• Politiques du non-accueil en #Tunisie : des acteurs humanitaires au service des politiques sécuritaires européennes

    « La réponse est claire : c’est non […] Nous n’avons ni les capacités ni les moyens d’organiser [des] centres de rétention » [1]. C’est par ces mots qu’en juin 2018, Tahar Chérif, ambassadeur tunisien auprès de l’Union européenne, réitérait le refus de la Tunisie d’accueillir sur son sol des camps où seraient « stocké·e·s » les migrant·e·s dont l’Union européenne ne veut pas. Ce refus faisait suite à la proposition de la Commission européenne d’installer en Afrique du Nord des « plateformes de débarquement » pour les migrant·e·s secouru·e·s dans les eaux internationales, faute d’accord entre les États européens pour se répartir la charge de leur accueil, alors que l’Italie annonçait la fermeture de ses ports. Mais si la Tunisie, aux côtés des autres pays africains, rejetait haut et fort le plan de la Commission et continuait à soutenir que jamais elle ne consentirait à devenir le garde-frontières de l’Union européenne, cela fait en réalité longtemps qu’elle accepte divers outils destinés au contrôle des migrant·e·s d’Afrique subsaharienne [2] sur son territoire. Après l’échec de l’approche régionale des plateformes de débarquement, l’Union européenne semble avoir pris le parti de mettre en place des #arrangements de #contrôle_migratoire fragmentés et progressifs, dont la Tunisie est le candidat privilégié. À mesure que la situation sécuritaire en Libye se dégrade [3], elle semble en effet devenir la nouvelle cible de la stratégie européenne d’#externalisation_des_frontières, et accumule progressivement les ingrédients qui tendent à la transformer en #zone_de_contrôle_migratoire.

    Mais si la Tunisie offre une meilleure image en termes d’accueil pour ces populations migrantes que la Libye, l’expérience vécue par les migrant·es semble tout autre. « Vivre en Tunisie, ce n’est plus possible. Je dois repartir en Libye ». En ce début d’année 2020, cette phrase est dans la bouche de plus en plus de personnes migrantes, pourtant venues trouver refuge en Tunisie après leur expérience libyenne. Alors qu’en Libye les affrontements reprennent de plus belle, comment peut-on donc expliquer que des dizaines, voire des centaines de personnes quittent un pays en paix et ayant la réputation d’être plus ou moins hospitalier [4], pour un pays en plein chaos et extrêmement dangereux pour elles ? C’est de cette question et du constat répété du « #non-accueil » des personnes migrantes sur le sol tunisien qu’est partie cette recherche de trois mois sur les politiques de gestions des migrations en Tunisie.

    Le présent rapport tente de documenter ces politiques de « non-accueil », tout en les inscrivant dans le contexte plus large des politiques d’externalisation des frontières de l’Union européenne et en accordant une attention particulière à la manière dont ces politiques, dans le contexte tunisien, mêlent étroitement registres #humanitaire et #sécuritaire.

    Ce rapport a été réalisé entre octobre et décembre 2019 en partenariat entre le Forum Tunisien des Droits Économiques et Sociaux et le réseau euro-africain Migreurop. Il s’appuie sur plus de 90 entretiens avec des personnes migrantes (35 entretiens avec des exilé·e·s basé·e·s en Tunisie représentant 16 nationalités différentes), et des représentant·e·s d’organisations et d’organismes locaux et internationaux, ainsi qu’avec des chercheurs et chercheuses, et des journalistes.

    http://www.migreurop.org/article2992.html

    Pour télécharger le rapport :
    http://www.migreurop.org/IMG/pdf/politiques_du_non-accueil_en_tunisie_f.pdf

    #rapport #asile #migrations #réfugiés #Migreurop #externalisation #centres_de_rétention #rétention #camps #détention_administrative

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    Sur les #plateformes_de_désembarquement :
    https://seenthis.net/messages/703288

    #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement

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    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/733358#message768701

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  • Crise sanitaire et reproduction sociale : Les plateformes en embuscade, Niels van Doorn, Eva Mos & Jelke Bosma – Agitations
    https://agitationautonome.com/2020/04/17/crise-sanitaire-et-reproduction-sociale-les-plateformes-en-embusc

    Les temps sont durs dès maintenant pour la plupart des gens, et ils vont probablement s’empirer à l’avenir. Même lorsque la pandémie mondiale causée par le COVID-19 sera maîtrisée, les conséquences de cette crise sanitaire risquent d’avoir un impact dévastateur sur nos économies nationales et locales, et ce pour des années. Toutes et tous ne seront cependant pas touché·es de la même manière et dans les mêmes proportions. Comme nous avons déjà pu le constater, le coronavirus met brutalement en lumière des inégalités de longue date en termes de revenus et de répartition des richesses. Certains disposeront des ressources (temps, espace, capital, influence, etc.) leur permettant de faire face à cette crise, voire d’en tirer profit, tandis que beaucoup d’autres, qui ne bénéficient pas de ces ressources, se battront pour leur survie et conserver leurs moyens de subsistance. À bien des égards, le Covid-19 renforce et amplifie ces inégalités et les mènera en définitive à un point de rupture. Un point que les gouvernements – même conservateurs – ont tenté d’éviter en instaurant des mesures de sauvetage économique.

    Il est important de noter, comme le montrent nos recherches, que la plateformisation actuelle du marché du #travail et des moyens de subsistance répond à une logique similaire (bien que moins drastique) de renforcement et d’amplification. Bien que le terme « disruption » soit galvaudé et qu’il décrive peut-être mal les effets économiques et sociaux exercés par des #plateformes comme Uber, Airbnb ou Deliveroo à l’échelle mondiale et locale, nous pensons néanmoins que l’on peut sans risque affirmer que nombre de ces effets sont conséquents. Les plateformes réorganisent la façon dont les gens travaillent et gagnent leur vie, mais aussi la façon dont les citoyens et leurs gouvernements gèrent et prennent en charge les autres – et elles le font d’une manière que nous n’avons pas encore comprise. Apparues dans le sillage de la récession de 2008, elles contribuent à accentuer la répartition inégale des opportunités et des risques (selon la classe, le genre, la race et la nationalité), alors même qu’elles prétendent renforcer l’autonomie des travailleur·ses.

    Pourtant, ces dernières semaines, il est devenu évident que le Business as usual ne tient plus pour ces entreprises (qui n’existent évidemment pas en vase clos), car elles sont non seulement confrontées à de nouveaux défis, mais doivent aussi saisir les opportunités qui naissent de la crise actuelle. Entre-temps, nous voyons apparaître toutes sortes de nouvelles initiatives locales reposant sur ce système de plateformes, animées par des réseaux de citoyens et d’organisations publiques et privées visant à aider les membres les plus vulnérables de leurs communautés. Dans ce billet de blog en trois parties, nous nous appuyons sur les derniers résultats de nos projets de recherche respectifs ainsi que sur différents témoignages d’actualité afin de donner un aperçu de la manière dont le COVID-19 affecte l’organisation du travail et la reproduction sociale des plateformes dans les pays du Nord. La première partie, cet article, traite de la Gig economy et des plateformes à la demande (voir également ces articles essentiels de la Fondation FairWork et du projet de recherche Platform Mobilities – ce dernier en allemand) ; la deuxième partie abordera les conséquences pour Airbnb et les autres plateformes de location à court terme ; enfin, la troisième partie traitera des initiatives de base qui mobilisent les modèles et les technologies des plateformes dans le secteur social pour lutter contre la crise du coronavirus. Les deux parties suivantes seront donc publiées ultérieurement sur le site Platform Labor.

  • « Je clique et hop ! » : l’envers des plateformes e-commerce
    https://radioparleur.net/2020/04/11/desastre-ecologique-amazon

    Les plateformes d’e-commerce comme Amazon causent des désastres écologiques et sociaux d’une ampleur phénoménale. La conférence « Je clique, et hop ! » organisée par le collectif « 94 ça chauffe ! » remet du concret et de la réflexion derrière ce geste, devenu banal, d’acheter sur internet sans se poser de questions. Durée : 2h06. Source : Radio Parleur

    https://audio.ausha.co/B404zcY4zOKB.mp3

  • Swinging the Vote ? – The Markup
    https://themarkup.org/google-the-giant/2020/02/26/wheres-my-email

    The Markup set up a new Gmail account to find out how the company filters political email from candidates, think tanks, advocacy groups, and nonprofits.

    We found that few of the emails we’d signed up to receive —11 percent—made it to the primary inbox, the first one a user sees when opening Gmail and the one the company says is “for the mail you really, really want.”

    Half of all emails landed in a tab called “promotions,” which Gmail says is for “deals, offers, and other marketing emails.” Gmail sent another 40 percent to spam.

    For political causes and candidates, who get a significant amount of their donations through email, having their messages diverted into less-visible tabs or spam can have profound effects.

    “The fact that Gmail has so much control over our democracy and what happens and who raises money is frightening,” said Kenneth Pennington, a consultant who worked on Beto O’Rourke’s digital campaign.

    “It’s scary that if Gmail changes their algorithms,” he added, “they’d have the power to impact our election.”

    Google communications manager Katie Wattie said in an email that the categories “help users organize their email.”

    “Mail classifications automatically adjust to match users’ preferences and actions,” she said. “Users really like the tab organization.”

    Gmail enables the tabs by default, but they can be disabled. Wattie declined to say whether most users keep the tabs, but an email deliverability firm said about 34 percent of respondents to a 2016 survey said they use them.

    The tabs also serve another purpose: ad inventory. While Gmail does not sell ads in the primary inbox, advertisers can pay for top placement in the social and promotions tabs in free accounts.

    Some fear that, as a result, Gmail has the same conflict of interest that exists on social networks: If the platforms make it too easy to reach people for free, no one will buy ads.

