• Cirrhose, des microparticules de plastiques retrouvées dans le foie des malades
    https://www.mediscoop.net/algologie/index.php?pageID=2cfbc155744eddef0496be4f95fe2d34&site_origine=newsletter

    Des #microparticules de #plastiques variées ont été retrouvées dans tous les foies de personnes atteintes de cirrhose. A l’inverse, elles étaient indétectables chez des personnes sans maladie hépatique. Seraient-elles la cause ou la conséquence de la pathologie ? Les auteurs de cette étude parue dans eBioMedicine y travaillent mais constatent en tout cas que ces substances peuvent s’accumuler dans les organes périphériques humains. Jusque-là elles avaient été retrouvées dans le sang, les selles et le placenta.

    Source :
    Microplastics detected in cirrhotic liver tissue - eBioMedicine
    https://www.thelancet.com/journals/ebiom/article/PIIS2352-3964(22)00328-0/abstract

    #santé

  • Plus beaux, plus blancs, plus polluants… Caroline Montpetit
    https://www.ledevoir.com/lire/722133/coup-d-essai-plus-beaux-plus-blancs-plus-polluants

    Ils ont atterri dans nos poubelles, portés par la publicité et ses mirages de propreté et d’individualité. Pourtant, paradoxalement, plus ils sont beaux et blancs, plus ils sont polluants. Ce sont ces objets jetables, gobelets, mouchoirs, téléphones, bâtons de déodorant, dont la philosophe française Jeanne Guien retrace l’histoire dans son dernier livre Le consumérisme à travers ses objets.


    Photo : Tobias Steinmaurer / APA via Agence France-Presse Le gobelet jetable est apparu aux États-Unis au milieu du XXe siècle, dans un contexte où les tasses communes étaient soupçonnées de transmettre des germes.

    À travers cette histoire, ce sont les fondements de notre consumérisme qu’elle traque, tels qu’ils sont conçus par une industrie sans cesse en quête de profits. Pour les atteindre, c’est l’individu qu’elle vise au cœur de son intimité. Et cette pseudo-propreté individuelle, du jetable et du parfumé, se fait trop souvent, on le voit avec la crise environnementale, au prix de la santé et du bien-être collectif.

    « Le consumérisme est quelque chose de très individuel, confirme-t-elle en entrevue. C’est d’abord l’individu qui agit. » La publicité s’adresse à « vous, à votre corps, à votre famille », et non à la société dans son ensemble. « Dans un monde comme cela, la pensée politique devient individualité. »

    Pour Jeanne Guien, le consumérisme n’est cependant pas « tant le vice moral de sociétés gâtées qu’une affaire de production et de conception ». Et c’est en décryptant comment le marché et la publicité ont créé ces besoins qu’elle laisse voir la possibilité de s’en libérer.

    Pour chaque objet analysé, l’autrice retrace les contextes et surtout les peurs qui ont porté son apparition, puis sa consommation.

    Le gobelet jetable, par exemple, est apparu aux États-Unis au milieu du XXe siècle, dans un contexte où les tasses communes, qui étaient accrochées par exemple aux fontaines d’eau, étaient soupçonnées de transmettre des germes.

    En 1910, l’Individual Drinking Cup Company (IDCC) lance d’abord le « gobelet public », puis le « gobelet individuel », puis le « gobelet sanitaire », prisé durant l’épidémie de grippe espagnole. « Toujours plus de propreté impliquait toujours plus de matière : des gobelets jetables, des pailles jetables, des emballages jetables », écrit-elle.

    Des besoins inventés
    Ce que Jeanne Guien démontre, c’est qu’il n’y avait pas de demande préexistante à l’apparition de ces objets. En France, au XVIIe siècle, « le peuple se mouchait avec ses doigts ou sa manche, les nobles avec un foulard ». Le mouchoir jetable, ancêtre du Kleenex, a pour sa part été conçu au Japon. Les nobles s’y mouchaient en effet dans du papier de soie dès le IXe siècle, nous dit-elle.

    En 1930, une publicité américaine de Kleenex affirme que « Kleenex remplace les mouchoirs en tissu chez les gens progressistes ». Après avoir ciblé les femmes riches qui se servaient des mouchoirs jetables pour se démaquiller, Kleenex lance son Mansize, pour conquérir le marché masculin. Et puis, pourquoi reculer devant la manne d’un public plus large ? Les mouchoirs jetables sont désormais présentés comme des produits « “pratiques et essentiels”, comme des objets quotidiens dans toutes les maisons ».

    Plus encore que la nécessité, c’est la peur qui est souvent mise en avant pour justifier la vente d’un nouveau produit. En entrevue, Jeanne Guien cite en exemple le cas des déodorants. En 1912, à une époque où les gens considéraient que le fait de se laver avec de l’eau était amplement suffisant comme mesure d’hygiène, une agence de publicité a l’idée de convaincre les femmes qu’elles pourraient faire souffrir leur entourage de l’odeur de leur transpiration sans s’en rendre compte.

    « Ce type de publicité, surnommé “campagne de la honte” ou “de la peur” devint un modèle par la suite : à travers le monde, on le retrouve dans les publicités pour le savon, le dentifrice, les déodorants vaginaux et même le papier à lettres… », écrit-elle.

    Indispensables téléphones
    Sans être immédiatement jetables, mais au moins aussi polluants, les téléphones intelligents ont fait l’objet d’une « diffusion rapide et massive, à un point unique dans l’histoire des techniques ». Grâce à l’effet de réseau systémique, « l’objet devient en soi un moyen d’intégration, ou d’exclusion ».

    « Dans certains pays, comme en Chine, il est nécessaire d’avoir un téléphone intelligent pour prendre les transports en commun », relève-t-elle.

    Experte de l’obsolescence programmée, Jeanne Guien met le lecteur en garde contre les multiples voies d’évitement en matière de réduction de la surconsommation.

    Prévient-on vraiment la surconsommation, par exemple, en mettant en marché un steak végétarien ? Soigne-t-on vraiment l’environnement en remplaçant, comme l’a fait McDonald’s dans les années 1990, le polystyrène par du carton ? Pourquoi ne pas carrément réduire l’usage du plastique plutôt que de compter sur son recyclage ? Les lois sur l’obsolescence programmée, comme celle qui est en vigueur en France, devraient-elles être plus largement appliquées ?

