budget.

    Vous êtes en train de dire qu’il faudrait laisser plus d’autonomie aux établissements, une idée que défend le ministre Blanquer ?

    Il faut être prudent avec ce mot « autonomie » qui suscite toujours de vives réactions, surtout en France. Je pense qu’il serait intéressant de réfléchir au rôle des chefs d’établissement à l’égard des équipes. Il y a une réflexion à engager. Sur ce sujet comme sur d’autres, l’idée n’est pas de reproduire à l’identique ce qui se fait ailleurs, mais d’avoir une idée précise des politiques qui sont menées et de la façon dont les pays réagissent à des difficultés semblables aux nôtres. Ces comparaisons permettent d’avoir des éléments de réponse sur les façons d’intervenir.
    Marie Piquemal

    Tableau de données chiffrées dans l’article même.

    #école #OCDE #éducation #


  • “The Gender-Equality Paradox in Science, Technology, Engineering, and Mathematics Education” by Gijsbert Stoet and David C. Geary,
    http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0956797617741719

    The paradox is that countries with greater gender equality (Scandinavia, for instance) have a lower percentage of female STEM (Science, Technicques, Engineering, Mathematics) graduates, and also higher intraindividual differences in abilities (measured with #PISA).

    https://doi.org/10.1177/0956797617741719

    An hypothesis of the authors is that, in countries with lower gender equality (arabic-muslim countries, for instance), women are more eager to go to relatively well-paid STEM jobs, to secure some independance. In more egalitarian countries, it is not so necessary so women go to other areas. It’s just an hypothesis: as often in social sciences, there are few certainties.

    The paper is not officially on-line, it seems, but is available on Sci-Hub http://sci-hub.tw/10.1177/0956797617741719

    #STEM #gender_equality #women_in_science


  • Quelles pratiques pédagogiques préfèrent les enseignants ? (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2017/09/20092017Article636414894287993495.aspx

    L’OCDE donne aux élèves et professeurs le choix entre 3 grands types de pratiques.

    Des pratiques « structurantes » :
    – Le professeur énonce explicitement les objectifs d’apprentissage.
    – Le professeur laisse les élèves refaire des tâches similaires jusqu’à ce que chaque élève ait compris l’objet de la leçon.
    – Le professeur présente un résumé des thèmes récemment étudiés.
    Les pratiques « axées sur l’élève » :
    – Les élèves travaillent en petits groupes pour trouver ensemble une solution à un problème ou à un exercice.
    – Le professeur donne des travaux différents aux élèves qui ont des difficultés d’apprentissage et/ou à ceux qui progressent plus vite.
    Et des activités d’approfondissement :
    – Les élèves travaillent sur des projets qui leur prennent au moins une semaine.
    – Le professeur demande aux élèves d’expliquer leur raisonnement sur les problèmes complexes.
    – Le professeur encourage les élèves à résoudre les problèmes de plus d’une manière.
    […] De ces trois types de pratiques ce sont les premières qui l’emportent de loin.
    […] Comment expliquer cet écart entre déclarations des enseignants et des élèves ? L’OCDE n’apporte pas vraiment de réponse.
    […] Quand on regarde les écarts entre pays on voit qu’ils portent essentiellement sur les pratiques tournées vers les élèves.
    […] Et la France dans tout ça ? […] L’enquête montre qu’on y fait appel nettement moins que la moyenne aux travaux de groupe et à la différenciation et un peu plus aux résumés de cours.
    […] Contrairement à ce que laisse entendre l’OCDE, il n’y a pas de corrélation entre les pratiques pédagogiques mentionnées et les résultats scolaires. Ces pratiques trouvent place dans des systèmes scolaires avec des pesanteurs spécifiques et des pratiques culturelles nationales. Les isoler n’est pas forcément signifiant.
    […] Le professeur français est celui qui s’estime le moins bien formé sur le plan pédagogique. Seulement 6 enseignants sur 10 se jugent suffisamment préparés sur ce terrain-là, alors qu’ils sont 9 sur 10 dans les autres pays. Il a de fortes attentes de formation particulièrement sur l’utilisation des TIC en classe, les conseils et l’orientation des élèves, les pédagogies personnalisées. Sur ces points les demandes françaises sont deux fois plus importantes que la moyenne OCDE. Et restent lettre morte : les enseignants français participent moins à des formations que leurs collègues et jugent leurs formations peu utiles. Ceci explique aussi le choix des pratiques.

