• #Colonialité toxique : dans les paysages radioactifs du #Sahara

    De 1960 à 1966, avant et après l’indépendance de l’#Algérie, l’État français a expérimenté au Sahara dit algérien dix-sept bombes atomiques et autres essais chimiques. Ce sujet a longtemps été #tabou en France, dans la presse, dans les discours politiques aussi bien que dans le cadre académique où enquêtes, témoignages, littérature et recherches sur ce thème ont été invisibilisés. Seul le réseau associatif et militant a soutenu les travaux abordant ce domaine – comme par exemple le livre de Raphaël Granvaud, Areva en Afrique, Une face cachée du nucléaire français3. Brisant frontalement la confidentialité de ces faits – presque trois décennies après l’ouvrage de Gabriele Hecht sur l’histoire nucléaire de la France, Le rayonnement de la France4, plusieurs publications récentes issues du monde anglo-saxon abordent la violence coloniale française illustrée dans ses modalités extrêmes par les expérimentations atomiques.

    C’est le cas du nouveau livre de Samia Henni, Toxicité coloniale. Documenter le paysage radioactif dans le Sahara. Paru d’abord en anglais5, il est associé à une exposition6 qui réverbère d’une autre manière les éléments de preuve de l’usage violent d’un territoire colonisé. L’autrice, architecte, historienne et théoricienne de l’architecture, enseigne actuellement à l’Université McGill de Montréal. Elle donne à penser la colonisation et ses effets dévastateurs sur le très long terme. Son point de départ est l’espace et sa gestion en période de guerre, sa réorganisation ou ce que le langage colonial a souvent appelé sa « mise en valeur ». Sensible aux narrations « cosmétiques » qui masquent les réalités de la domination coloniale, Samia Henni évoque en ce sens les euphémismes utilisés pour dire les faits qui ne sont pas seulement des « essais » nucléaires ou de la « radioactivité », mais bien des bombes atomiques à part entière et une toxicité sans limite produite par la colonisation.

    « Saharanisme »

    Faisant écho à cette question, Brahim El Guabli, professeur de pensée et littérature comparées à l’Université Johns Hopkins (USA), explore dans son dernier ouvrage, Desert Imaginations, la représentation des « déserts » à travers une variété de sources littéraires et historiques plurilingues (amazigh, arabe, français, anglais)7. Il montre que dans les productions culturelles majoritaires, les déserts apparaissent comme terra nullius, inhabitée, improductive, inutile et menaçante. La fiction mondialisée d’un désert vide et sans vie a permis de légitimer des projets d’exploitation brutaux et destructifs8. Brahim El Guabli propose d’appeler « saharanisme » ou encore « désertisme » cet imaginaire dominant dont il retrace les origines lointaines et la construction, en particulier dans les écrits politiques et littéraires français du XIXe siècle à aujourd’hui. Il fait de ces notions un outil conceptuel permettant d’approcher à plusieurs niveaux les usages et mésusages du désert, quelles que soient les parties du monde concernées. L’auteur distingue divers secteurs – spirituel, extractif, instrumental, sexuel – où s’exerce le saharanisme. En contrepoint de cette idéologie inhérente aux intérêts coloniaux, Brahim El Guabli montre le rapport intime que des écrivains et artistes autochtones manifestent dans leurs œuvres envers leur environnement, tangible et intangible, humain et non humain, une posture écologique sensible qu’il appelle ecocare ou encore éthique autochtone de la conscience environnementale. Cette attitude m’évoque une maxime touarègue Amaḍal amadal, « la terre est ce qui protège », mise en relation au Sahara avec la nécessité d’être nomade pour ne pas « peser sur le dos de la terre ». Comment une terre confisquée pour être mutilée, blessée, amputée, pourrait-elle continuer à protéger ses enfants ? Telle est la question que se posaient les Touaregs après les interventions violentes menées sur leur sol telles que les explosions atomiques, le creusement des puits de pétrole et des mines d’uranium, ou le réaménagement étrange de l’Afrique saharo-sahélienne en petits territoires enclos sur eux-mêmes, bardés de fils de fer barbelés9.
    La notion de saharanisme parait très utile pour approcher au présent divers types de faits, des plus anodins aux plus dommageables, tous fondés sur une hiérarchisation implicite des savoirs. Par exemple, l’obsession – a priori bienveillante – des organismes de développement ou d’aide qui interviennent en pays nomade pour creuser des puits, comme si le problème en zone aride était l’eau et non la gestion de l’eau. Pourtant, le piétinement animal intense autour des points d’eau, comme le disent bien les intéressés, détruit tous les pâturages alentour. Avec la multiplication des puits, aucune des stratégies nomades pour régénérer la flore ou conserver les plantes fourragères résistant au vent et permettant d’étager la consommation des pâturages ne peut plus s’exercer. Mais rien n’arrête ces politiques sédentaires du territoire couplées à la restriction de la mobilité qui ont finalement conduit à l’incapacité croissante de faire face aux sécheresses – pire, elles les ont aggravées.

    Au sujet des essais nucléaires français au Sahara, les approches des deux ouvrages cités se croisent et se complètent. Comment sortir du secret ? Comment rendre compte de la nuisance impalpable et occultée de ces explosions ? Comment documenter ce programme secret et ses lourdes conséquences, alors que la majorité des archives les concernant sont jusqu’à présent classées « secret-défense » ? Comment rendre audibles les voix des habitants sur la violence mortifère infligée à leurs vies et à leur terre par les gouvernements français et algérien qui ne les ont ni consultés ni avertis ?

