• Près de Naples, sur la « #terre_des_feux », le #pape Léon XIV déplore une « terre qui a payé un lourd tribut »

    Ce territoire sert, depuis la fin des années 1980, de #décharge et de site d’incinération illégale contaminant l’#air, les #sols et les #nappes_phréatiques. Depuis 2013, une série d’#enquêtes_parlementaires a conclu à la #négligence des autorités et, dans certains cas, à leur #complicité.

    Le pape Léon XIV a visité, samedi 23 mai, à #Acerra, près de #Naples, au cœur de la « terre des feux » ravagée par des décennies de #décharges_illégales contrôlées par la #mafia, une pollution massive qui empoisonne les habitants.

    Situé entre Naples et #Caserte, en Campanie, ce territoire du sud de l’Italie aux près de 3 millions d’habitants doit son surnom aux nombreux sites illégaux d’incinération à ciel ouvert de #déchets_industriels, souvent importés du nord de la péninsule, qu’il compte. Depuis des décennies, les sols, les nappes phréatiques et l’air y sont contaminés par des #métaux_lourds, des #dioxines et des #particules_fines. Les conséquences sanitaires sont particulièrement alarmantes, avec des taux de #cancers supérieurs à la moyenne nationale.

    Le pape a ainsi dénoncé, dans un premier discours, « un mélange mortel d’#intérêts obscurs et d’#indifférence envers le #bien_commun, qui a empoisonné l’environnement naturel et social ». Cette visite est d’autant plus symbolique qu’elle intervient au 11e anniversaire de l’encyclique Laudato si’, un manifeste historique du pape François sur la protection de l’environnement.

    La « terre des feux », également connue sous le nom de « #triangle_de_la_mort », sert de décharge et de site d’incinération illégale depuis la fin des années 1980. Plutôt que de payer des sommes exorbitantes pour faire traiter légalement leurs #déchets_toxiques, des entreprises ont versé à la mafia locale de la #Camorra une fraction du coût pour se débarrasser de tout, des plaques d’#amiante brisées aux #pneus de voiture et aux conteneurs de #colle_industrielle. Depuis 2013, une série d’enquêtes parlementaires a conclu à la négligence des autorités et, dans certains cas, à leur complicité.

    Le pape appelle à un « sursaut de #dignité et de #responsabilité »

    « Dans la vie, nous comprenons que plus une #beauté est fragile, plus elle exige d’attention et de responsabilité », a dit le souverain pontife. « Voilà, mes très chers, la raison principale de ma présence aujourd’hui à Acerra : confirmer et encourager ce sursaut de dignité et de responsabilité que tout cœur honnête ressent lorsque la vie naît et se trouve aussitôt menacée par la mort », a poursuivi Léon XIV devant les fidèles.

    « Cette terre a payé un lourd tribut, elle a enterré nombre de ses fils, elle a été témoin de la souffrance d’enfants et d’innocents », a poursuivi le pape américain devant une foule estimée à environ 15 000 personnes par les autorités.

    Léon XIV a enfin tenu « à remercier ces “pionniers” qui, grâce à leur engagement courageux, ont été les premiers à dénoncer les maux de cette terre et à attirer l’attention sur la réalité occultée et niée de son empoisonnement : je pense en particulier aux membres des associations écologistes ».

    Depuis son élection en mai 2025, #Léon_XIV a affiché une attention particulière aux questions environnementales, dans la lignée de son prédécesseur argentin. Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements estivaux en Italie, qui incluent notamment une étape sur l’île méditerranéenne de Lampedusa en juillet.

    https://www.lemonde.fr/religions/article/2026/05/23/sur-la-terre-des-feux-le-pape-leon-xiv-deplore-une-terre-qui-a-paye-un-lourd
    #Campanie #pollution #contamination #eau #terra_dei_fuochi

  • Près de 50% des #microplastiques présents dans les océans viennent de nos #voitures, et l’électrique n’y changera rien

    Chaque trajet en #voiture libère des #fragments invisibles qui s’accumulent dans l’air, les sols et les milieux aquatiques. Ces #résidus, issus du simple #frottement des roues sur l’#asphalte, participent à une #pollution_plastique insidieuse dont les effets commencent à peine à être mesurés.

    Sur les routes du monde entier, des milliards de véhicules roulent chaque jour sans que personne ne remarque la #poussière noire qu’ils laissent dans leur sillage. À mesure que les #pneus s’usent, ils libèrent de minuscules fragments qui échappent à l’œil mais non à l’environnement. Portées par le vent, lessivées par la pluie, ces particules d’usure des pneus s’accumulent dans les #eaux_pluviales, se déposent sur les fonds marins ou flottent dans l’air que l’on respire. Leur présence silencieuse façonne désormais une forme de #pollution omniprésente, dont les effets sur les écosystèmes marins et la #santé humaine ne cessent d’inquiéter les chercheurs.

    Ces #microdéchets qui envahissent l’#environnement sans qu’on les voie

    À chaque rotation de roue, les pneus s’effritent, laissant derrière eux un flux constant de résidus invisibles à l’œil nu. Ces particules, bien que microscopiques, composent une part essentielle de la pollution plastique mondiale. D’après une estimation relayée par la revue Regional Studies in Marine Science, près de 2,26 millions de tonnes de ces particules seraient libérées chaque année par le trafic routier à l’échelle mondiale, représentant environ 28% des microplastiques présents dans l’environnement.

    Contrairement aux bouteilles ou aux sacs en plastique, ces déchets-là ne s’accumulent pas en surface. Ils s’infiltrent. D’abord piégés dans les fossés ou les grilles d’égout, ils rejoignent les rivières, puis les océans, portés par les eaux de pluie et le #ruissellement urbain. Des analyses réalisées à Oxford, dans le Mississippi, ont ainsi permis d’identifier plus de 30 000 particules d’usure dans seulement 24 litres d’eau pluviale.

    Cette pollution, d’autant plus insidieuse qu’elle est difficile à quantifier, a aussi une forme aérienne. Dans certaines zones très fréquentées, des composés issus des pneus se retrouvent en suspension dans l’#air, exposant les populations riveraines à une #inhalation quotidienne. Une étude chinoise récente y a détecté des traces de #6PPD-quinone, un composé toxique issu des antioxydants utilisés dans les pneus, dans les urines d’adultes et d’enfants.