    “The worry is that they want to basically turn Gmail into a Facebook-style news feed where you have to pay for placement in the inbox,” said Ryan Alexander, a Democratic digital consultant.

    Wattie, the Google spokesperson, replied: “What you describe is not on our roadmap for Gmail.”

    A coalition of eight progressive advocacy groups in the U.S. noticed a similar change at about the same time and said it suppressed donations and petition signatures. We reviewed email data provided by Democracy for America, CREDO Action and SumOfUs and found their Gmail open rates did drop that spring, by about 50 percent compared with email sent to subscribers using other email providers.

    “We believe that our ability to inform and engage the public in political action, which we believe is fundamental to a healthy democracy, is being impeded,” the coalition wrote in a letter to Google in November 2018.

    #Gmail #Democratie #Politique #Plateformes

  • #Frontex wants to disembark refugees in Senegal

    #Hera“ is the only Frontex maritime mission on the territory of a third country. A new agreement might extend this joint border #surveillance.

    The EU border agency Frontex wants to bring back refugees picked up in the Atlantic Ocean to Senegal. The EU Commission should therefore negotiate a so-called #Status_Agreement with the government in Dakar. The proposal can be found in the annual report (https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-6294-2020-INIT/en/pdf) on the implementation of the Regulation for the surveillance of external sea borders (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX:32014R0656). It regulates the maritime „operational cooperation“ of Frontex with third countries.

    It would be the first agreement of this kind with an African government. So far, Frontex has only concluded Status Agreements with a number of Western Balkan countries for the joint surveillance of land borders. The only operation to date in a third country (https://digit.site36.net/2019/11/25/frontex-expands-operations-in-eu-neighbouring-countries) was launched by the Border Agency in Albania a year ago.

    Frontex has been coordinating the joint operation „Hera“ in the Atlantic since 2006 (https://frontex.europa.eu/media-centre/news-release/longest-frontex-coordinated-operation-hera-the-canary-islands-WpQlsc). The reason for the first and thus oldest EU border surveillance mission (http://www.statewatch.org/analyses/no-307-frontex-operation-hera.pdf) was the arrival of many thousands of refugees in boats on the Canary Islands via Morocco, Mauritania, Cape Verde and Senegal. For a short period of time, the German Federal Police had also participated in „Hera“ (http://dipbt.bundestag.de/doc/btd/16/098/1609888.pdf), in addition to Portugal, France, Italy, Finland and Luxembourg. Already in 2007 the arrivals decreased drastically. For the past year, Frontex’s „Migratory Map“ (https://frontex.europa.eu/along-eu-borders/migratory-map) records only 711 irregular arrivals (by December) on Gran Canaria, Tenerife and the other Spanish islands. According to media reports (https://www.laprovincia.es/canarias/2020/03/03/canarias-supera-1200-personas-llegadas/1260792.html), this number has been nearly doubled in the first two months of 2020 alone.

    „Hera“ is the only maritime mission in which Frontex coordinates an operation which, with Senegal, also takes place in the 12-mile zone, the exclusive economic zone and the airspace of a third country. In „Themis“, „Indalo“ and „Poseidon“, the operational plan only covers waters under the jurisdiction and monitoring of EU Member States.

    Currently, „Hera“ is operated by Spain as the „host state“ with support from Portugal. The two countries patrol with frigates and smaller ships and carry out aerial surveillance with a helicopter. They first transmit their information to a control centre in Las Palmas, to which Morocco, Mauritania and Senegal have sent liaison officers. Processed intelligence is then forwarded to the International Coordination Centre (ICC) in Madrid, which manages all operations of the Spanish border authorities and is also responsible for cooperation with Frontex.

    If suspicious boats are detected in the area of operations in „Hera“, a report is made to the competent Maritime Rescue Operations Centre (MRCC). All those picked up in the Spanish Search and Rescue zone have been able to disembark in the Canary Islands in recent years.

    If the refugees are still in the Senegalese #SAR zone, the national coast guard brings them back to the West African country. With a Status Agreement, Frontex assets could do the same. According to SAR Info, a Canadian information platform, the Senegalese national #MRCC (https://sarcontacts.info/countries/senegal) is also responsible for the rescue coordination off the coast of Gambia, Guinea-Bissau and Mauritania.

    Before each operation, Frontex is required to assess the possible disembarkation of intercepted refugees in the third countries concerned. In the report for 2018, Leggeri writes that his agency, with the „host states“ of the missions „Themis“ (Italy) and „Indalo“ (Spain), considered such disembarkations to Libya and Tunisia as well as to Morocco to be incompatible with regulations to which Frontex is bound.

    From Frontex’s point of view, however, disembarkations would be possible for Turkey and Senegal, as the governments there do not violate basic fundamental and human rights and also adhere to the principle of non-refoulement, according to which refugees may not be returned to countries from which they have fled. So far, says Leggeri, Frontex and the EU Member States involved in „Poseidon“ and „Hera“ have not forced any persons to Turkey or Senegal.

    The report signed by Frontex director Fabrice Leggeri is as usual one year late, the paper published last week refers to 2018. That was the same year in which the European Union once again wanted to set up „regional disembarkation centres“ in North Africa (https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/IP_18_4629). There, asylum applications of persons seeking protection would be examined even before they reach Europe. All the governments in question rejected the proposal, and the African Union also opposed it a year ago. Led by Egypt, the 55 member states criticise the planned EU facilities as „de facto detention centres“ (https://www.theguardian.com/world/2019/feb/24/african-union-seeks-to-kill-eu-plan-to-process-migrants-in-africa).

    In the report, Leggeri complains that Frontex has too little competence in its four maritime missions. Bilateral agreements, such as those Italy has concluded with Libya (https://www.hrw.org/news/2020/02/12/italy-halt-abusive-migration-cooperation-libya) or Spain with Morocco (https://english.elpais.com/elpais/2019/02/21/inenglish/1550736538_089908.html), allow for much closer cooperation with North African coastguards.

    https://digit.site36.net/2020/03/01/frontex-wants-to-disembark-refugees-in-senegal
    #Sénégal #asile #migrations #réfugiés #externalisation #désembarquement #surveillance_frontalière #accord #accords #frontières

    Et pas mal de matériel sur seenthis autour de...
    #plateformes_de_désembarquement #disembarkation_paltforms #plateformes_de_débarquement #regional_disembarkation_platforms #Albanie #Océane_atlantique #Atlantique #Allemagne

    –-> voir notamment ici, dans la métaliste sur l’externalisation des contrôles frontaliers :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765334

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  • Les #outils_numériques de l’#humanitaire sont-ils compatibles avec le respect de la #vie_privée des #réfugiés ?

    Pour gérer les opérations humanitaires dans le camp de réfugiés syriens de #Zaatari en #Jordanie, les ONG ont mis en place des outils numériques, mais l’#innovation a un impact sur le personnel humanitaire comme sur les réfugiés. Travailler sur ce camp ouvert en 2012, où vivent 76 000 Syriens et travaillent 42 ONG, permet de s’interroger sur la célébration par le monde humanitaire de l’utilisation de #nouvelles_technologies pour venir en aide à des réfugiés.

    Après plusieurs années d’observation participative en tant que chargée d’évaluation pour une organisations non gouvernementales (ONG), je suis allée plusieurs fois à Amman et dans le camp de Zaatari, en Jordanie, entre 2017 et 2018, pour rencontrer des travailleurs humanitaires de 13 organisations différentes et agences de l’Onu et 10 familles vivant dans le camp, avec l’aide d’un interprète.

    Le camp de Zaatari a été ouvert dès 2012 par le Haut Commissariat aux Réfugiés pour répondre à la fuite des Syriens vers la Jordanie. Prévu comme une « #installation_temporaire », il peut accueillir jusqu’à 120 000 réfugiés. Les ONG et les agences des Nations Unies y distribuent de la nourriture et de l’eau potable, y procurent des soins et proposent un logement dans des caravanes.

    Pour faciliter la #gestion de cet espace de 5,2 km2 qui accueille 76 000 personnes, de très nombreux rapports, cartes et bases de données sont réalisés par les ONG. Les #données_géographiques, particulièrement, sont collectées avec des #smartphones et partagées via des cartes et des #tableaux_de_bord sur des #plateformes_en_ligne, soit internes au camp comme celle du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), soit ouvertes à tous comme #Open_Street_Map. Ainsi, grâce à des images par satellite, on peut suivre les déplacements des abris des réfugiés dans le camp qui ont souvent lieu la nuit. Ces #mouvements modifient la #géographie_du_camp et la densité de population par zones, obligeant les humanitaires à modifier les services, tel l’apport en eau potable.

    Les réfugiés payent avec leur iris

    Ces outils font partie de ce que j’appelle « l’#humanitaire_numérique_innovant ». Le scan de l’#iris tient une place à part parmi ces outils car il s’intéresse à une partie du #corps du réfugié. Cette donnée biométrique est associée à la technologie de paiement en ligne appelée #blockchain et permet de régler ses achats au #supermarché installé dans le camp par une société jordanienne privée. Avant l’utilisation des #scanners à iris, les réfugiés recevaient une #carte_de_crédit qu’ils pouvaient utiliser dans divers magasins autour du camp, y compris dans des #échoppes appartenant à des réfugiés.

    Ils ne comprennent pas l’utilité pour eux d’avoir changé de système. Nour*, une réfugiée de 30 ans, trouvait que « la #carte_Visa était si facile » et craint de « devenir aveugle si [elle] continue à utiliser [son] iris. Cela prend tellement de temps : “ouvre les yeux”, “regarde à gauche”, etc. ». Payer avec son corps n’a rien d’anecdotique quand on est réfugié dans un camp et donc dépendant d’une assistance mensuelle dont on ne maîtrise pas les modalités. Nisrine, une autre réfugiée, préférait quand « n’importe qui pouvait aller au supermarché [pour quelqu’un d’autre]. Maintenant une [seule] personne doit y aller et c’est plus difficile ». Sans transport en commun dans le camp, se rendre au supermarché est une contrainte physique pour ces femmes.