    Trouver des voies et des voix pour répondre à ces interrogations fait partie des objectifs clairement énoncés par Samia Henni. Contestant « l’obsession coloniale et néolibérale de la “nouveauté”, la volonté d’être “le premier” à dire ou faire quelque-chose » (p. 37), l’autrice met à la disposition de ses lecteurs et lectrices les informations et les sources dont elle dispose, c’est-à-dire une centaine de documents d’archives (photos, textes) et la reproduction des témoignages de victimes (travailleurs et population d’Algérie, vétérans français) pour servir de socle à de futures recherches.

    Ce livre généreux et militant est fondé sur le partage des documents assemblés en étroite collaboration avec l’Observatoire des armements à Lyon. Il est destiné à « donner corps au silence des archives institutionnelles » et appelle à continuer le travail de mémoire et d’investigation permettant une autre narration des faits et un examen des responsabilités pour, à terme, exiger la décontamination des sites, l’ouverture totale des archives et la perspective de réparations.

    Car ces déflagrations nucléaires, décidées depuis Paris et prolongées en 1962 par les Accords d’Evian avec le gouvernement provisoire d’Algérie, ont eu de multiples répercussions sur les corps, sur l’environnement, sur le bâti, sur les paysages, sur les sols. Le matériel contaminé a été enseveli dans l’urgence au départ du personnel français en 1967, puis déterré par les puissants vents sahariens.

    Temps et espace du désastre atomique

    À partir de documents visuels et d’archives arrachées au secret, Samia Henni retrace les caractéristiques techniques et humaines des deux sites où les explosions ont été menées : d’un côté, Reggane, où furent lancées quatre bombes atmosphériques et de l’autre, In Ekker, émetteur de treize bombes souterraines, certaines échappant au confinement, et cinq expériences supplémentaires de dispersion atmosphérique de plutonium. Elle propose ensuite un corpus visuel composé d’extraits de documentaires et de reportages télévisés, et la reproduction de témoignages des victimes françaises.

    Dans le procédé éditorial choisi, les images impactent efficacement le regard en anticipant le texte. Ainsi, au début de l’introduction, onze photos aux tons jaune-sépia nous plongent dans la matérialité du secret, avec en première page un panneau d’interdiction de prise de vue et de menaces de sanctions contre tout contrevenant, planté sur l’un des sites d’expérimentation. Les images suivantes élargissent la focale, de la localisation des sites à l’emplacement des zones de tirs, du croquis topographique des infrastructures à une manifestation à Accra au Ghana contre ces expériences. Jusqu’à la photo de la « gerboisite », un terme qui conceptualise la matière radioactive anthropogénique produite par les explosions atmosphériques baptisées Gerboises par le pouvoir colonial. Enfin, une image satellite captant les mouvements intercontinentaux de la poussière radioactive du Sahara met immédiatement en évidence la nécessité d’un changement d’échelle pour l’analyse de ces faits.

    L’ouvrage restitue la situation géographique précise des deux sites d’expérimentation : Reggane dans la plaine de la Tanezrouft et In Ekker sur le mont Taourirt tan Afalla (littéralement en langue locale « Colline du haut » ou du « nord ») et aussi Taourirt tan Ataram (« Colline de l’ouest ») dans le massif de l’Ahaggar (nom utilisé dans l’ouvrage sous sa forme arabisée, Hoggar). Remarquons que les toponymes mentionnés sont tous amazighs. Ce qui donne une résonance particulière au choix de ces lieux situés à plus de 1000 km d’Alger et révèle une autre invisibilité qui n’est pas manifeste dans l’ouvrage, celle des habitants ancestraux de ces terres, les Imuhagh10, appelés « Touaregs » par les étrangers. L’invention de l’Algérie comme État colonial puis postcolonial les fera dénommer ensuite « Algériens » (comme dans la légende du 3e cahier photo où ils sont appelés « habitants algériens ») ou encore, selon les recensements sur leurs terres d’ancrage à la saison sèche, les assignera à d’autres identités nationales et territoriales : « Libyens », « Maliens », « Nigériens », « Burkinabè ». Les pouvoirs coloniaux ont en effet redessiné la carte de l’Afrique selon leurs intérêts, divisant le pays touareg par cinq frontières et transformant en peuple sans terre les nomades dont les parcours réguliers ont rendu le désert nourricier en préservant ses ressources végétales et hydriques.

    Samia Henni situe son propos dans le cadre national de l’Algérie. Elle montre cependant que le temps et l’espace de la toxicité nucléaire ne sont pas à l’échelle de la géopolitique humaine. Des témoins évoquent la violence monstrueuse des explosions ressentie non seulement à proximité, à Tamanrasset, mais aussi à 600 km à l’est à Djanet et à plus de 1 000 kilomètres au sud-ouest à Gao (p. 42), ou encore au sud-est dans l’Aïr11, englobant l’espace de référence de la mobilité nomade des Touaregs. Et bien au-delà encore.

    La toxicité invisible, impérissable, inquantifiable, irréversible, circule et s’infiltre partout où la diffusent les vents du globe. Elle contamine non seulement les lieux décrétés vides et sans importance par les autorités coloniales puis postcoloniales – notamment les territoires nomades –, mais également les pays et les continents des décideurs de la mise à feu des bombes atomiques. Elle s’étend à la terre entière et restitue, au-delà de l’approche spatialement fragmentée des événements, la perception géographique nomade qui au Sahara relie directement l’Ahaggar (actuelle Algérie), l’Ajjer (entre l’Algérie et la Libye), l’Aïr (actuel Niger), la Tademekkat (entre le Mali et le Burkina Faso) et la Tagaraygarayt (actuel Niger).

