• Les #Emirats_arabes_unis, apôtres d’une #tolérance à géométrie très variable - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/emirats-arabes-unis-apotres-dune-tolerance-geometrie-tres-variable

    Dans le domaine politique, les dirigeants émiratis font par exemple preuve d’une #intolérance absolue pour le #pluralisme. Tous les #dissidents du pays croupissent en prison, qu’il s’agisse d’islamistes membres du parti Islah, la déclinaison émiratie du mouvement des Frères musulmans, ou de libéraux partisans de l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. La dernière voix libre du pays, celle du défenseur des droits de l’homme Ahmed Mansour, a été bâillonnée en mai 2018 au moyen d’une condamnation à 10 ans de prison.

    Les procès de la plupart de ces opposants, pour « subversion », « atteinte à l’unité nationale » ou encore « propagation de fausses nouvelles », ont été qualifiés de #parodie de #justice par Amnesty International et Human Rights Watch. Dans les #prisons émiraties, la #torture et les mauvais traitements sont fréquents, affirment ces ONG, qui dénoncent aussi de nombreux cas de disparitions forcées.

    Ces pratiques ultra­-répressives, qui se sont intensifiées à partir des Printemps arabes de 2011 – perçus par les #dynasties du #Golfe comme une menace –, s’étendent parfois aux étrangers. En novembre, un jeune thésard britannique, Matthew Hedges, qui menait des recherches sur la politique sécuritaire des EAU, avait été condamné à la prison à vie pour espionnage, avant d’être gracié, quelques jours plus tard, sous la pression de Londres.

    Dans son obsession de contrôler les activités de ses adversaires réels ou supposés, la monarchie a développé un empire de la #cybersurveillance et du piratage informatique, mis en évidence par l’agence Reuters. Un récent article, basé sur les témoignages d’ex-­analystes des services de renseignement américains, débauchés à prix d’or par Abu Dhabi, raconte comment l’émirat a espionné les communications de dissidents, comme Ahmed Mansour, de rivaux régionaux, comme le souverain du Qatar Tamim al­-Thani, et même de journalistes américains.

    L’« islam #modéré » à la mode émiratie est prié de coller à cette ligne politique. Dans ses prêches et ses tweets, le cheikh Wassim Youssef, l’un des prédicateurs les plus en vue du pays, relaie certes le credo anti-­extrémiste des autorités, en critiquant les outrances des salafistes, accusés de dénaturer la foi musulmane. Mais cet imam de la grande mosquée d’Abu Dhabi s’attaque aussi aux libéraux, à l’émir du Qatar et à la Turquie, les deux ennemis intimes des EAU avec l’Iran.

    Le cheikh Youssef n’est d’ailleurs pas exempt de dérapage : en 2015, il avait fustigé la décision de construire un temple pour les « infidèles » hindous, propos qui lui avaient valu une brève mise à pied. L’islam prôné par les autorités n’est donc pas tant éclairé que légitimiste, et l’obéissance prime sur la tolérance.


  • Mobilisation générale pour L’Humanité | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/appel-mobilisation-generale-pour-lhumanite-666959

    Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’alerter sur les lourdes difficultés financières qu’affronte l’Humanité. Nous n’avons ménagé aucun effort pour les surmonter. Les lectrices et les lecteurs se sont levés en masse. En quelques semaines, plus d’un million d’euros ont été collectés grâce à leur si précieux engagement. Une nouvelle fois nous remercions celles et ceux qui y ont déjà participé et ceux qui s’apprêtent à le faire.

    #pluralisme #presse



  • Demokratien leben von den Unbotmässigen

    https://www.nzz.ch/feuilleton/demokratien-leben-von-den-unbotmaessigen-ld.1370388

    Wer Institutionen infrage stellt, gefährdet weder den gesellschaftlichen Zusammenhalt noch die Gemeinschaft. Im Gegenteil, er stärkt sie.

    [...]

    Die Frage nach der Legitimität des Staates und seinem Verhältnis zur Gesellschaft beschäftigte nicht nur den Liedermacher, sondern auch den Wissenschafter Matter. Als Oberassistent an der juristischen Fakultät der Universität Bern war er von der pluralistischen Staatstheorie fasziniert. Diese rechtstheoretische Denkrichtung war zunächst vor allem ein Gegenentwurf zur Souveränitätslehre, die dem Staat die höchste Autorität und unbeschränkte Willensmacht zuschrieb, von der sie alles Recht ableitete. Für die Vertreter der Souveränitätslehre ist der Staat ein einheitliches Wesen, das dem Wohl der Gesellschaft als ganzer verpflichtet ist und daher über allen anderen Interessen steht.

    Die Pluralisten lehnen diese Vorstellung ab. Für sie ist der Staat eine soziale Organisation unter vielen, die in einer Gesellschaft existieren und miteinander in Konkurrenz stehen. Er erfüllt eine gesellschaftliche Funktion, kann dafür aber keine übergeordnete Legitimität und keine uneingeschränkte Loyalität seiner Bürger beanspruchen. Diese neue Sichtweise stiess in der Rechtslehre auf viel Widerspruch. Der Pluralismus laufe auf eine Auflösung des Staates hinaus, kritisierte etwa der konservative deutsche Staatsrechtler Carl Schmitt.

    Matter verfasste von 1967 bis 1968 eine #Habilitationsschrift über die pluralistische Staatstheorie (die er allerdings nie einreichte). Im Zentrum des Werks stehen Fragen des Verhältnisses zwischen Staat und Recht sowie zwischen Staat und Individuum. Der Engländer Harold Laski, den Matter besonders bewunderte, postulierte in seinen Schriften, dass der Zweck des Staates nicht a priori vorgegeben sei, sondern unter den einzelnen Bürgern unterschiedliche Auffassungen darüber herrschten, die im ständigen Konflikt miteinander stünden. Der Staat könne daher nicht umfassende und uneingeschränkte Autorität beanspruchen, sondern müsse akzeptieren, dass die Bürger Auffassungen und Werte vertreten, die im Widerspruch zu staatlichen Regeln stehen.

    [...]

    via http://02mydafsoup-01.soup.io/post/655527178/Demokratien-leben-von-den-Unbotm-ssigen

    https://de.wikipedia.org/wiki/Mani_Matter

    Mani Matter - Dynamit

    https://www.youtube.com/watch?v=G83PIixn0iM

    Einisch ir Nacht won i spät no bi gloffe
    D’Bundesterrasse z’düruf gäge hei
    Han i e bärtige Kärli atroffe
    Und gseh grad, dass dä sech dert, jemers nei
    Dass dä sech dert zu nachtschlafener Zyt
    Am Bundeshus z’schaffe macht mit Dynamit

    I bi erchlüpft und ha zuen ihm gseit: Säget
    Exgüse, aber es gseht fasch so us
    Wi dass dir da jitze würklech erwäget
    Das grad id Luft welle z’spränge das Hus
    Ja, seit dä Ma mir mit Für, es mues sy
    Furt mit däm Ghütt, i bi für d’Anarchie

    Was isch als Bürger mir da übrigblybe
    Als ihm’s probiere uszrede, i ha
    Ihm afa d’Vorteile alli beschrybe
    Vo üsem Staat, eso guet dass i cha
    Ds Rütli und d’Freiheit und d’Demokratie
    Han i beschworen, är sölls doch la sy