    #éducation #pratiques_enseignantes #pédagogie #OCDE #PISA #TALIS #formation_continue



  • Pisa, la France, les sciences : ne pas se tromper de problème
    https://blogs.mediapart.fr/samy-johsua/blog/071216/pisa-la-france-les-sciences-ne-pas-se-tromper-de-probleme

    Existe-t-il un autre domaine que l’#éducation où ce que produit une officine de la très libérale OCDE serait repris sans hésitation ? En ce qui concerne les #sciences, #Pisa donne les USA à égalité avec la France. Or, selon une enquête rapportée par Le Monde[2], « Un quart des Américains (26 %) ignorent que la Terre tourne autour du Soleil et plus de la moitié (52 %) ne savent pas que l’homme a évolué à partir d’espèces précédentes d’animaux. …

    article de samy johsua


  • #PISA 2015 : l’école française est toujours plus inégalitaire
    https://www.mediapart.fr/journal/france/061216/pisa-2015-lecole-francaise-est-toujours-plus-inegalitaire

    La dernière livraison de l’enquête PISA confirme, sans surprise, que l’école française demeure la plus inégalitaire de la plupart des pays de l’OCDE. La #France parvient très bien à continuer de fabriquer des élites mais échoue encore à permettre aux plus défavorisés de réussir.

    #classement #école #éducation #inégalités #OCDE


  • Andreas Schleicher : « Le système scolaire français ne s’adapte pas à la société » - Le Point
    http://www.lepoint.fr/societe/andreas-schleicher-le-systeme-scolaire-francais-ne-s-adapte-pas-a-la-societe

    Lorsque le premier classement Pisa est sorti, en 2001, l’Allemagne était classée à peu près comme la France : sur 31 pays, elle arrivait alors 21e. Ne pas être en tête a créé outre-Rhin un véritable choc national, une remise en question, et des mesures intéressantes ont été prises pour remonter la pente. C’est à ce moment-là qu’est apparue l’école toute la journée, par exemple. Les enfants défavorisés, au lieu de traîner tout l’après-midi dans la rue, ont été pris en charge par l’école. Pendant ce temps, la France s’est simplement demandé quel était ce classement qui osait remettre son système scolaire en question. Or le rapport – très passif – maître-élève ou l’apprentissage des leçons « par cœur » qu’elle pratique encore beaucoup ne sont plus adaptés au monde d’aujourd’hui.

    N’est-ce pas précisément le « par cœur » qui fait la force des pays asiatiques qui sont en tête du classement ?

    Il faut se méfier des clichés. Les classes asiatiques ne sont pas des « récitoires » de leçons comme on se les imagine souvent. Bien au contraire. Si le « par cœur » fait en effet partie de la pédagogie, c’est davantage l’implication du professeur et le lien tissé avec sa classe qui font la force du système. Au Japon, par exemple, si un enfant a des problèmes avec la police, ce ne sont pas les parents qui seront contactés mais l’enseignant. Avoir 50 élèves dans une classe ne pose pas de soucis particuliers : les enseignants savent les mobiliser par petits groupes, les recevoir individuellement… En Chine, c’est pareil. Les professeurs n’enseignent que onze heures par semaine et, le reste du temps, ils reçoivent les parents ou les élèves individuellement, assistent aux cours d’autres professeurs, prennent le temps d’élaborer une culture collaborative de l’éducation, s’occupent de projets innovants qui vont faire leur renommée et accélérer leur carrière.

    #pisa #education #enseignement


  • Cette école française qui néglige les enfants pauvres (L’Obs)
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160414.OBS8490/cette-ecole-francaise-qui-neglige-les-enfants-pauvres.html

    [La France] est 35e sur 37 ! La France ne sait toujours pas emmener tous les élèves sur le chemin de la réussite. Elle est même vertigineusement à la traîne, selon un rapport de l’Unicef publié ce jeudi et qui porte sur les inégalités entre les enfants dans les pays de l’OCDE et de l’Union européenne. Le diagnostic : les élèves défavorisés ont un retard scolaire jugé « très préoccupant » et les inégalités avec les plus favorisés, en terme de performances scolaires, se renforcent.

    Les auteurs dressent un tableau décevant dans l’ensemble, puisque dans de nombreux pays et dans tous les domaines, « le fossé s’est davantage creusé entre les enfants les plus défavorisés et leurs pairs depuis les années 2000 ».

    NB : ce rapport se fonderait sur les données de 2012, donc si ça se trouve #ça_va_mieux (ce sont les éléments de langage du MEN, en tout cas).