    Les particules d’usure des pneus s’accumulent jusque dans les profondeurs marines

    Loin de s’arrêter à la surface des eaux, les particules d’usure s’infiltrent jusqu’aux strates les plus profondes des milieux marins. Une équipe de chercheurs en chimie environnementale a récemment mené une campagne d’échantillonnage dans les fjords suédois, croisant les relevés atmosphériques, ceux de la surface microlaire et de l’eau sous-jacente. Leurs résultats, publiés dans Environmental Science & Technology, révèlent une présence systématique de particules de pneus dans la #mer, avec une concentration particulièrement marquée dans la fine pellicule organique qui recouvre la surface des océans.

    Ce film, appelé #microcouche_de_surface_marine, agit comme une interface entre l’air et l’eau. Il concentre les microplastiques transportés par le vent ou la pluie, et constitue une porte d’entrée idéale vers les chaînes alimentaires marines. Des fragments issus des pneus, souvent enrichis en zinc, plomb, et autres #métaux_lourds, s’y retrouvent piégés puis ingérés par le #plancton, les #mollusques, les #poissons ou les #crustacés.

    Cette pollution diffuse peut même affecter le cycle du carbone marin. Des transformations chimiques, favorisées par les UV et le sel, modifient la composition des résidus et amplifient leur #toxicité. En Amérique du Nord, plusieurs populations de saumons coho ont vu leur taux de mortalité dépasser 50% lors de leur remontée des rivières, en lien direct avec l’exposition à ces contaminants. Ces observations pointent du doigt la dangerosité du 6PPD-quinone pour de nombreuses espèces aquatiques.

    Une pollution sournoise que la science tente d’enrayer

    Face à l’ampleur de cette menace, des solutions émergent pour limiter la dispersion des particules avant qu’elles n’atteignent les milieux naturels. Des chercheurs de l’université du Mississippi ont mis au point un système de filtration à base de biochar et de copeaux de bois, des matériaux issus de déchets agricoles. Installés dans des chaussettes filtrantes placées en sortie de caniveaux, ces dispositifs retiennent jusqu’à 90% des particules d’usure lors des épisodes pluvieux.

    Le potentiel de cette approche réside dans sa simplicité et son faible coût, mais sa généralisation nécessitera des études à grande échelle pour évaluer sa durabilité dans des zones à fort trafic. D’autant que, comme le souligne l’Interstate Technology and Regulatory Council, aucune alternative véritablement efficace au #6PPD n’est aujourd’hui disponible sur le marché, malgré la reconnaissance croissante de ses effets nocifs.

    En parallèle, la recherche s’attèle à mieux comprendre les mécanismes de transport et de transformation de ces particules. L’absence de normes standardisées pour détecter et mesurer ces contaminants complique toute action coordonnée à l’échelle mondiale. Dans les pays en développement, les données sont encore trop rares pour évaluer correctement l’impact de cette pollution émergente.

    Ainsi, malgré leur invisibilité apparente, les particules d’usure des pneus tracent un sillage durable dans notre environnement. À mesure que les connaissances progressent, elles soulignent l’urgence d’intégrer cette pollution méconnue dans les politiques de transition écologique.

    https://www.science-et-vie.com/nature-et-environnement/pres-de-50-des-microplastiques-presents-dans-les-oceans-viennent-de-
    #plastique #abrasion

  • La découverte d’un caoutchouc inusable ou presque
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/06/13/la-decouverte-d-un-caoutchouc-inusable-ou-presque_6612726_1650684.html

    Les pneus automobiles, dont l’usure rejette chaque année 6 millions de tonnes de particules dans l’environnement, font de cet objet du quotidien la deuxième source mondiale de #microplastiques primaires après les fibres textiles issues de la pétrochimie. Une équipe de l’université John Paulson School of Engineering and Applied Sciences de Harvard (Cambridge, Massachusetts) s’est attaquée à ce fléau en concevant une nouvelle matière, appelée « tanglemer », dix fois plus résistante aux fissures qu’un caoutchouc naturel classique.

    Pour transformer le latex visqueux en un matériau solide, ces chercheurs ont imaginé une méthode douce, sans soufre ni chaleur intense, contrairement au procédé de vulcanisation inventé au XIXe siècle par l’Américain Charles Goodyear. Cette nouvelle approche préserve les longues chaînes polymères de la sève d’hévéa au lieu de les fragmenter et les fragiliser.

    https://archive.ph/xySWf

    • Mais il y a bien longtemps que les pneus ne sont plus fabriqués avec du latex naturel.
      Du coup ça permettrait de revenir à l’hévéa à la place du pétrole ? Si oui alors les forets primaires n’en ont plus pour longtemps.
      Ce qui est décrit là c’est la résistance à la déchirure (crevaison) , mais l’usure par frottement (sur les gravillons de l’asphalte) c’est autre chose non ?
      C’est surement une découverte intéressante mais l’exemple du pneu choisi par Le Monde n’est sans doute pas le plus pertinent pour en illustrer l’intéret.

    • en effet, des pneus bio, y en a pas pour tout le monde, sinon, les camions ne rouleraient plus. le tanglemer est supposé être plus résistant que le caoutchouc, les micro plastiques, c’est au moins pour partie des micro cassures

      A Paris, le chercheur François Lequeux, Grand Prix Michelin de l’Académie des sciences [wtf] et ancien directeur scientifique de l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris (ESPCI), estime ce travail très intéressant. « Lorsqu’une fracture se propage dans un caoutchouc, les chaînes polymériques sont étirées et peuvent cristalliser, ce qui rend le matériau très robuste. Ce mécanisme magique [...] de la nature, spécifique aux caoutchoucs naturels et presque autoréparant, explique pourquoi ce sont encore des #pneus en caoutchouc naturel qui équipent les gros #camions ou les #avions », précise ce spécialiste de la matière molle.

      en revanche, je les voit pas vendre des pneus qui s’usent moins, sinon, les bagneules rouleraient 800 000 bornes

      #caoutchouc #polymères #tanglemer

  • Benoît Ferrari, des rivières et des gommes

    Les #particules issues de l’#abrasion des #pneus représentent 90% des #microplastiques rejetés dans l’environnement en Suisse. Benoît Ferrari cherche à évaluer la #dangerosité de cette #pollution pour l’#environnement.