    Le greenwashing , largement pratiqué par les entreprises pour obtenir une acceptabilité environnementale douteuse, mériterait également d’être condamné, dit-elle. « Kleenex et Pornhub ne pourront jamais remplacer une forêt boréale en plantant des monocultures arboricoles. Ce discours est d’autant plus absurde que ces monocultures servent en général à la production », écrit-elle à titre d’exemple. Autre exemple ; un déodorant dit « bio efficace », qui a échoué au test d’innocuité « pour les femmes enceintes, les adultes, enfants et les adolescents, autrement dit pour tout le monde », écrit-elle.

    « Il faudrait pouvoir légiférer sur les contenus publicitaires », dit-elle en entrevue. « S’il n’y a pas de loi, les entreprises ne feront pas les choses par elles-mêmes. » Dans ce rapport publicitaire qui lie directement les entreprises et le grand public, les forces en cause sont pour l’instant déséquilibrées, et les intermédiaires ne sont pas au rendez-vous.

    #jetables #consumérisme #publicité #kleenex #peurs #déodorants #smartphones #obsolescence_programmée #surconsommation #plastiques #greenwashing #bio_efficace

    • Le consumérisme à travers ses objets Jeanne Guien
      https://www.editionsdivergences.com/livre/le-consumerisme-a-travers-ses-objets

      Qu’est ce que le consumérisme ? Comment s’habitue-t-on à surconsommer, au point d’en oublier comment faire sans, comment on faisait avant, comment on fera après ? Pour répondre à ces questions, Jeanne Guien se tourne vers des objets du quotidien : gobelets, vitrines, mouchoirs, déodorants, smartphones. Cinq objets auxquels nos gestes et nos sens ont été éduqués, cinq objets banals mais opaques, utilitaires mais surchargés de valeurs, sublimés mais bientôt jetés. En retraçant leur histoire, ce livre entend montrer comment naît le goût pour tout ce qui est neuf, rapide, personnalisé et payant. Car les industries qui fabriquent notre monde ne se contentent pas de créer des objets, elles créent aussi des comportements. Ainsi le consumérisme n’est-il pas tant le vice moral de sociétés « gâtées » qu’une affaire de production et de conception. Comprendre comment nos gestes sont déterminés par des produits apparemment anodins, c’est questionner la possibilité de les libérer.


      JEANNE GUIEN , ancienne élève de l’École normale supérieure, est docteure en philosophie et agrégée. En 2019, elle a soutenu une thèse à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne consacrée à la notion d’obsolescence, étudiant l’histoire des débats autour de la durée de vie des moyens de production et des biens de consommation. Membre du CETCOPRA et du LISRA, co-organisatrice du séminaire Deuxième vie des objets (Mines, EHESS), elle conduit également des expériences de recherche-action concernant les biffins (récupérateurs de rue en Ile-de-France), le freeganisme (récupération alimentaire), la collecte municipale des déchets et l’antipub. Elle anime également une émission radio et un blog sur médiapart afin de médiatiser certains enjeux sociaux et politiques liés au déchet : condition de travail des éboueurs et des biffins, politiques d’ « économie circulaire », injustices environnementales en France, répartition inégale de l’étiquette « écologiste » dans les luttes et les mouvements sociaux.

  • La mairie de Jérusalem laissera des conteneurs pour recycler les bouteilles Sue Surkes
    https://fr.timesofisrael.com/la-mairie-de-jerusalem-laissera-des-conteneurs-pour-recycler-les-b

    La municipalité a expliqué avoir retiré 200 des 1 500 conteneurs en prévision de l’entrée en vigueur, le 1er décembre, de la nouvelle loi sur la consigne des bouteilles.

    La municipalité de Jérusalem a commencé à retirer les conteneurs de recyclage des bouteilles en prévision de l’entrée en vigueur de la loi sur la consigne des bouteilles https://fr.timesofisrael.com/les-bouteilles-jusqua-5-litres-seront-desormais-consignees le 1er décembre.


    Une femme jette une bouteille dans un bac de recyclage du centre de Jérusalem. (Crédit photo : Nati Shohat/Flash90)

    Mais une porte-parole a déclaré que si 200 des 1 500 conteneurs de ce type ont été retirés, il y a encore suffisamment de cages dans la ville pour répondre aux besoins de recyclage.

    Il y a un an, dans une victoire pour les groupes environnementaux et en particulier pour l’organisation de défense Adam Teva V’Din, qui a défendu cette cause, le ministère de la Protection de l’environnement a annoncé que la loi sur la consigne des récipients à boisson serait étendue aux bouteilles de 1,5 à 5 litres – une mesure qui devrait permettre aux consommateurs d’économiser près de 60 millions de shekels par an.

    Depuis 2001, date à laquelle le gouvernement a adopté la loi sur la consigne des contenants de boissons, une somme remboursable – actuellement 30 agorot – a été ajoutée au coût de toutes les canettes de boissons et des bouteilles en verre et en plastique contenant de 100 millilitres à 1,5 litre de boisson, afin d’encourager les gens à les rapporter après usage.

    Mais les bouteilles plus grandes ont été exemptées, principalement en raison de la pression exercée par les groupes ultra-orthodoxes et les fabricants.


    Des déchets plastiques dans la mer. (dottedhippo/iStock by Getty Images)

    Au cours des dernières semaines, le Times of Israël a reçu des signalements de résidents de différents quartiers de Jérusalem selon lesquels des conteneurs de recyclage pour des bouteilles autres que celles pour lesquelles une consigne peut être demandée ont disparu et que les appels à la municipalité de Jérusalem avaient donné des explications différentes.

    Selon la porte-parole, « la nouvelle loi sur la consigne, qui entrera en vigueur le 1er décembre, stipule que la responsabilité du placement et du fonctionnement des installations de recyclage des bouteilles incombe au ministère de la Protection de l’environnement ».

    « De nouvelles installations seront placées dans les chaînes de commercialisation et lorsque les bouteilles seront retournées, un avoir sera émis en retour », a précisé la porte-parole.

    « Avec la mise en œuvre de la loi, il ne sera pas nécessaire d’implanter des installations de recyclage de bouteilles dans toute la ville. Pendant la période actuelle, la municipalité travaille à la collecte des conteneurs, qui constituent un danger dans l’espace public, et tout [est fait] en coordination avec le ministère de la Protection de l’environnement. »

    La porte-parole a déclaré que la collecte principale des conteneurs existants sera effectuée après le 1er décembre, une fois que les alternatives, dans les zones commerciales, seront en place.

