• #désarmons-les. Collectif contre les violences d’Etat

      Nous pensons que le combat contre l’institution policière et ses représentations est fondamentale.

      Elle est fondamentale, parce que les #forces_de_l’ordre sont le bras armé de l’État et qu’à ce titre elles constituent une milice apolitique, chargée contre rémunération d’imposer par la force la #domination de l’Administration (du Pouvoir) sur le peuple, et cela quelle que soit l’idéologie politique du Pouvoir en place.

      La Police (et dans cette notion on inclue les forces militaires de la Gendarmerie et de l’Armée) est et a toujours été l’instrument de la #coercition exercée par les élites sur le peuple, afin de le gérer et de le maintenir dans un état de #soumission permanente. Ceci dans l’idée que le choix des élites ne peut souffrir la contestation du peuple : toute l’hypocrisie de la #démocratie_représentative est de faire croire que les choix des #élites SONT les choix du #peuple, par le truchement du #vote, qui est censé valider le pouvoir et les décisions prises par ces élites.

      Bien qu’elle lutte également contre le crime, la Police est essentiellement là pour gérer les conséquences de la #misère_sociale (#délinquance) et empêcher le peuple de s’insurger (possibilité pourtant formulée hypocritement dans les premières ébauches du droit républicain, notamment dans l’article 35 de la Constitution de 1793, avant d’être abolie quelques mois plus tard). A ce titre, elle n’est en rien différente des forces armées d’ancien régime, qui protégeaient le pouvoir royal de la #sédition.

      Aujourd’hui et depuis la naissance du #capitalisme_d’Etat, la Police constitue plus que jamais le rempart entre les aspirations du peuple et les intérêts de la #bourgeoisie. Avec la #décolonisation et les crises cycliques du capitalisme, le mythe d’une Police en faveur de la #paix_sociale ne tient plus : la Police montre son vrai visage, celui d’une #force brute au service du Pouvoir de celles et ceux qui ont l’argent.

      Les violences à l’encontre du peuple sont quotidiennes, et les prérogatives de la Police en terme de #surveillance et de #contrôle_des_populations sont toujours plus étendues. Chaque loi pour la sécurité engendre de nouvelles entraves aux #libertés_individuelles et à la #Liberté au sens large. Les forces de police se comportent en forces d’occupation et cette domination policière s’impose au peuple par la crainte qu’elle lui inspire.

      Avec l’émergence des armes dites « non létales », et notamment le #gaz_lacrymogène, les #flashballs et autres #lanceurs_de_balles de défense, la #Démocratie a renoué depuis un demi siècle avec les pratiques des forces armées d’ancien régime, en tirant sur la foule. Le seul et unique objectif étant de terroriser, d’en blesser quelques uns pour faire peur à touTEs les autres.

      Plus récemment, les méthodes proactives, la #prévention_des-risques, l’utilisation des technologies de surveillance, le #renseignement et les #sanctions_administratives appliquées sans l’intervention d’un juge (#assignations_à_résidences, #perquisitions, #placements_en_rétention…), sont autant de déclinaisons d’une vision contre-insurrectionnelle du maintien de l’ordre héritée des #guerres_coloniales. L’État mène contre son peuple une #guerre_de_basse_intensité qui, avec les enjeux politiques contemporains et la mondialisation de l’information, peine de plus en plus à rester discrète. L’utilisation récente de l’#État_d’urgence, ultime instrument hérité du temps des colonies donne à voir une version radicalisée de la guerre de basse intensité que l’Etat mène habituellement contre ses ennemiEs intérieurEs.

      L’#État_démocratique, comme avant lui la monarchie, tente par tous les moyens de maintenir son pouvoir, tantôt par la violence, tantôt par la ruse, sa Police ayant entre les mains une panoplie extrêmement étendue d’instruments. L’ensemble de ces moyens, mais également l’assurance décomplexée et les arguments « démocratiques » qui accompagnent leur utilisation, constitue l’armement d’une nouvelle forme de #totalitarisme.

      Si on veut la paix, on se doit de combattre cet armement, selon le vieil adage « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

      Mais le combat, puisque nous ne sommes pas dans la #lutte armée, doit d’abord prendre la forme d’une déconstruction morale de la Police. Celle-ci doit cesser d’être sanctifiée comme une force garante de notre sécurité, de nos libertés et de la paix sociale. Elle doit cesser d’être considérée, appréciée, applaudie, pardonnée pour ses violences, blanchie de ses crimes et protégée par le mensonge et les silences quand elle accomplit sous serment les basses œuvres du Pouvoir politique.