    #éducation #inégalités #pauvreté #statistiques #UNICEF #déterminisme_social


  • Le numérique à l’école n’est pas une garantie de performances (Figaro.fr)
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/15/01016-20150915ARTFIG00009-le-numerique-a-l-ecole-n-est-pas-une-garantie-de-

    Que nous apprend ce rapport sur le numérique ? A contre-courant des idées reçues, il constate que les pays où les élèves font un usage modéré de l’ordinateur en classe enregistrent de meilleures performances scolaires. […] À l’inverse, dans les pays où il est plus courant d’utiliser internet à l’école, les performances scolaires ont reculé entre 2000 et 2012. […]

    Seules exceptions à ce tableau qui séduirait les détracteurs du numérique à l’école : l’Australie et de la Norvège. Deux pays ayant sur le sujet une expérience de 5 à 10 ans, qui leur a permis de révolutionner les pratiques pédagogiques, par une personnalisation des enseignements, et surtout, par un vrai travail collaboratif des professeurs.
    […]
    Et la France ? Les technologies de l’information sont moins répandues en classe (24 % des enseignants les utilisent) que dans l’OCDE (37 % en moyenne). Pour autant, les élèves français se révèlent performants dans l’évaluation Pisa de l’écrit électronique.
    […]
    Or, seuls 12 % des élèves français naviguent de manière très peu ciblée, contre 15 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Preuve que les compétences de base, qui permettent d’utiliser positivement le numérique, ne leur font pas défaut.

    #éducation #TICE #NTIC #PISA


  • BALLAST Franck Lepage : « L’école fabrique des travailleurs adaptables et non des esprits critiques »
    http://www.revue-ballast.fr/franck-lepage

    Ancien directeur du développement culturel à la Fédération française des maisons des jeunes et de la culture, auteur des conférences gesticulées « Inculture(s) 1 — L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu (une autre histoire de la culture) » et « Inculture(s) 2 — Et si on empêchait les riches de s’instruire plus vite que les pauvres (une autre histoire de l’éducation) », cofondateur de la coopérative d’éducation populaire Le Pavé et de l’association l’Ardeur, militant se refusant artiste, décrit comme un « Desproges bourdieusien¹ », Lepage affirme que « la démocratie ne tombe pas du ciel, elle s’apprend et s’enseigne » et que « pour être durable, elle doit être choisie : il faut donc que chacun puisse y réfléchir ». Il défend qu’il « incombe à la République d’ajouter un volet à l’instruction publique : une éducation politique des jeunes adultes² ». Dans l’une de ses conférences, il explique à travers son propre parcours et ce qu’il appelle « son échec d’ascension sociale » comment le système éducatif français actuel favorise la reproduction des inégalités de classe et comment son regard sur l’éducation a été profondément influencé par ses études à feu l’Université expérimentale de Vincennes, dans les années 1970. Entretien, quelque part en Guadeloupe.


  • 3 idées reçues sur l’éducation française démontées par l’OCDE (L’instit’humeurs)
    http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2014/09/13/3-idees-recues-sur-leducation-francaise-demontees-par-locde.html

    1. Non, la France ne dépense pas beaucoup pour l’éducation (encore moins pour le primaire)
    […]
    2. Oui, le temps accordé aux fondamentaux est parmi les plus élevés
    […]
    3. Oui, le niveau des jeunes français est supérieur à celui de leurs aînés

    #éducation #évaluation #PISA #OCDE #salaires #budget_éducation #programme_scolaire #le_niveau_baisse_ou_pas


  • Les élèves français doués pour résoudre les problèmes… non scolaires (LeMonde.fr)
    http://campus.lemonde.fr/societe/article/2014/04/01/les-eleves-francais-doues-pour-resoudre-les-problemes-non-scolaires_4

    La résolution de problème n’est pas une discipline scolaire. Elle ne fait appel à aucune connaissance spécifique en mathématiques ou sciences, mais requiert une réflexion et la mise en place de stratégies plus ou moins évoluées. Pour réussir, comme l’explique Mme Vayssettes, « les élèves doivent être ouverts à la nouveauté, accepter le doute et l’incertitude, et oser utiliser leur intuition pour s’orienter vers une solution ».
    […]
    Les résultats à cette épreuve sont moins corrélés à l’origine sociale que les scores en maths et en français.
    […]
    Difficile pour autant de conclure que l’école française serait moins inégalitaire qu’on ne le croyait puisque la résolution de problèmes n’est pas une discipline qui y est enseignée. […] c’est même dans cette direction qu’il faut chercher les raisons du succès à l’épreuve.

    « Les élèves ne se retrouvent pas face à une discipline estampillée scolaire. Ce qui leur évite les a priori et les angoisses qu’on observe sur les mathématiques », observe [la directrice de la DEPP].