    D’Angscht het mys Rednertalänt la entfalte
    Chüel het dr Wind um üs gwäit i dr Nacht
    Während ig ihm en Ouguschtred ha ghalte
    Dass es es Ross patriotisch hätt gmacht
    Zletscht hei dä Ma mini Wort so berückt
    Dass är e Tränen im Oug het verdrückt

    So han i schliesslech dr Staat chönne rette
    Är isch mit sym Dynamit wieder hei
    Und i ha mir a däm Abe im Bett en
    Orde zuegsproche für my ganz allei
    Glunge isch nume, dass zmonderischt scho
    Über mi Red mir du Zwyfel si cho

    Han ig ihm d’Schwyz o mit Rächt eso prise
    Fragen i mi no bis hüt hindedry
    Und no uf eis het dä Ma mi higwise
    Louf i am Bundeshus sider verby
    Mues i gäng dänke, s’steit numen uf Zyt
    S’länge fürs z’spränge paar Seck Dynamit



  • Emmanuel Todd : “La menace, ce n’est pas les Fake News, c’est l’autoritarisme de l’État”
    https://www.les-crises.fr/emmanuel-todd-la-menace-ce-nest-pas-les-fake-news-cest-lautoritarisme-de-

    Que pensez-vous du projet du gouvernement de faire voter une loi contre les “Fake news » ?

    Je suis très inquiet. Ce qui me frappe dans la période actuelle, alors que nous sommes censés vivre l’apothéose de la démocratie libérale après l’effondrement des #totalitarismes, c’est le rétrécissement des espaces d’expression et de la liberté de pensée.

    La #liberté, depuis le Moyen Age, s’est d’abord définie contre l’Église et puis contre l’État. Dire que l’État va assurer la #liberté_d’expression, c’est un oxymore historique ! Et je suis plus particulièrement inquiet pour la France, en tant qu’historien, parce qu’elle est ambivalente dans son rapport à la liberté : elle est à la fois l’une des trois nations qui ont construit la démocratie libérale, avec l’Angleterre et les États-Unis, et le pays de l’absolutisme de Louis XIV, de Napoléon I” et Napoléon III, de Pétain et de l’ORTF.

    Or nous sommes en train de vivre une désintégration des partis et de la représentation politique. Les groupes culturels et idéologiques antagonistes qui assuraient un pluralisme structurel de l’information (le PC, l’Église, le socialisme modéré, le gaullisme …) ont implosé. Le #pluralisme n’est donc plus assuré et les médias représentent de plus en plus une masse indistincte. Typiquement le genre de situation dans laquelle l’État peut émerger comme une machine autonome et se mettre au-dessus de la #société, pour la contrôler. La séparation des pouvoirs est de moins en moins assurée. La menace que je vois se dessiner ce n’est donc pas celle des #Fake_news, mais celle de l’autoritarisme de l’État et son autonomisation en tant qu’agent de contrôle de l’#opinion. Il sera d’autant plus autoritaire sur le plan de l’#information qu’il s’avère impuissant sur le plan économique : la société est bloquée, avec son taux de chômage tournant autour de 10%, et de plus en plus fragmentée en groupes qui se renferment sur eux-mêmes (les Corses, les habitants de Neuilly, autant que les musulmans).

    Vous parlez de l’État, mais le risque n’est-il pas aujourd’hui du côté d’entreprises privées, comme Facebook ?

    Que ces entreprises (les fameux Gafam : Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) ne paient pas les impôts qu’ils devraient, qu’ils aient des stratégies monopolistes, oui, bien sûr. Mais je ne crois pas que ces moyens d’échange entre individus, par ailleurs extraordinaires quant à leur capacité à faire circuler l’information, soient les puissances occultes qu’on nous décrit. Ce que je sais en revanche, c’est qu’il y a des pays où l’accès à internet est contrôlé, comme la Chine, un État semi ou post-totalitaire où la #police est reine.

    Attirer l’attention sur les #Gafam, c’est détourner l’attention de l’acteur majeur et producteur principal de Fake news dans l’Histoire, qu’est l’#État. Parce que nous sommes en économie de marché, les Français surestiment le libéralisme intrinsèque de leur société et ils sous-estiment la puissance de #désinformation de l’État. La guerre d’Irak a pourtant commencé par des Fake news qui venaient de l’État américain sur les armes de destruction massive en Irak, avec Colin Powell qui agitait son petit flacon devant le conseil de sécurité de l’ONU …

    C’est l’État qui a la puissance financière, l’avantage de la continuité, le monopole de la violence légitime : s’il y a bien un producteur de Fake news à contrôler c’est l’État. Et l’État de son propre pays, pas les États extérieurs. Le principe fondateur de la démocratie libérale, c’est, en effet, que si la collectivité doit assurer la sécurité du citoyen, le citoyen doit être protégé contre son propre État.

    En outre, les fausses nouvelles, les délires et les rumeurs mensongères, c’est l’éternité de la vie démocratique. Et l’idée même de la #démocratie libérale, c’est de faire le pari que les hommes ne sont pas pour toujours des enfants. Contrôler l’information, c’est infantiliser le citoyen.

    Au fond, ce débat évoque des classes dirigeantes en grande détresse intellectuelle. Comme elles ne comprennent plus la réalité qu’elles ont elles-mêmes créée, le comportement des électorats, Trump, le Brexit…, elles veulent interdire. Non content d’avoir le monopole de la #violence_légitime, l’État voudrait s’assurer le monopole des Fake news.


  • La censure contamine les milieux universitaires Le Devoir - Jean-François Nadeau - 1 avril 2017
    http://www.ledevoir.com/societe/education/495389/liberte-d-expression-sou-pression-la-liberte-d-expression-en-crise

    Peut-on discuter de tout à l’université ? De moins en moins, apparemment. Nous entrons dans une ère « de déclin de l’argumentation, de la rationalité et du politique », pense l’historien des sciences de l’UQAM Yves Gingras. « Et on n’a encore rien vu ! » ajoute-t-il.
     
    À l’Université McGill, deux professeurs de théologie n’ont pu aborder la question des transgenres, muselés par une trentaine d’étudiants qui les ont interrompus au point où la menace de devoir appeler la police a fini par être brandie. « Dans un monde idéal, l’événement aurait été aboli » , a expliqué un des protestataires au journal étudiant McGill Daily.
     
    À l’UQAM, deux débats ont été annulés parce que les organisateurs ont craint des pressions de la part de l’AFESH, une association étudiante. La présence à ces conférences du nationaliste conservateur Mathieu Bock-Côté indisposait des étudiants.


    L’association étudiante se refuse à porter le blâme. Dans une déclaration publiée en ligne, l’AFESH affirme avoir un mandat contre « l’instrumentalisation de la liberté d’expression et de la liberté académique lorsque celle-ci sert à tenir des propos oppressifs » . Autrement dit, l’association défend ceux qui, par les moyens de leurs choix, empêchent que soient entendus sur le campus des personnes qui disposent déjà d’ « une tribune publique importante » quand « leurs propos sont haineux, appellent à la violence, justifient la violence […] ou remettent notre existence en question » . L’affaire a provoqué un véritable emballement sur les réseaux sociaux. La haute direction de l’UQAM n’a pas donné suite à nos demandes d’entrevue.
     
