• Courts Find Platforms Addictive and Dangerous by Design
    https://techpolicy.press/courts-find-platforms-addictive-and-dangerous-by-design

    In a landmark ruling last Thursday, a New Mexico judge not only ordered #Meta to pay an additional fine of more than half a billion dollars in a case about teen mental health and child exploitation but also imposed a slew of safety measures aimed at mitigating harmful design features that could have repercussions for child safety everywhere. The fine—in what appears to be the first case in which a #platform has been determined to be a “public nuisance”—will not go to the state’s coffers, but to therapists, screening, and treatment for the teenagers New Mexico says Instagram already hurt. Courts tend to write remedies like that when they’ve decided the harm wasn’t an accident but rather part of a company’s business plan.

    While Meta says it will appeal, the ruling could set a precedent with consequences not only for the parent company of Instagram and #Facebook but also for other social media companies. Especially since this is only one of many cases that 41 state attorney generals have filed against Meta for addiction and harm, and a #California district court denied a preliminary injunction sought by #Meta, #Google, and #TikTok on #First_Amendment grounds to prevent enforcement of the state’s Protecting Our Kids from Social Media Addiction Act.

  • Le guide PDF de la Facturation Electronique sur Dolibarr
    https://www.dolicloud.com/fr/livre-blanc-facturation-electronique-dolibarr.php

    Choisir sa Plateforme Agréée (PA)

    À ce jour, il existe une centaine de Plateformes Agréées auxquels les logiciels peuvent plus ou moins bien se connecter (Voir la liste du gouvernement ici).

    L’erreur principale est de choisir sa plateforme en fonction des pressions faites par sa banque ou son comptable (ces derniers ayant souvent des intérêts avec certaines plateformes données, commissions ou accès direct aux plateformes). Une plateforme décidée par votre banque ou votre comptable “fonctionnera” mais la gestion sera en grande partie manuelle et non seulement vous ne bénéficierez pas de l’intérêt de tous les automatismes promis par la facturation électronique mais cela sera une charge supplémentaire à devoir gérer 2 systèmes (Exemple : Les #PA les plus influentes proposées par les comptables récupèrent vos factures clients de Dolibarr pour les envoyer, mais ne poussent pas vos factures fournisseurs reçues dans Dolibarr, il faudra les copier manuellement).

    ⚠️ Ne cédez surtout pas au lobbying ! Une plateforme agréée se choisit en fonction du logiciel de facturation que vous utilisez VOUS et non en fonction du logiciel ou accord entre PA et votre comptable. C’est à lui de s’adapter à votre choix. S’ il privilégie ses intérêts aux vôtres, changer de comptable !

    Pour le logiciel #Dolibarr, la #plateforme_agréée 100% compatible, sans intermédiaire, est #SuperPDP.

    La plateforme #EsaLink est aussi déjà supportée mais requiert de passer par un intermédiaire (basculer sur le guide de l’association #PDPLibre pour ce cas).

    D’autres plateformes seront ajoutées courant 2027, ce qui permettra d’offrir encore plus d’alternatives aux utilisateurs plutôt qu’une plateforme imposée.

  • #dataclime

    The DATACLIME platform is developed by the
    “Regional Models and Geo-Hydrological Impacts” Division (REMHI) of the ICR Institute (Institute for Climate Resilience) of the CMCC Foundation.

    It is an operational platform aimed at transforming climate data into useful and tailored information for users with different skills and needs.

    It offers various Climate Services by managing the entire information production chain in-house.

    https://www.dataclime.com
    #plateforme #données #climat

  • Le #patois, la langue du coeur.

    Le projet d’une #plateforme intercantonale dédiée à une grande variété de patois romands (francoprovençaux et jurassiens) est né à la suite de la reconnaissance en 2018 des patois romands comme langues minoritaires en Suisse. Et minoritaires, ces locuteurs le sont bien aujourd’hui. À tel point du reste que les statisticiens n’arrivent plus à les comptabiliser : les #statistiques sont toujours présentées avec une marge d’erreur de +/- 3%, et les patoisants se trouvent… dans cette marge.

    https://patoisromands.ch
    #plateforme #langues_minorisées #langues #Suisse #Suisse_romande #francoprovençal

    • « #Cé_qu’è_lainô », l’#hymne de #Genève écrit en francoprovençal

      https://www.youtube.com/watch?v=0WghzOXS5sU&t=5s

      Le célèbre chant « Cé qu’è lainô », récemment officialisé comme hymne du Canton de Genève, a une histoire culturelle très particulière, centrée sur un texte en langue frnacoprovençale et dans le cadre de la rivalité avec les États de Savoie e la Savoie voisine.

      La #chanson évoque en effet la défense de la ville contre l’attaque des troupes menées par le duc Charles-Emmanuel Ier de #Savoie dans la nuit du 11 au 12 décembre #1602, pour récupérer des territoires perdus à l’époque de la #Réforme. L’épisode est connu sous le nom d’#Escalade et il est au centre des commémorations historiques hivernales dans la ville.

      L’hymne de Genève… dans la même langue des États de Savoie ?

      Ce qui rend « Cé qu’è lainô » particulièrement intéressant c’est précisément la langue dans laquelle il a été composé, le francoprovençal, qui, était partagé dans un territoire en conflit. La langue de l’hymne de Genève appartient au même espace linguistique que la Savoie, et il a été choisi pour raconter et transmettre la mémoire des événements du conflit.

      La composition du poème remonte probablement aux mois qui ont suivi le siège manqué et est due à un auteur qui reste inconnu à ce jour mais qui pourrait avoir été un témoin direct des événements.

      Les 68 strophes décrivent en effet en détail l’irruption des troupes savoyardes et la réaction de la population genevoise, avec des références très précises aux combats et aux circonstances de la nuit de l’attaque.

      Le francoprovençal à Genève entre langue populaire et identité

      Au début du XVII siècle, la langue dominante dans la vie publique de Genève était déjà le français, qui s’était imposé surtout après la Réforme de 1536 ; le francoprovençal, en revanche, restait répandu dans les campagnes et parmi les classes populaires de la région alpine occidentale. Le fait que « Cé qu’è lainô » ait été écrit en francoprovençal, le rendait donc partie intégrante d’un continuum linguistique alpin qui, pendant des siècles, a relié des territoires appartenant aujourd’hui à différents États.

      Le francoprovençal utilisé dans le #chant appartient à un vaste ensemble de langues historiquement répandues dans les Alpes occidentales, parmi lesquelles de nombreuses variantes de la région de Savoie et des zones limitrophes. Parmi celles-ci figurent, par exemple, et malgré de grandes différences en termes de prononciation et de lexique, les variétés savoyardes du territoire de l’actuelle Savoie, de la Vallée d’Aoste, d’une partie du Piémont et du Valais.

      Tradition civique et usage contemporain

      Au fil des siècles, le chant est devenu l’un des principaux symboles identitaires de la ville et il est encore aujourd’hui interprété sous une forme abrégée lors de nombreuses cérémonies officielles, notamment la Fête de Escalade et les serments des autorités cantonales. De plus, tout au long du mois de décembre, la mélodie résonne régulièrement depuis le carillon de la cathédrale Saint-Pierre, contribuant à rappeler à la ville l’épisode historique qui a donné naissance au chant.

      Ces dernières années, « Cé qu’è lainô » (littéralement « Celui qui est là-haut ») a fait l’objet d’un débat public qui, en mars 2024, l’a conduit à devenir l’hymne officiel après une modification constitutionnelle et un vote populaire.

      Certains responsables politiques ont critiqué la présence de références religieuses et les tons jugés trop durs, les considérant peu compatibles avec la sensibilité contemporaine et le principe de laïcité des institutions. Le 3 mars 2024, les Genevois et Genevoises ont accepté d’ancrer le Cè qu’è lainô dans la Constitution en tant qu’hymne officiel du Canton. Soumise au référendum obligatoire, cette modification constitutionnelle a été approuvée par 61,77% des personnes votantes.

      https://nosalpes.eu/fr/2026/06/13/ce-que-laino-lhymne-de-geneve-ecrit-en-langue-savoyarde

  • Posse um Platz der Märzrevolution: Amtsblatt streicht Revolution
    https://taz.de/Posse-um-Platz-der-Maerzrevolution/!6183597


    Da ist ja ein Platz ! Und einer mit Namen ! Und mit #Revolution, boah !

    3.6.2026 von Uwe Rada - Warum wird ein Platz nicht ausgeschildert, obwohl es ihn gibt? Diese Frage der Berliner Geschichtswerkstatt muss das Verwaltungsgericht beantworten.

    Auf Google Maps gibt es ihn. Etwas eingeklemmt zwischen Humboldt-Universität, Gorki-Theater und Neuer Wache ist er verzeichnet: der Platz der Märzrevolution.

    Die prominente Lage in der Berliner Mitte verdankt der Platz der ersten Sitzung der Preußischen Nationalversammlung. Sie tagte 1848 in der ehemaligen Singakademie, seit 1952 Spielstätte des Maxim-Gorki-Theaters.

    In den digitalen Raum hat es der Platz der Märzrevolution also geschafft, und auch auf den analogen Stadtplänen ist er eingetragen. Nur die letzte Weihe, die verweigert ihm das Bezirksamt Mitte. Seit der Umbenennung am 18. März 1998, dem 150. Jahrestag der Märzrevolution, wartet der Platz auf sein Platzschild.