    Pour la directrice de la DEPP, l’autre facteur désinhibant reste le fait que cette épreuve se déroule sur écran. […]

    Ce bon classement serait donc moins celui de l’école française que celui de la capacité qu’a la jeunesse du pays à acquérir des compétences essentielles à la vie économique, en dehors de l’école…

    #éducation #évaluation #situations_problème #OCDE #PISA


  • Surprising Test Results For Some Of The World’s Richest Students

    http://www.huffingtonpost.com/2014/01/23/pisa-wealth_n_4641669.html

    L’image ci-dessous est la même que sur le billet sauf que je suis passé pâr là avec ma paire de ciseaux photoshop pour reclasser les pays, juste histoire de voir. Et c’est très intéressant

    ❝The WorldPost has gotten the first look at the math scores of students at every socioeconomic decile from the 65 countries that participate in the Programme for International Student Assessment. What they reveal about the correlation between wealth and a student’s academic performance is surprising.

    #éducation #savoir #science #mathématique #école #pisa #pisa_survey


  • Six pistes pour rendre l’école française plus égalitaire (Rue89 Bordeaux)
    http://rue89bordeaux.com/2014/03/pistes-ecole-francaise-plus-egalitaire

    En attendant, l’évaluation PISA de novembre 2013 est venue rappeler quelques vérités sur le mauvais état de l’école française :
    1- La réussite scolaire est de plus en plus liée au milieu social des élèves. […]
    2- Le niveau moyen de nos élèves à la fin de la scolarité obligatoire baisse. […]
    3- La France est championne d’Europe pour le niveau de stress de ses élèves […]
    4- Or, les systèmes scolaires qui atténuent les inégalités sont aussi les plus efficaces. […]

    Voici six propositions pour mettre fin à cette aberration française : on ne peut réussir sa vie sans avoir réussi ses études.

    – Reprendre complètement la formation des enseignants […]
    – Reconstruire la formation continue […]
    – Refondre les programmes […]
    – « Dynamiter » le corps des inspecteurs pédagogiques […]
    – Lutter contre la ségrégation scolaire […]
    – Faire réussir tous les élèves, et en particulier les 20 % en grand échec […]

    #éducation #réforme #PISA


  • Paradoxe des maths en France : des pointures mais trop d’élèves dégoûtés (Libération)
    http://www.liberation.fr/societe/2014/02/25/paradoxe-des-maths-en-france-des-pointures-mais-trop-d-eleves-degoutes_98

    Alors qu’un mathématicien sur quatre récompensés par la médaille Fields (souvent comparée au prix Nobel) est français, 40.000 élèves sont touchés chaque année par l’innumérisme -équivalent de l’illettrisme pour le calcul et les nombres-, selon l’enquête Pisa (OCDE) publiée en décembre.
    […]
    « L’école a fait des maths une science d’imbéciles faite d’apprentissage par cœur de techniques et d’application de règles abstraites sans savoir pourquoi », regrette le mathématicien Michel Broué, grand nom de l’école française et spécialiste de l’algèbre.
    […]
    « C’est la seule discipline dans laquelle l’élève peut prouver au maître que le maître à tort car elle repose sur la rigueur intellectuelle et la démonstration, qui ne sont malheureusement pas enseignées », dit-il.

    #éducation #apprentissage #mathématiques #pédagogie #PISA


  • L’école et les « hommes libres » : Claude Lelièvre répond à Natacha Polony (L’Express)
    http://www.lexpress.fr/education/l-ecole-et-les-hommes-libres-claude-lelievre-repond-a-natacha-polony_147901

    Natacha Polony confond benoîtement un pourcentage d’élèves issus de milieux populaires parmi les reçus aux grandes écoles, avec un pourcentage de reçus parmi l’ensemble des enfants d’origine populaire.
    […]
    Il est vrai que se rendre compte qu’il y a deux fois plus de garçons que de filles qui n’atteignent pas en France le niveau de compétence 2 considéré comme un minimum à atteindre pour réussir son parcours personnel (26% de garçons contre 14% de filles selon l’enquête PISA 2009) ne va pas dans le sens de la réduction de cette grave question au débat sempiternel sur les méthodes d’apprentissage (un des ’’fonds de commerce’’ de Natacha Polony qu’elle ne manque pas de mettre en œuvre), même si elles peuvent avoir bien sûr leur importance.
    […]
    Par ailleurs la focalisation récurrente sur le ’’lire, écrire, compter’’ (reprise à son compte par Natacha Polony dans son interview) ne va pas non plus dans le sens réellement historique de l’ambition des fondateurs l’Ecole républicaine, et de ce qui peut faire -précisément- la différence entre une école ’’républicaine’’ et une école d’’’Ancien Régime’’ (à savoir ce qui « est vraiment éducateur », et où « réside la vertu éducative »).