    Sentiments et châtiments 
    On empêche désormais des gens de parler à l’université « au nom de sentiments que l’on craint de froisser », explique le sociologue Jean-Philippe Warren, de Concordia. À son sens, cette situation n’est pas très présente encore dans les universités francophones mais percole rapidement vers les universités anglophones, influencées par les États-Unis. « Il y a une incapacité de plus en plus grande à se sentir heurté, à être ébranlé », observe le professeur Warren.
     
    Dans son établissement d’enseignement, dit-il, on a vite intériorisé cette nouvelle façon tout américaine d’envisager la scène universitaire : « Lors d’une présentation, on demande par exemple à l’assistance si quelqu’un risque d’être heurté par la projection d’une image montrant un étal de boucher. Si quelqu’un répond “ oui ”, on enlèvera sans hésitation l’image », explique le sociologue. Ce discours contrôlé « est parfaitement intériorisé chez les plus jeunes ».
     
    Il est d’abord intégré chez les professeurs, observe l’historien Yves Gingras, citant l’exemple récent d’une jeune professeure de Calgary. En projetant des diapositives de modèles anatomiques en cire centenaires, elle a pris soin de masquer les parties génitales, « par anticipation, à la simple idée que ça pourrait choquer ! »
     
    Une vague
    Depuis dix ans aux États-Unis, cette sensibilité aux sentiments privés, inspirée par la psychologie, s’impose peu à peu dans les établissements d’enseignement supérieur. « On commence juste à sentir l’effet de cette vague américaine au Québec », soutient le professeur Warren. Avant d’utiliser certains mots ou certaines images en classe, il y a désormais en classe, avant le début des séances, une mise en garde — le « trigger warning » pour des objets qui pourraient susciter des réactions, expose Yves Gingras, qui a aussi enseigné à l’Université de Toronto.
     
    À Middlebury, petite ville du Vermont située à 200 km de Montréal, des étudiants en colère s’en sont pris il y a quelques semaines à Charles Murray, politologue qui défend des thèses libertariennes considérées comme racistes. Murray a été empêché de parler d’un tout autre sujet. Un membre de la faculté a été blessé. Plus de cent professeurs de l’établissement ont dénoncé ce coup de force : « Aucun groupe de professeurs ou d’étudiants n’a le droit de déterminer pour toute la communauté si une question n’est pas ouverte aux fins de discussion. »
     
    Longtemps professeur à l’UQAM, Normand Baillargeon a montré du doigt la situation à plusieurs reprises. Il est invraisemblable, soutient Normand Baillargeon, qu’on veuille interdire la parole à des gens à partir d’un jugement a priori . Pour lui, l’université est le lieu dans la société où il doit être possible de discuter de tout. Cette position lui a valu récemment, dit-il, d’être submergé par un torrent de haine, dont une menace de procès et l’annonce de sa mort en ligne sur le site Wikipédia. Joint par Le Devoir à l’étranger, Normand Baillargeon a affirmé qu’il ne voulait plus être cité dans le cadre de cette histoire, désolé de n’avoir pas été davantage soutenu par l’université sur cette question.
     
    Inégalités
    Dans une position publiée en ligne, l’AFESH affirme que c’est plutôt la liberté d’expression de ses membres qui est menacée « dans un contexte où nos services sont coupés, où les violences sexuelles sont constantes et impunies et où l’extrême droite raciste s’organise de plus en plus ». En revanche, « celles de Normand Baillargeon et Mathieu Bock-Côté […] nous semblent en très bon état ».
     
    Pour Marcos Ancelovici, titulaire de la Chaire en sociologie des conflits sociaux à l’UQAM, il est faux de penser que toutes les positions jouissent d’une tribune égale. Il reproche notamment à Normand Baillargeon de ne pas tenir compte d’un ensemble d’inégalités préalables. « Si l’on se soucie réellement du pluralisme dans les débats intellectuels et publics, il faut prendre en compte ces éléments. » Refuser d’entendre ceux qui jouissent déjà d’une telle chambre d’échos dans la société ne porte pas spécialement à conséquence, plaide-t-il. « Je ne dis pas qu’il faut interdire la parole de certaines personnes. Je dis que cette parole étant déjà omniprésente, le débat ne souffrira pas forcément d’une manifestation dénonçant cette prise de parole » , précise Ancelovici.
     
    Instrumentalisation ?
    Sur le thème « Fuck la libârté d’expression » , l’AFESH a lancé en mars une campagne d’affichage qui synthétise en une formule choc cette idée que la liberté d’expression peut être manipulée au profit de ceux qui ont toujours la parole. Ses affiches ont toutes été approuvées pour l’affichage par l’université.
     
    Au même moment, à l’Université de Montréal, un comité organisant une Semaine contre l’apartheid israélien (SAI) a vu son affiche refusée par l’établissement. Les organisateurs plaident que la direction universitaire a toujours entretenu des relations d’opposition avec leur groupe. Au contraire, affirme Geneviève O’Meara, porte-parole de l’Université de Montréal : « On encourage le débat d’idées à l’université, une université, c’est fait pour ça. […] En accord avec notre politique sur l’affichage, on a proposé que le visuel de l’affiche de ce groupe “ne soit pas diffusé tel qu’il est”. » L’affiche montrait des belligérants représentés par de petits personnages aux traits plutôt naïfs et enfantins. L’Université a dit ne pas tolérer les représentations de luttes armées.
     
    L’historien des sciences Yves Gingras insiste : _ « Ce n’est que la pointe de l’iceberg et ce n’est certainement pas à l’UQAM que c’est le pire. » *

     #trigger_warning #censure #haine #liberté_d'expression #pluralisme #parole #interdictions #université #liberté-académique

    • Ceci dit : Pourquoi la liberté d’expression est un conte de fées ? Bruno GUIGUE - 20 septembre 2017
      https://www.legrandsoir.info/pourquoi-la-liberte-d-expression-est-un-conte-de-fees-32327.html

      La liberté d’expression fait partie des nobles principes dont se prévalent les régimes qui se disent “civilisés” et se prétendent “démocratiques”. Pour l’idéologie libérale, les choses sont simples. Comme nous sommes libres et égaux, nous jouissons tous de la possibilité de nous exprimer comme nous l’entendons. Attachée à notre nature, cette liberté inaliénable serait à la portée de tous. Dans ce monde idéal où les libertés n’attendent que l’initiative individuelle pour s’accomplir, où chaque individu est un Robinson en attente d’une île déserte pour y bâtir un monde à son image, chacun serait libre de s’exprimer en toutes circonstances.


      En réalité, il suffit de formuler clairement – comme nous venons de le faire – ce que devrait être la liberté d’expression pour s’apercevoir qu’elle est non seulement irréelle, mais absolument impossible sous le régime social qui est le nôtre. Elle est irréelle, en effet, pour la simple raison que tous les citoyens ne peuvent pas exercer cette liberté dans les mêmes conditions. Lorsqu’on vante la liberté d’expression qui régnerait dans les démocraties occidentales, on se contente en réalité d’une liberté abstraite, “formelle” comme disait Marx, et on raisonne comme s’il suffisait d’ouvrir la bouche pour jouir de cette merveilleuse liberté accordée à tous.