    Nun sind 28 Jahre im Berliner Verwaltungshandeln bekanntlich ein Wimpernschlag. Eine solche Interpretation würde vielleicht sogar auch Jürgen Karwelat von der Berliner Geschichtswerkstatt nicht bestreiten. Zusammen mit der „Aktion 18. März“ hatte er sich seinerzeit dafür eingesetzt, dass die immer etwas jenseits des offiziellen Erinnerns laufende Deutsche Revolution im Stadtbild sichtbar wird.

    28 Jahre im Berliner Verwaltungshandeln sind bekanntlich ein Wimpernschlag

    Außer dem Platz des 18. März auf der Westseite des Brandenburger Tors hat sich dabei bislang aber nicht viel getan. Nun freilich besteht Hoffnung. Die Berliner Geschichtswerkstatt hat den Bezirk Mitte vor Gericht gezerrt. Hauptpunkt der Anklage: Das Bezirksamt habe versucht, „den Platz der Märzrevolution am Maxim-Gorki-Theater verschwinden zu lassen“. Am Dienstag kommt es laut Angabe der Geschichtswerkstatt zu einem mündlichen Verhandlungstermin.

    Platz frei für das Nichts

    Anlass der Klage war eine Mitteilung des Bezirks im Amtsblatt vom 11. April 2025. Darin habe der Bezirk erklärt, dass sich das Problem mit der Platzbenennung erledigt habe, teilt die Geschichtswerkstatt in einer Presseerklärung mit. Denn es gebe den Platz nicht, an der besagten Stelle sei nie ein Platz gestaltet worden.

    Sollte das Gericht dieser Argumentation folgen, wäre Berlin auf einen Schlag fast all seine Probleme los. Beispielsweise könnte der Senat auf dem ehemaligen Flughafen Tegel eine große Waldfläche pflanzen lassen, ohne dafür Entschädigung zahlen zu müssen. Denn die Urban Tech Republic, die dort entstehen sollte, gibt es nicht, weil sie bislang nicht fertig wurde.

    In Pankow wiederum könnte Europas größer Wildpark für Kreuzkröten entstehen – und Möbelkönig Kurt Krieger wäre machtlos. Denn das Pankower Tor, das dort entstehen soll …? Eben, gibbet nich!

    Aber kommt frech sein wirklich durch? Bislang anscheinend schon. Schon 2008 beklagte Karwelat in einem Gastbeitrag in der taz die Untätigkeit des Bezirks. Dabei waren bereits zwei Platzschilder angefertigt worden. Doch die waren auf kuriose Weise verschwunden. Schon damals stellte Karwelat deshalb die revolutionäre Forderung auf, ein neues Schild fertigen zu lassen. Und der Bezirk? Eben! Wimpernschlag!

    Aber so ist das vielleicht mit den Deutschen und ihren Revolutionen. Der eine (Lenin) meinte, das werde ohnehin nie was: „Wenn diese Deutschen einen Bahnhof stürmen wollen“, soll er gesagt haben, „kaufen die sich noch eine Bahnsteigkarte!“

    Andere hoffen auf ein Berliner Verwaltungsgericht.

    Wie wär’s denn damit: Den 3D-Drucker anwerfen, Platzschild drucken und selbst anbringen?

    Und am nächsten Tag mit dem Recht argumentieren, das noch jede Revolution ausgebremst hat – dem Gewohnheitsrecht.

    #Berlin #Mitte #Platz_der_Märzrevolution #Straßenumbenennung #Verwaltung #Revolution #1848

  • Wiki Workers United | We are #Wiki #Workers United, a global union for the staff of the #Wikimedia_Foundation. We are the people who do the work to provide a #platform, services, and funds to support the #Wikimedia movement.
    https://wikiworkersunited.org

    We are a global solidarity union for the staff of the Wikimedia #Foundation.

    We are the people who do the work
    to provide a platform, services, and support
    that enable the Wikimedia #communities
    to create and share #Wikipedia and other Wikimedia projects
    with the world.

    We believe in the principle of nothing about us without us.

  • X repense sa plateforme publicitaire pour séduire à nouveau les annonceurs - The Media Leader FR
    https://fr.themedialeader.com/x-reconstruit-sa-plateforme-publicitaire-pour-seduire-a-nouveau-l

    (...)

    Le pari de Linda Yaccarino, ancienne CEO de X partie en juillet 2025, puis désormais celui de l’équipe pilotée par #xAI, repose sur un argument central : faire de l’#intelligence_artificielle l’outil de réconciliation entre la #plateforme et l’#industrie_publicitaire.

  • New EU age verification app hacked in minutes
    https://cybernews.com/security/eu-age-verification-app-hack

    A newly unveiled #European #age_verification app is already under fire after a security researcher claimed he bypassed its protections in under 2 minutes.

    The EU on Wednesday unveiled a new age verification app designed to let users prove their age online without handing over personal data to #platforms, removing the need for sites to collect sensitive information.

    The criticism comes shortly after #Ursula_von_der_Leyen praised the new age verification app as “technically ready” and aligned with “the highest #privacy standards,” emphasizing its open-source nature as a transparency feature.

  • EFF is Leaving X | #Electronic_Frontier_Foundation
    https://www.eff.org/deeplinks/2026/04/eff-leaving-x

    After almost twenty years on the #platform, #EFF is logging off of #X. This isn’t a decision we made lightly, but it might be overdue. The math hasn’t worked out for a while now.
    The Numbers Aren’t Working Out

    We posted to #Twitter (now known as X) five to ten times a day in 2018. Those tweets garnered somewhere between 50 and 100 million impressions per month. By 2024, our 2,500 X posts generated around 2 million impressions each month. Last year, our 1,500 posts earned roughly 13 million impressions for the entire year. To put it bluntly, an X post today receives less than 3% of the views a single #tweet delivered seven years ago.

  • The Future of #AI Should #Serve #People, Not #Platforms - The Liquid Frontier
    https://theliquidfrontier.leaflet.pub/3mi5pwkoqx22g

    (...)

    The first thing we’ve built is an app called #Attie, named after the #AT_Protocol. Attie is an #agentic #social #app and custom #feed builder. It feels more like having a conversation than configuring software. You describe the sort of posts you want to see, and the #coding #agent builds the feed you described. Attie lives as a separate app, and using it is entirely your choice. #Bluesky will continue to evolve as a social app millions of people rely on. Attie will be where we experiment with agentic social.

    (...)

    Les bluskynautes sont donc officiellement de la chair à IA.

  • Esup-Pod
    https://pod.esup-portail.org

    Qu’est-ce que Pod ?
    Créé en 2014, le projet Pod a connu de nombreux changements ces dernières années. Initié à l’ Université de Lille, il est depuis septembre 2015 piloté par le consortium Esup Portail et soutenu également par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

    semblerait compatible OEMBED si déclaré dans la config : cf https://www.esup-portail.org/wiki/spaces/ES/pages/731250701/Int%C3%A9gration+oEmbed+dans+Moodle#Int%C3%A9grationoEmbeddansMoodle-C (?)

    #Pod #plateforme_vidéos #OEMBED

  • The TBOTE Project
    https://tboteproject.com

    This investigation documents a national lobbying operation spanning #corporate spending, #think_tank infrastructure, dark money networks, and competing model legislation templates. Meta spent a record $26.3 million on federal lobbying in 2025, deployed 86+ #lobbyists across 45 states, and covertly funded a group called the #Digital_Childhood#Alliance (#DCA) to advocate for the #App_Store_Accountability_Act (#ASAA). But the operation extends beyond Meta.

    The #Heritage_Foundation funds three of six named DCA coalition #organizations, staffs the advocacy pipeline from #Capitol_Hill to state legislatures, and has merged leadership with another coalition member. A competing model bill (ICMEC’s DAAA) takes a different approach, creating a two-track legislative landscape where both tracks shift regulatory burden away from social media platforms. #Snap, X, and #Pinterest have joined Meta in supporting ASAA. Every confirmed supporter is a #social_media #platform; every opponent operates an #app_store.

    This investigation traced funding flows across five confirmed channels, analyzed $2.0 billion in dark money grants, searched 59,736 DAF recipients, parsed LD-2 filings, and mapped campaign contributions across four states to document the operation.

    Légalisation de la #corruption #lobbying #meta #age_verification #age_checking

  • Les eurodéputés adoptent des nouvelles règles d’expulsion des #sans-papiers avec une majorité de droite et d’extrême droite

    Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile.

    Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.

    C’est un autre #compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des #conservateurs et de l’ensemble des groupes d’#extrême_droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce #vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la #politique_migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué #François-Xavier_Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce #règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.

    Si le Parlement doit encore valider le texte en session plénière, les eurodéputés ont encore durci le texte voulu par les États et la Commission européenne. Cette mesure vient compléter l’ensemble des nouvelles règles de gestion de l’immigration du pacte asile et migration, qui doit entrer en vigueur d’ici trois mois – deux ans tout juste après son vote, en 2024. « Les retours constituent un élément essentiel d’un système de gestion des migrations qui fonctionne bien », rappelait jeudi 5 mars, #Magnus_Brunner, le commissaire européen en charge du dossier migratoire.

    Alors que le #taux d’application des reconduites à la frontière reste relativement bas en Europe, entre 20 et 30 % selon les pays, les pouvoirs publics européens ont cherché à renforcer la législation afin de faciliter les expulsions. Dans le texte adopté par les parlementaires, les départs volontaires seront certes encouragés, mais si les personnes refusent de quitter le territoire européen, ils risquent d’être détenus dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois.