    #éducation #polémique #histoire_de_l'éducation #lire_écrire_compter #statistiques #oups

    • Natacha Polony : « L’école ne fabrique plus des hommes libres, mais des incultes ! »
      http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/02/14/31003-20140214ARTFIG00382-natacha-polony-l-ecole-ne-fabrique-plus-des-homme

      Rien que les questions posées par Le Figaro™ :

      Théorie du #genre, Vincent Peillon, feuille de route sur l’#intégration, Natacha Polony revient sans langue de bois sur les polémiques autour de l’école qui ont émaillé cette semaine.
      Polémique autour de la théorie du genre, dérives #communautaires, résultat catastrophique au classement #Pisa, l’école Française est en crise. Dans votre dernière chronique pour le Figaro, vous écrivez, « l’école n’instruit plus, n’éduque plus, elle rééduque ». Qu’entendez-vous par là ?
      […]
      La focalisation de l’école sur les questions de société n’est-elle pas justement un moyen de masquer son échec sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux ?
      […]
      Hormis cette dérive sociétale, quelles sont les causes profondes de cette faillite de l’école de la République ?
      […]
      Avec le rapport puis la feuille de route sur l’intégration, la gauche a relancé le débat sur l’interdiction du #voile et plus largement sur le #multiculturalisme à l’école. Le risque n’est-il pas de faire de cette dernière l’otage de tous les communautarismes ?
      […]
      Dans une interview accordé à Libération, Vincent Peillon en appelle pourtant à la défense de l’école républicaine… Qu’en dites-vous ? Cela va-t-il dans le bon sens ?


  • Classement PISA : la France championne des inégalités scolaires (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/12/03/classement-pisa-la-france-championne-des-inegalites-scolaires_3524389_147368

    Des écarts qui se creusent
    Si, en mathématiques, la part des élèves très performants est restée stable par rapport à 2003 (13 %), la proportion d’élèves en difficulté s’est, elle, envolée (22,4 %, contre 16,6 % il y a dix ans). […] Ce sont eux qui tirent les résultats de la France vers le bas, eux que le système ne parvient pas à faire progresser. […]

    Le poids croissant des inégalités sociales
    Plus qu’ailleurs et plus que par le passé, les origines sociales pèsent sur la réussite scolaire. C’est en France entre un cinquième et un quart des résultats des élèves en mathématiques (22,5 %) qui sont directement imputables aux origines socio-économiques, contre 15 % en moyenne dans l’OCDE. […] Un chiffre qui vaut à la France la triste réputation de pays le plus inégalitaire de l’OCDE. […] Certains pays […] ont su, en dix ans, améliorer l’équité sociale de leur système scolaire. La France pas.

    Les difficultés des enfants d’immigrés
    Le système français est encore plus discriminant pour les enfants issus de l’immigration, « au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté », lit-on au fil de l’enquête.

    Des élèves anxieux
    […] A l’anxiété s’ajoute un manque de confiance en soi ; un manque, aussi, de persévérance lorsque les élèves butent sur un problème. […] L’anxiété est encore plus forte chez les enfants issus de milieux modestes.

    Les filles moins performantes
    Elles ne réussissaient pas mieux – en mathématiques du moins – que les garçons en 2003, et c’est encore le cas aujourd’hui. […] A résultats équivalents, elles se sentent « moins sûres de leurs compétences » et font preuve d’une « moindre persévérance ». En compréhension de l’écrit, en revanche, les filles gardent un très net avantage, […].

    La France pointée du doigt comme le système scolaire le plus inégalitaire…

    #éducation #évaluation #PISA #inégalités #échec_scolaire


  • Blog gaulliste libre : A l’école, pas assez de professeurs pas assez payés !
    http://www.gaullistelibre.com/2013/12/a-lecole-pas-assez-de-professeurs-pas.html

    Après avoir montré que le poids des dépenses publiques en France n’est pas si élevé que les statistiques le laissent entendre, du fait de gros écarts de périmètres entre pays, on peut pousser la démarche en montrant également que notre pays consacre finalement assez peu de moyens à l’éducation nationale.

    Notre école publique abandonnée

    Certes, cela va à l’encontre de la propagande néolibérale fustigeant des professeurs qui seraient trop nombreux et trop payés. Mais, de plus en plus de données et d’études démontrent l’exact contraire, à savoir que la France manque de professeurs, notamment dans le primaire (merci la RGPP de Nicolas Sarkozy) et qu’ils sont relativement peu payés. Tout d’abord, l’étude PISA rapportait que les professeurs sont payés 7% de plus que le PIB par habitant dans le premier cycle et 8% de plus dans le second, contre 24% et 29% en moyenne dans l’OCDE, soit 15 à 20% de moins !....