      Elle doit être désarmée, au sens propre comme au sens figuré.

      Nous sommes une poignée à avoir voulu donner un nom à notre combat. Nous avons commencé par réaliser une brochure d’information sur les armements du maintien de l’ordre, afin que chacunE sache ce qui pourrait un jour la/le blesser et puisse trouver les moyens de se prémunir de cette violence légale. Puis, de fil en aiguille, et après avoir rencontré ici ou là des personnes et collectifs luttant contre les #violences_policières et sécuritaires, nous avons voulu rendre cette lutte plus visible, contribuer à unir les volontés, et finalement constituer un collectif.

      Le collectif s’appelle « Désarmons-les ! »

      #police #maintien_de_l'ordre #colonialisme #résistance #collectif

      ping @davduf @mathieup @marty @albertocampiphoto


  • Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la #vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour #diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour #infamie."

    dixit #Yann_Moix
    « Monsieur le Président, vous avez instauré à Calais un protocole de la bavure »

    L’écrivain Yann Moix fustige dans une #lettre_ouverte adressée à Emmanuel Macron la politique migratoire de la France, et plus particulièrement le traitement infligé aux migrants à Calais. Vidéo à l’appui, il affirme avoir filmé sur place des « actes de barbarie ».


    http://www.liberation.fr/debats/2018/01/21/monsieur-le-president-vous-avez-instaure-a-calais-un-protocole-de-la-bavu
    #Calais #asile #migrations #EnMarcheVersLeFN (c’était cela le tag ?) #réfugiés #humiliation #espoir

    Et sur la question de la #terminologie (#mots #vocabulaire) :

    Vous les nommez « migrants » : ce sont des #exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un #destin.

    ping @reka @sinehebdo

    Ici le texte complet, pour ne pas le perdre :

    Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez « migrants » : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.
    Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que « ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires. » Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

    Je ne suis pas, comme vous dites, un « commentateur du verbe » : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

    J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la #détresse et le #dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux #droits_fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

    Ces actes de #barbarie, soit vous les ­connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction  ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici  ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

    « Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques », avez-vous dit. Ajoutant  : « Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné ». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent ­votre politique  ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

    Journalistes, policiers  : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

    Soit les forces de l’ordre obéissent à des ­#ordres précis, et vous êtes impardonnable  ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ­ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez  ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

    Quand un policier, individuellement, ­dépasse les bornes, on appelle cela une #bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on ­appelle cela un #protocole. Vous avez ­instauré à Calais, monsieur le Président, un #protocole_de_la_bavure.

    Quand une #police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces ­actions souillant la #dignité de l’homme   ? Vous y avez répondu vous-même  : « Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement. »

    L’histoire a montré qu’on peut parfois ­reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit ­toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les #violences_policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui ­donner de tels ordres, c’est justement ­porter atteinte à son honneur.

    « La situation est ce qu’elle est par la #brutalité du monde qui est le nôtre », dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit ­démêlée par une pensée aussi simpliste  ? Que des décisions si lourdes soient ­compatibles avec des propos si légers  ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

    Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion   ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

    Vous avez osé dire  : « Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui ­apportent l’humanité durable dans la ­République. » Au vu de ce qui semblerait être votre ­conception de « l’#humanité », les associations préfèrent l’aide que vous leur avez ­refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

    Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse  : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

    La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un « crime contre l’humanité ». Ne prenez pas la peine de vous ­rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité.

    Faites, monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’#ignominie. La décision est difficile à prendre  ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

    Saccages d’abris, confiscations ­d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne ­connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas  : c’était un Calais pipé  ; c’était ­un Calais imaginaire et vide  ; c’était un ­Calais sans « migrants ». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

    Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le « caractère exceptionnellement grave de la situation », qu’il n’hésite pas à décrire comme étant « de nature inédite dans l’histoire calaisienne ». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous ­donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

    Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un #crime.

    Je citerai enfin les conclusions de la « mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois » d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur  : « L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de #preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la #déontologie_policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage ­disproportionné des aérosols lacrymogènes, la ­destruction d’affaires appartenant aux ­migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation]. »

    Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier  : « Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ­ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants. »

    Vous dites  : « Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la #violence. » Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

    A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une « fake news », vous nous rappelez de manière ­salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, ­arrive Pinocchio.

    Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable  ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’œil nu.