    Estimant que cette mesure permettrait aux Israéliens d’économiser quelque 56,3 millions de shekels par an, aux sociétés de collecte 45,6 millions de shekels et aux autorités locales 4,4 millions de shekels, l’ancien ministre de la Protection de l’environnement Gila Gamliel avait déclaré à l’époque qu’une prolongation de la consigne garantirait la viabilité économique d’une usine de recyclage du plastique en Israël et fournirait des matières premières aux producteurs locaux de bouteilles qui doivent actuellement importer du plastique recyclé de l’étranger. (La dernière usine de recyclage de bouteilles en plastique en Israël a fermé il y a des années.)

    Cela permettrait également de réduire la quantité de déchets mis en décharge et de créer de nouveaux emplois verts, avait déclaré la ministre.

    #Bouteilles #pollution #déchets #recyclage #écologie #plastique #environnement #plastique #pollutions_ #économie #consigne #LP

    • La pollution des sacs plastiques est un fléau pour Israël accro au tout jetable 18 juin 2019 - par Claudine Douillet
      https://www1.alliancefr.com/actualites/la-pollution-des-sacs-plastiques-est-un-fleau-pour-israel-accro-au-

      La militante Maya Jacobs, dont l’ONG Zalul se bat pour la protection du rivage et des rivières israéliennes, revient sur le dernier rapport WWF, qui s’alarme de la pollution plastique de la côte de Tel-Aviv, l’une des plus importantes du pourtour méditerranéen.

      D’après le dernier rapport du WWF https://www.liberation.fr/planete/2019/06/07/la-france-plus-gros-producteur-de-dechets-plastiques-en-mediterranee-selo , la côte de Tel-Aviv est la troisième plus touchée par la pollution plastique du pourtour méditerranéen, après la Cilicie turque et la région de Barcelone, avec une masse moyenne de 21 kilos de déchets plastiques par kilomètres de littoral.


      Les activistes locaux, à l’instar de Maya Jacobs, dirigeante de l’ONG Zalul en Israël, espère que ces chiffres vont alerter les politiques ainsi que l’opinion publique. L’Etat hébreu est le deuxième plus grand consommateur d’ustensiles plastiques à usage unique au monde, derrière les Etats-Unis, malgré une population 37 fois moindre.

      Quels facteurs expliquent un tel taux de pollution plastique des plages israéliennes ?
      Géographique d’abord : Israël est à l’exact opposé du détroit de Gibraltar [qui « ferme » la Méditerranée, ndlr], et comme le courant va dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, une partie des déchets plastiques de l’Afrique du Nord remonte jusqu’à nous.
      Et notamment ceux de l’Egypte, responsable de près de la moitié du plastique flottant dans la mer.

      Ceci étant dit, entre 60% à 80% de la pollution plastique des plages israéliennes est le fait des baigneurs israéliens, directement liée à une consommation de produits plastiques effarante, ancrée dans la culture locale.

      D’où vient cette consommation excessive ?
      Israël est accro au tout jetable. Cela s’explique autant d’un point de vue social - beaucoup de familles nombreuses, tant du côté juif qu’arabe, ont l’habitude de faire de grands pique-niques et repas familiaux lors des jours fériés et le week-end - que religieux.

      C’est plus facile de suivre les règles casher avec de nouveaux couverts à chaque repas. Pour beaucoup de femmes des milieux populaires et religieux, les couverts en plastique sont aussi une façon de s’épargner une corvée domestique.

      Il y a aussi une mentalité très « germophobe » : ici, les gens préfèrent toujours boire dans un gobelet en plastique qu’un verre, et tant pis pour la dose de perturbateurs endocriniens avalée au passage… Israël est un pays très avancé en termes de technologie ou d’agronomie mais complètement en retard sur l’éducation écologique.

      La population ne se sent pas responsable de l’environnement. Les pollueurs – tant au niveau individuel que les grosses entreprises – ont une sensation d’impunité.

      C’est d’autant plus étrange que le sionisme était à l’origine un retour à la terre sacrée : on aurait pu penser qu’il en découlerait une volonté de la protéger…

      Au niveau politique, rien n’est fait ?
      A l’école, on ne parle quasiment pas de pollution, ni des bonnes attitudes à prendre, comme le tri des ordures.
Il n’y a pas de programme national de lutte contre les déchets plastiques.

      Le recyclage est confié à des compagnies privées, dont certaines font faillite, faute d’aides publiques !

      A la Knesset (le parlement israélien), les partis religieux bloquent tout projet de loi visant à limiter ou taxer la consommation d’ustensiles en plastique car ils considèrent que cela dégraderait le niveau de vie des familles ultra orthodoxes, souvent modestes, sans penser au coût plus global de la pollution plastique.

      De façon générale, il y a un problème de sensibilisation, que des associations comme nous tentent de combler.

      Quand les gens voient les statistiques, ils sont choqués. Mais cette approche n’a qu’un effet limité s’il n’y a pas de décisions fermes venant d’en haut.

      Quelles mesures législatives sont nécessaires selon vous ?
      Il y a trois ans, une loi interdisant les sacs plastiques gratuits dans les supermarchés a été votée, pour limiter leur distribution systématique. Mais leur prix a été fixé trop bas, autour de 10 arogot (environ 2 centimes d’euros). Les gens n’y voient qu’une taxe de plus, quasi indolore, sans impact sur leurs habitudes.

      Nous militons pour une législation semblable à celle que la France et l’Union européenne viennent d’adopter sur les ustensiles à usage unique, et pour un système de consigne des bouteilles en plastique.

      Mais l’opposition politique et l’apathie restent fortes. Il nous faut changer les mentalités, ce qui passe aussi par l’application des lois existantes et une certaine sévérité. Le jet d’ordure sur la voie publique est théoriquement sanctionné d’une amende de 500 shekels (125 euros). Mais de mémoire d’activiste, je n’ai jamais vu un seul de ces PV !

      #Tout_jetable #jetable #plastiques_à_usage_unique #éducation #sacs_plastiques

  • La quantité de plastique présente dans les océans réévaluée fortement à la hausse
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/09/10/la-quantite-de-plastique-presente-dans-les-oceans-reevaluee-fortement-a-la-h

    Selon une étude publiée le 9 septembre, il y aurait 24,4 milliards de milliards de particules de microplastiques, d’une taille comprise entre 1 et 5 millimètres, en suspension dans les mers du globe, cinq fois plus que les précédentes estimations.