    #dépenses-publiques
    #Nicolas-Sarkozy
    #PISA
    #éducation-nationale


  • #Shanghai, l’exception #scolaire #chinoise

    La capitale économique domine les tests #Pisa mais masque les disparités du système scolaire en #Chine.

    Le test #PISA est désormais sur toutes les lèvres et la Chine semble se préparer à en exploser tous les standards...mais cela ne sera pas sans conséquences sur la qualité intrinsèque de l’éducation.

    http://www.liberation.fr/monde/2013/12/04/shanghai-l-exception-scolaire-chinoise_963933

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 02/12/2013


  • Key findings - Organisation for Economic Co-operation and Development

    http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results.htm

    Tous les résultats de l’enquête PISA. Dans la presse norvégienne, on fait la gueule et on accuse les travaillistes du fiasco : la Norvège est plutôt très mal placée dans la liste...

    PISA 2012 is the programme’s 5th survey. It assessed the competencies of 15-year-olds in reading, mathematics and science (with a focus on mathematics) in 65 countries and economies.

    Around 510 000 students between the ages of 15 years 3 months and 16 years 2 months participated in the assessment, representing about 28 million 15-year-olds globally.

    The students took a paper-based test that lasted 2 hours. The tests were a mixture of open-ended and multiple-choice questions that were organised in groups based on a passage setting out a real-life situation. A total of about 390 minutes of test items were covered. Students took different combinations of different tests. They and their school principals also answered questionnaires to provide information about the students’ backgrounds, schools and learning experiences and about the broader school system and learning environment.

    #école #éducation #pisa_2012 #ocde #enquête_école


  • #PISA condamne les inégalités et le niveau de l’école en #France
    http://fr.myeurop.info/2013/12/03/classement-pisa-condamne-ecole-france-12650

    Renaud de Chazournes

    Les écoliers français ont, de nouveau, raté leur concours mondial PISA. Trop nuls en maths, il sont à la 25 ème place sur 65. Le fossé qui se creuse entre bons et mauvais élèves et entre les filles et les garçons. Les meilleurs élèves de la classe européenne sont suisses, néerlandais ou finlandais.

    Les élèves français ont un #niveau_scolaire médiocre et les #inégalités_scolaires selon le milieu #Social augmentent, selon l’étude PISA (Programme lire la (...)

    #Société #Politique #Europe #école #éducation #France #Vincent_Peillon


  • STRESS SCOLAIRE : L’obsession de l’excellence

    http://www.arte.tv/guide/fr/047132-000/stress-scolaire?autoplay=1

    Selon plusieurs études, la France est championne d’Europe du stress scolaire. Ce phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années, poussant de plus en plus d’élèves chez les psychologues.

    Mais pourquoi la peur d’échouer a-t-elle remplacé l’envie de réussir chez nos collégiens ? Qui met la pression ? Les professeurs, les parents ou le système dans son ensemble ?

    Pour répondre à ces questions, le réalisateur #Stéphane_Bentura a passé plusieurs mois dans le prestigieux collège #Carnot à #Paris. Il y a suivi des élèves de troisième qui attendent avec appréhension leur affectation au lycée. Une immersion que le documentariste ponctue par les analyses d’experts de l’école comme le sociologue #François_Dubet ou le ministre de l’Éducation nationale #Vincent_Peillon, avant de se livrer à une comparaison avec les systèmes scolaires allemand et finlandais. Le bilan de ce tour d’horizon est sans appel : en France, le système de notes et la compétition conduisent à l’échec scolaire d’élèves qui auraient tout pour réussir.

    PISA 2009 : Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves

    http://www.oecd.org/pisa/46624382.pdf

    La Corée et la Finlande sont les pays les plus performants de l’OCDE : leur score moyen s’établit à 539 et 536 points
    respectivement. Toutefois, l’économie partenaire Shanghai (Chine) les devance largement avec un score moyen de
    556 points.

    La France ne se situe que dans la moyenne des points avec 496 points.

    #stress_scolaire #performance_scolaire #échec_scolaire #ARTE #PISA


  • Quand Petite Poucette écrit (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2013/06/19062013Article635072261688668540.aspx

    L’étude confirme combien l’écrit occupe une place centrale dans la vie quotidienne des adolescents. SMS, messageries instantanées, réseaux sociaux en sont les principaux vecteurs, mais il emprunte d’autres modalités : lettres, créations narratives, écrits fonctionnels du quotidien, citations ou poèmes recopiés, réflexions et notes personnelles via journal intime ou sur supports variés, y compris scolaires comme les cahiers et classeurs… […] Cette importance de la communication influe sur les manières d’écrire et produit de nouvelles conventions […] Sans doute, l’école aurait-elle tout intérêt à prendre conscience de cette appétence des adolescents pour l’écriture, y compris dans sa dimension fondamentalement relationnelle : à multiplier et diversifier les situations de production de textes, à leur donner un vrai destinataire, autrement dit à mettre en place des dispositifs d’écriture autres que le sempiternel « devoir » sur « copie »…