    Le principal argument des ONG en faveur du développement du scan de l’iris est de réduire le risque de #fraude. Le #Programme_Alimentaire_Mondial (#Pam) contrôle pourtant le genre de denrées qui peuvent être achetées en autorisant ou non leur paiement avec la somme placée sur le compte des réfugiés. C’est le cas par exemple pour des aliments comme les chips, ou encore pour les protections hygiéniques. Pour ces biens-là, les réfugiés doivent compléter en liquide.

    Des interactions qui changent entre le personnel humanitaire et les réfugiés

    Les effets de ces #nouvelles_technologies se font aussi sentir dans les interactions entre le personnel du camp et les réfugiés. Chargés de collecter les #données, certains humanitaires doivent régulièrement interroger des jeunes hommes venant de zones rurales limitrophes (qui forment la majorité des réfugiés) sur leur hygiène ou leurs moyens de subsistance. Cela leur permet de créer des #indicateurs pour classer les réfugiés par catégories de #vulnérabilité et donc de #besoins. Ces interactions sont considérées par les réfugiés comme une intrusion dans leur espace de vie, à cause de la nature des questions posées, et sont pourtant devenues un des rares moments d’échanges entre ceux qui travaillent et vivent dans le camp.

    Le #classement des ménages et des individus doit se faire de manière objective pour savoir qui recevra quoi, mais les données collectées sont composites. Difficile pour les responsables de projets, directement interpellés par des réfugiés dans le camp, d’assumer les choix faits par des logiciels. C’est un exercice mathématique qui décide finalement de l’#allocation de l’aide et la majorité des responsables de programmes que j’ai interrogés ne connaissent pas son fonctionnement. Le processus de décision est retiré des mains du personnel humanitaire.

    Aucune évaluation de la #protection_des_données n’a été réalisée

    La vie privée de cette population qui a fui la guerre et trouvé refuge dans un camp est-elle bien protégée alors que toutes ces #données_personnelles sont récoltées ? Le journal en ligne The New Humanitarian rapportait en 2017 une importante fuite de données de bénéficiaires du Pam en Afrique de l’Ouest, détectée par une entreprise de protection de la donnée (https://www.thenewhumanitarian.org/investigations/2017/11/27/security-lapses-aid-agency-leave-beneficiary-data-risk). En Jordanie, les #données_biométriques de l’iris des réfugiés circulent entre une banque privée et l’entreprise jordanienne qui exploite le supermarché, mais aucune évaluation de la protection des données n’a été réalisée, ni avant ni depuis la mise en œuvre de cette #innovation_technologique. Si la protection des données à caractère personnel est en train de devenir un objet de légalisation dans l’Union européenne (en particulier avec le Règlement Général sur la Protection des Données), elle n’a pas encore été incluse dans le #droit_humanitaire.

    De la collecte de données sur les pratiques d’hygiène à l’utilisation de données biométriques pour la distribution de l’#aide_humanitaire, les outils numériques suivent en continu l’histoire des réfugiés. Non pas à travers des récits personnels, mais sur la base de données chiffrées qui, pense-t-on, ne sauraient mentir. Pour sensibiliser le public à la crise humanitaire, les équipes de communication des agences des Nations Unies et des ONG utilisent pourtant des histoires humaines et non des chiffres.

    Les réfugiés eux-mêmes reçoivent peu d’information, voire aucune, sur ce que deviennent leurs données personnelles, ni sur leurs droits en matière de protection de données privées. La connexion Internet leur est d’ailleurs refusée, de peur qu’ils communiquent avec des membres du groupe État Islamique… La gestion d’un camp aussi vaste que celui de Zaatari bénéficie peut-être de ces technologies, mais peut-on collecter les #traces_numériques des activités quotidiennes des réfugiés sans leur demander ce qu’ils en pensent et sans garantir la protection de leurs données personnelles ?

    http://icmigrations.fr/2020/01/16/defacto-015-01

    #camps_de_réfugiés #numérique #asile #migrations #camps #surveillance #contrôle #biométrie #privatisation

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  • Surveillés, exploités : dans l’enfer des #livreurs_à_vélo

    Dans cette enquête inédite, Le Média révèle les mécanismes de #surveillance des livreurs mis en place par les plateformes pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis : temps de travail excessif, mise en danger de mort...

    Depuis quelques années, les livreurs à vélo sont apparus dans le paysage urbain. Avec leurs sacs colorés, ils parcourent les rues des plus grands villes européennes. Ils travaillent pour des #plateformes_numériques, souvent dans des conditions plus que précaires.

    Dans cette enquête inédite, nous révélons les mécanismes de surveillance des livreurs mis en place par des plateformes telles que #Deliveroo, #Foodora ou #Uber_Eats pour mieux les exploiter, et plus largement les conditions de travail scandaleuses auxquelles ils sont soumis. À partir de l’histoire de #Frank_Page, jeune livreur Uber Eats décédé à la suite d’un accident de voiture près de l’autoroute, nous retraçons la façon dont les plateformes numériques de livraison imposent des rythmes dangereux et affectent aux livreurs des parcours potentiellement meurtriers.

    Mais cette histoire en cache plein d’autres. Derrière cette organisation du travail prétendument novatrice se cachent des pratiques régulières de répression syndicale, chez Deliveroo ou chez Uber. De Bordeaux à Dijon, en passant par Paris, les livreurs qui essaient de s’organiser face aux plateformes en paient le prix, parfois chèrement. Et cela ne se limite pas à la France.

    Ainsi, nous révélons en exclusivité que Deliveroo a espionné des syndicalistes en Angleterre en essayant de recueillir des données privées et en espionnant leurs réseaux sociaux. Le flicage ne s’arrête pas là. Grâce à l’association #Exodus_Privacy, nous avons aussi découvert comment certaines applications - celle de Deliveroo, notamment - surveillent leurs livreurs et récoltent certaines données, qui sont par la suite redirigées vers de régies publicitaires, exposant ces entreprises à une potentielle violation de la loi européenne sur la vie privée.

    https://www.youtube.com/watch?v=vASAMVRiy8s&feature=emb_logo


    https://www.lemediatv.fr/emissions/les-enquetes/surveilles-exploites-dans-lenfer-des-livreurs-a-velo-sJHkn_vURXeCnFw7IvBks

    A partir de la minute 33, il y a une interview avec Paul-Olivier Dehay, fondateur de l’ONG Personal data.io (https://wiki.personaldata.io/wiki/Main_Page).
    Il explique comment les plateformes de livreurs utilisent les données collectées :

    « On peut diviser son groupe d’ ’employés’ grâce à ces outils, et commencer à appliquer des traitements différents à chacun de ces sous-groupes. Par exemple offrir des bonus à certains et pas à d’autres, des encouragements, faire des expériences de traitements différents. C’est un outil managérial pour gérer la force ouvrière des livreurs. Ces plateformes cherchent à opérer en ayant un maximum d’informations sur le marché, mais par contre en livrant un minimum d’informations à chaque entité pour faire son travail. Donc quand un livreur livre un plat il ne sait pas si dans l’heure il va avoir encore 3 ou 4 boulots, il n’a aucune information sur les prédictions ou quoi que ce soit, parce que la plateforme cherche à pousser un maximum de risques économiques vers les livreurs, et cherche à optimiser toujours dans son intérêt. On voit que l’asymétrie d’information pour ces plateformes est stratégique pour eux. Uber n’a pas de voiture, Deliveroo n’a pas de vélo, ce qu’ils ont c’est de l’information, et de l’information qui vaut de l’argent pour des restaurants, pour des livreurs, et pour des consommateurs au final. C’est mettre tous ces acteurs ensemble qui va permettre à la plateforme de faire de l’argent. On peut tout à fait imaginer un scénario où chacune des parties se réapproprie un maximum de ces données et au final se demande ’En fait, pourquoi on a besoin de cet intermédiaire ? Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas agir avec des outils qui nous permettent d’interagir directement’. Si on suit cette logique d’exposition de la plateforme, de mise à nu de la plateforme, on se rend compte qu’au final il n’y a rien derrière, il n’y a rien qui a vraiment une valeur, c’est dans l’#asymétrie de l’information qu’ils construisent la valeur »

    #exploitation #travail #conditions_de_travail #précarité #surveillance #gig_economy #économie_de_la_tâche #livreurs #auto-entrepreneurs #liberté #enquête #deliveroo_rider #téléphone_portable #smartphone #syndicats #risques #accidents #coursiers #coursiers_à_vélo #grève #accidents #décès #morts #taxes #résistance #taux_de_satisfaction #Dijon #Brighton #algorithme #déconnexion #Guy_MacClenahan #IWGB #réseaux_sociaux #flexibilité #sanctions #contrôle #Take_it_easy #dérapage #strike #pisteur #géolocalisation #publicité #identifiant_publicitaire #Appboy #segment.io #Braze #information #informations #charte #charte_sociale
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  • Coup d’État sur la « #loi_haine »

    La #loi « contre la haine » s’est transformée en loi sécuritaire au nom de la lutte « anti-terroriste ». Ce bouleversement a été acté hier à 22h30, par un #amendement (http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2583/AN/161) de dernière minute proposé par le gouvernement et adopté par les députés serviles de l’Assemblée nationale. Ce #coup_de_force du gouvernement, imposé in extremis, est une nouvelle démonstration d’#anti-parlementarisme. L’honneur des députés exige qu’ils rejettent la loi dans son ensemble.