    Si Magnus Brunner estimait ce nouveau règlement « ferme, mais juste », ce texte « transforme les expulsions en #option_par_défaut pour les personnes en situation irrégulière, malgré la position de longue date de la Commission selon laquelle des solutions plus humaines, telles que le départ volontaire, devraient être privilégiées », regrette l’ONG Picum, qui défend les migrants et a réuni près d’une centaine d’ONG qui condamnent la nouvelle législation.

    Le règlement « élargit considérablement le recours à la détention des migrants » et introduit « des #mesures_punitives sévères, telles que des #interdictions_d’entrée pouvant aller jusqu’à dix ans, contre cinq ans auparavant, prolongeables de cinq ou dix ans supplémentaires en cas de risques pour la sécurité ». Pour Sarah Chander, directrice de l’Equinox Initiative for Racial Justice, « l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE », le service américain de l’immigration et des douanes.

    « Renforcer des systèmes opaques »

    Surtout, la nouvelle législation autorise, une fois adoptée, des « #plateformes_de_retours » installées hors du continent européen. « Ces dispositions comportent de graves risques de violations systématiques des droits humains, notamment la détention automatique et arbitraire, le refoulement direct et indirect, la torture et autres traitements inhumains et dégradants des pays tiers », s’inquiète Olivia Sundberg Diez, responsable des questions migratoire à Amnesty International.

    A contrario, pour les promoteurs de ces solutions dites « innovantes », ce nouveau cadre légal marque un nouveau succès. « Pendant des années, nous avons bataillé pour imposer ces idées dans le débat public, puis, nous avons travaillé pour faire évoluer la législation, salue un diplomate européen favorable à ce type de solutions. Désormais, il faut démontrer que cela peut fonctionner. »

    Plusieurs pays souhaiteraient créer des « #centres_de_retour », qui auraient, selon eux, le mérite de dissuader des migrants de refuser tout retour dans leur pays d’origine. Le 5 mars, les ministres de l’intérieur de l’#Allemagne, de l’#Autriche, du #Danemark, de #Grèce et des #Pays-Bas se sont réunis à Bruxelles pour s’organiser. « Un noyau de cinq pays a lancé ces discussions sur les retours, confirme Bart van den Brink, le vice-premier ministre néerlandais. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe. »

    Alors que les Pays-Bas ont déjà signé, le 25 septembre, une lettre d’intention pour ouvrir un centre de retour en #Ouganda, ces Etats cherchent les leviers qu’ils pourraient activer pour que des Etats tiers acceptent ce type de centre sur leur territoire. « Il y a toute l’aide bilatérale que nous apportons déjà à certains pays, notamment en Afrique, par exemple, mais ce n’est pas notre seul levier, confie une diplomate. Il y a aussi la possibilité de créer des voies légales d’entrée dans nos pays pour les populations de ces pays. ».

    Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en #Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG. « Cette approche non seulement externalise les responsabilités de l’Europe en vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, mais elle risque également de renforcer des systèmes opaques de détention illimitée, s’inquiète Silvia Carta, de Picum. Nous exhortons les dirigeants européens à abandonner ces projets et à investir plutôt dans des mesures de régularisation, comme celle annoncée en Espagne, et dans l’octroi d’un plus grand nombre de permis de travail décents. Ces mesures profitent à tous, et il est grand temps que l’Europe le reconnaisse. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/09/immigration-les-eurodeputes-adoptent-des-nouvelles-regles-d-expulsion-des-sa
    #centres_de_retour #return_hub #migrations #réfugiés #externalisation #expulsions #règlement_retour #EU #Union_européenne #UE #pacte_sur_la_migration_et_l'asile #rétention #détention_administrative #retours_volontaires #dissuasion #chantage #conditionnalité_de_l'aide #pays-tiers

    ping @reka @karine4

  • Speciale 21 marzo. Tutti i processi di mafia in Piemonte
    https://lavialibera.it/it-schede-2577-speciale_21_marzo_i_processi_di_mafia_in_piemonte

    Per la conoscenza e il contrasto alle mafie in Piemonte esiste un prima e un dopo Minotauro. L’operazione, scattata all’alba dell’8 giugno 2011 con l’arresto di 142 presunti ’ndranghetisti e complici, ha cambiato la percezione comune della presenza criminale nella regione. Da quella indagine e successivamente dalle udienze del processo, celebrato nell’aula bunker del carcere di Torino, sono emersi i legami tra certi esponenti della ’ndrangheta e politici locali, alcuni dei quali (come il sindaco di Leinì, Nevio Coral, o un assessore di Chivasso, Bruno Trunfio) condannati per le loro pesanti complicità. A 10 anni da Minotauro, politica e imprenditoria assenti "È evidente che l’organizzazione ha cercato di infiltrare la politica e le istituzioni", aveva detto l’allora (...)

    #MAFIE_●_RESISTENZE

    • Speciale 21 marzo. Narcotraffico, cantieri e clan stranieri: tutti i processi di mafia in Piemonte

      Dal 2011 a oggi, oltre 25 inchieste giudiziarie e decine di condanne per mafia. In Piemonte i clan, anche stranieri, si occupano di narcotraffico e lavori pubblici. E coltivano buoni rapporti con i colletti bianchi

      Per la conoscenza e il contrasto alle mafie in Piemonte esiste un prima e un dopo Minotauro. L’operazione, scattata all’alba dell’8 giugno 2011 con l’arresto di 142 presunti ‘ndranghetisti e complici, ha cambiato la percezione comune della presenza criminale nella regione. Da quella indagine e successivamente dalle udienze del processo, celebrato nell’aula bunker del carcere di Torino, sono emersi i legami tra certi esponenti della ‘ndrangheta e politici locali, alcuni dei quali (come il sindaco di Leinì, Nevio Coral, o un assessore di Chivasso, Bruno Trunfio) condannati per le loro pesanti complicità.

      «È evidente che l’organizzazione ha cercato di infiltrare la politica e le istituzioni», aveva detto l’allora procuratore capo di Torino, Gian Carlo Caselli, nel corso della sua requisitoria. Il maxiprocesso e le condanne seguite hanno modificato la consapevolezza pubblica del problema ma anche, più tecnicamente, l’operato della magistratura.

      Prima di Minotauro gli inquirenti partivano dall’indagine sui reati scopo (cioè su quei reati compiuti dagli associati, ad esempio le estorsioni) per poi cercare di dimostrare l’esistenza di un’associazione mafiosa. Con Minotauro il metodo cambia: «C’è l’associazione, ne parlano nelle intercettazioni, andiamo a vedere cosa fa», ha sintetizzato durante un incontro di Libera nel 2021 Roberto Sparagna, il magistrato che – raccogliendo le confessioni del pentito Rocco Varacalli – ha imbastito la maxi-inchiesta ed è oggi procuratore aggiunto a Torino.

      I frutti di quel lavoro hanno portato ad almeno altre 25 inchieste giudiziarie sul territorio piemontese. Inchieste che – con più di 450 indagati e parecchie decine di condanne per 416 bis – hanno dimostrato come la presenza criminale in Piemonte sia un fenomeno in costante evoluzione. L’ultimo rapporto della Direzione investigativa antimafia del 2024 indica la presenza della ‘ndrangheta in almeno 24 comuni.
      Politici e mafiosi

      Pochi giorni dopo Minotauro, il 21 giugno 2011, l’indagine Albachiara ha rivelato le presenze mafiose nel Basso Piemonte, tra le province di Asti, Cuneo e Alessandria, dove la criminalità aveva stretto rapporti con la politica: un consigliere comunale, Giuseppe Caridi, era stato addirittura affiliato e perciò poi condannato per mafia.

      Nel 2012 l’operazione Colpo di coda ha approfondito la presenza della ‘ndrangheta a Chivasso (Torino) e Livorno Ferraris (Vercelli). In quel contesto, gli investigatori hanno scoperto l’impegno di alcuni affiliati nella raccolta dei voti a favore del candidato sindaco del centrosinistra, Gianni De Mori, per le elezioni amministrative di Chivasso. De Mori non fu mai coinvolto nel procedimento, ma si dimise evitando lo scioglimento del Comune per infiltrazioni mafiose.

      Provvedimento che invece colpì il comune di Leinì e quello di Rivarolo Canavese. Il 2012 è stato l’annus horribilis per gli enti locali piemontesi, con il Piemonte prima regione del Nord Italia per numero di comuni sciolti per mafia: tre, in totale, considerando anche il caso di Bardonecchia (Torino), datato 1995. Nel 2014 l’operazione San Michele ha rivelato gli appetiti di alcuni ‘ndranghetisti sui lavori di movimento terra e smaltimento degli inerti nei lavori della Tav Torino-Lione.

      Alcune inchieste successive, come Alto Piemonte, Barbarossa e Carminius, hanno fatto luce sugli insediamenti della ‘ndrangheta fuori dal capoluogo. La prima, del 2016, ha rivelato i legami tra uomini delle ‘ndrine e gli ultras della Juventus e scoperto altre presenze nelle province di Biella e di Vercelli. La seconda, datata 2018, ha sgominato quella che secondo gli inquirenti era la “locale” astigiana, portando all’arresto di 26 persone tra Asti, Alba e Costigliole d’Asti.
      La terza, del 2019, si è concentrata sull’area di Carmagnola, ma ha colpito anche i piani alti della Regione Piemonte: un assessore, Roberto Rosso, è stato arrestato e processato per voto di scambio politico-mafioso. Secondo gli inquirenti, Rosso aveva chiesto il sostegno elettorale a due uomini della ‘ndrangheta. L’accusa ha retto fino al 2025, quando la Cassazione ha annullato la sentenza ordinando un nuovo processo d’appello: per i giudici non è dimostrato che Rosso fosse consapevole di interloquire con uomini dei clan.