    Quand on pense pollution automobile, on songe, d’abord et surtout, aux gaz d’échappement et à leurs conséquences néfastes sur le climat de la planète. Mais on oublie souvent que même la plus « verte » des voitures est équipée de pneus et qu’en roulant, ceux-ci libèrent dans la nature une quantité impressionnante de #particules_fines composées non seulement de caoutchouc mais aussi de nombreux additifs et autres #produits_chimiques au potentiel toxique élevé. Selon le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa), l’abrasion des pneus représenterait ainsi une part estimée à 90% des microplastiques rejetés dans l’environnement en Suisse, chaque habitant-e du pays produisant en moyenne 1,4 kg d’usure de pneu par an. Mieux comprendre les mécanismes de cette pollution insidieuse, évaluer précisément sa dangerosité et tenter d’en juguler les effets, c’est l’objectif que poursuit Benoît Ferrari au sein du Centre suisse d’écotoxicologie appliquée (Centre Ecotox). Ancien du Département F.-A. Forel des sciences de l’environnement et de l’eau, le chercheur était de retour à Genève dans le cadre d’une conférence – « Plastiques dans le Léman. Overdose ? » – donnée au Campus Biotech. Entretien.

    Campus : Comme toutes les particules fines, celles libérées par l’usure des pneus sont difficiles à détecter. Comment a-t-on pris conscience de l’ampleur du problème ?
    Benoît Ferrari : L’intérêt des chercheurs à travailler sur le possible impact des résidus de pneus sur l’environnement a été grandement stimulé par un article paru dans la revue Science à la fin de l’année 2020. Il se trouve que depuis les années 1980, le saumon argenté (ou coho) est régulièrement victime d’hécatombes dans certains cours d’eau du nord-ouest des États-Unis. Or, après une dizaine d’années de recherche, les auteurs de cet article sont parvenus à démontrer que la cause première de ces pics de mortalité était une substance chimique appelée #6PPD-quinone, une molécule produite par l’oxydation d’un anti-ozonant utilisé dans la production des pneus afin de ralentir leur vieillissement.

    Comment expliquer que le saumon kéta, par exemple, qui fréquente pourtant les mêmes rivières, ne soit pas touché par cette pollution ?
    La question n’est pas définitivement tranchée. Il y a beaucoup de recherches en cours sur le sujet. Le comportement bizarre des saumons argentés avant qu’ils ne meurent semble indiquer que la 6PPD-quinone s’attaque au système nerveux. En laboratoire, il a d’ailleurs été démontré que lorsqu’on expose des cellules du cerveau d’une truite arc-en-ciel, qui fait également partie de la famille des salmonidés, à cette substance, on constate des toxicités aiguës, même à des niveaux de pollution extrêmement faibles alors que l’impact est quasiment nul sur les cellules intestinales ou des cellules de branchies.

    Face à ces révélations, l’industrie du pneu a-t-elle tenté de réfuter la mise en cause de la 6PPD-quinone ou d’allumer des contre-feux, à l’image de ce qu’ont pu faire les fabricants de tabac ou de produits phytosanitaires par le passé ?
    Je dirais qu’il y a eu une prise de conscience réelle et une volonté sincère de faire avancer les choses. Depuis, les fabricants font des efforts importants pour innover tant sur le matériau lui-même que sur les #additifs utilisés. Le Tyre Industry Project, qui est un consortium regroupant les dix acteurs les plus importants du secteur, contribue par ailleurs au financement de nombreux laboratoires de recherche indépendants travaillant sur le sujet, dont celui du Centre Ecotox.

    Comment les particules de pneus se propagent-elles dans l’environnement ?
    Quand un véhicule est en mouvement, le contact entre le pneu et le sol génère une #friction qui arrache à la surface du pneu de petites particules. Les plus légères peuvent rester en suspension dans l’air et être disséminées par le vent. Les autres se déposent sur l’asphalte où elles sont susceptibles de se mélanger à toutes sortes d’éléments : poussières, fragments d’asphalte, résidus d’huile, gaz d’échappement, produits du freinage et autres déchets divers. En cas de fortes averses, ces particules de nature très hétérogène vont être entraînées soit dans les assainissements qui se trouvent sur le bord des routes et éventuellement vers des stations d’épuration, soit directement dans les sols et les cours d’eau.

    Quels sont les objectifs du projet que vous menez depuis 2019 au sein du Centre Ecotox, en collaboration avec l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies aquatiques (Eawag) et l’EPFL ?
    Quand vous observez une particule issue de l’usure de pneus au microscope électronique, vous voyez une sorte de boudin de caoutchouc flanqué de nombreuses incrustations liées à ce que la particule a récupéré lors de la friction sur la route. C’est assez joli à regarder, mais on ne sait pas toujours à quoi on a affaire. Et déterminer exactement la composition de ces particules et leurs effets sur l’environnement est un défi de taille.

    Pourquoi ?
    Étant donné leur taille, il est très difficile de récolter ces particules in situ. En laboratoire, nous travaillons donc sur des sortes de proxys fabriqués artificiellement à partir de différentes marques de pneus de voitures, de poids lourds de motos ou autres véhicules légers. Pour y parvenir, la couche supérieure de la bande de roulement est découpée en petits morceaux de 1 cm3 à l’aide de ciseaux industriels et d’une machine à jet d’eau, puis broyée par cryogénie afin d’obtenir des particules proches de ce qu’on peut retrouver dans l’environnement. Aujourd’hui, on dispose de mélanges spécifiques au continent européen et au continent américain.

    Quelle est l’étape suivante ?
    Afin d’évaluer la dangerosité potentielle de ce type de pollution, nous cherchons à reconstituer le comportement de ces particules une fois qu’elles se retrouvent dans l’environnement. L’idée est de comprendre comment elles évoluent au contact de l’air, de l’eau ou d’autres substances chimiques, ce qui se produit lorsqu’elles sont ingérées par des organismes et comment ces substances se transmettent d’une espèce à l’autre tout au long de la chaîne alimentaire. Est-ce que la #contamination est directe ou est-ce que certaines substances contenues dans ces particules sont libérées par la digestion avant d’être accumulées par les organismes et transmises à d’autres espèces ?