    Les images emblématiques des tortues saucissonnées dans des débris de bâche ou d’oiseaux nichant au milieu de bouchons de bouteilles en plastique sur une plage ne reflètent qu’une partie du problème de la pollution marine. Car en plus des millions de tonnes d’emballages, restes d’engins de pêche et autres macrodéchets aquatiques, il flotterait dans l’océan mondial cinq fois plus de particules de microplastiques que ce qu’estimait la communauté scientifique jusqu’en 2015. L’étude publiée jeudi 9 septembre dans la revue Microplastics and Nanoplastics, du groupe Nature, ne prétend pas que les quantités, certes gigantesques, de microplastiques présentes dans l’eau aient explosé en quelques années, mais explique que les travaux antérieurs avaient grandement sous-évalué le niveau de pollution.

    Vidéo des déchets dans les canyons méditerranéens - © Ifremer/RAMOGE Explorations 2018.
    https://embed.ifremer.fr/videos/51a15620b265443db25cbc74ae174870

    Selon l’équipe internationale menée par Atsuhiko Isobe, du Centre de recherches océaniques et atmosphériques de l’université de Kyushu (Japon), il y aurait 24,4 trillions (milliards de milliards) de ces particules d’une taille comprise entre 1 et 5 millimètres en suspension dans les océans, et non 5,5 trillions, comme estimé initialement ; ce qui représenterait entre 82 000 et 578 000 tonnes. Les analyses ont détecté en moyenne entre 113 000 et 5,3 millions de pièces de microplastiques au kilomètre carré, soit un poids de 130 grammes à 2,67 kilos.

    Contamination généralisée

    Les auteurs ont analysé, calibré et synthétisé les données brutes tirées de 8 218 échantillons, dont les prélèvements ont eu lieu un peu partout autour du globe et qui sont destinés à nourrir une base de données publique. Cependant, ils soulignent que, dans leur maillage des océans, il manque des éléments en provenance de l’océan Indien occidental et de la mer de Chine méridionale, alors que « l’Asie du Sud, du Sud-Est et la Chine génèrent environ 68 % de tous les déchets plastiques mal gérés dans le monde ».

    Des eaux côtières jusque dans les abysses en haute mer, la contamination est généralisée – même si la connaissance de ces grands fonds est limitée par la difficulté à y mener des recherches. Citant des études récentes, la publication relève notamment que des micro-organismes qui se développent à la surface d’éléments immergés (navires, digues…), incorporés à des agrégats marins et des matières fécales, « permettent aux microplastiques plus légers que l’eau de mer de se déposer dans l’océan abyssal ». Les échantillons prélevés pour l’étude proviennent majoritairement des eaux proches de la surface.

    Les auteurs estiment que leur révision de l’importance de la contamination est prudente, d’autant plus qu’elle exclut les fibres synthétiques. Leur prise en compte donnerait des constats encore plus marqués, mais elles sont trop difficiles à caractériser de façon homogène à grande échelle.

    « Les fibres synthétiques – qui sont en grande majorité transportées dans l’atmosphère – peuvent se confondre avec des éléments naturels comme des végétaux. Elles restent un mystère pour nous… Sauf les bleues ou oranges qui proviennent des “dolly ropes”, des sortes de chevelure de polymères que les pêcheurs d’Europe du Nord attachent à leurs chaluts de fond [pour protéger leurs filets] », précise François Galgani, l’un des coauteurs de la publication.

    « Vraies décharges »

    Cet expert reconnu de l’Institut français pour l’exploitation des mers (Ifremer) travaille aussi sur le devenir des macrodéchets en mer, « dont 95 % se retrouvent au fond des océans, explique-t-il. On y trouve de vraies décharges ». Son travail consiste notamment à enregistrer des images en profondeur afin de documenter la pollution. Comme ce film impressionnant tourné en Méditerranée par 2 200 mètres de fond, à 8 kilomètres devant la Côte d’Azur, montrant seaux, pots de yaourt et objets divers accumulés au fond de l’eau.

    Le chercheur est aussi référent de la Commission européenne et participe à l’élaboration d’un traité international sur les microplastiques et les déchets aquatiques dont les Etats discutent depuis 2016, dans le cadre de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement (UNEA).

    Actuellement, les scientifiques ne connaissent pas précisément la trajectoire des plastiques et microplastiques dans l’océan. Mesurer leur teneur dans l’univers marin est un exercice ardu. L’échantillonnage avec les filets spécifiques utilisés par les scientifiques, dont le contenu est ensuite décompté sous des microscopes, risque non seulement de faire manquer des fibres, mais aussi des microplastiques de plus petite taille. Plusieurs évaluations récentes viennent ainsi d’être révisées. « Nous n’observons pas d’augmentation nette d’une année sur l’autre près des pays qui émettent ces pollutions, mais celles-ci se renouvellent et nous constatons que les plus anciennes se trouvent repoussées vers les pôles où elles augmentent fortement », résume François Galgani. Plusieurs études ont en effet rapporté des concentrations autour d’îles éloignées, au-dessus du cercle polaire arctique, dans l’Antarctique, l’océan Indien…

    « Les scientifiques évoquent désormais le cycle du plastique de la même manière qu’ils parlent du cycle de l’eau », explique Jean-François Ghiglione, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire d’océanographie microbienne-Sorbonne Université), qui a coordonné la mission Microplastiques de la Fondation Tara Océan de 2019, sur l’étude des déchets plastiques charriés par les fleuves européens vers les mers et les océans. Ses résultats ont curieusement montré que seule une petite fraction des tonnages déversés chaque année par les rivières – dont 10 % se présentent sous forme de microplastiques – était effectivement détectée dans l’océan.

    Apports fluviaux sous-estimés

    Plusieurs millions de tonnes par an déversées côté terre, comparées à des centaines de milliers de tonnes flottant en mer : où pouvaient bien se cacher les « puits de plastique » expliquant ce déséquilibre ? Différentes hypothèses ont été débattues : est-ce que les microplastiques revenaient s’échouer sur les côtes ? Est-ce qu’il se produisait une sédimentation sur le fond ? Une biodégradation ? Une fragmentation en nanoparticules ? Etaient-ils ingérés ?
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Pour mieux sonder les océans, il nous faudrait des véhicules autonomes, des bouées, des balises… »

    « De nouveaux articles ont montré que les petits microplastiques de 25 micromètres à 1 millimètre, comprenant notamment les fibres textiles, pouvaient représenter la même masse que ceux mesurant entre 1 et 5 millimètres. D’autre part, nous nous sommes rendu compte que les chiffres sur l’apport par les fleuves étaient erronés d’un facteur 10 à 100 », confie Jean-François Ghiglione. Ces constats ont fait l’objet d’une publication dans Science, le 2 juillet, avec, notamment, le Centre de formation et de recherche de l’université de Perpignan.