    Je rajouterai une information donnée par les Touaregs qui circulent entre l’Ahaggar et l’Aïr. Selon eux, l’abandon en 1967 des sites nucléaires français du côté algérien aurait été suivi par le transfert entre l’Ahaggar et l’Aïr d’une partie des anciens engins de chantier ainsi que du personnel pour mener des opérations de prospection à Madawela dans la vallée de Tin Marsoy. Cette partie du territoire touareg se trouvait rattachée depuis 1960 à l’État du Niger. Les nomades se souviennent des déplacements incessants et extrêmement dérangeants de camions énormes équipés de sondes qui sillonnaient les terres pastorales et creusaient le sol, faisant parfois jaillir de l’eau sans reboucher leurs forages en quittant les lieux.

    Ces travaux de prospection terrestres mais aussi aériens ont abouti à la mise en œuvre de l’exploitation d’un immense gisement d’uranium à Arlit, à environ 15 kilomètres de Madawela, ce dernier site étant laissé inactif, mais gardé par l’armée nigérienne. Comme ce fut le cas du côté algérien dans les années 1950 en pleine période coloniale, deux décennies plus tard, dans un État indépendant, les autorités françaises s’accaparèrent brutalement des terres touarègues de l’Aïr pour créer les infrastructures géantes d’une première mine à ciel ouvert (Arlit), puis d’une mine souterraine (Akokan), et d’une ville qui compte à présent plus de 100 000 habitants, détruisant toutes les ressources pastorales locales et interdisant aux nomades de poursuivre leur vie sur leurs propres terres. C’est à cette période que les contrôles et les détentions arbitraires de civils touaregs s’intensifièrent au nord du Niger, au point de transformer le seul fait d’être enturbanné en délit menant automatiquement à l’arrestation et à la confiscation des marchandises pour les caravaniers.

    Des vies qui ne comptent pas ?

    Comme l’écrit Samia Henni, après les explosions nucléaires des années 1960, les nomades, les oasiens et les citadins de la région de Reggane et de la vallée du Touat ont été directement affectés. Entre 1960 et 2008, la démographie chuta de moitié, passant de 40 000 à quelque 20 000 habitants (p. 93). La description détaillée des chantiers menés pour les opérations nucléaires et l’accueil du personnel à Reggane, Hamoudia et au point zéro des expérimentations – 82 000 m2 de bâtiments, 7000 m2 d’ouvrages souterrains, 100 km de routes, 3 centrales électriques, etc. (p. 96) – donne une idée du gigantisme de ces infrastructures (laboratoires, appareils de mesures, base avancée, ville nouvelle), au prix d’un labeur humain démesuré, diurne autant que nocturne. La recension des constructions techniques du second site dégage la même impression de démesure et de captation sans merci des terres (170 570 hectares) et des ressources locales. Non seulement l’eau et l’air de l’oued Amguel, mais la main d’œuvre autochtone, à laquelle s’ajoutaient sur le site la main d’œuvre importée d’autres régions de l’Ouest africain, ainsi que les militaires, appelés, techniciens et ingénieurs français, soit environ 9000 personnes sur le site au moment des explosions.

    Dans les années 1960, les procédés de décontamination des corps humains et des engins au jet d’eau (p. 114) paraissent dérisoires, irresponsables et même cyniques dans la mesure où l’eau n’a vraisemblablement pas échappé à la pollution. Pas plus les multiples échecs du confinement des bombes dans les galeries souterraines que l’indépendance de l’Algérie en 1962 n’ont empêché la continuation des essais par la France qui a également poursuivi de 1964 à 1966 ses expériences de dispersion du plutonium (nom de code Pollen) en bafouant le Traité d’interdiction des essais nucléaires atmosphériques signé en 1963. Pire, les expériences biologiques conduites lors de la bombe Gerboise blanche auraient concerné non seulement des animaux (dont des cages et cadavres ont été retrouvés abandonnés sur le site), mais aussi des corps humains, morts ou vivants, ou des « cobayes humains » comme le formule Bruno Barillot dans son ouvrage, Essais nucléaires français : l’héritage empoisonné12, cité par Samia Henni (pp. 107-108).

    Un travailleur local, interrogé trois décennies plus tard, rapporte qu’après les déflagrations, « la plupart des gens qui sont tombés malades sont ceux des campements qui habitent la montagne » (p. 156), autrement dit les habitants invisibilisés d’un désert décrété « vide » par les autorités françaises et algériennes. Le photographe et sociologue Bruno Hadjih a documenté le ravage sanitaire et létal (17 décès survenus immédiatement) des habitants du village de Mertoutek et la destruction durable de leur environnement après la bombe non maîtrisée de Béryl en 1962.

    Le gouvernement français est resté inactif sans mener d’étude de suivi après l’explosion, pas plus qu’il n’a proposé de réparation. Par ailleurs, il n’a fourni aucun descriptif technique des décharges toxiques qu’il a laissées au Sahara et qui continuent d’affecter la santé des êtres vivants. Comme si finalement, tout cela n’avait jamais existé et n’avait eu aucune conséquence pour personne. Jusqu’à quand ?