    Comment procédez-vous pour y parvenir ?
    Nous testons aussi bien les micro-organismes qui constituent le biofilm que des invertébrés comme les larves d’insectes et les gastéropodes ou différentes espèces de poissons. Un des aspects novateurs de ce projet tient d’ailleurs au fait que plutôt que de sacrifier des poissons extraits du milieu naturel pour réaliser nos expérimentations, nous travaillons sur des cultures cellulaires de différents types de tissus que nous exposons à nos échantillons de particules de pneu.

    Avec quels résultats ?
    On observe effectivement un certain nombre d’effets, mais à l’heure actuelle, il est encore trop tôt pour trancher définitivement la question de la dangerosité de ces particules de pneu pour l’environnement et, par extension, pour l’être humain. Notamment parce que les effets observés correspondent à des concentrations de particules qui sont supérieures à ce qu’on pourrait trouver dans la nature. Nous avons donc encore besoin d’accumuler un certain nombre de données avant de pouvoir préciser nos conclusions.

    A-t-on une idée précise du degré de contamination d’un lac comme le Léman par ces particules de pneus ?
    Là encore, nous manquons de données pour avoir une idée claire de la situation. Mais la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (Cipel) procède tous les dix ans à une campagne d’échantillonnage visant à dresser un état des lieux de la contamination des sédiments. Dans le cadre de notre projet, nous allons profiter de la prochaine campagne de mesures, qui est imminente, pour quantifier le niveau de concentration des particules d’usure de pneus et des différentes substances caractéristiques de celles-ci dans le Léman et nous devrions avoir une réponse d’ici à la fin de l’année. On sait par ailleurs que les concentrations mesurées de ces substances relarguées par les particules près des déversoirs d’orage ou des conduites qui drainent les eaux de pluie peuvent atteindre quelques centaines de nanogrammes par litre au moment d’événements pluvieux, ce qui n’est pas négligeable. On en retrouve également à des concentrations de l’ordre de quelques centaines de nanogramme spar gramme dans les sédiments de surface. Par ailleurs, des concentrations élevées de particules de l’ordre du gramme par kilogramme, ont été relevées dans certains sols proches des routes. Ces niveaux de concentration requièrent toute notre attention.

    De ce point de vue, le développement des #voitures_électriques n’est pas forcément une bonne nouvelle dans la mesure où elles sont globalement plus lourdes que les véhicules équipés d’un moteur à explosion...
    Le #poids est en effet un facteur qui augmente l’usure des pneus. Mais ce n’est pas le seul. La largeur des pneus a aussi un impact, de même que la manière de conduire. Une vitesse excessive, une conduite agressive ou des freinages brusques sont aussi des éléments qui favorisent le relâchement de particules de pneus dans l’environnement.

    Est-il imaginable de développer des pneus qui soient moins toxiques du point de vue écologique ?
    L’équation n’est pas simple à résoudre dans la mesure où les contraintes sont importantes. Pour remplir sa fonction d’un point de vue sécuritaire, le pneu d’un véhicule doit, d’une part, être assez solide pour résister au poids de celui-ci, qui a plutôt tendance à augmenter. D’autre part, pour accrocher à l’asphalte, il est impératif que le pneu exerce une certaine friction sur la route. Cela étant, il y a sans doute une marge de progression importante sur la qualité du matériau lui-même et sur les additifs utilisés actuellement dans le processus de fabrication.

    Existe-t-il d’autres leviers pour tenter de juguler le problème ?
    Sur le plan technique, on commence à voir apparaître des systèmes qui permettent de piéger les particules au moment où elles se détachent du pneu. Le principe consiste à fixer sur le châssis du véhicule un appareil capable de suivre la trajectoire probable des particules et de les capter à l’aide d’un dispositif électromagnétique, un peu à la manière d’un papier tue-mouches. C’est une solution intéressante mais qui, pour l’heure, est encore en phase de test.

    Faudrait-il une législation plus sévère en la matière ?
    On peut en effet adapter la législation pour réglementer l’usage de certains additifs comme cela a été fait pour la 6PPD dans certaines régions des États-Unis. Il est aussi envisageable d’exiger une plus grande transparence sur les éléments qui entrent dans la fabrication des pneus, ce qui a d’ailleurs été évoqué récemment au sein de l’Union européenne. C’est un bon moyen pour pousser les fabricants à anticiper des problèmes dans le futur et donc à améliorer les procédures. Mais il y a aussi probablement un effort à faire en matière d’assainissement des routes.

    C’est-à-dire ?
    Au-delà du problème lié aux particules de pneus, les routes drainent une quantité considérable de polluants. Plusieurs solutions sont envisageables pour en réduire l’impact sur l’environnement. En Suisse, certains cantons travaillent par exemple sur de nouveaux types d’asphalte capables de récupérer directement les eaux de pluie par absorption. Le système d’évacuation et de traitement des eaux de chaussée (Setec) dont nous disposons actuellement peut par ailleurs sans doute être optimisé afin de mieux récupérer les eaux de pluie. Enfin, dans un pays qui se targue de disposer de stations d’épuration très opérationnelles, on ne sait pas encore exactement dans quelle mesure ces installations sont capables de bloquer ou de diminuer l’impact de ce type de microparticules. Heureusement, il y a de nombreux travaux de recherche en cours sur la question, ce qui devrait permettre d’y voir plus clair dans un avenir proche.

    https://www.unige.ch/campus/161/invite

  • Des additifs de pneus retrouvés sur les fruits et légumes consommés en Suisse - rts.ch - Santé
    https://www.rts.ch/info/sante/2025/article/des-additifs-de-pneus-retrouves-sur-les-fruits-et-legumes-consommes-en-suisse-28

    Des traces d’additifs typiquement utilisés dans la fabrication de pneus ont été détectées dans toutes les catégories de fruits et légumes les plus couramment consommés en Suisse, selon l’étude de l’EPFL et de l’OSAV parue dans le Journal of Hazardous Materials.