    Surtout à Calais, où tout est fait pour ­rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire   ? Attendre qu’on leur brûle la rétine  ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée  ?

    Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos #valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires. Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple.

    Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, ­furieux, osant se réclamer de Jean Moulin  ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix  ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

    #Jean_Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la ­Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

    Ce n’est plus vous qui êtes en marche, monsieur le Président, c’est la vérité. Vous pouvez porter plainte contre moi pour ­diffamation  ; la postérité portera plainte ­contre vous pour infamie.

    #responsabilité

    • À chaque chose, une place. Que ne fait on pas pour un petit rôle ? Faire partie de la bande à BHL et avoir fricoté avec quelques antisémites, être pro israélien et blablater à la tévé, faire le romancier et le réalisateur, même en période d’imbécilité soutenue, ça ne suffit pas à faire un #intellectuel selon le canon français. L’hagiographie de Macron a déjà été écrite par Emmanuel Carrère et étayée par un livre de François Dosse, alors on rédige un J’accuse de saison, et qui prend soin de défendre l’honneur de la police...
      Au moins 600 manifestants à Ouistreham contre les « traques » de migrants
      http://www.europe1.fr/societe/au-moins-600-manifestants-a-ouistreham-contre-les-traques-de-migrants-355139
      #placement #relooking #Ration

    • @touti, dénoncer, je sais pas. Je voulais juste rappeler de quelle étoffe est notre héros ("faites moi un procès, président !) de circonstances. La triste réalité c’est que pour moi aussi l’écho donné à ce texte, son existence même, peut malgré tout tenir lieu de bonne nouvelle, façon fragmentation de la domination (parmi les dominants et leurs alliés)... sur fond d’occupations d’écoles, d’aide au passage des Alpes, d’ouverture de squat ou de manif significative, comme à Ouistreham.

    • #Yann_Moix, comment dire... Je viens de parcourir l’article de Wikipédia à son sujet. J’y ai relevé quelques passages principalement dans le paragraphe « sujets polémiques » :

      1) Cinéma Utopia (2009)

      Dans Le Figaro du 10 août 200948, Yann Moix s’indigne d’un tract des cinémas Utopia présentant le film Le Temps qu’il reste. Il reproche notamment à ce tract de débuter par : « Les tragédies de l’histoire sont souvent grotesques. Les Palestiniens vivent depuis 1948 un cauchemar kafkaïen », puis il relève ceci : « Quelques massacres plus tard, perpétrés par les milices juives » et s’indigne de la formule « milices juives » qui, selon lui, « évacue Auschwitz d’un coup d’adjectif non seulement mal placé mais déplacé, un concept qui donnerait aussitôt vie, dans la foulée, à de jolis avatars, comme des nazis juifs, des fascistes juifs, des hitlériens juifs ». Il est aussi particulièrement frappé par cet autre extrait du tract : « Elia Suleiman revient sur son enfance dans une école juive où la lobotomisation sioniste des élèves filait bon train... ». Il compare l’auteur du tract à Robert Brasillach et avance que les gérants des cinémas Utopia ont « la haine des juifs » et seraient « le visage nouveau de l’antisémitisme contemporain », comparant leur gazette à Je suis partout, journal collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale. La revue La Règle du jeu (fondée en 1990 par Bernard-Henri Lévy) lui apporte son soutien.
      Les cinémas d’art et d’essai du réseau Utopia portent plainte pour injure, et Yann Moix, ainsi que Le Figaro, défendu par Patrick Klugman, sont condamnés en 2010 pour « délit d’injure envers particuliers » le 19 octobre 2010. David Caviglioli, journaliste de L’Obs, relève que le jugement précise que le tract a été écrit avec « une tonalité militante et abrupte », et lui-même soupçonne un antisémitisme sous-jacent à ce tract, relevant par exemple que le sionisme y est décrit comme le « rêve fou d’un état religieux juif ».

      #sionisme

      2) Polanski et la Suisse

      Yann Moix crée la polémique le 1er février 2010 en publiant un extrait de son prochain livre La Meute dans La Règle du jeu sous le titre « J’aime Polanski et je hais la Suisse ». Selon Le Parisien, Yann Moix prend « prétexte » de l’assignation à résidence du cinéaste juif Roman Polanski par la Suisse, pour attaquer cette dernière en la traitant de « pute », de « Gestapoland » et de « pays inutile », « nul » et « fondamentalement antisémite », puis un jour plus tard dans le journal Le Matin ses citoyens de « mous salauds ». En date du 2 février 2010, le texte est retiré du site à la demande de l’auteur. La presse francophone de Belgique et de France commence à relater l’information et l’ambassade de France en Suisse diffuse un communiqué de presse se désolidarisant de l’auteur en estimant à propos de l’ouvrage : « […] on peut à bon droit penser qu’il eût mieux valu qu’il ne parût point ».