    ’avance à travers les entrailles de la fournaise
    Je les entends
    sécheresse de leur cœur
    Et ils me roulent dans le nuage
    champignon nuée
    brouhaha atomique
    Et ils aboient
    Toi, tu n’existes pas,
    tu n’as jamais existé

    Hawad, Irradiés13

    L’investigation sans fin

    Au final, on comprend à quel point le projet nécessaire de « documenter le paysage radioactif dans le Sahara » comme le propose Samia Henni est un programme collaboratif à long terme. La constitution de « contre-archives » dans ce domaine est une tâche ardue et ouverte qui appelle à d’autres enquêtes pour sortir le désert de l’oubli. Par exemple, comment faire résonner la mémoire et le présent de ceux qui sont effacés de la carte ? Quelles constellations d’expériences et de géographies peuvent être retracées en dehors des cadres restrictifs de la cartographie coloniale ? Comment mettre en dialogue les expériences vécues par les habitants des différents territoires sacrifiés lors des mises à feu nucléaires réalisées par la France, mais aussi par les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine entre 1945 et 1980 ? Quels sont les formes de survie et de résistance qui ont émergé face à la catastrophe ? Comment faire entendre la voix des écrivains et des artistes qui mobilisent un imaginaire créatif capable de submerger le saharanisme, alors même qu’eux et leurs peuples subissent jusqu’à aujourd’hui la confiscation, la dévastation et la pollution nucléaire ou minière de leurs terres ? Le « Saharanisme expérimental » va en effet de pair avec le « Saharanisme extractif » pour reprendre les concepts de Brahim El Guabli. Quelles relations établir entre d’un côté la manne minérale concentrée au Sahara central sur les territoires nomades (pétrole et gaz en Algérie et Libye, uranium, charbon, or au Niger, or au Mali) et, de l’autre côté, la répression brutale qui touche leurs habitants, privés de leurs droits fonciers, jusqu’à nier et éradiquer leur nom, leur langue, leur mode de vie, leur société et leur histoire ? Le travail d’investigation à venir est immense, il réservera probablement des surprises, autant que l’étude des conséquences, impensées et impensables, de la radioactivité.

    https://www.terrestres.org/2026/06/08/colonialite-toxique-dans-les-paysages-radioactifs-du-sahara
    #radioactivité #colonialisme #pollution #violence_coloniale #territoire_colonialisé #colonisation #euphémismes #radioactivité #vocabulaire #mots #bombes_atomiques #désert #géographie_du_vide #vide #terra_nullius #saharanisme #désertisme #imaginaire #ecocare #conscience_environnementale #Touaregs #nomadisme #aide_au_développement #puits #développement #secret-défense #Accords_d’Evian #paysage #environnement #Reggane #In_Ekker #plutonium #images #secret #gerboisite #Gerboises #France_coloniale #mont_Taourirt_tan_Afalla #Taourirt_tan_Ataram #toponymie #invisibilisation #Imuhagh #violence #Tamanrasset #Ahaggar #Aïr #Madawela #Niger #vallée_de_Tin_Marsoy #Arlit #uranium #mines #Akokan #Arlit #pâturages #vallée_du_Touat #eau #sols #air #décontamination #montagne #destruction #Mertoutek #Béryl #réparation #santé #paysage_radioactif #mémoire #contre-archive #contre-récit #expérience_vécue #territoires_sacrifiés #Saharanisme_expérimental #Saharanisme_extractif #extractivisme

    ping @reka

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    A mettre en lien avec le #film_documentaire #At(h)ome (#athome) :
    https://seenthis.net/messages/819398

    • #Areva en Afrique. Une face cachée du nucléaire français

      L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales.
      Comme au Niger, fournisseur historique, pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain. Dans un contexte international d’intensification de la concurrence sur le continent africain, mondialisation capitaliste oblige, Areva a toujours pu compter sur l’aide active des représentants officiels de l’État français et des réseaux les moins ragoûtants de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage. L’auteur dévoile enfin les efforts considérables d’Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu’elle voudrait immaculée.

      https://agone.org/livre/arevaenafrique
      #livre

    • TOXICITÉ COLONIALE. DOCUMENTER LE PAYSAGE RADIOACTIF DANS LE SAHARA

      Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.
      Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

      https://editions-b42.com/produit/toxicite-coloniale

    • Deserts Are Not Empty

      Colonial and imperial powers have often portrayed arid lands as “empty” spaces ready to be occupied, exploited, extracted, and polluted. Despite the undeniable presence of human and nonhuman lives and forces in desert territories, the “regime of emptiness” has thus inhabited, and is still inhabiting, many imaginaries. Deserts Are Not Empty challenges this colonial tendency, questions its roots and ramifications, and remaps the representations, theories, histories, and stories of arid lands—which comprise approximately one-third of the Earth’s land surface. The volume brings together poems in original languages, conversations with collectives, and essays by scholars and professionals from the fields of architecture, architectural history and theory, curatorial studies, comparative literature, film studies, landscape architecture, and photography. These different approaches and diverse voices draw on a framework of decoloniality to unsettle and unlearn the desert, opening up possibilities to see, think, imagine it otherwise.

      https://www.arch.columbia.edu/books/catalog/998-deserts-are-not-empty

  • Utopie nucléaire | À propos de Kate Brown, Plutopia. Une histoire des premières villes atomiques, par Thibault Le Texier
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2024/05/07/utopie-nucleaire-kate-brown

    C’est un livre sur deux villes-usines, bâties dans des lieux pauvres et reculés à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, qui fabriquent en secret du #plutonium militaire. Deux villes jumelles appartenant à l’État mais gérées par des chefs d’entreprise. Deux villes prospères et familiales entourées de barbelées et de communautés précaires. Deux villes sous la surveillance permanente d’agents de la sûreté nationale, d’informateurs et de médecins. Deux villes où la santé publique et l’environnement ont été sacrifiés à l’impératif de produire vite et à moindre coût. L’une se situe dans l’extrême nord-ouest des États-Unis, à #Richland ; l’autre en Russie, dans le sud de l’Oural, à #Ozersk. En quarante ans, les usines de plutonium de ces deux villes ont émis chacune l’équivalent de deux Tchernobyl. Des catastrophes nucléaires au ralenti.