    Alors que la loi exigeait initialement de retirer les #contenus_illicites en 24 heures, elle impose désormais aux #plateformes de retirer en une heure les contenus que la #police lui signalera comme relevant du #terrorisme ou d’#abus_sur_mineurs. La police décidera seule des contenus relevant du terrorisme – sans le contrôle d’un juge. On l’a déjà vu abuser illégalement de ce pouvoir pour qualifier des propos militants de « terroristes » afin de les faire censurer – la justice avait alors attendu plus d’une année pour dénoncer ces abus de la police.

    De plus, alors que la loi ne concernait initialement que les plateformes ayant plusieurs millions de visiteurs par mois (Facebook, Twitter, Youtube…), les nouvelles mesures « anti-terroristes » visent désormais n’importe quelle plateforme, de toute taille. Il pourra s’agir du forum de n’importe quel site de presse, d’une plateforme militante, d’un petit hébergeur associatif ou de tout nœud d’un réseau social décentralisé tel que Mastodon ou PeerTube.

    Le délai d’une heure est matériellement impossible à respecter pour la grande majorité des plateformes Web (typiquement pour les signalements qui leur seraient faits de nuit). Ces plateformes n’auront d’autres choix que de fermer boutique ou de déléguer leur modération aux outils de censure automatisée fournis par Google et Facebook. Dans tous les cas, les grands vainqueurs seront ces deux dernières entreprises, dont la concurrence sera anéantie ou mise sous leur joug.

    Enfin, alors que la loi initiale ne prévoyait que des #sanctions financières, les nouvelles mesures prévoient des sanctions concrètes, drastiques. Si une plateforme ne censure pas un contenu dans l’heure qui suit sa notification par la police, la police pourra exiger que les fournisseurs d’accès à Internet empêchent l’accès à cette plateforme depuis la France.

    Une concentration totale des pouvoirs

    La #concentration_des_pouvoirs dans les mains de la police est totale : c’est à la fois elle qui décide quelles plateformes attaquer, qui qualifie un contenu comme étant illégal et qui met en œuvre sa sanction. L’ensemble du Web français est à sa merci.

    Si la police était mal intentionnée, il lui suffirait de publier anonymement et au milieu de la nuit des messages « terroristes » sur les plateformes de son choix pour les faire censurer (car presque aucune plateforme ne peut avoir des modérateurs réveillés toute la nuit pour répondre dans l’heure à la police). Rien dans la loi n’empêche de tels abus.

    Notons que cette situation n’est pas entièrement nouvelle : c’est la loi anti-terroriste de 2014 qui avait créé ce dispositif de #censure_policière. À l’époque toutefois, le délai pour répondre à la police était de 24 heures. Il passe aujourd’hui à #1_heure, démultipliant les risques d’abus.

    Un coup de force anti-parlementaire

    Le Parlement n’a jamais eu l’occasion de débattre des dangers de ce nouveau délai d’une heure imposé à l’ensemble du Web. Le Parlement n’a même pas eu l’occasion d’en prendre connaissance. Pendant des mois de débats sur la proposition de loi « contre la haine », le Parlement n’a parlé que de sujets bien éloignés du terrorisme. Ce n’est qu’au dernier moment, en séance publique lors de la 2ème lecture à l’Assemblée nationale, et alors que le sujet n’avait pas été abordé en commission des lois, que le gouvernement est parvenu à lui imposer ces changements, par surprise et par ignorance. Il aurait pourtant fallu en débattre pendant des mois, en auditionnant des dizaines d’acteurs, pour prétendre respecter nos principes démocratiques.

    La situation a tout pour rappeler un autre dossier : le règlement européen contre les contenus terroristes, qui prévoit lui aussi un délai de retrait en #une_heure. L’an dernier, la Commission européenne et les États membres avaient exercé une terrible pression sur le Parlement européen pour qu’il adopte en première lecture un texte en urgence avant les élections européennes (voir notre page de campagne : https://www.laquadrature.net/censureterro). Tout avait été fait pour empêcher un véritable débat, mais il avait pu au moins durer quelques semaines – permettant notamment de limiter la censure policière par l’autorisation préalable d’un juge ou d’une autorité indépendante (et la loi française serait ici contraire à la position du Parlement européen).

    Hier, le débat n’a pas même eu lieu.

    Le gouvernement semble s’être lassé de la comédie démocratique. L’avis des parlementaires n’a plus aucune conséquence sur le processus législatif : à quoi bon leur permettre de s’en faire un ? Autant gagner du temps et leur demander de tout signer à la dernière minute et sans leur expliquer.

    Si les députés ont encore un semblant de respect pour leurs fonctions démocratiques, ils doivent s’opposer à cette proposition de loi. Au moins du fait que le gouvernement a entièrement nié et insulté celles-ci hier. Et du fait, aussi, que le gouvernement a manipulé diverses volontés et associations luttant contre la haine afin de dévoyer au final la loi vers ses objectifs purement sécuritaires.

    Formellement, l’Assemblée nationale doit encore décider d’adopter ou non cette proposition de loi dans son ensemble aujourd’hui. Tout député ne qui ne votera pas contre cette loi actera que le gouvernement l’a démis de ses fonctions.

    https://academia.hypotheses.org/8795
    #sécurité #terrorisme #anti-terrorisme #censure #réseaux_sociaux #internet

    ping @isskein @karine4 @reka @simplicissimus @davduf @daphne @marty @mathieup

  • Technopouvoir comment les nouvelles technologies nous gouvernent
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/diana-filippova-technopouvoir-technologies-de-gouvernement

    Pourquoi est-il plus difficile de comprendre comment la technologie oriente nos choix ?

    D. F. : Parce que la technologie est ubiquitaire, liquide, diffuse. Elle a cessé d’exercer un pouvoir direct sur nous pour être intégrée dans des technologies de pouvoir indirectes. Elle se fond de mieux en mieux dans l’environnement qui est le nôtre, de telle façon qu’on finit par ne plus la voir et oublier qu’elle est là. Une technologie comme la reconnaissance faciale illustre parfaitement cette réalité : elle est invisible, on ne sait pas grand-chose sur son utilisation (par qui ? pour quoi ?) et elle est confondue avec notre environnement.

    Vous écrivez vous-même : « La critique des technologies n’a jamais été si prégnante et pourtant rien ne change ». Comment l’expliquez-vous ?

    D. F. : Pour comprendre pourquoi rien ne change, il faut comprendre que les critiques qui sont habituellement formulées à l’encontre des technologies ont été comprises par le technopouvoir et intégrées en son sein. Par ailleurs, ce que j’expliquais sur l’intégration croissante des techniques dans les sphères politique, économique, sociale explique également la difficulté qu’il y a à les refuser. La Chine et les États-Unis sont de très bons exemples de cette intrication entre pouvoir politique et pouvoir technologique. Ce mouvement existe bien sûr en Europe, et il se double d’un enjeu de souveraineté numérique puisque nous utilisons massivement des technologies et infrastructures étrangères pour nos services tant privés que publics.

    #Technopouvoir #Société_numérique #Plateformes

  • Une alternative à Netflix : les 8 #plateformes_de_streaming du #cinéma d’auteur - Les Inrocks

    https://www.lesinrocks.com/2019/04/05/cinema/actualite-cinema/une-alternative-netflix-les-8-plateformes-de-streaming-du-cinema-dauteur

    Autour des géants de la SVOD Netflix et Amazon Prime Video fleurissent plusieurs plateformes spécialisées dans le cinéma d’auteur et de patrimoine, qui attirent de plus en plus de cinéphiles. En voici 8, à la programmation variée et exigeante.

    #films

    • Le point est que l’offre est « limitée » par les réstrictions géographiques des versions sous-titrées ou doublées selon le pays d’abonnement. Si je prends Mubi en étant en Allemagne je vais avoir des versions doublées en allemand ou des VO sous-titrées en allemand et en anglais dans le meilleurs des cas voire des Vo non sous titrées... Je peux prendre un abonnement france mais quid de ma compagne.La force de Netflix est dans cette abesence de limite. Après il faut se frapper la production c’est vrai.

  • Géants du web : les nouveaux bras de fer (1/3) : Fiscalité, données personnelles, libre-concurrence : l’Union Européenne en résistance
    https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/geants-du-web-les-nouveaux-bras-de-fer-13-fiscalite-donnees-personnell

    La Commission européenne à la concurrence a infligé en mars une amende à Google, la troisième pour « pratiques illégales » sur les smartphones et l’application Android. Les mesures juridiques et fiscales sont-elles suffisantes pour espérer réguler ces entreprises ?

    Francis Bloch
    professeur d’économie à l’université Paris 1 et à l’Ecole d’économie de Paris, spécialiste de la fiscalité du numérique.
    Anne Bellon
    politiste, chercheuse associée à l’université Paris 1, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d’Internet.
    Parminder Jeet Singh,
    directeur exécutif de l’association indienne IT for change

    #audio #GAFA #intéressant

  • L’application Uber admet 6 000 agressions sexuelles dans ses véhicules en deux ans aux Etats-Unis
    https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/l-application-uber-admet-6-000-agressions-sexuelles-en-deux-ans-aux-eta

    Après des années à refuser de chiffrer le problème, Uber a révélé avoir enregistré près de 6 000 agressions sexuelles aux Etats-Unis en deux ans. L’application, qui propose un service de réservation de voitures avec chauffeur, est largement accusée d’inefficacité et de mauvaise volonté dans ce domaine.

    Le géant du secteur a publié, jeudi 5 décembre, un rapport détaillé sur la sécurité, qui révèle que 5 981 agressions sexuelles ont été rapportées par des utilisateurs ou des conducteurs de son service, ainsi que des tiers, sur le territoire américain en 2017 et 2018. Ce chiffre comprend des attouchements, des tentatives d’agression et des viols. Le même rapport dénombre 19 homicides sur la même période.