    Moins de particules venues des cours d’eau, flottant nettement plus dans l’#océan que ce que l’on pensait auparavant, « une part d’ombre est résolue », annonce le chercheur. Devant la complexité du sujet, des recherches supplémentaires sont nécessaires, mais une conclusion s’impose : les #plastiques ne disparaissent pas par magie

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  • #Malaisie : une péniche innovante contre l’invasion du plastique dans les océans - GoodPlanet MAG’
    https://www.goodplanet.info/2020/01/19/malaisie-une-peniche-innovante-contre-linvasion-du-plastique-dans-les-o

    Les #déchets, essentiellement #plastiques, sont dirigés vers une rampe dans la barge puis passent sur un tapis roulant avant de tomber dans des bennes à ordures.

    L’ »#Interceptor », qui fonctionne à l’#énergie_solaire et est entièrement autonome, peut collecter jusqu’à 50 tonnes de déchets par jour, selon ses concepteurs.

    • « Le fleuve Klang était comme une décharge flottante », explique Syaiful Azmen Nordin, directeur exécutif de la société malaisienne. « Les bateaux n’arrivaient plus à passer tellement il y avait de plastique ».

      « Maintenant vous pouvez constater que le fleuve ne charrie plus de débris flottants, note-t-il, alors que la barge installée près d’une mosquée de la ville de Klang, retient les déchets.

      L’ONG néerlandaise espère que son projet aura un impact important, alors qu’elle estime à 80% la part des déchets plastiques qui polluent les océans apportés par les fleuves.

      Les eaux du fleuve Klang à elles seules charrient plus de 15.000 tonnes de plastique chaque année dans la mer, selon une carte sur le site internet de l’ONG. Ce cours d’eau fait partie des 50 plus gros contributeurs à la pollution maritime sur la planète.

      En Malaisie, aux côté de la barge, sept barrages filtrants ont été installés sur le fleuve Klang long de 120 kilomètres.

      Les détritus récupérés sont déversés dans des décharges actuellement même si des efforts sont en cours pour en extraire les déchets recyclables.

      Parmi les quelque 50.000 tonnes d’ordures repêchées dans le fleuve en quatre ans « nous avons trouvé des pneus, des ours en peluche et même des animaux morts (…) mais en général c’est du plastique », remarque Syaiful Azmen Nordin.

      par AFP

      Il se trouve que les berges de la Klang à KL font l’objet d’une grosse opération de revitalisation urbaine pour en faire un endroit sympa et touristique. À l’embouchure (kuala) de la rivière Lumpur qui se jette dans la Klang se trouve le cœur de la ville avec ses bâtiments historiques et la belle mosquée Masjid Jamek pile sur la fourche. Virer les poubelles est un geste indispensable dans ce contexte-là...

    • River of Life
      https://www.aecom.com/projects/river-life-klang-river-malaysia

      Divided into three main components – river cleaning, river master-planning and beautification – the USD1.3-billion River of Life project covers the confluences of three city rivers, with a total area of 781 hectares and 63 hectares of water bodies. The project is set to bring the community ‘back’ to the river through a 100 per cent transformation into a vibrant waterfront with high economic and commercial value, rejuvenating the city’s river and re-connecting it to the surrounding urban fabric.

  • À Java, les poubelles débordent, un reportage d’Aude Vidal
    https://visionscarto.net/java-dechets-plastiques

    L’emploi de matières plastiques s’accroît inexorablement sur la planète. Cependant, les pays consommateurs des produits manufacturés ou emballés se trouvent incapables de limiter et recycler leurs #déchets. Les plus riches se débarrassent du problème en exportant ces #plastiques — recyclables ou non — vers les pays d’Asie. Depuis que la #Chine a fermé ses frontières en 2018, ce sont les pays les plus pauvres, comme la #Malaisie, la #Thaïlande, ou encore l’#Indonésie, qui héritent de ce marché mondial.

    #photographie

    Transboundary Trade in Plastic Waste, maps by Levi Westerveld & Philippe Rivière
    https://visionscarto.net/transboundary-trade-in-plastic-waste

    #plastic_waste #recyclage #recycling

  • Luttes pour la défense de l’environnement : les mômes font le job ... et se laissent manipuler.

    Lilly, 11 ans, veut débarrasser la Thaïlande du plastique - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2019/07/05/lilly-11-ans-veut-debarrasser-thailande-plastique

    « Le directeur de Central a été le premier à m’écouter, raconte Lilly tout sourire. L’année dernière, il a accepté de mettre en place des « journées sans plastique », une fois par mois, pendant lesquels il ne distribue aucun sac jetable. Maintenant, ces « journées sans plastique » auront lieu une fois par semaine et l’enseigne ne donnera plus systématiquement de sac à la caisse. C’est génial ! » Dans la foulée de cette annonce, fin mai, d’autres grandes enseignes ont pris le pas comme Big C ou Villa. La petite fille ne compte néanmoins pas s’arrêter là. « Mon objectif maintenant, c’est de les convaincre de supprimer les sacs plastiques complètement ! »

    #storytelling #plastiques

  • The surprising way plastics could actually help fight climate change
    http://theconversation.com/the-surprising-way-plastics-could-actually-help-fight-climate-chang

    Petro-plastics aren’t fundamentally all that bad, but they’re a missed opportunity. Fortunately, there is an alternative. Switching from petroleum-based polymers to polymers that are biologically based could decrease carbon emissions by hundreds of millions of tons every year. Bio-based polymers are not only renewable and more environmentally friendly to produce, but they can actually have a net beneficial effect on climate change by acting as a carbon sink. But not all bio-polymers are created equal.

    #plastiques

  • Depeche - Le #recyclage s’entasse aux #Etats-Unis car la #Chine n’en veut plus - France 24
    http://www.france24.com/fr/20180712-le-recyclage-sentasse-etats-unis-car-chine-nen-veut-plus

    A la fin du tri, de gros cubes de déchets compactés (papiers, cartons, plastiques...) sont produits. Ces déchets étaient achetés depuis des décennies par des entreprises, principalement en Chine, qui les nettoyaient, broyaient et retransformaient en matières premières pour des industriels. Ces importateurs fermaient les yeux quand les balles de plastiques étaient trop sales ou n’étaient pas assez « pures ».