      Traffici di cocaina e cantieri

      Il 2019 è stato l’anno di altre tre grosse indagini. Cerbero (su 66 persone legate alle locali di ‘ndrangheta a San Giusto Canavese e Volpiano, alcune delle quali coinvolte in grossi traffici internazionali di cocaina), Criminal Consulting e Pugno di ferro. Dalle ultime due operazioni è emersa una ‘ndrangheta capace di servirsi di colletti bianchi per intascare ampie fette di fondi pubblici con il ricorso ad aziende fittizie e prestanomi.

      Nel 2021 l’inchiesta Platinum-Dia ha smantellato una grossa rete di narcotraffico che si riforniva nei porti del Nord Europa. Il narcotraffico con il Sudamerica è il core business anche di alcune famiglie di origini calabresi insediate da decenni a Torino e a Volpiano, come gli Agresta, i Marando, gli Assisi, già coinvolti in altre indagini come Pinocchio (2015), Cerbero e Samba.

      Nel 2024 l’operazione Echidna ha fatto luce su una serie di condotte illecite nella gestione di appalti pubblici. Tra le persone messe agli arresti domiciliari figura Roberto Fantini, ex amministratore delegato di Sitalfa, parte del gruppo Sitaf che gestisce l’autostrada A32 Torino-Bardonecchia. Questa indagine ha dimostrato i legami tra l’imprenditore e un anziano ‘ndranghetista, Giuseppe Pasqua, ma anche tra quest’ultimo e un politico navigato con un trascorso tra i socialisti, Salvatore Gallo, padre dell’allora capogruppo regionale del Pd Raffaele Gallo.

      Infine, la recente inchiesta Factotum ha mostrato che a Torino gli ‘ndranghetisti potevano contare su un loro “rappresentante” anche all’interno del sindacato Cisl. Secondo quanto ricostruito, l’uomo, rappresentante della Filca (la sigla dei lavoratori edili), era attivo nel favorire la latitanza di alcuni mafiosi, trovare lavori alle imprese edili degli affiliati, sostenere gli “amici” nelle vertenze e aiutare alcuni a ottenere il reddito di cittadinanza.
      Clan rumeni e nigeriani

      L’attività giudiziaria ha certificato la presenza sul territorio piemontese anche di mafie straniere: nel 2014 l’inchiesta Brigada ha portato per la prima volta in Italia a una condanna per 416 bis, confermata anche in Cassazione, a carico di un gruppo di cittadini rumeni dediti a estorsioni, rapine e controllo dei traffici illeciti. La successiva operazione Athenaeum ha invece confermato la presenza dei clan nigeriani Black Axe, Eiye e Maphite.

      Le indagini hanno mostrato che questi gruppi sono organizzati in strutture verticistiche, rinsaldate dal vincolo di fedeltà e dalla pressione esercitata sui propri associati, anche attraverso la minaccia di ritorsioni contro i familiari rimasti in patria.

      #ndrangheta #Piémont #mafia #cartographie #ndrine #visualisation #familles #colpo_di_coda #enquêtes #Cerbero #Criminal_Consulting #pugno_di_ferro #Platinum-Dia #cocaïne #Echidna #Sitalfa #Sitaf #Factotum #Cisl #Filca #Athenaeum #mafia_nigériane #mafia_roumaine #Black_Axe #Eiye #Maphite

  • How Gig Capitalism Came to Thrive in Nordic Labor Markets
    https://jacobin.com/2026/02/nordic-labor-gig-work-tech-platforms

    Cet article décrit parfaotement la stratégie d’Uber en Allemagne. Les raisons du succès des plateformes antisociales sont partout les mêmes. C’est l’indifférence générale et le refus des institutions compétentes de prendre en mains dans l’intérêt commun la gestion des secteurs économiques concernés.

    22.2.2026 by Johan Alfonsson, Sigurd M. Nordli Oppegaard, Stine Rasmussen, Jere Immonen - Platform companies haven’t overthrown Nordic labor institutions. But they have navigated around them, growing by exploiting the Nordic model’s uneven and conditional protections.

    For decades, the Nordic countries have occupied a special place in the global political imagination. Denmark, Finland, Norway, and Sweden are routinely held up as proof that capitalism can be tamed: high wages, strong unions, and universal welfare states. In this story, the Nordic model appears to be a place where the gig economy would struggle to gain a foothold. Yet Uber, Wolt, Foodora, Bolt, and similar platform companies have not only entered the Nordic countries — they have reshaped entire industries.

    This is the Nordic paradox. In societies with well-established regulations and robust unions, certain forms of precarious labor have nonetheless flourished. The explanation is not that the Nordic model has simply collapsed. Rather, gig companies have succeeded because the model has always been uneven, selective, and politically contingent. Gig capitalism did not attack the system head-on but grew in its blind spots, industries where unions have long been weak and working conditions precarious. Understanding how this happened tells us something important not only about the Nordics, but about the limits of social democracy under platform capitalism.
    Reclassifying Employment

    The Nordic labor market model differs fundamentally from Anglo-American systems. Minimum wages and working conditions are not primarily set by law but by collective bargaining between strong unions and employers’ organizations. The state plays a secondary role, intervening mainly to support collective bargaining and provide universal welfare.

    This system has historically produced stable employment, low inequality, and high levels of worker power. However, the Nordic model has never covered all workers equally. It relies on high union density and sector-wide collective agreements. Where unions are weak or fragmented, protections risk thinning out. Long before the arrival of apps, certain sectors — transport, logistics, food delivery, and private cleaning — already stood on the fringes of the Nordic model. Hence, gig companies did not invent these margins. They exploited them.

    The central mechanism enabling gig platforms’ success in the Nordics is deceptively simple: classifying workers as self-employed contractors. In Nordic labor regulation, employment status is central. Employees have the right to unionize, bargain collectively, and they benefit from extensive labor protections. Independent contractors generally do not. By insisting that drivers and couriers are “partners,” “contractors,” or “entrepreneurs” — despite the platforms functioning as employers and exerting significant control over working conditions and pay through their algorithms — platforms bypass the core regulatory institutions of the Nordic labor market.

    Crucially, Nordic labor regulation does not automatically prevent such misclassification. Employment status is typically determined case by case, often through lengthy court proceedings. This created a window of opportunity: platforms could expand rapidly while legal, political, and union responses lagged behind. In effect, platform companies were able to operate inside Nordic economies while remaining outside Nordic labor institutions.
    Leveraging the Gray Zone

    The taxi industry illustrates how gig companies combined legal evasion with political pressure. When Uber entered the Nordic countries in 2013–14, it encountered very different regulatory regimes. In the early 1990s, Sweden deregulated its taxi market, removing caps on licenses and adopting a free price-setting model. This opened the sector to competition, making Sweden fertile ground for Uber’s expansion, even though early attempts to bypass licensing rules led to drivers being prosecuted. Denmark, Finland, and Norway still maintained regulated taxi markets, with means-tested licenses, requirements to use certified meters, and obligations to belong to dispatch centers. Uber did not comply with these regulations, launching services with unlicensed drivers. This was a deliberate political strategy.

    By operating in legal gray zones, platforms forced governments to choose between enforcement and accommodation. In Finland and Norway, center-right governments chose accommodation. Taxi markets were deregulated, license caps removed, and platform-based business models legalized in the name of competition and innovation. Denmark chose a different avenue. While it partially deregulated, it retained key requirements — including dispatch-center affiliation and taximeters — that prompted Uber to exit the Danish market in 2017. It reemerged in 2025 in a different form, partnering with a Danish taxi company rather than using its own drivers. The lesson is straightforward: where regulation held, the platform retreated but adapted; where it was dismantled, the platform entrenched the gig model.

    Unlike taxis, food delivery in the Nordic countries was largely unregulated. Platforms could enter freely, set prices, and organize work as they saw fit. As a result, companies like Foodora, Wolt, and Uber Eats faced virtually no barriers to establishing their preferred employment models.

    Public debate focused instead on working conditions: low and unpredictable pay, traffic hazards, and algorithmic control. Labor inspectorates and tax authorities argued that platforms functioned as employers in practice. But legal clarification has been slow and uneven. At the same time, some platforms selectively adapted to Nordic institutions. Foodora employed couriers in Norway and Sweden and signed collective agreements, earning praise as evidence that the Nordic model works.

    Yet this adaptation was always partial and strategic. Alongside employed couriers, platforms increasingly relied on freelancers, subcontractors, and third-party arrangements — workers excluded from collective agreements. The result was an internally segmented workforce: a minority with protections, a majority without. Adaptation, in other words, coexisted with evasion.
    Gig Capitalism’s Nordic Success

    A common argument is that gig work struggles where workers have access to good jobs. The Nordic experience complicates this view. Gig platforms in the Nordics rely heavily on migrant labor — often workers facing discrimination, language barriers, or the nonrecognition of qualifications. For many, platform work is not a flexible side hustle but one of the few viable ways to earn an income.

    This exposes a central contradiction of Nordic capitalism. While welfare states raise reservation wages for many workers, access to secure employment remains stratified. Platform companies have built their business models on those excluded from the system’s core benefits. In this sense, gig work did not emerge despite the Nordic model but alongside it.

    For much of the 2010s, Nordic governments adopted a wait-and-see approach to platform work. Gig companies were framed as technological innovations rather than labor market actors. When regulation came, it often focused on markets rather than labor relations. Only recently have governments begun to address misclassification, proposing legal changes to strengthen the definition of employment. These efforts remain incomplete, contested, and slow — while platforms are already deeply embedded.