    #culture_du_viol #plateformes

  • Digitale Märkte - Neue Wettbewerbsregeln für die Plattformökonomie
    https://netzpolitik.org/2019/neue-wettbewerbsregeln-fuer-die-plattformoekonomie

    6.12.2019 von Dominik Piétron und Marita Wiggerthale

    Wie soll Politik auf die übermächtigen Digitalkonzerne Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft (GAFAM) und Co. reagieren? Eines der schärferen Schwerter der deutschen Regulierungsbehörden ist das Gesetz gegen Wettbewerbsbeschränkungen (GWB), welches unsere marktwirtschaftliche Ordnung vor Monopolen und ökonomischer Machtkonzentration einzelner Unternehmen schützen soll. Bereits im Koalitionsvertrag hatte die Bundesregierung angekündigt, das Wettbewerbsrecht zu modernisieren. Nun liegt ein Referentenentwurf des Bundeswirtschaftsministeriums für die 10. GWB-Novelle mit wichtigen Neuerungen vor, der sich aktuell in der Ressortabstimmung befindet. Aber stellen die vorgeschlagenen Maßnahmen einen ausreichenden Schutz gegen die Macht der Internetgiganten dar?

    Auf den ersten Blick scheint das zentrale Problem digitaler Märkte verstanden worden zu sein: GAFAM und andere Online-Plattformen wie Flixbus, Lieferando oder Booking schalten sich als sogenannte Intermediäre zwischen Angebot und Nachfrage und bilden aufgrund von positiven Netzwerkeffekten eine überragende Marktmacht heraus. Dabei sind viele Plattformunternehmen Marktanbieter und Marktteilnehmer zugleich, das heißt sie steuern die grundlegenden Marktfunktionen wie Preisfindung, Matching und Marktzugangsregelung via Algorithmen und bieten gleichzeitig eigene Produkte und Dienstleistungen auf dem Marktplatz an.

    Dadurch treten sie in direkter Konkurrenz zu Unternehmen, welche von der Plattform als Vertriebskanal abhängig sind. Dass in dieser Abhängigkeitsbeziehung zwischen Plattform und Drittanbieter:innen notwendigerweise Interessenskonflikte und strukturelle Missbrauchspotentiale entstehen, zeigt sich beispielsweise an Amazon, das die Eigenmarken Amazon Basics oder den Smart-Speaker Alexa bei den Sucheinträgen bevorzugt, oder an Google, das (bis auf Weiteres) rechtswidrig die eigenen Dienste auf seinem Smartphone-Betriebssystem Android vorinstallierte.

    Gut gemeinte Reformvorschläge

    Der neue GWB-Artikel §19a räumt dem Bundeskartellamt künftig das Recht ein, für digitale Plattformen mit „überragender marktübergreifender Bedeutung für den Wettbewerb“ eine Verfügung zu erlassen. In diesem Fall – und nur dann – könnte das Kartellamt eine Reihe neuer, zusätzlicher Missbrauchstatbestände ahnden: Sie kann den Firmen untersagen, eigene Dienste zu bevorzugen, andere Wettbewerber durch zu schnelle Marktexpansion zu behindern, Marktzutrittsschranken durch die Nutzung marktübergreifend gesammelter Daten zu errichten sowie die Interoperabilität und Portabilität von Daten zu erschweren. Das heißt im Umkehrschluss leider, dass diese wichtigen Missbrauchstatbestände nicht generell verboten sind. Wann die entsprechende Verfügung nach §19a erlassen werden muss, bleibt rechtlich unklar.

    Eine zweite Änderung stellt das neu eingeführte Konzept der „Intermediationsmacht“ (§18 Abs. 3b) dar, das den Nachweis einer marktbeherrschenden Stellung von Plattformunternehmen vereinfachen soll. Bisher wurden die Ermittlungen des Kartellamts dadurch erschwert, dass die ökonomischen Verfahren zur Feststellung von Marktmacht – eine notwendige Voraussetzung für die Aufnahme eines Kartellverfahrens – bei zweiseitigen Online-Plattformmärkten meist nicht mehr griffen. Mit dem Intermediationsmacht-Konzept hat das Kartellamt nun eine breitere rechtliche Grundlage, um auch plattformspezifische Machtpositionen zu erfassen, die sich aus ihrer Vermittlungsleistung ergeben, das heißt aus der Regulierung des Zugangs zu Absatz- und Beschaffungsmärkten.

    Drittens ist zu begrüßen, dass Kartellverfahren insgesamt beschleunigt werden sollen, um mit den kürzer werdenden Innovationszyklen der Digitalökonomie mitzuhalten. So kann das Kartellamt „einstweilige Maßnahmen“ (§32a Abs. 1) gegenüber Unternehmen anordnen, sobald ein Missbrauch von Marktmacht oder andere Zuwiderhandlungen „überwiegend wahrscheinlich“ erscheinen, beispielsweise wenn eine Plattform den Wechsel zu einer anderen Plattform erschwert. Dabei soll bereits die Gefährdung des Wettbewerbs durch Marktmachtmissbrauch auch ohne den Nachweis negativer Effekte ein schnelles Eingreifen begründen können (§20 Abs. 3a).
    Das Ende des „freien“ Marktes

    Trotz dieser vielversprechenden Reformen scheitert die GWB-Novelle am Versuch, die Wettbewerbsregeln fit fürs digitale Zeitalter zu machen. Denn der vermeintlich „freie“ Wettbewerb, den das GWB schützen soll, ist in weiten Teilen der Digitalökonomie gar nicht mehr vorhanden. Tatsächlich etabliert sich im digitalen Kapitalismus stattdessen eine komplexe Hierarchie privatisierter Marktstrukturen: Marktmächtige Digitalkonzerne, die über Online-Marktplätze, App-Stores oder Betriebssysteme verfügen, können externen Händler:innen, Web-Developern und Anbieter:innen von Komplementärdiensten ausbeuterische Bedingungen für den Marktzugang diktieren. Es liegt in ihrer Hand, den Zugang zu milliardenschweren Märkten zu gewähren oder zu verwehren, weil sie aufgrund ihrer Markt- beziehungsweise Intermediationsmacht eine „Torwächter“-Position innehaben.

    Das Ergebnis dieser Konstellation ist eine enorme Wettbewerbsverzerrung zu Gunsten der großen Plattformkonzerne, die sich auf Grundlage der gesammelten Kundendaten die profitabelsten Produkte herauspicken, ihr eigenes Angebot auf diese Märkte ausdehnen und direkt über die eigenen Kanäle vermarkten können.

    Wie können diese strukturellen Missbräuche durch Plattformen verhindert werden? Für benachteiligte Drittanbieter:innen auf der Plattform ist es praktisch kaum möglich, die unfairen Handelspraktiken aufzudecken und in einem Verfahren über mehrere Instanzen gegen Internetgiganten wie Amazon anzuklagen. Leider wurde auch das unter anderem von der Monopolkommission geforderte Antragsrecht von (Datenschutz-) und Verbraucherschutzorganisationen zur Aufnahme eines Kartellverfahrens bei offensichtlichen Rechtsverstößen nicht bei der neuen GWB-Novelle berücksichtigt. Bleibt also nur das Bundeskartellamt selbst, das auf Basis des neuen Artikels §19a zwar eigenständig in diesen Fällen aktiv werden könnte, jedoch mit 350 Mitarbeiter:innen bei Weitem nicht über eine ausreichende Personaldecke verfügt, um einen Marktplatz wie Amazon mit mehreren hundert Millionen Produkten permanent zu überwachen.

    Die wirksamste Lösung wäre demnach eine strukturelle Auftrennung der Geschäftsbereiche in Plattformsparte und Eigenmarken, wie sie in den USA von Demokrat:innen wie Elizabeth Warren gefordert wird und in Indien seit Februar Gesetz ist. Der entsprechende Passus im indischen Ansatz (5.2.15.2.4. v)) bezieht sich in protektionistischer Manier zwar nur auf ausländische Unternehmen, ist jedoch inhaltlich schlicht und effektiv: „Ein Unternehmen, das eine Kapitalbeteiligung von E-Commerce-Marktplatzunternehmen oder seinen Konzerngesellschaften besitzt (…), darf sein Produkt nicht auf der Plattform verkaufen, die von diesem Marktplatzunternehmen betrieben wird“. Doch von wirksamen Ansätzen dieser Art fehlt im neuen Wettbewerbsrecht leider jede Spur.
    Die Monopole bleiben unangetastet

    Das Bundeswirtschaftsministerium verpasst in der 10. GWB-Novelle die Chance, eine rechtliche Grundlage für die Entflechtung beziehungsweise Aufspaltung von Großkonzernen wie Google, Amazon oder Facebook zu schaffen, von denen eine nachhaltige und substantielle Verzerrung des Wettbewerbs ausgeht. Dabei scheint die Zeit reif: Der Ruf nach einer härteren Gangart gegenüber Großkonzernen ertönt in den letzten Jahren immer lauter und quer durch das politische Spektrum.

    Neben SPD, Linken und Grünen brachte zuletzt auch CSU-Politiker und ehemaliger EVP-Kommissionspräsidentschaftskandidat Manfred Weber eine Entflechtung der Internetgiganten ins Spiel; die FDP legte bereits 2010 einen entsprechenden Gesetzesentwurf vor. 2018 verabschiedete das EU-Parlament erneut einen Bericht, der die Aufspaltung von Google fordert. Und in den USA könnte sich „break up big tech“ zu einem der Hauptthemen im nahenden Präsidentschaftswahlkampf entwickeln. Auch die deutsche Monopolkommission und das Bundeskartellamt befürworten die Einführung eines missbrauchsunabhängigen Entflechtungsinstruments im Kartellrecht, um auf „dauerhaft vermachteten Märkten Wettbewerb in Gang zu setzen und aufrechtzuerhalten“. Und zu guter Letzt war es das Bundeswirtschaftsministerium selbst, das noch Mitte 2019 zusammen mit Frankreich und Polen die Einführung von Entflechtungsregeln auf europäischer Ebene gefordert hatte.