      Or cette liberté tant vantée est un véritable conte de fées, car son exercice effectif – et non la simple possibilité abstraite de cet exercice – suppose la possession de moyens dont nous ne sommes pas également dotés. Dans le monde féérique du libéralisme cette inégalité ne pose aucun problème, mais il se trouve que nous vivons dans le monde réel. Si je n’ai pas les mêmes idées que mon voisin, il n’est pas indifférent de savoir qu’il possède un journal alors que je n’en possède aucun. Sa liberté d’expression ne sera pas équivalente à la mienne. Dans une société où une minorité détient la majeure partie du capital, il est clair que certains sont “plus libres” que d’autres. Parce qu’ils monopolisent l’exercice de la liberté d’expression, les riches, en réalité, en privent les pauvres.

      Envisagée de manière concrète, la question de la liberté d’expression, par conséquent, recoupe celle de la propriété des moyens d’expression. En France, une dizaine de milliardaires possède la quasi-totalité des titres de la presse écrite et audiovisuelle, nationale et régionale. Mais ce n’est pas par amour pour la “liberté d’expression” que ces détenteurs de capitaux ont pris le contrôle des médias. Si c’était le cas, la ligne éditoriale de ces organes de presse ne serait pas monolithique jusqu’à la caricature. Elle ne refléterait pas aussi crûment les choix idéologiques d’une caste qui entend imposer sa vision du monde. “La liberté de la presse, disait Marx, est la liberté que les capitalistes ont d’acheter des journaux et des journalistes dans l’intérêt de créer une opinion publique favorable à la bourgeoisie”. Le matraquage médiatique ayant conduit le godelureau de la finance à l’Elysée en est un bon exemple.

      On objectera que malgré cette mainmise sur les médias on peut s’exprimer comme on veut sur la Toile. C’est vrai et faux à la fois. Heureusement, de nombreux sites animés par des bénévoles diffusent une information alternative qui bat en brèche le discours dominant. Mais ce n’est pas un combat à armes égales. Les médias officiels disposent de moyens colossaux qui proviennent non seulement de leurs actionnaires privés mais aussi de subventions publiques. Organe central du parti euro-atlantiste, le quotidien “Le Monde”, par exemple, perçoit 4 538 000 euros de la part de l’Etat (2015). Bien sûr, de tels subsides n’empêchent pas ce journal de publier des énormités. On peut même se demander s’il n’y a pas une relation de cause à effet. Chacun se souvient des nombreux articles dans lesquels le “quotidien de référence” annonçait la chute imminente de Bachar Al-Assad, conformément à la doctrine du Quai d’Orsay.

      Si les sites d’information alternative percevaient le dixième de ce que touchent neuf milliardaires pour maintenir en vie leurs feuilles de chou, on imagine à peine ce qui se passerait. Mais cette répartition équitable de la manne publique ne risque pas de voir le jour. Le système médiatique des démocraties libérales, en effet, repose à la fois sur la concentration capitaliste et la faveur du pouvoir. Un bon journal est un journal qui dit ce qu’il faut dire – du point de vue de l’oligarchie – et à qui l’Etat donne les moyens d’éliminer la concurrence. Le summum a été atteint lorsque la ministre sortante de l’Education nationale a ordonné aux établissements d’offrir aux lycéens un accès gratuit à une dizaine de journaux tout en leur demandant de dissuader les élèves d’aller s’informer sur Internet. En les prenant au berceau, nul doute qu’on obtiendrait encore de meilleurs résultats.

      La sphère médiatique une fois verrouillée par l’oligarchie, la liberté d’expression est un droit formel dont l’exercice effectif est réservé à ceux qui la servent. La liberté d’expression se résume dans cet univers orwellien à la dictature de la doxa, le procès en “complotisme”, version moderne du procès en sorcellerie, permettant de neutraliser les récalcitrants. Mais cela ne suffit pas. Non seulement l’espace médiatique est saturé par l’idéologie dominante pour cause d’actionnariat privé, mais on veille aussi à ce que l’espace public reste sous contrôle. On refuse alors à un intellectuel étasunien de l’envergure de Noam Chomsky l’entrée des locaux de l’Assemblée nationale où il devait faire une communication à caractère scientifique. Transformé en SDF, cet éminent linguiste coupable d’un obscur délit d’opinion (il eut le tort de critiquer Israël et les EU) trouva refuge au centre culturel belge.

      Pour sauver ce qui reste de cette liberté d’expression moribonde, on pouvait alors espérer que le service public de l’information, hors de portée des affairistes et des lobbies, puisse faire contrepoids. C’était sans compter sur l’intervention du pouvoir. On a récemment pu voir une remarquable émission de la série “Un oeil sur la planète” consacrée à la Syrie. Avec un rare professionnalisme, l’équipe de France 2 dévoilait les aspects contradictoires du drame syrien, rompant avec la narration dominante de cette guerre par procuration. Mais le lobby qui défend les intérêts de l’OTAN et d’Israël a procédé au nettoyage. Après quinze ans de bons et loyaux services, l’émission “Un oeil sur la planète” vient d’être effacée des programmes de la chaîne. Aucun motif n’a été avancé. CQFD.

      Pour défendre la liberté d’expression, il faut d’abord cesser de lui prêter une réalité qu’elle n’a pas. On fait comme si chacun était libre d’en jouir, alors qu’il s’agit d’une possibilité dont la réalisation dépend de moyens dont le simple citoyen est dépourvu. Tant que ces moyens sont monopolisés par la bourgeoisie d’affaires, cette réalisation est chimérique. Dans les prétendues démocraties, la liberté de la presse est le manteau dont se drape la classe dominante pour formater l’opinion. “La propagande est à la démocratie ce que la matraque est à la dictature”, disait Chomsky. Toute parole qui échappe à la censure de la classe dominante est une victoire, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. La seule façon de promouvoir le pluralisme, c’est l’expropriation sans condition des magnats de la presse.


  • « Je suis arabe car je parle arabe. Quant à mon appartenance à la nation arabe, quant à savoir si elle est fondée d’aspirer à l’unité, c’est une tout autre question. Je suis arabe, et ma langue a connu son plus grand épanouissement lorsqu’elle était ouverte sur les autres, sur l’humanité tout entière. Parmi les éléments de son développement, il y a le pluralisme. C’est ainsi que je lis les siècles d’or de la culture arabe. A aucune période de l’Histoire nous n’avons été totalement repliés sur nous-mêmes, comme certains voudraient nous voir aujourd’hui. Il n’y a pas de ghetto dans mon identité. Mon problème réside dans ce que l’Autre a décidé de voir dans mon identité. Je lui dis pourtant : voici mon identité, partage-la avec moi, elle est suffisamment large pour t’accueillir ; et nous, les Arabes, nous n’avons eu de vraies civilisations que lorsque nous sommes sortis de nos tentes pour nous ouvrir au multiple et au différent. Je ne fais pas partie de ceux qui souffrent d’une crise d’identité, ni de ceux qui ne cessent de se demander : qui est arabe ? Qu’est-ce que la nation arabe ? Je suis arabe parce que l’arabe est ma langue, et, dans le débat en cours, je mène une défense acharnée de la langue arabe, non pour sauvegarder mon identité, mais pour mon existence, ma poésie, mon droit de chanter. »

    Mahmoud Darwich, "Qui impose son récit hérite la Terre du Récit", Entretien avec le poète libanais Abbas Beydoun, Al-Wasat (Londres), N° 191, 192, 193, septembre-octobre 1995. Repris dans Mashârif (Haïfa-Jérusalem), n° 3, octobre 1995, traduit en français par Elias Sanbar pour le recueil La Palestine comme métaphore, Actes Sud, coll. Babel, 2002, p. 36.