    Gig capitalism’s Nordic success was not inevitable. It was enabled by concrete policy choices: deregulating taxi markets, tolerating legal ambiguity, and prioritizing competition over worker protection. The rise of gig work in the Nordic countries is not an anomaly. It reveals that the Nordic labor market model, often treated as universal, is in fact segmented and conditional. Strong protections exist where unions are powerful and collective agreements cover entire sectors. Where they do not, platform capitalism finds ample room to grow.

    Gig companies did not overthrow the Nordic model but navigated around it — classifying workers out of existence, recruiting from marginalized segments of the labor force, and leveraging political willingness to reshape markets in their favor. The question, then, is not whether the Nordic countries can regulate gig work. They clearly can. The real question is political: whom the Nordic model is designed to protect — and whom it is willing to leave behind.

    #impérialisme #plateformes #Uber

  • Keep Android Open
    https://keepandroidopen.org/fr

    En août 2025, #Google a annoncé ↗ que, à partir de septembre 2026, il ne sera plus possible de développer des applications pour la plateforme #Android sans s’être préalablement enregistré auprès de Google. Cet enregistrement impliquera :

    – Paiement de frais à Google
    – Acceptation des conditions d’utilisation de Google
    – Fourniture d’une pièce d’identité officielle
    – Téléchargement de la preuve de la clé de signature privée du développeur
    – Liste de tous les identifiants d’application actuels et futurs

    Ce que cela signifie pour vos droits

    ➤ Vous, le consommateur, avez acheté votre appareil Android en croyant à la promesse de Google : une #plateforme #informatique ouverte sur laquelle vous pouviez exécuter les logiciels de votre choix. Or, à partir de septembre 2026, Google déploiera sans votre consentement une mise à jour de votre #système d’exploitation qui bloquera définitivement ce droit et vous laissera à la merci de son jugement quant aux #logiciels auxquels vous êtes autorisé à faire confiance.

    ➤ Vous, le créateur, ne pourrez plus développer d’#application et la partager directement avec vos amis, votre famille et votre communauté sans obtenir au préalable l’approbation de Google. La promesse d’Android – un argument marketing qui lui a permis de se démarquer de l’iPhone – a toujours reposé sur son ouverture. Mais Google estime manifestement exercer une emprise suffisante sur l’écosystème Android, ainsi qu’une influence réglementaire suffisante, pour pouvoir désormais abandonner ce principe en toute impunité et sans discrimination.

    ➤ Vous, l’État, cédez les droits de vos citoyens et votre souveraineté numérique à une entreprise connue pour se plier aux exigences extrajudiciaires de régimes autoritaires visant à supprimer des applications parfaitement légales qui leur déplaisent. Les logiciels essentiels au fonctionnement de vos entreprises et de vos administrations seront à la merci des caprices opaques d’une multinationale lointaine et irresponsable.

    #keep_android_open

  • Les plateformes deviennent-elles des chaînes de télé comme les autres ?
    https://www.telerama.fr/plateformes/les-plateformes-deviennent-elles-des-chaines-de-tele-comme-les-autres-70178

    Du sport sur Prime Video, des pubs en plein film sur Netflix, des documentaires, de la télé-réalité… L’offre des plateformes de streaming ressemble de plus en plus à celle des chaînes classiques… et inversement.

    En diffusant du sport, de la télé-réalité, des documentaires, etc., les plateformes se rapprochent des chaînes traditionnelles. Gorodenkoff/Shutterstock/Gorodenkoff
    Par Michel Bezbakh

    Publié le 02 novembre 2023 à 06h30

    Concentrés sur une offre de films et de séries à leurs débuts, les géants du streaming se sont lancés dans une diversification très large de leurs contenus, au point de ressembler à des chaînes à l’ancienne. Leur puissance financière autorise « les expérimentations tous azimuts », une vieille habitude pour les firmes multiservices comme Amazon et Apple, dont l’offre audiovisuelle n’est qu’« une petite partie du magasin », analyse le spécialiste des médias Alain Le Diberder. Il s’agit aussi, pour Netflix et Disney principalement, de prouver aux marchés financiers que l’innovation est toujours au cœur de leur projet. Une stratégie payante : aux États-Unis, la consommation de streaming a dépassé pour la première fois celle des chaînes, en juillet dernier, selon Nielsen (le Médiamétrie américain). Tour d’horizon des domaines où les plateformes se mettent à occuper le terrain de la télé.

    Compliqué ? Les fictions produites par les plateformes échappent à la catégorisation classique, d’autant que désormais certaines atterrissent dans nos salles de cinéma. C’est le cas des derniers films de Martin Scorsese (Killers of the Flower Moon) et Ridley Scott (Napoléon), produits par Apple. La marque à la pomme devra attendre dix-sept mois avant de les proposer sur sa plateforme en France. C’est le même procédé, finalement, que pour une production Canal+, TF1 ou France Télévisions… à ceci près que le délai imposé par la chronologie des médias diverge (six mois pour Canal+, vingt-deux pour les chaînes gratuites), que les plateformes conservent une exclusivité sur leurs bébés, et qu’elles ont plus de moyens.

    L’info, chasse gardée des chaînes ?

    C’est, a priori, le domaine qui reste la spécificité de la télé. Les JT, la réactivité qu’ils nécessitent, la constitution d’équipes de journalistes, tout cela semble trop antinomique avec des plateformes de streaming… sauf quand elles proposent des chaînes info dans leur catalogue ! C’est le cas de Warner, dont la plateforme, Max, sera lancée en France courant 2024 (l’équivalent est déjà disponible sous la forme du Pass Warner, distribué par Prime Video). On y trouve, entre autres chaînes de télévision, CNN. Cela rappelle MyCanal, une plateforme en soi, où l’on peut regarder Franceinfo et LCI. Notons, aussi, que des journalistes mènent un travail d’information sur des chaînes YouTube, principalement à destination des jeunes. Hugo Travers, auteur de la dernière interview long format d’Emmanuel Macron sur sa chaîne HugoDécrypte (2,28 millions d’abonnés), vient d’être recruté par France 2, qui espère rajeunir son audience grâce à son arrivée.

    Si les géants du streaming ne produisent pas encore directement de l’actu chaude, on y trouve de l’information sous la forme de documentaires. Netflix a développé un savoir-faire dans les docs à plusieurs épisodes (Making a Murderer, Wild Wild Country), en particulier dans le sport (Drive to Survive, Au cœur du peloton). Suspense, rebondissements… le studio a sa « patte », qui certes peut conduire à une dramatisation excessive.

    Le direct demeure donc l’atout des chaînes. Jusqu’à maintenant, les plateformes restent timides dans ce domaine, refroidies par quelques gros ratés. Le 17 avril dernier, Netflix avait promis de retransmettre en direct un épisode de la saison 4 de Love Is Blind, sans y parvenir. Un mois plus tôt, les abonnés français avaient déjà eu droit à un message d’erreur en lieu et place du spectacle de l’humoriste américain Chris Rock. En revanche, Prime Video, habitué à montrer la Ligue 1 et Roland-Garros, n’a pas connu de couac pour le concert de Kendrick Lamar à l’Accor Arena le 22 octobre 2022. Netflix ne s’avoue pas vaincu, et prévoit de retenter sa chance le 14 novembre avec la Netflix Cup, un tournoi de golf entre des pilotes de Formule 1 et des golfeurs qui apparaissent dans ses documentaires… En cas d’écran noir, on s’en remettra.

    #Télévision #Streaming #Netflix #PLateformes #Economie_numérique

  • Faux #indépendants : l’#Urssaf réclame 1,7 milliard d’euros à #Uber
    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/020226/faux-independants-l-urssaf-reclame-17-milliard-d-euros-uber

    L’organisme chargé de récolter les #cotisations sociales des #entreprises estime que les chauffeurs travaillant avec la #plateforme sont ses salariés, et non des travailleurs indépendants. Une position partagée depuis 2020 par la Cour de #cassation… qui vient d’opérer un revirement spectaculaire.

  • #Vaisselle_ancienne : une mode dangereuse pour votre santé (et celle de vos convives)

    Assiettes et plats vintage décorent nos tables. Mais ils peuvent contenir des #métaux_lourds. Doit-on arrêter de les utiliser ? Ce qu’il faut savoir.


    C’est une tendance forte. Les assiettes, #plats et saucières de nos grands-mères font leur grand retour sur nos tables, y compris de fêtes. Problème : ils peuvent contenir des niveaux de métaux lourds dangereux pour la santé. « Une centaine d’échantillons de vaisselle nous sont envoyés chaque année pour analyse, expliquent Éric Swanet, ingénieur chimiste et spécialiste en émaux alimentaires, et sa femme Joëlle Swanet, professeure de technologie céramique, spécialisée en santé et sécurité. Nous ne prétendons pas que toutes les pièces anciennes sont problématiques, mais une bonne partie le sont. »

    La vaisselle concernée est celle qui date du début du XXe siècle jusqu’en 1950 environ, époque à laquelle la cuisson à basse température de la #faïence nécessitait l’emploi de métaux lourds dans l’#émail.