    […]

    L’étude montre encore combien les adolescents ont développé une forte adaptabilité, acquis une capacité à utiliser différentes variantes de la langue […] Les auteurs font d’ailleurs remarquer que le langage SMS lui-même est plus complexe qu’on ne le pense et obéit à des règles, « auxquelles on ne déroge pas impunément, sans risque de sanction sociale […]. Toutes ces constations donnent à penser qu’il une y a bien là une forte conscience des situations énonciatives et des codes linguistiques, une forme d’intelligence et de maîtrise de la langue plus subtile qu’on ne le croit. […]

    L’étude souligne enfin combien les adolescents, bien qu’ils ne soient pas brillants (ou peut-être parce qu’ils ne se le sont pas ?), ne font guère preuve de laxisme en matière d’orthographe. […] Les auteurs montrent en particulier combien les ados se révèlent « très conformistes lorsque l’on parle d’orthographe » […]

    Des aspirations à une vraie maitrise de la langue apparaissent aussi : les adolescents s’inventent des codes stricts, adhèrent fondamentalement aux normes scolaires, évoluent peu à peu dans leurs pratiques pour coller davantage à celles-ci. Il apparait dès lors que les pratiques d’écriture numérique de Petite Poucette ont développé chez elle une qualité essentielle : l’éducabilité.

    #éducation #TICE #écriture #langage #sms

    • 60 ados pour l’étude... Et venant d’où ?

      Dès qu’on émet des critiques sur tel fait de société qui ferait que des gens ou des choses sont moins biens qu’avant, on est « contre la modernité ». Rien que l’intro ne donne pas trop envie de lire la suite...

      ’fin bon, ce n’est pas ce que constatent mes parents profs en collège, et même pas dans des matières où on doit écrire long et compliqué : même en maths, les gosses arrivent de moins en moins à exprimer une idée logique, et sans fautes, et lisiblement. Et pourtant mon père est loin d’être un vieux con, il a toujours été l’un des premiers à utiliser l’ordi, internet, et toutes sortes de choses comme ça. Mais le constat est là, entre il y a 20 ans et aujourdhui...

    • Cher @rastapopoulos, une petite réponse sur le fond (après avoir rappelé qu’évidemment les articles que je seen ne représentent pas forcément le fond de ma pensée, et que même, en général, ce sont plutôt des petits cailloux posés pour tenter de baliser un chemin là où je n’ai pas encore vraiment pensé).

      Ceci étant dit, pour ce qui est des études, c’est évidemment toujours compliqué d’en évaluer la validité qu’il s’agisse de pédagogie, d’ondes électro-magnétiques ou de finance internationale. Néanmoins, il est vrai que la question « Et venant d’où ? » que tu poses est pertinente, la “Mélanie”, citée dans l’article, me paraît assez atypique. La question est d’autant plus pertinente que les capacités d’une élite formée (pas nécessairement à l’école) à articuler la complexité du monde peut cacher la désespérance du plus grand nombre aux habiletés trop lacunaires ou trop incertaines.

      Concrètement, je suis plutôt d’avis, comme tes parents, que « le niveau baisse ». Je le ressens plutôt intuitivement, sans parvenir à le penser vraiment.
      Néanmoins, je m’interroge sur ce fort ressenti qui est mien :
      – C’est peut-être une déformation professionnelle et/ou je suis peut-être en train de devenir un vieux con :)
      – Les études qui tendent à étayer ce fait sont contestables au même titre que cette étude-ci. Même une des études les plus "scientifiques" #PISA reste contestable. En outre, ses résultats sont souvent plus nuancés que les analyses lapidaires qui en sont faites dans la presse. Par exemple, le niveau de toutes les catégories d’élèves ne baissent pas uniformément. Donc, comment fonder scientifiquement que « le niveau baisse » ? [NB : En outre, il me semble que la baisse du niveau observée par PISA suit la mise en place des réformes antipédagos (De Robien, 2005).]
      – On aurait retrouvé, en Mésopotamie, des tablettes d’argile d’il y a 5000 ans qui disent que « le niveau baisse ». Donc, à moins de penser qu’on est en #Idiocracy depuis très longtemps, ce doit être plus compliqué que ça : il ne doit pas baisser partout (socialement, géographiquement), pour tout (domaines d’activités), tout le temps. Donc, même en supposant qu’on ait raison de dire que « le niveau baisse », il reste nécessaire malgré tout d’éclairer ce propos. Certains éléments de cette étude peuvent y participer.
      – De quoi l’antienne « le niveau baisse » est-il le nom ? Le poids démographique et sociologique du vieillissement de la population n’a pas de conséquences que dans les urnes. En 1968, les babyboomers pensaient qu’il fallait tout faire péter, que les écoles étaient des prisons inutiles, et que ceux qui n’avaient pas 20 ans étaient des vieux cons qui ne comprenaient rien. En 2018, les babyboomers pensent que tout part à vau-l’eau, que l’École n’est plus respectée, que ceux qui ont 20 ans ne savent rien. Au-delà de ce résumé caricatural, il me semble que certaines analyses ou visions reposent sur l’a priori qu’il n’y a plus rien à attendre de la jeunesse.
      Outre, sa dimension démographique, « le niveau baisse » a peut-être aussi une dimension sociale et politique.
      Sociale : peut-être est-il (inconsciemment ?) plus confortable d’accuser la #Génération_Y (ou Z ?) d’incompétences, plutôt que d’affronter le fait que les générations au pouvoir pratiquent socialement la politique de la terre brûlée (http://twitter.com/bwshevek/status/363746477039828993). Une sorte de prophétie autoréalisatrice.
      Cf. http://seenthis.net/messages/151162#message153806