    La Chine, l’an dernier, a ainsi acheté plus de la moitié des #déchets recyclables exportés par les Etats-Unis. Au niveau mondial, depuis 1992, ce sont 72% des déchets #plastiques qui ont fini en Chine et à Hong Kong, selon une étude parue dans Science Advances.

    Mais depuis janvier, les frontières chinoises se sont fermées à la plupart du papier et du plastique, conséquence d’une nouvelle politique environnementale de Pékin... les dirigeants chinois se disant désireux de ne plus être la poubelle de la planète, ou même sa déchetterie.

    Pour le reste, dont le métal ou le carton, les inspecteurs chinois ont fixé un taux de contamination de 0,5%, trop bas pour les technologies américaines actuelles qui n’arrivent pas à trier les déchets de façon aussi précise. Le secteur s’attend in fine à ce que presque toutes les catégories de déchets soient refusées d’ici 2020.

  • #Budget 2021-2027 : ce que contient la proposition de la Commission
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer/?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250281041049&nl=1

    La #Commission_européenne a présenté, le 2 mai, une proposition de budget pour la période 2021-2027 en légère augmentation malgré le départ du Royaume-Uni et le financement de nouvelles priorités (#sécurité, #défense, #migrations...). Pour y parvenir, elle propose de réduire de 5 et 7% les budgets consacrés à la #PAC et à la #cohésion (leur part dans le total du budget tombera de 72 à 58%) et de créer trois nouvelles ressources propres, dont une taxe sur les #plastiques non recyclés. Bruxelles veut aussi instaurer un moyen de pression sur les gouvernements en conditionnant ses versements au « respect de l’Etat de droit ». Les coupes dans la PAC et la cohésion ont suscité de vives réactions en France, dont celle du ministre de l’#Agriculture et celle des Régions de France.

    #erasmus #investissement #plan_junker #transport_stratégique #otan #Europol #Frontex #Fonds_européen_de_développement #impôt_sur_les_sociétés #taxe_carbone

  • Plastic fibres found in tap water around the world, study reveals | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2017/sep/06/plastic-fibres-found-tap-water-around-world-study-reveals?CMP=share_btn

    Microplastic contamination has been found in tap water in countries around the world, leading to calls from scientists for urgent research on the implications for health.

    Scores of tap water samples from more than a dozen nations were analysed by scientists for an investigation by Orb Media, who shared the findings with the Guardian. Overall, 83% of the samples were contaminated with plastic fibres.

    The US had the highest contamination rate, at 94%, with plastic fibres found in tap water sampled at sites including Congress buildings, the US Environmental Protection Agency’s headquarters, and Trump Tower in New York. Lebanon and India had the next highest rates.

    European nations including the UK, Germany and France had the lowest contamination rate, but this was still 72%. The average number of fibres found in each 500ml sample ranged from 4.8 in the US to 1.9 in Europe.

    The new analyses indicate the ubiquitous extent of microplastic contamination in the global environment. Previous work has been largely focused on plastic pollution in the oceans, which suggests people are eating microplastics via contaminated seafood.

    #plastique #eau #pollution #It_has_begun

    • Une étude alerte sur les fibres #plastiques contenues dans l’#eau du #robinet
      http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/partout-dans-le-monde-l-eau-du-robinet-est-contaminee-par-des-fibres-de

      Le plastique est partout, même dans l’eau du robinet. Une étude réalisée par des scientifiques à l’initiative du site Orb media (en anglais), assure que partout dans le monde, l’eau potable est contaminée par des #microplastiques, et ce dans des quantités qui varient d’un pays à l’autre.

      Selon The Guardian, qui se fait l’écho de ce travail, mercredi 6 septembre, « les scientifiques appellent à ce que la recherche se penche sur les implications de cette présence de plastique pour la #santé ». Jusqu’alors, les scientifiques étudiaient particulièrement les quantités de plastique se trouvant dans l’#océan et susceptibles d’être ingérées par l’homme à travers le #poisson et les fruits de #mer

      Or, les résultats sont inquiétants : sur tous les échantillons d’eau du robinet, prélevés dans 12 pays, 83% d’entre eux contenaient des fibres de plastique. 

      Les #Etats-Unis sont les plus contaminés

      L’Europe s’en sort plutôt mieux que le reste du monde. « Les pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France ont le taux le plus bas, lequel s’élève tout de même à 72% », explique The Guardian. « Le nombre moyen de fibres de plastique trouvées dans chaque échantillon de 500 ml d’eau du robinet s’élèvent à 4,8 aux Etats-Unis, contre 1,9 en Europe », poursuit le quotidien.

      Aux Etats-Unis, les auteurs de l’étude ont en effet retrouvé des fibres de plastique dans 94% des échantillons analysés. « Des échantillons prélevés dans des endroits tels que le Congrès, les bureaux de l’agence de protection de l’environnement et la Trump Tower, à New Yorker », poursuit The Guardian. En Indonésie, ce niveau s’élève à 76,2%, 79,2% en Equateur, 80,8% an Ouganda, 82,4% en Inde et 93,8% au #Liban, selon Orb media.

      Plastic fibres found in tap water around the world, study reveals | Environment | The Guardian
      https://www.theguardian.com/environment/2017/sep/06/plastic-fibres-found-tap-water-around-world-study-reveals

      https://www.theguardian.com/environment/2017/sep/06/plastic-fibres-found-tap-water-around-world-study-reveals

      How microplastics end up in drinking water is for now a mystery, but the atmosphere is one obvious source, with fibres shed by the everyday wear and tear of clothes and carpets. Tumble dryers are another potential source, with almost 80% of US households having dryers that usually vent to the open air.

      “We really think that the lakes [and other water bodies] can be contaminated by cumulative atmospheric inputs,” said Johnny Gasperi, at the University Paris-Est Créteil, who did the Paris studies. “What we observed in Paris tends to demonstrate that a huge amount of fibres are present in atmospheric fallout.”

      Plastic fibres may also be flushed into water systems, with a recent study finding that each cycle of a washing machine could release 700,000 fibres into the environment. Rains could also sweep up microplastic pollution, which could explain why the household wells used in Indonesia were found to be contaminated.