  • #LE_MEDIA : C’EST PARTI | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/alberteins/blog/121017/le-media-cest-parti

    Il réunit d’ores et déjà des dizaines de youtubeurs comme #Usul, #Osons_causer, Mr Mondialisation, de blogs comme #Le_Vent_se_lève, lesCrises.fr et d’autres revues indépendantes comme #Ballast. Chacun dans son style et dans ses priorités, en toute indépendance et liberté. Qu’il est heureux de les retrouver tous fédérés pour faire vivre une culture commune.

    Tous les médias alternatifs étaient présents ainsi que #Marianne seul #Médiapart était absent [...]

    • Un nouveau média ? Pour liquider ceux qui font leur travail ?
      Rappelons, que le NON au référendum 2005 n’a pas eu besoin d’un nouveau média.

      Les personnalités sollicitées ne pouvaient donner leur approbation.
      Pour tenir quelques rubriques sur ce média, quelques signataires sont parfaitement à leur place :
      Laurent Baffie , rubrique Féminisme et la dignité.
      Marie-George Buffet , rubrique accords politiques locaux et l’affairisme des elus.
      Aurélie Filippetti , rubrique remplacement du social par la Culture.
      Pierre Joxe , rubrique trucage des budgets.
      Noël Mamère , rubrique l’écologie molle.
      Arnaud Montebourg , rubrique redressement français.
      Karl Zéro , rubrique, médias et affairisme.
      mariane , rubrique simulation, avec médiapart .
      . . . . . .

      Les cinquante premiers signataires du Manifeste pour un nouveau média citoyen
      https://www.legrandsoir.info/liste-des-premiers-signataires-du-manifeste-pour-un-nouveau-media-cito
      Cécile Amar (journaliste), Christian Audouin (directeur de rédaction), Laurent Baffie (chroniqueur), Josiane Balasko (comédienne), Blick Bassy (chanteur), Lucas Belvaux (réalisateur), Marie-George Buffet (députée), Bernard Cassen (président d’honneur d’Attac), Judith Chemla (comédienne), Sophia Chikirou (communicante), Antoine Comte (avocat), Jean-Pierre Darroussin (comédien), Antoine Deltour (lanceur d’alerte), Jack Dion (journaliste), Aurélie Filippetti (ancienne ministre), Bruno Gaccio (auteur), Raquel Garrido (avocate), Frédéric Gros (philosophe), Robert Guédiguian (réalisateur), Thomas Guénolé (politologue), Janette Habel (politologue), Cédric Herrou (agriculteur), Eva Joly (députée européenne), Pierre Joxe (ancien ministre), Jul (dessinateur), Juliette (chanteuse), Aude Lancelin (journaliste), Dany Lang (économiste), L.E.J (chanteuses), Philippe Lioret (réalisateur), Noël Mamère (ancien député), Jean Massiet (youtubeur), Guillaume Meurice (humoriste), Gérard Miller (psychanalyste), Giovanni Mirabassi (pianiste), Tania de Montaigne (écrivaine), Arnaud Montebourg (ancien ministre), Gérard Mordillat (écrivain), François Morel (comédien), Patrick Pelloux (médecin urgentiste), Edouard Perrin (journaliste), Philippe Poutou (ouvrier syndicaliste), Adrien Quatennens (député), François Ruffin (député), Bruno Solo (comédien), Jean Teulé (écrivain), Usul (youtubeur), Jacques Weber (comédien), Martin Winckler (écrivain), Karl Zéro (réalisateur).

    • Cher Le Média, les médias libres te souhaitent la bienvenue
      Reporterre - 13 octobre 2017 / Coordination permanente des médias libres
      https://reporterre.net/Cher-Le-Media-les-medias-libres-te-souhaitent-la-bienvenue


      L’appel à créer un « nouveau média collaboratif, pluraliste, culturel et francophone, humaniste et antiraciste, féministe et pro LGBTI, écologiste et progressif » prépare le lancement de « Le Média », proche de la France insoumise. Les auteurs de cette tribune rappellent que des médias correspondant à ces critères existent déjà partout en France.

      Soutenez les médias citoyens !
      . . . . .
      La suite : https://seenthis.net/messages/637583

    • Son modèle économique et sa gouvernance correspondent aux valeurs de solidarité et d’implication populaire qui font bouger les choses dans tous les domaines : culture, sport, divertissement, actualité. Il réunit d’ores et déjà des dizaines de youtubeurs comme Usul, Osons causer, Mr Mondialisation, de blogs comme Le Vent se lève, lesCrises.fr et d’autres revues indépendantes comme Ballast. Chacun dans son style et dans ses priorités, en toute indépendance et liberté. Qu’il est heureux de les retrouver tous fédérés pour faire vivre une culture commune.

      Tous les médias alternatifs étaient présents ainsi que Marianne seul Médiapart était absent, comme le disait David Koubbi normalement lorsqu’un nouveau média sort il est salué par l’ensemble de ses confrères mais là c’est l’inverse, il ironise sur l’Express notamment mais il aurait également pu citer Médiapart, Europe1 etc . Et de conclure «  si l’on critique autant cette alternative c’est qu’elle fait peur et donc qu’elle est bonne ».



  • Prospects and Limits of Deliberative Democracy
    http://habermas-rawls.blogspot.de/2017/08/prospects-and-limits-of-deliberative.html

    The latest issue of “Dædalus” (Summer 2017) features articles on “The Prospects and Limits of Deliberative Democracy”:

    1. Introduction [pdf] by James S. Fishkin & Jane Mansbridge_
    http://www.mitpressjournals.org/doi/pdf/10.1162/DAED_x_00442

    The legitimacy of democracy depends on some real link between the public will and the public policies and office-holders who are selected. But the model of competition-based democracy has come under threat by a disillusioned and increasingly mobilized public that no longer views its claims of representation as legitimate. This essay introduces the alternative potential of deliberative democracy, and considers whether deliberative institutions could revive democratic legitimacy, provide for more authentic public will formation, provide a middle ground between mistrusted elites and the angry voices of populism, and help fulfill some of our shared expectations about democracy.

    [...]

    – quelques des 12 articles sont disponibles comme pdf

    via http://02mydafsoup-01.soup.io/post/631542077/Prospects-and-Limits-of-Deliberative-Democracy

    #Deliberative_Democracy

    • #Démocratie_délibérative

      https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_d%C3%A9lib%C3%A9rative

      [...]

