• Deux sujets qui frémissent sur Twitter (c’est-à-dire que j’en vois passer, mais ce n’est pas encore « systématique », à la façon des violences policières contre les GJ par exemple) :

    – les mesures de confinement rendues de plus en plus intolérantes et pas clairement rationnelles, dont la justification pue la moraline ; j’ai vu passer un témoignage d’une italienne racontant à quel point l’ambiance de chasse aux sorcières et d’intolérance lui pesait, à base d’arguments moralistes typique des vagues d’indignation facebookées et de piété religieuse, sans prendre en compte les besoins réels des gens enfermés chez eux dans des situations très très différentes ;

    – des flics en roue libre, en mode milice fasciste, et les excès qui, désormais, touchent carrément les gens qui n’ont rien fait d’autre que d’essayer de faire marcher leur gamin devant chez eux… je vois quelques témoignages de gens, mais là encore, comme c’est plus sur le ton de la grossièreté policière bas-du-front (insultes, tutoiement) que des violences physiques, ça n’a pas l’air de choquer plus que ça (« c’est pour ton bien, connard irresponsable » ou « ah ah le petit bourgeois qui découvre la vie, il disait rien quand les GJ se faisaient tabasser »).

    • Tout à fait d’accord avec la moraline.

      J’écrivais quelque part ici que ça m’évoquait les tensions de la guerre de 14 entre le front et l’arrière (les #embusqués) où la vie continue.

      Sachant que ce n’étaient (sont) pas forcément les «  combattants  » qui étaient (sont) les plus virulents mais les #planqués qui dirigent qui font régner l’ordre et la morale, se plaçant en représentants respectueux du front.

    • Tu as aussi toute une cohorte d’individus qui se déchainent et dénoncent à la police ceux qui sont allés se promener sans chiens ni jogging. Hier, on est pas allés marcher assez tôt sur les digues un peu en dehors de la ville et dès 8h00 il y a avait des enfants (ce matin à 6h30 presque personne) un type fou furieux à vélo nous a insulté comme d’autres marcheurs en nous promettant le pire.
      Je pense à la libération où les bons français dénonçaient leurs voisins pour connivence avec l’envahisseur.
      On est rentré plombé, d’autant que le mec qui dort sur le banc à qui on amène du café chaud et de la bouffe nous a servi un discours patriote et raciste (surtout avec ses dreads et sa couleur de peau, ça fait mal).