      In Beirut, Lebanon, the water supply comes from natural springs but 94% of the samples were contaminated. “This research only scratches the surface, but it seems to be a very itchy one,” said Hussam Hawwa, at the environmental consultancy Difaf, which collected samples for Orb.

      Current standard water treatment systems do not filter out all of the microplastics, Mahon said: “There is nowhere really where you can say these are being trapped 100%. In terms of fibres, the diameter is 10 microns across and it would be very unusual to find that level of filtration in our drinking water systems.”

      Bottled water may not provide a microplastic-free alternative to tapwater, as the they were also found in a few samples of commercial bottled water tested in the US for Orb.

  • Les déchets électroniques empoisonnés au brome
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/10/les-dechets-electroniques-empoisonnes-au-brome_5108637_3244.html

    Intégré à certains plastiques pour les ignifuger, le brome n’était jusqu’ici réputé présent que dans les écrans et les petits appareils électroniques. Les mesures conduites par l’Ineris montrent au contraire que l’on trouve des composés « bromés » à peu près partout : dans les jouets, les outils électriques, les systèmes d’éclairage et, surtout, dans les gros équipements électroménagers (réfrigérateurs, etc.). Selon l’Ineris, environ 39 % des appareils électriques ou électroniques contiennent du brome dans toutes leurs pièces plastiques, 46 % dans au moins l’une d’elles. Seuls 15 % n’en contiennent pas du tout.

    #environnement #déchets_électroniques #retraitement
    L’affaire est un casse-tête pour la filière de traitement des déchets. Depuis 2006, une directive européenne impose de séparer les plastiques bromés des autres, mais sans déterminer de seuil à partir duquel un plastique est considéré comme bromé. En 2015, le Comité européen pour la standardisation électrotechnique (Cenelec) s’est enfin accordé sur le seuil de 2 g de brome par kilo, soit 2 000 parties par million (ppm).

    Ces plastiques, lorsqu’ils sont classés « dangereux » et « polluants organiques persistants » (ou « POP »), ne peuvent être recyclés, ni mis en décharge, ni brûlés dans les incinérateurs classiques.

  • Objectif 14 : #Vie aquatique | UNDP
    http://www.undp.org/content/undp/fr/home/sustainable-development-goals/goal-14-life-below-water.html

    L’#humanité dépend des #océans de la Planète – de leur température, leur chimie, leurs courants et leur faune. La manière dont nous gérons cette ressource vitale est essentielle aussi pour compenser les effets du changement climatique.

    Plus de trois milliards de personnes doivent leur moyen d’existence à la #biodiversité marine et côtière. Cependant, on constate aujourd’hui que 30 % des stocks mondiaux de #poisson sont surexploités, bien en-dessus des niveaux permettant d’obtenir un rendement constant.

    Les océans absorbent également environ 30% du dioxyde de carbone émis par les humains, et on assiste à une hausse de 26 % de l’#acidification des océans depuis le début de la révolution industrielle. La #pollution marine, résultant essentiellement de sources terrestres, atteint des niveaux alarmants, avec une moyenne de 13 000 morceaux de #déchets #plastiques présents sous chaque kilomètre carré d’océan.

    #climat

  • ’Great Pacific garbage patch’ far bigger than imagined, aerial survey shows
    https://www.theguardian.com/environment/2016/oct/04/great-pacific-garbage-patch-ocean-plastic-trash

    Les #déchets #plastiques dans l’#océan #Pacifique sont de plus en plus gros
    https://reporterre.net/Les-dechets-plastiques-dans-l-ocean-Pacifique-sont-de-plus-en-plus-gros

    Nos océans sont remplis de plastique, et ça se voit de plus en plus. Une équipe de l’organisation néerlandaise The Ocean Cleanup a survolé le Pacifique pour observer le plus grand continent de plastique, situé au large de la Californie et d’Hawaï (#Etats-Unis), apprend-on vendredi 7 octobre. Dans ces étendues – il en existe cinq, une par océan –, l’eau est remplie de débris de plastique, le plus souvent réduits à l’état de minuscules particules. Mais on y trouve aussi de plus en plus de déchets plastiques volumineux, constatent les observateurs.

    « Il y avait des débris partout. C’était bizarre de voir autant de déchets dans ce qui devrait être un océan immaculé, raconte Boyan Silat, le fondateur de The Ocean Cleanup, au Guardian [...]. L’essentiel de ces débris étaient de gros morceaux [de plus de 50 cm]. C’est une bombe à retardement, car ils vont se désagréger en #micro-plastique dans les prochaines années si nous ne faisons rien ».

    Boyan Silat rêve d’installer, sur le passage des courants qui forment cette agrégation de déchets, une barrière flottante de 100 km de long. Disposée en forme de V, elle permettrait de concentrer les déchets en son centre, où ils pourraient être traités. Mais le projet n’en est qu’à l’état de prototype.

  • Marine Litter Vital Graphics | GRID-Arendal
    http://www.grida.no/publications/vg/marine-litter

    As this report explains, we need to act now if we want to avoid living in a sea of plastic by mid-century – even if we don’t know everything about what it’s doing to the health of people or of the environment.

    #plastiques #déchets #environnement #pollution #consommation #cartographie

  • For young fish, plastic is basically the McDonald’s all-day breakfast — Quartz
    http://qz.com/698666/for-young-fish-plastic-is-basically-the-mcdonalds-all-day-breakfast
    https://qzprod.files.wordpress.com/2016/06/post-1341-1228813683.jpg?quality=80&strip=all&w=1200

    Researchers from Uppsala University in Sweden reared larval fish in different concentrations of microplastic particles. The findings, published in the journal Science, showed that fish exposed to high concentrations of microplastic particles while developing went on to display abnormal behaviors. These went on to only eat plastic, ignoring their natural food. Researchers were especially surprised that they preferred plastic to their natural food source.

    #pollution #plastiques #mer #nourriture #poissons #santé

  • Montée préoccupante de la puberté précoce (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/02/23/montee-preoccupante-de-la-puberte-precoce_4581829_1650684.html

    Un nombre croissant de petites filles présente des caractères sexuels secondaires prématurés. Les perturbateurs endocriniens font figure de suspects.