      #culture_du_viol

      3) Loi Gayssot (2010) :

      Fin 2010, il apparaît comme un des signataires d’une pétition pour l’abrogation de la loi Gayssot aux côtés de Robert Faurisson, Dieudonné et de militants d’extrême droite, initiative également soutenue par Noam Chomsky. Opposé à cette loi mémorielle, il se rétracte cependant après avoir découvert qu’un des signataires n’était pas Robert Badinter comme il le croyait, mais Robert Faurisson ), et il refuse que son nom soit associé à ce dernier. Paul-Éric Blanrue se déclare déçu de l’attitude de Yann Moix, qui avait préfacé son livre Le Monde contre soi : anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme, jugeant « important de montrer que même les plus grands penseurs se sont trompés » ; les deux hommes, amis jusqu’ici et qui n’avaient « jamais parlé des Juifs ensemble » d’après Yann Moix, se séparent à cette occasion. Le blog du Monde.fr des droites extrêmes émet des doutes sur l’explication de Yann Moix, ayant relevé que l’explication initiale de Yann Moix quant à son soutien comportait la mention suivante, effacée par la suite : « J’ai signé une pétition en ce sens, sur laquelle figurent évidemment, figurent logiquement, mes pires ennemis et les ordures les plus avérées ».
      Selon le journaliste Nicolas d’Estienne d’Orves, Yann Moix est « un philosémite exacerbé, il a même appris l’hébreu ».

      #baltringue du #révisionisme

      Entre temps, Monsieur a eu le temps d’"être Charlie" :
      https://laregledujeu.org/2015/01/09/18656/le-pantheon-pour-charlie

      Monsieur le Président,
      Le Panthéon n’est pas un monument mort. Ce n’est pas, non plus, un monument aux morts : c’est le monument vivant de ceux qui ont rendu possibles la dignité et la pérennité de la République.
      Charb, Cabu, Wolinski et leurs camarades sont morts pour cette République, comme Jaurès en son temps. Et, comme Jean Moulin, ils ont été les héros d’une Résistance nouvelle : la Résistance à cette barbarie qu’est l’islamisme, ce fascisme du vingt-et-unième siècle. Ils sont les héritiers des Lumières. Le Panthéon fut inventé pour les accueillir, et, ainsi, souder la nation autour de ce qu’elle a d’essentiel : la liberté.
      Aussi, je vous demande, et au nom de tous les Français sans exception, de bien vouloir étudier ma demande : celle de faire entrer Charlie Hebdo au Panthéon.
      Yann Moix

      Je suis un charlot ...

      4) Accueil des migrants 2018 :

      Yann Moix le 6 janvier 2018, accuse les CRS d’exactions vis-à-vis des migrants de la Jungle de Calais. La préfecture du Pas-de-Calais dénonce, quant à elle, des informations erronées

      ... mais je continue de me rattraper aux branches.

    • « Il y a, parmi les afghans de Calais, des gens qui connaissent Victor Hugo sur le bout des doigts, ils arrivent en France et on les frappe ! » dit un Moix aussi élitiste que les récentes déclarations d’Aznavour (trier les meilleurs) avec sa confiance surjouée dans "la culture". Il utilisait il y a peu le faux argument de l’"appel d’air"... ; de plus :
      https://seenthis.net/messages/646690
      https://seenthis.net/messages/634053
      https://seenthis.net/messages/331825

    • @rastapopoulos oui c’était un peu provoc mais voir tant de monde sortir le CV de ce type (qui n’est qu’un dandy désinvolte aux convictions à mon avis peu profondes) comme s’il fallait à tout prix décrédibiliser ce qu’il dit, alors que pour une fois c’est assez pertinent, je trouve ça un peu désespérant (je lis même sur mondialisme.org que les gens qui reproduisent sa prose font le jeu de l’extrême droite car il a côtoyé des gens d’extrême droite... hum, j’ai hâte de voir Marine Le Pen ou des gudards soutenir le contenu de cette lettre). Finalement on lui donne peut-être encore plus d’importance qu’il n’en a.