    Des #intoxications sévères au #plomb signalées

    Du #cadmium, cancérogène, toxique pour la reproduction, est présent dans certains #coloris d’émail, rouge-orangé. Du plomb a, quant à lui, été massivement utilisé pour obtenir de belles #couleurs à basse température. « Contrairement à d’autres métaux, le plomb ne s’épuise pas : tant que l’émail est présent, il peut migrer dans les aliments. L’état de la vaisselle (ébréchée, fêlée ou non) ne change rien au phénomène », rappellent les spécialistes, qui ont suivi plusieurs cas d’intoxications sévères au plomb du fait de l’utilisation de #céramique ancienne.

    Côté marques, les experts citent #Bosch, marque belge bien connue des brocanteurs et dont « nous sommes effarés par les cahiers de laboratoire ».

    Alors que faire ? Ne pas utiliser cette vaisselle au quotidien, d’autant que tous les aliments acides favorisent la migration des métaux lourds. « Vous pouvez à la rigueur utiliser votre belle assiette comme compotier, mais uniquement pour y déposer des fruits que vous allez éplucher », précise le duo d’experts.

    On trouve dans le commerce des tests à réaliser soi-même : « Il en existe deux types, précise Éric Swanet. Les premiers renseignent sur la présence de plomb dans l’émail sans évaluer le potentiel de migration, ils ont donc peu d’intérêt. les seconds évaluent le taux de métaux ayant migré, mais nécessitent un équipement adapté pour obtenir une précision suffisante. » Ces tests sont un premier indice, à confirmer en laboratoire si vous tenez à votre vaisselle. Comptez une centaine d’euros environ.

    https://www.60millions-mag.com/2025/12/31/vaisselle-ancienne-une-mode-dangereuse-pour-votre-sante-et-celle-de-
    #vaisselle #danger #santé #vintage #assiettes #verres #toxicité

  • En #Afrique, des « #petites_mains » du numérique toujours aussi précaires à l’heure du boom de l’#IA

    Il y a quelques années, les « #travailleurs_du_clic » africains sortaient de l’ombre, révélant l’envers du décor des entreprises du numérique. Depuis, l’#IA_générative a explosé, rendant ces travailleurs d’autant plus indispensables et le secteur encore plus attractif. Mais la réalité de ce travail reste marquée par la #précarité.

    Ce n’était pas la panacée, mais Joyce (les personnes désignées par un prénom ont souhaité rester anonymes) se souvient presque avec nostalgie de ses débuts sur #Remotasks, en 2018. « Il suffisait de créer un compte pour commencer à gagner de l’argent immédiatement, sans aucune restriction ni processus de vérification. » Depuis son ordinateur, elle enchaîne alors les #microtâches d’#annotation de #données : vérifier des images, organiser des informations destinées à entraîner des systèmes d’intelligence artificielle. De quoi s’assurer un #revenu d’appoint pour la jeune Kényane fraîchement diplômée.

    Mais les choses se sont compliquées. En 2024, de nombreux travailleurs kényans, comme Joyce, ont vu leur accès à Remotasks soudainement coupé, explique-t-elle. La maison mère #Scale_AI évoque, elle, des fermetures de comptes pour non-respect de ses règles internes. Surtout, selon la jeune femme, le volume de travail n’a plus rien à voir. « Avant, nous pouvions gagner un revenu décent car le boulot était continu. Aujourd’hui, les tâches sont moins nombreuses, à court terme et peu durables », constate Joyce. Faute de missions, elle se forme à la transcription pour diversifier ses sources de revenus.

    Ces deux dernières années, Oluwaseun, au Nigeria, a travaillé pour plusieurs acteurs du secteur, parmi lesquels #Appen et #Mindrift. Elle participe à l’#entraînement des modèles d’IA, du #contrôle_qualité des réponses générées par les #LLM à l’annotation de données texte, image ou audio. Si la jeune femme ne se plaint pas de sa situation, elle concède que « la #rémunération n’est jamais assez élevée pour dépendre d’une seule plateforme. En Afrique, il faut plusieurs jobs », d’autant que « la concurrence s’est clairement intensifiée sur ces plateformes ».

    Doit-on y voir le signe d’un remplacement rapide de ces petites mains du numérique par des systèmes automatisés, alors qu’elles opèrent pour le compte d’entreprises comme #Meta, #OpenAI, #Microsoft ou #Google ? Le sociologue Antonio Casilli balaie immédiatement cette idée. Depuis bientôt dix ans, il dirige le groupe de recherche DIPLab (Digital Platform Labor), qui a enquêté sur les travailleurs du clic dans une trentaine de pays. Pour lui, l’idée d’un « remplacement » du travail humain par les machines est un « mensonge idéologique », utilisé pour faire accepter une dégradation des #conditions_de_travail.

    D’après les données collectées par son équipe, le volume de microtâches ne diminue pas : au contraire, « plus le marché de l’intelligence artificielle générative grandit, plus on a besoin de réentraîner les #modèles », donc plus il faut de #travail_humain. Le boom de l’IA ne signe donc en rien la fin de ces travailleurs de l’ombre... pas plus qu’il ne signifie une amélioration de leurs conditions de travail.

    « Une forme d’#esclavage_moderne joliment emballée »

    L’histoire du « #digital_labor africain » s’inscrit dans celle, plus globale, du « digital labor », concept désignant des formes de #travail_numérique largement invisibilisées et caractérisées par une forte précarité.

    Dès les années 2000, et surtout au cours des années 2010, des pays comme l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou l’Afrique du Sud deviennent des hubs de #sous-traitance pour les grandes compagnies du numérique. Ce modèle repose sur des tâches fragmentées, rémunérées à la pièce et distribuées via des plateformes de microtravail comme Remotasks, #Amazon_Mechanical_Turk ou #Clickworker, ainsi que par des entreprises sous-traitantes comme #Appen ou #Samasource. Bien que précaire, cette économie facile d’accès – une connexion internet suffit – attire des milliers de jeunes hautement diplômés dans des pays du Sud où le chômage est élevé.

    Mais ce modèle, loin d’être inédit, a déjà largement montré ses limites, parfois de façon retentissante. Au Kenya, à partir de 2023, des employés de la société #Sama (anciennement Samasource), prestataire notamment de Meta et d’OpenAI, ont intenté une action collective pour dénoncer des conditions de travail indignes, des #salaires faibles et irréguliers et l’insuffisance de soutien psychologique. Chargés de « nettoyer » #Facebook, certains avaient développé des #troubles_psychologiques après avoir été exposés quotidiennement à des contenus extrêmes. « Nous traitions des vidéos de corps mutilés, de suicides en direct, d’abus sur des enfants, de discours haineux », rapporte Sonia Kgomo, ancienne modératrice chez Sama.

    Embauchée en pleine pandémie de Covid-19, la Sud-Africaine avait cru avoir décroché une opportunité en or, « un job à l’étranger pour un grand nom de la tech ». « Mais une fois sur place, j’ai compris que ce n’était pas le rêve américain : c’était une forme d’esclavage moderne joliment emballée », explique celle qui a été licenciée en 2023 comme près de 200 autres, après avoir, selon elle, tenté de s’organiser collectivement avec ses collègues. L’entreprise parle elle de restructuration.

    Aujourd’hui, Sama indique avoir mis fin à la #modération_de_contenus pour Meta et s’est recentrée sur les #annotateurs de données, chargés d’entraîner des systèmes d’IA. Edward, qui travaille toujours sur le site de Nairobi, décrit un « travail très caché ». « On étiquette des images de rues, des vidéos, mais aussi des photos médicales avec des plaies ouvertes… Certaines tâches restent éprouvantes, explique-t-il. On nous répète que nous sommes payés au-dessus du marché, mais ce n’est pas un salaire qui permet de vivre : même en travaillant huit heures par jour, il faut avoir un deuxième boulot. »

    À la précarité des salaires s’ajoute celle des contrats. « Un ami a eu un contrat de cinq jours. D’autres signent pour un mois, juste le temps d’absorber le pic d’activité du #Black_Friday ou des #fêtes de fin d’année », poursuit Edward. Il décrit aussi une pression constante avec des tâches qui arrivent « en continu », et des objectifs de performances : « Si vous n’atteignez pas les objectifs fixés, vous n’avez pas les #primes et votre salaire est raboté. Il faut travailler comme un fou pour espérer toucher le montant annoncé. » Quant au #soutien_psychologique, il confirme qu’il y a davantage de « coachs bien-être », mais la méfiance semble de mise à l’égard de ces employés, plutôt vus comme « les oreilles de l’entreprise ». Contactée, la société Sama n’a pas répondu à nos questions.

    [Actualisation du 09/12/2025 : Sama conteste ce tableau. L’entreprise, qui affirme ne plus réaliser de travail lié à des contenus violents, met en avant un dispositif de soutien aux salariés comprenant une assurance santé incluant la prise en charge de la #santé_mentale, l’accès à des séances de conseil individuel 24 h/24, ainsi que des espaces de bien-être dans ses bureaux (espaces d’allaitement, salles de méditation et de prière).

    Sama souligne également que ses annotateurs de données sont employés à temps plein, avec des « #salaires_vitaux » (#living_wages) calculés selon une méthodologie internationale « en fonction des régions ». La société assure que, contrairement à certains concurrents recourant à des travailleurs de plateforme, son modèle repose sur des contrats de travail à temps plein avec un salaire de base garanti et des avantages sociaux. Enfin, selon l’entreprise, « plus de 90% » des employés atteignent leurs objectifs de #performance dans les horaires de travail, et, quoi qu’il en soit, tous bénéficient d’un salaire de base garanti.]