    Et ce, peu importe la provenance des fruits et légumes et qu’ils soient bio ou pas : « Le régime alimentaire étant globalement le même dans toute l’Europe de l’Ouest, on peut imaginer que ces chiffres sont représentatifs de l’exposition à ces particules dans les pays voisins », indique Florian Breider.

    (...)

    Seules des études sur des rongeurs ont permis d’établir à ce jour la toxicité des additifs de pneus sur les mammifères, en particulier la DPG, la 6PPD et la 6PPD-quinone. Avec comme résultats une baisse de la fertilité des mâles et la survenue d’effets neurotoxiques et neuro-inflammatoires. Le seuil critique pour l’être humain n’est lui pas encore connu.

    Selon une étude de 2017, environ 6 millions de tonnes de ces additifs sont relâchés dans l’environnement chaque année. Une autre analyse effectuée en 2023 relève que l’exposition n’épargne pas les zones rurales, car la fréquence du trafic routier n’est pas significative (lire encadré).

    Une étude en cours de l’EPFL a même montré qu’on retrouvait ces composants dans les lacs alpins. L’exposition peut donc être comparée à celles d’autres micropolluants.

    #microplastiques #pneus #alimentation

    • Les pneus de voiture empoisonnent les saumons et peut-être aussi les humains | National Geographic -
      https://www.nationalgeographic.fr/animaux/environnement-pollution-toxine-les-pneus-de-voiture-empoisonnent-

      Durant des décennies, les chercheurs suspectaient qu’un étrange produit chimique présent dans les fleuves de l’État de Washington, dans le nord-ouest des États-Unis, était à l’origine de la mort d’un nombre invraisemblable de saumons argentés, que l’on retrouvait échoués sur les berges après de fortes pluies, leur ventre encore plein d’œufs. En 2020, après des années d’une obsession digne de Marie Curie, une équipe de scientifiques a finalement été en mesure d’identifier l’agent chimique mortel dans des échantillons d’eau de pluie : la #6PPD-quinone. Son parent chimique, ont-ils confirmé, est virtuellement présent dans tous les #pneus du monde.

      (...)

      Aujourd’hui, une personne sème chaque année derrière elle au moins 2,5 kilogrammes de minuscules particules de pneu aux États-Unis, selon des chiffres publiés par l’Agence de protection environnementale de Californie. Ces particules transportent le #6PPD dans l’air pollué proche du sol, où il s’accroche à deux atomes d’hydrogène et un atome d’oxygène pour se transformer en quinone.

    • 6PPD - Wikipedia
      https://en.wikipedia.org/wiki/6PPD

      6PPD is an organic chemical widely used as stabilising additive (or antidegradant) in rubbers (...) It is mobile within the rubber and slowly migrates to the surface via blooming. On the surface it forms a “scavenger-protective film” that reacts with the ozone more quickly than the ozone can react with the rubber. (...) Despite 6PPD being used in tires since the mid 1970s, its transformation to quinones was first recognized in 2020.

  • Autour des microplastiques et du sens des priorités de celleux qui nous gouvernent...

    35 % des #microplastiques primaires proviennent du lavage des #vêtements_synthétiques
    28 % des #microplastiques_primaires proviennent du frottement des #pneus lors de la conduite

    Mais on va interdire les paillettes (https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/07/pourquoi-les-paillettes-sont-en-voie-d-etre-interdites-dans-l-union-europeen). Le sens des priorités...
    https://eldritch.cafe/@ralocycleuse/111713256302292054

    Pourquoi les #paillettes sont en voie d’être interdites dans l’Union européenne

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2024/01/07/pourquoi-les-paillettes-sont-en-voie-d-etre-interdites-dans-l-union-europeen

    #transports #industrie_textile #interdiction

    • Microplastiques : sources, impact et solutions

      D’où viennent les microplastiques et quel impact ont-ils ? Apprenez-en plus sur les microplastiques et découvrez les solutions sur lesquelles travaille le Parlement européen.

      Que sont les microplastiques et d’où viennent-ils ?

      Les microplastiques sont de minuscules morceaux de #plastique qui mesurent généralement moins de 5 millimètres. Ils peuvent être divisés en deux catégories en fonction de la source dont ils proviennent.

      Les microplastiques primaires

      - Ils sont directement rejetés dans l’environnement sous forme de petites particules
      - On estime qu’ils représentent entre 15 et 31 % des microplastiques présents dans les océans
      - 35 % des microplastiques primaires proviennent du lavage des #vêtements_synthétiques
      – 28 % des microplastiques primaires proviennent du frottement des pneus lors de la conduite
      – 2 % proviennent des #produits_de_soin dans lesquels ils sont ajoutés volontairement (par exemple dans les #gommages)

      Les #microplastiques_secondaires

      – Proviennent de la #dégradation_d’objets en plastique plus grands tels que les #sacs_en_plastique, les #bouteilles, les filets de pêche
      – Représentent entre 69 et 81 % des microplastiques retrouvés dans les océans

      Microplastiques : quel impact ont-ils ?

      On retrouve de plus en plus de microplastiques dans les océans. Les Nations Unies ont déclaré en 2017 que l’océan contenait 51 trillons de particules, 500 fois plus que le nombre d’étoiles dans la galaxie.

      Les microplastiques présents dans l’océan peuvent être ingérés par les espèces marines et donc, se retrouver dans la chaîne alimentaire. Des microplastiques ont en effet été retrouvés dans des produits alimentaires comme la bière, le miel ou encore l’eau du robinet.

      Leur impact sur la santé humaine n’est pas encore connu mais les plastiques contiennent souvent des additifs tels que des stabilisants ou des agents ignifuges qui peuvent être nuisibles pour les humains ou pour les animaux qui les ingèrent.

      Sur quelles solutions l’Union européenne travaille-t-elle ?

      En septembre, les députés européens ont approuvé la stratégie plastiques qui a pour objectif d’augmenter le taux de recyclage des déchets plastiques dans l’UE. De plus, les députés ont appelé la Commission à introduire une interdiction à l’échelle européenne de tous les microplastiques ajoutés volontairement dans les produits cosmétiques et dans les détergents d’ici 2020 et à prendre des mesures pour minimiser les rejets de microplastiques provenant des textiles, des pneus, des peintures et des filtres à cigarette.