    Warum also fehlt das Entflechtungsinstrument in der GWB-Novelle? Neben einer starken deutschen Industrielobby, die befürchtet, dass sie selbst ins Fadenkreuz einer effektiven Marktmachtbekämpfung geraten könnten, lässt sich die Zurückhaltung vor allem auf die akademische Orthodoxie innerhalb der Wirtschaftswissenschaften zurückführen. Das dort vorherrschende neoklassische Dogma, dass sich Märkte prinzipiell selbst regulieren und zum Gleichgewicht tendieren, erscheint angesichts der milliardenschweren Innovations- und Akquisebudgets der Tech-Konzerne geradezu aberwitzig. Dennoch hält sich die folgenreiche Doktrin vehement in den kleinen, ausgewählten Zirkeln deutscher Wettbewerbsökonom:innen und Kartellrechtler:innen. Einzelne Expertengruppen wie der Kronberger Kreis von der neoliberalen Stiftung Marktwirtschaft verfügen zudem über beste Kontakte ins Bundeswirtschaftsministerium – ihre Mitglieder haben das zentrale wissenschaftliche Gutachten für die 10. GWB-Novelle verfasst.
    Zwei Strategien gegen die Zentralisierung von Daten und Kapital

    Es bleibt also vorerst alles beim Alten. Das Kartellamt bekämpft nicht Monopole, sondern lediglich bestimmte Formen von Missbräuchen – auch wenn sich die infrastrukturelle Macht der großen Plattformkonzerne, den Markt zu ihren Gunsten zu gestalten, längst nicht mehr in einzelne Tatbestände und ökonomische Schadenstheorien pressen lässt. Die Internetgiganten bauen währenddessen täglich ihre Machtpositionen aus, spannen immer neue Kund:innen mit Lock-In-Strategien in ihren digitalen Ökosystemen fest und gehen weiter auf Einkaufstour. Sogenannte „Killer-Akquisitionen“ – Übernahmen von Start-Ups, die sich zu potentiellen Konkurrenten entwickeln könnten – werden nebenbei aus der Portokasse finanziert.

    Gleichzeitig wächst aber auch eine weltweite Bewegung von Akteuren aus verschiedenen politischen Lagern, die der steigenden Konzentration von Kapital, Daten und Macht in der Hand weniger Großkonzerne ein Ende bereiten will. Sie sollte zwei Strategien gleichzeitig verfolgen:

    Einerseits braucht es eine radikale Weiterentwicklung des Wettbewerbsrecht, eine personelle Aufstockung der Kartellbehörden für intensivere Marktbeobachtungen, eine Ausweitung der Ermittlungs- und Abstellbefugnisse des Kartellamts auf Daten-, Arbeits- und Verbraucherschutzrechte, neue Entflechtungsinstrumente, eine kluge Interoperabilitätsverpflichtung sowie schärfere, strukturelle Abhilfemaßnahmen bei Missbrauchsfällen und höhere Bußgelder zur glaubhaften Abschreckung.
    Über das Wettbewerbsrecht hinausdenken

    Andererseits könnte am Ende selbst die perfekte Wettbewerbskontrolle zu schwach sein, um die starken Zentralisierungstendenzen in der Datenökonomie auszugleichen – beispielsweise wenn zu den Netzwerk- und Skaleneffekten der Plattformenkonzerne noch die Feedback-Effekte von Machine-Learning-Algorithmen hinzukommen. Folglich braucht es dringend eine Debatte über die Frage, ob „natürliche Monopole“ überhaupt marktförmig organisiert werden sollten. Denn bei vielen Plattformen handelt es sich – ähnlich wie beim Energie- oder Wasseranschluss – um öffentliche Güter, die zur digitalen Grundversorgung im 21. Jahrhundert gehören. Gerade das essentielle Bedürfnis nach sozialen Kontakten, Marktzugangs- und Konsumoptionen lassen sich für breite Bevölkerungsschichten nur noch über bestimmte Online-Marktplätze, Suchmaschinen und soziale Medien verwirklichen.

    Die Bundesregierung sollte dementsprechend einen uneingeschränkten Zugang zu den essentiellen Plattformmärkten sicherstellen, die Plattformmärkte regulieren und für den Aufbau einer gemeinnützigen, öffentlichen digitalen Infrastruktur sorgen. Zu den direkt umsetzbaren Handlungsmöglichkeiten der Politik zählen beispielsweise die Förderung eines europäischen Suchindex, mehr Unterstützung für Open-Source-Betriebssysteme und wirksame Datenportabilitäts- und Interoperabilitätsstandards sowie die Entwicklung von öffentlichen Plattformmärkten im Rahmen der zahlreichen Smart-City-Prozesse als Teil einer zukunftsorientierten, öffentlichen digitalen Daseinsversorge.

    Dominik Piétron ist wissenschaftlicher Mitarbeiter am Lehrbereich „Soziologie der Zukunft der Arbeit“ der Humboldt-Universität zu Berlin und ist aktiv im Netzwerk Plurale Ökonomik.
    Marita Wiggerthale arbeitet bei Oxfam Deutschland zu Marktkonzentration und Wettbewerbsrecht mit einem Schwerpunkt auf den Agrar- und Ernährungssektor. Die Autor:innen sind Teil der Initiative „Konzernmacht beschränken“, einem Zusammenschluss verschiedener Verbände und Nichtregierungsorganisationen wie Oxfam, Digitalcourage oder Chaos Computer Club.

    #plateformes#droit #concurrence #marché_libre #monopoles #Allemagne #droit

  • A Regulatory Framework for the Internet – Stratechery by Ben Thompson
    https://stratechery.com/2019/a-regulatory-framework-for-the-internet

    The Three Frees
    There are, in Internet parlance, three types of “free”:

    “Free as in speech” means the freedom or right to do something
    “Free as in beer” means that you get something for free without any additional responsibility
    “Free as in puppy” means that you get something for free, but the longterm costs are substantial

    (…)This distinction might square some of the circles I presented at the beginning: how might society regulate content without infringing on rights or destroying competitive threats to the largest incumbents?

    Start with this precept: the Internet ought to be available to anyone without any restriction. This means banning content blocking or throttling at the ISP level with regulation designed for the Internet. It also means that platform providers generally speaking should continue to not be liable for content posted on their services (platform providers include everything from AWS to Azure to shared hosts, and everything in-between); these platform providers can, though, choose to not host content suppliers they do not want to, whether because of their own corporate values or because they fear boycott from other customers.

    I think, though, that platform providers that primarily monetize through advertising should be in their own category: as I noted above, because these platform providers separate monetization from content supply and consumption, there is no price or payment mechanism to incentivize them to be concerned with problematic content; in fact, the incentives of an advertising business drive them to focus on engagement, i.e. giving users what they want, no matter how noxious.

    This distinct categorization is critical to developing regulation that actually addresses problems without adverse side effects. Australia, for example, has no need to be concerned about shared hosting sites, but rather Facebook and YouTube; similarly, Europe wants to rein in tech giants without — and I will give the E.U. the benefit of the doubt here — burdening small online businesses with massive amounts of red tape. And, from a theoretical perspective, the appropriate place for regulation is where there is market failure; constraining the application to that failure is what is so difficult.

    Proposition selon laquelle les plateformes publicitaires telles que #facebook devraient être réglementées par le gouvernement, alors que les autres plateformes devraient être réglementées par le marché, le tout avec une infra neutre et libre pour tous. L’idée est que le contenu problématique ne soit pas intégré dans le modèle de tarification d’une plateforme publicitaire.

    #Régulation #Plateformes #Plateformes_publicitaires #publicité #Liberté_expression #Monopoles #domination #GAFAM #Super-Aggrégateurs #censure #youtube #Apple #Google #Amazon #Facebook

  • Internet Companies Prepare to Fight the ‘Deepfake’ Future - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/24/technology/tech-companies-deepfakes.html

    Deepfakes — a term that generally describes videos doctored with cutting-edge artificial intelligence — have already challenged our assumptions about what is real and what is not.

    In recent months, video evidence was at the center of prominent incidents in Brazil, Gabon in Central Africa and China. Each was colored by the same question: Is the video real? The Gabonese president, for example, was out of the country for medical care and his government released a so-called proof-of-life video. Opponents claimed it had been faked. Experts call that confusion “the liar’s dividend.”

    Though activists and artists occasionally release deepfakes as a way of showing how these videos could shift the political discourse online, these techniques are not widely used to spread disinformation. They are mostly used to spread humor or fake pornography, according to Facebook, Google and others who track the progress of deepfakes.

    Right now, deepfake videos have subtle imperfections that can be readily detected by automated systems, if not by the naked eye. But some researchers argue that the improved technology will be powerful enough to create fake images without these tiny defects. Companies like Google and Facebook hope they will have reliable detectors in place before that happens.

    “In the short term, detection will be reasonably effective,” said Mr. Kambhampati, the Arizona State professor. “In the longer term, I think it will be impossible to distinguish between the real pictures and the fake pictures.”

    #Fake_news #Deepfakes #Plateformes

  • YouTube is experimenting with ways to make its algorithm even more addictive - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/614432/youtube-algorithm-gets-more-addictive

    Recommendation algorithms are some of the most powerful machine-learning systems today because of their ability to shape the information we consume. YouTube’s algorithm, especially, has an outsize influence. The platform is estimated to be second only to Google in web traffic, and 70% of what users watch is fed to them through recommendations.

    In recent years, this influence has come under heavy scrutiny. Because the algorithm is optimized for getting people to engage with videos, it tends to offer choices that reinforce what someone already likes or believes, which can create an addictive experience that shuts out other views. This also often rewards the most extreme and controversial videos, which studies have shown can quickly push people into deep rabbit holes of content and lead to political radicalization.