    Plus de tâches, plus de #concurrence

    Et malgré les scandales, le secteur séduit toujours plus. Si les chiffres précis manquent, certaines recherches ont avancé des estimations allant jusqu’à 160 millions de microtravailleurs numériques dans le monde. Ce qui est certain, selon Antonio Casilli, c’est que les effectifs augmentent à chaque nouvelle estimation. « Il y a plus de tâches, mais pas pour tout le monde et pas tout le temps », résume le chercheur, qui décrit un mécanisme structurel : les entreprises attirent volontairement plus de travailleurs que nécessaire afin de maintenir une forte concurrence pour chaque microtâche, ce qui tire les rémunérations vers le bas. Elles entretiennent ainsi une alternance de périodes creuses et de pics d’activité.

    Une enquête d’Africa Uncensored, réalisée dans le cadre d’un projet du Pulitzer Center, évoque des campagnes massives de recrutement trompeuses, avec les mêmes offres publiées des dizaines de fois, sans réelle assurance de travail derrière. Objectif : gonfler artificiellement le vivier de travailleurs pour montrer leur potentiel d’évolution et ainsi remporter des contrats avec les grosses entreprises de la tech. Une tactique connue sous le nom de « #labour_hedging ».

    « Au Kenya, il y a des cohortes de jeunes diplômés sans emploi. Les entreprises le savent très bien, observe Edward. Si vous ne voulez pas accepter les conditions, quelqu’un d’autre le fera. »

    Avec l’essor effréné de l’IA générative, un nouveau vocabulaire s’est imposé. Les annonces pour des postes d’« #AI_trainer », « #AI_evaluator » ou d’« #AI_tutor » se multiplient. Le signe d’une montée en gamme dans un marché particulièrement dynamique ? Pas vraiment, selon Antonio Casilli : « Même si certains projets sont plus complexes, pour les harmoniser et les faire réaliser à des masses de personnes, il faut les standardiser, les fragmenter. »

    Oluwaseun, qui se présente comme « AI trainer », s’est tournée vers Mindrift, qui lui semblait plus attractive au niveau des tarifs. Après un flux de tâches relativement régulier, la manne s’est pourtant soudain tarie. « J’ai été écartée du projet pour lequel j’avais initialement postulé, alors que la qualité de mon travail était bonne, témoigne la Nigériane. J’ai abordé ce sujet lors d’un appel avec eux, mais j’ai finalement été remerciée et, depuis, je n’ai été affectée à aucun nouveau projet. »

    Certaines pratiques la heurtent particulièrement : « Parfois, une seule tâche peut prendre sept à huit heures à accomplir, et vous n’êtes rémunéré que si le travail est accepté. Si la moindre petite erreur est détectée, la tâche entière peut être rejetée, ce qui signifie que vous ne recevez aucune #rémunération pour toutes ces heures de travail. » Sollicitée, Mindrift n’a pas répondu à nos questions.

    Comme d’autres personnes interrogées, elle souligne que les travailleurs africains sont souvent moins payés que leurs homologues en Europe ou en Amérique du Nord pour des tâches comparables. Des enquêtes récentes sur des #plateformes_d’annotation mettent effectivement en évidence des écarts de rémunération liés au pays de résidence, tandis que d’autres travaux, consacrés cette fois à des « #data_workers » basés aux États-Unis, montrent que la précarité ne s’arrête pas aux frontières du Sud global : une partie des travailleurs de l’IA dans les pays du Nord cumulent eux aussi bas salaires, contrats instables et protections sociales limitées.

    Les métiers créatifs pris dans l’orbite de l’IA

    Dans des segments plus « créatifs » du numérique, comme le #graphisme ou la #rédaction_de_contenu, la concurrence dopée par l’IA se fait également sentir. Au Togo, Smiley Graphic – c’est son nom professionnel – passe quelques heures par semaine sur la plateforme de microtâches #Upwork où il propose de petits services de graphiste : logos, retouches, déclinaisons graphiques facturées 5 ou 10 euros. Il n’en tire pas plus de 50 euros par mois, mais complète ainsi ses revenus issus d’un emploi stable et de missions freelance plus exigeantes.

    Chaque jour, il constate combien l’IA bouleverse le marché : « Les prix ont baissé. Des gens qui n’y connaissent rien se forment avec des vidéos YouTube et cassent les tarifs sur les plateformes. » Des prestations autrefois facturées l’équivalent de 7 000 à 10 000 francs CFA sont désormais proposées à 2 000 ou 3 000 francs CFA, avance-t-il. Une partie des demandes qu’il reçoit consiste d’ailleurs à reprendre des logos générés par l’IA mais pas forcément à la hauteur. « Je refuse, c’est plus propre et plus simple de repartir de zéro. » Pour tenter de se démarquer, il se forme depuis six mois au motion design, qu’il juge « moins concurrencé par l’IA » pour le moment.

    Un phénomène qui n’a rien d’étonnant, pour Antonio Casilli : « Comme les grands modèles de langage génératifs se nourrissent de productions créatives, eux aussi ont été aspirés dans l’orbite de l’intelligence artificielle et désormais travaillent pour elle. » Autrement dit, les #designers, #illustrateurs ou #rédacteurs ne sont plus seulement concurrencés par l’IA : leur travail alimente directement les modèles qui, ensuite, renforcent cette concurrence.

    Des travailleurs qui commencent à faire entendre leur voix

    « Les grandes entreprises technologiques ne peuvent pas construire l’avenir sur une main-d’œuvre jetable, souligne dans un communiqué Christy Hoffman, secrétaire générale d’UNI Global Union, qui a publié fin septembre une étude sur les travailleurs de l’ombre de l’IA. Il est temps de tenir les titans de la Silicon Valley responsables des conditions dans leurs chaînes d’approvisionnement en IA. Les travailleurs de l’approvisionnement en données doivent être libres de s’organiser et de négocier pour rendre ces systèmes plus sûrs et plus équitables pour tout le monde. »

    Après son licenciement, Sonia Kgomo a choisi de se consacrer à plein temps à l’organisation des salariés de la tech, au sein d’#African_Tech_Workers_Rising, un projet soutenu par le syndicat kényan Communications Workers Union of Kenya et par la fédération internationale Uni Global Union. « En 2021, quand je suis arrivée, les travailleurs des plateformes ne parlaient pas du tout. Il y avait énormément de peur. On signait des accords de confidentialité qu’on ne comprenait pas vraiment, présentés comme des menaces. Alors on intégrait le fait que c’était normal de se taire comme on travaillait pour un service de renseignement, se souvient-elle. Aujourd’hui, on commence à avoir des travailleurs qui peuvent parler, certains rejoignent des #syndicats, et quelques sous-traitants – pas tous – acceptent la présence syndicale. Donc on est encore loin du compte, mais il y a des avancées. »

    Face au défaut d’encadrement juridique, la #Data_Labelers_Association, basée à Nairobi, doit dévoiler prochainement un #code_de_conduite à destination des plateformes d’annotation de données pour améliorer les conditions de travail.

    Pour le sociologue Antonio Casilli, le modèle des #sweatshops_numériques, ces ateliers de misère où les ordinateurs ont juste remplacé les machines à coudre, a encore de beaux jours devant lui. « Ces entreprises sont constamment en train de chercher des pays dans lesquels elles peuvent continuer à exploiter les travailleurs et à les payer très peu cher. Quand la situation s’est compliquée pour certaines d’entre elles au Kenya, elles sont parties en Ouganda ou au Ghana, ou encore au Bangladesh. » Une analyse partagée par Sonia Kgomo, qui appelle à « un mouvement de travailleurs du numérique à l’échelle du continent ».

    En attendant, ces travailleurs de l’ombre continuent de s’adapter. Malgré ses mésaventures récentes, Oluwaseun suit des cours d’annotation de données dans le but d’obtenir un emploi stable et mieux rémunéré auprès d’un grand acteur du secteur, comme « #xAI, l’entreprise d’Elon Musk », glisse-t-elle.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20251206-en-afrique-des-petites-mains-du-num%C3%A9rique-toujours-aussi-pr%C3%A9c
    #AI #intelligence_artificielle #travail

  • Règlement sur les services numériques (DSA) : liste des signaleurs de confiance désignés par l’Arcom | Arcom
    https://www.arcom.fr/nous-connaitre-nos-missions/superviser-les-plateformes-en-ligne-et-les-reseaux-sociaux/reglement-sur-les-services-numeriques-dsa-liste-des-signaleurs-de-confiance-de

    Cette liste est mise à jour régulièrement (dernière mise à jour : lundi 18 août 2025).

    e-Enfance (protection des mineurs)

    ALPA (prévention et lutte contre la piraterie audiovisuelle)

    IFAW (préservation des espèces sauvages et lutte contre la cybercriminalité liée à ces espèces)

    INDECOSA-CGT (information et défense des consommateurs salariés)

    Point de contact (lutte contre les cyberviolences et protection des victimes dans l’espace numérique)

    Addictions France (prévention, formation, soin et réduction des risques des addictions et leurs conséquences)

    #Crif (lutte contre l’antisémitisme et le racisme)

    #Licra (lutte contre le racisme et l’antisémitisme)

    [..,]

    Une fois désignés, les signaleurs de confiance bénéficient d’un traitement prioritaire de leurs signalements de la part de toutes #plateformes en ligne soumises au RSN.

    Si elle partage l’analyse du signaleur de confiance, la plateforme en ligne a l’obligation de retirer ou de bloquer l’accès au contenu présumé illicite qu’il lui a signalé.

    Les signaleurs de confiance peuvent signaler des contenus à toutes les plateformes utilisées en France quel que soit le lieu d’établissement de cette plateforme (en France ou ailleurs).