  • #Taxation illégale du #RSA : Le Conseil d’État confirme l’arnaque | Social, économie et politique
    http://www.actuchomage.org/2017100627136/Social-economie-et-politique/taxation-illegale-du-rsa-le-conseil-detat-denonce-larnaque.html

    Le 14 juin dernier, le Conseil d’État a rappelé que le calcul du RSA doit prendre en compte les revenus issus de #placements producteurs d’#intérêts (par exemple ceux tirés d’un Livret A) et non un taux forfaitaire de 3% sur ces placements producteurs d’intérêts.

    Concrêtement, le RSA doit être amputé de 75 € par an quand on détient 10.000 € sur un Livret A rémunéré à 0,75%, et non de 300 €, taxation ILLÉGALE qu’appliquent souvent #CAF et Départements.


  • Une mère séparée de son fils car elle l’aime trop
    http://www.bfmtv.com/societe/une-mere-separee-fils-elle-laime-140795.html

    « Ils disent que ça l’empêche de grandir, mais au contraire… »

    Révoltée, Claudine, la sœur d’Odile, revient sur les termes du jugement : « ils disent qu’elle est trop fusionnelle, trop proche de lui, qu’elle le laissera faire tout ce qu’il veut, cède à tous ses caprices… et que ça l’empêche de grandir. Au contraire, le petit est vraiment dégourdi et intelligent. »

    « Je comprends qu’il soit complètement déphasé »

    Lorenzo a été placé dans une famille d’accueil, éloigné de plusieurs kilomètres de sa maman. Il a dû brutalement changer d’école, raconte son ancienne institutrice : « Il avait une très bonne relation avec l’école, il y était bien et tout à coup, on le change, on le met dans une famille d’accueil, dans une autre école… Je comprends qu’il soit complètement déphasé ; n’importe quel enfant le serait. »

    #mère_isolée #cancer #justice_française #placement_judiciaire #enfance


  • Prix du foncier agricole 2016 - Tous les prix des terres par département
    https://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/en-trois-cartes-tout-savoir-des-prix-2016-du-foncier-agricole-et-leur-evol

    À 6 030 €/ha en moyenne en 2016, le prix des #terres et prés libres n’a augmenté que de 0,3 % en un an en France métropolitaine. Mais avec une hausse moyenne de 32,8 % en dix ans, la terre agricole demeure un #placement_sûr


  • Foster Care as Punishment: The New Reality of ‘Jane Crow’

    For most parents, this scenario might be a panic-inducing, but hardly insurmountable, hiccup in the long trial of raising a child. Yet for Ms. Joefield and women in her circumstances — living in poor neighborhoods, with few child care options — the consequences can be severe. Police officers removed Deja from her apartment and the Administration for Children’s Services placed her in foster care. Police charged Ms. Joefield with endangering the welfare of a child.


    https://www.nytimes.com/2017/07/21/nyregion/foster-care-nyc-jane-crow.html
    #pauvreté #USA #Etats-Unis #it_has_begun #placement #familles_d'accueil #parentalité #enfants #enfance


  • Dans le Nord, le partenariat public-privé s’étend au placement des enfants mineurs
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/100417/dans-le-nord-le-partenariat-public-prive-setend-au-placement-des-enfants-m

    Exsangue, le Conseil départemental du Nord va faire appel à des investisseurs privés pour financer une association de #protection_de_l'enfance. Si elle tient ses objectifs, fixés par un « #contrat_à_impact_social », la collectivité la remboursera, avec intérêts. Le nombre de placements des mineurs doit-il être fonction des intérêts d’investisseurs privés ?

    #Economie #placement_des_mineurs


  • Les heures sombres de l’internement administratif helvétique

    Le 22 février dernier, le Conseil fédéral décidait de lancer un nouveau programme national de recherches (PNR) sur le thème « Assistance et coercition – passé, présent et avenir » en complément des travaux de la Commission indépendante d’experts mise sur pied par les autorités fédérales en juillet 2015. Une commission chargée d’étudier la question taboue des #placements_administratifs ordonnés avant 1981 dans les cantons helvétiques, et qui a pour mission de produire un rapport de recherches détaillé à l’attention du Conseil fédéral pour la fin de l’année 2018¹.

    https://www.lacite.info/invites/heures-sombres-internement-administratif

    #internement_administratif #Suisse #histoire #détention_administrative


  • Protection de l’#enfance : « Le numéro de dossier l’emporte sur le jeune » - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2016/06/13/protection-de-l-enfance-le-numero-de-dossier-l-emporte-sur-le-jeune_14589

    J’attends des professionnels qu’ils soient plus attentifs à la parole de l’#enfant. Aujourd’hui, elle n’est pas prise au sérieux, ou partiellement. J’attends aussi des professionnels qu’ils arrêtent le #placement judiciaire et se posent la question de la responsabilité parentale. On pose seulement la question des enfants en danger, pas celle des parents. Il faut les accompagner à être #parents, qu’il y ait une obligation de soin car la majorité a des problèmes psychiatriques.