    Among the proposed updates, the researchers specifically target a problem they identify as “implicit bias.” It refers to the way recommendations themselves can affect user behavior, making it hard to decipher whether you clicked on a video because you liked it or because it was highly recommended. The effect is that over time, the system can push users further and further away from the videos they actually want to watch.

    To reduce this bias, the researchers suggest a tweak to the algorithm: each time a user clicks on a video, it also factors in the video’s rank in the recommendation sidebar. Videos that are near the top of the sidebar are given less weight when fed into the machine-learning algorithm; videos deep down in the ranking, which require a user to scroll, are given more. When the researchers tested the changes live on YouTube, they found significantly more user engagement.

    Though the paper doesn’t say whether the new system will be deployed permanently, Guillaume Chaslot, an ex-YouTube engineer who now runs AlgoTransparency.org, said he was “pretty confident” that it would happen relatively quickly: “They said that it increases the watch time by 0.24%. If you compute the amount, I think that’s maybe tens of millions of dollars.”

    #Plateformes #Algorithmes_recommandation #YouTube

  • Slow web : Tariq Krim explique comment fuir les techniques des GAFA
    https://www.ladn.eu/entreprises-innovantes/transparence/grandes-plateformes-junk-food-pensee

    Star du Web français dans les années 2000 avec son site Netvibes, Tariq Krim n’hésite pas à dénoncer les techniques obscures des géants de la tech pour nous influencer.

    Le design persuasif, c’est l’ensemble des techniques utilisées par les acteurs de la technologie pour nous scotcher un maximum de temps sur nos écrans. Surabondance de choix, notifications à tout-va, validation sociale... tout le monde est, aujourd’hui, soumis à ces pièges numériques au moindre clic.

    Le principe n’a rien de glorieux : les experts étudient les comportements des internautes et se débrouillent pour concevoir des sites, des services et des applications qui les rendent complètement accros. La bonne nouvelle, c’est que la résistance s’organise. En France, l’entrepreneur Tariq Krim propose notamment avec dissident.ai une plateforme qui permet de naviguer à bonne distance des algorithmes des GAFAM.
    Aux États-Unis, on justifie l’utilisation du design persuasif au nom du bien commun : on influence les utilisateurs, mais on fait des miracles en termes de santé prédictive, par exemple…

    Tariq Krim : Concevoir un logiciel est une responsabilité importante. Il est tellement facile d’exploiter une certaine forme de crédulité que les gens ont vis-à-vis de la technologie... Il y a trente ans, on imaginait l’ordinateur comme une machine neutre et infaillible. Désormais, on apprend qu’il peut nous mentir. Sauf qu’on a su cacher ce mensonge derrière des buzzwords marketing.

    T. K. : Le Slow Web pose les bases de l’intrusion d’un logiciel dans notre intimité. Ses trois règles sont :

    la transparence. Une action de l’utilisateur et ses implications doivent être compréhensibles. Aujourd’hui, si tu « likes » une photo sur Facebook, 50 paramètres de ton profil publicitaire vont changer sans que tu en sois informé.
    l’attention. Il faut des interfaces neutres, qui n’essaient pas de nous orienter dans une direction ou une autre.
    la privacy. Il ne s’agit pas de mieux gérer les données, mais de pouvoir stopper l’écoute ou l’analyse du logiciel dès que l’utilisateur le souhaite. Rendre le logiciel inerte. Une chose aussi intime que d’écouter de la musique ne doit pas devenir un outil de profilage politique, sexuel ou médical.

    #Plateformes #Tariq_Krim #Slow_web

    • Comment ça pourrait suffire, puisque justement il y a désormais plein (vraiment plein) de flux importants pour chaque, comme les événements de ta salle de concert préféré, les expos de ta ville, les dernières vidéos de Lama Faché, etc, qui ne sont PAS accessibles par un flux public standard, mais bien uniquement en événement Facebook, en API Youtube, etc. Dans un monde idéal tous ces services devraient avoir un flux Atom comme c’était le cas à un époque, mais justement ça fait plusieurs années qu’on est dans une phase de fermeture, donc faut bien arriver les rendre accessible dans un outil externe plus libre.

  • Lettre ouverte Nous appelons à la suppression des chartes de l'article 20 de la LOM | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques
    https://cnnumerique.fr/lettre-ouverte-nous-appelons-la-suppression-des-chartes-de-larticle-20-d

    Les chartes font le pari de responsabiliser, sur la base du volontariat, les plateformes du secteur des transports (VTC, livraison) pour les pousser à agir dans le sens de l’intérêt commun. Avec la LOM, celles-ci pourront inscrire les règles qu’elles jugeront pertinentes de suivre. Ce choix interroge. Est-il vraiment pertinent de laisser à des entreprises dont le développement est basé sur la disruption de décider presque seules des règles qui s’appliqueront ?

    De fait, les chartes peuvent créer d’importantes disparités. Pour les chauffeurs VTC, qui sont souvent actifs sur différentes plateformes, on voit mal comment elles s’appliqueront en pratique. L’Inspection Générale des Affaires Sociales soulevait en 2018 que “La diversité des modalités adoptées présente un risque de rétention des chauffeurs sur une plateforme privilégiée. Plutôt que d’encourager la concurrence, la loi risque de favoriser l’émergence d’un monopole dans ce secteur.”

    Les éléments prévus dans les chartes par le projet de loi devraient faire l’objet d’un réel dialogue social. En l’état, le projet de loi prévoit que les travailleurs soient consultés pour l’élaboration des chartes. Au regard des récentes mobilisations, on peut émettre des doutes sur l’efficacité et la légitimité des dispositifs de consultation actuellement utilisés par les plateformes… Une consultation n’entraîne en effet ni les mêmes contraintes, ni les mêmes garanties que la concertation dans le cadre du dialogue social.

    La négociation entre travailleurs et plateformes est la meilleure réponse au risque de désagrégation de notre organisation collective. Elle a été identifiée comme l’option la plus pertinente sur le long terme dans de nombreux rapports, que ce soit au niveau français, européen ou international. Nous insistons donc sur la nécessité de mettre en place des instances crédibles de dialogue social, incluant tous les partenaires sociaux. La rémunération, les conditions de travail ou la protection sociale ne doivent pas être un élément de communication du service de la responsabilité sociale des plateformes, mais doivent être le fruit d’une négociation collective.

    Pour toutes ces raisons, nous appelons donc à la suppression de toutes les dispositions de l’article 20 de la LOM relatives aux chartes, et en particulier la présomption de non-subordination des travailleurs aux plateformes lorsque ces chartes sont homologuées. En revanche, les dispositions consacrant des droits aux travailleurs (droit au refus d’une course, droit à connaître le prix et la distance à l’avance) vont dans le bon sens. Le partage des données mis en place par le projet de loi pourra être complété à l’avenir par un Observatoire des plateformes, chargé de veiller à la transparence des algorithmes qui régissent ces marchés. Enfin, les mesures que le Gouvernement devra prendre sur la mise en place effective du dialogue social entre les travailleurs et les plateformes seront regardées très attentivement.

    Salwa Toko
    Présidente du Conseil national du numérique

    #Travail #Plateformes

  • GitHub sued for aiding hacking in Capital One breach | ZDNet
    https://www.zdnet.com/article/github-sued-for-aiding-hacking-in-capital-one-breach

    Capital One and GitHub have been sued this week as part of a class-action lawsuit filed in California on allegations of failing to secure or prevent a security breach during which the personal details of more than 106 million users were stolen by a hacker.

    While Capital One is named in the lawsuit because it was its data that the hacker stole, GitHub was also included because the hacker posted details about the hack on the code-sharing site.
    Lawsuit claims GitHub failed to detect stolen data

    The lawsuit claims that “decisions by GitHub’s management [...] allowed the hacked data to be posted, displayed, used, and/or otherwise available.” According to the lawsuit, details about the Capital One hack were available from April 21, 2019, to mid-July before they were taken down.

    “GitHub knew or should have known that obviously hacked data had been posted to GitHub.com,” the lawsuit claims.

    The lawsuit said GitHub had an obligation under California law and industry standards to keep off or remove the Social Security numbers and personal information from its site. The plaintiffs believe that because Social Security numbers had a fixed format, GitHub should have been able to identify and remove this data, but they chose not to and allowed the stolen information to be available on its platform for three months until a bug hunter spotted the stolen data and notified Capital One.

    The lawsuit alleges that by allowing the hacker to store information on its servers, GitHub violated the federal Wiretap Act.

    However, spokespersons from both Capital One and GitHub have told ZDNet that the data uploaded on GitHub by the hacker did not contain any personal information.

    “The file posted on GitHub in this incident did not contain any Social Security numbers, bank account information, or any other reportedly stolen personal information,” a GitHub spokesperson told us. “We received a request from Capital One to remove content containing information about the methods used to steal the data, which we took down promptly after receiving their request.”
    Lawsuit claims GitHub actively encouraged hacking

    The lawsuit also makes a bold claim that “GitHub actively encourages (at least) friendly hacking.” It then links to a GitHub repository named “Awesome Hacking.”

    Plaintiffs might have a hard time proving that GitHub promoted hacking as this repository is not associated with GitHub staff or management, but owned by a user who registered on the platform and claims to live in India.

    There are thousands of similar GitHub repositories hosting hacking, pen-testing, cyber-security, and reverse engineering resources and tutorials — all of which are not illegal.

    Furthermore, other sites like Pastebin or AnonFile are also abused in a similar way that GitHub was during the Capital One breach, with hackers uploading stolen information on their respective servers, or hosting hacking tutorials.

    The lawsuit seems to gloss over the fact that users are responsible for abiding by a platform’s rules and terms of service, and not the platform itself.