      L’ #échange_discursif entre les citoyens doit permettre de faire partager des conceptions du #bien_commun différentes et de faire ainsi entrer en jeu le #pluralisme_inhérent aux sociétés contemporaines. Aussi, l’échange d’arguments raisonnés et capables de convaincre les autres est censé apporter un gain de rationalité à la prise de décision finale. En effet, les préférences des citoyens peuvent à travers la discussion s’affirmer ou se modifier selon les arguments avancés. Les préférences deviennent réfléchies, à la fois dans le sens où elles sont exprimées devant d’autres citoyens qui par la possibilité d’y répondre par oui ou par non les renvoient à leurs premiers émetteurs, et encore, par cet effort collectif de réflexion qui assure la réflexion personnelle du citoyen lui-même.

      Selon Hervé Pourtois, la condition d’argumentation, c’est-à-dire le processus qui vise à choisir le meilleur argument en faveur d’une thèse, et la condition de participation, qui permet de faire reconnaître différents points de vue moraux sur une question, sont essentielles à l’idéal de la démocratie délibérative. En effet, pour lui, l’origine des désaccords vient moins des différences de valeurs entre membres du groupe que des différences de signification des pratiques sociales. Sur ce point il se place d’ailleurs en désaccord avec John Rawls.

      [...]

      #Jürgen_Habermas #John_Rawls


  • Comment le thème de l’identité nationale a été capturé par la droite et le FN
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030317/comment-le-theme-de-l-identite-nationale-ete-capture-par-la-droite-et-le-f

    Vincent Martigny © Radio #France/Christophe Abramowitz La gauche des années 1970 avait su s’approprier le thème de l’identité nationale. #Vincent_Martigny explique comment la droite a forgé un récit alternatif, laissant beaucoup moins de place au #pluralisme_culturel.

    #Culture #idées #Identité_nationale


  • La Dépêche, les Baylet, la #démocratie : qui veut de la soupe ? - IAATA
    https://iaata.info/La-Depeche-les-Baylet-la-democratie-qui-veut-de-la-soupe-1641.html

    La Dépêche et le Conseil Général du Tarn-et-Garonne sont ainsi dirigés par un demi-siècle d’#oligarchie. Et la transmission se poursuit. Après être passé chez les croque-morts de Natixis et le pharmaceutique Fabre actionnaire du groupe, Jean-Nicolas Baylet a été nommé par papa directeur général adjoint de La Dépêche, soit numéro trois à 29 ans. Son frère, Jean-Benoît a été désigné par papa directeur délégué du groupe. Leur sœur Victoria a été placée par papa au poste de secrétaire générale de la fondation La Dépêche, dirigée par sa maman. Si les petits derniers accèdent au Conseil Général, à la tête du parti radical de gauche (PRG) ou de la mairie de Valence d’Agen, peut-être pourra-t-on commencer à s’interroger sur la pertinence d’organiser des élections dans le département.

    Tout cela n’est que la face immergée d’un système familial basé sur le #clientélisme, qui a toujours usé du pouvoir lié à un journal hégémonique dans le Tarn-et-Garonne, à Toulouse et désormais dans toute la région. La dépêche est un instrument #politique au service des Baylet et des Radicaux pour faire mousser leur action, combattre leurs adversaires et comme moyen de pression sur les pouvoirs locaux ou... nationaux. En effet, le PRG est désormais le seul allié du gouvernement Hollande, qui doit apprécier le #monopole médiatique construit par Baylet dans le Sud-Ouest, et acquis à sa cause.

    L’empire médiatique

    Toute la presse du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées leur appartient. Ou quasiment. Déjà propriétaires d’un groupe tentaculaire, les Baylet viennent de se payer le groupe Midi libre, ennemi de toujours. Certains départements comme l’Aveyron et l’Aude n’ont plus le choix qu’entre des titres de #presse sous leur contrôle. Le #pluralisme versant Radical est une serpillière sur laquelle on s’essuie les pieds avec allégresse. Jean-Michel le clame haut et fort : « C’est une très grande fierté pour moi, c’est même le combat de ma vie. Ça fait longtemps que je sais que l’avenir de La Dépêche et de Midi Libre sont liés ». Fier d’avoir éliminé toute la #concurrence, d’avoir supprimé toute illusion de pluralisme. Terminé les lignes éditoriales différentes, si légères soient-elles. Toute la presse régionale est désormais à leur service.


  • Le quizz de l’été.

    « mMiaou ! » : un #quizz pour savoir quel #média_libre est fait pour vous.
    « Mon Média indépendant, alternatif ou utopiste » – mMiaou – est un site réalisé par un petit groupe d’amis bénévoles attachés à la pluralité et l’indépendance des médias. Si vous suivez l’actualité mais que vous saturez d’une certaine #uniformisation_éditoriale, si vous êtes en quête d’articles en #accès_libre ou payants visant à donner davantage de sens à l’information, alors mMiaou peut vous aider à trouver un média indépendant, alternatif ou utopiste qui colle à vos envies. Amusez-vous avec son quizz.

    C’est un site ludique en forme de quizz lancé fin mai par trois amis qui vise à faire découvrir des médias indépendants, alternatifs ou utopistes, les « mMiaou ». Yacine, Julien et Clément travaillent dans le #numérique. Mais dans leur temps libre, il lisent la #presse, et sont attachés au #pluralisme des médias. Dans leur entreprise, ils constatent que beaucoup de leurs collègues discutent plus volontiers de faits divers ou des petites phrases qui « font le buzz », tout en étant curieux des questions d’actualité et se disant insatisfaits de son traitement par les médias traditionnels.

    Les trois ont donc eu l’idée d’un jeu permettant à chacun de trouver le média indépendant, alternatif ou utopiste qui lui correspond. Parce qu’il leur apparait d’utilité publique qu’un maximum de personnes puissent s’informer via des médias qui n’appartiennent pas à de grands groupes industriels ou financiers et qui ne recherchent pas à rentabiliser des articles, mais simplement à informer librement.

    Le résultat ? Un site ludique qui fait découvrir une quarantaine de médias qui répondent aux critères d’indépendance, de traitement alternatif de l’information ou d’un parti-pris utopiste. La sélection des médias disponibles sur mMiaou n’est bien entendue pas exhaustive et a vocation à s’enrichir.

    http://www.bastamag.net/Le-jeu-pour-savoir-quel-media-libre-est-fait-pour-vous
    http://www.mmiaou.fr


  • Société plurielle et #racisme culturel (1/5)

    Dans les rues, les immeubles ou au travail, les différentes cultures se croisent, se mélangent ou s’effraient. Comment la société multiculturelle prend-elle forme aujourd’hui ? 50 ans après Martin Luther King, est-ce que son idée même se fracasse encore sur le racisme, comme un rêve impossible ?

    Alors que les lois ne condamnent que les actes commis dans l’espace public, et face à ceux qui pensent que le mariage des cultures est impossible, qui sont ceux qui vivent, portent ou défendent une société multiple et complexe ?