    #nucléaire #projet_Manhattan #pollution #DuPont

  • ❝Si l’on en croit les industriels de la filière, le combustible de nos centrales nucléaires ne produit que 4% de déchets dits « ultimes ». Sur les 96% de matière valorisable restante, seul 1% est aujourd’hui vraiment réutilisé dans les réacteurs d’EDF. C’est le plutonium, sous forme de MOX (Mélange d’OXyde de #plutonium et d’OXyde d’#uranium). Le problème, c’est que ce nouveau combustible n’est, lui, pas recyclable... et parfois même inutilisable, car l’usine Orano (ex-Areva) qui le produit connaît quelques ratés.

    Ce sont ces déchets et rebuts de MOX qui viennent s’accumuler année après année dans les piscines d’entreposage de l’usine Orano à La Hague. Selon David Boilley, un expert critique du nucléaire interrogé par « Complément d’enquête », "on a frôlé la saturation".

    Ce risque de saturation est pris très au sérieux par les autorités de contrôle du #nucléaire. A La Hague, jamais un tel taux de remplissage n’avait été atteint, confirme le directeur adjoint de l’usine, qui cite le chiffre (inédit) de 97%. Face à l’urgence, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) a autorisé le site à « densifier » temporairement ses piscines à partir de 2024 – c’est-à-dire à les remplir davantage...❝

    La vidéo est très distrayante...on peut dormir sur nos 2 oreilles

    https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/video-dechets-nucleaires-le-scenario-noir-de-l-arret-des-centrales-edf_

    • Cette saturation était prévisible dès la mise en service du MOX (à la louche il y a 30 ans, il faudrait vérifier). Elle a été timidement dénoncée à l’époque, et évidemment ça n’a pas suffit, et donc « on » a enclenché le démarrage en trombe vers le mur (phénomène bien connu de du capitalisme), avec, comme toujours, l’argument technophile de merde : « mais on trouvera une solution avant que qu’on ne sature ! ».
      #peigne_culs

  • L’anthropocène a trouvé son point de référence géologique
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/anthropocene-point-reference-geologique-42364.php4

    Encore à l’état de proposition, l’anthropocène, première époque géologique influencée par l’activité humaine, est à deux doigts d’être validée par la communauté scientifique. Le lac Crawford au Canada en serait son point de référence.

    Parmi les marqueurs de l’anthropocène présents au fond du lac Crawford, les chercheurs y ont retrouvé des cendres de combustion du pétrole et du charbon, des métaux lourds comme le cuivre et le plomb ou encore des microplastiques. Un marqueur en particulier a retenu leur attention : la présence de plutonium. Rarement relevé dans la nature, ou à l’état de simples traces, cet élément chimique montre des concentrations sans précédent dans des strates datées d’après 1950. Le 1er novembre 1952, les États-Unis effectuent la première explosion-test d’une bombe à hydrogène, avec l’opération « Ivy Mike » dans l’attol d’Eniwetok dans le Pacifique. Cet essai a produit des isotopes radioactifs du plutonium et des métaux lourds encore inconnus (l’einsteinium et le fermium).

    En somme, « une pareille présence de plutonium nous donne un marqueur indéniable du moment où l’humanité est devenue une telle force géologique qu’elle pouvait laisser une empreinte incomparable à l’échelle des temps passés », souligne Andrew Cundy, chercheur en radioactivité environnementale à l’université de Southampton et membre de l’AWG. Cet essai atomique, comme le reste des prémisses de l’ère nucléaire, coïncide avec ce que les chercheurs surnomment la « grande accélération », une multiplication rapide des activités humaines à fort impact environnemental – notamment dans la consommation d’énergie et de carburants – initiées après la Seconde guerre mondiale. Ce phénomène incarne, selon eux, le moment où l’holocène, époque géologique entamée après la dernière glaciation il y a 11 700 ans (et donc dite « interglaciaire »), cède sa place à l’anthropocène. Et, si le lac Crawford fait consensus, elle ferait du « crawfordien », le premier âge de la 39ème époque géologique de l’histoire de la Terre.

  • America’s nuclear headache: old #plutonium with nowhere to go
    https://www.reuters.com/article/us-usa-nukes-plutonium-specialreport/americas-nuclear-headache-old-plutonium-with-nowhere-to-go-idUSKBN1HR1KC

    Under an agreement with Russia, the United States was to convert 34 metric tons of plutonium into fuel for civilian reactors that generate electricity. The fuel is known as MOX, for “mixed oxide fuel.” Plutonium and uranium are converted into chemical compounds called oxides, and mixed together in fuel rods for civilian nuclear power plants. The two metals are converted into oxides because these can’t cause nuclear explosions. But the U.S. effort has run into severe delays and cost overruns.

    The alternative method is known as dilute-and-dispose. It involves blending plutonium with an inert material and storing it in casks. The casks, however, are projected to last only 50 years before beginning to leak, and so would need to be buried permanently deep underground.

    #nucléaire #Etats-Unis

  • Nuclear History X | Grégoire Vilanova
    http://jefklak.org/?p=3980

    Début mai 2017, un tunnel rempli de déchets radioactifs s’est effondré sur le site de Hanford, dans l’État de Washington, à 275 km de Seattle. Depuis 1943, les réacteurs nucléaires et les usines de retraitement de ce complexe ont généré soixante tonnes de plutonium, équipant les deux tiers de l’arsenal nucléaire américain. Cette production, extrêmement polluante, a créé d’immenses quantités de déchets chimiques et radiologiques qui empoisonnent encore aujourd’hui les rives du majestueux fleuve Columbia, si bien que ce gigantesque combinat, seize fois plus grand que Paris, où s’agitent aujourd’hui 9 000 décontaminateurs, est considéré comme le plus grand dépotoir nucléaire du continent américain. Source : Jef (...)