      En octobre, le Parlement a introduit une interdiction des plastiques à usage unique les plus retrouvés dans les océans et pour lesquels des alternatives plus écologiques existent. Les députés ont ajouté les plastiques oxodégradables à la liste des produits à interdire. Ces plastiques oxodégradables sont des plastiques conventionnels qui se brisent facilement en petites particules à cause des additifs qu’ils contiennent et contribuent à la pollution des océans.

      En 2015, le Parlement a voté en faveur de la réduction de l’utilisation des sacs en plastique dans l’Union européenne.

      https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/society/20181116STO19217/microplastiques-sources-impact-et-solutions

  • Health impact of tyre particles causing ‘increasing concern’, say scientists
    https://www.theguardian.com/environment/2023/feb/23/health-impact-tyre-particles-increasing-concern-air-pollution

    The report estimates 52% of all the small particle pollution from road transport came from tyre and brake wear in 2021, plus a further 24% from abrasion of roads and their paint markings. Just 15% of the emissions came from the exhausts of cars and a further 10% from the exhausts of vans and HGVs.

    [...] Small particles separate from tyres as cars travel, become airborne and can be inhaled deep into the lungs. Air pollution causes 26,000 to 38,000 early deaths a year in England and particle pollution has been linked to a wide range of diseases. Larger particles of tyre wear are washed or blown into rivers and seas and are a significant component of the plastic pollution that has contaminated both people’s bodies and the planet, from the summit of Mount Everest to the deepest oceans.

    The Imperial College London report says 6m tonnes of tyre wear particles are released globally each year. In London alone, it says, 2.6m vehicles emit about 9,000 tonnes of particles annually.

    The particles may contain toxic chemicals including polyaromatic hydrocarbons and benzothiazoles, and heavy metals such as zinc and lead, the scientists said. But research on tyre wear and its effects had been neglected compared with work on fuel emissions, they said.

    #pollution #air #pneus #voitures #transport

  • La décharge de pneus de Lachapelle Auzac
    https://www.boreally.org/industrie-abandon/decharge-pneus-lachapelle-auzac

    Lachapelle-Auzac est tristement célèbre pour accueillir la plus grande décharge de pneus de France et sans doute d’Europe (difficile à vérifier). Ce site, comme beaucoup d’autres en France et en Europe, récupérait des pneus usagés pour les stocker en l’état avant un besoin pour des enrobés de route, des sols en gomme, des roues de chariot ou comme combustible dans les cimenteries.

    Les problèmes sont arrivés avec une loi européenne interdisant tout stockage de pneus en l’état, obligeant à un recyclage direct. De ce fait, le responsable de la société a souhaité pouvoir convertir son stock en granulé mais n’a pas obtenu l’agrément devenu nécessaire. Le gérant s’est vu refuser cet agrément par Aliapur, l’éco-organisme en charge de la collecte et du recyclage des pneumatiques créés par les fabricants de pneumatiques. Du fait du vide juridique de cette nouvelle loi qui ignore complètement les stocks existants, l’entreprise en charge de ce stock de pneus usagés ne pouvait plus rien faire de ses pneus. L’entreprise, qui faisait travailler 18 salariés, du déposer le bilan début 2005.

    Pour gérer les décharges de pneus répartis en Europe, une association nommée Recyvalor fût créé par l’association écologiste Robin des Bois, les constructeurs automobiles, les distributeurs de pneumatiques, les fabricants de pneus et l’Etat. L’objectif est de traiter les décharges historiques de pneus, représentant 60 000 tonnes sur 61 sites dont celui de Lachapelle-Auzac est le plus important. En 2013 l’association estime être à mi chemin après avoir brûlé ou intégré dans des revêtements de sol plus de 30 000 tonnes tous sites confondus.

    La loi impose aux derniers détenteurs des pneus de s’assurer de la destruction ou du recyclage de ces derniers. De ce fait et après de multiples recherches et procès pour forcer l’application de ce principe par les derniers détenteurs connus, le stock de Lachapelle Auzac commença à être traité pour les pneus orphelins.

    Photo Pierre-Henry Muller

    #lot #pneus #décharge

  • Désolation culturelle du management calamiteux des arts en Algérie.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4365

    Vainement, à Alger « l’économie culturelle » est galvaudée pour encourager l’entreprise, mais la chasse mortelle des artistes ne s’estompe pas. Telle une résistance à la morosité ambiante, les artistes berbères associent qualité et persévérance dans leur travail. Ils ne sont pas les seuls à, finalement, s’exiler pour échapper à la morosité de la gestion motivée de surveillance des sujets abordés, de mise au point de contraintes aux groupes et de d’établissement de mesures de censures... #nationale,_fait_politique,_une_et_première_page,_médias,_actualité,_pays,_france,_afrique,_maghreb

    / Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, société , Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, #Journalisme,_presse,_médias, journaliste, poète, livre, écrits, arts, culture, littérature, (...)

    #Maghreb,Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #Afrique,_Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #_journaliste,_poète,_livre,_écrits #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles

    • #France : JUSQU’OÙ IRONT LES FRAC ? Par Nicole Esterolle
      https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2022/09/11/jusquou-iront-les-frac-par-nicole-esterolle-fr

      Nous recevons cette info sur l’expo Delphine Reist au FRAC–Grand Large de Dunkerque, intitulée « Vrac- multivrac », envoyée par la Galerie parisienne Laurent Godin, qui apprécie que le service public valorise les produits qu’il commercialise à titre privé.

      Cette imbécilité plastique avec bottes et seaux de ciment vidés sur ce qui ressemble à des baguettes de pain, dont je vous joins une image, (01) justifie ainsi son opportunité dans une sorte d’ engagement sociétal, sous le thème archi-usagé de « critique de la société contemporaine », fédérateur des plasticiens conceptualo-bidularistes, mais aussi confus qu’intellectuellement grotesque : « Depuis la fermeture des chantiers navals, dont le bâtiment du Frac est le dernier vestige, le port de Dunkerque a développé le transport des grands vracs, devenant ainsi le troisième port de France…..Avec le titre VRAC MULTIVRAC, Delphine Reist nous relie à une réalité économique qui, par-delà les flux, se traduit dans des matières et des corps. L’artiste rend compte de cette réalité matérielle à travers des objets ou des empreintes, prélevés, déplacés ou détournés. »… Ben voyons Ginette !