    Cinq reportages de Francine Delcoso, réalisés par Rodolphe Bauchau dans une production de Marc Giouse.

    http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/vacarme/7742527-vacarme-du-06-06-2016.html
    #pluralisme #multiculturalisme #xénophobie


  • Les modes d’existence expliqués aux modernes, ou le monde pluriel selon Bruno Latour, par Jean-Pierre Delchambre et Nicolas Marquis

    http://sociologies.revues.org/4478

    Résumé :

    La parution du dernier ouvrage de Bruno Latour intitulé Enquête sur les modes d’existence marque un tournant important dans le parcours intellectuel de son auteur, qui s’y érige comme un métaphysicien assumé. Cette posture, si elle peut fasciner, n’en pose pas moins d’importantes questions tant méthodologiques qu’épistémologiques. Cet article étudie les implications de ce tournant métaphysique sur la définition et la pratique de la sociologie à trois niveaux. D’abord, à partir de la difficulté à discuter la posture de Bruno Latour ; ensuite, à propos de la difficulté à articuler un « pluralisme ontologique » avec un « empirisme radical » en faisant l’économie d’une théorie du langage ; enfin, concernant les effets de ce dispositif dans le champ contemporain des sciences sociales.

    #Latour #Epistemologie #modernité #tournant_linguistique #tournant_métaphysique #pluralisme_ontologique #institution #société


  • #médias : la réforme qui ne règle presque rien
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/040316/medias-la-reforme-qui-ne-regle-presque-rien

    Pétrie de bonnes intentions, la proposition de loi de #Patrick_Bloche (PS) pour « la liberté, le #Pluralisme et l’indépendance des médias » ne prévoit toutefois que d’infimes avancées, trop timides pour contrarier la mainmise de quelques milliardaires sur tous les grands médias. Seul progrès notable : le secret des sources des journalistes serait mieux protégé.

    #Economie #Liberté_de_la_presse


  • L’union nationale n’existe pas ? Tant mieux ! | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/110207/union-nationale-existe-pas

    En tout état de cause, la pire réponse aux attaques du 13 novembre serait une dégradation de la qualité et du périmètre de la délibération démocratique. Au-delà des décisions du pouvoir, la responsabilité en incombe à tous les acteurs du jeu politique.

    #pluralisme #attentats #union-nationale


    • Considérons donc l’émigration française à l’aune de l’immigration en France.

      C’est que l’émigration française pèse très lourd !

      Ils ne réclament aucun asile politique mais sont seulement portés par l’envie de vivre mieux dans l’ailleurs. Deux millions et demi de Français vivent à l’étranger. Ils vont chercher espoir et fortune en Europe et aux États-Unis, dans ces nouveaux mondes que sont encore l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, où, la plupart du temps, ils ne prennent même pas la peine de s’inscrire sur les registres des consulats de France, tout confiants qu’ils sont dans le climat du pays qui les accueille.

      L’émigration progresse aussi en Afrique noire francophone comme en Algérie et au Maroc où les binationaux comme les retraités apprécient un meilleur climat que celui de l’Hexagone. Et que dire des hordes d’exilés fiscaux qui envahissent le Portugal : dix ans sans payer d’impôts, c’est aussi tentant pour nos retraités aisés que ne l’est pour nos pauvres voisins la perspective de venir en France travailler... et payer des impôts !

      Qui rend le meilleur service au pays ?

      Par ailleurs, avez-vous entendu parler de racisme à l’égard de nos frères nationaux en exil ? Ces deux millions et demi de Français nous font-ils entendre l’écho de leurs malheurs depuis les terres de leur vie nouvelle ? Ces migrants économiques animés par l’appât du gain passent-ils là-bas pour des criminels ? Leur envoie-t-on la police à la descente du train ? Doivent-ils transiter par des camps ? Sont-ils retenus en quarantaine ? Leur envie de réussite sociale semble-t-elle si étrange que leurs hôtes voient en eux des prédateurs ? Est-ce que leurs compétences sont mises en balance avec leurs origines ethniques ? Font-ils l’objet de statistiques provinciales ? Parle-t-on de quotas de Bretons ou de Corses dans les rues de Manhattan ?

      #hétérodoxie surprenante dans un journal des plus réacs, un #pluralisme_homéopathique pour garder un lien avec un lectorat dont une partie relève d’une éducation et/ou de pratiques catho de gauche ?


  • Grèce : quand les médias privés font la #propagande du #oui au #référendum - L’actu Médias / Net - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/medias/grece-quand-les-medias-prives-font-la-propagande-du-oui-au-referendum,12888

    Depuis le 26 juin et l’annonce, par le premier ministre Alexis Tsipras, de la tenue d’un référendum sur un nouveau plan d’austérité, c’est peu dire que, sur Skaï comme chez ses concurrentes Antenna, Mega et les autres, le non et ses défenseurs n’ont pas droit de cité. « A grands coups d’émissions spéciales et de débats totalement orientés, c’est une propagande pro-oui que les six chaînes privées du pays déploient à longueur de journée », explique Marianna Karakoulaki, journaliste indépendante. Elle, comme nombre de journalistes et de citoyens, n’ont de cesse de dénoncer depuis plusieurs jours, sur les réseaux sociaux (surtout Twitter), cette désinformation assumée.

    Heureusement qu’on est une grande #démocratie, parce que ce n’est pas chez nous qu’une #forfaiture pareille pourrait se produire !
    http://blog.monolecte.fr/post/2005/03/23/divorce-a-la-francaise

    Il y a là des gens qui sont franchement pour le OUI, des oui-oui, des oui-mais, des oui-cependant et des oui-même si. Je me dis que je suis peut-être arrivée trop tard pour les NON, ils ont disparu, tant pis, ça m’apprendra. En attendant, le #pluralisme des opinions est, comme d’habitude sur ce sujet depuis le début, totalement respecté !

    #médias


  • #Livre | « Governing Refugees Justice, Order and Legal Pluralism »

    Les #camps_de_réfugiés sont imprégnés, dans l’#imaginaire populaire, de l’illusion qu’ils entretiennent l’#anarchie, le #danger et la #passivité des #réfugiés. Le livre Governing Refugees Justice, Order and Legal Pluralism défie ces hypothèses, en faisant valoir le fait que les camps de réfugiés devraient être reconnus comme des endroits où le #capital_social peut non seulement survivre, mais également prospérer.

    Ce livre examine la gestion des camps et de l’administration de la justice dans les camps de réfugiés à la frontière entre la #Thaïlande et la #Birmanie. Soulignant les efforts faits par les réfugiés eux-mêmes pour faire face et pour s’adapter au campement, il analyse les thèmes de l’agence, de la #souveraineté et du #pluralisme juridique dans une étude de la gouvernance locale et de la production de l’#ordre au-delà de l’Etat.

    Governing Refugees est pensé pour toute personne ayant des intérêts relavant du droit, de l’anthropologie et de la criminologie, ainsi que ceux qui travaillent dans le domaine des études sur les réfugiés.


    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2014/07/04/livre-governing-refugees-justice-order-and-legal-pluralism


  • pluralism project at harvard - Religion, Tolerance

    http://pluralism.org/about/mission

    Aim: Making aware Americans engage with the realities of religious diversity through research, outreach, and the active dissemination of resources.

    In the past fifty years the religious landscape of the United States has changed radically. There are Islamic centers and mosques, Hindu and Buddhist temples and meditation centers in virtually every major American city. The encounter between people of very different religious traditions takes place in the proximity of our own cities and neighborhoods. The results of the 2010 census underscore the tremendous scope of ethnic change in our society, but tell us little about its religious dimensions or its religious significance.

