#pluralisme_homéopathique

    • Considérons donc l’émigration française à l’aune de l’immigration en France.

      C’est que l’émigration française pèse très lourd !

      Ils ne réclament aucun asile politique mais sont seulement portés par l’envie de vivre mieux dans l’ailleurs. Deux millions et demi de Français vivent à l’étranger. Ils vont chercher espoir et fortune en Europe et aux États-Unis, dans ces nouveaux mondes que sont encore l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, où, la plupart du temps, ils ne prennent même pas la peine de s’inscrire sur les registres des consulats de France, tout confiants qu’ils sont dans le climat du pays qui les accueille.

      L’émigration progresse aussi en Afrique noire francophone comme en Algérie et au Maroc où les binationaux comme les retraités apprécient un meilleur climat que celui de l’Hexagone. Et que dire des hordes d’exilés fiscaux qui envahissent le Portugal : dix ans sans payer d’impôts, c’est aussi tentant pour nos retraités aisés que ne l’est pour nos pauvres voisins la perspective de venir en France travailler... et payer des impôts !

      Qui rend le meilleur service au pays ?

      Par ailleurs, avez-vous entendu parler de racisme à l’égard de nos frères nationaux en exil ? Ces deux millions et demi de Français nous font-ils entendre l’écho de leurs malheurs depuis les terres de leur vie nouvelle ? Ces migrants économiques animés par l’appât du gain passent-ils là-bas pour des criminels ? Leur envoie-t-on la police à la descente du train ? Doivent-ils transiter par des camps ? Sont-ils retenus en quarantaine ? Leur envie de réussite sociale semble-t-elle si étrange que leurs hôtes voient en eux des prédateurs ? Est-ce que leurs compétences sont mises en balance avec leurs origines ethniques ? Font-ils l’objet de statistiques provinciales ? Parle-t-on de quotas de Bretons ou de Corses dans les rues de Manhattan ?

      #hétérodoxie surprenante dans un journal des plus réacs, un #pluralisme_homéopathique pour garder un lien avec un lectorat dont une partie relève d’une éducation et/ou de pratiques catho de gauche ?