    Quand j’étais en #famille d’accueil, on m’a fait rentrer chez des parents complètement dépravés [pour le week-end, ndlr]. C’était sordide. C’étaient deux jeunes gens tournés vers l’alcool et la pornographie, qui avaient des troubles psychiatriques. J’aurais voulu rentrer chez mes parents s’ils avaient été soignés.


  • Les forêts, le nouvel investissement prisé des français
    http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/les-forets-le-nouvel-investissement-prise-des-francais_1467869.html

    La France possède un des plus importants patrimoines forestiers d’Europe. Une richesse naturelle devenue un #placement_financier pour les particuliers. En 2015, le nombre d’achats de forêts par des propriétaires privés a grimpé de 6.4 %. Sylvain Cretin, un père de famille qui a investi 100 000 euros pour acheter une #forêt en plein cœur du Jura parle d’un « des meilleurs placements ».
    Une rentabilité à long terme

    Un investissement qui peut rapporter gros à condition d’être patient, car il est impossible de faire fortune en quelques mois. Dans le Finistère, Bernard Genouel l’a bien compris, il a acheté plus de 300 hectares de forêts exploitables. Pourtant il a mis plus de 10 ans avant de gagner de l’argent, même avec un #bois de très bonne qualité. Désormais, il dégage entre 5 et 8 % de rendement à l’année. « C’est du long long terme, dans le but de transmettre », explique-t-il. En France, sur 16 millions d’hectares de forêt, 75 % appartiennent à des propriétaires privés.


  • Les Bourses du travail, une expression de l’#autonomie_ouvrière - Paris-luttes.info
    http://paris-luttes.info/les-bourses-du-travail-une-1898

    La #Bourse_du_travail, apparu en 1887 à Paris, était en premier lieu une structure ancêtre à ce que l’on pourrait nommer aujourd’hui Pôle Emploi. C’était un bureau de #placement pour les ouvriers et également un lieu qui permettait d’informer et relayer les demandes d’emplois et les formations professionnelles selon une zone géographique donnée. Comme ces bâtiment, étaient fréquentés et gérés que par des ouvriers, les Bourses du travail devinrent vite des lieux d’échanges, de communications puis de coordination avec petit à petit une conscience de classe qui émergea et qui transforma la Bourse du Travail en lieu de #contre-pouvoir.

    Les Bourses du travail, berceau de l’identité ouvrière - CASH, journal des chômeurs et des précaires, 1986
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5375


  • Quand le placement de produits s’insinue dans la littérature ..., Médias
    http://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/0203924055345-placement-de-produits-entre-les-lignes-1062297.php

    Une nouvelle forme assez effarante de placement de produit émerge. Citées dans des romans, où elles font partie de l’intrigue, les marques traquent le lecteur.
    Une dernière citadelle vient de tomber. Il y a encore peu de temps persistait un domaine inviolé dans lequel le consommateur était assuré de pas être traqué comme un vulgaire gibier par les annonceurs et les professionnels du Net  : la littérature. On n’y évoquait les marques qu’à bon escient, histoire de vanter – par exemple – le bon goût anglais de Sherlock Holmes en matière de chapeau, de canne ou de veston. Mais l’initiative tenait plus de la documentation méticuleuse que de la démarche promotionnelle parodiée par Bret Easton Ellis dans «  American Psycho  »...
    Mais voilà que s’ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire du «  placement de produit  ». selon un article assez détonant du «  New York Times  » (2 novembre). Le support  ? Le dernier livre électronique d’Hillary Carlip , «  Find Me I’m Yours  ». L’astuce  ? Moyennant une (forte) rémunération, on y pratique un placement de produit sélectif, «  collant  » littéralement à l’intrigue romanesque...