    #enfants #puberté_précoce #endocrinologie

    • Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques omniprésentes – dans les pesticides, les plastiques, les cosmétiques, etc. – font figure de principaux suspects. « Nous avons été impressionnés par le fait que les cas de puberté précoce étaient bien plus fréquents chez les enfants immigrés venant d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud, explique Jean-Pierre Bourguignon, professeur au CHU de Liège et spécialiste des liens entre puberté et perturbation endocrinienne. Et il s’est avéré que l’une des raisons à cela est que certaines de ces régions sont infestées par le paludisme et que le DDT, utilisé pour lutter contre les moustiques vecteurs de la maladie, a des propriétés œstrogéniques et favorise les mécanismes qui déclenchent la puberté. »

      « Parmi vingt prématures thélarches que nous venons d’étudier, onze petites filles ont des parents dont la profession était en lien avec des perturbateurs endocriniens », explique de son côté le professeur Sultan. Leur activité œstrogénique était quatre à cinq fois supérieure à celle des petites filles « normales ». L’un des cas les plus frappants a été publié en 2012 par l’endocrinologue montpelliérain dans Gynecological Endocrinology : celui de cette petite fille âgée de 4 mois, issue d’une famille d’agriculteurs, présentant des signes de puberté (menstruation, développement des glandes mammaires et de l’utérus). Des traces de pesticides avaient été retrouvées chez le père, la mère et la petite fille.

      #pesticides #plastiques #œstrogenes #perturbateurs_endocriniens
      qui se trouvent également dans les boites de conserves !

    • @aude_v, la différence avec les vaches c’est qu’avec les #abeilles ce n’est pas voulu, les particules de #plastiques se retrouvent, suivant cette étude, dans n’importe quel #miel, même bio ! Sauf si il est hyper filtré, alors il perd ses qualités et cela fait jusqu’à disparaitre la possibilité d’analyse et de provenance du #pollen.
      Maintenant il faudrait une étude pour savoir à quelle dose on se bouffe des plastiques et leur panoplie de #perturbateurs_endocriniens. Et je parie que rien que dans les boites de conserves ou les canettes, le revêtement au Bisphénol vaut plus qu’un pot de miel ! Ces revêtements ne seront interdits qu’en 2015, remplacés par d’autres vernis… dont les impacts seront connus en 2060 ?

    • Ah voila, je n’utilise pas FB ! Mais pourquoi pas, le numérique est un grand #auto_truc, la dernière fois j’ai eu une discussion avec moi via IRC, un peu répétitive mais ça m’a fait plaisir de ne pas être seule, je me suis ensuite envoyée un mail puis j’ai laissé un message sur mon répondeur téléphonique pour savoir si j’allais bien.

    • tu peux imaginer par exemple faire un flux spécifique avec les articles que tu as auto-partagé ; flux qui serait redirigé vers twitter

    • Je peux même pas l’imaginer ! j’ai ma carte de fidélité seenthis qui donne droit à une réduction sur tous les flux.
      Mmm, trêve de plaisanterie, c’est intéressant ! et le code serait ?

    • Pour que ça soit possible, il faudra que sphinx apprenne à produire cette liste (il a les données, il « suffirait » donc d’ajouter une entrée dans l’API) ; et puis il faudrait ensuite brancher les flux rss sur sphinx (depuis que cette seconde partie est en alpha … j’ai eu 0 retour).

    • @touti @fil, je précise que je ne sais pas de quoi vous parlez, je n’ai rien mis en « favori ». J’avoue que depuis que j’utilise seenthis j’ai rencontré pas mal de bug « automatique » (notamment la mise en favori de post que je n’avais pas mis en favoris voire même jamais vu). Apparemment maintenant je peux commenter, mais encore hier cela m’était impossible (peut être du aux extensions Firefox ou au fait que j’utilise des vieux OS).

  • Quand le conducteur n’est pas là, les souris dansent / Articles / Actualités - Le site du magazine 60 millions de Consommateurs
    http://www.60millions-mag.com/actualites/articles/quand_le_conducteur_n_est_pas_la_les_nbsp_souris_dansent

    La thèse contestée de l’#amidon_de_maïs

    Mais du côté des réparateurs, les explications sont bien différentes. « Les protections autour du moteur sont faites en substances biodégradables, à base de céréales, affirme-t-on au standard d’un garage. Alors ça attire les petits rongeurs. » Georges Castro confirme : « D’après les rapports d’usine, c’est la composition des pièces qui est en cause. Les #caoutchoucs et les #insonorisants sont fabriqués à partir de #maïs pour correspondre aux nouvelles normes européennes. » Sur Internet, de nombreux témoins disent avoir obtenu la même explication de la part de leur garagiste.

    Mais seul Ford admet que, dans ses véhicules, certains tuyaux sont composés pour partie de maïs ou d’amidon. Et reconnaît que cela attire des bestioles qui « n’hésitent pas à s’attaquer à ces éléments mécaniques ». L’entreprise tient à préciser que le consommateur est informé de la présence de ces #plastiques d’origine végétale, et que les animaux rongent indifféremment les pièces voisines.

    Les autres constructeurs, eux, ne veulent pas entendre parler de substances « alléchantes » dans la composition de leurs véhicules. Soit ils n’en ont pas connaissance. Soit ils ne parviennent pas à obtenir l’information. Mitsubishi France affirme que sa maison mère, au Japon, ne lui répond pas sur cette question. Toyota suppose qu’il faudrait étudier la composition de chaque élément endommagé, mais qu’il n’en a pas la liste. Quant à Renault et Suzuki, tous deux affirment qu’ils n’utilisent pas de câbles ou gaines d’origine végétale.

  • Barbie, Legos, other toys linked to destruction of Indonesia’s rainforests
    http://news.mongabay.com/2011/0607-greenpeace_vs_barbie.html

    Some of the world’s largest and most prominent toy-makers are sourcing their packaging materials from companies linked to large-scale destruction of Indonesia’s rainforests, alleges a new report from Greenpeace.

    The report, How APP is Toying with Extinction [PDF], is based on forensic analysis of toy packaging from Mattel, which manufacturers Barbie and Hot Wheels toys; Disney, which makes a variety of toys linked to its movies; Hasbro, which produces GI Joe, Star Wars, and Sesame Street toys and various games like Monopoly and Scrabble; and Lego, which makes the iconic plastic building blocks. The analysis found traces of mixed-tropical hardwood (MTH) and acacia fiber which are principally sourced from Asia Pulp & Paper (APP), an umbrella paper products brand that sources from several companies that have been linked to rainforest destruction in Sumatra

    #jeux #plastiques #bois #environnement