      Ce type de raisonnement manque cruellement d’espérance pour la jeunesse française qui aurait surement besoin de plus d’exigence pour avoir envie de réussir.

      Politique, et là on rejoint certaines analyses de l’#agisme, où la construction sociale de « l’incompétence de la jeunesse » est le discours d’une oppression politique.
      Cf. http://seenthis.net/messages/163087

      En définissant les enfants par le manque et l’absence (de compétence des adultes), le discours sur l’innocence finit par rendre les enfants effectivement incapables, et sape l’exigence affirmée d’égalité des droits.

      – La question des #NTIC. Entre adultes technologiquement consentants, nous arrivons à produire des analyses nuancées de notre rapport ambigu et de l’apport ambivalent du numérique (cf. http://seenthis.net/messages/126477). Mais lorsqu’il s’agit des enfants, il semble acquis (cf. #TICE) que le niveau des #digital_native baisse : les jeunes d’aujourd’hui ne lisent plus et ne savent plus écrire. Il n’y a plus d’ambivalence. D’où l’intérêt peut-être de se confronter à des analyses qui réintroduise de la nuance.
      – Un chemin pédagogique doit être pragmatique : il ne peut être celui du déni (de ce que sont les conditions de l’apprentissage, des réalités socio-culturelles, de ses résultats et de son efficacité réelle, de ses empêchements, échecs ou impasses), il ne peut être celui de la déploration (« le niveau baisse », la nostalgie d’un passé réinventé). Une telle étude, avec ses limites, peut aussi peut-être éclairer le pédagogue sur les compétences et les représentations présentes (intelligence des différents niveaux de langues, compréhension de la nécessité de normes, et surtout goût de la production d’écrits autre que scolaire) qui pourraient éventuellement fondée une pratique professionnelle à (re)construire.


  • Répondre à la promesse républicaine d’égalité (Le Café pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/06/04062012Article634743915834585659.aspx

    Une partie des réformes de l’école prévues par le nouveau gouvernement sont déjà connues : rythmes scolaires, révision des programmes de l’école élémentaire, formation des maîtres… Réformes urgentes tant, sur les dix dernières années, les constats des recherches #PISA sont alarmants : augmentation de la proportion d’élèves faibles, accroissement des inégalités de compétences entre élèves, origine sociale déterminant plus qu’ailleurs le destin scolaire. Toute la difficulté du redressement est, outre les réformes difficiles déjà programmées, de modifier en profondeur les spécificités du système éducatif français.
    […]
    Pour les élèves en difficulté, la note n’est pas seulement inutile, elle est aussi contreproductive. L’exigence institutionnelle de la note finit par se substituer à l’essentiel : aider, expliquer, apporter confiance et enthousiasme. […] L’élève n’est pas une performance qu’il faut évaluer mais une intelligence qu’il faut construire.
    […]
    De nouveau, sous couvert de différences individuelles, notre école de la République scolarise de plus en plus séparément les enfants des catégories aisées et populaires.
    […]
    L’individualisation se réalise parfois au détriment du collectif, parfois même contre certains élèves qui vont davantage progresser dans l’anonymat de la classe.
    […]
    Le fossé croissant entre la promesse d’égalité et la réalité grandissante de l’inégalité n’est pas seulement un renoncement à une école de la République digne de ce nom, elle détruit aussi, progressivement et en profondeur, le fondement même de la démocratie politique.

    #éducation #réforme #système_éducatif #évaluation