  • Why New York Real Estate Is the New Swiss Bank Account — New York Magazine
    http://nymag.com/news/features/foreigners-hiding-money-new-york-real-estate-2014-6

    de plus en plus d’immeubles de New York sont achetés par des étrangers qui souvent n’y mettent pas les pieds :

    Behind a New York City deed, there may be a Delaware LLC, which may be managed by a shell company in the British Virgin Islands, which may be owned by a trust in the Isle of Man, which may have a bank account in Liechtenstein managed by the private banker in Geneva. The true owner behind the structure might be known only to the banker. “It will be in some file, but not necessarily a computer file,” says Markus Meinzer, a senior analyst at the nonprofit Tax Justice Network. “It could be a black book.” If an investor wants to sell the property, he doesn’t have to transfer the deed—an act that would create a public paper trail. He can just shift ownership of the holding company.

    #new_york #bulle_immobilière #immobilier #placement #blanchiment #richesse



  • http://worrydream.com/refs/Vannevar%20Bush%20Symposium%20-%20Closing%20Panel.html

    From the closing panel at the 1995 Brown/MIT Vannevar Bush Symposium, featuring Doug Engelbart, Alan Kay, Ted Nelson, and Tim Berners-Lee.

    Now, the abortion that happened after PARC was the misunderstanding of the user interface that we did for children, which was the overlapping window interface which we made as naive as absolutely we possibly could to the point of not having any workflow ideas in it, and that was taken over uncritically out into the outside world.

    So you are basically proposing some kind of information SWAT team that can move swiftly through an organization, or is going to be some sort of elite ’eizatsgroupe’ in the files. This is a very exciting and interesting concept, but how would that function organizationally?

    Alan Kay: Looking back, I think that one of the paradoxes is that we made a complete mistake when we were doing the interface at PARC because we assumed that the kids would need an easy interface because we were going to try and teach them to program and stuff like that, but in fact they are the ones who are willing to put hours into getting really expert at things - shooting baskets, learning to hit baseballs, learning to ride bikes, and now on video games. I have a four-year old nephew who is really incredible and he could use NLS fantastically if it were available. He would be flying through that stuff, because his whole thing is to become part of the system he’s interacting with. So if I had had that perspective I would have designed a completely different interface for the kids, one in which how you became expert was much more apparent than what I did. So I’m sorry for what I did.

    Doug Engelbart : https://fr.wikipedia.org/wiki/Douglas_Engelbart
    Vannevar Bush : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vannevar_Bush
    Ted Nelson : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ted_Nelson
    Alan Kay : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Kay
    Tim Berners-Lee : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee

    #gui #interaction #IHM #ergonomie #programmation #apprentissage #web #xerox_parc


  • Jackpot pour les requins privés du placement : #Pôle_emploi leur passe encore commande pour 130 millions d’euros - CGT #chômeurs rebelles du Morbihan
    http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.fr/2014/03/jackpot-pour-les-requins-prives-du.html

    Pôle emploi ne s’en vente pas, mais il va continuer à recourir massivement aux cabinets de #placement privés.
    Et ceci, bien que ça coûte plus cher que de s’en occuper lui-même. Sans parler de la qualité de la prestation. Petit retour sur la question.


  • Un nouveau placement financier ? La terre agricole… | Ouest France Entreprises
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/nouveau-placement-financier-terre-agricole-22-12-2013-12414

    « Ces 25 ha de terre, c’est un vrai cadeau du ciel… » Commerciale dans les assurances, Nathalie Renard n’avait pas le profil idéal pour acquérir de la terre agricole. Les banques n’ont d’ailleurs pas voulu financer son projet de reprise. Cette mère de famille de 43 ans a pourtant réussi à changer de vie, à devenir fermière, à Livry (Calvados), au côté de son mari, Michel, déjà installé sur une exploitation laitière.
    « En 2012, on avait appris qu’un exploitant agricole prenait sa retraite, sans successeur. Les terres se situaient à 4 km de la ferme de mon mari. Mais dix-sept personnes étaient sur les rangs… », explique-t-elle. Qu’à cela ne tienne. En juillet, Nathalie dépose un dossier de reprise. Le 5 octobre, miracle… La Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) de Basse-Normandie retient son projet.
    C’est qu’entre-temps, Nathalie a trouvé un investisseur, capable d’acheter, à sa place, la parcelle convoitée de 25 ha et de lui louer pendant vingt-cinq ans. « On a acheté dix vaches supplémentaires. Notre quota laitier est passé à 450 000 litres, indique-t-elle. Mais tout cela est le fruit d’une belle rencontre. » Avec Antoine, l’investisseur. Ce retraité agricole a mis 200 000 € dans l’opération. « Je disposais de liquidités après avoir vendu mon exploitation. Je souhaitais diversifier mon patrimoine », explique-t-il. Ce choix du foncier agricole ne doit rien au hasard. « Je ne voulais pas investir dans l’immobilier. C’est trop d’ennuis. Un locataire agricole respecte, lui, toujours ses engagements. Et puis, j’ai aidé une famille à agrandir son outil de travail », raconte Antoine. L’investisseur haut-normand a désormais racheté 45 ha dans le Calvados, pour environ 900 000 €.....