      On comprend avec cet exemple d’expo de FRAC, parmi des centaines d’autres du même acabit , où l’inepte est porté à un degré « critique », que les FRAC ne lâcheront rien, qu’il n’y a pas de pause possible dans leur irrépressible expansion de l’imbécillité délirante.

      Rien ne peut arrêter cette enflure exponentielle de leur crétinerie consubstantielle, car leur survie est là, dans ce surpassement permanent , dans cette surenchère illimitée de l’absurde, dans cette fuite en avant désespérée.

      Alors, la question se pose : Jusqu’où iront-ils ?  A quand le point de rupture ou de blocage du processus mortifère ?

      Plusieurs constats laissent tout de même présager que ce grippage de l’appareil adviendra assez vite :

      1- L’augmentation notable des burn-out des dépressions nerveuses, des plaintes pour harcèlement moral, etc

      2- la désaffection quasi totale du public …hors le réseau des radicalisés qui y trouvent encore quelques subsides et une misérable identification sociale

      3- les restrictions budgétaires de plus en plus sévères venant du trésor public

      4- la prise de conscience inévitable des politiques de tous bords de l’absurdité du dispositif FRAC (quand bien même Jack Lang et Claude Mollard continue de clamer que  « les FRAC sont un trésor pour la France » et participent de son « exception culturelle »…

      5- l’impossibilité, à terme de stocker des dizaines de milliers d’œuvres stupides certes, mais surtout fragiles, contondantes, malodorantes parfois, encombrantes, frappées inaliénabilité et protégées d’ une « propriété intellectuelle » implacable.

      6- La perte de cohésion manifeste de l’ensemble, malgrè les efforts désespérés de l’association Plateforme (https://lesfrac.com/platform ) pour insuffler de l’allant et de l’optimisme … et réactiver sans cesse les bouffées délirantes.

      7- La résurgence probable d’une vraie sociologie de l’art, bloquée ces dernières années, par l’omni-présence de l’enfonceuse de portes ouvertes , Nathalie Heinich, et de Alain Quemin, le sociologue mondain bodybuildé assidu des grands vernissages….Une nouvelle psycho-sociologie de l’art qui se coltinerait au réel et qui analyserait sérieusement par exemple le fonctionnement socio-psycho-mental des gens qui collectionnent les œuvres de type FRAC tel que ce tortillon en pneu de Delphine Reist, dont je vous joins l’image (02).

      Delphine Reist , une excrétion emblématique de l’appareil :
      Elle est à la fois artiste et professeur, et cumule ainsi tous les avantages du système qui l’a créée. Elle est donc présente dans de nombreux FRAC et même dans la collection du célêbre motocycliste monochromiste Olivier Mosset…C’est dire !
      Extrait de sa bio :  Delphine Reist , née en 1970 en à Sion, en Suisse, vit et travaille à Genève. Lauréate du Swiss Art Award en 2008 et du Prix de la Fondation Irène Reymond, elle a enseigné à l’Ecole des Beaux Arts de Lyon et enseigne actuellement à la HEAD, Haute Ecole d’Art et Design à Genève.
Plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées : au Centre d’Art Pasquart de Bienne en 2017, au MAMCO, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Genève en 2013 ; lors de la Biennale de Dallas en 2012 ; au centre Fri Art de Fribourg en 2009 ; à l’espace Wonder à Clichy en 2021. Son oeuvre est présente dans les collections du Centre Pompidou à Paris ; dans la collection Olivier Mosset en dépôt au MAMCO ; FRAC Rhône-Alpes ; FRAC Limousin, FRAC Grand Large, FRAC Bretagne, au FCAC et au FMAC à Genève en Suisse.

      #art #art_contemporain #art_contemporein #frac #Dunkerque #imbécilité #pneus

  • Histoires de pneus

    Des pneus pour favoriser l’écosystème marin : la fausse bonne idée
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/pneus-favoriser-ecosysteme-marin-fausse-bonne-idee-32075.php4

    Le directeur de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), Christophe Aubel, insiste pour remettre l’opération dans son contexte : « À la fin des années 1970, ça s’est vraiment fait partout dans le monde, aux États-Unis comme au Japon, et bien plus que chez nous ».

    À l’époque, pas de filière de recyclage pour les pneus. En faire des récifs artificiels apparaît alors comme une solution idéale pour réutiliser cette matière qui ne cesse de s’accumuler dans les décharges.

    Le problème, malgré les bonnes intentions, c’est que l’opération est un échec cuisant. Non seulement les grappes de pneus sont peu investies par les organismes marins, mais elles menacent aujourd’hui d’endommager la flore marine. Pire, en se dégradant, elles pourraient libérer des substances toxiques.

    Les vaches-poubelles
    http://robindesbois.org/les-vaches-poubelles

    Selon la profession, les pneus hors d’usage sont la première cause de la maladie des déchets qui s’abat sur les bovins. En France, l’Ademe estime qu’il y a environ 800.000 t de pneus hors d’usage dans les élevages, soit environ 80 millions de pneus qui exposent les animaux et pas seulement les bovins à l’ingestion accidentelle de 120.000 t de fils d’acier qui se délitent au fil du temps et sortent de la gomme cuite par l’usure, les pluies et le soleil. Depuis octobre 2015, la couverture des bâches d’ensilage par des pneus hors d’usage n’est plus considérée comme une action de recyclage mais les 800.000 t sont toujours en place.

    #pneus #Bêtise #écologie

  • Les #pneus de #voiture, premiers pollueurs des eaux par le #plastique

    Une vaste campagne de mesure effectuée en Californie prouve que les débris de pneus contribuent près de 300 fois plus à la pollution par les #microplastiques que les vêtements ou les produits cosmétiques.

    « Bannir les pailles, les cotons-tiges ou préférer la gourde en aluminium à la vilaine bouteille en PET : les propositions pour lutter contre la pollution par les plastiques ne manquent pas. Mais la plus efficace ne concernerait pas des objets de consommation courante, mais… nos voitures.