    All in all, the chances of GitHub being found guilty are slim, as this just just another classic case of “guns don’t kill people; people kill people.” Otherwise, Apple might be similarly held accountable when someone uses an iPhone to commit a crime.

    But while Microsoft might have a case to convince the court to drop GitHub out of the lawsuit, Capital One does not, and will have to defend its cyber-security lapses in court.

    The lawsuit pointed out that Capital One had suffered previous security breaches before in November 2014, July 2017, and September 2017.

    The class-action lawsuit complaint is available here. Newsweek and Business Insider first reported the lawsuit.

    The hacker responsible for the Capital One breach, Paige Thompson, was arrested earlier this week. She is believed to have hacked multiple other companies, besides Capital One. The list includes Unicredit, Vodafone, Ford, Michigan State University, and the Ohio Department of Transportation.

    #Git_hub #Hacking #Cybersécurité #Plateformes

  • Jean Rohmer
    Vice President at Institut Fredrik Bull
    5 j. · Modifié

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    Le STUPEFIANT message de Google à ses clients avant-hier au Google Cloud Summit : nous vous aidons à faire chez vous de l’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE SANS TALENTS ... puisqu’ils sont tous chez nous !!!
    Abandonnez l’idée de maîtriser vous-même l’essence du deep learning, du machine learning, des briques applicatives.
    Il y a seulement 10 000 talents en deep learning dans le monde, et ils sont tous chez nous et les autres GAFA.
    Abandonnez l’idée d’en recruter vous-mêmes.
    Idem pour les data scientists, qui ne sont que deux millions, ne luttez pas avec nous, laissez tomber.
    Nous avons précisément développé nos plateformes et nos outils dans l’esprit d’aider des gens comme vous, DES GENS SANS TALENTS

    STUPEFIANT !

    #healthdatahub #thales #lvmh #atos #puissance #plateformes #google #cloudcomputing #intelligenceartificielle

  • Opinion | I Shouldn’t Have to Publish This in The New York Times - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/06/24/opinion/future-free-speech-social-media-platforms.html

    Une nouvelle de Cory Doctorow sur la régulation des plateformes : briser les monopoles, ou leur laisser le choix d’être eux-mêmes les régulateurs algorithmiques de l’expression de chacun.

    Editors’ note: This is part of a series, “Op-Eds From the Future,” in which science fiction authors, futurists, philosophers and scientists write Op-Eds that they imagine we might read 10, 20 or even 100 years from now. The challenges they predict are imaginary — for now — but their arguments illuminate the urgent questions of today and prepare us for tomorrow. The opinion piece below is a work of fiction.

    I shouldn’t have to publish this in The New York Times.

    Ten years ago, I could have published this on my personal website, or shared it on one of the big social media platforms. But that was before the United States government decided to regulate both the social media platforms and blogging sites as if they were newspapers, making them legally responsible for the content they published.

    The move was spurred on by an unholy and unlikely coalition of media companies crying copyright; national security experts wringing their hands about terrorism; and people who were dismayed that our digital public squares had become infested by fascists, harassers and cybercriminals. Bit by bit, the legal immunity of the platforms was eroded — from the judges who put Facebook on the line for the platform’s inaction during the Provo Uprising to the lawmakers who amended section 230 of the Communications Decency Act in a bid to get Twitter to clean up its Nazi problem.

    While the media in the United States remained protected by the First Amendment, members of the press in other countries were not so lucky. The rest of the world responded to the crisis by tightening rules on acceptable speech. But even the most prolific news service — a giant wire service like AP-AFP or Thomson-Reuters-TransCanada-Huawei — only publishes several thousand articles per day. And thanks to their armies of lawyers, editors and insurance underwriters, they are able to make the news available without falling afoul of new rules prohibiting certain kinds of speech — including everything from Saudi blasphemy rules to Austria’s ban on calling politicians “fascists” to Thailand’s stringent lese majeste rules. They can ensure that news in Singapore is not “out of bounds” and that op-eds in Britain don’t call for the abolition of the monarchy.

    But not the platforms — they couldn’t hope to make a dent in their users’ personal expressions. From YouTube’s 2,000 hours of video uploaded every minute to Facebook-Weibo’s three billion daily updates, there was no scalable way to carefully examine the contributions of every user and assess whether they violated any of these new laws. So the platforms fixed this the Silicon Valley way: They automated it. Badly.

    Which is why I have to publish this in The New York Times.

    The platforms and personal websites are fine if you want to talk about sports, relate your kids’ latest escapades or shop. But if you want to write something about how the platforms and government legislation can’t tell the difference between sex trafficking and sex, nudity and pornography, terrorism investigations and terrorism itself or copyright infringement and parody, you’re out of luck. Any one of those keywords will give the filters an incurable case of machine anxiety — but all of them together? Forget it.

    If you’re thinking, “Well, all that stuff belongs in the newspaper,” then you’ve fallen into a trap: Democracies aren’t strengthened when a professional class gets to tell us what our opinions are allowed to be.

    And the worst part is, the new regulations haven’t ended harassment, extremism or disinformation. Hardly a day goes by without some post full of outright Naziism, flat-eartherism and climate trutherism going viral. There are whole armies of Nazis and conspiracy theorists who do nothing but test the filters, day and night, using custom software to find the adversarial examples that slip past the filters’ machine-learning classifiers.

    It didn’t have to be this way. Once upon a time, the internet teemed with experimental, personal publications. The mergers and acquisitions and anticompetitive bullying that gave rise to the platforms and killed personal publishing made Big Tech both reviled and powerful, and they were targeted for breakups by ambitious lawmakers. Had we gone that route, we might have an internet that was robust, resilient, variegated and dynamic.

    Think back to the days when companies like Apple and Google — back when they were stand-alone companies — bought hundreds of start-ups every year. What if we’d put a halt to the practice, re-establishing the traditional antitrust rules against “mergers to monopoly” and acquiring your nascent competitors? What if we’d established an absolute legal defense for new market entrants seeking to compete with established monopolists?

    Most of these new companies would have failed — if only because most new ventures fail — but the survivors would have challenged the Big Tech giants, eroding their profits and giving them less lobbying capital. They would have competed to give the best possible deals to the industries that tech was devouring, like entertainment and news. And they would have competed with the news and entertainment monopolies to offer better deals to the pixel-stained wretches who produced the “content” that was the source of all their profits.

    But instead, we decided to vest the platforms with statelike duties to punish them for their domination. In doing so, we cemented that domination. Only the largest companies can afford the kinds of filters we’ve demanded of them, and that means that any would-be trustbuster who wants to break up the companies and bring them to heel first must unwind the mesh of obligations we’ve ensnared the platforms in and build new, state-based mechanisms to perform those duties.

    Our first mistake was giving the platforms the right to decide who could speak and what they could say. Our second mistake was giving them the duty to make that call, a billion times a day.

    Still, I am hopeful, if not optimistic. Google did not exist 30 years ago; perhaps in 30 years’ time, it will be a distant memory. It seems unlikely, but then again, so did the plan to rescue Miami and the possibility of an independent Tibet — two subjects that are effectively impossible to discuss on the platforms. In a world where so much else is up for grabs, finally, perhaps, we can once again reach for a wild, woolly, independent and free internet.

    It’s still within our reach: an internet that doesn’t force us to choose between following the algorithmically enforced rules or disappearing from the public discourse; an internet where we can host our own discussions and debate the issues of the day without worrying that our words will disappear. In the meantime, here I am, forced to publish in The New York Times. If only that were a “scalable solution,” you could do so as well.

    Cory Doctorow (@doctorow) is a science fiction writer whose latest book is “Radicalized,” a special consultant to the Electronic Frontier Foundation and an M.I.T. Media Lab research affiliate.

    #Cory_Doctorow #Régulation_internet #Plateformes #Liberté_expression #Monopoles

  • Trottinettes électriques : Pourquoi les détestons-nous autant ?
    https://www.ladn.eu/tech-a-suivre/pourquoi-detestons-nous-trottinettes

    En un an, les services de trottinettes électriques ont envahi les villes françaises, Paris et Lyon en tête. De quoi agacer voire révolter certains riverains. Accidents, travailleurs précaires, encombrement des trottoirs… que reproche-t-on exactement aux trottinettes ? On fait le point, argument par argument.

    #Transport #Plateformes #Mobilité #Trottinettes

  • IDA SOFAR « MIND »
    https://laspirale.org/video-608-ida-sofar- mind.html

    IDA SOFAR « MIND »Après des années d’expérimentations, Ida Sofar s’est enfin révélée l’année dernière avec la sortie de son premier album Mind, distribué par Atypeek Music. Un disque aux sonorités sombres, post-blues, électroniques et incantatoires, qui évoque tour à tour PJ Harvey, les expérimentations de Nico et jusqu’aux passages les plus « free » du Funhouse des Stooges.

    Ida Sofar se produira le samedi 8 juin 2019 sur la scène de La Gare Expérimentale, dans le cadre de La Mutante « Garden Party ».26/05/2019

    http://atypeekmusic.com/Ida_Sofar.html
    #laspirale #musique

    • Atypeek Music est issu de la fusion de plusieurs #labels, le label numérique a créé en 2013 une communauté internationale de musiques alternatives (Music Alternative Community Label). Cette structure mutante (entre le label et le distributeur) a pour vocation de porter et de promouvoir ses productions vers les plateformes numériques. Le collectif collabore avec des structures partenaires comme Permis De Construire Deutchland (PDCD), Noise Product Swiss, RecRec Music, Autodafé Records, micr0lab, le Grolektif, Coax, Gaffer records, SK Records, Poutrage Records, Becoq Records, Carton Records, IOT Records, Futura Marge et bien d’autres… Atypeek Music™ est sous la direction artistique de Christophe Féray.
      http://atypeekmusic.com/Atypeek_Music.html
      #label #plateformes_numériques