  • A Critical Problem | Cheryl Rofer
    https://nucleardiner.wordpress.com/2017/06/19/a-critical-problem

    The metal rods in the top photo are plutonium. Rods can roll. These rods could roll closer to each other and perhaps produce the kind of runaway neutron reaction that killed Slotin and Daghlian. Putting a hand in to separate them could make the reaction worse because the water in a human body reflects the neutrons.

    I had formal safety training, informal discussions with more experienced people, and made it a point to internalize rules of thumb. Keep pieces of plutonium separate. Abide by glovebox limitations; every glovebox has a sign with the limits of plutonium allowed in it. For solutions, keep them dilute and in flat containers. Flat/thin is safer; the closer a shape is to spherical, the less material is needed to go critical. IIRC, there were racks to put rods in if you were working with that shape of metal, so that they didn’t accidentally roll together.

    That photo is at the center of two articles from the Center for Public Integrity (NMPolitics.net, Washington Post). They are based on an investigation reported here. According to those articles, a technician ignored glovebox limits and arranged the plutonium to take that photo for management.

    #nucléaire #plutonium #YOLO

    (incident de 2011 désormais tout va bien)

  • Pollution près de l’usine Areva de la Hague : il y a aussi du plutonium - Magazine GoodPlanet Info
    https://www.goodplanet.info/actualite/2017/03/02/pollution-pres-de-lusine-areva-de-hague-y-a-plutonium

    Les terres polluées à l’américium 241 à côté de l’usine Areva de Beaumont-Hague (Manche) le sont aussi au plutonium, autre radioélément extrêmement toxique, a indiqué jeudi Areva.

    En janvier, #Areva avait annoncé que l’entreprise allait « ramasser » des terres contaminées à l’#américium_241 près de son usine de retraitement des déchets nucléaires, confirmant une pollution dénoncée en octobre par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO).

    Cette fois, Areva confirme la présence dans ces terres « d’un marquage en #plutonium_239 – 240, avec une valeur moyenne de l’ordre de 200 becquerels (Bq) par kilo de terre sèche ».

    Un peu plus tôt jeudi matin, l’ACRO avait annoncé dans un communiqué avoir trouvé, quant à elle, jusqu’à 492 Bq par kilo de matière sèche de ces plutonium.
    ...

    Selon Areva, la valeur de 200 Bq par kg sec « ne présente pas de risque sanitaire pour l’homme ». « Le plutonium est fixé dans un environnement de terre humide, peu propice à l’exposition par ingestion ou inhalation. Enfin, les analyses réalisées dans l’eau du ruisseau des Landes », proche de la zone contaminée, « ne révèlent pas de marquage en plutonium ».

    L’ACRO de son côté affirme que la quantité de plutonium trouvée est « 350 fois plus élevée » que « la concentration la plus élevée répertoriée en France dans les sols et sédiments pour ces isotopes du plutonium (1,4 Bq/kg sec) ».

    #pollution #nucléaire

  • Analysis of #Soviet smoke detector #plutonium
    https://carlwillis.wordpress.com/2017/02/07/analysis-of-soviet-smoke-detector-plutonium #smoke_detector #URSS #détecteur_de_fumée

    The Soviet Union cooked up more plutonium than any other nation. Most of this was slated for the noble purpose of containing capitalist imperialism, but some found its way into commercial ionization smoke detectors like the KI-1, RID-1, and RID-6M. (The bourgeois warmongers themselves preferred, and still prefer, americium-241 for this application)

    • Mais y aura plus du tout d’americium dedans en France après la fin de l’année.

      Les détecteurs de fumée ioniques interdits en France
      http://le-detecteur-de-fumee.fr/content/73-detecteurs-de-fumee-ioniques-interdits-en-france

      L’arrêté du 18 novembre 2011 portant dérogation à l’article R. 1333-2 du code de la santé publique pour les détecteurs de fumée à chambre d’ionisation concerne tous les détenteurs de détecteurs de fumée à chambre d’ionisation, les professionnels de la détection incendie et les opérateurs de maintenance.

      Toutes ces personnes doivent participer activement au remplacement de ces appareils par des détecteurs de fumée optiques avant le 31 décembre 2017.

      Où retrouve t-on les détecteurs de fumée ioniques
      En 2013, l’on comptait environ 7 millions de détecteurs ioniques repartis sur le territoire national.

      Installés majoritairement dans le secteur public (65%), ils équipent principalement les locaux de soin et les lieux à sommeil (Hôtels...)

      Comment reconnaître et différencier un détecteur de fumée ionique d’un détecteur optique
      Peu d’éléments visuels permettent de différencier un détecteur de fumée ionique d’un détecteur de fumée optique pourtant, pour votre sécurité, il est important de savoir les identifier.

      Le seul élément auquel vous pouvez vous fier est la mention du trèfle radioactif au dos de l’appareil.

  • The United States and Russia Are Prepping for Doomsday
    http://foreignpolicy.com/2016/10/07/the-united-states-and-russia-are-inching-toward-doomsday-arms-weapons

    The International Panel on Fissile Materials, at Princeton University, estimates the stockpiles of weapons-grade #plutonium at 88 metric tons for the United States and 128 metric tons for Russia. To give you a sense of how much plutonium that is, it is an unclassified fact that a nuclear weapon can be made with as little as 4 kilograms of plutonium. It’s a slightly touchier subject that this is the average in the U.S. stockpile — one can make do with less. But let’s do the math: Even at 4 kilograms per nuclear weapon, 88 metric tons represents enough material for 22,000 nuclear weapons.