    Une étude menée en Californie conclut en effet que la source numéro un de la pollution aux microplastiques – les débris de plastique de diamètre inférieur à 5 millimètres – dans la baie de San Francisco serait l’usure des pneus, raconte le quotidien Los Angeles Times.

    Ces résultats sont le fruit d’une vaste campagne scientifique de trois ans menés par le San Francisco Estuary Institute et l’ONG 5 Gyres Institute dont le but était de dresser l’inventaire le plus complet possible des plastiques retrouvés dans les eaux de la baie autour de laquelle vivent plus de 7 millions de personnes.

    Les scientifiques ont effectué des prélèvements dans quelque 400 points de collecte répartis dans les eaux de la baie mais aussi dans les sédiments, les poissons et les évacuations d’eaux usées ainsi que les déversoirs d’orage. A l’aide de pinces, de microscopes et de spectromètres, ils ont patiemment analysé leur composition afin d’en déterminer l’origine.

    D’après leurs résultats publiés dans un rapport, les pluies lessivent plus de 7 milliards de débris de microplastiques chaque année, la plupart sous forme de fibres de pneus de voiture qui arrivent dans la mer par les déversoirs de précipitations. Les pneus contribueraient ainsi environ 300 fois plus à la pollution totale de la région par les microplastiques que les suspects usuels tels que les vêtements en fibres synthétiques, les microbilles des produits cosmétiques et autres débris engloutis dans les siphons ménagers. »


    http://www.eauxglacees.com/Les-pneus-de-voiture-premiers
    #pollution #pollution_de_l'eau #eau #micro-plastique #microplastique #industrie_automobile

  • Les #pneus et les plaquettes de frein des voitures produisent des microplastiques nocifs
    http://carfree.fr/index.php/2019/03/25/les-pneus-et-les-plaquettes-de-frein-des-voitures-produisent-des-microplasti

    Il y a un gros problème quand le caoutchouc des pneus de voiture rencontre la route : les microplastiques. Les scientifiques ont analysé plus de 500 petites particules extraites de Lire la suite...

    #Pollution_automobile #eau #microparticules #pollution

  • Les « vaches-poubelles », victimes de la « maladie des déchets »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/02/23/les-vaches-poubelles-victimes-de-la-maladie-des-dechets_5427225_3244.html

    On n’est pourtant pas le 1er avril mais va savoir avec le réchauffement (particulièrement ce we, pas besoin d’être à Montpellier pour ce promener en tee-shirt (et toc))

    Dans la panse des ruminants peuvent pourtant s’accumuler morceaux de pneus usagés, fils de fer tordus, clous, morceaux de plastique durs, aiguilles cassées, fils barbelés et de clôture. En cause : les canettes jetées au bord des routes que les troupeaux réduisent en miettes, les restes d’emballages abandonnés dans les fermes, des déchets dispersés dans les pâtures ou qui se glissent dans le foin d’ensilage... En broutant, les vaches les ingèrent et peuvent tomber gravement malades.

    Interbev, l’organisation interprofessionnelle du bétail et de la viande, publie sur son site une liste non exhaustive de ces corps étrangers susceptibles de déclencher péritonite, péricardite, abcès, fièvres et troubles du comportement. Selon elle, 60 000 gros bovins sont concernés chaque année par cette « maladie des déchets », comme l’appellent les Américains. A l’abattoir, les carcasses des animaux victimes de tumeurs et d’infections sont partiellement ou entièrement détruites. Ce sont autant de pertes pour les éleveurs.

    Magique, il y a une solution ! (Mais non pas moins de déchets enfin !)

    Manifestement, le problème n’est pas nouveau pour eux. Ils ont imaginé une parade, plutôt rustique, afin d’éviter que les déchets métalliques se déplacent dans l’organisme de la vache et y cause trop de dégâts : l’aimant stomacal .

    Il n’est pas difficile d’en acquérir sur Internet, de « très puissants » sous forme de barrettes de 5,5 centimètres, vendues de 4 à 5 euros le lot de douze, ou bien encapsulés dans une « cage » de 10 centimètres à 3 euros l’unité. Le guide poussoir, qui permet d’enfoncer l’aimant vers la panse du ruminant via son tube digestif, coûte dans les 30 euros.

    « C’est douloureux, et d’autant plus choquant qu’il faut renouveler ces aimants au bout de quelque temps, assure Jacky Bonnemains, président de Robin des bois. Ce n’est pas une solution : les déchets doivent être sortis de l’environnement. »

    #pollution #bétail #aimant_stomacal #pneus #facepalm

  • Des #pneus crevés pour crever ce monde (lol)
    https://nantes.indymedia.org/articles/34855

    Salut,je t’écris pour te dire qu’une douzaine de bagnoles se sont faites crevées les pneus l’autre soir, dans la semaine du 23 au 29 mai à #rennes. Il y avait une voiture de sécurité, deux voitures de la société SPIE, deux d’agences immobilières, une de véolia, une de #Rennes métropole, une de la région bretagne, une de ouest fRance, une de la banque-assurance Groupama et deux 4x4 (BMW et Jeep) de bourges.

    #actions #directes #action #directe #actions,directes,rennes,action,pneus,directe

  • Quatre millions de #pneus valorisés à partir de décharges sauvages
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/11/quatre-millions-de-pneus-valorises-a-partir-de-stocks-a-l-abandon_1804756_32

    « Nous sommes exactement à mi-chemin de l’objectif de résorption progressive des stockages historiques de pneus usés », indique Bénédicte Barbry, présidente de Recyvalor, l’association en charge de ce chantier lancé en 2008. Au rythme de 8 000 tonnes par an, 31 000 tonnes de pneus laissés à l’abandon (l’équivalent de 4,1 millions d’unités) ont ainsi été enlevées dans 43 stocks. Au total, ce sont plus de 60 000 tonnes qui devront être valorisées.

    Les débouchés ? Les pneus sont réutilisés comme combustible de substitution en cimenterie, à la place du charbon ou du gaz (67 % de la valorisation en 2012), comme granulats pour fabriquer des murs anti-bruit, des revêtements d’aires de jeux pour enfants ou des roulettes de caddies (20 %) ou, à défaut, pour combler des carrières (10 %).

    #recyclage #revalorisation #pollution #déchets #voitures