    #économie
    #placement-financier
    #terre-agricole


  • Découvrons la vie merveilleuse des #winners | The Socialite FamilyThe Socialite Family
    http://www.thesocialitefamily.com

    Les vieilles valeurs reviennent en force et celles de la famille en particulier. Jeunes parents, nous avons tous pour mission de transmettre une éducation juste et sincère à nos enfants. Sans pour autant oublier d’enseigner le goût des jolies choses, comme tout bon épicurien qui se respecte.

    #photo #indécence


  • La Caisse dans les terres agricoles
    http://farmlandgrab.org/post/view/20493

    La Caisse de dépôt et placement du #Québec se lance à son tour dans la déferlante d’investissements des fonds de retraite dans les terres agricoles. L’institution financière investit 250 millions de dollars dans une nouvelle compagnie mise sur pied pour acheter de tels actifs aux États-Unis, au Brésil et en Australie.

    La Caisse confiera son argent à Teachers Insurance and Annuity Association - College Retirement Equities Fund (TIAA-CREF). Ce gestionnaire de retraite américain vient de créer TIAA-CREF Global Agriculture LLC, une société qui a levé deux milliards pour investir dans les terres agricoles. Avant cette transaction, TIAA-CREF gérait déjà pour « approximativement 2,5 milliards de dollars de terres agricoles de qualité supérieure », mentionne le communiqué envoyé aux médias.

    Le fonds de retraite suédois Andra AP-fonden et la caisse des fonctionnaires de Colombie-Britannique, British Columbia Investment Management Corporation, figurent également parmi les investisseurs, aux côtés d’autres institutions ne voulant pas être identifiées, selon TIAA-CREF.

    Fonds d’investissement - Des terres agricoles pour profiter des garanties du gouvernement
    http://farmlandgrab.org/post/view/20498
    http://farmlandgrab.org/post/view/20499

    #terres #placement #finance


  • Projet de loi de finances pour 2011 : Justice- Administration pénitentiaire
    http://www.senat.fr/rap/a10-116-3/a10-116-33.html#toc22

    "Le placement sous surveillance électronique. Cette mesure est devenue la principale mesure d’aménagement de peine au cours des trois dernières années. Avec la loi pénitentiaire, il pourrait devenir la modalité la plus usuelle d’exécution des fins de peine. En effet, aux termes du nouvel article 723-28 du code de procédure pénale, la personne condamnée à une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure ou égale à 5 ans, lorsqu’aucune mesure d’aménagement de peine n’a été ordonnée six mois avant la fin de peine, et qu’il lui reste 4 mois d’emprisonnement à subir11(*) exécute le reliquat de la peine selon les modalités du PSE, sauf en cas d’impossibilité matérielle, de refus de l’intéressé, ou d’incompatibilité entre sa personnalité et la nature de la mesure ou le risque de récidive. Afin d’éviter toute dérive vers une « grâce électronique », le Parlement a prévu que cette disposition est mise en oeuvre par le directeur du SPIP sous l’autorité du procureur de la République qui peut fixer les mesures de contrôle et les obligations auxquelles la personne condamnée devra se soumettre. Par ailleurs, en l’absence de décision de placement, la personne condamnée peut saisir le juge de l’application des peines qui statue par jugement après débat contradictoire.

    Le seuil des 5.000 placements sous surveillance électronique simultanés a été atteint pour la première fois en mars 2010.

    Au cours des 12 derniers mois, cette croissance se ralentit mais s’établit encore à 25,6 %.

    Au 1er août 2010, 67,5 % des personnes sous écrou bénéficiant d’un aménagement de peine sont placées sous surveillance électronique. Ainsi, au total, un condamné sous écrou sur dix exécute sa peine sous le régime du PSE.

    En flux, le PSE représente de loin le premier aménagement de peine prononcé sur l’ensemble du territoire national, avec 46% de l’ensemble des mesures accordées au cours de l’année 2009.

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