    One hundred and twenty-eight metric tons is enough for 32,000 nuclear weapons. Want to get your arms race on?

    #folie #nucléaire

  • Une ancienne base nucléaire en Polynésie française transformée en ferme aquacole

    Des traces de plutonium dans le corail ont été détectées sous une dalle de béton où les avions militaires étaient nettoyés, un lieu que connait bien l’ancien délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires, Bruno Barrillot : "A l’époque des essais aériens, il y avait une escadrille spéciale d’avions Vautour chargée de faire des prélèvements dans le nuage radioactif des explosions nucléaires. Sous les ailes, ces avions avaient des sortes de collecteurs. Ils n’atterrissaient pas sur la piste de 3 400 m, mais un peu plus loin sur une aire de décontamination. En effet, ils étaient chargés de poussière radioactive. Par la suite il fallait récupérer les collecteurs sous les ailes. Les experts ont pourtant décidé qu’on ne toucherait pas à ce plutonium.

    http://www.franceinfo.fr/actu/economie/article/une-ancienne-base-nucleaire-en-polynesie-francaise-transformee-en-ferme-a

    #essais_nucleaires #plutonium #Polynésie

  • L’Observatoire du #nucléaire attaque #EDF en #justice - 17/06/2015 - La Nouvelle République Loir-et-Cher
    http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2015/06/17/L-Observatoire-du-nucleaire-attaque-EDF-en-justice-2368984

    Suite au reportage « Nucléaire, la #politique du #mensonge » diffusé le 4 mai dans l’émission « Spécial investigation » sur Canal +, l’Observatoire du nucléaire porte plainte contre EDF et « toute personne susceptible d’être auteur, co-auteur, ou complice de ces faits », pour « délit de pollution des eaux ainsi que toute autre infraction dont les faits seraient susceptibles de recevoir la qualification pénale ». L’avocat lillois de l’Observatoire du nucléaire (association indépendante basée à Saint-Macaire, en Gironde) a déposé cette plainte, lundi 15 juin, auprès du procureur de la République de Blois.

    Des rejets radioactifs " de façon délibérée "

    En effet, dans ce reportage qui met l’accent sur la gravité de l’accident nucléaire survenu il y a 35 ans à #Saint-Laurent-Nouan, Marcel Boiteux, président d’EDF entre 1967 et 1987 et encore président d’honneur, parle du rejet de plutonium dans la Loire, à partir de 1980.
    L’Observatoire du nucléaire, dans un communiqué, indique que « l’existence de cet accident était connue » en effet, mais « ce que révèle le documentaire de Canal + et qui est d’une incroyable gravité, c’est que les rejets radioactifs qui ont eu lieu (et se sont poursuivis pendant des années) n’ont pas eu lieu de façon accidentelle mais de façon délibérée : EDF a décidé de se débarrasser discrètement, dans l’environnement, des matières radioactives concernées par l’accident, à commencer par le plus toxique des éléments, le #plutonium. »

  • Des traces de plutonium dans la Seine - Nucléaire
    http://www.usinenouvelle.com/article/des-traces-de-plutonium-dans-la-seine.N270017

    Aux abords de Rouen, des traces de plutonium ont été retrouvées dans des sédiments de la Seine. L’Autorité de sureté nucléaire assure que le risque est faible.

    Des traces de plutonium ont été retrouvées dans la Seine au niveau du bassin des docks de Rouen, et dans le bras mort de la Seine à Bouafles (Eure). Elles ont été identifiées dans le cadre du programme de recherche Rhapsodis (Reconstitution Historique des Apports Particulaires à la Seine par l’Observation De leur Intégration Sédimentaire) engagé en 2008 et mené par l’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN). Le plutonium est un métal lourd et radioactif produit au cœur des réacteurs nucléaire.....

    #Rouen
    #seine
    #plutonium ( traces )
    #sureté_nucléaire
    #IRSN ( Institut de radioprotection et de sureté nucléaire )

  • Des traces de #plutonium retrouvées dans la Seine
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/06/17/des-traces-de-plutonium-retrouvees-dans-la-seine_4440135_3244.html

    Des traces de plutonium, un métal lourd produit dans les réacteurs nucléaires, ont été relevées dans des sédiments au fond de la Seine en amont et en aval de Rouen, dans le cadre de recherches.
    (…)
     : « En 2010, l’#IRSN a informé l’#ASN d’anomalies de concentrations de plutonium mesurées dans les carottes de sédiments prélevées d’une part dans le bassin des docks de Rouen, d’autre part dans le bras mort de la Seine à Bouafles (Eure), en amont de Rouen et du barrage de Poses. »

    Les anomalies correspondent à des dépôts ayant eu lieu en 1961 et 1975. L’origine des traces de plutonium les plus anciennes n’a pas été trouvée. Les dépôts de 1975 proviennent d’opérations de retraitement et de séparation d’éléments radioactifs menées à cette époque par le Commissariat à l’énergie atomique sur son site de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).