    #arcom #france

  • Les pays de l’UE intensifient les #expulsions en signant un nouvel accord sur les #centres_de_retour

    Les États membres de l’UE seront autorisés à conclure des #accords_bilatéraux avec des #pays_tiers pour faciliter l’expulsion des demandeurs d’asile #déboutés.

    Les pays européens ont approuvé lundi l’introduction de centres de retour pour les migrants dans un projet de législation, alors que l’Union européenne cherche à accélérer les expulsions.

    Selon cette proposition, les États membres de l’UE pourront renvoyer les migrants en situation irrégulière vers des pays tiers sans lien avec leur origine, à condition qu’ils aient conclu des accords bilatéraux. Les centres peuvent être des lieux de #transit ou des lieux où une personne est censée rester. En renvoyant vers un pays tiers les migrants illégaux qui n’ont pas le droit de rester dans l’UE, les États membres pourraient accélérer les retours, mais cela pourrait aussi mettre en danger la vie des personnes, car elles seraient renvoyées dans des pays avec lesquels elles n’ont aucun lien.

    Cette disposition fait partie d’une nouvelle #loi appelée « #règlement_sur_le_retour », conçue pour assurer la validité juridique des décisions de retour dans tous les États membres, ce qui, selon la Commission européenne, permettra d’accélérer l’#exécution des expulsions hors de l’Union européenne. Cette loi, qui doit être approuvée par le Parlement européen avant d’entrer en vigueur, s’inscrit dans le cadre d’un effort global visant à rendre plus difficile l’entrée des immigrés clandestins en Europe, mais aussi à accélérer leur sortie, l’opinion publique et les nouvelles majorités politiques poussant à un durcissement de la ligne de conduite.

    Les plateformes de retour en tant que destination temporaire ou finale pour les migrants

    La nature de chaque #plate-forme_de_retour dépendra des accords bilatéraux conclus entre les États membres de l’UE et les pays tiers. Les plateformes peuvent être un lieu de transit, une étape avant que les personnes ne soient renvoyées dans leur pays d’origine, ou devenir un lieu permanent pour ceux qui n’ont pas le droit de rester dans l’UE.

    Les personnes peuvent être renvoyées dans leur pays d’origine, voire dans des pays tiers, à condition qu’elles respectent les normes internationales en matière de droits de l’homme et les principes du droit international. « Le critère de #connexion a été supprimé. Cela permet aux États membres d’établir des centres de retour soit comme centres de transit, où les migrants irréguliers sont traités avant d’être renvoyés dans leur pays d’origine, soit comme installations où une personne peut être détenue pendant une période plus longue », a déclaré lundi le ministre danois de l’immigration et de l’intégration, Rasmus Stoklund, à des journalistes.

    Les organisations de la société civile ont critiqué l’introduction de centres de retour comme une pratique inhumaine qui augmentera les abus et les violations générales des droits de l’homme à l’égard des migrants. Dans une déclaration commune publiée en juillet dernier, alors que l’UE étudiait la législation présentée aujourd’hui, plus de 100 organisations - dont Amnesty International, ActionAid, Caritas Europa et Human Rights Watch - ont averti que la proposition risquait d’éloigner l’UE du droit international et pourrait conduire à des retours illégaux et à des détentions arbitraires.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2025/12/08/les-pays-de-lue-intensifient-les-expulsions-en-signant-un-nouvel-accord
    #return_hub #migrations #réfugiés #renvois #Europe

    ping @karine4

  • Wegen des BVG-Streiks in Berlin: Buchungen bei Sharing-Anbietern steigen um bis zu 620 Prozent
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/wegen-des-bvg-streiks-in-berlin-buchungen-bei-sharing-anbietern-steigen

    19.2.2025 von Lea Schulze - Für viele Berlinerinnen und Berliner stellt ein BVG-Streik eine große Herausforderung dar. Sie versuchen unter anderem mit Leihwagen von A nach B zu kommen.

    Zwei Tage lang wird der Nahverkehr in Berlin weitgehend stillstehen, nur S-Bahnen und einige Busse werden fahren. Viele Berlinerinnen und Berliner griffen deshalb bei dem Streik in der vergangenen Woche bei Minusgraden auf Sharing-Anbieter zurück.

    Nach Angaben der Mobilitätsplattform Bolt schossen die Nutzungszahlen an den vergangenen Streiktagen in die Höhe. Demnach gab es vergangene Woche Montag 150 Prozent mehr Fahrten mit E-Scootern und E-Bikes. Die zurückgelegten Strecken waren ein Drittel länger als sonst. Beim Carsharing registrierte das Unternehmen 84 Prozent mehr Fahrten.

    Beim Taxi-Dienst des Unternehmens gab es im Wochenvergleich einen 337-prozentigen Anstieg der Suchanfragen. Die Zahl der vorgebuchten Fahrten ging demnach um 620 Prozent nach oben. Bei anderen Anbietern dürfte die Nachfrage ebenfalls deutlich nach oben gegangen sein.

    Auch das Unternehmen Uber registrierte eine deutlich erhöhte Nachfrage. „Ganz sicher werden die Mietwagen- und Taxiunternehmen, bei denen die Fahrerinnen und Fahrer angestellt sind, alle Kapazitäten aktivieren, um die erhöhte Nachfrage zu befriedigen“, sagte eine Unternehmenssprecherin dem Tagesspiegel.

    Während der vergangenen Streiks haben wir einen merklichen Anstieg der Fahrten festgestellt. Nora Goette, Pressesprecherin bei Miles.

    Das Gleiche gilt für den Mobilitätsanbieter Miles. „Insgesamt haben wir während der vergangenen Streiks einen merklichen Anstieg der Fahrten festgestellt, insbesondere zu den Zeiten, in denen die BVG sonst besonders stark frequentiert ist – also morgens, nachmittags und abends“, sagte Pressesprecherin Nora Goette dem Tagesspiegel. „Auch die Nachfrage nach Tagesmieten ist gestiegen.“ Zudem habe sich die Zahl der Neukund:innen deutlich erhöht.

    „Wir beobachten auch, dass die App häufiger am Vorabend geöffnet wird, ohne dass direkt eine Buchung erfolgt. Hier gehen wir davon aus, dass bereits geschaut wird, wie die Verfügbarkeit der Fahrzeuge im eigenen Radius für den nächsten Tag ist.“ Eine genaue Zahl könne sie nicht nennen, da es immer weitere Einflussfaktoren wie das Wetter, den Wochentag oder den Zeitpunkt im Monat gibt, die ebenfalls eine Rolle spielen.

    Ähnliche Erfahrungen verzeichnet auch der E-Scooter-Anbieter Dott, ehemals Tier. „Beim vergangenen Streik am 10. Februar haben wir einen Anstieg von 170 Prozent im Vergleich zum Montag der Vorwoche verzeichnet, sagte die Sprecherin Luisa Lindenthal dem Tagesspiegel.

    Auf den Streik bereite sich das Unternehmen vor: „Unser Team wird unsere geteilten E-Scooter und E-Bikes vermehrt an Verkehrsknotenpunkten positionieren, sodass die Menschen einfacher auf unsere Fahrzeuge umsteigen können.“ Luisa Lindenthal, Pressesprecherin bei dem E-Scooter-Anbieter Dott.

    Preiserhöhungen solle es nicht geben. „Tatsächlich haben wir zum ersten BVG Streik Ende Januar einen neuen Pass in Berlin gelauncht, den Dott Flex. Dieser kostet 1,99€ für 30 Tage und Nutzer*innen zahlen so nur jeweils ein Euro für eine Fahrt von maximal 10 Minuten.“ Darüber hinaus sei kürzlich die Freischaltungsgebühr von einem Euro auf 49 Cent gesenkt worden.

    Auch Judith Duschl vom Mobilitätsanbieter Free2move vermeldet einen höheren Umsatz während der Streiktage. „Um die wachsende Zahl neuer Nutzer zu bewältigen, hat Free2move seine Fahrzeugflotte erweitert und ihre Verfügbarkeit in den am stärksten nachgefragten Gebieten und Knotenpunkten, wie Bahnhöfen, Stadtzentren und Wohngebieten, optimiert“, sagte sie dem Tagesspiegel.

    150 Prozent mehr Fahrten mit E-Scootern und E-Bikes der Mobilitätsplattform Bolt.

    Die Preise der Anbieter richten sich unter anderem nach der Nachfrage, insofern ist an den Streiktagen mit höheren Fahrpreisen als sonst zu rechnen.

    Die Innung des Berliner Taxigewerbes schätzt die Nachfrage am zweiten Streiktag in der vergangenen Woche auf ein Drittel mehr als sonst. „Einen Unterschied gibt es in dieser und vergleichbaren Situation meist zum ersten Streiktag, wo der Berliner noch etwas Eingewöhnungszeit braucht“, sagte Danielo Baltrusch von der Innung dem Tagesspiegel.

    „Dabei macht das Berliner Taxigewerbe daraus kein unmoralisches Geschäft“, so Baltrusch. „Wir sind in der glücklichen Lage, einen festen Tarif zu haben, der vom Senat vorgeschrieben ist.“ App-basierte Fahrdienste dagegen würden an solchen Tagen voll zuschlagen. „Dort bestimmt die Nachfrage den Preis und der ist dann bis zu viermal so teuer.“ Spitzenzeiten an Streiktagen seien so wie an allen Arbeitstagen: von 7 Uhr bis 9 Uhr und abends von 16 Uhr bis 20 Uhr.

    #Berlin #BVG #Mietwagen #Plattformökonomie #Uber