    Pluralism has long been a generative strand of American ideology. Mere diversity or plurality alone, however, does not constitute pluralism. There is lively debate over the implications of our multicultural and multireligious society in civic, religious, and educational institutions. How we appropriate plurality to shape a positive pluralism is one of the most important questions American society faces in the years ahead. It will require all of us to know much more about the new religious landscape of America than we presently know.

    –-----

    What is Pluralism?

    http://pluralism.org/pluralism/what_is_pluralism

    What is Pluralism?

    The plurality of religious traditions and cultures has come to characterize every part of the world today. But what is pluralism? Here are four points to begin our thinking:

    First, pluralism is not diversity alone, but the energetic engagement with diversity. Diversity can and has meant the creation of religious ghettoes with little traffic between or among them. Today, religious diversity is a given, but pluralism is not a given; it is an achievement. Mere diversity without real encounter and relationship will yield increasing tensions in our societies.

    #paix #guerre #religion #Pluralisme #multiculture

    • Ce projet par exemple :

      World Religions in Greater Boston

      http://pluralism.org/wrgb

      Since the 1970s, Boston, like other major cities in the United States, has seen some remarkable changes. In the years since the 1965 Immigration Act reformed a very restrictive quota system, immigrants from all over the world have come to make Boston their home. The new immigrants of the late twentieth century, however, have come from Asia, Africa, Latin America, and the Middle East as well as from European countries. With these immigrants have come religious traditions that have made the religious life of Boston far more complex and textured than ever before.


  • Liberté, Libertés chéries : La #Kafala, #pluralisme-culturel ou intégration ?
    http://libertescheries.blogspot.fr/2012/10/la-kafala-pluralisme-culturel-ou.html

    Pour pallier ces inconvénients, et contourner l’obstacle de la Kafala, on peut se demander si l’intégration n’est pas préférable au « pluralisme culturel ». L’article 21-12 du code civil prévoit qu’un enfant qui, depuis au moins cinq années, est recueilli en France et élevé par une personne de nationalité française, peut réclamer la nationalité française jusqu’à sa majorité. Certes, ce délai est très long, alors que l’acquisition de la nationalité est immédiate pour l’enfant qui fait l’objet d’une adoption plénière. Mais cette acquisition de la nationalité aura au moins pour effet de rendre l’enfant adoptable. Une réponse ministérielle du Garde des Sceaux, en date du 21 août 2008, confirme cette interprétation. Madame Harroudji a donc tout intérêt à inverser les procédures. Au lieu d’obtenir l’#adoption avant la #nationalité, il est préférable d’obtenir la nationalité avant l’adoption. Reste que ce délai de cinq années avant l’obtention de la nationalité place l’enfant dans une situation juridiquement précaire. Le « respect du pluralisme culturel » revendiqué par la Cour européenne conduit ainsi à une situation discriminatoire.

    Une conclusion qui devrait réjouir la « Gauche populaire »


  • Aujourd’hui le journal de France Culture à 12h30 a été l’occasion d’une belle illustration de la bêtise de l’idéologie croissanciste

    http://download.od.tv-radio.com/podcast09/10059-01.09.2012-ITEMA_20396198-0.mp3


    (au passage on peut voir que #FranceCulture n’héberge même plus elle-même ses podcast, elle sous-traite ça à #tv-radio.com ou #SmartJog The Leader in Fast Secure Digital Delivery of Media Worldwide.)

    Véronique Pellerin (journaliste à France Culture) interview une autre journaliste (économique) Valérie Segond

    Véronique Pellerin fait un constat intéressant :

    La rentrée économique est marquée par un triple 0. Trois trimestres de croissance quasi nulle.

    Valérie #Segond en fait une interprétation délirante :

    La France est aujourd’hui dans une situation de stagnation, qui semble quasi-chronique. Sachant qu’en Juin l’activité était au même niveau de mars 2007, soit juste avant l’éclatement de la crise des subprimes. Bref tout se passe comme s’il y avait une 5 pour rien !

    Le raisonnement est faux puisqu’il repose sur les idées suivantes :
    – seule la sphère monétarisée crée des richesses
    – les marchandises « consommées » disparaissent aussitôt achetées

    Le reste est tout autant hallucinant de bêtise et ne déverse que le discours capitaliste classique. En plus l’interview est factice, puisque visiblement il a été écrit et les journalistes jouent des rôles, avec citation d’Alain Juppée comme voix de la raison.

    Une perle journaliste crée par Valérie Segond :

    Le gouvernement doit relancer l’emploi - le vrai, pas les emplois d’avenir fictifs, mais ceux crées par les entreprises.

    • Arf je n’avais pas vu que ce verbiage s’inscrit dans une grande stratégie à haut niveau intellectuel.

      Jean-Luc #Hees vient de publier une tribune dans Le Monde :

      Faisons évoluer la radio publique vers le Net
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/31/faisons-evoluer-la-radio-publique-vers-le-net_1754086_3232.html

      L’article commence par une enfilade de moi-je et de « mes équipes » qui fait légèrement tâche quand ensuite il tartine de « service publique au service des citoyens » ou plutôt au services des payeurs de #redevance :

      Ma charge à la tête de la #radio de service public inclut donc une nécessité absolue, une nécessité vitale, de promouvoir l’ #innovation, sous toutes ses formes. Je ne prétends pas que les radios privées restent à l’écart de toute innovation, bien sûr. Mais ma tâche est autre. L’innovation continue est l’un de mes devoirs. [...] j’ai choisi de mettre l’accent sur quatre thèmes qui illustrent l’innovation en radio, des thèmes sur lesquels mes équipes de direction et moi-même serons comptables devant les citoyens qui paient leur redevance.

      Ceux qui ne payent pas leur redevance... qu’ils aillent se faire voir chez les grecques.

      Ensuite il enchaine sur #Internet comme innovation médiatique, qu’il dit nécessaire dans une situation de coupe budgetaire, mais évidemment il ne diffusera pas les podcast par Bittorrents pour économiser de la bande passante et il ne diffusera pas sous licence libre les logiciels développés.

      La priorité suivante dissone légèrement quand on a écouté le journal d’aujourd’hui de France Culture et qu’on connait la couleur des analyses politiques et économiques sur Radio France :

      Sur chacune des antennes de la radio publique, le décryptage de l’ #économie va s’approfondir, tant par les sujets abordés que par le recours à toujours plus d’experts, de citoyens et de journalistes, avec une volonté délibérée et sourcilleuse d’un #pluralisme permanent des regards – la marque fondamentale du service public.

      Enfin une autre priorité nous laisse penser qu’il vuet retourner au XIXe siècle. Mais pas pour y chercher Marx et les mouvements socialistes, plutôt le #paternalisme et le #machisme le plus rance :

      Les catégories sociodémographiques ? Deux d’entre elles vont être privilégiées. Les #femmes. Le service public propose non seulement une présence plus importante des femmes journalistes et animatrices d’émissions que toutes les autres stations, mais va multiplier, d’Inter à Info ou à France Bleu, les émissions consacrées aux problèmes des femmes, sous forme de grands débats ou de reportages sur la vie quotidienne.