    #CEA

  • #Polynésie, un avenir irradié | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/048690-000/polynesie-un-avenir-irradie/?vid=048690-000_EXTRAIT-F

    En l’espace de trente ans, la France a effectué plus de cent quatre-vingt-dix essais #nucléaires – aériens puis souterrains – sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, omettant soigneusement d’informer les populations des risques encourus. Aujourd’hui, ce sont la #vie et la #santé de 150 000 habitants de la région #Pacifique qui sont ainsi menacées : on ne compte plus les cas de #cancer de la thyroïde ou du poumon – en témoignent Kua et Teariki, un jeune couple dont les familles respectives ont été décimées par la #maladie. Outre ces risques avérés pour la santé des habitants, l’archipel lui-même, dont le #sous-sol est désormais truffé de tonnes de #plutonium, a été fragilisé par les explosions : les failles qui le traversent pourraient provoquer des effondrements dramatiques, entraînant des #raz_de_marée meurtriers et une #pollution du milieu océanique.

    Ce documentaire décrit la situation critique de ces populations abandonnées par des #autorités peu enclines à admettre leur #responsabilité.

  • 48th Anniversary Of Palomares Nuclear Disaster
    http://www.fukuleaks.org/web/?p=12151

    Much of the deadly plutonium was buried or tilled under the soil but was left in the town. Residents still live in the area with areas of high contamination fenced off among the town. 6000 barrels of 66 gallon size were filled with contaminated soil an shipped to the Savannah River nuclear site for storage. Most of the contaminated soil and land still remains. In 2008 another buried location of highly contaminated soil was found as the US and Spain continued political wranglings over the cleanup. In 2010 the US stopped making payments to Spain for the clean up.

    Il y a 48 ans, le 17 janvier 1966, collision entre un Boeing B-52G du Strategic Air Command et un KC-135 Stratotanker au cours d’un ravitaillement. Les deux avions explosent, quatre bombes H tombent. Les explosifs conventionnels de deux d’entre elles explosent et dispersent environ 4,5 kg de #plutonium sur 250 hectares.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_nucléaire_de_Palomares

    #nucléaire #histoire

  • #Areva, le #Mox et le #plutonium : le « business model » d’une catastrophe nucléaire ? - Industrie nucléaire - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3033.html

    Les exportations de combustibles nucléaires reprennent vers le #Japon. Après deux ans d’interruption, liée à la catastrophe nucléaire de Fukushima, Areva s’apprête à y expédier une nouvelle cargaison de « Mox », alors même que les contaminations radioactives se poursuivent. Le Mox, c’est cet assemblage d’uranium appauvri et de plutonium, fabriqué par l’usine Melox, située sur le site de Marcoule, dans le Gard. C’est aussi un combustible vivement critiqué par les écologistes ainsi que par des experts indépendants, pour sa haute toxicité et les nombreux problèmes de sûreté nucléaire qu’il pose. Pourquoi Areva s’entête-t-elle à fabriquer et à commercialiser du Mox ? Pourquoi en expédier au Japon, alors même que du Mox a probablement fondu au sein de l’un des réacteurs de la centrale de Fukushima, contribuant à disperser du plutonium alentour ? Quels sont les enjeux qui se cachent derrière ce combustible hautement dangereux ?

    « Les habitants se battent au quotidien contre la radioactivité pour tenter désespérément de décontaminer des villages et écoles. Dans la centrale de Fukushima des centaines d’ouvriers et ingénieurs tentent en vain de stabiliser la situation. (…) En expédiant malgré tout leur dangereuse et inutile marchandise, Areva et les autorités françaises veulent pousser les autorités japonaises à redémarrer plus de réacteurs », critique Greenpeace qui demande l’annulation du transport. « Le cynisme n’a pas de limites pour Areva. Après avoir contribué à la contamination massive, puis s’être fait pompier-pyromane en décrochant le marché de la dépollution des eaux radioactives de Fukushima, elle se prépare maintenant à envoyer de nouveau du Mox au Japon ! », dénonce de son côté le Réseau sortir du #nucléaire.

  • Le #MOX revient à la réalité | Claire Berthelemy
    http://owni.fr/2011/11/21/le-mox-revient-a-la-realite-edf-blayais

    Pour le PS, le MOX c’est un mot technique d’un paragraphe. Près de Bordeaux, c’est le plus dangereux des combustibles nucléaires qui devrait alimenter deux réacteurs de la centrale du Blayais. Une enquête publique est ouverte.

    #Atomisé #Pouvoirs #Reportage #Areva #centrale_nucléaire #combustible #edf #Europe_Ecologie #le_Blayais #Les_Verts #nucléaire #parti_socialiste #plutonium #Politique #uranium

    • Dans les faits, EDF souhaite introduire le MOX pour des motifs de rentabilité. Or l’avis de l’Autorité environnementale souligne l’absence de bilan de l’entreprise sur sa stratégie environnementale. Et son silence sur l’impact de ses activités

      Pour le rapport, le plutonium, retrouvé en grande quantité dans le combustible nucléaire irradié, est un des éléments “qui pose le plus de problèmes à la filière de retraitement, compte tenu de ses caractéristiques qui le rendent très dangereux (très forte radiotoxicité et durée de demi-vie de 24 000 ans pour le Plutonium 239)”. Le groupe prédit même un avenir qu’il n’est pas en mesure d’estimer concernant un second recyclage du plutonium contenu dans le MOX, dont les pastilles sont un million de fois plus radioactives que celles d’uranium1 . Le retraitement du plutonium est, pour EDF, une certitude :

      "Bien qu’il n’existe actuellement aucune perspective validée en France de recycler une seconde fois le plutonium (contenu dans les assemblages MOX usés), le maître d’ouvrage estime que « les combustibles MOX usés permettent ainsi de constituer une réserve de plutonium pour EDF » dans la perspective d’une nouvelle génération (dite IV) de réacteurs à horizon 2050."